MANIFESTE DU PARTI OUVRIER (2)

Nous poursuivons la publication d’une série de neuf (9) articles portant spécifiquement sur quatre questions fondamentales pour le mouvement ouvrier mondial :

1) Le problème du sectarisme cette maladie qui sévit depuis des décennies dans le mouvement ouvrier. Le premier article est paru ici.
2) Ensuite, nous aborderons la question de l’unité des forces ouvrières.
3) Nous présenterons les trois instances de la lutte de classe.
4) Nous présenterons cinq leçons apprises de la Révolution d’Octobre

LE SECTARISME MALADIE SÉNILE DU GAUCHISME (la suite-2)

Le sectarisme c’est…

Le sectarisme, c’est s’émouvoir de l’opinion d’un ouvrier parce qu’elle diffère du consensus imposé à l’assemblée. Le sectarisme, c’est brimer le droit de parole dissidente au nom de l’unicité de la pensée soporifique et de la ligne politique unique. Le sectarisme, c’est refuser de participer à une assemblée, à un colloque, à un débat, à un forum, sous prétexte que des représentants anarchistes, révisionnistes, sociaux-démocrates, opportunistes, réformistes, altermondialistes et écosocialistes prendront la parole pour fabriquer du consentement stérilisant.

Depuis dix ans nombre d’organisations de la gauche bourgeoise et leurs militants ont refusé de discuter avec nous, de débattre avec nous. Ces grands « démocrates » (sic) nous ont interdits à leurs colloques et forums populaires. Ils nous ont rayés de leurs listes de diffusion et de leurs médias sociaux. Ils ont refusé de recevoir notre littérature militante et nos analyses politiques de principe, manifestant ainsi leur sectarisme et exprimant leur étroitesse d’esprit et leur allergie envers une confrontation idéologique de principe. Les sectaires psalmodient « Vive la démocratie » et ils lancent les mêmes querelles et ils appliquent la même censure que les médias et les organisations bourgeoises.

Le sectarisme est unilatéral et chimérique

Le sectarisme se caractérise par la mesquinerie qui porte les associations sectaires à analyser les événements historiques et les luttes de classe d’un point de vue unilatéral et chimérique. Une secte se demandera toujours jusqu’à quel point tel ou tel combat lui aura permis de progresser et de recruter de nouveaux affidés, alors que les marxistes se demanderont plutôt jusqu’à quel point cette bataille a aidé la classe à progresser dans sa conscience vers l’émancipation.

Le sectarisme c’est juger un camarade ou un groupe par association en se basant sur des rumeurs, des « on dit » et autres flagorneries. Le sectarisme c’est suivre aveuglément un chef de bande et citer Marx, Engels, Lénine et d’autres classiques et se donner raison par comparaison. Ce que tu écris et comment tu agis parlent si fort camarade que je n’entends plus ce que tu dis.

Le sectarisme c’est renoncer à défendre une position politique prolétarienne sous prétexte de préserver l’unité de la secte. L’« embourgeoisement » (gentrification) du tissu urbain est inacceptable pour les ouvriers et pour les pauvres chassés de leurs foyers. Mais pas question de démontrer comment ce phénomène se répand et s’épand dans un quartier et dans une ville s’il faut mettre en cause le gouvernement, l’État et le système capitaliste chancelants, ce qui bien entendu risquerait de froisser leurs agents qui subventionnent généreusement l’organisation sectaire. Le sectarisme c’est soutenir un point de vue erroné par solidarité communaliste avec un ami ou un membre de sa fratrie.

Le sectarisme est une tactique politique petite-bourgeoise qui origine de la faiblesse théorique des gourous des sectes éclectiques. Le sectarisme surgit quand un parangon désire maintenir son emprise sans partage sur ses catéchumènes. Il les éloigne ainsi des influences prolétariennes « malsaines » (sic). Le sectarisme a complètement contaminé tous les cercles de la gauche depuis que l’Opposition de Gauche a été chassée de la IIIe Internationale. Même l’Opposition de gauche, par réaction grégaire, est tombée dans ce travers.

Partout où notre classe sue et peine, argumente et débat, cherche sa voie et s’interroge sereine, les ouvriers marxistes révolutionnaires seront présents et interviendront chaque fois que nécessaire. Ainsi, en Bretagne, des régionalistes bretons se sont amenés aux manifestations de notre classe avec leur drapeau nationaliste. À nous, ouvriers marxistes, de proposer notre drapeau internationaliste et nos slogans anticapitalistes. Au Québec, quand les étudiants ont hissé le carré rouge de la résistance sur le front économique de la lutte des classes, des nationalistes chauvins sont apparus, avec leur fanion Fleur de lys royaliste et ont perturbé les échauffourées, ce qui n’a pas fait fuir les marxistes révolutionnaires qui au contraire sont demeurés au cœur de la lutte avec nos frères, les étudiants progressistes.

Pourquoi les ouvriers révolutionnaires abandonneraient-ils le soutien à l’organisation et éventuellement la direction (au moment de l’insurrection et pas avant) du mouvement de révolte prolétarien et populaire aux différents contingents bourgeois nationalistes et aux crétinistes parlementaires? Le sectarisme serait ici de capituler, de quitter le champ de bataille et d’abandonner notre classe à l’ennemi irrédentiste.

Le nécessaire travail militant dans les assemblées populaires

Défendre le point de vue ouvrier marxiste et promouvoir la lutte de classe sur le front économique, politique et idéologique dans les organisations de masse, les syndicats et les forums populaires et de quartier ne signifie nullement adhérer aux idées petites-bourgeoises conspiratrices propagées dans l’une ou l’autre de ces assemblées. C’est plutôt refuser d’abandonner notre classe à la propagande bourgeoise. Ce n’est pas au contingent de rejoindre son adjudant, mais au sergent de rejoindre son régiment.

Il faut être conscient qu’en société bourgeoise, la classe capitaliste possède l’hégémonie en tout et sur tout, c’est la classe dominante, ce qui est lourd de conséquences. Un partisan marxiste risque de se retrouver isolé, ostracisé et démuni s’il s’exclut lui-même des réunions syndicales ou de quartiers et des événements politiques organisés par la gauche bourgeoise où inévitablement des idées erronées, puériles, contres-révolutionnaires, réformistes, opportunistes, économistes, anarcho-syndicalistes ou électoralistes seront propagées. Le 1er mai, organiser une manifestation séparée de celle appelée par les centrales syndicales et par les partis de la gauche bourgeoise est un exemple de comportement sectaire. C’est parmi la classe que nous devons être présents et pas isolés avec quelques lumpens prolétaires libertaires dans un cul-de-sac pour être incarcérés par les policiers.

Comment les camarades marxistes révolutionnaires apprendront-ils à renforcer leurs liens avec notre classe ? Comment apprendront-ils à contrer les arguties de la petite bourgeoisie ? Comment apprendront-ils à polémiquer, argumenter, démontrer, étayer, prouver la vérité à propos de ces choses masquées par les agents de la bourgeoise infiltrés dans nos rangs?

La lutte de classe sur le front de la pensée, de la propagande, de la théorie et de l’idéologie est une composante essentielle de la lutte de classe du prolétariat. La participation à cette lutte nous incombe à nous ouvriers marxistes révolutionnaires au même titre que le combat sur le front économique et politique de la lutte des classes. Cette lutte idéologique doit être menée dans toutes les assemblées et dans toutes les organisations, sur les médias sociaux, dans les manifestations ouvrières, les assemblées et forums populaires. Le gauchiste qui refuse de polémiquer, d’argumenter, d’étudier et de débattre avec des militants sur les grands événements de notre temps est un sectaire qui doit être dénoncé pour tel.

Contre l’entrisme

Polémiquer, débattre scientifiquement, rigoureusement, argumenter dans une assemblée populaire de quartier, dans une rencontre d’usine, dans un colloque de militants, dans un congrès universitaire ou un forum populaire, dans un regroupement de syndiqués et une assemblée étudiante ne constitue pas de l’entrisme sectaire, mais bien plutôt un travail d’agitation et de propagande légitime et nécessaire pour un ouvrier marxiste révolutionnaire.

L’entrisme est une tactique petite-bourgeoise qui consiste à infiltrer les organisations populaires, populistes, de quartier, syndicales, sociales, communautaires, étudiantes afin d’en prendre la direction.

Dans les années 1970-1980, au plus fort de la précédente vague opportuniste-réformiste, certaines organisations de la gauche bourgeoise ont tenté de s’emparer du contrôle d’associations populaires, d’assistés sociaux, de regroupements de sans-abris, de comités de locataires et d’ONG féministes. Un groupe trotskyste avait pris le contrôle d’un grand syndicat d’enseignants de la région de Montréal, alors que deux groupes maoïstes se sont concertés pour s’emparer de la direction d’une section régionale d’une centrale syndicale nationale. Seule une mésentente sectaire sur le partage des postes de bureaucrates syndicaux à pourvoir a empêché les deux sectes de se hisser sur la chaise de capitaine syndical régional.

Nous vivons sous la dictature de la bourgeoisie qui possède la totale hégémonie sur les organes de pouvoir politique et économique. Quiconque tente de s’emparer de la direction d’une association populiste, d’une organisation féministe, d’une mairie, d’un conseil municipal, d’une association caritative, d’un club de l’âge d’or, ou d’un club de bridge doit présenter patte blanche et manifester son ferme propos de s’amender et de ne rien perturber du fonctionnement normal de la société bourgeoise et surtout jurer fidélité à l’ordre établi.

Si les magouilleurs entristes-sectaires respectent l’ordre établi et gèrent la succursale qui leur a été temporairement confié, comme le ferait un bureaucrate syndical ou un administrateur d’ONG subventionné, ou comme le ferait un président d’association croupion, alors rien à craindre, le parangon sectaire pourra faire carrière bien payée dans cette organisation. Il chaut peu à l’État bourgeois que le petit potentat se coiffe d’un béret de Che Guevara ou d’un bonnet d’âne pourvu qu’il fasse le travail comme l’entend l’État bourgeois. Si d’aventure, le chef de la clique entriste ne respecte pas la loi bourgeoise et ne se soumet pas aux préceptes capitalistes il sera répudié, rejeté, écarté par la direction régionale, provinciale, nationale, fédérale ou internationale, quand ce ne serait pas par la base populiste elle-même, une fois revenue de sa torpeur, suite à ce coup de force à la tête de l’organisation moron. Les chefs des grandes centrales syndicales nationales québécoises, qui avaient temporairement oublié ce précepte fondateur de la légitimité bourgeoise, ont échoué en prison le temps de leur faire entendre raison… Ce qui ne fut pas long!

Il faut comprendre que ce n’est qu’au moment de l’insurrection ouvrière et populaire, quand l’ordre bourgeois craquera de toute part, que l’État bourgeois dépassé et désarticulé volera en éclats, que la population refusera d’être gouvernée par ces impotents, que les ouvriers révoltés chercheront une alternative au pourvoir bourgeois, à ces incapables, que l’hégémonie idéologique, théorique, politique, et surtout que l’immense pouvoir économique capitaliste se sera effondré, dans une crise anarchique sans précédent; ce n’est qu’à ce moment que la conscience de classe en soi et pour-soi du prolétariat, faisant un bond prodigieux, aura atteint un niveau suffisant pour concevoir et vouloir tout le pouvoir pour les soviets ouvriers, comme forme spécifique de la dictature du prolétariat. Alors il sera temps, et alors seulement, pour la classe (et non pas pour les apparatchiks d’un parti politique) de s’emparer de la direction des organes du pouvoir politique, militaire et économique (surtout).

Les ouvriers marxistes révolutionnaires seront-ils prêts à fournir l’expertise pour suggérer les voies de l’édification socialiste? La prochaine fois que l’ordre bourgeois éclatera, la société capitaliste à son stade impérialiste aura atteint le plein développement de ses forces productives et de l’évolution de ses rapports de production, au point de ne pouvoir survivre à son effondrement. Deux modes de production opposés et contradictoires ne peuvent ni ne doivent coexister. L’avènement de l’un signifie l’achèvement de l’autre. Où alors, ce sera partie remise, et il faudra comme la dernière fois attendre la prochaine opportunité révolutionnaire. Ce n’est pas pour s’emparer de quelques postes de direction et pour jouer les fonctionnaires de la gauche à la solde du capital que doivent s’activer les militants marxistes révolutionnaires, mais pour se préparer à soutenir la classe dans sa conquête de tout le pouvoir politique et économique. Ce n’est pas la classe qui est au service du parti, mais le Parti révolutionnaire qui est au service de la classe révolutionnaire (le prolétariat).

Il n’est d’aucun intérêt de pratiquer l’entrisme dans les organismes bourgeois pour aller y vendre ses services aux opportunistes et aux réformistes gauchistes qui se soumettent à l’idéologie dominante avec un petit côté revendicateur, hargneux et coléreux. Ils réclament plus de réformes dans l’espoir de sauver le capitalisme, ce qui est absolument impossible. La bourgeoisie ne le peut pas et son aile gauchiste en est tout aussi incapable. Ce n’est pas pour réparer les injustices du système capitaliste que nous œuvrons à sa destruction, mais simplement parce que ce mode de production est rendu au bout de son évolution. Il est devenu inopérant. Il ploie sous ses contradictions et ne parvient plus à assurer sa reproduction élargie. Il est paralysé, ne peut plus se développer et il se traîne de crise en crise à la recherche d’une chimérique solution à ses contradictions insolubles.

Ainsi, à l’élection des députés à l’assemblée de l’Union européenne, une secte de gauche revendiquait une hausse généralisée du SMIC, alors qu’une autre clique réclamait l’augmentation des salaires, tandis qu’une troisième secte exigeait un emploi pour tous les travailleurs. C’est devant les usines en grève que ces revendications doivent être menées et gagnées (si elles le peuvent). La bourgeoisie vit de l’exploitation du travail salarié. Si elle pouvait mettre tout les salariés au travail pour leur arracher de la plus-value elle le ferait. Ces sectes d’opportunistes croient qu’il suffit d’exiger des hausses de salaire pour les obtenir. De fait, ces sectes gauchistes savent que ces revendications électoralistes futiles ne visent qu’à accaparer le vote de quelques désespérés, pour s’enfuir ensuite avec le poste de député. N’allez pas débattre de tout cela avec ces sectaires, ils refuseront de rendre compte de leur trahison.

Toutes ces expériences ratées d’« entrisme » dans les organisations de masses et communautaires, syndicales, d’ONG subventionnées et d’associations populaires, doivent-elles amener le militant marxiste révolutionnaire à se retirer sur ses terres pour construire sa ferme bio sur une commune rurale, où à s’assembler en micro cellule dans la cave de son condo et fuir toute organisation, assemblée, colloque, forum, association ou manifestation gauchiste tel un esthète monastique ?

Certainement pas! Partout où notre classe est niée, diffamée, exploitée, rejetée, aliénée, galvaudée, trompée, partout où elle résiste farouchement, confusément, chancelante, hésitante nous y serons. Pas devant la parade –pas pour le moment– mais parmi eux, en plein milieu, écoutant, analysant et fournissant les mots d’ordre unificateurs appropriés qui font avancer le combat et fructifier la conscience de classe. Menant le coup de pierre et érigeant la barricade parmi eux. Le sectarisme, maladie sénile du gauchisme, c’est d’abandonner notre classe aux charlatans de la misère et de la guerre mortifère.

À SUIVRE…
VIENT DE PARAÎTRE
MANIFESTE DU PARTI OUVRIER
http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782753900073

18 pensées sur “MANIFESTE DU PARTI OUVRIER (2)

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    18 juin 2014 à 7 07 34 06346
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    Militer sans noyauter, c’est ce que tu nous dit.

    Attendu que le noyauteur finit par se faire rattraper, étrangler ou éjecter par l’organisation qu’il noyaute. Il fait de l’idéalisme appliqué, en quelque sorte, s’imaginant que la masse suit les cadres et que s’il devient cadre il pilotera la masse. On sent effectivement l’influence bourgeoise dans ce genre de désespoir doctrinaire…

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    20 juin 2014 à 9 09 41 06416
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    Comme je vous l’ai dit sur Agoravox, j’apprécie grandement votre travail. Comme vous ne m’avez pas répondu là bas, je vous reposte mes quelques petites critiques et interrogations ici :

    1. Tout d’abord, quelle définition donnez-vous au terme « ouvrier » ? Ce terme pour vous est-il strictement équivalent à « prolétaire », ou bien excluez vous les cadres et les ingénieurs de l’ensemble des ouvriers pour ainsi le réduire au travailleur manuel en usine ?

    2. « L’« embourgeoisement » (gentrification) du tissu urbain est inacceptable pour les ouvriers et pour les pauvres chassés de leurs foyers. » : sommes nous bien d’accord que la gentrification n’est pas un embourgeoisement, puisque les salariés aisés qui viennent vivre en centre ville sont eux-mêmes des prolétaires ? Le problème est celui de la gestion scientifique de l’habitat, pas celui de la catégorie socio-professionnelle des habitants.

    3. Sur l’entrisme : je suis assez d’accord avec vous, en France d’ailleurs, Jospin l’entriste Trotskiste est au finale le 1er ministre français a avoir le plus privatiser. Toutefois, la technique que vous mêmes recommandez, à savoir d’aller dans toutes les assemblées pour débattre, c’est précisément de l’entrisme : de l’entrisme à drapeau déployé. Je suis personnellement très fier de le pratiquer, et autant que je peux, je vais débattre avec le prolétariat réactionnaire pour tenter de le convaincre.

    4.« Les ouvriers marxistes seront-ils prêts à fournir l’expertise pour suggérer les voies de l’édification socialiste ? » Rappelons quand même que le rôle du prolétariat révolutionnaire est de faire la Révolution, beaucoup plus que de construire le Socialisme. La Révolution ne se produit pas toute seule, et le rôle du Révolutionnaire n’est pas de rêver de prendre les commandes une fois que la Révolution se produit, mais de réussir à déclencher la Révolution.

    Enfin, une question : existe-t-il une internationale aujourd’hui ? Une quatrième, une cinquième ? Où en est-on ?

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    21 juin 2014 à 10 10 32 06326
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    Bonjour M. Bibeau, Je me posais la même question (#1 de Isga) à savoir quelle est votre définition d’ouvrier et travailleur. Est-ce une personne qui est à l’emploi (usine, bureau) contre rémunération?

    Mes questions:

    1. Si vous deviez dessiner la courbe sur un graphique qui représenterait le pourcentage des ouvriers-travailleurs par rapport à la population des 12000 dernières années, à quoi ressemblerait cette courbe? Est-ce qu’elle pourrait ressembler à celle-ci (remplacez l’ordonnée ‘Quantité en milliards’ par ‘%’: http://modeledegestionparticipative.files.wordpress.com/2010/07/source-inspiration-gestion-participative-evolution-population-mondiale3.jpg ?

    2. Si la réponse à ma question précédante est oui, que constatez-vous d’anormal dans cette courbe…?

    3. Après avoir constaté ce qu’il y a d’anormal dans cette courbe, croyez-vous toujours que vous vous attaquez au vrai problème…?

    Ma conclusion est que d’inciter les ouvriers-travailleurs à la révolte est comme vouloir qu’une tumeur continue à prendre sa place et de l’ampleur sur le corps qu’elle parasite – elle finira par mourir avec le corps qu’elle parasite.

    J’ai l’impression que la solution est de trouver les causes de l’apparition de la tumeur et de prendre les mesures pour que le corps retrouve son état naturel.

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    22 juin 2014 à 10 10 31 06316
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    1) Définition de OUVRIER selon la théorie marxiste = un individu qui vend sa force de travail contre un salaire (travail nécessaire ou temps de travail nécessaire) et se fait exproprier-extorquer la plus-value (temps de surtravail). Le fruit de son travail = la marchandise = est commercialisée – vendue – pour que se réalise la plus-value distribuée sous différentes formes de profits = rentes, bénéfices, profit commercial, dividendes sur actions, etc.)

    2) Un ingénieur salarié à Hydro-Québec qui planifie et dirige la construction d’une ligne de haute tension qui servira à acheminer – vendre l’électricité aux USA me semble répondre à la définition d’ouvrier (qualifié évidemment) à moins qu’il serait attaché par une ristourne à l’accumulation des profits (ce qui se produit dans certaines entreprises privées pour les haut cadres) qui avec ces centaines de milliers de dollars de plus-value-ristourne – s’achètent des actions de l’entreprises quand leur rémunération n’est pas sous forme d’action.

    2) M. Gilles votre raisonnement MALTHUSIEN EST TOTALEMENT FASCISTE et je n’y adhère pas du tout. Chaque bouche humaine qui nait sur terre c’est surtout un cerveau – deux bras travaillant et un corps émouvant – et la Terre peut supporter tous ces vivants si l système social était fait de planification et d’appropriation collective des richesses collectives.

    3) Des experts du MIT ont révélé que si la société n’était pas organisé de telle sorte que 85 multimilliardaires accaparent autant de richesses que la moitié (3,5 milliards d’humains) les ouvriers pourraient ne travailler que 2 heures par jour et tout le monde aurait le nécessaire pour vivre.

    NON Monsieur j’ai très bien identifié le problème et ce sont les rapports de production capitaliste qui entravent le développement des forces productives capitalistes. Il faut donc rejeter ce mode de production inefficient et construire un nouveau mode de production et de nouveaux rapports de production

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    22 juin 2014 à 13 01 48 06486
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    Bonjour, ‘M. Gilles votre raisonnement MALTHUSIEN EST TOTALEMENT FASCISTE…’ : Vous n’y allez pas un peu fort, là, en me prêtant des intentions…? Je suis parlable, moi là! 🙂

    Vous n’avez pas répondu à ma question: ‘que constatez-vous d’anormal dans cette courbe…?’

    Pour moi, accélérer les naissances n’est pas mieux que de restreindre les naissances. Il faut s’attaquer au vrai problème : Instruire adéquatement la population pour qu’elle puisse faire elle même – volontairement – les bons choix.

    Prochaine question: Qu’est-ce qui empêche d’instruire adéquatement la population…?

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    22 juin 2014 à 20 08 06 06066
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    OUi j’y suis allé un peu fort – on efface et on recommence.
    L’instruction pour la totalité du monde OUI je suis pour évidemment.

    Jamais de mal surtout si cela est de la vrai instruction.
    L’autre jour je me présente à un colloque d’universitaires marxisant – des étudiants et des doctorants écrivant dans la revue RAISON SOCIALE. Instruction de haut niveau me suis-je dis – je vais aller plomber mes neurones devant un tel aéropage Le petit Pépin rempli de lui-même (imaginez le concentré) une poufiasse qui s’écoutait réfléchir et un agité – qui se prenait pour un militant.
    La classe des technocrates aurait transformer le Québec de la Révolution tranquille – et les enfants divaguaient sur le Québec puissance centrale du capitalisme mondial. Le sujet était LES CLASSES SOCIALES

    Pas un de ces doctorants n’a défini ce qu’était une classe sociale. Pas un seul s’est interrogé si le microcosme chauvin québécois était ce qu’il fallait comme terrain d’étude des nouvelles classes sociales de l’impérialisme mondial. Les petits gars crusait les petites stagiaires on se serait cru à un party de cégépiens en herbe le testostérone au plancher… PEU de réflexions instructives – pour un vieux militant sérieux comme moi en tout cas. Pour dire qu’il y a instruction et INSTRUCTION.
    Mon intervention est tombé comme celle d’un proviseur au milieu d’une salle estudiantine – À plat – tous ces gens se demandant ce que je faisais la – Il était évident que personne n’entendait échanger sur le contenu. Et chaque paneliste congratulait son vis-à-vis un peu comme BHL se faisant faire la pipe par FINKEstrei…. (je suis incapable d’écrire le nom du nazi français qui sévit sur les plateaux des biens pensants).
    Alors dites-nous pourquoi tout un chacun n’a pas accès à ces rencontres estudiantines pour s’instruire (sic) ???

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    24 juin 2014 à 8 08 29 06296
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    Bonjour, Je recommande le visionnement de l’émission ‘Qui singe qui ?’ sur Explora. La chaine diffusait l’épisode 3 de 3 hier soir – il y aura des reprises. Conclusion: ça facilite la compréhension des comportements en société! Ça fait vingt ans que j’ai commencé à m’instruire sur le fonctionnement du cerveau et de l’esprit humain. Après avoir consulté plusieurs ouvrages, ça devient évident de comprendre pourquoi notre monde en est où il est.

    Comment changer la nature humaine…? Jusqu’à ce jour, le plus fort a réussi à imposer ses pensées.

    La solution n’est pas tant que de s’appuyer sur des (vieilles) idéologies (elles sont perçues comme ‘passées date’) mais d’instruire en procurant les bonnes réponses. À force de passer un message qui a du sens, ce message va finir par passer.

    Reste à développer une stratégie.

    P.S. Inutile de stimuler la révolte, elle se fera d’elle-même au moment où il n’y aura plus d’autres choix.

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    26 juin 2014 à 9 09 31 06316
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    «Passer date» est un concept petit bourgeois qui voudrait assimiler la pensée humaine – les théories – l’idéologie et la science – à des modes éphémères comme la mode – souliers, pantalon, faux ongles, teintes des cheveux et mini jupe.

    Tout comme le matérialisme antique est toujours d’actualité – mais dépasser – parce que surmonter – par le matérialisme dialectique et historique de Hegel et de Marx – le socialisme scientifique né vers 1840 est encore jeune (2 siècles ce n’est rien dans l’histoire de l’univers) et pas du tout démodé sauf pour les flagorneurs petits-bourgeois toujours à la recherche d’un éphéméride.

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    26 juin 2014 à 11 11 05 06056
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    Bonjour, Effectivement, les dominants et leurs bourgeois connaissent très (très) bien l’esprit humain. Et la perception reste la perception (car j’ai bien parlé de perception).

    Je constate que vous maîtrisez bien l’aspect intellectuel de l’esprit humain. Comment travailler, développer et utiliser ses neuronnes, augmenter ses connaissances. En fait, tout ce que l’establishment (par l’intermédiaire du ministère de l’éducation) espère: former des petits humains programmables qui oublieront que l’essentiel reste le ressenti.

    Ça, le voyez-vous? Vous essayez de combattre l’ennemi sur le terrain où il veut vous voir – car là vous ne pourrez le vaincre. À moins que vous ne soyez de mèche – consciemment, ou inconsciemment.

    Il y a un déséquilibre en ce moment, et il n’est pas des classes, mais dans l’esprit des hommes – et femmes.

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    27 juin 2014 à 9 09 13 06136
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    @ Gilles

    Je comprends vos craintes à propos de l’école et de l’université qui en société de classe sont au service de la classe dominante hégémonique.

    Mais il y a moyen de combattre -opposer – contrer cet endoctrinement omniprésent et c’est par le moyen de la science – la science sociale, économique, politique – EH oui ce sont des sciences – si on les aborde avec une perspective – un point de vue – une approche matérialiste historique et dialectique – donc marxiste – C’est la grande découverte de MARX soi dit en passant et non pas le concept de plus-value ou valeur ajoutée dans le verbiage des économistes bourgeois.

    On peut comprendre le monde et refuser l’endoctrinement et aussi comprendre que le ressenti = pour devenir ressenti = passe par les filtres sociaux globaux – passent par la configuration mentale imposée -forgée à l’école et à l’université.

    Il faut donc commencer par se déprogrammer avant de recommencer à aborder les problèmes du monde avec de nouveaux filtres plus satisfaisant parce que plus éclairants.

    Merci de votre intervention Monsieur H.

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