Les turpitudes nationalistes kurdes au Rojava délinquant

La gauche nationaliste candide

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16.10.2019.Turpituds-English-Italian-Spanish-Portuguese

La gauche, incorrigible de candeur surfaite, retombe dans les ornières nationales-socialistes dont l’histoire flétrie devrait pourtant l’avoir guérie. Dans un éditorial, déjà ancien, nous avions tracé le chemin de la trahison qu’emprunterait la bourgeoisie kurde au Moyen-Orient ensanglanté. Maintenant que les Irakiens, les Syriens, et les Turques, d’ethnie kurde, ont incarcéré ou planqué, et dans certains cas extradés (vers l’Afghanistan, l’Afrique ou le Yémen), nombre de terroristes de DAESH-EI  réchappés in extrémis des griffes de l’alliance Russo-Irano-Syrienne, voici que les commanditaires occidentaux des mercenaires et des barbouzes kurdes abandonnent leurs engagés à leur triste sort (1)

 

La Turquie a hérité du rôle de père Fouettard dans ce scénario tragique. Rôle pitoyable dont elle s’acquitte avec diligence sous les huées concertées de la Sainte-Alliance de la gauche encadrée par la petite-bourgeoisie cléricale, les ONG stipendiées de la société civile-citoyenne (sic), qui ne semble pas s’inquiéter d’être soutenue par les médias mainstream à la solde du grand capital, et par les politiciens des puissances impérialistes criminelles (États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Russie, Chine, etc.) qui tous en chœur serinent le vieux cantique national-socialiste du droit des nations à l’indépendance, «droit» que ces puissances bafouent quotidiennement, en Syrie notamment.

 

Il y a plus d’un siècle que la gauche jovialiste appuie toutes les bourgeoisies tiers-mondistes qui font commerce et profit de la vie de leurs peuples, des ethnies, et des tribus archaïques, afin de se tailler une sphère de gouvernance – une aire d’exploitation nationale – linguistique, ethnique, religieuse, culturelle, folklorique – sur un territoire spolié, encadré dans une économie mondialisée, financiarisée et en déclin accéléré.

 

Partition nationaliste, cent fois rejouée, mais jamais assurée

 

Ainsi, de la Russie soviétique (1917) jusqu’à la Chine « communiste » (1949) en passant par la Corée de la dynastie des Kim, le Cuba des frères Castro, le Vietnam des apparatchiks, le Cambodge des Khmers rouges, le Burkina de Sankara, l’Afrique du Sud de Mandela, l’Angola du MPLA, la Palestine du Fatah, jusqu’au Rojava de la «Confédération démocratique» du gourou Ocalan (2) rien n’y fait, l’incurable petite bourgeoisie gauchiste et droitiste ne comprend toujours pas qu’il n’y a pas et qu’il n’y aura jamais d’indépendance politique sans indépendance économique. Il n’y aura jamais de libération sociale sans libération de l’esclavage salarié.

 

Depuis 1945, plus d’une centaine de pays tiers-mondistes sont passés de l’état de colonie à celui d’État-nation «indépendant et souverain» (sic) et pas une seule de ces «Grandes messes» nationale-socialiste n’a libéré un seul travailleur de l’esclavage salarié. Il doit bien y avoir une explication à une telle régularité historique demandions-nous dans notre ouvrage : «Question nationale et révolution prolétarienne sous l’impérialisme moderne». (3)

 

La Confédération libre et démocratique du Rojava aliéné, et son suzerain américain, ne sont pas sur la voie de modifier ce triste bilan comme le constate les groupes gauchistes qui encore une fois ont placé leur foi dans cette bourgeoisie nationaliste Rojaviste. (4) Il est malheureux que les populations irakienne, turque et syrienne, d’ethnie kurde, qui se sont isolées dans le ghetto du Rojava «indépendant» (sic), sous la protection de l’empire le plus sanguinaire de la Terre, fassent les frais de cette trahison de leurs élites bourgeoises qui s’expatrieront de cette chaussetrappe avec leurs otages djihadistes… pendant que la population, chair à canon encerclée, sera massacrée sous les hauts cris hypocrites des puissances impérialistes et de leurs sous-fifres gauchistes. Attendez-vous à ce que la Turquie soit récompensée pour ce service rendu à la Communauté internationale et au gouvernement syrien qui récupère ainsi l’autorité sur le Rojava délinquant. (5)

 

Donald Trump joue le second violon dans cette triste saga. Non pas qu’il soit imprévisible et instable, au contraire, c’est le seul dirigeant occidental impliqué dans la galère moyen-orientale à poursuivre un plan tracé d’avance et que nous exposons depuis trois ans déjà. Donald Trump a reçu mission de redéployer les forces armées américaines et Occidentales du Moyen-Orient déclinant vers l’Asie du Sud-Est émergent, là où se jouera prochainement le sort du monde capitaliste occidental face à l’impérialisme chinois conquérant. Le «Rojava délinquant» a bien peu d’importance face à cette échéance planétaire imminente.

 

La voie du prolétariat

 

Les prolétaires révolutionnaires n’ont qu’un conseil à donner aux prolétaires irakiens, turcs et syriens (d’ethnie kurde ou autres) coincés dans ce traquenard : fuyez, retournez dans vos villages, dans vos villes, et dans vos pays d’origine. Le temps des luttes bourgeoises de libération nationalistes chauvines est révolu. Bienvenue à l’époque des luttes de libération de l’esclavage salarié.

 


Notes

 

  1. http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/le-nationalisme-kurde-manipule-par-limperialisme-us/ et http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/le-mic-mac-de-la-france-dans-son-projet-de-creation-dun-etat-sous-controle-kurde-a-raqqa-en-syrie/ et http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/lindependance-kurde-au-centre-des-plans-israeliens-de-remodelage-du-proche-orient/
  2. Confédéralisme démocratique au Rojava, changement de paradigme. Résistance 71 https://resistance71.wordpress.com/2019/10/10/confederalisme-democratique-du-rojava-de-letat-a-la-democratie-anatomie-dun-changement-de-paradigme-1ere-partie/
  3. Pour commander le volume QUESTION NATIONALE ET RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE sur AMAZON : https://www.amazon.ca/Question-nationale-r%C3%A9volution-prol%C3%A9tarienne-limp%C3%A9rialis/dp/2343114749/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1496234995&sr=8-1&keywords=Robert+Bibeau

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/question-nationale-et-revolution-proletarienne-2/

 

  1. https://resistance71.wordpress.com/2019/10/13/longue-vie-au-rojava/

http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/vers-une-confrontation-turquie-syrie/

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

11 pensées sur “Les turpitudes nationalistes kurdes au Rojava délinquant

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    16 octobre 2019 à 15 03 36 103610
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    @ Robert, je vous seconde sur ce billet, le problème kurde est devenu beaucoup plus complexe, autant que cette zone tampon au nord de la Syrie… et comme je disais Erdogan ne fera pas le poids devant toutes ces puissances qui son entrain de tirer les ficelles sur place, et alimenter un projet suspect qui risque d’enfoncer la turquie dans une guerre sans retour…sans cautionner les massacres de l,armée turque dans le coin…

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    17 octobre 2019 à 16 04 47 104710
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    @ tous = voici la confirmation de notre interprétation (ci-haut présentée)

    Si tôt que la clique bourgeoise de ROJAVA qui sous l’ombrelle américaine ne voulait savoir du gouvernement légal et légitime de la Syrie victorieuse de DAESH – a accepté de se soumettre aux autorités syriennes – la TURQUIE dont la mission était de les forcés à se soumettre aux autorités syriennes = annonce un cessez le feu reconductible si les bourgeois nationalistes de Rojava plient bagages et non reconductible si les opportunistes nationalistes chauvins en profitent pour renforcer leurs positions entrainant leur peuple dans la destruction.

    https://www.msn.com/fr-ca/actualites/monde/la-turquie-observera-un-«cessez-le-feu»-de-5-jours-en-syrie-affirme-mike-pence/ar-AAIWnV1?ocid=spartandhp

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    18 octobre 2019 à 9 09 49 104910
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    @ Robert Bibeau

    C’est vrai ! Sauf que… le prolétariat n’a jamais donné le moindre signe montrant qu’il fût capable de s’en tirer tout seul.
    Sans Lénine, Mao, les frères Castro & C°, il serait toujours où en sont les Gilets Jaunes.
    Et rien ne dit que ces « petits-bourgeois » n’aient pas su que tout dépend d’abord de l’économique (même si pas seulement).
    Il semble qu’ils aient fait ce qu’ils ont pu et que si nous étions au moins capables d’en faire autant, nous serions assez vite sortis de l’auberge.
    Donc, sans cracher dans la soupe…. Si je récupérais l’accès à mon blog (pas sûr du tout), je l’ajouterais.

    Catherine

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      18 octobre 2019 à 9 09 51 105110
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      @ Catherine

      Fort intéressant votre intervention mérite réponse

      1) Premier extrait : « le prolétariat n’a jamais donné le moindre signe montrant qu’il fût capable de s’en tirer tout seul. »
      Par cette phrase vous exposez votre origine de classe. Le prolétariat ne s’en est jamais tiré comme vous dites justement parce qu’il n’a jamais eu assez confiance en ses propres forces de classe pour MENER SA GUERRE DE CLASE TOUT SEUL. C’est d’ailleurs notre thèse centrale ici a les7duquebec.com = nous adresser aux prolétaires uniquement et sans compromis et les incité à rejeter toute alliance de front uni avec la petite-bourgeoisie. Bref détruire l’influence de la go-gauche petite-bourgeoise sur notre classe et ne servir que la classe prolétarienne uniquement. Ainsi voilà pourquoi nous n’usons jamais du concept de PEUPLE ET NOUS REJETONS TOUT CE QUI A ODEUR DE NATIONALISME CHAUVIN. Nous ne croyons qu’a l’internationalisme prolétarien.

      2) Deuxième extrait : « Sans Lénine, Mao, les frères Castro & C°, il serait toujours où en sont les Gilets Jaunes. » Mais justement ILS SONT TOUS là où en sont les Gilets jaunes Tous les prolétaires de la terre y compris ceux de l’ex-URSS devenu l’impérialisme russe et ceux de MAO devenu l’impérialisme chinois et Cuba qui quémande l’autorisation de manger au ratelier américains (et je ne leur en fait pas grief – que peuvent faire 10 millions de cubains dans une mer capitaliste de 8 milliards d’individus?). Tout cela pour dire que les intellectuels bourgeois qui ont dirigés les prolétaires assument la responsabilité des illusions « socialistes et communistes » qui ne se sont – et ne pouvait jamais se matérialiser. AU Rojava nationaliste ethnique raciste il n’en sera pas autrement

      3) Troisième extrait : « Il semble qu’ils aient fait ce qu’ils ont pu et que si nous étions au moins capables d’en faire autant, nous serions assez vite sortis de l’auberge. » De quelle auberge les prolétaires syriens-irakiens-turques-iraniens d’ethnies kurdes – encerclés – coincés dans le bantoustan ROJAVA sont-ils sortis ??? Les grands leaders OXALAN et cie après avoir couché avec les amerlocs sont retournés dans la couchette de Assad et de Poutine sous la pression de la Turquie alliée de Poutine et le monde applaudi à cette mascarade avec se trèves obtenus par le chacal américain pour le soi-disant bénéfice du peuple kurde qui lui a servit de chair à canon contre leurs propres djihadistes payer par l’Arabie Saoudite

      Mais dans quelle auberge espagnole de fou voulez-vous nous entrainer ???

      4) Notre thèse est simple : Les prolétaires révolutionnaires n’ont qu’un conseil à donner aux prolétaires irakiens, turcs et syriens (d’ethnie kurde ou autres) coincés dans ce traquenard : fuyez, retournez dans vos villages, dans vos villes, et dans vos pays d’origine. Le temps des luttes bourgeoises de libération nationalistes chauvines est révolu. Bienvenue à l’époque des luttes de libération de l’esclavage salarié.

      Merci de votre ouverture au débat

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    18 octobre 2019 à 13 01 57 105710
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    @ Moon of Alabama renchérit sur nous et dévoile dans le détail la martingale des puissances impérialistes en activité en SYRIE :

    Succès du plan gagnant-gagnant-gagnant-gagnant pour le nord-est de la Syrie

    Par Moon of Alabama – Le 16 octobre 2019 sur SLATER frncophone

    Les opérations syriennes et russes dans le nord-est de la Syrie se passent bien.

    Les troupes russes ont empêché les djihadistes soutenus par les Turcs d’attaquer Manbij. Des unités russes et syriennes sont également entrées dans Ayn al-Arab/Kobani. Les troupes du gouvernement syrien ont pris le contrôle du barrage de production d’électricité à Tabqah et certaines unités ont installé des postes à Raqqa. D’autres unités ont pénétré dans les champs pétroliers de Conoco et d’Al-Umar au nord d’Abu Kahmal et à l’est de Deir Ezzor. Une tribu locale qui profitait de l’exploitation pétrolière a organisé une petite manifestation contre le retour du contrôle du gouvernement.

    Les djihadistes sous contrôle turc n’ont guère progressé. La plupart des combattants kurdes les empêchent de s’étendre au-delà de la zone qu’ils sont autorisés à détenir de manière informelle. Le commandement turc a fait appel à des troupes « rebelles » plus irrégulières, dont les djihadistes de Jaish al-Islam qui contrôlaient autrefois la Ghouta, une banlieue de l’est de Damas. Ils avaient été transportés à Idleb après leur défaite. Une vidéo les montre dans un bus traversant la Turquie en renfort à l’attaque turque.

    L’armée de l’air russe en Syrie empêche l’utilisation de l’armée de l’air turque pour soutenir les attaques turques. Hier, un F-16 turc est entré dans l’espace aérien syrien mais s’est retiré lorsque des avions russes ont semblé le prendre en chasse.

    Les États-Unis poursuivent leur retrait du nord-est de la Syrie. Hier, une vidéo d’un journaliste russe a montré l’intérieur d’un des camps que les troupes américaines avaient quitté à la hâte. Il y avait encore de la nourriture sur la table et les Cokes dans le frigo étaient froids. Cette vision était un peu gênante. Aujourd’hui, les États-Unis ont bombardé une base militaire franco-américaine à Kharab’ Ashaq, près de la cimenterie Lafarge, peu après le départ de ses troupes. L’intention probable était d’éviter des images plus embarrassantes.

    La Turquie insiste toujours pour un couloir d’une vingtaine de kilomètres de profondeur afin d’empêcher un regroupement du PKK dans la zone proche de sa frontière. Avec une telle profondeur, la Turquie occuperait l’autoroute M4 qui est l’un des principaux couloirs économiques de la zone nord. En vertu de l’accord d’Adana de 1998, la Turquie est autorisée à effectuer des incursions temporaires à la frontière jusqu’à une profondeur de 5 kilomètres pour combattre tout regroupement du PKK. Tout ce qui va au-delà empiète sur la souveraineté de la Syrie et ne peut être toléré.
    En vertu du même traité, la Syrie est tenue d’empêcher tout camp ou zone d’entraînement du PKK en Syrie. Les « Forces démocratiques syriennes » construites par les États-Unis ne sont rien d’autre que le PKK avec quelques Arabes mélangés. La SNC sera bientôt intégrée à l’armée arabe syrienne et l’administration kurde autonome sera supprimée. Tout cela apaisera les inquiétudes de la Turquie et lui enlèvera toute justification pour une occupation de la terre syrienne.

    Le Borg en place est en colère parce que la Turquie utilise les djihadistes pour attaquer son groupe terroriste anarcho-marxiste bien-aimé qu’est le PKK. Ils ont commodément oublié l’histoire de la guerre des États-Unis contre la Syrie, qu’ils ont armés ces djihadistes et pris en charge Al-Qaïda.
    Les États-Unis n’ont pas plus trahi les Kurdes qu’ils n’ont trahi la Turquie et les djihadistes que l’administration Obama a armés pendant toute la guerre. C’étaient aussi des « alliés » américains qui ont été laissés tombés. Raina Khalek a fait un bon récit vidéo qui démystifie une grande partie de la fausse histoire que les médias utilisent actuellement contre la Syrie.

    Pour empêcher le Congrès d’imposer des sanctions sévères à la Turquie, le président Trump a émis ses propres sanctions, plus légères, qui ne feront aucun mal à l’économie turque. Il a également envoyé le vice-président Pence s’entretenir avec le président Erdogan. Ce n’est qu’un petit spectacle de façade pour limiter les retombées de l’opération turque.

    Toutes les personnes concernées reconnaissent qu’il s’agit d’une situation gagnant-gagnant-gagnant-gagnant. Erdogan a pu montrer qu’il luttait contre les terroristes du PKK et bloquait leurs tentatives de devenir un proto-État. Trump a pu tenir sa promesse électorale de retirer les troupes américaines intervenant inutilement à l’étranger. La Syrie a reconquit son nord-est et les importantes ressources économiques situées dans cette région. La Russie a acquis un prestige mondial et une influence supplémentaire au Moyen-Orient.

    Tout le monde est content sauf les Kurdes du PKK [et les états profonds globalistes, NdSF]. Ils sont les plus grands perdants de ce jeu, mais seulement dans le sens où ils sont de retour au point de départ. Ils avaient conclu un accord de coopération avec les États-Unis pour éliminer ISIS. Quand cela a été fait, ils sont devenus gourmands et ont essayé de régner sur une terre arabe. Cela ne pouvait pas tenir. Après la défaite d’ISIS, les États-Unis n’avaient aucune raison stratégique de les choyer davantage. Seuls quelques aspirants impérialistes de Washington DC et d’Israël insistaient pour que la relation se poursuive.

    Certains signes indiquent que cette série d’événements a été planifiée à l’avance et quelque peu coordonnée. Il y a eu des discussions intensives entre la Russie et la Turquie et de nombreux appels téléphoniques entre Trump et Erdogan. Il y a aussi eu des pourparlers dont nous ne sommes pas au courant. Les troupes syriennes et russes étaient prêtes à entrer dans le nord-est.

    Il est probable que les plans de ces acteurs s’étendent au-delà du nord-est et comprennent une solution pour le gouvernorat d’Idleb toujours contrôlé par les djihadistes. Ce sera le prochain endroit où des coopérations surprenantes sont susceptibles de se produire.

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    20 octobre 2019 à 12 12 27 102710
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    @RB = Que la révolution sociale du Rojava ait été trahie par quelques factions ne fait plus aucun doute, mais on ne peut remettre en cause ce qui fut fait entre 2005 et 2011 puis entre 2011 et 2014-15, à partir de 2015 et de 2016 à aujourd’hui, on est dans le « contrat social » mis en avant en occident pour présenter le « Rojava » mais c’est une version tronquée.

    Et moi qui ai pris la peine de lire ;
    1) le manifeste du CD par AÖ, pour en avoir réalisé la version PDF ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/03/pdfcdaor71mars2016.pdf à la demande de R71,
    2) et la charte/constitution probablement rédigée par des cerveaux malades dans un obscur burlingue zunien ► http://www.kedistan.net/wp-content/uploads/2015/10/charte-tev-dem.pdf

    La différence saute aux yeux, même des plus endormis, hein ?

    En mai 2018, je précisais ceci :

    Les Kurdes du Rojava doivent faire face à trois problème majeurs :

    1) La menace permanente turque qui veut leur peau ;
    2) La trahison interne au Confédéralisme Démocratique par les sbires du YPG qui bouffent au râtelier de l’Empire ;
    3) La trahison Zunienne qui ne saurait tarder, et comme d’hab !

    Et je rajoute, pour ma part, qu’il leur faut, de plus, lutter contre tous les chiens de garde du Système, et ça fait du monde !

    Dans ce billet d’analyse ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/05/25/le-confederalisme-democratique-kurde-societe-sans-contre-letat-nation-ou-kurdistan/

    Abdullah Öcalan a écrit dans son manifeste de 2011 que le but à terme est la révolution sociale du Confédéralisme Démocratique dans tout le Moyen-Orient qui possède la base culturelle nécessaire pour le mettre et le maintenir en place en toute complémentarité.
    Il est expressément spécifié dans le Manifeste pour un Confédéralisme Démocratique de refuser l’État et toute formation d’un État kurde, ou Kurdistan et ce concept n’est qu’un délire de l’Empire pour maintenir la division et tirer les marrons du feu comme à son habitude.

    “Il est souvent dit que l’État-nation se préoccupe de la destinée des gens du commun. Ceci est faux. Il est plutôt le gouverneur national du système capitaliste mondial, un vassal de la modernité capitaliste qui est plus intriqué dans les structures dominantes du capital que nous ne tendons à le dire généralement: c’est une colonie du capital et ce indépendamment du nationalisme avec lequel il se présente, il sert de la même manière les processus capitalistes d’exploitation. Il n’y a aucune autre explication pour la redistribution des plus horribles des guerres menées par la modernité capitaliste. Ainsi donc, par là-même, l’État-nation n’est pas avec les peuples, il est au contraire un ennemi des peuples !” AÖ

    J’ai également relayé en solidarité avec les Gilets Jaunes, la déclaration de la Commune Internationaliste du Rojava qui précisait, ceci :

    C’est ce qui s’expérimente maintenant ici au Rojava, où les différents peuples s’organisent sans état-nation, à partir des assemblées démocratiques des communes, au sein d’un système appelé le confédéralisme démocratique.

    Bien sûr, réorganiser une société, sans état, n’est pas une chose facile. Bien sûr cela demande du temps, de l’investissement, de la formation, mais cela peut aussi nous remplir de la joie la plus intense.

    Il s’agit de retrouver la manière de vivre librement en tant que société. Des milliers de personnes se souviendront des jours passés sur les ronds-points, les routes, dans les rues, les lycées bloqués, comme des moments particulièrement important et significatifs. Les enfants en parleront pendant des mois. Pourquoi ? Parce que dans ces rassemblements, c’est la société qui surgit de nouveau. Les gens y (re)découvrent ce que cela signifie de vivre communalement.

    Pour achever cela, il est plus que jamais nécessaire de briser une fois pour toute le mythe de l’État-nation, celui d’une fausse unité républicaine. Il faut abattre les frontières qui nous séparent bien sûr mais aussi retrouver la capacité de revendiquer des identités multiples, immigrées, de faire revivre nos cultures, nos langues « régionalisées ».

    Il nous faut aussi, en tant que femmes, reprendre ce qui nous a été volé, faire entendre nos voix, prendre place dans tous les espaces de la société.

    Il nous faut aussi construire un autre système économique, socialiste, contrôlé et géré par le peuple, sur la base d’une production coopérative, auto-gérée et écologique, débarrassée de l’exploitation des humain-e-s et de la nature.

    Il nous faut enfin, en tant que jeunes, avec notre esprit de résistance, devenir les forces motrices d’un mouvement qui n’acceptera aucune compromission.

    Tout le monde à compris que « gagner » ce mouvement ce n’est pas gagner de trompeuses augmentations du SMIC ni de réelles améliorations du pouvoir d’achat. Gagner, c’est dépasser le stade de la revendication et commencer, en s’appuyant sur les structures alternatives existantes, à construire un autre système, d’auto-gouvernement. Gagner c’est faire face aux contradictions. C’est essayer, se tromper, réessayer encore. C’est ne jamais perdre l’espoir que nous pouvons nous émanciper de l’État et des structures d’oppression existantes, que nous pouvons vivre libres ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/12/16/mutualisons-les-mouvements-demancipation-des-territoires-mohawks-du-chiapas-en-france-vers-le-rojava/

    C’est pourquoi je ne comprends ni votre thèse centrale, ni votre conseil aux kurdes (point 4 en réponse à Catherine). Vous ne parlez et ne voulez parler qu’aux prolétaires, c’est très excluant, tout de même, et enfin, où donc voulez-vous que les prolétaires irakiens, turcs, syriens (d’ethnie kurde ou autres) fuient ?

    Pour conclure, j’ai toujours dit, et écrit, que si les GJ et le MdGJ ne ne passaient pas en mode « France des Sections » et des Assemblées Populaires alors la récupération du Mouvement ne sera plus qu’une question de semaines… Notez bien que même si cela devait se produire certains ne rentreront pas dans le rang et divulgueront le message, malgré tout et quoiqu’il leur en coûtera… Tout cela fait partie de la projection dans l’avenir ; Mais il semble bien qu’à terme ; L’Oligarchie ne pourra pas gagner, et ils le savent bien, sinon pourquoi accélérer la mise en place de la grille de contrôle totalitaire, notamment en France ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/10/14/refusons-la-reconnaissance-faciale-en-france/

    Le réveil des peuples est long et fastidieux et la torpeur de l’hypnose générale met du temps à se dissiper ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/10/19/bitcoin-la-pierre-angulaire-5g-de-lelite-mondialiste-par-dean-henderson-traduit-par-r71-complete-par-jbl/

    Je ne suis pas certaine que nous ayons encore du temps devant nous, cependant…
    JBL1960

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      20 octobre 2019 à 15 03 01 100110
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      @ JBL

      1) Ton erreur fondamentale que j’ai eu grand peine à discerner car plus souvent qu’autrement tu cite ou tu paraphrase les textes des autres. Dans ton post ci-haut tu oses t’exprimer ce qui te dévoile enfin. Tu écris ceci : « Gagner, c’est dépasser le stade de la revendication et commencer, en s’appuyant sur les structures alternatives existantes, à construire un autre système, d’auto-gouvernement. Gagner c’est faire face aux contradictions. C’est essayer, se tromper, réessayer encore. C’est ne jamais perdre l’espoir que nous pouvons nous émanciper de l’État et des structures d’oppression existantes, que nous pouvons vivre libres »

      2) Voilà ton erreur anarchiste. Tu crois que notre guerre de classe vise à nous émanciper de L’ÉTAT ce qui nous donnera la « liberté » !!! La liberté de quoi ? CE N’EST PAS L’ÉTAT QUE NOUS AFFRONTONS – ce dernier n’est qu’un instrument – un outil – un élément de la superstructure qui tient ensemble l’infrastructure de production sociale. C’est la classe capitaliste que nous affrontons à travers son État – ses religions – ses modes – son armée – ses idéologies – sa monnaie – ses salaires – sa propriété – et tout le bataclan dans lequel l’ÉTAT n’est qu’un élément (important j’en conviens) mais insuffisant comme le millième échec du ROJAVA vient de le démontrer

      3) Pire je suis tellement malin – perspicace que je t’annonce que les milles prochains essais utopiques – fumistes de créer une parcelle de terre sous gouvernement populaire populiste – Ocalan ou anarchiste = pu importe les beaux manuscrits – bibles – ou théories – échoueront tous inéluctablement. Pourquoi je le sais ???

      4) Parce que ces fumisterie fleurisse au milieu d’un environnement insalubre politiquement parlant = je ne verse pas ici dans l’hystérie environnementale. BREF comme tu le soulignes toi-même TOUS LES CAPITALISTES DU MONDE ENTIER DÉTRUIRONT À L’ARME ATOMIQUE SI REQUIS TOUT PROJET DE DÉVELOPPER UN BOUT DE TERRAIN qu’ils convoitent hors de l’espace et des règles du mode de production capitaliste. Ainsi, s’ils ont toléré les peuples primitifs de l’Amazonie = aujourd’hui qu le Brésil devient une puissance capitaliste l’Amazonie est envahie et et ces peuples primitifs délaissés sont génocidés loin des caméras de télé.

      5) BREF, c’est le mode de production capitaliste TOUT ENTIER ET DANS LE MONDE ENTIER QU’IL FAUT ÉRADIQUER et pas seulement son appendice étatique.

      6) Venons en tout naturellement à ta question dernière. Tu écris: « C’est pourquoi je ne comprends ni votre thèse centrale, ni votre conseil aux kurdes (point 4 en réponse à Catherine). Vous ne parlez et ne voulez parler qu’aux prolétaires, c’est très excluant, tout de même, et enfin, où donc voulez-vous que les prolétaires irakiens, turcs, syriens (d’ethnie kurde ou autres) fuient ? MA RÉPONSE : les prolétaires (oui tu as raison c’est l’unique classe sociale jusqu’au bout car elle n’a aucun autre choix ou alors elle périra) les prolétaires syriens – turques – iraniens – irakiens ou autre nationalités (d’ethnie kurde ou d’une autre ethnie antique) qui ont été regroupé – rassemblée – piégé – dans le bantoustan ROJAVA des anarchistes assassins opportunistes DOIVENT retourner dans leur ville- quartiers – villages d’origine car ils sont des syriens – irakiens – turques – iraniens avant d’être des kurdes comme moi je suis canadien avant que d’être un québécois

      7) Ils doivent se fondre dans la population qui sera leur protection (plutôt que d’être de la chair à canon offerte encerclée dans le ROJAVA que les riches veulent exterminer – éradiquer (note que les petits chefs kurdes sauveront leur peau mais pas le petit peuple). Parmi les masses chacun dans leur pays les rescapés du camp de concentration ROJAVA doivent poursuivre la préparation de l’insurrection dans tout le Moyen-Orient en même temps garantie du succès de leur mouvement avec tous les autres peuples de la région. Ocalan a écrit des choses mais il a fait le contraire de ce qu’il prèchi-prècha.

      Merci de ta patience Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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