LE «KURDISTAN», DERNIÈRE ENCEINTE DE PROTECTION POUR L’IMPÉRIALISME (les Peshmergas instrumentalisés)

Bibeau.robert@videotron.ca     Éditeur  http://www.les7duquebec.com

 

La phase ascendante de l’impérialisme moderne.

 

Pendant la phase ascendante de l’impérialisme moderne (1776-1975), la plupart des luttes de « libération nationale » ont eu un caractère progressiste. Nous ne disons pas un caractère prolétarien révolutionnaire, mais bien un caractère « progressiste bourgeois », en ce sens que ces luttes d’émancipation des bourgeoisies nationales de leur tutelle politique colonialiste constituaient la plupart du temps des avancées pour ces bourgeoisies nationalistes qui, se « libérant » des reliquats des rapports de production féodaux en abolissant le servage paysan qui l’accompagne permettaient l’émergence du capitalisme commercial, parfois aussi la mécanisation de la production agricole et la prolétarisation des paysans, l’expansion urbaine, et l’industrialisation de l’exploitation des ressources naturelles au bénéfice du capital national et international dont ces bourgeoisies nationalistes ne cherchaient nullement à se libérer, même quand elles se prétendaient socialistes ou communistes.

 

Bref, la phase des luttes politiques de soi-disant « libération nationale » et du pseudo « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » (sic) était le passage obligé entre l’ancien mode de production féodal-agraire et le mode de production capitaliste commercial et industriel. Ces luttes permettaient aux bourgeoisies nationalistes compradores de se constituer en intermédiaires incontournables entre l’exploitation impérialiste des ressources locales nationalisées ou privatisées – socialistes ou libérales. Ces luttes mortelles établissaient le droit de la bourgeoisie nationale chauvine d’exploiter et d’exproprier le peuple national galvanisé. C’est ce que nous avons démontré dans notre plus récent ouvrage sur la question nationale (1).

 

Pas de liberté politique sans liberté économique.

 

La libération – l’émancipation – l’indépendance nationale repose d’abord sur l’indépendance économique sur laquelle s’appuie ensuite la souveraineté politique – jamais l’inverse, comme les révolutions sociales russe (bolchevique) et chinoise (maoïste) et toutes les autres par la suite l’ont démontré. Ainsi, le Président américain Woodrow Wilson (1918) dans ses « quatorze points » s’est porté à la défense des guerres de libération nationale  « Bien que beaucoup de point soit spécifiques, les cinq premiers de Wilson étaient plus généraux, incluant le libre-échange (abolition des droits de douane, ouverture des marchés de capitaux et de marchandises), le libre accès à la mer, la démocratie, l’abolition de la diplomatie secrète, le désarmement, la restitution des souverainetés sur les terres occupées à la suite de victoires militaires, comme l’Alsace-Lorraine pour la France, le droit à l’autodétermination des peuples, etc. »; voilà des points et assertions éminemment socialistes que ni Lénine et les bolcheviques, ni Mao, ni l’Oncle HO, ni Kim il-Sung, ni Henver Hodja , ni Tito n’ont répudiés (2).

 

Cette phase ascendante de l’impérialisme moderne s’est échelonnée de 1776 à 1975 environ époque où le grand capital international s’est affranchie des contraintes monétaires dans son développement financier anarchique (3). Cette phase de croissance économique du capital industriel (quoique progressivement aliénée au capital financier) a vu naitre plus de cent luttes de libération nationalistes prenant toutes pour prétexte des particularismes raciaux, ethniques, religieux ou linguistiques, des artefacts des rapports de production sociaux issus des anciens modes de production féodaux locaux.

 

Depuis Marx nous savons que le développement du mode de production capitaliste se manifeste d’abord par la constitution de frontières (barrières tarifaires) nationales à l’abri desquelles l’État bourgeois capitaliste naissant structure et légalise la production et la confiscation de la plus-value par et au bénéfice de la classe dominante, jamais pour servir le peuple comme ils le prétendent. Incidemment, contrairement à la doxa communiste moderne, déjà dans les années 1900, la polémique faisait rage dans le camp révolutionnaire entre ces deux interprétations politiques comme en fait foi cet extrait :  « Juillet 1903, à la veille du deuxième Congrès du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR), Lénine publie dans Iskra un article, « La Question nationale dans notre programme », avec pour enjeu la défense du droit à l’autodétermination des nations – droit à la séparation politique par rapport à un État, qui ne doit pas être confondu avec le (prétendu) droit à l’autonomie nationale culturelle au sein d’un État, auquel Lénine s’oppose avec virulence. Reconnu par le parti depuis sa fondation en 1898, le droit à l’autodétermination est un objet de controverse avec les marxistes polonais, Rosa Luxemburg en tête, qui, en conflit ouvert avec le Parti socialiste polonais, se sont opposés au nom de l’internationalisme au projet, obsolète et réactionnaire à leurs yeux, de restauration de l’indépendance de la Pologne » (4). Au milieu de cette polémique, Lénine oublie simplement que le prolétariat n’a pas de patrie – pas de nation d’appartenance – dont la Révolution prolétarienne le dépouillera des derniers rebuts – ce que Rosa Luxembourg n’a jamais oublié.

Évidemment, il était prématuré de proclamer le triomphe de l’internationalisme prolétarien mondial en l’année 1917, alors que l’impérialisme moderne – loin d’avoir « fini de se partager le monde » – avait encore une majorité de continents, de peuples paysans et des monceaux de richesses à prolétariser, à exploiter et à se partager comme en convenaient implicitement Wilson et Lénine. Les prolétaires révolutionnaires devront attendre plus d’un siècle avant que la prophétie des Spartakistes ne se matérialise.

 

La phase déclinante de l’impérialisme moderne.

 

Depuis le début de la phase déclinante de l’impérialisme moderne, dont nous situons l’amorce vers 1975, époque de la répudiation des accords monétaires et financiers de Bretton Woods, et de la montée de la financiarisation à outrance de l’économie capitaliste mondialisée; les luttes de « libération nationale » ont un caractère réactionnaire et antirévolutionnaire. En effet, si l’on excepte les guerres en Afghanistan et au Népal, plus aucune guerre de soi-disant « indépendance nationale » (qui ne visaient qu’à asseoir le pouvoir du capital national sur la spoliation des ressources locales – le droit à une commission sur la prévarication pourrait-on dire) ne vise plus à émanciper une bourgeoisie nationale des rapports de production féodaux ancestraux, libérer les bourgeois des aristocraties régionales archaïques soutenues par l’une ou l’autre des puissances néocoloniales. Cette problématique bourgeoise capitaliste – anti-féodale est obsolète en ces temps de mondialisation transnationale. L’intégration de ces économies nationales « émergentes » ne se fait plus par le biais de l’occupation militaire, mais par la domination commerciale, industrielle et finalement monétaire et financière. L’Intervention militaire est utilisée quand les féodaux locaux  ou les bourgeoisies nationales tentent de s’accaparer une trop large part du gâteau de plus-value.

 

Les Peshmergas, la dernière carte nationaliste de l’impérialisme au Moyen-Orient.

 

Un exemple pratique servira notre démonstration. La lutte des « Peshmergas » et des « peuples kurdes » (en réalité des bourgeoisies kurdes) en faveur de leur soi-disant « indépendance nationale » (sic) et visant à fragmenter la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran ne peut mener qu’à prolonger la guerre des puissances impérialistes qui pèchent en eau trouble dans les marais du nationalisme kurde. Une nouvelle cause nationale en perspective au bénéfice du sionisme et de l’impérialisme au Moyen-Orient. Ainsi, l’impérialisme israélien, incapable de s’entendre avec la bourgeoisie palestinienne pour lui accorder un bantoustan national d’exploitation, soutient pourtant la lutte de « libération nationale » pour la création d’un État militaire kurde à sa solde.  Évidemment que les bourgeoisies des quatre États menacés de partition vont mener une guerre farouche aux Peshmergas et à la bourgeoisie dont ils sont l’instrument pour les empêcher de s’emparer des ressources locales. Que de guerres et de ventes d’armes en perspectives pour les puissances impérialistes mondiales !

 

Le terme « Peshmerga » signifie « combattant qui va au-devant de la mort »! Ce sont de vaillants combattants kurdes du nord de l’Irak, organisé en milices sous la direction de chefs de clans – chacun originaire d’un fief tribal – et menant sa milice pour la conquête d’un morceau de pouvoir qui lui assurera le contrôle sur une portion des ressources régionales, le pétrole étant évidemment le plus convoité, mais pas le seul en ces régions dévastées par l’impérialisme coalisé (5). Les Peshmergas sont des mercenaires nationalistes kurdes qui sont disposés à sacrifier leur vie pour la conquête de ce qu’ils croient être « l’autonomie nationale pour leur peuple », mais en fait, ils se battent pour le droit des riches de leur tribu respective à exploiter leurs clans tribaux. Le peuple kurde étant réparti entre l’Irak, la Syrie, la Turquie et l’Iran on imagine aisément ce que les puissances impérialistes européennes, américaine et israélienne envisagent comme potentiel de discorde et d’agression dans cette région où les anciennes malversations comme Sadam Hussein, Al-Qaïda, Al Nostra et Daesh ont tourné en queue de poisson. Cette fois, l’appât est de choix, parfaitement formater pour satisfaire la petite bourgeoisie go-gauche nationaliste occidentale, redresseur de torts et humaniste patenté. Un petit peuple trahi (30 à 40 millions d’ouailles), meurtri, exploité, torturé, à l’égale de tous les peuples de ces régions meurtries qui ne demande que le droit pour sa bourgeoisie nationale de l’exploiter sans avoir à partager les annuités avec tous les requins financiers de la contrée – mais partager uniquement avec les puissances multinationales spoliatrices (6).

 

Une lutte d’indépendance nationaliste classique où la bourgeoisie « victorieuse » prélèvera sa part de plus-value nationale et livrera le reste au capital international commanditaire, tout cela sous le drapeau national chauvin garant que l’exploiteur « libérateur » partage la même langue, la même culture, la même religion et la même nationalité que l’exploité mortifié sur le plancher manufacturier, type « sweat shop », à la raffinerie, et dans les champs de blé et de pavot. Avec ces nationalistes « Peshmergas », oubliez les sanguinaires mercenaires djihadistes, le couteau entre les dents, stipendiés pour terroriser les populaces occidentales tétanisées. Du moins c’est ce que promettent les services secrets français, britannique, américain et israélien comme avant les attentats de Paris, de Londres et de Berlin. Rien n’est moins certain que les services secrets occidentaux conserveront le contrôle sur ces mercenaires surexploités et mal-aimés. Une chose est certaine cependant, cette guerre d’indépendance nationale bourgeoise n’aura jamais de fin comme le PKK le proclame, du moins tant qu’il restera un kurde vivant au Moyen-Orient, voilà une promesse d’intérêt pour les services secrets.

 

Quand un bobo de la go-gauche se présente en libérateur nationaliste.

 

Jusqu’ici, grâce à Bernard Henri Lévy, les Peshmergas sont présentés comme des héros tribaux, libérateurs sans rancœur, courageux et vertueux (7). Nous le connaissons ce malappris répandant son venin « souverain » nationaliste chauvin contre les palestiniens et en faveur des Kurdes instrumentalisés. Comme Rosa Luxembourg l’a écrit avant nous, la terre du prolétaire n’a pas de frontière et votre guerre on ne la fera pas contre nos frères révolutionnaires (8).

 

 

NOTES

 

 

11 pensées sur “LE «KURDISTAN», DERNIÈRE ENCEINTE DE PROTECTION POUR L’IMPÉRIALISME (les Peshmergas instrumentalisés)

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    27 septembre 2017 à 12 12 05 09059
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    LA TROUPE D’AVANGARDE DANS LE GENOCIDE DES ARMENIENS éTAIT …KURDE

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      27 septembre 2017 à 16 04 53 09539
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      Oui je le savais

      Mais cet événement historique prouve quoi selon toi ???

      Elle prouve que mon analyse est juste. Ce n’est pas le prolétariat de langue kurde (il n’existait pas à cette époque de production agricole) qui est le génocidaire. C’est la bourgeoisie kurde (commerçante et non pas industrielle) et la paysannerie kurde (la chair-à-canon avide de s’emparer des terres des arméniens) qui ont participer à ce génocide dont l’histoire de la région est pleine ne sois pas naif.

      Le prolétariat Kurde (y compris les travailleurs agricoles non propriétaires) n’a rien à foutre de cette guerre nationaliste chauvine pour assurer la mainmise de sa bourgeoisie sur le pétrole. Les frères de classe des prolétaires kurdes ce ne sont pas les bourgeois kurdes mais les prolétaires arabes – arméniens – irakiens – iraniens – syriens et mème israéliens

      MERCI beaucoup pour ton intervention

      Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    27 septembre 2017 à 15 03 00 09009
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    Je suppose que tu as vu passé cette info ► https://fr.sputniknews.com/international/201709261033225544-kurdistan-reserves-petrole/

    Mais surtout celle-ci : BHL au référendum du Kurdistan Des activistes sur les réseaux sociaux ont révélé la présence du militant français sioniste Bernard-Henry Levy dans le Kurdistan irakien durant le référendum sur la séparation organisé le 25 septembre dernier.
    Il se trouvait plus particulièrement dans le bureau de vote où ont voté le vice-président du parti démocratique du Kurdistan Nijervane al-Barazani et les membres de sa famille, avec lesquels il entretient des relations intimes.
    Avec cette image terrible pour le Klan Barzani ; Car là où BHL passe, les libertés trépassent

    https://french.almanar.com.lb/framework/includes/uploads/2017/09/manar-08179530015065088229.jpg

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    27 septembre 2017 à 16 04 57 09579
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    Salut camarade

    J’adore BHL il a le don de stigmatiser les causes réactionnaires – fascistes – Il suffit de le suivre à la trace et on apprend où se trouve la lie d’un monde en putréfaction

    Il a le don ce nazi de renifler ce qui pu.

    Haro sur le bigot BHL le bobo

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    28 septembre 2017 à 8 08 46 09469
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    Par Pierre Lemaire sur FACEBOOK (INTÉGRAL)

    Monsieur Bibeau a décidé que les peuples n’ont plus le droit de décider de leur avenir à l’époque de la domination du capital financier. Les États nationaux ne sont plus à la mode et si un peuple est arrivé en retard dans l’histoire, c’est bien dommage, mais il est trop tard. Que les Catalans, les Kurdes, les Écossais, les Québécois se le tiennent pour dit. Tous derrière Rajoy, May, Trudeau et compagnie.

    Pourtant Lénine a théorisé sa défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes à une époque où sévissait déjà le capital financier. Mais Lénine n’avait pas prévu semble-t-il que certains droits démocratiques peuvent devenir caducs. Lénine n’a pas connu monsieur Bibeau, malheureusement pour lui.

    Monsieur Bibeau dans sa grande culture politique a décidé que la phase ascendante de l’impérialisme s’est terminée en 1975. Voilà, c’est comme ça.

    Et depuis, nous ne savons plus dans quelle phase du développement capitalisme nous sommes, mais nous savons que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est devenu réactionnaire.

    Eh ben, la science politique avance à grands pas. Félicitations monsieur Bibeau! C’est Staline qui doit être content de sa progéniture.

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    28 septembre 2017 à 9 09 00 09009
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    PAR Robert Bibeau

    MONSIEUR BIBEAU N’A PAS décidé que les « peuples » avaient ou n’avaient pas de droit – non plus que les peuples catalans ou kurdes soient arrivés en retard (ils ne sont pas en retard vu leur ancienneté).

    Monsieur Bibeau – contrairement à Lénine mais pareillement à Luxemburg croit que les PEUPLES sont un amalgame citoyens bourgeois datant des révolutions nationalistes bourgeoises comme je l’ai écrit dans le texte et que le PROLÉTARIAT – SEULE CLASSE QUI ME PRÉOCCUPE – À bas le capital et sa bourgeoisie nationaliste – le prolétariat dis-je n’a pas de patrie mais une terre entière à aménager.

    M. Bibeau est internationaliste prolétarien.

    Pour ce qui est de l’époque en cours depuis 1975 (et j’ai écrit pourquoi – 1975 PRÉCISÉMENT – veuillez relire) j’ai aussi écrit dans quelle phase descendante = décadente = de l’impérialisme mondialisé nous nous retrouvons.

    Merci de votre intervention monsieur LEMAIRE.

    Robert Bibeau Oh au passage STALINE était en phase avec LÉNINE dont il fut le fidèle continuateur – faut refaire vos études marxistes monsieur, moi je suis plutôt Spartakiste si vous tenez à une étiquette.

    ROBERT BIBEAU http://WWW.LES7DUQUEBEC.COM

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    28 septembre 2017 à 10 10 30 09309
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    Merci Robert. Le moyen orient est voué à un dépeçage programmé. Chérif

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    28 septembre 2017 à 10 10 41 09419
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    Je ne crois pas CHERIF.

    Les puissances impérialistes occidentales ont ce projet en tête TU AS RAISON = poursuivre la guerre et l’occupation du Moyen-Orient via les Peshmergas.

    MAIS tu oublies que les bourgeoisies régionales ont un projet différent.

    L’Irak sous la gouverne de l’IRAN et la Syrie aussi sous la gouvernance iranienne bloqueront ces visées sécessionnistes et militaires américaines et françaises au soi-disant KURDISTAN nationaleux dont les bourgeoisies ne songe qu’à s’emparer des royautés du pétrole.

    En ce qui concerne la Turquie elle s’éloignera davantage de l’OTAN et d’ISRAEL car il est hors de question pour elle de laisser germer un pseudo-État KURDE sous tutelle américano-israélienne-française à sa frontière. Tu sais bien que demain ce serait le PKK (pseudo marxiste mais réellement nationaliste) qui tiendrait son référendum sécessionniste. Façon de mobiliser la population comme chair à canon pour leurs malversations.

    NON les quatre pays de la région sous direction Iranienne empêcheront les menées guerrières américaines d’où la hargne US contre l’Iran

    Le prolétariat lui doit rester coi et attendre son heure pour les renverser TOUS d’un seul coup sec et immense afin de construire le nouveau mode de production prolétarien

    robert bibeau http://www.les7duquebec.com

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    1 octobre 2017 à 8 08 50 105010
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    @ Robert Bibeau

    Au risque de me tromper, pour vous la question Kurde est un fait instrumentalisé par l’une question impérialiste et non patriotique (1).

    Si j’ai bonne mémoire, le peuple Kurde répartit entre quatre états, qui leurs sont étrangers, par les forces impérialistes et les nationalistes arabes a été trahis au lendemain de la Guerre mondiale.

    (1) Je n’aime pas le mot nationaliste car c’est un terme dangereux.

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      1 octobre 2017 à 9 09 08 100810
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      @ MAMO

      Patriotique ??? Quelle est la vertu de ce terme – de ce concept ??? Vous semblez comprendre le mot PATRIOTIQUE comme une vertu une qualité indiscutable !

      Vous savez le nombre de guerres dans le monde depuis un siècle au nom du PATRIOTISME ???? Y compris la 1ere et la 2e guerre mondiale

      J’AFFIRME QUE les puissances impérialistes occidentales utilisent le patriotisme – chauvin – nationaliste – pour fomenter une nouvelle guerre dans cette région du monde après avoir créer DAESH et sa guerre religieuse-patriotique aujourd’hui disqualifié…

      Le peuple KURDE trahit dites-vous – savez-vous combien il existe de communautés tribales de l’IRAN à la Méditerranée (religieuses, ethniques, linguistiques) ??? De tout temps cette terre fut une enclave de passage, de brassage – et des frontières ont finalement été imposées par les puissances coloniales afin de créer des ÉTATS NATIONAUX sous la botte de potentats féodaux locaux. (L’Afrique connut le même sort)

      Les mêmes puissances impérialistes stimulent et exacerbent les convoitises des fils de ces potentats féodaux afin de les lancés les uns contre les autres (Sunnite contre chiite contre alaouite contre djihadiste contre salafiste contre kurde – contre Syriaque contre juif contre kurde iraquien contre kurde syrien contre iranien contre turcmène contre palestinien contre druze et il y a cent autres ethnies que j’oublie)

      Le prolétariat de cette région est unique = il se définit par sa place dans le procès de production et par son exploitation de classe peu importe sa langue ou sa tribut d’origine (qui tend à disparaitre au fur et à mesure que les rapports sociaux tribaux s’estompent dans les sweat shops de la misère et dans les champs pétrolifères et dans les champs de culture en voie de mécanisation = soyez patient = bientôt il n’y aura plus qu’une seule « nation » – une seule classe capitaliste régionale et un prolétariat international.

      A bas le patriotisme meurtrier ensanglanté.

      MERCI BEAUCOUP POUR VOTRE COMMENTAIRE Mamo

      http://www.les7duquebec.com

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    2 octobre 2017 à 8 08 23 102310
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    Merci pour votre réponse, même si s’il y a un manque sur le cas Kurde trahis par l’impérialisme et ballotté entre quatre pays qui lui sont étrangers sur tous les points de vue et à qui on refuse aujourd’hui leurs libertés en tant qu’état fédéral avec les perses, les arabes et es turcs, qui est de mon point de vue la meilleure solution pour sauvegarder l’unité nationale, à la condition que toute référence à l’appellation ethnique soit mise de coté et remplacés par l’appellation de Rép d’Iran. Rép de Syrie, Rép d’Irak et Rép de Turquie.

    Est-il normale que le peuple Kurde soit greffé à une autre ethnie et lui faire perdre son identité, sa culture, sa langue et son histoire en tant que telle ?

    Quant à DAEsH et aux états qui utilisent au nom de Dieu la religion (la belle trouvaille inculte), les dictateurs, les autoritaires, etc…., pour mieux dominer les peuples, s’est en demandé qui a ouvert les portes et les fenêtres à l’impérialisme véreux ?

    Même mon continent africain, à l’instar des pays du moyen orient dont certains pays sont créés et morcelés par les ex occupants pour mieux servir leurs intérêts, dont le peuple kurde, subit les méfaits impérialistes, islamistes, wahhabites et que sais-je encore,

    En tout état de cause, les débats et les échanges d’idées politiques et intellectuels ne peuvent être qu’enrichissants pour tout évolution démocratique, républicaine et pourquoi pas laïc.

    Cordialement

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