Manifestation des suprémacistes sous les auspices des gauchistes

Par Robert Bibeau. Éditeur.

 

« Dans tous les pays, la croissance du mouvement révolutionnaire prolétarien suscite les efforts convulsifs de la bourgeoisie et des agents qu’elle possède dans les organisations ouvrières pour imaginer les arguments philosophico-politiques capables de servir à défendre les exploiteurs. La condamnation de la dictature et la défense de la démocratie figurent au nombre de ces arguments.»  (Lénine [1])

 

Lénine avait parfois de ces phrases synthèses qui résumaient une problématique complexe. Ici, le leader bolchévique démasque la fumisterie démocratique bourgeoise et les hauts cris d’hypocrisies devant la montée des régimes totalitaires que le capital hégémonique fomentait en sous-main pendant la sévère crise économique.

 

En 2018, le monde capitaliste est à nouveau en crise économique et le capital joue à la fois du cirque électoral et de la menace fasciste, terroriste, suprémaciste, néonazie, autant « d’arguments philosophico-politiques » que les riches répandent à tout vent via leurs médias, alors que le « blackout » recouvre les luttes grévistes prolétariennes, comme cette grève des cheminots français liquidée par leurs alliés petits-bourgeois dans le mouvement ouvrier.

 

Le feuilleton de la dernière malversation mondialement médiatisée

 

Dimanche, le 12 aout dernier, une petite trentaine de « suprémacistes blancs » et de néonazis ont marché devant le Capitole à Washington sous les projecteurs et devant des centaines de caméras venues du monde entier. Pourtant, ils étaient des centaines de milliers d’ouvriers lors des manifestations en France et n’ont jamais obtenu une telle couverture médiatique. [2]

 

La mise en scène avait été particulièrement soignée et les médias assurant une large couverture aux préparatifs avaient promis quelques centaines de « suprémacistes et de fascistes ». La go-gauche « antifa » joua son rôle et promit des affrontements justifiant le déploiement d’un appareil policier imposant. Un déploiement attestant de l’impartialité de l’État des riches dans ce cirque médiatique monté de toute pièce. Mais qu’importe le nombre de manifestants (30) et d’opposants (2000), les initiateurs du spectacle ont rempli leur mission grâce à leurs collabos gauchistes « antiracistes », je m’explique…

 

Pourquoi ce show télévisé devant le Capitole ?

 

Ce « show réalité » avait trois objectifs :  1) essaimer l’idée que la droite extrémiste, soutenue par le Parti républicain américain (le Bonnet blanc de la prochaine mascarade électorale), et adoubée par Donald Trump le « Bad boy » échappé de sa Tower, constitue une menace pour la pseudo démocratie étatsunienne. 2) Accréditer l’idée que les groupies de la go-gauche (des enragés parfois violents) sont aux aguets et qu’ils s’opposent véritablement à la montée de la droite extrémiste et qu’ils protègent la « démocratie » en compagnie du Parti démocrate (le Blanc bonnet de la prochaine mascarade électorale). 3) Conforter le mensonge que l’État des riches et sa police sont au-dessus de la mêlée et font respecter le droit démocratique de manifester et de contre manifester avec impartialité… « Prolétaires américains remettez votre destin entre les mains des flics états-uniens, ceux qui tuent les blacks sur la rue » semble le message subliminal de la gauche radicale.

 

Pourtant, il faudra que les organisateurs et leurs policiers infiltrés reprennent l’exercice, car ce cirque a mobilisé bien peu d’activistes. C’est que la vieille recette des années trente ne fait plus recette. En ce temps-là les appareils politiques de droite, comme les apparatchiks de gauche, mobilisaient des millions de militants, c’était le bon temps. Aujourd’hui, les prolétaires n’adhèrent plus à ces chimères que la petite-bourgeoisie colporte et tente de faire renaitre, de droite comme de gauche, attestant du mûrissement de la conscience de classe du prolétariat. Les prolétaires ont appris suite à la Seconde Guerre où mène l’embrigadement fasciste ou communiste – 200 millions de tués et mutilés pour se retrouver aujourd’hui à la croisée des chemins… sans destinée.

 

Ainsi, « Une étude menée par le politologue George Hawley, de l’université d’Alabama, révèle que seulement 5,64 % de la population blanche non-hispanophone épouse les trois idées qui composent le socle idéologique des suprémacistes: fort sentiment identitaire blanc, foi en la solidarité entre Blancs, et sentiment de persécution contre les Blancs. Rapportées en termes démographiques, ces croyances concerneraient 11 millions d’individus sur les 330 millions que comptent les États-Unis. » [3]

 

Le constat est probant: il n’y a pas de sentiment anti-immigration, pro-raciste ou suprémaciste au sein du prolétariat américain, pourtant, lors d’un sondage CBS : « 61% des personnes interrogées estiment que les tensions raciales se sont accrues durant l’année écoulée » [4] …résultat des lynchages publics perpétrés par les flics?

 

L’immense majorité de la population n’est pas raciste et pourtant ces gens ont le sentiment que les tensions raciales se sont accrues dans le pays. Vous avez ici la démonstration de la manière dont l’État bourgeois, et les médias mainstream manigancent, avec le concours de la droite et la complicité de la gauche, pour créer un sentiment d’insécurité afin de présenter le gouvernement « démocratique » des riches comme la voie modérée appelant le peuple à se ranger derrière l’état-major capitaliste, qui est pourtant la véritable source du terrorisme.

 

La duplicité de la go-gauche apparait à travers ses slogans. Il en est ainsi depuis le remplacement de Barack Obama, l’ami de la petite-bourgeoisie ces rabatteurs gauchistes. Une bannière proclamait que : « Trump est responsable de la division de l’Amérique »! Trump n’est qu’une potiche au service de la classe des riches effrayés à la pensée que le dollar va bientôt s’effondrer et que des dizaines de millions de prolétaires paupérisés et de petits-bourgeois précarisés risquent de se lancer à l’assaut de la Maison-Blanche si leurs larbins politiques ne parviennent pas à les diviser selon la nationalité, la race, l’origine ethnique, la religion, la langue, le degré de pauvreté, etc. Mais surtout, le capital doit faire croire à tous ces gens à la télé que l’État fétiche, ce fauteur de guerre dont la gauche s’entiche, est le garant du salut de la race, de la langue, de la sécurité, de l’impartialité et de l’équité de la nation, alors que la seule « valeur » qui importe à l’État des riches c’est la valeur du pétrodollar. Les oligarques savent que c’est sous cette condition que L’État bourgeois pourra enrégimenter la troupe des salariés pour la lancer en guerre contre les prolétaires de l’adversaire.

 

Faut-il mordre aux hameçons que tend la bourgeoisie ?

 

Sous aucun prétexte les prolétaires ne doivent se laisser distraire de leur lutte gréviste pour de meilleures conditions de vie et de travail, et de leur opposition radicale à l’État des riches, car c’est ainsi qu’ils rançonnent le capital et le mettent à mal. Sous aucun prétexte les prolétaires ne doivent céder aux sirènes de l’antifascisme, de l’anti-islamisme, de l’anti-suprémacisme, ou de l’antiterrorisme qui sont autant de leurres jetés par les rabatteurs gauchsites devant les ouvriers pour les appâter et leur faire abandonner leur lutte de résistance quotidienne et les amener à appuyer l’État des riches ce fauteur de guerre suppôt du terrorisme. La classe ouvrière n’est pas raciste, n’est pas tentée par le fascisme, n’est pas suprémaciste comme le démontre son absence à ces manifestations au service des riches.

 

Que les bobos réformistes mènent la danse des contre-manifs assurant la publicité à ces évènements ignorés des ouvriers et impopulaires. Nous savons par avance que malgré tous leurs efforts la classe des prolétaires ne s’enrôlera pas dans ce fatras, ni à droite ni à gauche, au grand dam du capital qui devra se résigner à continuer à utiliser son appareil d’État répressif pour écraser la résistance populaire.

 


Notes

 

[1] Thèses sur la démocratie bourgeoise et la dictature prolétarienne, 1° congrès de l’Internationale communiste, mars 1919.

[2] http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/12/01003-20180812ARTFIG00191-quelques-dizaines-de-supremacistes-defilent-a-washington.php

[3] http://www.lefigaro.fr/international/2018/08/12/01003-20180812ARTFIG00191-quelques-dizaines-de-supremacistes-defilent-a-washington.php

[4] https://www.lemonde.fr/ameriques/article/2018/08/13/conspuee-l-extreme-droite-n-ose-pas-se-montrer-a-washington_5341854_3222.html

 

 

 

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

12 pensées sur “Manifestation des suprémacistes sous les auspices des gauchistes

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    17 août 2018 à 11 11 17 08178
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    Pour constituer le genre humain ! Il a été créé en deux hommes; Un qui juge et l’autre qui sera jugé ! Alors qui es-tu ? Depuis la nuit des temps à nos jour c’est toujours le même refrain !

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    17 août 2018 à 13 01 26 08268
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    bonjour Robert merci pour les éclaircissements apportés par ce texte, cf corrections en rouge (retiens celles que tu veux!) peut-être évidents pour certains mais certes pas pour tous: je ne suis pas sûre d’ailleurs de bien comprendre comment fonctionnent ces manifs et contre-manifs car ce n’est pas si facile de laisser faire, de rester indifférents: il y a beaucoup de chances pour que l’absence de contre-manifestants dans les manifs fascistes serait mal compris, càd que ce serait compris par ceux que le fascisme inquiète comme une raison de s’inquiéter effectivement (en voyant que très peu contre-manifestent): et du coup, cela renforcerait la peur du fascisme et la tentation de se réfugier dans le « giron » de l’Etat « de droit »:bref ça peut entretenir le cercle vicieux.
    En tout cas, appeler ces gens (les contre-manifestants) des rabatteurs n’est pas très compréhensif pour eux car s’ils le sont c’est totalement à leur insu je pense. Tu vas juste te les mettre sur le dos car ils ne comprendront pas du tout ce que tu leur veux! Il vaudrait mieux s’adresser à eux avec empathie et leur faire comprendre ce que tu considères comme de la manipulation, comment ils se font eux-mêmes manipuler. Tu auras peut-être des réponses qui vont aussi te faire réfléchir sur les manières possibles d’être utile et pas seulement d’être content d’avoir raison, de se sentir paisible parce qu’on est capable de tout très bien percer à jour…
    Du coup, justement, parce que tout ce qui est de l’ordre de l’action-gouvernementale-qui-veut-provoquer-telle-réaction et de la réaction-qui-veut-éviter-d’être-la-réaction-voulue-par-le-gouvernement est du genre à mal tourner parce que les médias mensongers et manipulateurs appartiennent tjs aux mêmes, je trouve que depuis que le pouvoir des médias est complètement, ou presque, pris par le système, il vaut mieux ne pas se focaliser, se laisser hypnotiser par tout ce qui relève du système: s’absenter de toute la mise en scène, ne pas regarder les médias et faire ce que nous voulons expérimenter nous-mêmes, agir et non-agir sur d’autres modèles, inventer du nouveau, toujours et encore, des choses qui ne passent pas par l’argent financier, qui nous ligote de toute façon par la peur de manquer (de nourriture, d’un abri et de soins en cas de maladie ou d’accident).
    Je crois qu’aujourd’hui il est fructueux – même s’il est utile que certains comme vous continuent à décrypter pour tous les manipulations du pouvoir – de mettre notre énergie dans toutes sortes d’actions libres en court-circuitant l’argent-qui-ligote. Ainsi, ma dernière idée que j’ai envie de mettre en pratique avec d’autres est de faire des unités de production en permaculture si possible (en bio bien sûr – sans besoin du tout de label!!) qui nourrissent directement ceux qui mettent sur pied de nouvelles formes de société; car ceux qui inventent du nouveau, du fraternel et universel, ont besoin de se nourrir et ceux qui produisent de la nourriture ont besoin de se la faire payer pour survivre; mais s’ils produisent directement pour les inventeurs de nouveau-fraternel-universel, le seul problème qui reste est comment les paysans peuvent se passer d’argent: et donc il faut que parmi ces nouvelles inventions, il y ait tout d’abord (dans l’ordre chronologique) de quoi s’abriter et se soigner.
    Cela fait une bonne base pour être centrés sur notre nouvelle façon de vivre, pour ne pas nous laisser avoir par le manque de temps qui vient de la nécessité de pourvoir à nos urgences et priorités au moyen du sempiternel argent financier.
    Acceptons, si nous sommes médecins, dentistes etc, de nous mettre basiquement au service de ce vaste mouvement de libération, et si nous avons de quoi nous loger, ouvrons nos portes et apprenons à vivre à beaucoup sur peu de surface, plus nous vivrons dehors, avec les autres ou/et dans la nature, et moins nous aurons besoin de mètres carrés et de confort à l’intérieur.
    C’est modeste mais ce trio (pour préciser: nourriture vivante/logement minimal/ soins alternatifs) peut être une super bonne base non?
    Bien sûr, si tu trouves tjs plus important de « continuer la lutte » plutôt que d’être dans la joie d’une vraie vie fraternelle, ça ne te parlera pas beaucoup!!!
    Mais je pense que l’ensemble de vos lecteurs sait très bien qu’on est à une autre époque, et que la croissance du mouvement prolétarien n’est plus là du tout; par contre il est d’autant plus fructueux de se rendre compte que la vitalité des initiatives citoyennes remplace ce mouvement, même si c’est très apolitique, d’un côté parce que bcp de jeunes pensent que la/le politique est un piège, de l’autre parce que beaucoup de jeunes ont compris que la lutte est aussi un piège (on reste dans l’action-réaction-réaction-réaction et tout l’horizon n’est que spirale de la violence). Si les anciens pensent toujours que c’est eux qui savent, que c’est eux qui ont l’expérience, on est mal partis! car le militantisme n’a justement pas marché, point! il ne faut pas se leurrer si on veut voir la réalité en face; par contre, cet échec du militantisme (parce que fixé sur la lutte et fixé sur le terrain politique où les oligarques sont forcément les plus puissants) a été remplacé par quelque chose de nouveau qui mise certes sur le ludique: je ne vois pas ça non plus d’un trop bon oeil mais qu’y faire, il en est ainsi parce que l’époque est au « tout-ludique » et qu’il ne nous reste peut-être plus grand chose d’autre, pour détendre l’atmosphère mondiale, face aux tensions énormes et au réarmement. Mais elle mise aussi sur une sorte de foi en l’homme qui n’a rien à voir avec les religions, et c’est excellent. Le ludique et le « oui à tout » vont-ils avoir une réaction chimique inattendue, la force joyeuse de la fraternité universelle, ou vont-ils juste consacrer la décadence globale? Peut-être les deux tout simplement!
    Je crois qu’on peut s’apercevoir assez facilement que si on vit à la fois comme si on était éternels et comme si on allait mourir demain, on est dans la bonne voie. Pas toi?
    Bon, je sais qu’on n’est pas très d’accord mais je t’apprécie!
    sororellement
    hélène

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      17 août 2018 à 13 01 37 08378
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      1) D’abord merci pour ces corrections orthographiques que je fais miennes.

      2) Ensuite, dans ton post tu as parfaitement décrit le malaise que les militants de gauche éprouveront devant mon point de vue tout à fait nouveau. – Une analyse hallucinante pour qui milite-s’agite devrais-je dire et cours les manifs pour exprimer sa frustration… à travers des mouvements sectaires – dogmatiques – dirigés par des gourous d’un autre temps – plus préoccupés de leur membership que des intérêts NON PAS DU MOUVEMENT GAUCHISTE dont on se christ – MAIS DES INTÉRÊTS DE LA CLASSE OUVRIÈRE. Mais ayant fait le bilan des années trente comme je l’écris dans ce texte j’en arrive à ces conclusions et je l’exprime n’est-ce pas mon droit sans arrière-pensée de recrutement d’adeptes.

      3) Tu fais une confusion Hélène – ayant sous les yeux l’exemple de la go-gauche militante tu tentes d’analysé mon action selon les mêmes critères en pensant que je tente de militer, recruter, grossir les rangs de ma secte etc. Tu fais fausse route, je ne suis pas un recruteur non plus qu’un rabatteur. Je dirige une revue et ma seule ambition est de faire comprendre.

      4) Pourquoi ne suis-je pas un recruteur ? Parce que je ne crois pas que l’homme décide des événements – suprémacistes – antifascistes – gauche-droite = foutaise-futile de gens manipulés et je leur explique comment ils sont manipulés – j’en fais assez. Je l’écris explicitement dans mon texte cette arnaque a été tenté dans les années 1930 et elle a donné la Seconde Guerre mondiale. – Les prolétaires n’embarqueront pas dans ce convoi de la mort une 2e fois (pas du tout à cause de moi et de mes textes évidemment) parce que la classe fait ses bilans indépendamment des agitateurs de la go-gauche. Pour que les événements évoluent JE N’AI RIEN À FAIRE – TU COMPRENDS PAS QUE JE NE SUIS PAS EN RECRUTEMENT OU À CONVAINCRE – TOUT SE PASSE et je N’ai rien à faire – l’histoire s’en charge – Moi je regarde et je décris si possible avec un peu d’avance en me basant sur mon expérience j’arrive à anticiper. Demain la GO-GAUCHE RACONTERA QUE LE PROLÉTARIAT EST DÉCADENT DE NE PAS EMBARQUER DANS CES CHIMÈRES CROISÉS DE PSEUDO GUERRE ENTRE EXTRÈMES FUTILES ET INUTILES qui ne servent que l’ÉTAT des riches.

      5) Les gens qui me lisent décide de ce qu’ils veulent comme toi, tu aimes le sentiment de faire peu mondialement parlant, mais de faire concret – touchable – palpable – visible = Excellent, continue… la Révolution naitra des millions de révolte. POUR le prolétariat j’ai écrit comment il peut faire mal à ses patrons – pas en criant dans ces manifs mais en lui faisant perdre du fric – faut les frappés dans la bourse – leur partie sensible.

      6) Pour le reste en effet la go-gauche va continuer à nous emmerder et mener ses milles et une batailles d’arrière-garde comme la guerre féministe visant à s’entredéchirer les hommes et les femmes comme d’autres scissionnent la classe en fonction de la religion, la race, la langue, l’ethnie, le voile-les vêtements, la peau, les mœurs, la fortune, le travail, et imagine 1000 autres motifs pour dilapider l’énergie des gens affamés, précarisés, insécurisés, écoeurés, terrorisés. J’en ai rien à foutre – je vais continuer à les dénoncés pour leurs activités de division – non pas pour convaincre quelques bobos qui font métier de ces activités mais pour les millions d’autres dont tu continues à nier l’existence (comme le font les bobo – petits-bourgeois) le prolétariat = ma classe sociale.

      7) Ainsi, je te demande de me prouver statistiquement que le prolétariat et les ouvriers diminuent en nombre mondialement. C’est pourtant la première des choses qu’il te faut faire avant de proclamer la disparition de ma classe si tu souhaites une discussion sérieuse et empreinte de vérité.

      Merci pour ton post Hélène et bon courage dans tes œuvres charitables

      PS : Pour ce qui concerne de ne pas se laisser endormir par les médias-menteurs et par l’État des riches et de refuser d’embarquer dans leurs nouvelles spectacles complètement dénaturées – tu as raison – et ici sur Les 7 du Québec nous utilisons les informations des médias-menteurs pour montrer leur duplicité et leur hypocrisie.

      Robert Bibeau

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    17 août 2018 à 16 04 19 08198
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    ben merci pour tout ça Robert! le seul truc qui me chagrine est que dans les pays où on est encore sous la houlette/le pistolet des usa, personne ou presque ne se revendique encore du prolétariat, et qu’en même temps on est énormément de gens à se faire paupériser très vite donc on pourrait, en effet, se dire prolétaires mais presque personne ne veut.
    et c’est normal puisque ça nous fait vibrer sur un mode que nous ne voulons pas, celui des guerres mondiales et des gros systèmes déshumanisants, productiviistes etc…
    c’est juste ça que je veux dire! bien sûr que je ne parlais pas de tous les autres pays où on se considère encore comme prolétaire quand on l’est. enfin, je ne sais pas quel mot emploient les gens pour leur statut, leur état… il faudrait voir ça de près, car être prolétaire c’est avant tout se définir comme tel, et ce n’est sûrement pas le cas de tous ceux qui tu appellerais, toi, des prolétaires.
    je pense qu’en fait on est plus que jamais unis, tous même l’oligarchie, car tout le monde a juste la trouille, parce que la catastrophe peut être encore mille fois pire que « la dernière fois » (d’ailleurs la guerre s’est-elle arrêtée un jour, non, pas pour des milliards de gens qui n’étaient pas en europe et ne le sont pas aujourd’hui…) et ; mais tu oscilles entre parler de l’europe-amérique du nord et parler du monde entier, du coup je ne sais pas trop…

    tous ces millions de gens qui pourraient s’appeler des prolétaires ont été manipulés pour être « intéressés dans leur entreprise », et très peu ont l’esprit de prolétariat, presque aucun! je me demande si le gros TABOU de cette époque n’est pas la proportion vertigineuse de gens ayant des actions bancaires (moi non, mais ça fait pas beaucoup de monde hihi). Sais-tu si on peut trouver ce nombre qqe part (un endroit fiable)???
    je ne vois absolument pas ce que peuvent faire les peuples contre l’oligarchie sur le plan de l’argent, si ce n’est refuser de s’en servir et inventer plein d’autres manières d’échanger et de se soutenir dans les réalités matérielles et immatérielles de la vie
    je suis hyper d’accord avec ton point 6 et je pense qu’il est important; as-tu un ensemble d’articles analysant chacun les différentes manières de scissionner le peuple? quand tu dis « quelques bobos qui font métier de ces activités » tu penses à quels métiers en fait?
    moi ce qui me frappe c’est tous les métiers d’encadrement, d’organisation, « d’aide », d’enseignement, de médecine et de thérapies en tout genre, d’analyse, de tout ce qui est censé être fait pour gérer le peuple, et puis aussi de recherche pour que les ultrariches puissent vivre millénaires si possible etc etc…bref tout ce qui fait qu’il y a un gouffre avec des gens d’un côté et des gens de l’autre… alors même qu’une bonne partie croit être du côté « positif » mais n’est qu’au service en fait, et peut basculer d’un instant à l’autre dans le côté « négatif » de la populace qui peut crever de faim, d’irradiation etc à tout moment…
    mais j’ai été trop longtemps hypnotisée par cette réalité du monde – ça me paralysait complètement et j’ai vécu vingt ans sur un chemin de croix. eh bien, je ne pense pas que c’était tellement utile ni positif pour moi ni pour quiconque ni pour l’évolution ni la vérité ni le bonheur du monde.
    des fois j’ai trop envie de faire une bd mais je n’ai pas encore l’idée concrète… tous les jours il me vient d’autres idées mais une idée cache l’autre et en plus c’est un art que je n’ai pas du tout pratiqué… peut-être écrire/dessiner sur « mode d’emploi pour les survivants de la guerre finale » – comme ça ça sera écrit aussi bien pour ceux qui croient pouvoir survivre que pour ceux qui ne survivront que par un improbable hasard
    euh, à part ça non, je ne fais aucune oeuvre charitable, en tout cas je ne suis pas en mesure de le faire (zéro sous) et je ne sais pas trop quoi penser de ce mot (d’où pas d’objectif de ce style)… il doit y avoir un malentendu qqe part!!!

    hélène

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    17 août 2018 à 17 05 11 08118
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    J’ai appris de Lénine ce que c’est qu’un gauchiste… en 68. Il y a 50 ans que ceux de 68 lui donnent raison.
    Vous dites :
    « Les prolétaires ont appris suite à la Seconde Guerre où mène l’embrigadement fasciste ou communiste – 200 millions de tués et mutilés pour se retrouver aujourd’hui à la croisée des chemins… sans destinée. »

    Donc, vous croyez que c’est parce qu’ils ont appris quelque chose qu’ils ne participent plus aux « mobilisations de masse »… Hélas, je crois que c’est bien plus grave que ça : ils n’y participent plus parce qu’ils se foutent du sort des autres et du leur. Ils ont perdu leur ressort. Ils sont devenus ce que les Italiens appelaient dans le temps « qualunquistes ». Même Lénine, aujourd’hui, ne les réveillerait plus.

    « Suprémacisme » dans les sens actuel (pas celui d’Hitler) est un phénomène américain difficile à comprendre d’ici. Découle d’une confusion (à la fois involontaire et volontaire) des esprits. Comment dérouler à l’envers cette spirale infernale ?
    Du temps de mon grand-père, les gens ne savaient pas lire mais ils savaient penser. Maintenant, on leur a appris à déchiffrer (le trash qu’on veut qu’ils gobent) et ils ne savent ni lire ni penser. Il faudra peut-être tout reprendre à zéro, en repassant par les temps préhistoriques…

    « La GAUCHE » est morte en Thermidor. Il y a eu depuis des gens qui ont essayé de l’imiter en faisant des tas d’erreurs, souvent de bonne foi, pas toujours. Ceux qui s’appellent « gauche » aujourd’hui font ce qu’ils veulent. Ils peuvent aussi se dire pompiers ou vainqueurs de l’Annapurna, ça ne concerne qu’eux.

    Pour vous dire comment je vois la situation actuelle : depuis le petit coup de pouce donné à la bille de billard Trump, il y a 3 ou 4 ans par Vladimirovitch, il n’y avait qu’à attendre la guerre civile US qui ne pouvait pas ne pas en découler. Depuis les attaques contre Kissinger, je crois que ça y est : les factions ont commencé à se bouffer le nez entre elles, comme les « membres de l’UE » vont le faire bientôt : chacun pour soi et dans le désordre… Tant mieux. Je ne sais pas si Lénine a parlé de ça, mais il aurait pu. S’il l’a fait et si vous savez où, je compte sur vous pour me le dire.

    Bien à vous.
    Catherine

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    18 août 2018 à 8 08 26 08268
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    @ Catherine

    Je m’inscris en faux vis-à-vis votre assertion : « Donc, vous croyez que c’est parce qu’ils ont appris quelque chose qu’ils ne participent plus aux « mobilisations de masse »… Hélas, je crois que c’est bien plus grave que ça : ils n’y participent plus parce qu’ils se foutent du sort des autres et du leur. Ils ont perdu leur ressort. Ils sont devenus ce que les Italiens appelaient dans le temps « qualunquistes ». Même Lénine, aujourd’hui, ne les réveillerait plus. » FAUX

    La classe ouvrière est harassée de toute part – saquée – précarisée – paupérisée (le salaire réel diminue chaque année et avec l’inflation qui arrive ce sera pire) La classe ouvrière est endettée par dessus la tête par les dettes d’État et leurs dettes personnelles. La classe ouvrière a été trahi depuis bien avant 1945 – mais aussi en 1945 puis en 1968 et la petite bourgeoisie CHIEN DE GARDE ET COURROIE DE TRANSMISSION s’est emparée de la direction de ses ex-organisations (y compris les partis de go-gauche) alors la classe ouvrière est désemparée – désorientée

    Elle a assez d’expérience et de conscience pour savoir ce qui ne marche pas EXEMPLE les parades dans les rues encadrées par des milliers de flics surarmées – les mascarades électorales bourgeoises – les grevettes par intermittences – en appelé à la pitié de l’ÉTAT providence pour les riches – dois-je continué ???

    Mais elle ne sait pas encore bien ce qu’il faut faire et ne compter pas sur LÉNINE (MORT en 1923 au cas ou vous ne le savez-pas) pour fournir aux prolos de 2018 les recettes de 1918. La dernière recette léniniste – LE PARTI MILITARISTE DE TYPE BOLCHEVIQUE – aura été à la source de cette pléthore de sectes – dogmatiques – éclectiques – qui encombre le chemin de la révolution prolétarienne

    JE VOUS RASSURE Lénine n’a jamais parlé de l’Union européenne – de l’euro – de l’ALENA et du CETA Lénine était de son temps et il a abondamment discouru à propos des soi-disant « luttes de libération nationale » devant menées au socialisme puis au communisme – un autre héritage empoisonnée contre lequel nous devons batailler dur de nos jours

    ICI Madame Catherine :

    QUESTION NATIONALE ET RÉVOLUTION
    PROLÉTARIENNE SOUS L’IMPÉRIALISME MODERNE: http://www.les7duquebec.com/7-au-front/question-nationale-et-revolution-proletarienne-2/

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    19 août 2018 à 9 09 05 08058
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    @ Robert Bibeau

    M. Bibeau a toujours un gros problème de confusion entre les participes passés et les infinitifs, sinon cet article vient à point nommer relayer mon post à propos de l’ « analyse » de la catastrophe de Gênes par COMAGUER…

    Deux réserves importantes, toutefois…

    Sur la forme fasciste que peut prendre la dictature du capital…

    Effectivement, s’il s’agit de faire un « front uni » avec une partie de la bourgeoisie monopoliste contre une autre, et tout au plus, pour un accessit collaborationniste de classe genre CNR, c’est donc bien d’une capitulation qu’il s’agit, en fin de compte…

    Mais s’il s’agit d’unir largement les couches populaires sous la direction du prolétariat, comme ce fut le cas en URSS et en Europe de l’Est, contre le nazisme, et sans concession à la bourgeoisie, cela n’est pas la même chose…

    Et donc l’assimilation-amalgame que fait M. Bibeau ici :

    « Les prolétaires ont appris suite à la Seconde Guerre où mène l’embrigadement fasciste ou communiste – 200 millions de tués et mutilés pour se retrouver aujourd’hui à la croisée des chemins… sans destinée. »

    Cette assimilation, donc, reste des plus suspectes, quant à son fond !

    De plus, elle serait relayée par cette affirmation globale :

    « La classe ouvrière n’est pas raciste, n’est pas tentée par le fascisme, n’est pas suprémaciste comme le démontre son absence à ces manifestations au service des riches. »

    Alors que par mon expérience de vie personnelle je me suis trouvé confronté à bon nombre de situations de division raciste au sein de la classe ouvrière, et, ces dernières années, à l’emprise croissante de l’idéologie du FN, également dans la classe ouvrière…

    La situation est peut-être différente au Canada, mais la généralisation, dans ce cas, reste abusive et peu pertinente, en terme de méthodologie et d’analyse.

    Luniterre

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      19 août 2018 à 10 10 16 08168
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      @ Luniterre

      1) Vous passez complètement à côté de l’idée de cet éditorial – Je le dis à partir de votre réponse ou vous écrivez : « Sur la forme fasciste que peut prendre la dictature du capital… » Puis vous élaborez longuement sur le FRONT UNI et le FRONT PATRIOTIQUE ANTI-NAZI … vous n’avez rien compris mon ami.

      Mon message – éditorial – vise à mettre en garde justement face à ces illusions – ces formules rhétoriques – ces sophismes à propos d’Union anti-fascistes ou autres qui n’ont pour effet que de scinder la classe prolétarienne en segment – et à la mettre à la merci = AU SERVICE = d’une oligarchie (libérale droitiste – ou bureaucratique-gauche-populiste) contre un autre segment de l’oligarchie (ultra libérale – extrême droitiste – suprémaciste ou populiste OU ultragauchiste)

      Le prolétariat ne doit pas être invité à se mobiliser en faveur d’une faction du capital pour contrer une autre faction du capital = de ce point de vue tu as raison de dénoncer la tactique du « FRONT UNI » BOURGEOIS – il ne peut être que bourgeois puisque le prolétariat est démuni sur le front politique de la lutte de classe – (sa seule puissance résidant dans sa force économique = CESSER DE PRODUIRE DE LA PLUS-VALUE PAR LA GRÈVE)
      Mais tu tombes dans le dogmatisme – sectaire quand tu tentes d’établir une distinction entre « Front-uni bourgeois et Front-Patriotique-bolchevique-russe » C’est du pareil au même en terme de classe sauf que le vocabulaire varie en fonctions de la situation.

      2) C’est pourquoi tu ne comprends pas mon constat qu’au total = à la fin = la seconde guerre mondiale n’a pas apporté la construction d’un nouveau mode de production au prolétariat mondial mais simplement quelques concessions TEMPORAIRES de la part de la bourgeoisie de TOUS LES PAYS à l’est comme à l’ouest et dans le Pacifique et en Afrique… concessions en termes de politiques sociales que le capital est en train de reprendre et même d’avantage

      3) Cette dernière remarque s’adresse à ceux qui se questionne sur la soi-disant décadence de la classe ouvrière (sic). Il est très important de tirer le véritable bilan de la dernière fumisterie fasciste (1918 – 1945) sinon nous inviterons les prolétaires à refaire les mêmes erreurs qu’a cette époque et à la fin de la 3e guerre mondiale tout reprendra comme en 1945…

      4) Heureusement – et je l’écris dans mon papier – le prolétariat semble IMPERMÉABLE (et j’inclut ici les foutaises FN et Trump et Macron qui ont été le fait de la petite-bourgeoisie et pas des ouvriers) au fascisme – au néo-nazi même avec le soutien publicitaire de la go-gauche qui fait bien son travail de faire valoir des extrémistes comme elle l’a fait dans les années vingt

      5) Vois-tu ma position est simple = CE N’EST PAS LA FORME FASCISTE – NATIONAL-SOCIALISTE-CORPORATISTE-SUPRÉMACISTE-ETC. DU CAPITALISME QUE NOUS DEVONS COMBATTRE ET DÉTRUIRE AFIN DE DONENR LAA PALME À LA FORME LIBÉRALE-DÉMOCRATIQUE DU CAPITAL

      6) C’est le mode de production capitaliste qui est notre ennemi absolue sous toutes ses formes politiques et idéologiques (y compris socialiste) et c’est ce système que la classe prolétarienne doit abattre avant d’en construire un nouveau sur les cendres du précédent

      7) À l’évidence le front-uni patriotique stalinien n’a pas mené à cette éventualité

      Merci pour ton post Luniterre

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    21 août 2018 à 17 05 38 08388
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    « Mais s’il s’agit d’unir largement les couches populaires sous la direction du prolétariat, comme ce fut le cas en URSS et en Europe de l’Est, contre le nazisme, et sans concession à la bourgeoisie, cela n’est pas la même chose… »

    Le gros malaise entre nous réside sur la nature de classe de l’URSS.

    La distinction reste valable jusqu’au tournant des années 50.

    Par la suite, le rôle de l’URSS restait néanmoins une force de soutien aux luttes anti-impérialistes du tiers-monde, même si sur une base nationaliste et bureaucratique bourgeoise.

    Effectivement le fascisme n’est qu’une forme de la dictature capitaliste-impérialiste, et il n’a pas de nature de classe qui lui soit particulière.

    C’est une forme qui, néanmoins, pousse à fédérer contre elle les couches populaires, et si cela se fait sous la direction du prolétariat, c’est donc un élément de tactique possible qu’on ne peut négliger.

    Il n’implique pas pour autant une alliance avec une fraction de la bourgeoisie contre l’autre.

    Luniterre

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      22 août 2018 à 0 12 36 08368
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      @ Luniterre

      Mais il ne peut être question d’unifier les couches populaires, les masses, de fédérer les autres classes révolutionnaires avec le prolétariat CAR rendue à ce point – il n’y aura que deux classes sociales LE PROLÉTARIAT ET LA BOURGEOISIE L’UNE TRÈS LARGEMENT MAJORITAIRE L’AUTRE TRÈS FORTEMENT MINORITAIRE.

      Les communistes contemporains recyclent le vocabulaire de Lénine qui vivait dans une société féodale en cours d’industrialisation capitaliste où subsistait des classes sociales ou émergeait à peine de nouvelles classes sociales.

      En 2100 plus rien de tout cela ne subsistera et l’industrialisation ayant couvert la planète entière y compris en Papouasie-Nouvelle-Guinée il ne restera que prolétariat et bourgeois (couches populaires quelle classe sociale est-ce une couche populaire ??)

      Aucun Front-Uni n’est requis pour unifier la classe prolétarienne avec elle-même

      Et je maintiens que de focuser sur la forme FASCISTE DU POUVOIR BOURGEOIS EST UN LEURRE – c’est le pouvoir bourgeois qui est notre ennemi quelque soit la forme idéologique ou politique qu’il prend

      Robert Bibeau

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        23 août 2018 à 5 05 22 08228
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        Avant de poster à nouveau en réponse à cette remarquable saillie prophétique de M. Bibeau concernant l’an 2100, il me paraît nécessaire de retracer l’origine de ce fil d’échange entre nous, qui a commencé, en réalité, sur le blog VLR, et, pour ma part, à propos de l’article du COMAGUER mentionné dans le post, et qui est un article évoquant la possibilité d’une sorte de « résistance » de L’Etat italien face aux monopoles, et cela sous la houlette du nouveau gouvernement « populiste », et suite à la catastrophe du pont de Gênes.

        http://mai68.org/spip2/spip.php?article2058#forum1382

        **********************

        « De quel « rapport de force » parle-t-on ici ???

        EXTRAIT COMAGUER:

        « A Gênes le Capital, qui a vampirisé les biens de la nation, a tué. Il tuera encore si la Nation ne reprend pas la maitrise des grandes infrastructures. Ceci vaut pour toutes les nations capitalistes. »

        « ce qui est en cause n’est rien moins qu’un renversement du rapport des forces établi depuis une vingtaine d’années dans ce secteur d’activité des grandes infrastructures : autoroutes, chemins de fer, production et distribution d’électricité, ports et aéroports entre le grand capital et les gouvernements des principaux pays capitalistes. »

        *****************

        « Depuis vingt ans », il y aurait ainsi [ selon COMAGUER ] un « rapport de force » entre le gouvernement italien et le capital… ??? Entre la « Nation » italienne et le capital… ???

        En régime capitaliste, la « Nation », le « gouvernement », n’est-ce pas tout simplement l’Etat ???

        Or, à l’évidence, et même si ça sent un peu son lexique léniniste de base, n’y a t-il pas déjà un peu plus d’un siècle que l’Etat est entièrement passé sous la coupe des monopoles, dans les métropoles impérialistes ???

        A tel point, du reste, que le dit Lénine a même osé parler, dès 1916, de Capitalisme Monopoliste d’Etat…

        A moins, il est vrai, qu’il n’y ait eu une « Révolution Nationale », absolument fantomatique, en Italie, il y a une « vingtaine d’années », et qu’une mystérieuse « bourgeoisie nationale », tout aussi fantomatique, n’y ait pris « clandestinement » le pouvoir, à l’insu de tous, et notamment du « plein gré » des monopoles, comme dirait le coureur cycliste…

        Misère de l’analyse contemporaine…

        Luniterre

        *****************************

        Il s’agissait donc, sur VLR, où est également republié l’article de M. Bibeau, de souligner une relative convergence, précisément, sur le fait qu’il n’y a pas d’illusion à cultiver sur telle ou telle faction de la bourgeoisie monopoliste, même au titre de supposées vertus « démocratiques » et/ou « citoyennes », etc…

        La précision apportée faisait simplement le constat que M. Bibeau, même lorsqu’il se livre à des développements à la fois utiles et intéressants, ne peut s’empêcher, néanmoins, une saillie anticommuniste et anti-soviétique clairement exprimée, ce qui rend son propos ambigu, en fin de compte.

        C’est donc uniquement à son initiative si le fil d’échange s’est trouvé transporté « chez lui », si on peut dire…

        http://mai68.org/spip2/spip.php?article2064#forum1388

        *******************

        @ Luniterre

        Je préfère répondre en détail à ces remarques pertinentes sur notre webmagazine afin d’en faire bénéficier aussi nos lecteurs.

        Merci de ce post

        Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

        *****************************

        Et donc, effectivement, vue d’ici, cette histoire de convergence est peu évidente, voire, même, devient carrément secondaire…

        Le fil de l’échange s’est donc déroulé de manière pour le moins assez sinueuse…

        Bon, mais au final, avec cette nouvelle prophétie remarquable de M. Bibeau, cela valait sans aucun doute le détour !

        Et en plus, en passant par la Papouasie-Nouvelle Guinée, un pays effectivement remarquable par bien des aspects…

        Et doté, en français, d’une excellente notice Wikipédia :

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Papouasie-Nouvelle-Guin%C3%A9e

        Pour le reste, je répondrai donc à M. Bibeau plus tard, mais, nécessairement, avant l’an 2100 !!

        Luniterre

        Répondre
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