MAI 2016, LE PROLÉTARIAT FRANÇAIS S’EN VA T’EN GUERRE !

Robert Bibeau. Producteur.  http://www.les7duquebec.com

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La guerre de classe se prépare dans la France tout entière. Mai 1968 sera-t-il revisité ? Mai-1968 mais en très différent. Comme en Mai-68 les jeunes chômeurs, les étudiants, de nombreux représentants de la petite bourgeoisie saqués, sont sur la brèche, prêt à donner le coup de pavé anticipant leurs conditions de futurs salariés paupérisés, ou de chômeurs en devenir, dans cette société en déliquescence avancée.

 

La bourgeoise fait jouée de la matraque, du juge et de la police, de l’attentat terroriste manigancé, de l’état d’urgence, de la bureaucratie syndicale négociatrice et liquidatrice, de la go-gauche éclectique et «laïciste», ainsi que de pseudo analystes, tous mis à contribution par le pouvoir économique, politique, étatique, médiatique pour mystifier, multiplier les embardées et disperser les efforts pour résister à la loi El-Khomri honnie. Pourtant, le mouvement ouvrier se lève tout doucement, son avant-garde étant au premier rang, les jeunes et les étudiants, que des leaders improvisés tentent de canaliser vers d’autres objectifs alambiqués, que le prolétariat doit rejeter. Les petits « Dany le Rouge » et autres arrivistes, de tristes notoriétés, commencent à pavoiser. Jeunes enragés des quartiers délabrés, rejetez ces portevoix auto-proclamés ou imposés. Les prolétaires ont déjà donné un certain mois de Mai il y a des années. Il n’en reste rien aujourd’hui de ces soulèvement passés, monopolisés par la petite bourgeoisie épouvantée. L’objectif du prolétariat est simple, faire reculer le patronat et son État.

 

L’objectif est unique, le rejet sans compromission du projet de loi El-Khomri. Encore une fois l’état d’avancement de la crise a contraint le capital multinational sévissant en France et en Europe, à désigner le prolétariat de France comme terrain d’affrontement en Occident. La crise économique systémique du mode de production capitaliste exige que le prolétariat des pays développés renonce aux quelques avancées qu’il avait arrachées au cours des années de productivité élevée. Et la petite bourgeoisie se sent menacé dans ses emplois et dans ses gages de moins en moins assurés. Maintenant que les mêmes gains de productivité sont généralisés dans le monde entier, le prolétariat des pays d’Occident doit rétablir sa « compétitivité et sa profitabilité » en sacrifiant les services sociaux (assurés par la petite bourgeoisie salariée), en abaissant les salaires, en minant les conditions de travail, afin de rétablir les conditions de valorisation de la plus-value, les conditions de compétitivités ayant prévalues dans les sociétés occidentales au XIXe siècle.

 

La réputation de résistance percutante du prolétariat français lui a valu d’être désigné, par le grand capital international, pour ce grand affrontement. Le prolétariat grec et le prolétariat espagnol, portugais, italien ayant échoué à faire reculer le capital internationalisé, voici que ce dernier ose s’attaquer au prolétariat français retranché. Pour la postérité, le prolétariat de France doit faire face – sans hésiter –  sans négocier – pour sa survie, à bas la loi El Khomri.

 

Dans cet immense engagement, le contingent français de la classe ouvrière internationale mène la charge au nom des prolétaires du monde entier. Les projets capitalistes de surexploitation barbare périront en France où nous devrons reprendre là où nos camarades français auront abandonné.

 

Grève générale pour stopper la Loi Travail.

 

Prolétaires du monde entier unissons-nous contre les ambitions du capital mondial et ceux de leurs affidés politiques stipendiés, en France et dans le monde entier.

 

2 pensées sur “MAI 2016, LE PROLÉTARIAT FRANÇAIS S’EN VA T’EN GUERRE !

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    31 mars 2016 à 9 09 10 03103
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    Je reviens juste de la manif, et ce fut une belle réussite (je dirais au moins 15000 personnes dans ma petite ville). ça m’a fait plaisir de voir tout ce mélange de classes, de syndicats, de partis politiques, de secteurs, présents là et chauds-bouillants pour virer la loi El Komri, et le gouvernement, le système capitaliste, avec.
    Depuis Sarkozy, je n’avais jamais vu un tel mouvement.
    Espérons juste qu’il continue, et qu’il fédère encore plus (la CFDT est vraiment un syndicat de m….) ; je cite :
    « Pour la CFDT, le retrait de la loi travail serait « une défaite pour les salariés »

    Véronique Descacq, numéro 2 du syndicat réformiste, a déclaré sur RTL que le retrait du projet de loi travail serait « surtout une défaite pour les salariés ».

    « Aujourd’hui on [la CFDT] a réussi à faire avancer nos propositions et on continue à le faire avec les parlementaires. Quelques militants CFDT sont dans la rue aujourd’hui mais on partage tous le même point de vue, il faut peser pour que ce texte change et s’améliore », a-t-elle poursuivi. »

    Hollande et Valls ont réussi à diviser ; dommage !

    Mais je garde espoir, et je continue à lutter, dialoguer, diffuser, informer

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