Mu-Art, murales et graffiti

Raymond Viger   Dossier Culture.

La publication d’un article signé par Michel Larose dans le Journal de Montréal du 17 juillet concernant le graffiti et l’entreprise Mu-Art met en colère plusieurs graffiteurs.

Le premier volet de l’article présente la stratégie de la Ville de Montréal en matière de graffiti. Vient ensuite la présentation de Mu-Art, une entreprise de création de murales. Malheureusement, le Journal de Montréal s’est rapidement mis les pieds dans les pots de peintures.

Les deux fondatrices de Mu-Art, Élizabeth-Ann Doyle et Emmanuelle Hébert, décrivent dans l’article qu’elles intègrent les enfants des différentes communautés culturelles dans la réalisation d’une murale, sous la direction d’un artiste reconnu.

Malheureusement, l’article est chapeauté par une photo de Hugo-Sébastien Aubert. Elle montre une murale de deux artistes graffiteurs reconnus et appréciés par le milieu, Jasmin Guérard-Alie et Simon Bachand. Un bas de vignette sous la photo mentionne : « La stratégie d’embellissement de la Ville passe par la réalisation de murales comme celle-ci sur l’Hôtel Bourdon, rue Ste-Catherine ».

Je ne peux me permettre de répéter tous les mots que j’ai entendu, la rage et la colère des graffiteurs devant ce lapsus énorme. Les murales réalisées par Mu-Art n’ont rien à voir avec les murales réalisées par des graffiteurs. Deux genres complètement différents. Le pinceau contre la cannette. Un style universitaire contre un style urbain appris dans la rue.

On va dire que le pupitreur qui a choisi cette photo pour un texte où on parle de Mu-art ne savait pas de quoi il parlait et qu’il ne connaissait rien à l’art. Ce n’est pas parce qu’on est journaliste qu’on doit tout connaître sur les arts urbains.

Sauf que les graffiteurs se sont mis à parler. Ils ne sont vraiment pas heureux de Mu-art et de leur représentation. La rumeur dit qu’il y a souvent des lapsus de ce genre et que Mu-art, d’une façon directe ou indirecte, volontairement ou involontairement, se retrouve associée et à faire leur promotion avec des murales de graffiteurs.

Est-ce à dire que les murales réalisées par les graffiteurs sont plus vendeuses que celles de Mu-art ? Est-ce à dire que les murales des graffiteurs sont plus belles et plus attrayantes ? Prenons-le comme un compliment pour la culture Hip Hop et pour les graffiteurs.

Si l’histoire s’arrêtait-là, je n’aurais jamais publié ce billet, ni les prochains qui vont suivre. Parce que dimanche le 3 août, encore sous la plume de Michel Larose, le Journal de Montréal nous présente Carlito Dalceggio, artiste et administrateur de l’entreprise Mu-art. Celui-ci qui nous parle de sa vision des graffiteurs. Ses propos injurieux et déplacés feront l’objet d’un billet qui sera publié demain.

Pour l’instant je suis trop occupé à éviter qu’une nouvelle guerre n’éclate à Montréal.

Pour voir les murales réalisées par Mu-Art et les graffiteurs.

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Une pensée sur “Mu-Art, murales et graffiti

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    17 août 2008 à 14 02 47 08478
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