Ludwig Feuerbach sur le passage au monothéisme

YSENGRIMUS — L’ouvrage d’époque L’essence du Christianisme (1841-1846) du philosophe allemand Ludwig Feuerbach (1804-1872) reste une des références réflexives les plus fouillées sur la question de l’invention de Dieu par l’Homme. Développant l’idée, déjà formulée par les matérialistes français du siècle précédent, que l’être humain créa Dieu à son image pas le contraire (pp. 249-250, 471-472, 526), Feuerbach formule une solide expansion de notre compréhension de l’anthropomorphisation théologique. On me permettra un détour que n’aurait pas pu prendre Feuerbach. Celui de la saga Star Trek. Star Trek imagine des nations extraterrestres de toutes farines et quel que soit leur degré de sophistication technologique, physiologique ou ethnologique, elles finissent toujours par se trouver confrontées au filtre humain. Elles ressemblent largement aux humains et surtout, au fond, quand on leur découvre des différences, c’est fatalement pour observer que les humains les surclassent. C’est comme si, eux-mêmes humains, les concepteurs de Star Trek ne pouvaient mettre en scène, même dans leur imagination la plus débridée, que des variations sur les caractéristiques éphémères ou fondamentales de l’humain. Sans le mentionner évidemment, Feuerbach (pp. 128, 161, dans ce second cas, avec une citation de Malebranche évoquant aussi la possibilité de vie extraterrestre) parle très explicitement de l’humanisme Star Trek quand il explique, tout simplement, qu’en imaginant des mondes autres que la Terre et des gens y vivant, on n’arrive qu’à se fabriquer des projections intellectuelles plus ou moins magnifiées de l’humain. Or, crucialement, notre conception du divin n’échappe pas, elle non plus, à cette fatalité anthropocentrée de nos projections en fiction. La chose parait assez patente quand on regarde, avec le recul dont nous disposons, les dieux anthropomorphes des polythéismes idolâtres anciens. Feuerbach explique (p. 138) que Wotan, le chef des dieux de la mythologie germanique, est aussi le dieu de la guerre tout simplement parce que les peuplades de germains voyaient dans la guerre et l’aptitude à bien la mener une vertu cardinale. L’humain façonne les dieux à son image, fonction de la valorisation de ses priorités historico-sociales du moment. C’est assez limpide, incontestable en fait, dans le cas de ces vieux polythéismes que le passage au monothéisme a fait voler en éclats.

Un petit exemple amusant tiré du film Conan le Barbare (1982) va nous permettre d’approcher le choc que le passage au monothéisme fait subir à ce miroir spéculaire déformant et magnifiant de l’idolâtrie anthropocentrée. Conan le Barbare (joué par Arnold Schwarzenegger) erre de par le vaste monde. Dans son errance, il rencontre Subotai (joué par Gerry Lopez), un archer asiatique de la nation des Hyrkaniens. Le pauvre Subotai n’en mène pas large. Ses ennemis l’ont enchaîné à un roc pour qu’il se fasse dévorer par les loups. Conan le libère. Les deux nouveaux amis s’installent dans la steppe, sous un ciel de fer, pour une petite tambouille vespérale. Conan demande alors à Subotai quelle divinité il vénère. Subotai, solide et mystérieux, répond qu’il rend un culte aux Quatre Vents de l’Horizon qui sont invisibles mais soufflent sur la totalité du monde. Subotai demande ensuite à Conan quelle divinité il vénère, lui-même. Carré, presque enfantin, Conan explique qu’il rend un culte au Géant Crom, puissant guerrier mythologique qui lui demandera des comptes à la fin de ses jours sur sa propre vie de guerrier et le bottera hors du Walhalla en se foutant de sa poire si le bilan n’est pas satisfaisant. Subotai ricane doucement et explique calmement que les Quatre Vents de l’Horizon soufflent sur la totalité du monde INCLUANT le Géant Crom, qui n’est jamais qu’un gros et grand gaillard de plus, ayant le ciel au dessus de sa tête, comme tout le monde. La puissance des Quatre Vents de l’Horizon prime, car ils sont invisibles, intangibles, intemporels, vastes et omniprésents. Abasourdi de voir la description de sa divinité anthropomorphe enveloppée dans le syncrétisme spontané d’un baratin bien plus articulé que le sien, Conan, subjugué par la solidité du développement de Subotai sur sa propre divinité, cosmologique elle, se met à regarder le ciel venteux et tumultueux de la steppe avec une inquiétude renouvelée. Le tout ne dure que quelques minutes, mais c’est à se rouler par terre de finesse ironique. La fatale démonstration est cocassement faite de l’incontournable supériorité intellectuelle du monothéisme cosmologisant sur l’idolâtrie anthropocentrée.

Cela, par contre, ne règle pas tous les problèmes du monothéisme, il s’en faut de beaucoup. La philosophie implicite de la Fantasy rejoint Ludwig Feuerbach ici sur ce qu’il nous propose, lui, concernant justement le passage au monothéisme. Il s’agit là, en fait, d’un puissant mouvement d’abstraction (pp 225-226, 282, 345-347) qui, quand il s’installe dans une culture, a deux impacts capitaux. D’abord, dans l’angle positif, projetant, par l’abstraction, les principales caractéristiques divines dans l’omniprésence lointaine, «céleste» (p. 365), le passage au monothéisme magnifie et cosmologise le divin et, ce faisant, révèle l’amplification de l’entendement humain à embrasser des représentations tenant de plus en plus compte, de façon encore esquissée mais sans doute possible, de catégories supra-individuelles, larges, complexes, et non-empiriques (nature, cosmos, mais aussi, société, histoire). Ensuite, dans l’angle négatif, le passage au monothéisme humanise le corpus idolâtre. Les caractéristiques faussement divines de Wotan et du géant Crom deviennent de ce fait radicalement et indubitablement humaines. C’est là une puissante appropriation, en creux, de l’ancien corpus des dieux et demi-dieux. L’humain devient désormais l’exclusif dépositaire de toutes les caractéristiques crues antérieurement démiurgiques que l’abstraction monothéiste nie désormais à l’idole. Conséquemment l’humain se connaît et s’assume mieux. Il s’approprie des forces et des grandeurs qu’il croyait autrefois extérieures à lui. Les questions existentielles ne sont pas alors retirées de l’humanisation (dédivinisation) du modèle idolâtre qu’impose le monothéisme. Les questions existentielles font simplement désormais l’objet de réponses pratiques plutôt que mystiques. Ces nouvelles explications que l’humain se donne de lui-même sont empiriques ou fictives mais désormais intégralement terrestres. Sauf que l’errance mythologisante garde une portion significative de ses contours même après le passage au monothéisme. La grossièreté en est tout simplement moins évidente, plus occultée parce que plus magnifiée et distanciée par le nouveau culte.

Il convient de s’arrêter à cette convergence essentielle du mythe abstrait et du mythe pratique. Leur radicale différence ne doit pas occulter ce qu’ils ont en commun. Prenons, par exemple le centaure. Le centaure est une de ces réponses pratiques (fictives) dont il est désormais sciemment impossible de nier le caractère façonné, artificiel. Un certain snobisme intellectuel trivialise l’identification du centaure au Dieu du monothéisme, pour des raisons non explicitées et fumeuses. On aurait, dans la genèse humaine du centaure et celle de Dieu, deux attitudes distinctes, irréconciliables. Erreur. Le principe de mise en place est identique. Un centaure est l’amalgame de traits caractéristiques de deux êtres empiriques existants, l’homme et le cheval, débouchant sur un résultat éclectiquement construit et fictif. Le dieu monothéiste est l’amalgame de traits caractéristiques de deux entités non-empiriques existantes, la civilisation et le cosmos (le monde, p. 337), débouchant sur un résultat tout aussi éclectiquement construit et tout aussi fictif. La solution «existentielle» du centaure, c’est la médiation ancienne entre le cheval et l’homme qui nous la livre. La solution du dieu monothéiste c’est la médiation entre civilisation et cosmos, entre culture et nature, entre société et environnement, entre entendement (au sens feuerbachien) et raison, qui nous la livre. Comme pour les oeufs de dragons, c’est seulement en cassant la coquille légendaire immangeable qu’on y voit et qu’on y mord. Sauf qu’une fois cela fait, le centaure et Dieu n’y sont plus… Que voulez-vous, il faut savoir sortir de l’enfance de la pensée…

Le passage au monothéisme est un moment crucial de cette sortie de l’enfance de la pensée. La chose se complique encore, se brouille aussi, quand la dimension interactive se tortillonne à cette question si humaine du rapport au divin. Feuerbach corrèle sans compromission la prière à la religion véritable, enthousiaste, archaïque, authentique (pp 177-179 et chapitre 11). Dieu, être humain transposé, magnifié, cosmologisé, distillé, purifié, serait bon, miséricordieux, attentif, débonnaire, généreux, empathique, une manière de modèle moral implicite ou explicite. Or, éventuellement, l’abstraction monothéiste, dans ses différentes phases doctrinales d’ascension, minimise, réduit, abandonne même, la dimension interactive… autant celle des polythéismes (interaction semi-légendaire, passionnelle ou conflictuelle, avec le dieu-héros) que celle des monothéismes primitifs (prière-requête adressée, sciemment et à voix haute, au dieu-morale). Cet abandon de l’interaction ouverte, craintive et/ou paisible, de la foi naïve avec Dieu, ne pardonne pas. Elle s’impose fatalement au détriment de son omnipotence active et au profit des catégories théologiques ou théosophiques qui affectent si activement d’absolutiser le divin (omniprésence, omniscience, toutes deux de plus en plus passives, distantes, éthérées et muettes). En analysant les choses ainsi, Feuerbach nous fait clairement comprendre que le passage au monothéisme qui fondera les grandes religions du monde EST son contraire: un moment crucial de déréliction résultant de ce qu’il appelle fort pertinemment l’entendement incrédule (p. 233). En montant de la terre au ciel, le divin illumine intellectuellement mais aussi, il se disloque, comme un pétard de fête…

« Pour l’homme sensible un Dieu insensible est un Dieu vide, abstrait, négatif, c’est-à-dire un néant… »

Ludwig Feuerbach, L’essence du christianisme, Gallimard, Tel, p. 188.

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Subotai l’Hyrkanien (joué par Gerry Lopez) et Conan le Barbare (joué par Arnold Schwarzenegger)
Subotai l’Hyrkanien (joué par Gerry Lopez) et Conan le Barbare (joué par Arnold Schwarzenegger)
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7 Commentaires

  1. De l’origine des divinités primitives, des dieux et du Dieu unique.
    Quels étaient donc ces premiers instructeurs de l’humanité qui expliquèrent à l’homme la Nature et ses mystères, la vie et ses lois ? La tradition de tous les pays fait remonter cette première science à une « race divine ». Puis, quand vint la religion moderne qui résuma tous les Dieux en un seul, on déclara que « la Révélation vient de Dieu ». Mais ceux qui parlaient ainsi s’appuyaient sur une tradition altérée ; si nous remontons à sa source, nous ne trouvons pas un Dieu, mais des Dieux, et si nous cherchons quel était le secret de leur nature divine, nous devons remonter plus haut encore, et dans ce passé lointain, nous ne trouvons plus des Dieux, mais des Déesses, et forcément nous constatons que c’est cette primitive Divinité, la Déesse, la puissance supérieure (intellectuelle), qui a instruit les hommes. Nous comprenons alors que la source de toute vérité, c’est l’Esprit féminin.
    Déesse est le nom générique de toutes les femmes supérieures et qui n’indiquait alors que les qualités morales inhérentes au sexe féminin. Pas de surnaturel ; partout les mêmes principes, c’est-à-dire les mêmes commencements, avaient pour base la nature même, encore inviolée.
    Longtemps la science primitive régna sur le monde, elle fut la base des grandes civilisations de l’antiquité. En ce temps-là, on connaissait les lois de l’Univers, l’origine de la vie, les véritables lois de l’Evolution des êtres, la loi morale et tout ce qui fait l’objet des recherches des savants modernes.
    Il convient de préciser à propos des « Dieux » ou plutôt des Déesses, qu’il ne faut pas faire la confusion entre une signification qui en a été donnée en tant que puissance cosmique qui organise l’Univers (la radiation des astres incandescents telle celle de notre soleil) qui a été appelée « Elohim » chez les hébreux, « Brahm » chez les hindous, ou « Ptah » chez les égyptiens, et celle représentant la Déesse-Mère, la femme, qui est la créatrice de l’enfant, et donc la Divinité qui crée l’humanité, et qui la crée mâle et femelle car la mère enfante les deux sexes, les dirige et les instruit. Elle seule est Créatrice ; les « Elohim » organisent, mais ne créent pas, ce sont des puissances physiques, des forces. Chez les égyptiens, « Ptah », cette puissance cosmique, ce rayonnement solaire a été personnifié par la Femme-Déesse, que l’on comparait au Soleil parce qu’elle possédait en Elle l’esprit qui éclaire. Les premières femmes régnantes, les Dévas, les Fatas, les Génies, les Almées, les Izeds, les Archanges, etc., représentent d’abord l’Esprit universel. L’art antique leur a toujours donné des figures féminines. C’est pourquoi l’idée de maternité sera liée à l’idée de Divinité. Plus tard, suivant l’évolution de l’idée divine, après une période intermédiaire entre le régime maternel et le régime paternel, l’hermaphrodisme (le polythéisme), l’égalité des sexes, il ne sera plus laissé place qu’à un Dieu unique, anthropomorphe, mâle, inutile, inconnu et incognoscible, relégué hors du monde, sur le trône de sa déserte immensité, et dont l’existence ne semble servir que de ferment de discorde entre les hommes.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

  2. Bonsoir Ysengrimus,

     »Déréliction » et  »Entendement incrédule » peut-être, mais ce passage au monothéisme reste tout de même l’une des plus grandes énigmes toujours pas totalement résolue de tous les temps ! et quoi qu’il en soit, le monothéisme fut certainement une révolution de nature politique jamais égalée bien qu’elle s’est faite dans la soumission on s’entend! qu’on se place du bord des croyants qui n’oseraient le qualifier ainsi mais le qualifient toujours de révélation, ou qu’on le scrute sous un angle athée académique et philosophique rigoureux, ou comme une vulgaire théorie conspirationiste, ou qu’on le voit sous l’œil marxiste qui l’a qualifié de drogue du peuple autant pour le polythéisme et toute religion avec l’œil critique du matérialisme historique, il est indéniable que le monothéisme qu’on le veuille ou pas, en tous cas pour les civilisations du moyen orient et de l’occident, fut en son temps le concept politique et intellectuel le plus accompli et le plus docte si on peut dire…qui allait justement ouvrir la voie et frayer un chemin au rationalisme via une expérience humaine douloureuse certes, mais quasi inévitable au vu de la diversité et le dénuement de jadis !

    Les questions inhérentes aux religions abrahamiques ne sont que secondaires lorsqu’on creuse un peu: qui sont en réalité les prophètes du monothéisme, d’ou sortent t-ils, et surtout d’ou sortent leur textes et livres  »sacrés » si bien concoctés et surtout ouverts à l’interprétation (de la plus sombre à la plus éclairée) au point de marquer et durer aussi longtemps, réussir à fédérer des peuples aussi bien primitifs que semi primitifs, que presque pleinement civilisés, que tout à fait modernes encore aujourd’hui, les organiser socialement, leur intégrer la civilisation et des valeurs universelles, émanciper la majorité ne serait-ce que sur le plan de la vie en société et de l’acquisition du savoir, poser les bases d’une économie politique plus démocratisée , et celles de l’élaboration de lois qui s’opposent aux réalités puniques condamnant les cultes de royautés divinisés et leurs actes barbares ou irrationnels etc ….bien qu’il ait favorisé les conquêtes et l’impérialisme mais cette fois au nom de Dieu, comme ultime acte politique d’annexion et de création d’états! Ce monothéisme en tous cas semble avoir été inévitable pour cette partie du monde, un moteur politique et civilisationnel incroyable qui a duré, et souvent opposé ses propres protagonistes, des plus sanglants aux plus sages…avec tous ses défauts certes…! il faudrait donc surtout exclure le moyen âge et ses dérives politiques et religieuses, et considérer les accomplissements de cette doctrine du monothéisme depuis son apparitions si on peut le dire ainsi…successivement chez les juifs, les chrétiens et les musulmans enfin !

    Mais alors si on veut aborder les détails, c’est de deux choses l’une : soit qu’il y ait vraiment eu des prêtres dotés d’un savoir politique et d’intelligence insoupçonnée pour l’époque, des érudits que personne ne connait réellement à date qui aient tout concocté pour chaque ‘’révélation’’, d’ailleurs on parle de plusieurs pistes, que ce soit pour le judaïsme, de la  »source Q » dans le christianisme qui postule qu’il aurait des évangiles écrits initialement en araméen et et non en grec qui auraient précédé les évangiles de Marc et de Mathieu si je ne me trompe… (il y a un article détaillé sur wikipedia), et en ce qui concerne l’islam que Mohamed fut un véritable prodige politique pour son temps, soit, on perd les pédales et on rejoint ceux qui disent qu’il y a eu vraiment des extra terrestres qui nous auraient insufflé aussi bien le polytheisme que le monothéisme comme le stipulent toutes sortes de d’hurluberlu sur le web et qu’on aurait retrouvé sur les tablettes de Babylone et de Mossoul et chez les assyriens et les schtroumpfs aussi… 🙂

    C’est certain qu’on peut toujours spéculer qu’il aurait pu y avoir une scission avec la religion aussitôt que les premiers siècles de l’antiquité Judaïque ou du monothéisme chrétien, ou plus tard musulman, que les savants hérétiques ou cachant leur incroyance ont toujours existé et probablement plus qu’on ne l’imagine, mais sur le plan politique, quel état aurait pu subsister sans religion monothéiste dans cette région en tous cas ! aucun ! Mais à la place, des états et des chefs d’états pratiquement laïques ou peu regardant de la religion, et s’intéressant aux arts, aux lettres et aux sciences ont de tout temps prévalu jouissant d’ailleurs des bienfaits de la religion et ses atouts fédérateurs dans leur assise et exercice du pouvoir ! A travers l’histoire, on dénote donc clairement une évolution lente mais certaine, avec des tentatives répétées d’affranchissement de l’orthodoxie religieuse en tous cas, mais qui, il faut le rappeler, s’est toujours heurtée à la compétition et la conquête du pouvoir par d’autres sous couvert de la religion ! on a tourné ainsi dans un cercle vicieux pendant des siècles, sans que Yahvé, Jésus ou Allah y trouvent rien à redire , ‘’Béni sois le roi, l’empereur, le général qui gouverne en mon nom, et zigouille la tête de son prédécesseur, Amen’’ certes !  Lorsque les Mongols attaquèrent et colonisèrent la chine, le Vietnam, L’Asie turkmène, la Russie, l’Europe chrétienne jusqu’en Pologne, Hongrie, Autriche et Bulgarie, ensuite la perse et le monde musulman du moyen orient, ils le firent avec une violence inouïe, une efficacité sans précédent, et un monothéisme punique ‘’Tengriste’’ d’où ils tiraient leur détermination, ils comprendront très vite les avantages à garder les monothéismes ou polythéismes locaux de leurs colonies déjà constituées en empires, et donc la force du monothéisme chrétien et musulman, certains fils et descendants de Gengis khan s’y convertiront carrément ! Qui aurait pu croire que la grande Byzance allait leur payer des impôts et leur faire allégeance pendant pres de trois siècles, ou que le Califat Abbaside, ou seldjoukide en feraient autant alors que le siège de l’état Mongol bien que se décrétant musulman plus tard, ne le fut en réalité que très superficiellement, et demeurait principalement tengriste …et taôiste et animiste au fond !

    Bref, aujourd’hui, face aux religieux fanatiques, on retrouve aussi des athées ‘’populistes’’ ou sensationnalistes ou remontés si on peut dire (sans porter atteinte à leur liberté de non croyance) qui sont partout et sont surtout obsédés par le Dieu Abrahamique, le Dieu Unique qu’ils exècrent et désapprouvent, Allah, Yavé, Jesus, etc, mais sur le plan philosophique et sur la leçon extraordinaire en sciences politiques que le monothéisme à légué, on passe à côté de la véritable richesse, des véritables questionnements, sachant que hors monothéisme et religion en général, le monde oriental et occidental ne fonctionneraient pas tout à fait sans heurts aujourd’hui à mon sens! Voyez juste l’Amérique conservatrice et profonde, même avec un ‘’Dieu de leur côté’’, ça flingue tous les jours, ça se repentit avec une balle dans la tête ou sur la chaise électrique, ça nous balance des milliers de films et de propagande de morale à deux sous, et ça broie de l’humain comme nulle part ailleurs, alors imaginez les sans religion, ils n’auraient même pas à se ‘’repentir’’, c’est choquant certes, mais je trouve que c’est la réalité… j’oserais même dire que le monothéisme orthodoxe aurait pu intégrer le marxisme et le communisme et les adapter à sa doctrine religieuse et pas le contraire, et aucun état même le plus marxiste ne pourra un jour se permettre de se proclamer état tout à fait athée sauf sur le papier! les tentatives du siècle précédent au sein des pays communistes se sont révélées être un fiasco ! et plus que la laïcité, et l’état de droit, ou même l’état policier, la religion sert encore à contre balancer les effets du nationalisme ou ceux identitaires et ethniques au sein d’un même peuple ! Je trouve donc qu’on est figé sur ce que je pense être des approximations et des spéculations dans les deux bords, croyants fiévreux comme athées en colère, on stagne sur des concepts inconciliables comme ce que vous avez appelé une fois le fardeau de la preuve de l’existence ou l’inexistence de Dieu, ou celui qu’utilisent les athées pour défier les hommes de religion : le dilemme du mal  »qui ne peut être associé à aucun Dieu » ou que ce Dieu serait fou de vouloir autant de mal à ses créatures, et sur toutes ces questions contradictoires qui font que croyants et incroyants évoluent sur deux parallèles qui ne pourront jamais se croiser, mais continuent de se dépenser autour de ces questions ! le tout étant vachement saupoudré d’une bonne dose de narcissisme, d’égocentrisme, de prétentions et de fausse modestie dans les deux camps je trouve !

    et pour compliquer le tout, la science se retrouve instrumentalisée elle aussi, soit dans le camps des religieux, soit celui des ‘’militants’’ athées, dont certains en font une religion ! ainsi, le darwinisme et la théorie de l’évolution sont devenu un argument n’importequoitiste mijoté à toutes les sauces par des athées en colère, alors que des croyants plus nuancés ont avancé ces dernières décennies la théorie ‘’du dessein intelligent’’ un peu plus ‘’ rationnelle’’ et très acceptable, certains pseudo scientifiques ou scientifiques même travaillent d’arrache pied pour prouver allez savoir quoi pour le bénéfice de chaque camps! alors que la majorité des travaux de la science ne sont pleinement vérifiables que pour une part des avancées et découvertes en sciences exactes, tandis que l’autre part, plus vaste et globale est encore purement théorique ! la science va même plus loin en matérialisant le doute et la multiplication d’hypothèses sur tout et n’importe quoi, l’origine de la matière et des espèces vivantes ou éteintes… aucune espèce n’est véritablement connue dans son intégralité et ses mystères restent entiers, son origine exacte, son évolution, et même la matière qu’on a cru cerner conserve plusieurs mystères, en plus que aucune matière n’est statique et éternelle même pas la plus vieille comme le carbone, ni même la plus minuscule des particules nucléaires ou élémentaires, les atomes, les protons, les quarks, les fermions, les photons de lumière, l’anti matière et les anti particules… on a même établi scientifiquement que l’électron est l’unique particule élémentaire qui soit presque éternelle mais ne l’est sûrement pas même avec son âge de 66 milliards de milliards d’années… et donc toute matière ou particule devra tout ou tard subir transformation, mutation, ou désintégration et disparition certaine, pour être remplacée par une nouvelle, la science est capable aussi de remettre en question notre monde tel que nous le connaissons et interagissons avec sur la base de certitudes, de théories et de postulats purement physiques et matériels qui sont tributaires avant tout de cycles de vie et d’interactions chimiques et organiques qui se renouvellent pour un laps de temps donné, et pour l’instant uniquement sur notre planète terre… pendant qu’un néant de vie sidéral et absolu caractérise l’immense et insondable univers qui nous entoure….qui se trouve en expansion permanente malgré la présence en permanence de particules et de matière élémentaires connues des humains en son sein, et qui pourrait même contenir une vie similaire à la notre, une autre planète et une interaction de particules et de matières recréant la vie ailleurs, que cela ne changerait strictement rien à la donne que rien, absolument rien ne nous permet de croire que nous soyons capables de comprendre quels autres formes de vie existent ailleurs et sous quelle forme !

    Et donc, sans nécessairement épouser les théories du monothéisme ou de la religion qui résume l’homme à une créature de Dieu…, si l’homme était le véritable problème ?! l’athéisme suggère que l’homme, cet être supposément issu (scientifiquement parlant) de plusieurs accidents et hasards d’interactions de matières et de particules, de bactéries et de microbes, d’évolution, d’adaptation et de croissance dans cette genèse scientifique théorique et ce, depuis un passé très lointain, s’est permis en tout cas de décréter la forme de vie dont il est l’objet de vie intelligente ou supra intelligente, et d’intelligence tout court, dans une sorte de verdict qu’il a décrété et s’est attribué à son genre et dont le moteur et le carburant résultent surtout de sa volonté de domination imperturbable, celle de vouloir dominer l’espace, le temps, les autres espèces, la planète.. en rêvant de coloniser l’univers…bref, ce raisonnement a de quoi choquer un croyant c’est certain, l’homme aurait donc par une succession de hasards et de mécanismes d’évolution et d’adaptation tiré le jackpot devant toutes les autres espèces on dirait, et tout ce qui l’entoure sur terre ou même dans l’univers ne fait que servir ses desseins, le maintient en vie, le nourrit, et le comble de bienfaits…et curieusement donc, ce même raisonnement en théorie athée et dénuée de religion, rejoint tout à fait la religion et les textes religieux dans ce qu’ils professent et prêchent ! et pour accentuer cette rencontre entre athées et croyants, la microbiologie a récemment pu prouver que l’homme et son intelligence, ne seraient rien d’autre qu’une intelligence bactérienne, microbienne et virale, dont les virus sont les véritables chefs d’orchestre qui commandent des armées de bactéries et de microbes par milliards, et déterminent aussi bien nos humeurs, que notre QI, que notre génétique, notre immunologie, notre succès et nos échecs aussi, et c’est pas fini, tout les jours se créent de nouvelles bactéries, virus, microbes et formes de vies au sein même de notre organisme, et si 85% de nos gènes sont issus d’un patrimoine génétique connu ou antérieur, il reste que 15% de nos gènes n’auraient parait-il aucun antécédent dans le génome humain, mais sont tout à fait neufs et inconnus… une faune sur laquelle l’homme n’a strictement aucun contrôle sauf celui d’essayer de comprendre le fonctionnement et maintenir le tout en branle pour prolonger la vie jusqu’à un certain point ou âge, et encore moins pouvoir prédire tout assaut viral ou bactérien d’un genre nouveau ou souche étrangère, un génome inconnu aussi, qui pourrait nous exterminer et exterminer la vie en un rien de temps comme le confirme la médecine et la virologie ou l’immunologie médicale moderne !

    Bref, vous allez trouver mon raisonnement un peu loufoque, mais c’est pour dire que je m’intéresse à tout, et nulle part on ne trouve d’explications complètes et satisfaisantes aux déterminismes biologiques, cosmiques, existentiels, les astrophysiciens et les scientifiques sont encore plus éblouis par cette machine qui tourne comme une montre suisse et maintient en vie, nourrit et surtout évite l’extinction des espèces y compris l’homme! le soleil par exemple, cet astre en fusion nucléaire permanente dont l’énergie ne se consume jamais ! pourrait nous cramer vifs dans plusieurs scénarios, il suffirait d’un léger changement d’angle d’exposition au rayonnement…par exemple, mais non, il est là à brûler pépère et discipliné… non uniformément d’ailleurs, puisque certains points noirs de la surface la température mesurée aux télescopes à infra rouges ne fait que 3500 degrés, alors que le reste brûle en dizaines, en milliers et en millions de degrés, son noyau brûle à 15 millions de degrés Celsius depuis des milliards d’années et sans renouveler le combustible ! et son Halo qui l’entoure brûle à une température encore plus élevée que sa surface…un autre mystère ! et donc sans les photons de lumière de ce sacré soleil il n’y aurait pas une trace de vie ici bas en tous cas, et tout phénomène cosmique significatif qui affecterait son rayonnement, ou l’exposition terrestre à rayonnement pourrait signifier la fin des haricots sur terre tout simplement !

    Avons-nous réellement dépassé ou sommes nous réellement libérés des théories religieuses, et surtout de la doctrine du monothéisme principalement dans sa dimension politique, ou moindrement scientifique dans son hypothèse créationniste, j’en doute, sans pour autant défendre la religion ! Je ne vous cache pas, que ce genre de raisonnement, qui peut vous paraître aussi loufoque que suspect, qu’irrationnel peut-être aussi, me pousse surtout à suspecter l’homme plus qu’hier, son éthique, son hégémonie et ses prétentions, et ceci affecte naturellement ma conscience politique, au point de soulever chez moi une série de questionnements… ! .comme ma récente révolte contre le concept du  »peuple » depuis qu’on l’a sur politisé! je n’y crois presque plus! entre le concept d’une plèbe antique mal connue d’ou le peuple tire son nom, et  »le peuple » ce concept révolutionnaire en 1789, ou dans le marxisme communisme et celle de 1917, je me rend compte que  »le peuple » politisé est un concept révolutionnaire qui ne va jamais au delà du projet de révolution ! puisque au delà de celle-ci, le peuple n’existe plus et retourne à son état nominal de rassemblement sensiblement identitaire et nationaliste, celui de classes sociales en conflit et luttes permanentes animées par la haine sociale, la course aux profits, et dont les intérêts aussi bien que les aspirations sont tout sauf égalitaires ou fraternels, et aux antipodes les uns des autres ! Le monothéisme de la religion à préconisé ou prétendu au  »peuple de Dieu » dans une tentative plus efficace de contrôler / canaliser des sociétés humaines disparates et anarchiques on dirait ! et on peut dire qu’il y soit arrivé beaucoup plus que tout autre idéologie politique à travers l’histoire des hommes et des civilisations en tous cas ! Aujourd’hui par contre, le terme  »le peuple » lorsque politisé en somme, est un concept idéologique de dénonciation qui fonctionne très bien lorsque bourgeois, travailleurs, misérables, bonnes et mauvaises graines de la société s’accordent pour faire un bilan collectif qui accuse, dénonce, exige et se révolte devant l’élite au pouvoir, le régime, et cherche à le remplacer, mais au delà de cette plainte collective sur laquelle on s’entend et on veut bien faire semblant et fraterniser le temps d’une manif, il n’y a rien, absolument rien qui nous unit, à commencer par nos trajectoires au sein d’une même classe sociale de la base, notre égo individuel, notre rapacité, nos vices, notre opportunisme, notre mépris pour les plus faibles, et notre naïveté à nous croire plus malins ou supérieurs aux autres…c’est dans notre ADN, il n’y a rien à faire ! et je vous dit tout ceci par dégoût du discours populiste et mesquin ambiant que je ne le tolère plus chez certains, je suis même devenu assez radical dans mon jugement de toute personne suspecte qui ne remplit pas ses moindres responsabilités et qui parle toujours du peuple et au nom du peuple sur le ton de la plainte, le type à de grosses attentes quoi, il exige qu’on lui fasse de gros cadeaux !

    Bref, sans vouloir comparer marxisme et monothéisme…quelle idée ! je fais juste une brève synthèse entre deux systèmes que tout oppose mais qui en réalité tous les deux ont cherché à resituer l’homme dans son époque, lui offrir un choix de société avec une doctrine politique assez complète !Ainsi, le marxisme à tenté de rééduquer les peuples en préconisant une ‘’religion prolétarienne’’ qui requiert discipline et fermeté, mais il a éclaté sous l’effet de la corruption, des conflits d’intérêts, de la dictature et des pressions du monde capitaliste. Plus malin, plus versatile, plus subtil aussi, le monothéisme a surtout soumis ces peuples au dogme certes, mais leur a offert un ‘’patrimoine’’ culturel impressionnant, une épopée de deux mille ans au moins ou ils auront connu aussi bien la gloire que la déchéance, la féodalité et l’esclavage ou la richesse et l’aristocratie, les guerres de religions et les massacres qu’ils ont choisit eux même de perpétrer bref, le monothéisme est libéral, plutôt savant de la nature humaine, il peut être social ou capitaliste … historiquement en tous cas, et aujourd’hui encore, il tente toujours de s’adapter et de perdurer, et cette fois sous le signe de l’espoir pour les plus démunis qui y croient encore !

    Et désolé Ysengrimus de t’avoir gribouillé mon commentaire interminable… ça faisait un bail ! 

  3. Merci ! Bonne année 2020 à vous Ysengrimus, à Robert, et à tous les intervenants des 7 du Québec ! Meilleurs vœux de santé, de bonheur, de prospérité et d’amour et une longue vie pleine et enrichissante du fond du cœur !

    Et si toutefois il s’avérait qu’il y a un au delà paradisiaque et éternel, un Dieu bon et intelligent qui sache détecter/ distinguer la bonne graine de l’ivraie, je lui ai déjà fait la demande de nous pardonner nos excès et notre ingratitude ici bas, nous considérer vous et moi cher Ysengrimus avec les sages et les justes, nous retaper à l’image d’apollons-étalons prêts à faire la fête pour l’éternité, aux côtés de belles nanas avec colliers de fleurs et perles, tenues sexy et cuisses bronzées du tonnerre, open bar et musique extraordinaire au goût à volonté, et mets délicats à profusion…avec des baraques sublimes ayant plusieurs vues, mer, montagnes, jardins et champs fleuris…dans un bled perdu du paradis :))))) Nous le méritons bien après tout, ne serait que pour ce que nous endurons dans ce bled glacial, austère, taxeur et sans pitié ici bas ! 🙂

  4. @ Ysengrimus

    Je suis musulman de culture certes, mais je ne suis pas pratiquant ni croyant à toutes les balivernes associées à l’islam sans vouloir dire que je crois nécessairement à Dieu tel que décrit dans les différentes formes de monotheisme des trois grandes religions, Je crois qu’il y a cependant quelque chose de puissant qui régit le monde jusqu’à une certaine limite, sans perdre le nord pour autant ou perdre de vue le rationalisme indispensable à la compréhension de notre monde… j’ai par contre un grand respect pour le patrimoine culturel et civilisationnel de toutes les religions monothéistes, et même pour certains passages sages, paisibles et érudits des textes  »sacrés » que je vous avoue continuent de susciter en moi curiosité et fascination… le Coran, la Bible, la Torah, qu’il m’arrive de redécouvrir et lire au grès de mes errements sur la toile…surtout que je me considère détaché totalement de toute lecture strictement religieuse ou d’interpretation des textes par des fanatiques pro ou totalement anti religion ! j’estime que la religion comme toute croyance est à prendre avec un grain de sel, et du respect envers ses adeptes… Ceci dit, je ne vous cache pas qu’il m’arrive surtout de lire et apprécier des intellectuels arabisants se disant musulmans, non pas pour l’apport religieux, mais littéraire, historique, politique et social souvent…ainsi parfois, rien ne m’est plus agréable que lire et découvrir les histoires d’intrigues de palais, de politique, de citations et de poètes et autres érudits révoltés sous le règne des Califes compagnons de Mohamed aux premiers temps de l’islam, dénonçant par exemple et décrivant les guerres fratricides, les assassinats et le despotisme des Umeyades et des Abbassides par exemple… on y apprend tellement…surtout d’un point de vue de l’expérience humaine et la richesse de ce patrimoine qui mériterait d’être traduit et publié pour ses nombreux trésors et atouts intellectuels !

    j’espère que le clin d’œil humoristique aux vierges du paradis que je vous ai fait plus haut ne vous fait pas penser que je suis un autre allumé qui rêve de faire bonga bonga dans l’au delà… mais comme je suis prévoyant et avisé…:) l’once de doute qui subsiste dans mon esprit par rapport à la religion…me fait tendre la main envers ce Dieu légendaire qui régnerait la haut parait-il, pour lui demander une fois de temps à autre de ne pas me faire supporter plus que je ne peux supporter ici bas… car vous savez veut veut pas, j’ai dans la famille et aussi certains amis musulmans semi pratiquants je dirais qui ne renoncent pas pour autant à  »l’espoir » que procure un Dieu sauveur face à la méchanceté et la dureté du monde ici bas !

    Voilà mon cher Ysengrimus, j’espère avoir résumé ma réponse… et si vous voulez mon avis, je crois que même la littérature la plus religieuse des hagiographes ne manque pas de trahir l’indépendance d’esprit et parfois  »l’hérésie » des plus proches compagnons du prophète de l’islam ! et tout comme le christianisme ou le judaïsme, l’islam n’est rien d’autre qu’une aventure humaine faite de passions, d’amours manqués, de politique au sens strict et scientifique du terme…et d’évolution de sociétés humaines qui n’étaient pas dénuées de bon sens et de trésors intellectuels !

  5. Et sachez cher Ysengrimus que cela ne me dérange aucunement que vous me posiez des questions, vous pouvez m’en poser autant que vous voulez à ce sujet ou sur d’autres, je me ferais un plaisir de partager sincèrement mes opinions et avis sur la question…

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