L’histoire réelle des USA!!!

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ANDRÉ LEFEBVRE;

J’ai passé des mois à vous raconter l’histoire de ce petit peuple inconnu  » Les Canayens » et je n’ai pas eu la décence de vous raconter l’histoire de la plus grande puissance mondiale actuelle qui est tellement proche de nous. Je vais tout de suite faire amende honorable par cet article publiée deux jours avant sa fête nationale. J’espère ainsi me faire pardonner.

Avant la création des USA :

Tout débute avec une colonie anglaise. En 1607, Jamestown est fondée en Virginie. En 1620, des protestants dissidents anglais arrivent, sur le Mayflower, au Cape Cod dans le Massachusetts. Entre ces deux endroits, le long des côtes, des colons hollandais et suédois sont installés. Viendront ensuite d’autres Anglais qui s’empareront de tout ce territoire, en voie de développement, à l’Est des Appalaches, pour former les treize colonies. L’immigration est assez continuelle, mais personne d’entre eux n’ose s’aventurer au-delà des Appalaches; on a une peur bleue des « sauvages ». Il faut cependant souligner que les « Canayens » cohabitent l’ouest avec les Amérindiens à partir de 1670 environ. Donc on ne peut pas vraiment dire ce que craignent réellement les Anglais; est-ce les « sauvages » ou les « Canayens ». Une chose est cependant certaine, ces colons anglais ne cesseront jamais de se faire vaincre par les Canayens incluant durant la guerre de 1812.

Ce qui est appelé «  La Conquête », qui place la Nouvelle France entre les mains de l’Angleterre, est une guerre de sept ans, durant lesquelles  les Anglais gagnèrent une seule bataille au Canada qui fut une escarmouche sur les plaines d’Abraham, à Québec. Montcalm avait regroupé ses forces à Québec et avait abandonné les points stratégiques de l’Ouest malgré la victoire éclatante de Carillon. Ce qui a ouvert la porte de l’ouest à l’armée anglaise. Les Anglais furent saisis d’étonnement lorsque les gens de la ville de Québec ouvrirent les portes et leur firent signe de venir prendre la ville avant l’arrivée de Lévis, toujours avec ses « Canayens », prévue pour le lendemain. Il faut souligner que les gens de Québec savaient depuis longtemps que les Anglais étaient décidés à quitter le fleuve, au plus tard, le 20 septembre par peur des glaces. Si on veut se débarrasser des Français, il  faut donc agir vite. La reddition est signée le 18 septembre. L’année suivante, après que Lévis eut battu les Anglais à Ste-Foy avec ses Canayens, Montréal se rend sans un seul coup de feu. C’est là toute la gloire que peuvent tirer les forces armées anglaises lors de leur fameuse « Conquête » d’un autre territoire « en vois de développement ».

Création des États-Unis d’Amérique :

Mais retournons aux USA. En 1775, c’est le début de la révolution américaine. On nomme Général un certain Washington, parce qu’il a déjà combattu les « Français » lors de la guerre de sept ans. On n’ajoute pas qu’il n’a jamais gagné une seule bataille, sauf un guet-apens qu’il tendit à De Jumonville qui venait à lui en émissaire. Fait prisonnier et blessé, De Jumonville est abattu sans raison. Quelque temps plus tard, le frère de De Jumonville, Louis Coulon de Villiers, fait Washinton prisonnier et lui fait signer un aveu, pour reprendre sa liberté, stipulant qu’il avait assassiné De Jumonville. Washington dira, plus tard, qu’il ne connaissait pas le contenu de ce qu’il signait qui était écrit en Français. Ce qui ne change rien, évidemment, au fait qu’il était un assassin.

Remarquez que lorsque les Américains parlent de Montcalm, ils le traitent d’assassin parce que ses « sauvages » ont tué certains prisonniers, faits lors de la prise du fort William Henry. Prisonniers qui n’étaient plus sous le pouvoir de Montcalm, qui s’est empressé de les défendre quand même. Mais le même « principe » ne s’applique pas pour Washington qui a laissé un de ses « sauvages » tuer le prisonnier blessé De Jumonville, sans le défendre.

Washington sera élu Président des USA en 1789. Il inaugure, parait-il, une nouvelle période de l’histoire des États-Unis. Les partis politiques apparaissent en Amérique : Fédéralistes et Républicains.

Malgré ces faits criminels, connus de la France, au sujet de Washington, celle-ci appuie la révolution américaine qui est reconnue en 1783. Jusqu’ici, aucun colon ne s’est encore aventuré au-delà des Appalaches, sauf Daniel Boone, un Quaker, qui s’y aventure quelque peu  et qui, en 1778, se fait prendre par les Shawnees. Ceux-ci finissent par l’adopter et lui donnent le nom de « Grosse tortue ». Ce qui n’est pas du tout l’équivalent de « Jambes de fer », nom qu’ils avaient donné au « Canayen » Nicolas Perreault.

Les USA, ayant reçu des Anglais, les territoires de l’Ouest, en voie de développement, jusqu’au Mississippi lors de la révolution, se rendent compte que le territoire au-delà des Appalaches est peut-être moins « dangereux » qu’ils le croyaient, puisque des Canayens y habitent depuis une centaine d’années. Ils décident alors « d’explorer », de « découvrir » et de  « coloniser » ce « nouveau » territoire pour y amener la « civilisation ».

Quelque temps plus trard, en 1803, Napoléon Bonaparte vend  secrètement aux USA, la Louisiane au prix de 15 millions; ce qui leur donne le territoire, en voie de développement, au-delà du Mississippi. C’est évidemment là leur « Conquête de l’Ouest », équivalente à la « Conquête Canadienne » par les Anglais, sauf que les Américains n’étaient pas bienvenus par les Amérindiens. Donc, en 1804, on y envoie les « premiers explorateurs de l’Ouest », c’est-à-dire : l’expédition de Lewis et Clark qui, tout le long du parcours, annoncent aux Canayens qu’ils rencontrent, que les USA ne veulent pas entraver leur commerce des fourrures, à la condition que ceux-ci ne salissent pas la réputation américaine aux yeux des « sauvages ». Ces « sauvages », connaissant depuis longtemps les américains des treize colonies, n’avaient aucun besoin des Canayens pour se faire une opinion sur ceux qu’ils appelaient : « Les long couteaux ». Nom qui indique leur degré d’appréciation.

L’expédition, il va sans dire, réussira grâce aux « Canayens » que Lewis et Clark engageront. Mais très peu de mention sont faites sur ces personnages. Sauf pour Toussaint Charbonneau, décrit comme un « Canayen » (remarquez qu’ici ce n’est plus un « Créole » ou un « Français ») inculte et barbare qui maltraite sa « douce femme » Sacagewa qu’il a « gagné au jeu » chez la tribu des Hidatsa, où elle était esclave. Par contre Charbonneau sera toujours un ami respecté du Général Clark. Quant à Lewis, qui n’aimait pas Charbonneau, il se suicidera à l’âge de 33 ans. Il ne devait pas s’aimer lui-même non plus, j’imagine.

Pour l’histoire officielle des États-Unis, leurs différents « explorateurs » ne rencontreront toujours que quelques « Créoles » et quelques « Français » qui habitent parcimonieusement la région. C’est à se demander d’où viennent tous les noms « francophones » des nombreuses villes et rivières américaines. Moi je veux bien de le juge Roy Bean (héros américain du Texas, sans lien de parenté avec moi, j’ai vérifié)) adule l’actrice française « Lilly Langtry », mais quand même…

Une fois l’expédition Lewis et Clark revenue à bon port, les américains aspirent enlever, au moyen de « traités », les terres des indiens de l’Ouest. Remarquez que Washington, personnellement, avait fait la même chose à son époque, plus à l’Est. C’est le début de « l’expansion civilisatrice » américaine.  On se met alors à voler les territoires. Les soldats américains s’évertuent à attaquer les villages amérindiens, pendant que les guerriers sont partis à la chasse. Les victoires s’accumulent, on le conçoit  facilement. Quelques « barbares », revenant chez eux et découvrant le massacre de leur famille se rebellent et la glorieuse armée américaine redouble ses exploits jusqu’à l’annihilation presque complète des « bloody indians ». Pour la majorité, il existe bien de « bons indiens ». D’ailleurs ils ne le cachent pas et affirment à qui veut l’entendre : « A good indian is a dead indian! ».

Malheureusement, l’armée ne parvient pas à reprendre tout le territoire amérindien; le gouvernement est obligé de concéder d’immenses territoires à certaines tribus difficiles à éradiquer. La politique se charge de l’affaire et sous prétexte de « civiliser » ces amérindiens, le gouvernement leurs alloue à chacun, des fermes de 120 acres à cultiver et en font des agriculteurs. Évidemment ces 120 acres sont arpentées sur le territoire appartenant à la tribu. De sorte qu’une grande partie du territoire tribal devient superflu et, conséquemment, revient au gouvernement États-Uniens.

C’est là, à peu de choses près, toute « l’épopée de l’Ouest », assez extraordinaire des USA.

Bon! Il y a bien eu, par la suite, les deux grandes guerres mondiales mais pour celle de 14/18, les USA ne s’y impliquèrent officiellement que le 6 avril 1917 et militairement qu’en Octobre de la même année. Tous le monde était déjà à moitié mort.

En 39/45, les USA déclarent la guerre à l’Allemagne le 11 décembre 1941 parce que celle-ci, ainsi que l’Italie, leur déclarent la guerre.  Il leur était difficile de dire : Je refuse, après l’attaque de Pearl Harbour qui fut faite le 7 décembre 1941, soit quatre jours plus tôt. Ajoutons que le Japon est allié aux Allemands mais combattent séparément. Les USA auraient-ils déclaré la guerre aussi tôt dans le conflit sans Pearl Harbor? La question est plus que pertinente et ma réponse personnelle est: Certainement pas!

Après la deuxième guerre mondiale, le reste de l’humanité en aura assez des guerres sauf pour quelques petits états « arriérés » qui voudront augmenter leur territoire. Et comme l’économie bondit lors des guerres, les USA devront se contenter de petits conflits pour se régénérer financièrement. Curieusement, il changeront de tactique. Dorénavant, il retourneront des pays déjà « développés » à la situation « en voie de développement ». L’Angleterre et la France comprendront le principe et suivront l’exemple. À une exception près cependant qui est le Vietnam. Les Français y combattent pendant une vingtaine d’années avant de laisser tomber et donner le « relais » aux Américains qui y subiront une défaite écrasante et très peu « honorable ».

Par la suite, les USA devront inventer des excuses pour provoquer des guerres où ils se serviront du summum d’armement pour « presque » gagner. Aujourd’hui, ils n’ont presque plus besoin de soldats puisqu’ils utilisent des drones qui sont « pilotés » à partir d’un État du centre du pays.

C’est malheureux que ces drones fussent inventés si récemment. Les avoir eu plus tôt, ils n’auraient pas eu à traverser les Appalaches pour combattre les indiens.

Je souhaite donc une très bonne fête de l’indépendance au peuple américain. Quant à leurs dirigeants, ils ne peuvent certainement pas se dire « indépendants » puisque leur aisance matériellement supérieure à tous les autres, dépend directement des conditions scabreuses d’une très grande partie de leur population et de tous les humains auxquels ils proposent « the american way of life ».

André Lefebvre

 

 

 

 

 

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Andre lefebvre

Mon premier livre "L'histoire de ma nation" est publier chez: http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/ André Lefebvre

4 pensées sur “L’histoire réelle des USA!!!

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    2 juillet 2013 à 8 08 48 07487
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    Une analyse rapide mais exacte de l’histoire américaine que vous avez très bien écris. Voilà pourquoi, lors de la guerre d’indépendance américaine, les canayens sont restés relativement fidèles aux colonisateurs britanniques, les puritains américains n’étaient tout simplement pas fiable, ils ne respectaient pas leur parole ni leurs contrats et ils se comportaient presque toujours en voleurs (l’Amérique est le paradis des avocats). Aujourd’hui, ça n’a pas vraiment changé.

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    2 juillet 2013 à 13 01 54 07547
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    Je persiste a croire que les Zétazunie ne sont que le bras de l’ Angleterre/GrandBretagne/Commonwealth
    et que la guerre d’indépendance s’est soldée par l’imposition d’un banquier Anglais comme vice-président Zuniens.

    Que c’est avec le dollar U.S qu’ils règne sur le monde(vraie raison de la chute de Kadhafi, Saddam, du peu d’espoir de survi de la zone Euro et des conflits a venir avec la Chine et ses Alliés).

    Il y as fort longtemps que les British ( B’rith ish=Les héritiers de la promesse), faites a Abraham regardant le droit d’aînesse vs sont fils aîné issu de sa servante Arabe et cadet issu de Sarah son épouse !

    L’un hériterait du royaume terrestre et l’autre du royaume spirituel.

    Le centre financier internationnal se trouve au coeur de Londre et es le vrai pouvoir, travaillant dans l’ombre des Zuniens sur qui tous les projecteurs sont braqués !!

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    4 juillet 2013 à 23 11 58 07587
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    C’est à Fort Necessity, pennsylvanie (3 juillet 1754) que George Washington fût fait prisonnier par les Français. Il y a un petit musée à ce site archéologique que j’ai visité en 1997.
    Il est difficile à trouver car peu publicisé.
    Je me demande bien pourquoi ?

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    5 juillet 2013 à 13 01 00 07007
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    Exactement. Un petit fortin que Washington avait fait installer au fond d’un vallon et où les Canayens pouvaient les « canarder » à partir des « hauteurs » environnantes. La reddition est venue assez rapidement (après 9 heures de tir au pigeons).

    L’année suivante il deviendra le « héros de la Monongahéla » où, encore une fois, il reçu une fameuse raclée des Canayens.

    André Lefebvre

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