Les têtes à claques de l’histoire!!!


Personne ne connaît vraiment l’identité de ces têtes à claques dont je parle. Ils n’ont pas signé eux-mêmes leurs méfaits. Ils ont travaillé sous des prête-noms. Une chose est certaine, cependant : ils n’avaient pas d’ordinateurs, à l’époque, pour compiler toutes les données existantes et éviter les erreurs  de chronologie lorsqu’ils ont « forger » leur histoire.

J’avoue que je suis un passionné d’histoire; mais j’avoue également être un accroc à la « datation » de cette histoire. Certaines dates ne peuvent tout simplement pas être manipulées. Elles sont encrées à plusieurs évènements simultanés.

Vu les débats sur la « laïcité », voyons certaines de ces dates de l’époque de Jésus.

34 après J.C. : Lucius Vitellius est nommé légat de Syrie par l’Empereur Tibère. La même année,  le tétrarque Hérode Philippe, époux d’Hérodiade, décède. Deux personnages de l’histoire officielle veulent alors  s’approprier de sa tétrarchie : Hérode Antipas et Aretas IV, le roi Nabatéen.

Étant donné que tout est décidé par Rome, Hérode Antipas (55 ans) prévoit de s’y rendre pour plaider sa cause. Avant de prendre la mer, il rencontre Hérodiade (49 ans) et lui propose un marché : celui de l’épouser, ce qui renforcera sa position auprès de l’empereur romain. Celle-ci accepte et tous les deux décident d’en garder le secret jusqu’à ce qu’Hérode répudie sa femme Phasaélis, fille d’Aretas IV.

Aretas IV est supposé avoir fait arrêter St-Paul à Damas. C’est l’épopée où celui-ci s’enfuit de Damas en se faisant descendre dans un panier au bas des murs de la ville. Cette histoire est, ici, beaucoup trop tôt; elle n’a aucune explication avant 37 ap J.C. Et alors St-Paul n’existe pas; il est encore Saül de Tarse et n’est pas encore « converti ».

35 ap J.C. : Hérode Antipas rentre de Rome sans avoir pu tirer de décision finale de l’Empereur. Phasaélis, ayant eut vent de ce qui l’attend, demande à son époux la permission de se rendre « en vacance » dans une certaine ville; celui-ci accepte. En fait, Phasaélis en profite pour s’enfuir chez son père Aretas IV, à Petra qui est la capitale Nabatéenne.

L a même année,  Lucius Vitellius se rend à Jérusalem, pour visiter son ami Hérode Antipas lors de la fête de pâque. C’est sa première visite depuis sa promotion. Ponce Pilate, quant à lui, est préfet de la Judée depuis  26 ap J.C.

36 ap J.C. Hérode Antipas épouse Hérodiade après avoir répudié la fille d’Aretas IV.  C’est  l’occasion rêvée pour celui-ci, sous prétexte d’offense à sa famille, de se débarrasser d’un prétendant à la tétrarchie d’Hérode Philippe. Aretas IV, ayant rassemblé ses alliés, dont fait partie Izates II d’Adiabène, attaque l’armée d’Hérode Antipas qu’il « taille en pièces ».

L’Empereur Tibère ayant reçu la nouvelle de cette défaite d’Hérode Antipas, demande au Légat Lucius Vitellius de faire la guerre à Aretas IV et de lui rapporter sa tête. Lucius Vitellius se dirige alors pour combattre Aretas IV avec deux légions romaines. Lorsqu’il arrive en Judée, il accepte de changer son itinéraire pour ne pas offenser les Juifs avec les « images » qui se trouvent sur les « enseignes » de l’armée romaines.  Il en profite pour se rendre à Jérusalem, avec Hérode Antipas, pour fêter la Pâque.

Entretemps, la même année, Ponce Pilate a « mâté » une rébellion des Samaritains « … en y envoyant des cavaliers et des fantassins, et ceux-ci, fondant, sur les gens qui s’étaient rassemblés dans le village (nommé Tirathana), tuèrent les uns dans la mêlée, mirent les autres en fuite et en emmenèrent en captivité beaucoup, dont les principaux furent mis à mort par Pilate, ainsi que les plus influents d’entre les fuyards.  »

— Flavius JosèpheAntiquités judaïques, livre XVIII, IV, 1 

37 ap J.C. Lucius Vitellius arrive à Jérusalem au printemps,  pour la Pâque. C’est alors qu’il destitue Ponce Pilate et l’envoie à Rome pour « expliquer son geste ». Ponce Pilate « se hâte » même de gagner Rome pour obéir aux ordres de Vitellius auxquels il ne pouvait rien objecter. Le quatrième jour de son arrivée à Jérusalem, Lucius Vitellius apprend le décès de Tibère survenu en mars 37 ap J.C. Ponce Pilate apprend la nouvelle bien avant d’arriver à Rome.

Dans le même mouvement, Lucius Vitellius destitue le grand prêtre Jonathan pour nommer Théophile à sa place. (Selon la biographie de Caïphe chez Wiki, Lucius Vitellius dépose Joseph Caïphe du poste de Grand-Prêtre). On perçoit tout de suite que Pilate et Caïphe ont, tous les deux, fait une « erreur majeure » dans la politique de Tibère.

Par contre, il est difficile de voir Pilate comme un timoré puisqu’il a été préfet de Judée pendant dix ans sans trop de problèmes. Ce qui est une indication qu’on ne pouvait pas trop « jouer avec ses nerfs ». La moyenne des « préfecture » était de 3 ans.

Les trois évènements en regard à une oppression des juifs par Pilate sont les suivants :

1)      Le cas des effigies de l’empereur qu’il introduit dans Jérusalem se produit au tout début de son mandat, donc en 26 ap J.C.. Aucune crucifixion; Pilate n’exécute même pas sa menace de les passer au fil de l’épée.

2)      « Un peu plus tard », il s’approprie du trésor du temple avec l’accord du Grand-Prêtre, pour construire un aqueduc. Le peuple se rassemble, mais Pilate prend soin de placer parmi eux des soldats habillés en civil.

« Tout en leur défendant de faire usage du glaive, [il] leur ordonna de frapper les manifestants avec des gourdins. Du haut de son tribunal il donna un signe convenu. Les Juifs périrent en grand nombre, les uns sous les coups, d’autres en s’écrasant mutuellement dans la fuite. La multitude, stupéfiée par ce massacre, retomba dans le silence.  »

— Flavius JosèpheGuerre des Juifs, livre II, IX, 4 .

Il n’y est pas question de crucifixions.

3)      La répression des Samaritains qui s’est déroulée à la fin de son mandat en 36 ap J.C.  À cet évènement, on peut imaginer qu’il y eut plusieurs crucifixions.

Comparons, maintenant ces dates de l’histoire qui ne peuvent être manipulées à celle de l’histoire ecclésiastique :

La crucifixion de Jésus :

Les Évangiles situent la mort de Jésus (Jn 19. 42) le jour de la préparation de la Pâque juive, le 14 Nissan. À partir des éléments du Nouveau Testament, associés à la connaissance d’événements historiques et astronomiques, les historiens datent généralement l’événement supposé de la Passion du Christ entre 28 et 33, fin mars ou début avril. (Wiki). Les mois sont exacts puisque ce sont ceux où se déroule la Pâque des Juifs, mais l’année….

Impossible!!! Il n’y a pas eu de manifestation réprouvée par crucifixion entre 28 et 33 ap J.C. par Ponce Pilate. Surtout pas la crucifixion d’un « Roi des Juifs ».

Vie publique de Jésus :

Il est traditionnellement dit que la vie publique de Jésus s’est déroulée entre l’âge de 30 et 33 ans. On considère néanmoins que c’est le baptême de Jésus par Jean le Baptiste qui marque l’ouverture de son activité publique. Si Jésus est né en 6 av J.C. le baptême se déroule alors en 26 ap J.C. L’autre possibilité est que ce baptême de Jésus se fasse en 30 ap J.C. Dans les deux cas, Jean le Baptiste aurait été décapité l’année suivante; soit en 27 ap J.C. ou en 31 ap J.C.

C’est tout à fait impossible puisqu’on a vu que Jean le Baptiste se doit d’être toujours vivant en 36 ap J.C. pour pouvoir reprocher à Hérode Antipas d’avoir épousé Hérodiade en 36 ap J.C.

Arrestation de Jésus :  

Jésus est arrêté alors qu’il séjournait à Jérusalem pour célébrer la fête de la Pessa’h (« Pâque » juive). Ce dernier séjour à Jérusalem se déroule dans une ambiance très clandestine où les disciples échangent des mots de passe et des signes de reconnaissance pour préparer le repas dans un endroit caché. Le contraste avec l’ambiance enthousiaste de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem (célébrée le dimanche des Rameaux) est flagrant, ce qui suggère que ces deux montées à Jérusalem n’ont pas eu lieu la même année.(Wiki)

Très juste! La dernière « montée royale » à Jérusalem date de la révolte à l’époque de Quirinus vers 6 ap J.C. Depuis cette époque personne n’est entré à Jérusalem en se présentant comme un « roi ».

Il apparaît également vraisemblable que c’est le scandale que cet homme, décrit comme « doux » par les évangiles ultérieurs, provoqué au Temple de Jérusalem un peu avant la Pâque de 30 dans l’épisode dit des « marchands du temple », qui a pu précipiter son arrestation.(Wiki)

Ridicule!!! Cet évènement du Temple se produit lors de son entrée « royale » à Jérusalem qui n’est pas de la même année. Donc aucun lien direct au niveau des dates.

Il est tout d’abord conduit chez l’ex-grand-prêtre Anân, puis, à l’aube, devant une cour de justice, que les évangiles appellent Sanhédrin, devant le « souverain sacrificateur » Caïphe, avant de comparaître devant le préfet romain Ponce Pilate.(Wiki)

Voilà les données qui feront exploser toute cette chronologie factice. Les erreurs de Pilate et de Caïphe qui résultent en leur déposition, se déroulent en 36 ap J.C. ; et non « un peu avant la Pâque de 30 ap J.C. ».

De plus, en 35 ap J.C. Lucius Vitellius est déjà venu  à Jérusalem et n’a rien eu à reprocher à Ponce Pilate. Il démontre même, alors,  une réelle volonté de conciliation avec les Juifs. Si Pilate avait fait crucifier Jésus « roi des Juifs » en 30 ap J.C. cela aurait fait beaucoup plus de problèmes politiques que la répression des Samaritains qui, eux, se préparaient vraiment à une rébellion; et Lucius Vitellius aurait sévit énergiquement.

Si Lucius Vitellius a jugé bon de destituer Pilate à cause de la répression sur les Samaritains, qu’aurait-il décidé au sujet de la crucifixion d’un Juif que Pilate reconnaissait comme « roi des juifs »? Quand on sait que Lucius Vitellius ne cesse de faire tout en son pouvoir pour être « conciliant » envers ce peuple difficile, on peut imaginer sa réaction certaine.

Jean le Baptiste 

                           En 36, une défaite infligée à Hérode Antipas par le roi arabe Arétas IV fut interprétée par la population comme un châtiment divin pour l’exécution de Jean. La plupart des chrétiens estiment que cet événement eut lieu sept ans après sa mort, qu’ils fixent donc en l’an 29, conformément aux traditions ecclésiastiques avérées dès le vie siècle.(Wiki)

                           Absolument chimérique!!! Hérode Antipas a épousé Hérodiade en 36 ap J.C. Hérode Philippe est décédé en 34 ap J.C. Comment voulez-vous que Jean le Baptiste soit décapité en 29 ap J.C. pour avoir accusé Antipas d’avoir épousé sa belle-sœur qui était toujours avec son époux à cette date? Il est évident qu’Hérode Antipas épouse Hérodiade pour obtenir la tétrarchie de son frère. C’est un « mariage d’intérêt ».

Selon les dates de l’histoire officielles, Jean le Baptiste vivait toujours en 36 ap J.C. Cette année-là est la première où peut se situer sa décapitation. Et comme Jésus commence sa vie publique lors de la décapitation de Jean le Baptiste, il est impossible que Jésus soit crucifié avant 36 ap J.C. Par contre, il est impossible que Jésus ait été crucifié après le printemps de 37 ap J.C. car c’est à cette date que Pilate est destitué de son poste.

Il ne reste qu’une seule solution au problème : Jésus fut crucifié lors de la répression des Samaritains au début de l’année 37 ap J.C. Jean le Baptiste fut tué lui aussi, durant cette répression des Samaritains. Ce qui fait apparaître une possibilité assez « étrange » : Est-ce que Jésus et Jean le Baptiste sont le même personnage? Certains y ont pensé.

Par contre, il existe une histoire assez curieuse au sujet d’un certain personnage dont j’ai placé le nom un peu plus haut comme si c’était une note de peu d’importance. Je parle de ce roi Izates II d’Adiabène.

Il est le fils de la reine Hélène d’Adiabène, épouse de Monobaze Ier. Cette Hélène d’Adiabène eut sept fils; et celui qui succéda à la royauté, Izates, n’est pas le fils aîné. C’est déjà une « brisure » de leur tradition. Ses  « sept fils » me font penser tout de suite aux sept « zélés » (Daemonios) sortis du corps de Marie de Magdala; mais je suis un sentimental.

Pour justifier son choix devant son peuple, Monobaze Ier affirma que Dieu lui avait parlé, pendant que sa femme était enceinte, et lui avait ordonné de nommer roi le futur bébé,  au lieu de son fils aîné Monobaze II.

Cela ressemble à quelque chose que j’ai déjà entendu dans l’histoire religieuse, au sujet d’un père dont la femme attend un bébé. J’essaie de me rappeler???

Mais ce ne fut pas la seule « brèche » faite à leur tradition d’Adiabène. Normalement lorsqu’on nommait un roi d’Adiabène, on tuait tous les autres membres de la famille pour éliminer les problèmes de succession. (Pas bête non?)

Par contre, à la mort de Monobaze Ier, la reine Hélène d’Adiabène  parvint à convaincre le peuple de ne pas tuer ses enfants, mais de les mettre, plutôt,  en prison en attendant l’arrivée du roi désigné Izates II qui se trouvait chez les Parthes. Ce serait à lui de prendre la décision. Elle parvint même à placer son fils aîné comme régent en attendant l’arrivée du roi légitime. C’est dire le caractère et la poigne de cette reine sur ses sujets.

Cette femme remarquable se convertit au Judaïsme vers 30 ap J.C. Son fils Izartes II avait fait de même lorsqu’il était chez les Parthes.  Ce fut un marchand nommé Ananias qui fut responsable de sa conversion (Peut-être celui qui fut « frappé par l’Esprit Saint devant St-Pierre). Il fut ensuite convaincu par un certain Rabbi Juif, nommé Éléazar, originaire de Galilée, à se faire circoncire.  Finalement, presqu’au même moment, ce qui est un peu curieux, tous les fils d’Hélène d’Adiabène se convertirent au Judaïsme. Tout ceci se passe en 30 ap J.C.

On dit qu’Izates II est d’origine Nabatéenne. On se rend compte alors, pourquoi il est l’allié d’Aretas IV qui est roi de Pétra, capitale Nabatéenne.

Historiquement, les Nabatéens sont des supporteurs des Macchabées contre les Grecs, vers 140 av J.C.  Izates II ne reniera pas cette position politique des Nabatéens, puisqu’il sera également parmi les supporteurs des Zélotes (nouveaux Macchabées) lors de la guerre de 66-73 ap J.C. contre les Romains. On voit tout de suite que la royauté d’Adiabène s’implique beaucoup et depuis longtemps, dans la politique de la Judée. De plus, on ne peut pas éviter l’évidence qu’elle supporte la philosophie des Zélotes créée depuis 4 ap J.C.

Cette famille royale d’Adiabène est très considérée par tous les Juifs de l’époque de Jésus. Il est de notoriété historique qu’elle s’implique dans cette société juive.

Flavius Josèphe raconte qu’Hélène et ses fils possédaient un palais à Jérusalem. Les ruines de celui-ci ont d’ailleurs été découvertes en 2007. Le roi Monobaze II (Fils aîné) posséde lui même un palais à Jérusalem, indépendant de celui construit par sa mère. Hélène et ses fils semblent avoir eu deux autres résidences dans la région Palestine, l’une à Lod (Lydda), l’autre à Magdala. (Merde! Me voilà encore devant Marie de Magdalla!!!)

Pendant toute la période troublée, de 35 et 36 ap J.C. en Arménie, l’Adiabène ne fit aucun acte hostile envers les romains et l’on peut supposer que des accords avaient été passés entre Izatès II et Lucius Vitellius, le légat  romain de Syrie. En fait Izartes II est tellement important aux yeux de Lucius Vitellius qu’iI parvint à lui faire remettre Artaban III sur son trône que Lucius Vitellius lui avait enlevé un an auparavant. Lors de son exil Artaban III avait été reçu chez Izates II avec tous les honneurs dus au « Roi des rois ».

On a vu qu’en 36 ap J.C. Izartes II fournit des soldats au roi nabatéen Aretas IV pour combattre Hérode Antipas.

Les Juifs de Judée, de Galilée et les Samaritains semblent avoir voué une quasi dévotion à « la précieuse princesse Hélène« , en dépit des aspects de sa personnalité, difficile à accepter pour un Juif du Ier siècle (mariage avec son frère et probablement un fils né d’une relation hors mariage).

Hélène et ses fils sont célèbres pour leur générosité et le soutien qu’ils apportèrent en toutes circonstances au peuple Juif de Judée et de Galilée. Lors d’une famine à Jérusalem, Hélène envoya des navires pour chercher du blé ou d’autres céréales à Alexandrie, chercher des figues sèches à Chypre et les fit distribuer aux victimes de la famine. La date de cette famine est de 46 à 48 ap J.C.

Dans le Talmud (BB 11a), cette action est mise au crédit de Monbaz (Monobaze II) Monobaze sert à identifier également le nom « Agbar ». À la mort d’Izates II, en 58 ap J.C. c’est Monobaze II, son frère aîné,  qui prendra le trône. Celui-ci supportera les zélotes dans leur rébellion contre Rome et leur combat contre Vespasien.

Flavius Josephe écrit : « Izatès, dès qu’il apprit cette famine (la famine de 46-48), envoya beaucoup d’argent aux premiers des Hiérosolymitains. Mais nous raconterons dans la suite tout ce que ces rois ont fait de bien à notre ville (Jérusalem). »

Il promet plusieurs fois de parler de cette famille avec plus de détails; mais la partie qui en traite est disparue de son texte. Est aussi disparue, l’histoire de la mort de Monobaze II le supporteur des Zélotes. Lorsqu’on découvre les données qui restent dans l’histoire au sujet de cette famille, on peut se poser de sérieuses questions.

On parle de cette famine dans les Actes des apôtres XI:27-30 :

« En ces jours-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche. L’un d’eux, nommé Agabus (probablement Abgar) (???), se leva et, sous l’action de l’Esprit, se mit à annoncer qu’il y aurait une grande famine dans tout l’univers. […] Les disciples décidèrent alors d’envoyer, chacun selon ses moyens, des secours aux frères de Judée; ce qu’ils firent, en les envoyant aux anciens par l’entremise de Barnabé (Joseph BarSabbas: « Joseph, surnommé par les apôtres Barnabas ce qui veut dire fils d’encouragement » [Ac IV:36]) et de Saul (Saint Paul). »

Ceci se passe donc lors du retour du premier voyage de Paul qui est estimé, par la religion, de 45 à 49 ap J.CV. Donc ce retour serait en 49 ap J.C. ou 50 ap J.C. Par contre, on vient de voir que la famine, qui est même annoncée comme « future » à Paul et les disciples, s’est produite de 46 à 48 ap J.C. Pourquoi refuser que Paul soit à Jérusalem avant 49 ap J.C.?

La réponse est assez simple :

                      Tiberius Julius Alexander devient procurateur de Judée (46 – 48) Son administration est exclusivementmarquée par la mise à mort par crucifixion de Simon et Jacques, fils d’un rebelle nommé Judas le Galiléen ( Judas de Gamala, fondateur de la secte des Zélotes), et… par une famine. Il est remplacé en 48 par Ventidius Cumanus. Donc la famine est avant 48 et non après 49 apJ.C.

Donc rien de spécial durant ces quelques années… SAUF : La crucifixion de Simon et de Jacques en 47 ap J.C.

On parle de ces arrestations de Jacques et de Pierre dans les Actes; mais on ne mentionne que la mort de Jacques « par le glaive » et l’évasion miraculeuse et époustouflante de Pierre qui va se réfugier chez Marc « qu’on appelle aussi Jean fils de Marie ».

Tout le monde connaît ce Marc; c’est un disciple de Paul, le supposé évangéliste. Il est du premier voyage de Paul avec Barnabas. Donc, Pierre, au lieu de trouver refuge avec sa famille chez ses amis, décide de se réfugier chez un ami de Paul.

Cela n’a aucun sens; pas plus que son évasion miraculeuse. Il est clair que Pierre (Simon) fut exécuté avec Jacques en 47 ap J.C. D’ailleurs, on n’entend plus parler de Pierre avant les années soixante où il est supposé prêcher à Rome. Toute cette histoire est de la pure invention.

Ce qu’il faut constater est qu’en 47, St-Paul est présent à Jérusalem, qu’il rencontre Jacques et Pierre et que ceux-ci sont ensuite arrêtés et exécutés par Tibère Alexandre qui est un Juif « Hellénisé » tout comme Saül de Tarse.

Curieusement, selon les Actes, Paul repart en voyage et ne revient qu’en 52 ap J.C. Mais le problème avec les anciens, qu’il rencontre à son retour, est le même qu’il avait rencontré lors de sa visite précédente à Jérusalem en 47 ap J.C. C’est-à-dire : le problème de la circoncision.

Si on « efface » ce deuxième voyage des Actes, on découvre une raison beaucoup plus que valable pour que Paul soit attaqué par les Juifs et qu’il ait dû avoir besoin de la protection des soldats romains pour sauver sa peau. Les Juifs (Zélotes) le tiennent responsable de l’exécution de Simon et de Jacques. Remarquez qu’il vient de se débarrasser des deux plus importants adversaires à sa politique envers les « gentils ».  D’ailleurs, même s’il dit avoir été reçu par Jacques à son arrivée de ce deuxième voyage, on parle de Jacques frère du Seigneur qui est, on le sait le même Jacques que le frère de Jean. Ils sont tous frères. Donc cet accueil de Jacques est tout à fait inventé car Jacques est définitivement mort en 47 ap J.C. Les problèmes de Majeur et de Mineur n’ont rien à voir dans cette histoire. Nous n’analysons pas de la musique.

Ceci change l’histoire des Actes complètement car, si Paul est arrêté par les romains en 47 ap J.C., il ne peut pas faire de troisième voyage puisqu’il est prisonnier à Césarée. Il y est transféré sous la protection de deux cent soldats, soixante-dix cavaliers et deux cents auxiliaires.  Ce qui confirme que Paul est menacé par les Zélotes et non par la populace momentanément énervée.

Antonius Felix qui est supposé être le geôlier de Paul à Césarée, est nommé procurateur de Judée en 52 ap J.C. Il est l’époux de Drusilla fille d’Hérode Agrippa 1er.

Entre 47 ap J.C. et 60 ap J.C. il y eu trois procurateurs de Judée. Le premier fut Tibère Alexandre, celui qui exécuta Simon et Jacques. Ensuite fut nommé Ventidius Cumanus de 48 à 52 ap J.C. et finalement, Antonius Felix de 52 à 60 ap J.C. qui est celui qui a reçu St-Paul prisonnier à Césarée.

Cependant Tacite nous dit qu’Antonius Felix gouvernait déjà bien avant 52 ap J.C. alors qu’il était commandant de cohortes (Primus Prior) et qu’il y avait des problèmes d’autorité avec Ventidius Cumanus. On est certain  que les troupes de Cumanus avait des problèmes avec les Juifs. Cumanus est également impliqué comme responsable des violences entre les Juifs et les Samaritains qu’on accuse Felix d’avoir laissé s’envenimer. Il était donc présent à l’époque de Cumanus.  C’est pour cette raison que celui-ci est condamné à l’exil en 52 ap J.C.

D’ailleurs, il est assez normal que Félix laisse Cumanus s’embourber avec les Juifs, puisque si celui-ci est déchu, son amitié avec l’empereur lui garanti le poste de procurateur.

Donc ce nom d’Antonius Felix comme gardien de Paul, dans les Actes, ne signifie rien au niveau de la datation. Une chose est certaine également, c’est qu’aucun problème n’est survenu durant la période sous Tibère Alexandre et que les débuts de celle  de Cumanus en sont pleins.

La première manifestation sous Cumanus, se fit à Jérusalem durant la Pâque. Flavius Joseph nous dit que 30,000 Juifs furent écrasés.

La deuxième se déroula lorsque des Samaritains achetèrent la « non-implication » de Cumanus  lors d’une tuerie de Juifs en Samarie. Les juifs se vengèrent et, dirigés par deux zélotes, Éléazar et Alexandre, envahirent la Samarie et y firent un massacre.

L a question suivante  est : qu’est-ce qui a parti le bal de ces massacres. Le premier se fit sur des Juifs en Samarie. Et on sait que les Samaritains étaient importants dans la politique des Zélotes. Alors comment deux zélotes peuvent-ils, ensuite, procéder à un massacre des Samaritains?

La seule réponse est qu’il y avait maintenant, une dissension chez ces mêmes zélotes et cette dissension est tout aussi existante, également, chez les « disciples de Jésus ». Il est maintenant évident que « disciple de Jésus » et « Zélotes » sont les m^mes personnages; et que la dissension est le résultat du travail de St-Paul. Le parallèle est très explicite.

St-Paul, ou plutôt Saül de Tarse avait comme mission de créer la zizanie chez les zélotes; et il a très bien réussit.

Cependant, son « action » politique s’est amplifiée jusqu’à devenir la base des religions Chrétiennes. Je suis convaincu que les deux bras lui en tomberaient s’il l’apprenait.

Comme quoi, on ne sait jamais ce que peut provoquer les « actes politiques ». À bon entendeur, AVE!!!

Ne cessons pas de dévoiler ce qui est inacceptable de la part des autorités du « système » actuel; peut-être allons-nous créer un mouvement aussi important que celui de Saül de Tarse?

Par contre il faut vraiment faire attention de ne pas produire des « fictions »; et plutôt s’obliger à les combattre. Une « fiction » bien implantée est très difficile à effacer, on s’en rend compte aujourd’hui.

Amicalement

André Lefebvre

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Andre lefebvre

Mon premier livre « L’histoire de ma nation » est publier chez:

http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/

André Lefebvre

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