Les radicaux libres!!!

André Lefebvre

Il n’y a pas de personnalités qui m’horripilent plus que les « Radicaux libres ». Ils sont tellement radicaux qu’ils se permettent de refuser leur « liberté de penser », aux autres personnes. La plupart du temps, ils ne peuvent s’empêcher de dénigrer l’auteur lorsqu’ils ne peuvent apporter des arguments intelligents au sujet abordé.

Mais pourquoi sont-ils tellement « radicaux »?

Simplement parce qu’ils croient « savoir » tout, sur tous les sujets. Ce « savoir » leur vient du fait qu’ils ont « apprit par cœur » les données fournies par des personnages antérieurs. Personnages qui, eux, s’étaient donné la peine de réfléchir sur un sujet, et, qui ont publié leurs réflexions.

Ces publications sont devenues la « banque d’informations » qui sert à ravitailler notre système d’instruction. Résultat : celui qui a beaucoup d’instruction possède nécessairement beaucoup de « savoir ». Et ceux qui ne possèdent que ce seul « savoir » en viennent à s’imaginer qu’ils sont « tout connaissant ». Le « radical libre » ne « raisonne » pas; il « résonne » en répétant ce que d’autres ont déjà « raisonné ».

On doit reconnaître qu’il y a une énorme différence entre le « savoir » et la « connaissance ». La définition officielle n’est pas tellement claire selon mon avis.

Dans mon esprit, le « savoir » est l’accumulation « quantitative » de choses apprises par cœur.

Cela est en opposition de la « connaissance », qui est quelque chose d’apprise par « expérience physique ou intellectuelle », ce qui permet la « compréhension » totale du sujet.

Donc pour « savoir », il n’est pas besoin de « comprendre ».

Par exemple on peut « savoir » que les angles d’un triangle équilatéral sont égaux, sans comprendre le théorème de Pythagore, qui le prouve. Par contre, pour « connaître » que ces trois angles sont égaux; il faut étudier le théorème et le « comprendre ». Évidemment, on peut également « savoir » le nom de Pythagore et s’en servir, sans « connaître » exactement ce qu’il a fait.

Pour prendre un exemple simple et d’actualité, on peut très bien « savoir » que Dieu existe tout en ne « connaissant » pas son existence. Autrement dit, on peut affirmer : 1) « Je ne « connais » pas la réponse à l’existence de Dieu, mais je « sais » très bien qu’il existe ». D’autres diront : 2) « Je ne peux comprendre l’existence de Dieu pour l’instant, donc, je laisse le sujet sans réponses ». D’autres encore, affirmeront : 3) « Je ne peux comprendre l’existence de Dieu, mais je « sais » qu’il n’existe pas ».

Les deux extrêmes (1 & 3) de ces affirmations résultent de « radicaux libres »; seul le deuxième énoncé est digne un « esprit libre ».  Constat : le « savoir » est loin, très loin de la « connaissance »; et le « savoir » n’a finalement pas beaucoup à faire avec la « connaissance », sauf d’en être une « compilation » indexée. Le « savoir » s’identifie plutôt, alors, à la notion de la « Foi » et du « dogme ».

Encore une fois, aussi surprenant que cela puisse paraître, cette notion du « savoir » se rattache à l’origine de notre civilisation, la civilisation sumérienne. Les sumériens, de qui toutes les religions « révélées » sont issues, recevaient des informations des « Puissants » et adoptaient ces informations comme des « vérités indiscutables ».

Évidemment, la science actuelle ne souligne pas cette facette de l’histoire, puisqu’elle s’accroche  à projeter chez les sumériens,  leur propre « croyance » en des entités invisibles imaginaires « supérieures » aux hommes, qu’elle adoptait elle-même, à l’époque de la découverte de cette première civilisation, au début du 20e siècle. Il ne leur est jamais venu à l’esprit que des « supérieurs aux hommes de l’époque sumérienne » aient pu réellement exister physiquement. Et comme leurs « informations » sont compilées comme du « savoir »; elles ne sont plus assujetties à une nouvelle « réflexion » par les autorités officielles; par conséquent, elles demeurent la « vérité » indiscutable.

Par contre, lorsqu’on considère les tablettes sumériennes, portant sur les mathématiques par exemple, on découvre des « informations » donnant le résultat de nombres portés à plusieurs niveaux de puissances; ou encore, des résultats de « racine carrée » de nombres très élevés. On sait très bien qu’absolument rien dans leur système mathématique ne pouvait leur permettre d’accéder à ces « informations ». La technique mathématique nécessaire leur était « physiquement » inaccessible. C’était un peu comme d’essayer de calculer la racine carrée d’un grand nombre inscrit en chiffre romains.

Il est donc incontournable que des « entités supérieures aux hommes de l’époque » leur ont fournit ces « informations ». Il est également indiscutable que les sumériens « hommes ordinaires de l’époque », recevant ces informations et constatant leur exactitude, adoptent l’attitude de celui qui « croit » à tout ce que ces entités « révèlent ». Comme ils le disent eux-mêmes,  « Ce que les « Puissants » nous ont apprit est vrai et cela constitue tout ce que nous savons et ce que nous faisons ». C’est là, la forme de pensée qui deviendra la source des religions « révélées ».

Les « radicaux libres » dont je parlais plus haut sont conditionnés et asservis à cette notion « d’êtres supérieurs » et surtout à cette « forme de pensée ».. Ce n’est pas, du tout, un conditionnement qui s’adresse exclusivement à la notion religieuse; c’est un conditionnement qui détermine le fonctionnement de l’intellect. Le résultat est que : On croit tout ce qu’affirme une personne que l’on juge supérieur à soi.

Par exemple : Ceux qui adulent Voltaire acceptent ses dires comme des « vérités » inébranlables; exactement comme ceux qui adulent Raël croient à ses affirmations, qu’ils considèrent comme des « vérités ». Psychologiquement il n’y a pas de différence entre toutes ces personnes; et cela même si les adeptes de Voltaire refusent les « vérités » de Raël, et vice-versa. C’est, tout simplement, un conditionnement de la façon de penser.

D’où l’importance pour l’être humain de développer la notion du « respect des différences ». Cette notion distribue une importance équivalente à chacun des individus en reconnaissant les aptitudes de chacun comme étant complémentaires les unes aux autres. De sorte qu’une société est efficace à son maximum lorsque chacune des aptitudes sert à aider chacun des autres individus. Cette notion ne se limite pas à la « profession » ou au « métier » de chacun; mais à l’aptitude principale de chacun des êtres humains impliqués socialement.

Les « radicaux libres » sont des individus instables qui se stabilisent sur la pierre d’assise de la « Foi » qui elle n’a aucun appui raisonnable. Lorsque ces « radicaux libres » ne sont pas neutralisés par un raisonnement rationnel, ils nuisent de manière irréversible au principal constituant d’une société, c’est-à-dire : la connaissance ; et ils sont à l’origine de maladies et de cancers psychologiques sociaux et individuels. L’un de ces cancers est celui produit par la « Foi », privée totalement de « compréhension ».

La santé psychologique exige une assise incontournable qui se résume à: « Ne croyez rien sans en avoir vérifié la justesse au moyen du raisonnement objectif ». Il ne faut surtout pas se rendre à l’autre extrême de la Foi, qui est « l’objectivité raisonnée »; ce qui est la tendance depuis 1960. Un éqilibre intellectuel est indispensable.

Cette « assise » équilibrée résumée dans l’affirmation plus haut, ne demande pas un acte de Foi ; elle exige que vous y réfléchissiez afin de « comprendre » si elle est une information acceptable et adoptable.

Ce « pas » évolutif est le dernier à être franchi par l’Être humain. C’est le dernier stage de  « libération » auquel il doit accéder pour se réaliser complètement et atteindre sa potentialité totale.

Amicalement

André Lefebvre

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Andre lefebvre

Mon premier livre « L’histoire de ma nation » est publier chez:

http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/

André Lefebvre

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