L’illusion du plein emploi!!!

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Tous nos gouvernements s’époumonent pour nous faire comprendre qu’ils travaillent à créé de la richesse dont le but ultime est d’éliminer complètement le chômage et d’installer le plein emploi.

Nous comprenons tous que ce but est pratiquement impossible à atteindre mais que si les gouvernements parviennent à faire baisser le taux de chômage autour de 2%, la partie sera gagnée et que la pauvreté risquera de disparaître de notre société.

Je dis que cela n’est qu’une illusion et pire, c’est un « conditionnement mental » aussi dommageable que les dogmes religieux que l’on n’a jamais le droit de discuter.

Pour comprendre la situation, imaginons que notre société est finalement  parvenue au plein emploi. Tout le monde travaille au pays. Les deux parents de chacune des familles ont un emploi stable et les deux salaires entrent à la maison régulièrement. Il est évident que la pauvreté disparaît et que la survie de tous est assurée.

Mais est-ce là une assurance que la prospérité de l’économie du pays soit garantie?

Pour moi, la réponse est non.

Pourquoi?

Simplement parce que si les entreprises au pays font comme elles font actuellement, c’est-à-dire, ne réinvestissement pas leurs profits, et profitent plutôt des « complaisances gouvernementales » pour leur fournir le réinvestissement, l’économie tombera en récession même si tout le monde travaille. Donc, lorsque l’on rattache le « plein emploi » à la prospérité économique, on induit la population dans l’erreur et on nous fait rêver.

L’économie ne dépend pas ou très peu du fait du plein emploi; elle dépend fondamentalement du réinvestissement des profits sur le marché.

Ceci dit, quelle est la vision des « entrepreneurs » qui « engrangent » les profits?

Ils savent très bien que le travailleur doit se loger, s’habiller et se nourrir. Donc les salaires gagnés par ces travailleurs sont obligatoirement réinvestit dans l’économie. Pour les entrepreneurs, c’est salaires sont des « coûts de production »; et s’ils espèrent que les gouvernements réussissent à atteindre le plein emploi, c’est simplement parce que le « réinvestissement » de leurs « coûts de production » seront transformés partiellement et continuellement en « profits », qu’ils continueront « d’engranger ».

On comprend alors assez facilement que la « richesse » est le produit du travailleur. Évidemment on parle alors de la « richesse » des entrepreneurs qui « engrangent » des profits en évitant au maximum de réinvestir dans le marché. Au surplus, on sait maintenant que la plupart de ces profits sont « engrangés » dans des abris fiscaux.

Nos gouvernements qui disent vouloir atteindre le plein emploi, en donnant toutes sortes de motivations aux entrepreneurs importants (grandes entreprises) sous formes de subventions, de prix « spéciaux » pour diverses nécessités au bon fonctionnement des entreprises (Tarifs d’électricité, période sans impôts, autres crédits etc.) nous leurrent sans vergogne.

Car comme on vient de voir, actuellement, le niveau du roulement de l’économie se fait principalement par le « réinvestissement » des « coûts de production » que sont les salaires payés aux employés de l’industrie. Ce sont les achats quotidiens nécessaires aux familles qui assurent la stabilité et l’amélioration de l’économie. La preuve est que lorsque les « achats » de la population diminuent, l’économie périclite.

Certains « spécialistes » diront que lorsque l’économie périclite, il est normal que les « achats » des particuliers diminuent; et peut de temps après, les Banques diront que l’économie périclite parce que les « grandes entreprises » ne réinvestissent pas dans leur entreprise. Ils ne disent pas, cependant, que ces « grandes entreprises » n’ont jamais été intéressées à « réinvestir » leurs profits. Ce profit, à leurs yeux, est la « ristourne » normale et légitime de leur « travail » (Surtout à partir des propriétaires d’entreprises de deuxième génération. Celle qui a moins eu besoin de « travailler »). Il croient que ce « profit » leur appartient et n’ont pas l’obligation de le réinvestir afin de « créer de l’emploi » pour la population. Leurs obligations ne tiennent qu’envers leurs actionnaires auxquels ils font participer quelque peu à leurs profits. De sorte que seuls les « achats » des particuliers, finalement, empêchent l’économie de s’écrouler.

Voyons un autre aspect de la situation, celle de la population salariée. Parmi les employés salariés, il y en a une bonne partie qui vise, éventuellement, à travailler « à leur propre compte ». Lorsque l’argent arrive de façon stable dans une famille, plusieurs parviennent à économiser un peu et toutes se retrouvent avec un « crédit » important vis-à-vis des banques. C’est alors que ceux qui visent l’autonomie au niveau de leur travail, mettent sur pieds de petites entreprises. La majorité parvient alors à survivre et une bonne partie d’entre elles arrivent à « bien vivre » et à faire des économies. La qualité de vie de ces petits entrepreneurs grimpe assez rapidement et ils achètent, belles maisons, bateaux, voitures, chalets etc. Autrement dit, aussi longtemps que ces petits entrepreneurs ne possèdent pas tout ce dont ils peuvent rêver, ils achètent et « réinvestissent » automatiquement dans l’économie.

C’est là la grande différence entre l’implication des petites entreprises et des salariés dans l’économie, et celle des « gros entrepreneurs » importants à la tête de grandes entreprises. Ces derniers possèdent déjà tout ce dont ils ont rêvé et accumulent des surplus énormes qu’ils sortent de l’économie pour les cacher dans des paradis fiscaux.

La philosophie voulant donner aux riches parce que cela leur donne la possibilité de « créer de l’emploi », pour nous rapprocher de l’idéal du « plein emploi », est tout simplement « imbécile » et cela est prouvé par la situation économique mondiale actuelle tout autant que par la situation économique de notre pays comme de notre province. Les riches sont plus riches et la pauvreté augmente partout.

Il est évident que si nous voulons garantir l’épanouissement de notre économie, il n’y a qu’une seule solution, c’est d’investir dans chacune des familles de notre population. C’est à eux qu’il faut donner des « subventions » et des « crédits » de toutes sortes. Conséquemment, la seule façon d’investir efficacement dans l’économie est de fournir de l’argent au peuple.

Donner un minimum de survie (aide sociale = $7,000/an max) à ceux qui n’ont pas d’emploi est une imbécilité chronique. Donner des subventions à des organismes qui fournissent un bol de soupe par jour à des itinérants est peut-être « charitable chrétiennement » mais complètement « crétiniste ». Assurer des garderies à $7.00 aux familles dont les deux parents travaillent est un « cadeau » complètement anti-économique et pro-électoraliste et devraient n’être limité qu’aux familles monoparentales.

La solution est d’éliminer complètement ces « avantages sociaux » personnels inefficaces et les remplacer par un « salaire du citoyen » d’environ $14,000 dollars annuel donné inconditionnellement à tout citoyen âgé d’au moins 18 ans. D’ailleurs c’est une dette de notre société envers chacun des concitoyens. À l’époque des premiers colons, la pauvreté n’existait pas dans nos familles car la survie était dans la rivière devant la maison ou dans la forêt derrière la grange. Les lois de notre société ont éliminé cette source de survie sans la remplacer. Il est temps que la société fournissent cette survie « légitime » aux citoyens qu’elle lui a enlevé « légalement ».

Au même instant il faut instaurer un pourcentage d’impôt unique et universel, sans « passe-droits », suffisant pour les besoins administratifs du gouvernement en exigeant que les budget soient respectés et ne dépassent pas les coûts d’administration et de gestion. Le gouvernement ne devrait pas avoir la possibilité d’augmenter la dette nationale. D’ailleurs, la plupart du temps, cette dette est augmentée pour refiler l’argent aux grandes entreprises.

Avec un salaire du citoyen, tous les jeunes auront un moyen de survie, ne seront pas portés à « décrocher » des écoles et pourront se rendre au niveau scolaire qu’ils voudront. Les « hors la loi » produits par la nécessité de survivre seront éliminés. Et les personnes qui voudront partir une petite entreprise, mais qui ne le peuvent pas dans l’état économique actuel, pourront y arriver plus facilement.

Le cas des Banques est un cas « à part » et demande à être « révisé »; car actuellement leurs profits augmentent pendant que l’économie stagne et que la pauvreté progresse.

La prospérité d’un pays n’est pas le fait des « grandes entreprise »; elle est le fait des salariés et des petites entreprises qui « produisent » un maximum avec un minimum d’investissement.

De nos jours, c’est tout de même les petites et moyennes entreprises, avec la participation des salariés, qui « subventionnent » les profits des grandes entreprises; et les gouvernements nous affirment que notre économie « ne va pas si mal ». Imaginez ce qui en serait si le gouvernement injectait directement dans le roulement de l’économie. Cela aiderait ces petites et moyennes entreprises, ainsi que les salariés. Non seulement la pauvreté disparaîtrait, mais la prospérité, éventuellement, s’étendrait à toutes les familles.

-Oui, peut-être as-tu raison, André; mais moi j’aimerais bien avoir plus de richesse que tout les autres individus au Canada. Je voudrais bien m’assurer que personne d’autre n’ait une aussi belle maison, aussi belle voiture etc. En fait, ce que je souhaite c’est d’être le plus riche de tous.

-Pourquoi?

-Parce que…parce que…

-Laisse-moi t’aider à te débarrasser de ta psychose…

Bang!!!

 

André Lefebvre

 

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Andre lefebvre

Mon premier livre "L'histoire de ma nation" est publier chez: http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/ André Lefebvre

71 pensées sur “L’illusion du plein emploi!!!

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    29 octobre 2013 à 9 09 00 100010
    Permalink

    André,
    Tu fais vraiment fausse route ici.

    D’où prends-tu que les entreprises ne réinvestissent pas leurs profits?
    As-tu vérifié les données avant de publier cet article?

    Si tu l’avais fait, tu n’aurais même pas considéré écrire cet article.

    Je prépare justement un article qui démontre le contraire de ce que tu affirme, lequel sera appuyé par des données….

    Il est vrai que dans les pays industrialisés, les grandes entreprises réinvestissent moins dans l’entreprise et paient davantage de dividendes qu’auparavant (ie il y a quelques décennies).

    Cependant, c’est une chose tout à fait normale dans une économie mature dont la population est vieillissante. N’est-il pas normal que les opportunités d’investissement soient moindre qu’il y a 40 ans? Oui, il y a toujours des investissements à faire pour améliorer le capital productif et poursuivre la progression de notre niveau de vie, mais pas autant. Les économies capitalistes ont accumulé une bonne quantité de capital, c’est maintenant au tour des économies post-socialistes d’en bénéficier et de se sortir de la pauvreté.

    En fait, ce qu’on constate en observant les flux d’investissement est que ces dividendes sont réinvestis dans d’autres juridictions – ie les pays émergents. Les fonds d’actions Canadiennes et nord-américaines ne se vendent pas, ce sont les fonds « globaux » qui obtiennent l’épargne. Ces capitaux aideront ces pays à « émerger » et à se développer une base de capital productif qui fera augmenter leur niveau de vie…et c’est ce que l’on observe – ie ces pays s’enrichissent.

    Quand à la part des profits réinvestie, même si elle a diminué en termes relatifs, elle demeure quand même plus de trois fois plus élevée que la part qui est retournée aux actionnaires sous forme de dividendes et de rachats d’actions (ce que tu appelles la « ristourne »). La réalité est que les grandes entreprises nord-américaines réinvestissent beaucoup plus dans leur entreprise qu’elles ne paient de dividendes à leurs actionnaires. Voir les exemples ci-bas (chiffres pour 2012).

    Je n’ai rien contre le journalisme citoyen ou contre le fait que tu publie quelque chose en dehors de ton champs d’expertise, mais il faut quand même faire des recherches et s’appuyer sur des faits. Tu pourras trouver ces « faits » et ces « données » dans mon article s’intitulant « La dictature du capital » qui sera publié dans les prochaines semaines.

    Suncor : dividendes $756M vs investissements $6,891M
    Osisko : dividendes $0 vs investissements $229M
    Canadien National : dividendes $652M vs investissements $1,420M
    Cineplex : dividendes $82M vs investissements $75M
    Telus : dividendes $794M vs investissements $2,003M

    Moyenne pour ces 5 entreprises : investissements 4.6x plus élevés que dividendes.

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    29 octobre 2013 à 9 09 03 100310
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    (suite)
    Et dans mon article, je montrerai la part des salaires des employés, salaires des dirigeants et des impôts.

    Petit scoop : les grandes entreprises canadiennes paient plus d’impôts que de dividendes!

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    29 octobre 2013 à 10 10 43 104310
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    Curieux que votre argumentaire ne parle que du « trajet«  de l’argent sans identifier ceux qui touchent les dividendes?

    Vous dites également que les fonds d’actions canadiens et américains ne se vendent pas en comparaison aux « fonds globaux ». Ce serait bien d’identifier ces « fonds globaux ». On pourrait vérifier si ce sont des paradis fiscaux.

    Si les grandes entreprises réinvestissent dans leur entreprises, dans « d’autres juridictions », c’est qu’ils y ont un avantage qu’elles ne retrouvent pas dans leur pays d’origine.

    Il tombe sous le sens que même si la « société » prise dans sa totalité s’enrichit, si la majorité des individus qui la compose s’appauvrissent, c’est qu’il y a une faille dans le système social.

    Si jamais votre article démontre que la majorité des individus de notre société s’enrichit, j’accepterai de considérer votre article comme autre chose qu’une justification de l’inégalité actuelle des citoyens dans notre société.

    Mais nous verrons lorsque votre article sera publié. Nous verrons également si « l’expertise«  nécessaire pour écrire ne l’est que pour défendre la situation actuelle de l’économie.

    Merci d’avoir commenté.

    André Lefebvre

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    29 octobre 2013 à 11 11 08 100810
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    Je vais attendre que Minarchiste publie son article, puis je viendrai comme Raminagrobis…. :-))

    Pierre JC

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    29 octobre 2013 à 13 01 24 102410
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    « sans identifier ceux qui touchent les dividendes? »

    Contrairement à ce que les gens pensent, les plus grands actionnaires des corporations canadiennes sont nos fonds de pension et des companies d’assurance : c’est nous ! Les entrepreneurs/fondateurs de ces entreprises sont aussi des actionnaires importants, et sont en forte majorité issus des classes inférieures (ie la plupart sont parti de rien et n’ont pas hérité d’une fortune familiale).

    Comme le soulignait Ludwig Von Mises dont son livre « Marxism Unmasked », Karl Marx lui-même n’avait jamais envisagé qu’un jour, le capitalisme fasse en sorte que « bourgeois » et travailleurs deviennent la même personne !

    « On pourrait vérifier si ce sont des paradis fiscaux. »

    Un fonds mutuel n’est pas un paradis fiscal, c’est simplement un véhicule d’investissement. Maintenant, est-ce que ces fonds investissent dans des paradis fiscaux ? Non. Ils investissent en Europe de l’Est, en Chine, en Inde, en Australie, au Brésil, au Mexique et même en Afrique.

    « Si les grandes entreprises réinvestissent dans leur entreprises, dans « d’autres juridictions », c’est qu’ils y ont un avantage qu’elles ne retrouvent pas dans leur pays d’origine. »

    Je ne comprends pas le sens de votre question. Si les entreprises investissent ailleurs que dans leur pays d’origine, c’est qu’elles y trouvent de meilleures opportunités d’investissement ; et comme je l’expliquais dans mon premier commentaire cela est non seulement normal, c’est aussi fort souhaitable ! Au 18e/19e siècles, le capital britannique a permi aux États-Unis de se développer, dans le futur, le capital des pays du G7 permettra aux pays émergents d’émerger. C’est d’ailleurs pourquoi les inégalités mondiales sont en baisse : le capital des pays riches aident les pays pauvres à rejoindre leur niveau de vie :

    http://minarchiste.wordpress.com/2012/11/07/les-inegalites-mondiales-sont-en-baisse/

    « si la « société » prise dans sa totalité s’enrichit, si la majorité des individus qui la compose s’appauvrissent, c’est qu’il y a une faille dans le système social. »

    Et je suppose que vous avez des chiffres qui démontrent que la majorité des gens s’appauvrissent ?

    Selon les statistiques, le revenu réel moyen des ménages américains n’a cru que de 6% entre 1969 et 1996 et il a même diminué par la suite. Cette statistique est souvent citée sur un ton sensationnaliste pour dénoncer la stagnation du niveau de vie des masses. Pourtant, le revenu réel moyen par habitant a cru de 51% sur la même période. La différence s’explique simplement par le fait que le nombre d’individus par ménage a diminué, ce qui n’est pas mentionné par tous ces journalistes qui relatent les statistiques de revenu des ménages. La consommation a quant à elle augmenté de 74%, grâce aux innovations qui ont fait baisser le coût des produits.

    Par ailleurs, ceux qui mesurent la richesse en tant que revenu font souvent l’erreur de considérer les quintiles comme étant des groupes statiques, ce qui est une grave erreur car les individus qui les composent changent de quintile au fil du temps. Il est plus cohérent de suivre l’évolution d’individus plutôt que d’entités statistiques. Ainsi, les revenus moyens des américains de 25 ans et plus qui ont soumis un rapport d’impôts en 1996 et qui se situaient dans le plus bas quintile avaient augmenté de 91% en 2005. En revanche, les revenus des individus se situant dans le premier percentile – c’est-à-dire les 1% ayant les revenus les plus élevés – avaient vu leur revenu diminuer de 26% en 2005. D’ailleurs, plus de la moitié de ceux-ci ne figuraient plus dans le 1% en 2005.

    Une autre étude de l’Université du Michigan a démontré que seulement 5% des individus situés dans le cinquième quintile des revenus en 1975 y était encore en 1991, alors que 29% d’entre eux avaient atteint le premier quintile à cette date. Plus de la moitié des individus du dernier quintile en 1975 avaient été dans le premier quintile pendant au moins une année entre 1975 et 1991.
    Selon la liste Forbes 400 de 1982, 21% des 400 avaient hérité de leur fortune; en 2006 c’était moins de 2%.

    En 1968, le revenu médian des Américains les plus riches était 4.3 fois supérieur au revenu médian des Américains les plus pauvres. En 2004, ce ratio est passé à 5.6. Par contre, en 1968, le revenu médian des plus pauvres (ajusté pour l’inflation) était de $23,100 alors qu’en 2004, ce revenu se chiffrait à $27,200, soit une progression de 17,7%. Ainsi, bien que l’inégalité des revenus ait augmenté, les pauvres sont dans une bien meilleure posture en 2004 qu’en 1968.

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    29 octobre 2013 à 15 03 45 104510
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    …(suite)

    « Nous verrons également si « l’expertise« nécessaire pour écrire ne l’est que pour défendre la situation actuelle de l’économie. »

    Pas besoin de beaucoup d’expertise pour ouvrir un rapport annuel et regarder les états financiers. Tous les chiffres sont là.

    Mon point était que ton affirmation voulant que les entreprises « ne réinvestissement pas leurs profits » n’étaient basée sur aucun fait. C’était « out-the-blue ».

    Ce n’est pas avec ce genre de vulgaires ouï-dires que ce site gagnera en crédibilité. D’ailleurs, il existe déjà des tas de blogues qui font de fausses affirmations comme celle-là, sans vérifier les chiffres. Pas besoin d’en ajouter un avec celui-ci.

    Il est facile de battre les journalistes « conventionnels » sur le front de la rigueur. Mettons-y donc plus d’effort plutôt que de dire n’importe quoi.

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      29 octobre 2013 à 18 06 39 103910
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      @ Minarchiste,

      Je me trompe peut-être, mais il me semble qu’André n’a pas complètement tort. Selon divers rapports, les entreprises canadiennes détiendraient des réserves totalisant environ 600 milliards de dollars. L’ex gouverneur de la banque du Canada Mark Carney a abordé cette question à quelques reprises pour inciter les entreprises à investir ou à verser des dividendes à leurs actionnaires dans l’espoir que ceux-ci dépenseraient ces fonds et stimuleraient ainsi l’économie.

      http://www.canadianbusiness.com/economy/dead-money/

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    29 octobre 2013 à 21 09 20 102010
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    @AL

    Oui, j’ai vu cet article et disons que c’est assez superficiel. En général, on ne devrait pas être surpris que les entreprises canadiennes se gardent une marge de manoeuvre plus grande suite à une crise financière majeure durant laquelle les marchés des capitaux se sont complètement fermés.

    Ceci dit, la liste d’entreprise fournie n’indique aucune situation pernicieuse. La moitié des 25 entreprises mentionnées sont des institutions financières qui ont dû augmenter leur niveau de liquidité en raison du fait que la règlementation l’exige depuis la crise de 2008 (règles de Bâle 3 et Solvency II). Parions que Carney n’a rien contre cela…

    D’ailleurs, en excluant ces institutions, le chiffre devient beaucoup moins sensationnel.

    Dans le cas de Bombardier, Suncor, Cenovus, Turquoise Hill, Husky et Enbridge, entre autres, le cash est déjà commis pour d’importants projets d’investissement. Ce serait stupide de se débarrasser de cette encaisse par un dividende spécial pour ensuite émettre des actions et obligations pour le ravoir…

    Dans le de RIM, l’entreprise doit garder son cash car elle est en situation de perte, donc les opérations consomment du cash. Cette réserve améliore donc ses chances de survie.

    Onex et BAM ont levé beaucoup de capital en 2012 qu’elles s’efforcent de déployer autant que faire se peut. Ce genre d’entreprise doit garder une encaisse élevée car leur modèle d’affaires consiste à saisir des opportunités rapidement.

    Les cas de Teck, Barrick, Agrium et Encana sont des cas pour lesquels de plus gros dividendes devraient être versés car ces entreprises sont matures et ne disposent pas assez d’opportunités d’investissement pour déployer leur capital. D’ailleurs, elles sont dans le processus de le faire sous la pression de leurs actionnaires. Ces encaisses vont donc baisser sous peu.

    Finalement, à noter que plusieurs des entreprises non-financières de la liste (comme Suncor et Enbridge) ont des taux d’investissements substantiels qui représentent une très grande part de leurs profits.

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      30 octobre 2013 à 8 08 57 105710
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      Il est aussi intéressant de noter que certaines des entreprises de cette liste ont vu leurs projets d’investissements bloqués par les régulateurs, notamment Barrick au Chili, Enbridge en Colombie-Britannique, TransCanada aux États-Unis.

      Je noterais aussi qu’en 2012, les entreprises de télécommunication ont accumulé du cash en prévision des encan de spectre sans-fil de 700MHz qui auront lieu bientôt.

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    29 octobre 2013 à 21 09 54 105410
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    @ Minarchiste,

    Merci pour cette réponse très détaillée. Pour revenir à vos comparaisons sur le revenu moyen depuis 1968, vos chiffres sembles bruts, donc avant taxes et impôts, lesquels ont beacoup augmenté depuis 45 ans. Si on prenait le revenu net, on verrait probablement que l’écart est substantiellement moins grand. Aussi, le coût pour se loger ou acheter une maison a beaucoup augmenté depuis 20 ans, ce qui diminue d’autant le revenu disponible. Le filet social s’est développé depuis 1968 mais la dette publique a aussi explosé. Sommes-nous mieux qu’en 1968? C’est débattable, il me semble.

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      30 octobre 2013 à 8 08 52 105210
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      @AL

      « Aussi, le coût pour se loger ou acheter une maison a beaucoup augmenté depuis 20 ans, ce qui diminue d’autant le revenu disponible. »

      Oui, mais beaucoup d’autres facteurs ont grandement fait augmenter le niveau de vie sans toutefois être capturés par les statistiques de revenu.

      En 2001, une étude a révélé que la majorité des gens considérés comme pauvres selon les statistiques avaient un climatiseur, une télévision couleur, une micro-onde, soit un lecteur VHS ou DVD, et un véhicule automobile, alors qu’en 1971, moins de la moitié des Américain (incluant les riches) avaient de tels biens.

      http://minarchiste.wordpress.com/2012/06/01/les-grands-mythes-economiques-mythe-5/

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    30 octobre 2013 à 0 12 39 103910
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    Bon je m »étais absenté pour aller voir les Rocheuses.

    Finalement j’ai une opinion faussée de A @ Z; et la richesse augmente, les grandes entreprises réinvestissent leurs profits malgré les dires de Carney, les pauvres d’aujourd’hui sont en meilleure conditions que ceux de 1968, le chômage au USA n’est pas un problème social et ce n’est certainement pas le système économique et financier qui sont responsables de la disparition graduelle de la classe moyenne. D’ailleurs cette dernière information est certainement une autre fausseté véhiculée par des empêcheurs de tourner en rond.

    Ne prêtez pas attention a cette article svp.

    Remarquez cependant que le sujet était l’illusion au sujet de plein emploi; mais bof!

    André Lefebvre

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      30 octobre 2013 à 8 08 45 104510
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      @André

      « le chômage au USA n’est pas un problème social »

      Je n’ai pas dit cela! Ce que j’ai dit est que ce problème n’est pas dû au fait que les entreprises ne réinvestissent pas leurs profits. Si vous cherchez les causes du chômage, j’ai un article détaillé sur la question qui a été publié sur Les 7 du Québec cet été.

      « … et ce n’est certainement pas le système économique et financier qui sont responsables »

      Je n’ai pas dit cela non plus.

      « …de la disparition graduelle de la classe moyenne.  »

      Ça c’est drôle par contre. Ça me rappelle une citation de l’économiste Paul Krugman, qui dénonçait le fait que la classe moyenne est plus petit aujourd’hui qu’en 1973. Cela est simplement dû au fait que Krugman n’ajuste pas les braquettes de revenu pour l’inflation! Donc, au fur et à mesure que les revenus de la classe moyenne augmentent, ces individus sortent de la braquette observée, ce qui donne l’impression que leur nombre diminue, et donc que la classe moyenne disparaît!

      En fait, la cause des maux que vous relevez dans votre article n’est pas du côté des décisions d’investissement des entreprises, lesquelles sont tout de même fortement distordues par l’intervention étatique (politique monétaire, taxation, règlementation, subventions, protectionnisme, etc).

      En fait, je pense qu’un système d’éducation étatique vétuste est bien plus coupable des maux de la classe moyenne et du chômage structurel, voir ceci:

      http://minarchiste.wordpress.com/2013/05/09/la-course-contre-les-machines-et-le-chomage-technologique/

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    30 octobre 2013 à 3 03 55 105510
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    Le plein emploi… peut-être, comme en Chine ?
    Y a-t-il plein emploi en Chine ?
    Je ne sais pas, mais ce que je sais c’est que toutes nos entreprises capitalistes font faire leurs choses en Chine.
    Ici, on ne fait plus rien.

    Mais on a le plein emploi, probablement un peu comme en Chine.
    Pour obtenir le plein emploi, il faut abolir les syndicats, réduire les pensions, éliminer les avantages sociaux, augmenter les heures de travail et surtout, surtout (2x surtout) réduire les salaires pour rester « compétitif ».

    Finalement, c’est vraiment le plein emploi à la chinoise, quelques yuans et c’est encore trop, on doit restructurer l’entreprise et faire un peu de mise à pied ou fusionner l’entreprise pour la rentabiliser.

    C’est fou ce que ces chefs d’entreprise ont de l’imagination pour nous offrir le plein emploi. De vrais samaritains. Que ferions-nous sans eux ? C’est bien pour ça que nos gouvernements sont aux petits soins avec eux. On leur fait des routes pour leurs chantiers éloignés, on les soulage de leur coût d’électricité, on les aide un peu avec les impôts vraiment élevés qu’ils doivent payer (imaginez, on ose leur faire payer de l’impôt, eux qui nous offrent nos emplois!).

    Oui les entreprises capitalistes sont de vrais organismes de charité. L’entreprise privée a pour objectif premier le bien-être des citoyens. Et ces gens, ces «philanthropes» ont le sens du partage comme aucun autre groupe surtout pas ces exploiteurs, les syndicats. Des trous de culs qui se pognent le cul et s’en mettent plein les poches. Labeaume est en train de leur régler leur compte à Québec, les maudits syndicats, ça me rappelle Chartrand, ce riche qui s’en ait mis plein les poches. Les mmmmmaudits syndicats, hein, mimiminarchhhiste ?

    Pour prouver que le plein emploi fonctionne à plein et que l’on crée de la richesse comme jamais pour sauver tous les pauvres de la planète, je vais terminer avec quelques manchettes de journaux à travers les dernières années.
    Nous pourrons observer que celui qui signe minarchiste a bien raison.

    2008
    « Le fossé se creuse entre riches et pauvres dans trois pays sur quatre membres de l’OCDE »
    http://fr.euronews.com/2008/10/21/gap-between-rich-and-poor-increases/

    « Rapport de l’OCDE – Le fossé entre riches et pauvres s’accentue au Canada »
    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/211847/rapport-de-l-ocde-le-fosse-entre-riches-et-pauvres-s-accentue-au-canada

    2011
    « Écart entre riches et pauvres: le fossé se creuse »
    http://affaires.lapresse.ca/economie/canada/201105/13/01-4399274-ecart-entre-riches-et-pauvres-le-fosse-se-creuse.php

    « Entrepremière: le fossé entre riches et pauvres s’élargit »
    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_entrepremiere-le-fosse-entre-riches-et-pauvres-s-elargit?id=7222163

    2012
    « La mondialisation creuse le fossé entre riches et pauvres, selon la Banque du CA »
    http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/03/12/mondialisation-riches-pauvres_n_1339918.html

    « Aux États-Unis, le fossé se creuse entre riches et pauvres »
    http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Aux-Etats-Unis-le-fosse-se-creuse-entre-riches-et-pauvres-_EP_-2012-07-23-834323

    2013
    « 440.000 pauvres de plus en France, selon l’Insee »
    http://www.youphil.com/fr/article/06424-france-insee-riches-inegalites-croissance-pauvres?ypcli=ano

    « Le fossé entre les pauvres et les riches mène à l’antagonisme de classes »
    http://fr.ria.ru/discussion/20120113/193019593.html

    La semaine passée:
    « Le fossé se creuse entre les riches et les pauvres, souligne Thomas Mulcair »
    http://www.lapresse.ca/actualites/politique/politique-canadienne/201310/15/01-4699633-le-fosse-se-creuse-entre-les-riches-et-les-pauvres-souligne-thomas-mulcair.php

    LE MONDE CAPITALISTE C’EST ÇA :

    «Les banques réalisent des profits records »
    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/386313/les-banques-realisent-des-profits-records

    2011 « Les banques renouent avec les profits records » Ah ! Oui !
    http://www.20minutes.fr/economie/672081-economie-les-banques-renouent-profits-records

    « Les profits des banques américaines s’envolent et signalent la reprise » Ah ! Oui !
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/07/18/aux-etats-unis-la-hausse-des-profits-des-banques-est-un-indice-supplementaire-de-la-reprise-de-l-economie_3449343_3234.html

    « Profits records pour les banques thaïlandaises »
    http://www.thailande-fr.com/economie/22860-profit-records-pour-les-banques-thailandaises

    2011 « Les multinationales en voie d’afficher des profits records » Ah ! Oui !
    http://affaires.lapresse.ca/bourse/201104/12/01-4388887-les-multinationales-en-voie-dafficher-des-profits-records.php

    2005 tout allait pourtant bien : « États-Unis : profits records pour les entreprises » En 2008 il a fallu des milliards pour «les sauver».
    http://www.alternatives-economiques.fr/etats-unis—profits-records-pour-les-entreprises_fr_art_190_21617.html

    Le plein emploi: « Sanofi Aventis : profits records et suppressions de postes »
    http://www.lariposte.com/sanofi-aventis-profits-records-et,1563.html

    Récent:
    « Samsung estimates record $9.4 billion in profit for latest fiscal quarter »
    http://www.theverge.com/2013/10/3/4800854/samsung-estimates-record-9-4-billion-in-profit-for-q3-2013

    «Le Canadien Pacifique a enregistré des profits records au troisième trimestre»
    http://fr-ca.finance.yahoo.com/actualites/le-profit-du-canadien-pacifique-progresse-100-millions-123659123.html

    Le futur est rose:
    « Le transport aérien mondial anticipe des profits records pour 2014 »
    http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article4304

    FINALEMENT
    On constate que grâce à l’entreprise privée le partage et le plein emploi sont assurés. Tout va bien dans le meilleur des mondes, la croissance est constante, vive les gaz de shit et fuck-off le réchauffement, le profit est au rendez-vous, il faut réduire les pensions.

    Liberté 55
    La société du loisir…
    Vous vous souvenez ?
    C’était avant qu’on partage autant.

    Serge Charbonneau
    Québec

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      30 octobre 2013 à 12 12 19 101910
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      @Serge

      « Pour obtenir le plein emploi, il faut abolir les syndicats, réduire les pensions, éliminer les avantages sociaux, augmenter les heures de travail et surtout, surtout (2x surtout) réduire les salaires pour rester « compétitif ». »

      Non. Aucun rapport.
      Pour obtenir le « plein-emploi », en supposant que cela existe, il faut enlever les barrière bureaucratique à la création d’entreprise, à l’investissement et au travail lui-même. C’est tout.

      « C’est bien pour ça que nos gouvernements sont aux petits soins avec eux. On leur fait des routes pour leurs chantiers éloignés, on les soulage de leur coût d’électricité, »

      …et on les subventionnent, on les protège de la concurrence étrangère, etc. Je suis contre cela autant que vous.

       » Les mmmmmaudits syndicats, hein, mimiminarchhhiste ? »
      Je n’ai absolument rien contre le syndicalisme en général. Je ne vois pas pourquoi vous faîtes un caca nerveux sur le sujet.

      « Le fossé se creuse entre riches et pauvres dans trois pays sur quatre membres de l’OCDE »

      Et oui, voir ceci:

      http://minarchiste.wordpress.com/2012/11/07/les-inegalites-mondiales-sont-en-baisse/

      « Mais on a le plein emploi, probablement un peu comme en Chine. »

      Qui s’enrichit le plus dans la société Chinoise? Ce sont les fonctionnaires du parti. C’est vers là qu’on se dirige en occident.

      Répondre
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        30 octobre 2013 à 13 01 23 102310
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        « Je n’ai absolument rien contre le syndicalisme en général. Je ne vois pas pourquoi vous faîtes un caca nerveux sur le sujet. »

        Ah là vous me surprenez !
        Je m’excuse pour ce caca nerveux.
        Que voulez-vous à Québec nous avons Labeaume et j’étais persuadé que ses politiques anti-syndicales vous plaisaient.

        Je suis heureux de constater que ce n’est pas le cas.

        Serge Charbonneau
        Québec

        Répondre
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    30 octobre 2013 à 13 01 01 100110
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    Une chose est maintenant évidente; c’est que le système est ainsi structuré qu’il est possible de défendre, avec des « preuves«  quasi irréfutables, la position « pour«  le système tout autant que la position « contre«  le système.

    Par contre, les arguments s’écrasent devant le simple fait d’être encore (et de plus en plus) capable de trouver, dans notre société, des enfants qui se rendent à l’école sans déjeuner et des personnes qui travaillent pour gagner un salaire insuffisant à une qualité de vie acceptable. Sans oublier, évidemment, que c’est ce système qui est responsable de la disparition de la possibilité de survie au moyen des poissons de rivières et des gibiers de forêts; ce qui détermine une « dette » sociale de sa part.

    Aussi longtemps qu’une seule personne ne peut s’assurer d’un toit, de trois repas par jours et de vêtements adéquat dans notre société, défendre le système qui ne répond pas à ces exigences est d’être hypocrite consciemment ou non.

    Le bla-bla intellectuel peut endormir assez facilement mais n’apporte rien à la solution des problèmes réels observés.

    Le système économique fonctionne lorsque la « roue de l’argent tourne ». La seule façon de faire tourner cette roue est de lui injecter le maximum d’argent de façon constante. Et le meilleur moyen qui rencontre toutes les exigences du système est de s’assurer que chacun des individus soit obligé d’injecter cet argent par l’obligation d’acheter ce dont il a besoin. Ce système n’exige aucunement l’obligation du travail des individus; il exige simplement l’obligation d’une « production » qui sera « achetée » par les citoyens. Que cette « production » soit le fait du travail d’êtres humains ou de machines n’a rien à y voir.

    André Lefebvre

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    30 octobre 2013 à 14 02 22 102210
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    @André

    « Aussi longtemps qu’une seule personne ne peut s’assurer d’un toit, de trois repas par jours et de vêtements adéquat dans notre société, défendre le système qui ne répond pas à ces exigences est d’être hypocrite consciemment ou non. »

    Je ne défend pas le système, au contraire j’ai fondé un blogue comprenant plus de 300 articles pour le dénoncer!

    Le problème est que pour beaucoup de gens, s’il y a un problème, il faut que le gouvernement s’en mêle pour le régler.

    Malheureusement, quand le gouvernement s’en mêle, non seulement ça coûte cher et nos libertés individuelles régressent, mais en plus le problème persiste, grossis et engendre des tas de conséquences inattendues…qui entraîne encore plus d’intervention.

    Pour chaque 5 dollars que nous donnons à l’État, il n’y en a qu’un qui va aux démunis, le reste se perd dans la bureaucratie. Et ensuite on veut me faire gober que s’il y a du chômage c’est parce que les entreprises n’investissent pas?

    Ce qui me révolte le plus est que l’on mette sur le dos du capitalisme tous les problèmes résultant des dérogations au capitalisme.

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      30 octobre 2013 à 16 04 03 100310
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      @ Minarchiste,

      Tout à fait d’accord avec votre commentaire. Le gouvernemaman ne crée pas de richesse.

      Évidemment, tant que l’argent est de la dette créée à partir de rien, on est sûr d’en arracher.

      Vous mentionnez aussi la perte des libertés individuelles comme corrolaire de la croissance de la bureaucratie. Vous avez 100 % raison.

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        30 octobre 2013 à 16 04 21 102110
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        Je pense que vous êtes encore sous la notion du « survival of the fittest ». Il serait temps de changer pour celle de « survival of the wisest »; et je ne traduit pas « wisest » par « le plus ratoureux » comme le font la plupart de nos autorités; mais par « le plus sage ».

        Le gouvernement fut institué et accepté pour garantir la sécurité et le bien-être des citoyens. Qu’il le fasse et cesse de se croire au-dessus de la population. Son rôle n’est pas celui d’une « maman » mais celui d’un gouvernement rencontrant ses responsabilités. S’il ne le fait pas, nous n’avons pas besoin de gouvernement.

        Chacun pourrait assurer sa survie selon ses moyens. C’est ce qui s’appelle l’anarchie. C’est également une solution possible mais qui ne plaît pas à la majorité qui sont, pour la plupart, des « pleutres » qui préfèrent se servir des autres pour arriver à leur fin. L’anarchie ne serait pas moins efficace que ce qui existe présentement; mais ce ne serait pas les « pleutres » qui survivraient le mieux.

        André Lefebvre

        Répondre
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          30 octobre 2013 à 18 06 24 102410
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          @ André,

          Je ne dis pas ‘chacun pour soi’, mais un petit gouvernement, c’est mieux.

          Je lisais ce matin que le cout de l’assurance-santé à travers le Canada est d’environ 220 milliards par année. On a le meilleur système au monde évidemment.

          Il y a beaucoup trop de conflits d’intérêts dans les affaires gouvernementales, mais on ne peut pas légiférer la vertu, n’est-ce pas.

          De toute façon, toute discussion qui évite la question de la création monétaire manque l’essentiel du problème, selon moi. Il faut aussi tenir compte des facteurs géopolitiques pour comprendre ce qui se passe et ce que l’avenir réserve à l’économie.

          Répondre
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    30 octobre 2013 à 14 02 57 105710
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    Et si le prérequis pour avoir droit à sa part de ressource n’était plus quarante heures d’esclavage ?

    Si le prérequis était d’être venu au monde sur cette planète ?

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    30 octobre 2013 à 16 04 09 100910
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    @ Minarchiste

    Tout dépend de ce que l’on entend par « Capitalisme ». Si cela signifie d’amasser le plus de « capital«  possible en faisant bosser les autres, vous n’avez pas fini de vous révolter.

    Certaines personnes accusent les religions, d’autres la politique etc. Ce n’est pas le sujet. Je parle d’un système économique basé sur la production et la consommation qui, elle, nécessite de l’argent pour alimenter le cycle.

    Je dis que le travail n’en est pas la condition primordiale; cette condition primordiale est simplement que l’argent circule et donc que chacun des citoyens reçoive l’argent nécessaire pour « consommer » ce qui lui garanti une qualité de vie acceptable.

    Je dis qu’une situation de survie pour tous prévalait avant la mise sur pied de ce système économique. Il doit donc assurer ce qui l’était au départ, c’est à dire la survie de chacun, avant même de tenter d’améliorer la situation générale.

    Pour l’instant la façon dont il est administré ne fait que faire disparaître de plus en plus la survie de base; que ce soit au niveau économique tout autant qu’écologique, en éliminant l’argent en circulation. La preuve: tout fonctionne maintenant sur le crédit parce qu’on manque de « numéraires » dans le système. Le crédit n’est pas un mal en soi, mais la disparition de ce qui s’appelle le « pouvoir d’achat » représenté auparavant par l’argent « sonnant » continue de disparaître dans ce qui s’appelle aujourd’hui, le « crédit ».

    Il est indispensable de cesser de « blablater » pour absolument rien et rester sur place. Il faut prendre les mesures nécessaires pour assurer la qualité de vie de chacun tout en nourrissant le cycle de l’économie. Cela devient assez simple si on détermine l’élément de base qui est le « roulement » de l’argent a travers les mains des citoyens au lieu d’être empilée dans des comptes d’épargne de particuliers ou d’entreprises.

    Une personne qui gagne un salaire de 6 millions de dollars par an peut difficilement réinjecter tout cet argent dans le système; surtout que ces personnes ne pensent, généralement, qu’à en accumuler encore plus croyant acquérir ainsi du « pouvoir ». Lorsqu’on parle de salaire de 1000$/sem pour un individu, on exige qu’il le mérite en travaillant au moins 40 hres. Comment un homme peut-il « mériter » un salaire de 6 millions/an? Que doit-on exiger de lui pour le mériter?

    Le système pourrait fonctionner très bien mais il faut l’administrer autrement et surtout se débarrasser de nos dogmes esclavagistes rattaché au travail.

    André Lefebvre

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      31 octobre 2013 à 11 11 28 102810
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      @André
      « Si cela signifie d’amasser le plus de « capital« possible en faisant bosser les autres, vous n’avez pas fini de vous révolter. »

      C’est l’inverse ! Plus le capital s’accumule, plus la productivité est élevée, et mieux les travailleurs sont rémunérés. Ce genre de phrase sort généralement de la bouche des gens qui comprennent pas le fonctionnement de l’économie et qui pensent que chaque personne qui s’enrichit a forcément subtilisé cette richesse à quelqu’un d’autre.

      L’accumulation du capital est ce qui fait la différence entre les pays riches et les pays pauvres. Bien sûr qu’au Canada il y a des pauvres, mais ceux-ci sont riches comparé au citoyen moyen du Bangladesh. La différence entre les deux pays ? Capitalisme ! Capital accumulé produisant un niveau de vie supérieur.

      « tout fonctionne maintenant sur le crédit parce qu’on manque de « numéraires » dans le système. »

      Je ne comprends pas cette affirmation. C’est plutôt l’inverse : le surplus de numéraire stimule le crédit.

      « Une personne qui gagne un salaire de 6 millions de dollars par an peut difficilement réinjecter tout cet argent dans le système; »

      Je ne suis pas sûr de vous suivre ? Vous pensez que ce genre de personne se baigne dans une piscine de pièces d’or comme Picsou ? Très drôle ! Vous pensez qu’un type comme Louis Vachon par exemple cache des liasses sous son matelas ? Qu’il est assez stupide pour laisser dormir des millions se faire gruger par l’inflation dans son compte-chèque ?

      Au contraire, chacun de ces dollar est investi de manière à fructifier. Et ces investissements finance l’expansion du capital productif de l’économie, ce qui crée des emplois et permet d’améliorer le niveau de vie de tous. Pour faire une analogie agraire, il faut bien qu’une partie de la récolte serve de semence pour l’an prochain, car si tout est consommé cette année, ce sera la famine l’année suivante. De la même manière, il faut des gens qui épargnent et place de l’argent pour financer le capital qui produira les biens de demain…

      « Comment un homme peut-il « mériter » un salaire de 6 millions/an? Que doit-on exiger de lui pour le mériter? »

      Vous pourriez aussi me demander pourquoi je suis prêt à payer $2000 pour une Fender Stratocaster, ce n’est qu’un bout de bois avec des fils de fer. Tout comme je ne comprends pas pourquoi des gens paient $200 le billet pour voir les Canadiens jouer, ce qui permet à l’organisation de payer des salaires très élevés à ses joueurs. Mais qui suis-je pour les critiquer ? La valeur est dans l’oeil de celui qui paie !
      Je suis certainement d’accord avec l’affirmation voulant que certains PDGs sont trop payés, et j’exprime cette opinion en évitant d’acheter des actions de ces entreprises, qui ont selon moi un problème de gouvernance. De cette manière, je ne suis en rien affecté par cette situation. Ceci dit, ce sont les actionnaires qui paient ces salaires, à eux de voir si ces salaires sont mérités. Par ailleurs, n’allez pas croire que de réduire les salaires de PDG permettrait d’augmenter significativement le salaire des autres employés. En moyenne, les salaires des 5 dirigeants les mieux payés des entreprises canadiennes ne représentent que 1% des profits bruts, alors que les salaires des autres employés représentent 31%. En revanche, l’avenir des « autres employés » dépend de la qualité de ces dirigeants. À vous de voir si vous voulez Hunter Harrison ou un gérant de club vidéo à la tête du Canadien Pacific (allez voir le prix de l’action depuis que Harrison est passé du CN au CP, son salaire est une aubaine pour les actionnaires !).

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    31 octobre 2013 à 15 03 31 103110
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     » Bien sûr qu’au Canada il y a des pauvres, mais ceux-ci sont riches comparé au citoyen moyen du Bangladesh. »

    J’ai vécu quelques années dans un pays du centre Afrique où la population avait une qualité de vie individuelle très acceptable avec l’équivalent de 50 cent/jr. Ils étaient beaucoup plus pauvres que les pauvres d’Amérique mais vivaient très bien étaient heureux et regardaient l’émission américaine « Dynasty » sur leur écran de télé.

    La pauvreté est relative au coût de la vie d’un pays. On ne peut pas comparer les pays de l’Amérique à ceux de l’Afrique.

    « Au contraire, chacun de ces dollar est investi de manière à fructifier. »

    Des dollars investis dans le système financier fructifient mais n’apportent pas beaucoup à la production. Comme vous l’avez mentionné vous-même, pour chaque 5 dollars que nous donnons à l’état, il y en a un seul qui va aux démunis; alors imaginez le nombre de dollars transigé en bourse qui sert à la production et à la création d’emplois?

    « Je ne comprends pas cette affirmation. C’est plutôt l’inverse : le surplus de numéraire stimule le crédit. »

    Vers 1973, sur la « tarte » totale de devises existantes, il n’y en avait que 2 % en circulation parmi la société. Depuis 73, j’ai connu plusieurs nouveaux millionnaires qui ont rapidement fait disparaître ce 2% de l’argent en circulation. C’est lors de cette époque que le crédit a émergé pour s’imposer dans l’économie du détail.

    Il n’est pas très difficile de comprendre que la raison de cette apparition du crédit était un manque de devises en circulation. Il vous reste à me dire où se trouvaient ce 98% de l’argent existant « hors circuit » à l’époque puis, ensuite, me démontrer que le même processus ne s’applique pas encore aujourd’hui au niveau du »crédit » qui est devenu le pouvoir d’achat des citoyens.

    « Vous pensez qu’un type comme Louis Vachon par exemple cache des liasses sous son matelas ?  »

    Aucun d’entre eux ne cachent des liasses sous leur matelas; ce qui ne veut pas dire qu’ils n’en cachent pas ailleurs et vous le savez très bien. Certains escrocs réussissent à voler des irresponsables « très à l’aise » à qui ils promettent de « cacher » leur argent dans des abris fiscaux. Ce n’est pas une nouveauté. Bon ceux qui sont « floués » ainsi passent pour des victimes quand l’escroquerie est dévoilée mais bof…

    André Lefebvre

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    31 octobre 2013 à 18 06 20 102010
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    @André

    « Des dollars investis dans le système financier fructifient mais n’apportent pas beaucoup à la production. Comme vous l’avez mentionné vous-même, pour chaque 5 dollars que nous donnons à l’état, il y en a un seul qui va aux démunis; alors imaginez le nombre de dollars transigé en bourse qui sert à la production et à la création d’emplois? »

    Encore un autre mythe véhiculé par les gens qui ne connaissent rien aux marchés financiers. Je n’arrive pas à croire qu’il y a encore des gens qui commettent ce genre d’erreur. Je pense que ça démontre le manque d’éducation financière de la population.

    Disons que vous utilisiez votre épargne pour acheter des actions de Métro. Effectivement, l’argent ne va pas directement à Métro pour financer ses investissements. Cette entreprise mature s’auto-finance à l’aide de ses profits.
    Cependant, se faisant, vous contribuez à faire monter le prix de ses actions, et donc à faire baisser son coût du capital. Cela signale à ses gestionnaires que le marché apprécient la manière dont l’entreprise est menée et que les marchés croient qu’elle est en position de créer de la richesse. Cela lui permettrait, si l’opportunité se présentait, d’acquérir un concurrent inefficace.

    Par ailleurs, quand vous achetez ces actions, quelqu’un vous les vend. Cette personne utilisera fort probablement l’argent pour acheter des actions d’une autre entreprise, et ainsi de suite. Tôt ou tard, l’argent finira par être utilisé pour acquérir de nouvelles actions émises par une entreprise qui a un projet d’investissement. Ainsi, même si Métro n’obtient pas votre argent, celui-ci sera investi dans la production, peut-être d’une entreprise prometteuse qui développera une nouvelle technologie!

    Autrement dit, le marché est un réseau de vases communicants. Chacun met son oseille dans le vase qui lui donnera le meilleure rendement en fonction du risque.

    Pas étonnant que le capitalisme soit si mal compris, quand la population ignore ses rouage les plus fondamentaux.

    Vous devriez lire ceci :

    http://minarchiste.wordpress.com/2013/06/21/comment-les-marches-financiers-creent-de-la-richesse/

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    31 octobre 2013 à 20 08 14 101410
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    Vous avez parlé du manque d’éducation financière de la population, mais que dire du manque d’instruction pour savoir lire? J’ai bien écrit que les transactions boursières N’APPORTAIT PAS BEAUCOUP À LA PRODUCTION; je n’ai pas dit qu’elle n’apportait rien.

    Je remarque, cependant, que vous avez relevé ce seul point de mon commentaire. Est-ce à dire que sur les autres points, j’ai visé juste?

    André Lefebvre

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      31 octobre 2013 à 21 09 48 104810
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      @André

      « les transactions boursières N’APPORTAIT PAS BEAUCOUP À LA PRODUCTION;  »

      Ce n’est pas mon avis. Mais bon, vous avez sérieusement étudié la question en profondeur et nous ponderez bientôt un article qui le démontre éloquemment?

      Car on sait bien que les gens qui achètent des actions d’entreprises ne souhaitent pas que cet argent soit utilisé pour croître les opérations. L’argent est sagement déposé dans un compte d’épargne à la caisse populaire.

      « La pauvreté est relative au coût de la vie d’un pays. On ne peut pas comparer les pays de l’Amérique à ceux de l’Afrique. »

      Oui on le peut. En utilisant des statistiques ajustées à la parité du pouvoir d’achat. Et avec ces mesures là, on constate que les pays ou l’accumulation du capital n’est institutionnellement pas possible sont archi-pauvres, avec les bidonvilles, les famines, la malaria, l’analphabétisme, la mortalité infantile, et tout le tralala.

      Les économies qui ont accumulé du capital ne connaissent pas ces choses.

      Et en boni, les pays qui change de régime et en adopte un qui permet le capitalisme se mette soudainement à s’améliorer et à s’enrichir. Incroyable non?

      « Il n’est pas très difficile de comprendre que la raison de cette apparition du crédit était un manque de devises en circulation.  »

      Je ne vois pas le besoin de commenter cela, c’est tout simplement n’importe quoi!

      « Certains escrocs réussissent à voler des irresponsables « très à l’aise » à qui ils promettent de « cacher » leur argent dans des abris fiscaux. »

      …ok…en effet, il y a des gens qui volent, qui tuent, qui mentent et qui font de très vilaines choses. C’est quoi au juste le rapport?

      Je n’ai pas commenté car à chacun de vos commentaires vous êtes de plus en plus brouillon, évasif et impertinent. C’est vraiment dommage.

      Répondre
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    1 novembre 2013 à 0 12 40 114011
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    🙂
    Mon impertinence m’est reprochée à chaque fois qu’on ne veut pas commenter un de mes arguments.

    Quant à la qualité de vie en Afrique, vous avez certainement raison et les trois ou quatre années où j’y ai vécu avec la « plèbe » (et non dans les hôtels) ont dû être des années d’inconscience qui ne m’ont pas permis de voir la qualité de vie de ces gens.

    Donc, vous avez encore raison.

    Au sujet des transactions boursières qui n’apportent pas beaucoup à la production, vous avez toujours raison puisque vous avez dit VOUS MÊME:

    « TÔT OU TARD l’argent finira par être utilisé pour acquérir de nouvelles actions émises par une entreprise qui a un projet d’investissement. Ainsi, même si Métro N’OBTIENT PAS votre argent, celui-ci sera investi dans la production, PEUT-ÊTRE d’une entreprise prometteuse qui développera une nouvelle technologie« 

    J’ai transigé à la bourse dans les années 70 et j’ai fait des profits que j’ai ensuite utilisé comme « consommateur ». Cet argent est donc retourné dans le cycle économique.

    Je vous remercie de m’avoir aidé à comprendre que notre système fonctionne presqu’à la perfection et que le plein emploi est garanti par les grandes entreprises et qu’il est indispensable que nos gouvernement s’efforcent de les subventionner puisqu’elles paient plus d’impôt que de dividendes.

    Vous avez certainement le taux d’impôt réel payé par ces grandes entreprises et vous nous les fournirez assurément dans votre prochain article.

    André Lefebvre

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      1 novembre 2013 à 8 08 47 114711
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      André

      Incroyable, vous me décevez vraiment.
      Au lieu d’essayer d’apprendre quelque chose, vous préférez vous peindre inutilement dans un coin. Avez vos élucubrations, vous avez réussi à tourner cet échange en dialogue de sourd.

      Bien entendu, tous les indicateurs de qualité de vie de « l’Afrique » sont faux. L’endroit où vous étiez est le paradis sur terre et est pleinement représentatif de tous les pays où le capitalisme est impossible. À quand la présence de l’Éthiopie dans l’OCDE?

      Ensuite, vous tentez de manière très minable de relever une faille dans mes propos en soulignant le mot « peut-être ».
      Ce que je voulais dire (et que vous aviez certainement compris) est que l’argent ira PEUT-ÊTRE dans une entreprise développant une technologie prometteuse OU encore dans une entreprise bâtissant une nouvelle usine OU encore dans une entreprise construisant une nouvelle infrastructure OU autre projet d’investissement.

      Le point est que l’argent sera CERTAINEMENT injecté dans l’économie. S’il n’est pas déployé dans un projet d’investissement, c’est que la personne vendant les actions en a de besoin pour le dépenser et donc consommer plutôt que de le réinjecter à la bourse. Dans les deux cas, l’argent va dans l’économie.

      Avais-je vraiment besoin d’expliquer cela pour contrer votre soudaine malhonnêteté intellectuelle?

      « Je vous remercie de m’avoir aidé à comprendre que notre système fonctionne presqu’à la perfection et que le plein emploi est garanti par les grandes entreprises et qu’il est indispensable que nos gouvernement s’efforcent de les subventionner puisqu’elles paient plus d’impôt que de dividendes. »

      Pour finir, vous me construisez un homme de paille? Notre système est loin de fonctionner à la perfection, mais le problème est que les gens comme vous ne comprennent pas les causes réelles. Vous accusez le « capitalisme sauvage » sans même comprendre (et vouloir comprendre) ce qu’est vraiment le capitalisme.

      « Vous avez certainement le taux d’impôt réel payé par ces grandes entreprises et vous nous les fournirez assurément dans votre prochain article. »

      De quelle entreprise voulez-vous savoir le taux d’impôt réel? Dans mon échantillon utilisé pour mon article, c’est en moyenne de 37% (incluant les redevances, mais excluant les taxes municipales). Mon échantillon inclue la Banque Nationale, Industrielle-Alliance, Suncor, Osisko, Métro, Telus, Cineplex, Transcontinental et Canadien National.

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        1 novembre 2013 à 13 01 53 115311
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        Tout ce que j’ai dis est que dans le pays dont je parle, vos indicatifs donnent la population comme « pauvre » mais leur qualité de vie est plus acceptable que chez plusieurs de nos concitoyens. Rien d’autre.

        « Ce que je voulais dire (et que vous aviez certainement compris) est que l’argent ira PEUT-ÊTRE dans une entreprise développant une technologie prometteuse OU encore dans une entreprise bâtissant une nouvelle usine OU encore dans une entreprise construisant une nouvelle infrastructure OU autre projet d’investissement. »

        Dans ce cas, il ne fallait pas écrire: « Tôt ou tard ».

        « S’il n’est pas déployé dans un projet d’investissement, c’est que la personne vendant les actions en a de besoin pour le dépenser et donc consommer plutôt que de le réinjecter à la bourse. Dans les deux cas, l’argent va dans l’économie. »

        Dans le deuxième cas, c’est assuré. Dans le premier, si celui qui gagne cet argent est très riche, il ne s’en servira pas pour acheter ce dont il possède déjà. À savoir s’il réinvestira, il semble que la majorité ne le fait pas malgré vos affirmations; et s’ils le font c’est à la bourse dont le réinvestissement est conditionné par votre « tôt ou tard ».

        « Avais-je vraiment besoin d’expliquer cela pour contrer votre soudaine malhonnêteté intellectuelle? »

        M’accuser de malhonnêteté intellectuelle démontre que vous arrivez au bout de vos arguments logiques. J’espèere que vous en êtes conscient.

        « Pour finir, vous me construisez un homme de paille? Notre système est loin de fonctionner à la perfection, mais le problème est que les gens comme vous ne comprennent pas les causes réelles.  »

        Le problème n’est pas de « comprendre » quoi que ce soit; le problème est « d’agir » pour obtenir les résultats désirés.
        Bientôt, vous me direz qu’il est préférable de montrer à quelqu’un à pêcher un poisson au lieu de lui en donner un. Je suis d’accord avec vous, à la condition de lui fournir une canne à pêche. C’est aussi simple que cela et de « comprendre » la finance n’y change absolument rien. Vouloir paraître ou même être « connaissant » ne donne absolument rien si des résultats tangibles désirés ne suivent pas.

        En fait, nous sommes d’accord sur le point principal qui est la nécessité du réinvestissement des profits. Là où cela achoppe est que je dis que les profits ne sont pas assez réinvestis et que vous tenter de sauver les « épargnes » que ceux qui contrôlent la finance et l’économie et affirmant qu’ils joue le jeu honnêtement. Personnellement, malgré vos affirmations, je me permets d’en douter encore, puisque les résultats n’y sont pas observés chez nos concitoyens.

        « De quelle entreprise voulez-vous savoir le taux d’impôt réel? Dans mon échantillon utilisé pour mon article, c’est en moyenne de 37% »

        37%??? Merde!!! Donc, une banque qui déclare un profit de 1 milliard paie 370 millions d’impôts???? J’ai hâte de lire votre article.

        Industrielle Alliance a déclaré un bénéfice net de 88 millions « pour son premier TRIMESTRE » si on projette sur 4 trimestres cela donne 352 millions multiplié par 37% on obtient 130 millions en impôt pour cette seule compagnie; plus l’impôt sur chacun des salaires des dirigeants et des employés.

        Si cela est exact, je retourne jouer à la bourse.

        André Lefebvre

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          1 novembre 2013 à 14 02 39 113911
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          @André
           « Dans ce cas, il ne fallait pas écrire: « Tôt ou tard ». »

          Ce que « tôt ou tard » veut dire est que si la première transaction consiste à acheter des actions de Métro, et que le vendeur utilise l’argent pour acheter des actions de la Banque Nationale, alors ce sera peut-être le vendeur des actions de la banques qui achètera des actions d’Innergex dans une nouvelle émission visant à financer un nouveau barrage hydroélectrique en Colombie-Britannique. Tôt ou tard, après un certain nombre de transactions, l’argent injecté dans la bourse fini TOUJOURS dans une nouvelle émission de capital servant à investir dans la production. Donc oui, contrairement à ce que vous persistez à croire, l’argent fini par être injecté dans l’économie de manière INÉVITABLE.

          « M’accuser de malhonnêteté intellectuelle démontre que vous arrivez au bout de vos arguments logiques. »

          Il serait temps non vu leur nombre? De votre côté avez-vous avancé ne serait-ce qu’un seul argument logique basé sur des faits ?

          « Je suis d’accord avec vous, à la condition de lui fournir une canne à pêche. »

          D’accord, donc il est légitime que je pige dans les épargnes d’André Lefebvre pour acheter des cannes à pêches aux pauvres ? Effectivement, pour démarrer une entreprise, il faut du capital de départ. Et la plupart des gens parmi les plus riches en Amérique du Nord ont obtenu ce capital en épargnant et en hypothéquant leur maison. Cet argent ils ne l’ont pas volé, tout comme l’argent que vous avez accumulé dans votre fonds de pension. Mais ceci concerne une tout autre discussion.

          Voir ceci : http://minarchiste.wordpress.com/2009/09/02/l%e2%80%99acces-a-la-richesse-au-canada/

          « Vouloir paraître ou même être « connaissant » ne donne absolument rien si des résultats tangibles désirés ne suivent pas. »

          Et sur quelle base voulez-vous mesurez ces résultats ? Évidemment, si vous persistez à prétendre que les Africains ont un niveau de vie comparable à celui des occidentaux, alors là vous me perdez, car ce sont des sottises. Difficile d’argumenter sur du vent…
          « Là où cela achoppe est que je dis que les profits ne sont pas assez réinvestis »

          Je vous rappelle que jusqu’à ce que je vous donne des chiffres à cet égard, vous n’aviez aucune idée de la part du réinvestissement des entreprises canadiennes. Alors comment pouviez-vous avoir une opinion là-dessus ? Par ailleurs, dire qu’elles ne réinvestissent pas assez est complètement saugrenu, cela signifierait que les entreprises laisseraient des opportunités de profit sur la table sans en profiter ? Vous croyez vraiment que ces requins de PDGs feraient cela ? Croyez-moi, ce n’est pas leur genre. Au contraire, le PDG moyen va épuiser la moindre possibilité d’investissement avant de retourner un seul dollar aux actionnaires, qui doivent sans cesse mettre de la pression sur eux pour qu’ils restent disciplinés et ne gaspille pas le capital. Pour revenir à mon tout premier commentaire, vous faîtes vraiment fausse route là-dessus.

          Je le répète, si les entreprises nord-américaines réinvestissent moins leurs profits qu’avant, c’est parce que nos économies sont matures, et c’est aussi parce que l’intervention gouvernementale met de plus en plus d’interférence sur ces investissements. Les Canadiens redéployent de plus en plus de leurs placements à l’étranger, dans les pays émergents, ce qui est tout à fait normal et souhaitable. C’est le cours normal des choses.

          « Donc, une banque qui déclare un profit de 1 milliard paie 370 millions d’impôts???? »

          La banque nationale a payé $326 millions en impôts en 2012. L’Industrielle-Alliance $196 millions.
          En passant, les institutions financières sont les entreprises qui paient le moins d’impôt dans mon échantillon, la raison étant qu’une bonne partie de leurs profits proviennent de dividendes et de gains en capitaux sur leurs portefeuilles d’investissements, lesquels sont moins imposés que les revenus ordinaires. La même règle s’applique aux particuliers d’ailleurs.

          Ce sont les pétrolières, comme Suncor, qui paient le plus d’impôts, en raison des redevances qu’elles doivent payer sur la production. Suncor a payé $4.6 milliard en 2012 !

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            2 novembre 2013 à 11 11 23 112311
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            « D’accord, donc il est légitime que je pige dans les épargnes d’André Lefebvre pour acheter des cannes à pêches aux pauvres ? »

            Cette remarque m’avait échappé. C’est malheureux parce qu’elle indique très clairement votre propre inquiétude et certainement celle de tous les propriétaires de grandes entreprises.

            Nulle part dans mon article je n’ai mentionné d’enlever de l,argent à qui que ce soit. J’ai prôné exactement le contraire; soit donner $14,000 à TOUT LE MONDE, incluant les multimilionnaires; par contre il faut abolir les « crédits d’impôt » de toutes sortes. C’est probablement là où cela blesse.

            André Lefebvre

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    1 novembre 2013 à 11 11 43 114311
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    A tous ici… et à tous

    Si je puis me permettre un commentaire qui n’a rien a faire avec le fond – sur lequel je reviendrai plus tard, comme promis – je crois que l’utilisation intensive du sarcasme, du double sens, de l’ironie et du « deuxième degré » devient de plus en plus un obstacle à la compréhension du débat pour un tiers intéressé qui n’en a pas maitrisé les règles.

    Des règles ad hoc que se fixent progressivement, et par consensus, ceux qui poursuivent un dialogue récurrent qu’ils reprennent en ré-assumant leurs positions de départ bien campées, invariables comme dans la Commedia dell’arte. La discussion se ferme ainsi aux non initiés, alors qu’il semble que tout a coup il aille de soit de dire le contraire ce ce qu’on veut dire.

    Je le note ici, mais les protagonistes sur ce fil ne sont pas – et de loin – les plus grands pécheurs contre le parler simple et j’avoue humblement que je tombe parfois dans le même piège. Je le mentionne en aparté, à vous ici qui avez prouvé que vous disiez des choses sensées, parce que j’ai peur que nous ne soyons à développer, nous blogueurs, ce travers des populations isolées de parler dans chaque village un sabir qui rassure en excluant les « différents ». Si une réaction s’impose pour éviter les malentendus -qu’un chat redevienne un chat et que Staline ne se voit pas systématiquement apposé l’épithète de grand démocrate – je crois que ce sont des gens comme vous qui pourrez en donner l’exemple. Pensez aux « simples en esprit » 🙂

    Cordialement

    Pierre JC

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      1 novembre 2013 à 13 01 05 110511
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      @PJCA

      Il ne m’a fallu que quelques mois sur la blogosphère pour réaliser qu’il est complètement futile d’espérer que quelqu’un avoue qu’il a eu tort face à des faits qui le contredisent, et encore moins de le convaincre de changer d’opinion. Au mieux, on peut l’amener à approfondir ses connaissances en faisant quelques lectures (c’est ce que j’essaie de faire et vous aussi je crois).

      D’ailleurs, à l’époque, j’ai décidé de faire autrement. Quand j’ai tort, je l’avoue. Si de nouveaux faits viennent contredire mes vues, c’est une occasion de faire plus de recherches et d’ajuster ces vues. Je l’ai notamment fait auprès d’un blogueur que vous connaissez bien (Darwin), dont j’apprécie l’approche basée sur des faits et des données tangibles (il ne m’a cependant pas rendu cette faveur lorsque lui-même était dans le champs). C’est vraiment plus libérateur que de se peindre dans un coin et de commencer à faire de l’ironie et d’attaquer la personne plutôt que les arguments.

      Les faits sont le meilleure remède contre l’ignorance et la superstition, mais les gens souffrent excessivement du biais de confirmation, ce qui fait en sorte que les faits qui contredisent leur opinion sont comme de l’eau sur le dos d’un canard. Je suis trop souvent découragé par ce manque de curiosité et de rigueur intellectuelle.

      Je parcours la blogosphère non pas pour convaincre, mais bien pour apprendre. Je meurs d’envie d’être confrontés à de nouveaux faits qui viendraient bouleverser ma vision des choses (ce pourquoi j’avais cliqué sur cet article au départ). Cependant, je déteste lorsque l’on essaie de faire passer des mythes, des opinions préconçues, des ouï-dire, des titres médiatiques sensationnalistes (ce que nous sommes supposés combattre sur Les 7 non?) et des généralisations anecdotiques pour des faits.

      Ceci dit, il est toujours intéressant de voir jusqu’où les gens sont prêts à aller pour défendre leur échafaudage mental et préserver celui-ci. La lutte d’André pour préserver le sien n’est pas très enrichissante, je ne vois pas l’intérêt de poursuivre la discussion plus loin.

      Ceci dit, j’aimerais bien que les blogeurs des 7, qui sont en grosse majorité gauchistes, s’ouvrent à confronter leurs idées non pas à celles de la droite, mais bien à celle des véritables libertariens, avec lesquels ils ont beaucoup plus d’affinités qu’ils ne le croient.

      J’ai l’impression que les socialistes ont passé tellement de temps à lire la propagande anti-capitaliste et à s’échafauder une critique (souvent très appropriée) de la droite, qu’ils ont oublié d’étudier ce qu’est le véritable capitalisme (non pas celui que vendent le FMI et la Banque Mondiale, ni le Parti Républicain américain et le cabinet Harper).

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        1 novembre 2013 à 14 02 11 111111
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        « C’est vraiment plus libérateur que de se peindre dans un coin et de commencer à faire de l’ironie et d’attaquer la personne plutôt que les arguments. »

        Sincèrement, j’aimerais bien que vous m’indiquiez à quel moment je vous ai attaqué personnellement. Je vous conseille de relire vos commentaires auparavant.

        « La lutte d’André pour préserver le sien n’est pas très enrichissante, je ne vois pas l’intérêt de poursuivre la discussion plus loin. »

        🙂 L’art de se retirer avec l’apparence de dignité. Vous êtes tordant. Un rapport financier de 1973 affirmait qu’il ne restait que 2% de l’argent existant, en circulation parmi la société; 98% était « hors circuit ». Peut-être n’étiez-vous pas encore né à cette époque? Ce qui vous permet de m’attribuer d’inexactitudes et de « généralisations anecdotiques ».

        Vous ne parlez pas du tout du « vrai capitalisme »; vous défendez l’illusion que les profits sont majoritairement réinvestis dans l’économie. Ce qui, d’ailleurs n’est pas le sujet de l’article. C’est à se demander pourquoi vous n’avez pas abordé ce sujet. Peut-être est-ce parce que vous ne pouvez pas contredire ce que j’en ai dit?

        De toutes façon, nous lirons tous, avec intérêt, votre futur article. Le but des 7 du Québec est de véhiculer l’information qu’elles soient libertariennes, gauchistes ou droitistes ou même du « centre ».

        André Lefebvre

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          1 novembre 2013 à 15 03 09 110911
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          @André

          « Vous êtes tordant. Un rapport financier de 1973 affirmait qu’il ne restait que 2% de l’argent existant, en circulation parmi la société; 98% était « hors circuit ».  »

          Ouf! Ça y est, je suis vaincu. Je me découpe un carré rouge…

          En fait, je soupçonne que ces chiffres font plutôt référence à la répartition de la monnaie entre monnaie physique et monnaie électronique, ce qui n’a aucune espèce d’importance. Mais impossible de le confirmer, puisque vous ne disposez pas de ce rapport.

           « Sincèrement, j’aimerais bien que vous m’indiquiez à quel moment je vous ai attaqué personnellement. »
          Je ne parlais pas de vous. Je confirme que vous ne l’avez pas fait, mais c’est très fréquent chez d’autres blogueurs qui se sont peinturé dans un coin.
          « vous défendez l’illusion que les profits sont majoritairement réinvestis dans l’économie. »

          Je crois avoir démontré avec assez de substance que ce n’est pas une « illusion » et vous n’avez rien offert pour me réfuter convenablement.

          « Ce qui, d’ailleurs n’est pas le sujet de l’article. »

          Peut-être, mais c’en est l’un des arguments principaux : que le plein-emploi est une illusion parce que les entreprises ne réinvestissent pas leurs profits. Une fois cet argument éliminé, la structure de l’article s’effondre. Et même si ce n’est pas le sujet, c’est quand même une affirmation fausse et non vérifiée, ce pourquoi je tenais à rectifier le tir. Vous avez sorti cela de nulle part et en avez bâti une argumentation. J’ai trouvé que c’était peu rigoureux.

          Et la discussion aurait pu s’arrêter là si vous aviez simplement dit que vous n’aviez jamais eu la chance de mettre la main sur des chiffres concernant l’investissement des entreprises, ce qui a fait en sorte de vous pousser dans une mauvaise direction quant au raisonnement derrière cet article.

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    1 novembre 2013 à 14 02 33 113311
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    @ Minarchiste

    Vous n’aurez pas été sans remarqué que j’affiche sans aucune pudeur mes affinités libertariennes. Je ne suis guère en total désaccord avec vous que sur trois (3) points:

    1) La  » Main invisible * – je préfère une intelligente planification…

    2) La nécessité absolue d’un filet sous le trapèze et d’un socle paternaliste sous le « piano nobile » de l’entrepreneuriat, l’alternative INÉVITABLE étant l’éventuelle extermination des « inutiles », solution que je refuse pour des raisons philosophiques et éthiques.

    3. Le concept même de capitalisme au sens strict, par lequel la richesse même peut créer de la richesse sans un apport en travail, thèse qui, dans une économie monétaire, n’est plus seulement fausse, mais la plus destructrice qui soit.

    Pour le reste, il n’y a pas de divergence de votre libertarianisme à mon socialisme qui ne peuvent être facilement et avantageusement conciliées.

    PJCA

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      1 novembre 2013 à 22 10 31 113111
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      PJCA

      Il n’est pas question de « sans un apport en travail puisque les « machines » le font de plus en plus.

      Amicalement

      André Lefebvre

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        2 novembre 2013 à 18 06 36 113611
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        @ André Lefebvre

        J’ai dit soumette je répète que quand deux personnes intelligentes et de bonne foi divergent d’opinions, c’est presque toujours parce qu’ils ont des définitions différentes de certains mots. Je réussis la plupart du temps a traverser cette barrière en remontant jusqu’a une définition SIMPLE de chaque mot qui fasse consensus , antérieure ou moment où le sens en a été biaisé par ceux qui ont intérêt a ce que règne la confusion et donc la discorde.

        Exemples: Travail, production, satisfaction. Pour moi, est travail tout effort pour obtenir un résultat quand c’est le résultat quii est voulu et que l’effort est perçu comme une détestable exigence pour l’obtenir. Si cet effort lui plait en soi, ne l’appelons plus travail, mais sport, autre chose.

        La production est la transformation de ce qui est en ce qu’on veut qui soit. Transformation de la matière ou de ses combinaisons, des circonstances, voire d’une attitude face aux choses ou aux événements

        La satisfaction est le but visé. Elle est subjective, mais on peut choisir d’ y associer un indicateur objectif qui permettra de voir comme satisfaction un enrichissement au sens large.

        Dans cette optique, une machine ne travaille pas. C’est un multiplicateur du travail qui permet de produire plus et/ou mieux et d’obtenir plus de satisfaction pour un même effort.

        Mais c’est un multiplicateur. Si le travail est 0 le produit est toujours 0. On eut devoir presser un bouton, au lieu de charger 16 tonnes de minerai mais presser le bouton EST un travail. Organiser et planifier quand et comment on pressera le bouton est aussi un travail. S’il n’y a pas d’autre travail, c’est celui-la qui devient odieux, détestable, et que les gens feront grève pour ne PAS faire …si leur voisin en est exempté.

        C’est si vrai. que l’immense majorité des gens aujourd’hui ne font rien qu’on aurait osé appelé du « travail »il y a 150 ans, ce qui n’empêche pas les « travailleurs » de se plaindre. Ce n’est pas le labeur qui est pénible, c’est l’obligation imposée et l’injustice de sa reoartiion. Il faut donc aborder le problème autrement….

        Pierre JC

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    1 novembre 2013 à 22 10 29 112911
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     » qui doivent sans cesse mettre de la pression sur eux pour qu’ils restent disciplinés et ne gaspille pas le capital. »

    Bon! Maintenant ce sont les actionnaires qui empêchent les entreprises de GASPILLER leurs profits. Ces entreprises veulent faire tout ce qu’il ne faut pas sinon réinvestir, semble-t-il.

    « Je confirme que vous ne l’avez pas fait, mais c’est très fréquent chez d’autres blogueurs qui se sont peinturé dans un coin. »

    Vous seriez-vous peinturer dans le coin pour le faire?

    « Peut-être, mais c’en est l’un des arguments principaux : que le plein-emploi est une illusion parce que les entreprises ne réinvestissent pas leurs profits »

    Pas tout à fait; l’argument est que le salaire des citoyens qui, en réalité est une « coût de production » n’est pas suffisant pour faire tourner parfaitement l’économie.

    « Vous avez sorti cela de nulle part et en avez bâti une argumentation. J’ai trouvé que c’était peu rigoureux. »

    Mais vous avez été obligé de dévaloriser les affirmation de Max Carney ex-gouverneur de la Banque du Canada (sorti de nulle part évidemment).

    André Lefebvre

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    2 novembre 2013 à 10 10 53 115311
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    Je reviens sur le 2% de devises en 1973. Vous déviez l’information en disant:

    « En fait, je soupçonne que ces chiffres font plutôt référence à la répartition de la monnaie entre monnaie physique et monnaie électronique, … »

    Ce n’est pas du tout ça. D’ailleurs en 1973, de « l’argent électronique » il n’y en avait pas 98% et peut-être même pas 2%. Cette déviation est tout à fait malhonnête intellectuellement cela va sans dire. Elle devient du bla-blatéisme inutile mais qui emplirait du « temps » dans une émission d’information économique à la télé. Une vraie démonstration « d’expertise ».

    André Lefebvre

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    2 novembre 2013 à 14 02 33 113311
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    Et pour, peut-être terminer, je cite ce que vous avez affirmé plus haut:

    « Je le répète, si les entreprises nord-américaines RÉINVESTISSENT MOINS leurs profits qu’avant, … »

    J’imagine que vous rapportez ici un « fait exact »; mais il serait bon de remarquer que vous « répétez » exactement ce que vous avez passé trois ou quatre jours à réfuter de mon article.

    Donc, le cas est entendu, les grandes entreprises investissent leurs profits moins qu’avant; et quelle qu’en soit la (ou les) raison, les conséquences sont indiscutables.

    Merci pour votre expertise dont je ne doute aucunement mais que vous semblez « enrober » comme une pilule à faire avaler.

    André Lefebvre

    André Lefebvre

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        2 novembre 2013 à 18 06 48 114811
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        En fait, une placebo…
        . ».. since the very beginning, work has been also what has kept us away from thinking. There is still a « Faber » alive and well, both in our collective and individual souls, who keeps us very busy, maintains Sapiens – the thinker in our mind – at a safe distance, and protects us from acute awareness of our human condition. It is not surprising at all that our society, regarding work and jobs, should behave like the chronically-ill who feels a vacuum when the pain stops. The fact that work might lose some of its importance is acutely disturbing: Mankind is addicted to work. »

        http://www.nouvellesociete.org/3111.html

        PJCA

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          2 novembre 2013 à 20 08 09 110911
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          Oui PCJA, j’avais lu votre texte il ya 3 ou 4 ans.

          Je rajouterais que moins de « Faber » a été remplacé par plus de « Consumare » et que celui-ci est encore plus chronique comme maladie que le Faber. Baudrillard en parlait justement dans La société de consommation:

          « Encore une fois, la consommation est un travail social. Le consommateur est requis et mobilisé comme travailleur à ce niveau aussi […]. Il ne faudrait quand même pas demander au « travailleur de la consommation » de sacrifier son salaire (ses satisfactions individuelles) pour le bien de la collectivité. Quelque part dans leur subconscient social, les millions de consommateurs ont une espèce d’intuition pratique de ce nouveau statut de travailleur aliéné, ils traduisent donc spontanément comme mystification à l’appel de la solidarité publique, et leur résistance tenace sur ce plan ne fait que traduire un réflexe de défense politique. L’ « égoïsme » forcené du consommateur, c’est aussi la subconscience grossière d’être, en dépit de tout le pathos sur l’abondance et le bien-être, le nouvel exploité des temps modernes. » Jean Baudrillard

          DG

          Répondre
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        3 novembre 2013 à 1 01 52 115211
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        Non; « à faire avaler » comme dans « l’intention de faire avaler ».

        Mais votre commentaire sur centpapiers me semble pertinent.

        André Lefebvre

        Répondre
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    3 novembre 2013 à 10 10 33 113311
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    @André

    “Bon! Maintenant ce sont les actionnaires qui empêchent les entreprises de GASPILLER leurs profits. Ces entreprises veulent faire tout ce qu’il ne faut pas sinon réinvestir, semble-t-il. »

    Non! Au contraire! Généralement, les PDGs sont prêts à réinvestir plus et encore plus, même si la rentabilité des projets est discutable, voire clairement négative. Ce sont les actionnaires qui leur impose une certaine discipline ou pour qu’ils se limitent aux projets qui créent de la valeur.

    Et avant que vous affirmiez que je dis n’importe quoi, n’oubliez pas que c’est mon travail dans la vie : actionnaire professionnel. Des épargnants me confient leur argent pour que je l’investisse à leur place. Je rencontre régulièrement les PDGs des plus grandes entreprises au Canada pour discuter avec eux de leurs projets et de comment ils comptent allouer le capital. C’est ce que je fais tous les jours!

    « Ce n’est pas du tout ça. D’ailleurs en 1973, de « l’argent électronique » il n’y en avait pas 98% et peut-être même pas 2%. »

    Et vous avez vérifié cela avant de le dire je suppose? Aux États-Unis, en 1973, la monnaie physique représentait 6% de la masse monétaire M3, et donc l’argent électronique représentait 94%. Mon estimation au pif était assez près de la réalité et est exacte pour des années plus récentes. Avez-vous besoin de la source? (oui, moi j’ai de vrai sources quand je sors des chiffres, que voulez-vous, c’est ça être un malhonnête intellectuel, non?)

    Et ce n’est vraiment pas intellectuellement malhonnête d’envoyer la discussion dans un autre direction en citant des chiffres non-vérifiables et non-interprétable en provenance d’un rapport donc l’existence même est impossible à confirmer, non?

    « Donc, le cas est entendu, les grandes entreprises investissent leurs profits moins qu’avant; et quelle qu’en soit la (ou les) raison, les conséquences sont indiscutables. »

    Vous avez écrit, et je copie/colle, que les entreprpises : « ne réinvestissement pas leurs profits »
    J’ai démontré que c’est faux et l’ai appuyé par des chiffres vérifiables. En fait, les grandes entreprises réinvestissent deux à trois fois plus qu’elles ne paient de dividendes et paient davantage d’impôts que de dividendes. En quoi est-ce malhonnête?

    Qu’est-ce qui selon vous devrait déterminer le taux de réinvestissement d’une entreprise?
    La réponse est évidemment que ce sont les opportunités rentables d’investissement. S’il y en a moins parce que l’économie est mature et que la population vieillit, il est normal de moins réinvestir (en pourcentage, car en dollars absolus, le réinvestissement est quand même en croissance).

    Et cela est une bonne chose, car les actionnaires sont de plus en plus retraités et ont davantage besoin de revenu de dividende pour vivre. Ce non-réinvestissement devient donc de la consommation. Ce phénomène est présentement très suivi par bon nombre d’économistes.

    Est-ce que cela engendre du chômage? Non. Ce qui pourrait causer du chômage serait plutôt le réinvestissement dans des projets non-rentables, qui détruirait donc le capital. En revanche, ce que les chiffres vérifiables montrent est qu’une portion de ce capital migre des pays développés vers les pays émergents, ce qui est normal et souhaitable, puisque c’est comme cela que le Canada, l’Australie, le Japon et les États-Unis se sont développés dans le passé. Et le résultat est que la pauvreté de ces pays recule alors que leur classe moyenne grossit à un rythme effarant, ce qui est aussi vérifiable par des chiffres.

    « Mais vous avez été obligé de dévaloriser les affirmation de Max Carney ex-gouverneur de la Banque du Canada »

    J’ai démontré que l’affirmation de Carney est fausse et que l’augmentation de l’encaisse est largement attribuable à la nouvelle règlementation des institutions financières, qui a été imposée à ces entreprises par l’état. C’est un fait.

    D’ailleurs, les banquiers centraux sont les dernières personnes à qui on devrait faire confiance quant à leurs affirmations. Voir ceci :
    http://minarchiste.wordpress.com/2010/12/13/quelques-citations-hallucinantes-de-ben-bernanke/

    Dorénavant, mes réponses prendront plus de temps. Mon deuxième fils est né samedi matin (2 novembre), donc je serai fort occupé ces prochains jours.

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    3 novembre 2013 à 11 11 53 115311
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    « Et avant que vous affirmiez que je dis n’importe quoi, n’oubliez pas que c’est mon travail dans la vie : actionnaire professionnel. »

    Je n’affirmerai jamais que vous dites n’importe quoi. Au sujet d’investissement, je me rappelle qu’à l’époque (il y a une dizaine d’années) où personne ne voulait plus acheter du titre de Nortel suite à sa « dégringolade, j’avais décidé d’acheter ces actions au prix de 70 cents (prix qui n’a duré qu’un ou deux jours quand sa valeur réelle au livre était d’environ $30.00) et je les ai revendu $11.00 un an et demi plus tard. Ceux qui avaient acheté au-delà de $100.00 l’action auraient pu se rembourser de leur perte mais très peu l’ont fait et très peu en ont été conseillés malheureusement. Ce fut l’un des derniers soubresauts de ce titre.

    « Qu’est-ce qui selon vous devrait déterminer le taux de réinvestissement d’une entreprise? »

    Ce n’est pas mon problème; mais disons que le montant des subventions gouvernementales demandées ne serait pas un abus.

    « La réponse est évidemment que ce sont les opportunités rentables d’investissement »

    Curieux que vous ne disiez pas que ce sont la nécessité de survie et le besoin d’entretenir le roulement de l’entreprise. Cela démontre que ces sujets ne sont nullement en cause. Ce qui n’est pas le cas des membres de la société.

    « Ce qui pourrait causer du chômage serait plutôt le réinvestissement dans des projets non-rentables, qui détruirait donc le capital. »

    Sans être pour les projets non-rentables, ceux-ci ne détruisent pas le capital. Ils ne font que le « réorienter vers autre chose. Le capital ne se détruit pas. Par contre, les « profits » sont une « réorientation du capital. Du moins c’est ce qui me semble.

    « Ce phénomène est présentement très suivi par bon nombre d’économistes. »

    Évidemment puisque c’est le seul endroit où on peut trouver des raisons de défendre l’état actuel des choses.

    Mais dites-moi; à qui donnez-vous la responsabilité de la qualité de vie de TOUS les citoyens%? Vous nous parlez des actionnaires et je vous parle des citoyens.

    «  »J’ai démontré que l’affirmation de Carney est fausse et que l’augmentation de l’encaisse est largement attribuable à la nouvelle règlementation des institutions financières, qui a été imposée à ces entreprises par l’état. C’est un fait. »

    Et parce que cette nouvelle réglementation est imposée par l’état, les .sultats soulignés par M. Carney sont faux. Drôle de logique. Est-ce que si c’était moi qui avait imposé cette réglementation, ses propos auraient été vrais?

    Ben Bernanke? Vous n’y allez pas de main morte avec l’identité de vos exemples. 🙂 Il n’est certainement pas une référence pour autre chose que ce que vous en faites.

    Un deuxième fils? Bravo et félicitation à vous et à l’heureuse mère. Veuillez lui transmettre mes vœux de prompt rétablissement et je vous souhaite une merveilleuse vie de famille.

    Ceci sera mon dernier message sur cet article. Je ne veux pas accaparer du temps qui appartiennent au bébé et à la maman. 🙂

    Bon courage à vous deux et merci de vos interventions que j’ai vraiment apprécié.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    3 novembre 2013 à 13 01 55 115511
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    @André

    « Ceux qui avaient acheté au-delà de $100.00 l’action auraient pu se rembourser de leur perte mais très peu l’ont fait et très peu en ont été conseillés malheureusement. Ce fut l’un des derniers soubresauts de ce titre.”

    D’où l’importance de mon travail, non seulement pour aider les gens à faire fructifier leur épargne, mais surtout pour allouer le capital de manière à créer de la richesse.

    « les projets non-rentables, ceux-ci ne détruisent pas le capital. Ils ne font que le « réorienter vers autre chose. Le capital ne se détruit pas. Par contre, les « profits » sont une « réorientation du capital. Du moins c’est ce qui me semble. »

    Non. Une perte diminue le capital d’une entreprise. Un profit le fait augmenter. Comptabilité/Finance 101.

    « Et parce que cette nouvelle réglementation est imposée par l’état, les .sultats soulignés par M. Carney sont faux. Drôle de logique.”

    Vous avez mal lu. L’affirmation de Carney est : les entreprises pourraient investir plus car elles accumulent de l’encaisse. La réalité : les entreprises accumulent de l’encaisse parce qu’elles le doivent en vertu de la règlementation que Carney lui-même approuve et s’efforce de faire appliquer. Son affirmation est donc fausse et, avouons-le, plutôt risible.

    Répondre
    • avatar
      3 novembre 2013 à 16 04 14 111411
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      « Non. Une perte diminue le capital d’une entreprise. Un profit le fait augmenter. Comptabilité/Finance 101. »

      🙂 Je parlais du Capital dans son ensemble; c’est à dire dans la société et non « d’une société ».

      André Lefebvre

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    3 novembre 2013 à 14 02 23 112311
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    Je crois que l’analyse financière ne consiste pas tant à prévoir les mouvements des variables économiques qui devraient correspondre ce que nous connaissons de leurs tendances logiques, mais l’impact de l’information qu’en diffuseront les médias. Information qui, comme les gestes de l’Etat, est soigneusement orchestrée par le Pouvoir réel. Je ne crois pas que quoi que ce soit arrive sur les marchés qui ne soit pas presque totalement manipulé. L’astuce, désormais est de prévoir la manipulation. La main dite invisible n’est certainement pas aveugle …

    PJCA

    Répondre
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      3 novembre 2013 à 16 04 19 111911
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      En tous les cas, transiger à la bourse n’est plus ce que c’était. Aujourd’hui, je ne suis plus parvenu à y faire du profit une seule fois; et comme je ne suis pas très enclins à m’abandonner à « l’expertise » de quelqu’un d’autre, je m’abstiens. 🙂

      On ne peut nier qu’il y a énormément de manipulation. Mieux vaut ne pas « toucher ».

      André Lefebvre

      Répondre
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    5 novembre 2013 à 10 10 03 110311
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    @André

    « Je parlais du Capital dans son ensemble; c’est à dire dans la société et non « d’une société ». »

    Ça ne change rien. Quant une société fait du profit, le capital total de la Société grossit. Votre commentaire implique que pour faire un profit, il faut enlever quelque chose à quelqu’un. C’est faux. Un profit est une plus-value créée par l’interaction du travail, du capital et des ressources. Quand l’extrant vaut plus que les intrants, la société est plus riche qu’au départ, et le capital grossit.

    Je crois comprendre que vous ne savez pas vraiment ce qu’est un profit, ce qui expliquerait largement pourquoi vous ne semblez pas saisir la plupart de mes arguments. Notez qu’il n’y a rien de mal à cela, je ne saisis pas vraiment ce qu’est le spin d’une particule. La différence, est que si j’en parle avec un physicien, je ne tenterai pas de lui faire la leçon sur le sujet, j’aurai plutôt une attitude d’apprentissage et de curiosité. Je n’essaierai pas de sortir des pseudo-faits à travers mon chapeau.

    Pensez-y…

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      1 décembre 2013 à 10 10 13 121312
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      J’y ai bien pensé et, imaginez-vous que je ne suis pas d’accord avec les physiciens non plus. 🙁

      Répondre
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    5 novembre 2013 à 14 02 43 114311
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    En plus de mon article « La Dictature du Capital » qui sera publié sur mon blogue jeudi et sur les 7 vendredi, cette discussion m’a inspiré un nouvel article pour la semaine prochaine qui portera sur le réinvestissement des profits des entreprises Canadiennes. Je mettrai les liens ici lorsqu’ils seront publiés.

    Répondre
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      5 novembre 2013 à 16 04 29 112911
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      Merci

      André Lefebvre

      Répondre
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    5 novembre 2013 à 20 08 27 112711
    Permalink

    @ Minarchiste,

    En attendant avec impatience cet article, voici un lien vers un documentaire fascinant qui explique comment les marchés sont manipulés électroniquement par les algorythmes et les transactions à fréquence élevée.

    http://www.zerohedge.com/contributed/2013-11-04/wall-street-code-released

    Pour ce qui est des investissements des entreprises, les grandes entreprises engagent des lobbyistes qui font passer des lois pour les avantager. Donc, elles font beaucoup d’argent. Je n’ai rien à ajouter sur ça.

    Quant au taux d’emploi, les chiffres ne sont pas représentatifs parce que plusieurs travaillent et sont quand même sous le seuil de pauvreté. Le véritable taux de cômage aux É-U, par exemple, est probablement aux alentour de 20 % et même plus pour les jeunes travailleurs. En Europe, c’est même pire dans certains pays.

    Pour ce qui est des investissements des entreprises, les grandes entreprises engagent des lobbyistes qui font passer des lois pour les avantager. Donc, elles font beaucoup d’argent. Je n’ai rien à ajouter sur ça.

    Dans un autre ordre d’idées, je trouve désolant de voir comment le président du c.a. du Fonds de Solidarité, M. Michel Arsenault, est traité devant la Commission Charbonneau, de même que d’autres témoins dont M. Bolduc, et comment toutes sortes d’insinuations circulent à propos du Fonds ainsi que la FTQ.

    J’ai compris d’une entrevue donnée par M. Arsenault que les écoutes électroniques entendues devant la Commission avaient été obtenues dans le cadre d’une enquête criminelle, mais qu’aucune accusation n’a jamais été portée contre lui. Ce sont des écoutes électroniques des conversations téléphoniques de M. Arsenault qui servent à interroger les témoins depuis quelques jours à la Commission.

    M. Arsenault et M. Bolduc ont tous deux souligné à juste titre que leur vie privée avait été violée et qu’aucune accusation n’a jamais été portée contre eux, mais qu’ils doivent quand même affronter le contenu des conversations captées à leur insu, sans jamais même les avoir entendues auparavant, devant répondre à brûle pour point devant la Commission. Je trouve ce processus honteux et inéquitable envers ces témoins. Cela ressemble à une chasse aux sorcières.

    Toute cette attention portée sur le Fonds et la FTQ devrait inciter à la plus grande méfiance, car la Commission pourrait ultimement servir à modifier le fonctionnement du Fonds ou de la FTQ, ce qui pourrait avoir un effet négatif sur les travailleurs et les entrepreneurs du Québec.

    On peut bien dire ce qu’on veut des entrepreneurs en construction du Québec, mais ils ont fait travailler beaucoup de monde, et ces travailleurs ont dépensé leur argent dans leur ville, village et quartier, ce qui a profité à tous les Québécois. Soyons honnêtes quand même.

    Répondre
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    5 novembre 2013 à 20 08 52 115211
    Permalink

    J’ai écrit M. Bolduc dans mon commentaire précédent, mais c’est une erreur. Je référais plutôt au témoignage de M. Jocelyn Dupuis.

    Répondre
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    5 novembre 2013 à 21 09 08 110811
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    Je me suis trompé une deuxième fois en écrivant que Michel Arsenault était président du Fonds alors qu’il est plutôt président de la FTQ. Excusez moi pour ça. Ça ne change rien au fonds de mon commentaire. S’il n’a pas été accusé faute de preuve, les écoutes électroniques obtenues durant l’enquête auraient dû être détruites. Par ailleurs, je ne me souviens pas d’un tel acharnement lorsque la Caisse a brulé 35 milliards de dollars en papier commercial et autres actifs toxiques.

    Répondre
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    11 novembre 2013 à 9 09 56 115611
    Permalink

    @André

    Je n’en crois pas mes yeux ce matin! Un rapport de la Banque du Canada qui dit exactement le contraire de M. Carney.

    Cliquez sur le lien ci-bas, et regardez le graphique A-2 de la page 34 (p. 28 du rapport).

    Le titre est :  » Les investissements des entreprises sont élevés relativement au PIB ».
    http://www.bankofcanada.ca/wp-content/uploads/2013/mpr-october2013.pdf

    J’avais moi-même sorti les chiffres de Statcan pour mon article de cette semaine, mais je suis tombé sur ce rapport qui constate tout ce que je disais dans mes commentaires.

    Maintenant, quelqu’un pourrait affirmer que le mot clé ici est « relativement au PIB ». Qu’en est-il des chiffres absolus, ajustés pour l’inflation? Je mettrai le graphique dans mon article, mais si vous les voulez avant, cliquez sur le lien ci-bas et regardez la ligne « Formation brute de capital fixe des entreprises ». En français ça veut dire l’investissement des entreprises dans leur capital productif, ce dont nous débatons ici.

    Et bien comme vous le voyez, ce chiffre est en constante augmentation et n’a jamais été aussi élevé depuis 1981!

    http://www5.statcan.gc.ca/cansim/a21?NOSEC=false&initialViewPeriodNumber=0&MBR%5B'EST'%5D=1*31&whenConvertingFrequency=USE_CALENDAR_YEAR&p1=1&eyear=2013&action:a21=Apply&outputFrequency=ANNUAL_SUM&exporterId=TABBED_TABLE_HTML_TIME_AS_COLUMN&MBR%5B'PRI'%5D=1&MBR%5B'GEO'%5D=1&smonth=9&lang=fra&syear=1981&id=3800064&MBR%5B'SEAS'%5D=1*2&emonth=6&stByVal=2&accessible=false&retrLang=fra&manipulationOption=DATA_AS_RETRIEVED

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