Lettre à M. Paul Laurendeau en réponse à son article intitulé «L’athéisme doit-il militer?»


 

Votre article, très bien écrit, dans un style coulant, reflète la pensée d’une intelligence vive et d’une culture admirable. Texte riche au verbe fluide comme un fleuve en mouvement, une syntaxe juste. Une habileté aussi à jouer avec les mots, les concepts, les idées.

Ce n’est pas la première fois que je vous le dis; je le souligne de nouveau : j’aime votre plume. Je m’en nourris.

Il est facile d’abattre le dieu dont vous parlez

Cela dit, permettez-moi de le mentionner, Monsieur Laurendeau, il est facile d’abattre le dieu que vous mettez en scène. Ce dieu né des religions, elles-mêmes créées de toutes pièces par les hommes, généralement par les personnes les plus éclairées de la société, qui occupent les premières places sur les balcons, ne tient pas la route. D’ailleurs, je m’étonne que l’on discute encore de l’existence de Dieu en se basant sur les religions et leurs méfaits.

Tout comme vous, je ne crois pas en un dieu paternaliste, dominateur, sans empathie. Il serait plutôt le miroir de l’homme, fait  à son image et à sa ressemblance.

Un dieu fait à l’image de l’homme – un super ego chimpanzé

Vous le définissez bien : CE DIEU EST UNE PROJECTION INTELLECTUELLE MAGNIFIANTE DE L’ÊTRE HUMAIN …

Je le définirai moins joliment.

Un super-humain chimpanzé, un gros imbécile de primate assis sur la plus grosse branche dans l’azur de l’éternité, un bâton dans la main, surveillant un match de gladiateurs entre humains. Un super-ego tellement enflé qu’il n’entre pas dans le cadrage des portes. La preuve, il ne peut même pas entrer dans nos cœurs.

Un tel dieu m’apparaît être une projection inconsciente de la psyché humaine qui rêve de déification. Celle-ci est présente tout partout dans notre société. Les idoles, les tyrans, le stars, les politiciens, les jet-sets, les comédies que chacun joue pour être à la hauteur, pour bien paraître.

La religion fut l’opium du peuple, c’est vrai. N’oublions pas que cet opium lui fut vendu par les cerveaux les plus éclairés, ceux qui représentaient la crème de l’intelligence. On peut y voir là un excellent exemple de l’offre et de la demande dans un marché.

De nos jours, la religion serait la cocaïne des extrémistes, dites-vous. On parle ici de certains groupes religieux bien ciblés. J’y vois surtout beaucoup de haine, suscitée par une société en panne économique, incapable de se procurer la richesse que d’autres possèdent. Une façon humaine de se venger de la frustration d’être constamment dans le manque. L’univers violent dans lequel nous vivons est créé par l’homme, l’appât du gain, la corruption.

À mon avis, les religions ne sont pas une finalité, mais un moyen d’atteindre une plus grande maturité humaine, lorsque l’intention de croissance est sincère et active chez une personne. Ce cheminement peut être fait avec ou sans religion. La vérité vit au cœur même d’une personne, et non à l’extérieur.

Difficile de définir Dieu – un alchimiste intérieur?

Baird T. Spalding dans son livre «Les treize leçons sur la vie des Maîtres» écrit que «Dieu est le UN, l’unité.»

J’aime cette définition, parce qu’elle me renvoie à moi-même et m’invite à me responsabiliser. À faire l’unité entre le corps et l’esprit. Mon être, c’est ma propre cathédrale.

Faire l’unité entre mes deux identités, l’intérieure et l’extérieure. Je ne suis pas uniquement une étiquette sociale, un paraître. Il y a aussi une vie intérieure qui bouge et qui possède des ressources insoupçonnées.

C’est sans doute là, selon moi, que se cache Dieu, ou ce qu’on appelle Dieu.

Un alchimisite intérieur. Qui est à découvrir. Dans le laboratoire intérieur de ce que je suis. Plonger dans l’inconnu. M’ouvrir à un processus de transmutation.

Faire des expériences. Par la méditation, la visualisation, la contemplation de la lumière, la réflexion objective, devenir un observateur de moi-même, cultiver l’art de vivre le moment présent, tout ceci afin de rejoindre une paix unifiée, une approche plus globale.

Toutes ces techniques – c’est maintenant reconnu par la science – peuvent avoir des effets bénéfiques sur nos cellules et notre système immunitaire. Diminuer la pression.

Des mystiques ont vécu sur un plan de conscience unifié qu’ils qualifiaient de divin

Qu’importe le mot? Ce qui compte c’est la finalité, le résultat.

Que des mystiques aient appelé Dieu leur expérience d’un état de conscience unifié n’est pas important – ce qui l’est, c’est l’expérience de l’unité.

Certains diront peut-être ne pas croire aux divers plans de conscience et qu’il n’y a qu’une seule réalité.

Permettez-moi, pourtant, de rappeler que notre société quand elle déresponsabilise un Guy Turcotte qui a poignardé ses enfants 49 fois, ou quelque tueur de série noire, sous le prétexte qu’il n’était pas dans sa réalité, ou hors de la réalité, vient de confirmer qu’il est possible pour une personne d’être là physiquement, mais d’être ailleurs dans une autre réalité de conscience que celle où nous sommes. Où était-ce exactement? En haut, en bas? Dans une réalité inférieure malade? Il semblerait que c’est ce que croient nos pairs, les spécialistes des maladies mentales, et les avocats qui défendent ces personnes.

S’il existe une réalité inférieure, pourquoi n’existerait-il pas une réalité supérieure, autre que notre réalité «objective» habituelle?

Une force supérieure qu’on ne sait pas comment nommer

Tout n’a pas été découvert scientifiquement. C’est ce qu’on entend dire.

Limitée et subjective, je sais que ne possède pas la vérité. Mais je ne veux pas être liée par des vérités absolues qui m’empêcheront d’expérimenter.

Présentement, je crois en une force supérieure qui me dépasse et que je pressens vaguement. À une substance plus large que la mienne.

Je crois que cette force ressemble à la vie. Une force qui m’échappe. CE QUI – l’innommable – fait pousser les fleurs, grandir les enfants, aimer.

C’est ce CE QUI, inconnu et insaisissable, qui m’émerveille et me fait réfléchir sans que j’aie de réponse intellectuelle définitive et finale.

Comme l’amour. Une essence insaisissable, un parfum de béatitude. Qui peut voir l’essence d’un parfum?

L’œuvre insatisfaite de l’artiste

Définir Dieu intellectuellement et rationnellement me fait penser à l’artiste qui commence l’esquisse d’une toile. L’autre jour, je dessinais un paysage à la campagne. Quelqu’un m’a demandé : «Est-ce que je peux voir?» «Non» ai-je répondu. «Pourquoi?»

Parce que le dessin n’est pas fini. On ne peut y voir que le manque, pas la beauté que je pressens et que je cherche à exprimer.

Ainsi, l’artiste ne peut jamais être totalement satisfait de son œuvre, car le moment d’éternité qu’il a capté, qui l’inspire, qu’il tente d’exprimer, ne peut être qu’imparfait parce que statique. L’artiste sait bien qu’il a été incapable de saisir la globalité de la vie. La lumière qui court dans le jardin, il n’a pas le temps de l’attraper, elle est déjà rendue plus loin.

C’est cette lumière et cette beauté qui me restent quand je pense à Dieu.

Dieu serait dans le Très-Bas

Christian Bobin dans son livre «Le Très-Bas» parle de Dieu comme étant dans le Très-Bas, par opposition au Très-Haut dont les représentants des religions se croyaient en être la manifestation.

Il dit dans son livre «Le Très Bas» :

 «Dieu est dans l’amour de la mère qui enjambe chaque nuit la fatigue pour aller dans la chambre nourrir son enfant.»

 Vous avez bien raison, ne pas militer

À Mère Térésa, à qui on demandait un jour de participer à une marche contre la violence, répondit non. Elle ajouta qu’elle accepterait cependant de participer à une marche POUR la paix. Vous avez raison, mieux vaut ne pas militer pour l’athéisme, ce serait indirectement militer contre les religions. Militons pour la solidarité humaine.

Merci d’avoir pris le temps de me lire jusqu’au bout.
Carolle Anne Dessureault

avatar

Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d’argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l’épanouissement de la personne par la pratique de l’attention vigilante : la pleine conscience.

18 pensées sur “Lettre à M. Paul Laurendeau en réponse à son article intitulé «L’athéisme doit-il militer?»

  • avatar
    5 juillet 2012 à 1 01 42 07427
    Permalink

    Zouais!

    Quant à la beauté de ce que l’artiste cherche à exprimer, il fut laissé en place moult splendeurs que l’âme accueille sans peine en l’absence d’orgueil. Il faut livrer le fruit car il est une semence.

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 5 05 13 07137
    Permalink

    Bel article à la tonalité délicieusement poétique, mais qui fait l’impasse sur l’essentiel, comme c’est invariablement le cas de ceux qui se préoccupent de la forme, de la syntaxe et de l’apparence des choses plus que du fond…

    «Dieu», qui n’est qu’un nom commun que les individus donnent à ce qu’ils ne peuvent pas concevoir, n’est pas la définition la plus juste que recouvre cette sublime abstraction.

    La définition qui me semble être la plus juste est : Le Divin Créateur.

    Car, et c’est un fait qui ne souffre d’aucune contestation possible, il n’y a rien ni personne, dans l’ensemble de la création, autre que Lui, qui soit capable de CRÉÉE…

    J’entends bien CRÉER au sens ex nihilo, que les cavernicoles velus confondent avec ce jeu de Lego pour adulte que sont les différentes combinaisons possibles de ces briques originelles et sans lesquelles tout le reste ne serait jamais possible.

    Demander à un athée de vous intellectualiser ce principe CRÉATEUR, et inévitablement il remplacera l’abstraction «Dieu» par le «Hasard», qui, je le rappelle, n’est que le petit dieu des ignorants.

    L’univers que formalisent les athées est matérialiste, périssable, désolant, désespérant, angoissant et constamment involutif, en plus d’être rapidement incohérent, sectaire et absurde. C’est de la clientèle pour psy, anxiolytiques et asiles psychiatriques.

    L’univers reposant sur le principe d’un Divin Créateur est autrement plus porteur de riches perspectives, d’espérance et de richesses infinies qui nous sont offertes par les arborescences luxuriantes de l’arbre de la Connaissance, qu’il faudrait cesser de confondre avec le vulgaire savoir…

    Personnellement, je trouve infiniment plus exaltant d’imaginer que nous sommes tous les enfants égaux en droit d’Amour d’un Divin Créateur, plutôt qu’une hypothétique conjonction hasardeuse de nécessités éphémères et périssables résultant de l’ontologie des athées…

    Mais à chacun son trip…

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 6 06 31 07317
    Permalink

    Pour référence, le texte auquel vous répondez se trouve ici:

    http://les7duquebec.com/2012/06/29/latheisme-doit-il-militer/

    Vous dites que « mieux vaut ne pas militer pour l’athéisme, ce serait indirectement militer contre les religions. Militons pour la solidarité humaine. »

    Et c’est là qu’on se rejoint. Pour le reste, y compris les éructations de curé créationniste et rétrograde du ci-devant Gaulois libre, cela devient, dès lors qu’on ne milite pas, affaire de fantasmes « artistiques » personnels ou privés. Pour varier sur le mot d’un autre commentateur: chacun sa fantasmatique individuelle, tant que ca n’entrave pas le progrès de la cité…

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 7 07 35 07357
    Permalink

    Merveilleuse Carolle-Anne…

    Votre extraordinaire commentaire ne peut être lu que par les « yeux du coeur » afin d’être bien saisi et totalement assimilé. Il ressemble à une eau limpide et fraîche qui coule du sommet d’une « montagne mystérieuse et difficile d’ascension ». On a le goût de s’y désaltérer et de s’attarder là… simplement parce qu’on s’y sent bien. J’en garderai longtemps l’empreinte délicieusement parfumée et le goût unique du « revenez-y ». Merci! pour « ce doux voyage intérieur » infiniment supérieur à n’importe quel autre voyage. On ne peut si bien parler que de ce que l’on a vraiment expérimenté.

    Estelle

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 8 08 22 07227
    Permalink

    Bonjour Carole Anne DESSUREAULT,

    Poétiquement, « la force supérieure qui vous dépasse, qui fait pousser les fleurs, qui fait grandir les enfants, aimer, … », ressemble en effet à la « force vitale ».
    J’apprécie la métaphore, mais je ne m’en contente pas.
    Rationnellement et scientifiquement, cette « force » n’est « que » l’expression de la complexification évolutive du vivant qui s’adapte à son environnement en des centaines de millions d’années, durée qui est quasi impossible à se représenter pour les moins que centenaires que nous sommes, en quête de certitudes et d’explications immédiates.
    Je me passe donc de l’hypothèse anthropomorphique d’un dieu créateur, père substitutif, protecteur et sécurisant, inventé par les religions pour exploiter l’irrationalité atavique des êtres humains pour mieux les dominer.

    Chercher, comme je le fais, à « définir Dieu intellectuellement et rationnellement », vise à prendre conscience de l’origine essentiellement psychologique, éducative et culturelle de la foi et de sa fréquente persistance neuronale dans le cerveau émotionnel, puis rationnel.
    Je pense que nous naissons tous « a-thées », et que nous le restons si nos parents le sont déjà. Inversement, un enfant de parents croyants sera et restera généralement croyant lui aussi (sauf influences ultérieures) à cause des traces indélébiles de son éducation religieuse, confortées par un milieu croyant et excluant – à temps – toute alternative non confessionnelle.
    http://michel.thys.over-blog.org/article-une-approche-inhabituelle-neuroscientifique-du-phenomene-religieux-62040993.html
    Votre commentaire à mon point de vue, que je ne prétends pas plus pertinent que le vôtre, m’intéresserait vivement.
    Je vous en remercie déjà.
    Bien à vous,
    Michel THYS
    à Ittre, près de Waterloo, en Belgique.

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 10 10 21 07217
    Permalink

    Selon mon observation et mon expérience, l’intellect est un merveilleux instrument qui nous a été donné en héritage (par la génétique ou… autrement) pour analyser, décortiquer, séparer, morceler, découper, dépecer, etc… A notre époque, il excelle dans ce travail d’aller toujours plus vers l’infiniment petit. Notre civilisation actuelle « déifie » l’intellect partout et dans tous les domaines. De par sa nature calculatrice, froide et personnelle, l’intellect sert d’abord et avant tout le côté égocentrique de notre être. On ne peut nier que l’égo est vendu à l’idée que le monde tourne autour de sa petite existence.

    La question a se poser serait:

    Sommes-nous vraiment sur la bonne voie? En observant ce qui se passe actuellement dans le monde ou tout et chacun tente de tirer profit en maintenant la couverture de son côté, on constate aisément qu’on se dirige tout droit et à grande vitesse vers un dangereux précipice: l’exploitation éhonté des ressources naturelles, une pollution galopante dont on a depuis longtemps perdu le contrôle et l’enrichissement d’une minorité au détriment de la majorité appauvrie.

    L’intellect « au volant du monde » nous conduit vers la destruction et la disparition de la vie.

    Sommes-nous seulement un simple corps physique dirigé par un ordinateur biologique qui sait analyser et appliquer d’innombrables données? Toutes les cellules de mon être refusent cette idée.

    « Une force vitale… une puissance supérieure »… (ou appelez cela comme vous voudrez) fait la cohésion, unifie, réunit, rassemble et maintient l’unité dans la création. Je crois, tout comme Carolle-Anne, que c’est l’Amour qui est cette force d’unité. Elle s’exprime au-delà des religions. Elle se ressent partout dans la nature. Elle est source de vie et de plénitude. Elle est étincelle de vie latente à l’intérieur de chacun de nous. Il faut juste se donner la peine de la chercher sincèrement et sans relâche. De plus en plus de gens s’éveillent à cette grande réalité « d’un monde intérieur subtil ». C’est cette découverte qui nous responsabilisera et nous unifiera. Nous deviendrons co-créateur de Vie et non de destruction.

    Voilà pourquoi je suis convaincue que notre monde survivra. L’éveil de notre conscience nous enseignera, à tous et chacun, à mettre notre « intellect » au service du vrai maître: l’Amour. Dans l’avenir, l’humain apprendra à développer l’intelligence de son coeur. A ce moment, tout ce qui sépare les peuples disparaîtra. L’unité et la fraternité régneront. Ça ne viendra du jour au lendemain bien sur mais ça arrivera quand les humains se verront comme des chaînons actifs de l’humanité.

    Estelle

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 14 02 57 07577
    Permalink

    Bonsoir Estelle (ici, il est 20,45h),
    Je pense aussi que notre civilisation privilégie à tort l’intellect, mais sans pour autant le « déifier », au détriment de la promotion de valeurs « humanisantes », dont l’ « amour », délaissées par un système éducatif et politique visant la compétition à des fins égocentriques et économiques, lesquelles épuisent les ressources naturelles et exploitent les individus.

    Certes, « l’Amour », la solidarité, la fraternité, la découverte de notre monde intérieur et de celui des autres, sont des « forces d’unité ». Pourtant l’intellect, à condition de viser l’émancipation du plus grand nombre et le progrès humain, n’est pas pour autant condamnable à mes yeux, étant entendu que l’idéal est de parvenir à un équilibre harmonieux entre le rationnel et l’affectif. C’est pourquoi d’ailleurs les francs-maçons a-dogmatiques (je connais mal les autres) ont fait de l’ « ‘intelligence du coeur », jointe à celle de l’esprit, une condition sine qua non de l’acceptation de leurs nouveaux membres.

    Etant délibérément optimiste, je pense aussi que notre monde survivra, malgré le réchauffement de la planète, malgré la volonté de domination économique et financière, malgré l’antagonisme croissant des religions prosélytes et intolérantes et malgré les dérives fanatiques et terroristes des endoctrinés.
    Michel THYS

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 16 04 35 07357
    Permalink

    Merci! d’avoir élaboré votre pensée. Je crois lire que nos points de vue, tout en gardant leur caractère d’expression personnelle, vont dans une direction parallèle, complémentaire et non opposée. Nous gardons espoir et confiance dans la fantastique capacité et volonté de l’humain de se transformer et ainsi de co-créer ce monde en constante évolution ou régneront enfin la paix, la liberté et la plénitude dont nous rêvons tous.

    Estelle

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 19 07 57 07577
    Permalink

    @Eylan,

    Oui, livrer le fruit. Renoncer aux fruits de l’action, mais non pas à l’action.

    CAD

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 20 08 04 07047
    Permalink

    @Le Gaulois Libre
    Merci d’exprimer votre opinion si clairement.
    À ce jour, l’humain ne crée pas lui-même la vie. Il peut copier, reproduire.
    Je suis toujours émerveillée, chaque fois que la science confirme une découverte, de la complexité de la vie et de la création.

    CAD

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 20 08 06 07067
    Permalink

    @Paul Laurendeau
    Je suis contente que l’on se rejoigne a/s de la solidarité humaine.

    C’est l’essentiel.

    CAD

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 20 08 09 07097
    Permalink

    @Estelle
    Croyez que le plaisir de lire vos commentaires est une source merveilleuse pour moi.

    Une fontaine intérieure.

    CAD

    Répondre
  • avatar
    5 juillet 2012 à 20 08 19 07197
    Permalink

    @Michel Thys
    Merci d’avoir pris le temps d’élaborer votre point de vue sur ce sujet. J’ai lu attentivement vos propos. Je crois aussi que nos croyances proviennent de notre éducation, de notre environnement. Je suis née dans une famille catholique, je ne l’ai pas choisi. Un autre naît dans une culture juive, un autre dans une famille musulmane, un autre sera athée soit par réaction à son milieu ou parce qu’il vient de parents athées.

    Mais quelle que soit notre religion d’origine ou son absence, nous avons la liberté de confirmer ou d’infirmer par la suite si nous poursuivons la croyance inculquée.

    Pour ma part, il y a longtemps que je me suis détachée des rituels de la religion catholique. Je dirais DE TOUTES LES RELIGIONS. J’ai conservé ce qui me convenait. «Ne faites pas aux autres ce que vous n’aimeriez pas qu’on vous fasse.»

    Je conserve l’aspect d’être reliée à l’universel et aux autres.

    Bonne journée, et au plaisir,

    CAD

    Répondre
  • avatar
    6 juillet 2012 à 1 01 45 07457
    Permalink

    @ Cadesureault :
    Certes, théoriquement, « quelle que soit notre religion d’origine ou son absence, nous avons la liberté de confirmer ou d’infirmer par la suite si nous poursuivons la croyance inculquée ».
    Mais pratiquement, si l’on se place au niveau mondial, je constate que pour l’immense majorité des croyants (voire la totalité, hélas, dans le cas des musulmans), c’est très rarement le cas, en fonction inverse de la possibilité de découvrir les options non confessionnelles, occultées par toutes les religions …
    Les libertés de conscience, de pensée, de religion, fussent-elles constitutionnelles, me semblent plus théoriques, intentionnelles et symboliques qu’effectives, comme je l’ai développé dans le lien que je mentionnais hier. Mais c’est évidemment un autre débat.
    Personnellement, je préfère dire : « Faites aux autres ce que vous aimeriez qu’on vous fasse » …

    Répondre
  • avatar
    6 juillet 2012 à 7 07 26 07267
    Permalink

    « voire la totalité, hélas, dans le cas des musulmans »

    Vous mésestimez grandement les progrès fulgurants de la dérélection dans l’Islam. Vous allez avoir quelques surprises dans les décennies à venir… Leurs clergés aussi, d’ailleurs…

    Répondre
  • avatar
    6 juillet 2012 à 11 11 07 07077
    Permalink

    Affaire de vocabulaire, d’une part – on appelle l’indispensable et necessaIrement extratemporelle cause première « DIEU », ou on lui donne un autre nom – affaire de préférence, d’autre part, quand on choisit de croire que cette cause première intervient dans les affaire humaines, a une liberté, une volonté, des caprices.. etc.

    Toute spéculation sur ce deuxième point me semblant oiseuse, je recommande que chacun fasse le choix qui le conforte le plus. Quant au premier, j’évite d’employer le mot « Dieu » qui éveille des sentiments et des préjugés. Je ne parle surtout de religions, sauf avec des gens qui veulent en faire une joute de l’esprit et ne se prennent pas au sérieux.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2010/07/20/pour-en-finir-avec-dieu…-et-avec-latheisme/

    PJCA

    Répondre
  • avatar
    6 juillet 2012 à 16 04 57 07577
    Permalink

    Monsieur Paul Laurendeau , les surprises ne seront pas de décenies à venir avec le Web , elles sont drette d’hier tout comme pour nous , ils savent lire eux-aussi les Musulmans.
    Jean-Marie De Serre.

    Répondre
  • avatar
    9 juillet 2012 à 13 01 56 07567
    Permalink

    @Michel Thys

    Bien dit. En effet «Faites aux autres ce que vous aimeriez qu’on vous fasse.»

    Il est vrai que dans certains pays la liberté d’expression est opprimée. Les individus n’ont pas vraiment le choix de décider ou non de leur religion, qui est elle-même l’expression d’un pouvoir politique.

    Parler de liberté est bien facile, difficile à atteindre. Je revoyais en fin de semaine le très beau film «Les cerf-volants de Kaboul» juste avant l’envahissement des Russes dans les années 80, et après des Talibans. Il y a dans le film un homme d’une grande intégrité personnelle qui quitta son pays (il avait l’argent requis pour le faire alors que des milliers d’autres ne l’avaient pas). Pourtant, même en Californie où il occupa des postes humbles pour survivre, il restait un homme droit et vrai, c’est-à-dire, respectueux, courtois, lucide. Ce qui ne l’empêcha pas de souffrir de ce qui se passait dans son pays et aux personnes qu’il chérissait et qui étaient restées là-bas.

    CAD

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *