NELSON MANDELA, DERNIER REPOS POUR LE HÉROS DES BOBOS

L’icône  mythique  mystifie

 

ROBERT BIBEAU   On dit de Nelson Mandela qu’il fut une icône de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.  Nelson Mandela fut surtout le héros de la bourgeoisie et le dernier des égarés de l’Arche de Noé des Non-alignés, une assemblée de 120 pays compromis avec un bloc impérialiste ou un autre, tantôt regroupés sous la direction de l’Iran, de Cuba, de l’Indonésie «soekarniste», de l’Inde «ghandiste», de l’Ex-Yougoslavie «titiste» ou de la Chine «maoïste».

Les média «mainstream» à la solde des riches pleurent le héros de la fin de l’Apartheid politique, mais l’Apartheid économique a-t-il été aboli au pays des Zoulous ? Réconciliation nationale et pardon Arc-en-ciel ont été mis à l’honneur par les «bobos» mais qu’en est-il des ouvriers sud-africains parqués dans des townships délabrés ?

 

            La misère mortifère se répand comme du chiendent

Depuis la «Libération» de l’apartheid en 1991, une majorité des 40 millions de noirs (75 % de la population du pays) vivent l’enfer sur Terre.  Selon l’indice de développement humain (IDH) du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en quinze ans l’Afrique du Sud a reculé de 35 places dans le  classement (1990-2005), traduisant ainsi l’appauvrissement général de la population noir d’Afrique du Sud.

En dix ans le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d’extrême pauvreté a doublé, passant de 1,9 à 4,2 millions, soit 8,8 % de la population. Près de 40 % des villes en Afrique du Sud sont composées de townships et cette ségrégation géographique des lieux de résidences entre les riches blancs et les pauvres noirs est très visible et elle est à l’origine des tensions entre les deux classes sociales antagonistes. En Afrique du Sud les riches Afrikaners vivent relus dans des maisons forteresses ou dans des quartiers fortifiés. Plus de 43 % de la population vit avec moins de 3000 rands (260 euros) par an. Le chômage serait selon l’OIT à un taux officiel de 23,2 %, mais les syndicats l’estiment proche de 40 %. « La crise de l’emploi est  définie selon des critères raciaux en raison du fait que, dans le troisième trimestre de 2010, 29,80% des Noirs étaient officiellement au chômage, contre 22,30% de métis, 8,60% d’Asiatiques et seulement 5,10% de blancs. Environ 12 millions de personnes vivent avec moins de 0,25$ par jour, tandis que 16 millions de Sud-africains reçoivent des allocations sociales sur une population totale du pays de 50.59 millions d’habitants. » (1).

 

            La sanctification conférée par Madiba

Le 30 juin 1991 l’oligarchie blanche minière et milliardaire de l’Afrique du Sud raciste acquérait ses lettres de noblesse internationales, lettres d’accréditation contresignées par le Président noir pacifiste, tenant du non-alignement, l’avocat MadibaMandela, le héros des «bobos» occidentaux (2).

En 1991, après la procession du pardon, les bourreaux racistes s’excusèrent d’avoir occis, ostracisé, opprimé et exploité leurs esclaves enferrés et les transformèrent en esclaves salariés. Le ferme propos de ne plus recommencer n’y étant pas, sitôt confessé et pardonné, les récidivistes milliardaires firent ce qu’il faut pour que la potiche Mandela ne dérange pas leurs plans de brigands. L’exploitation des damnés des mines et des terres agricoles, dirigés par les hobereaux de couleur, allait se poursuivre implacablement. Rien n’avait changé au pays de la pauvreté non-partagé.

Terminé l’esclavage classique inefficace, désormais saluons l’esclavage salarié ! Un pays industriel techniquement évolué comme l’Afrique du Sud se devait de moderniser sa superstructure juridique, légale, gouvernementale, policière et militaire. Même le réactionnaire ex-premier ministre canadien, collaborateur des minières sud-africaines, l’Honorable Brian Mulroney, exigeait un changement de tactique des riches sud-africains dans l’exploitation de leur classe ouvrière nationale.

Le 30 juin 1991, les actionnaires et les banquiers capitalistes de Johannesburg, de Londres, de Rotterdam et de New York partageaient leur mainmise exclusive sur le pouvoir politique en Afrique-du-Sud, à la condition que le pouvoir réel, économique, resta entièrement entre les mains des Afrikaners. Ce jour-là, le grand capital international salua la naissance d’une bourgeoisie noire compradore, assoiffée de prébendes, qu’elle n’obtiendrait qu’en quantité mesurée en fonction des services rendus dans la sujétion de la plèbe ouvrière noire récalcitrante.

Les deux factions bourgeoises de l’apartheid économique (blanche internationale-Afrikaners, versus, noire sud-africaine-Mandeliste) obtenaient chacune une paix séparée qu’ils croyaient bien méritée. Nelson Mandela et l’ANC s’engageaient à assurer cette paix des braves tant souhaité par Botha et De Klerk afin qu’ils puissent continuer d’exploiter le travail salarié et les minéraux si abondants sur ce sous-continent.

Aucune des nationalisations des terres, des mines, des usines, des banques promises par Mandela au peuple africain ne furent réalisées par le premier président noir d’Afrique du Sud, alors que la Charte de la Liberté adopté par l’ANC l’y obligeait.

« La richesse nationale de notre pays, le patrimoine et l’héritage des Sud-Africains, sera rendu au peuple : Les richesses minérales du sous-sol, les banques et les industries qui ont un monopole doivent être transférées à la propriété du peuple dans son ensemble et en entier. Toutes les autres industries et commerces doivent être contrôlés par le gouvernement afin d’aider au bien-être du peuple.» (…) «Un des aspects les plus révélateurs de la transition économique a été la propriété de la Banque Centrale d’Afrique du Sud. Sans aucun doute l’institution la plus puissante du pays. Vishnu Padayachee a rédigé un document sur les avantages et les inconvénients d’avoir une Banque Centrale autonome, gérée en totale autonomie par le gouvernement. À l’époque, la Banque Centrale était une propriété privée appartenant aux Blancs et aujourd’hui elle l’est toujours. Elle compte quelque 650 actionnaires qui sont à 99% de riches Blancs. Pourquoi avoir  laissé cette Banque Centrale aux mains des mêmes Blancs impérialistes qui profitaient de l’Apartheid en Afrique du Sud ?» (3)

 

            La grande grève des caboots de 2012

Un article récent dévoile les règles de fonctionnement de l’apartheidéconomique en Afrique du Sud “libérée” : « Avec une énorme tristesse, je pleure avec vous la perte de tant de collègues » (sic)  a déclaré le 23 août 2013 le président de Lonmin (monopole du platine). Ses «collègues» ce sont les 34 mineurs noirs en grève, mitraillés par la police post-apartheid à Marikana Lonmin, société dont le siège social est à Londres, possède une grande mine de platine. Les mineurs faisaient grève non seulement pour des salaires minimes, mais contre un intolérable système d’exploitation. » (4)

Le 16 août 2012, 34 mineurs désarmés, en grève spontanée, ont été assassinés par la police raciste de l’Afrique du Sud. Plus de 78 autres ouvriers ont été blessés, la police tirant à l’arme automatique dans le dos de ceux qui fuyaient ce carnage d’africains au pays de Mandela l’Africain. Où était le père de la Nation Arc-en-ciel pendant cette sauvage tuerie ? À ce jour, aucun des policiers criminels n’a été incarcéré. (5)

Quatre jours plus tard, la multinationale assassine Lonmin – où siègent les amis de Nelson Mandela et de son remplaçant adoubé, le prévaricateur Jacob Zuma, président de l’Africain National Congres (ANC) –,  annonçait qu’«à Marikana, la situation  est calme et qu’un tiers des vingt-huit mille mineurs avait repris le travail » d’esclaves salariés.

En 2012, la grève des 30 000 mineurs sud-africains fut la conséquence de la trahison de 1991. Ce ne sont pas les héritiers de Mandela qui trahirent l’icône suprême, mais Madiba lui-même qui renia ses promesses faites aux ouvriers et qui teint les promesses faites à ses geôliers contre sa libération. Pour cette raison tous les polissons capitalistes de ce monde sont réunis pour commémorer le respect de Mandela pour la parole donnée. Les Bobos quant à eux continuent de jouer les thuriféraires et d’encenser le mythe de la fin de l’apartheid en République d’Afrique du Sud ségréguée. (6)

Cette grève brisa le mirage de la Nation Arc-en-ciel et de la paix sociale entre les capitalistes monopolistes Afrikaners; les bourgeois-noirs nationalistes chauvins complices – et les prolétaires noirs exploités – le sel de la Terre.

Cette grève de 2012 fut exemplaire à plus d’un titre: d’abord parce qu’illégale, ce qui signifie qu’une fraction de la classe ouvrière a enfin renoué avec ses traditions de défi et de déni du droit bourgeois qui cherche à restreindre ses luttes dans les limites étroites du droit des riches tels qu’enseigné par Mandela.

Cette grève de 2012 était organisée par une union syndicale non reconnue par l’État bourgeois de Mandela, opposée aux syndicats de collaboration de classe affiliés à l’ANC. L’ANC subventionnée est bien accrochée au rafiot de l’État d’apartheid économique. Quelques mois après cette première vague de grèves sauvages certains chefs syndicaux de cette centrale syndicale illégale ont été assassinés par des nervis, dont on ne sait pas encore s’ils ont été recrutés par l’ANC ou soudoyés par le cartel des mines (7).

 

            L’effondrement des illusions nationalistes chauvines 

L’amère réalité économique et politique contemporaine nous révèle que sous l’impérialisme moderne il n’existe aucune possibilité de créer un État bourgeois capitaliste qui ne soit pas inféodé à un bloc impérialiste ou à un autre (USA-OTAN ou Chine-BRICS). La seule alternative étant d’ériger le socialisme, ce que Mandela a récusé.

Peuples et ouvriers ne comptez surtout pas sur la petite-bourgeoise hésitante, branlante et inconstante, qui pleure aujourd’hui son idole non-aligné, pour diriger jusqu’au bout une lutte d’indépendance véritable en Afrique du Sud, au Canada, en France ou ailleurs dans le monde, sachant que la seule indépendance véritable est celle vis-à-vis de l’impérialisme international et non pas la «libération» d’une faction d’exploiteurs pour se mettre sous le joug d’une autre clique de spoliateurs. Partout dans le monde la bourgeoisie nationaliste choisit de se vendre aux plus offrants à titre de garde-chiourme de l’impérialisme. En cela Mandela fut le dernier des échoués de l’Arche de Noé des non-alignés après tant d’autres icônes mythifiées.

La classe ouvrière a du pain sur la planche comme vous pouvez le constater !

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  1. http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2013/06/26/lettre-ouverte-a-mandela.html et http://www.ledevoir.com/international/actualites-internationales/360848/afrique-du-sud-12-000-mineurs-en-greve-sont-licencies
  2. http://fr.wikipedia.org/wiki/ Apartheid
  3. http://mai68.org/spip/spip.php?article6377
  4. http://www.legrandsoir.info/les-armes-du-nouvel-apartheid-il-manifesto.html.
  5. www.lapresse.ca/international/afrique/201208/16/ 01-4565687-afrique-du-sud-34-mineurs-en-greve-ont-ete-abattus.php
  6. http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A8ve_des_mineurs_%C3%A0_Marikana   https://fr.wikipedia.org/wiki/Afrique_du_Sud# Pauvret. C3.A9.2C_ch. C3.B4mage_et_mouvements_migratoires

 

18 pensées sur “NELSON MANDELA, DERNIER REPOS POUR LE HÉROS DES BOBOS

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    11 décembre 2013 à 7 07 51 125112
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    Yamina Benguigui Ministre vient de déclarer : trouver quelque chose de Mandela à Hollande, bref ils ne finissent plus de creuser le trou du ridicule pour trouver le nec plus ultra Boboland au fond bien entendu.

    Si ça continue, ils vont enseigner que Claude François est plus grand que Jimi Hendrix et qu’il l’a même inspiré et qu’il en fut le précurseur à tout le moins électrique.

    C’est ainsi que la Nature a distribué des langues aux imbéciles autant qu’aux intelligents.

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    11 décembre 2013 à 7 07 57 125712
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    La classe ouvrière a du pain sur la planche comme vous pouvez le constater
    A 99 contre 1 de quoi avons-nous PEUR ?
    L’Ukraine n’utilise pas le style Mandella. Donc les pays occidentaux n’aimes-pas ce qu’ils voient.
    Le Huffington Post titre : LES PAYS OCCIDENTAUX DÉSAPPROUVENT L’ASSAUT
    http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/12/11/ukraine-police-kiev_n_4422394.html?utm_hp_ref=canada-quebec
    Il serait intéressant que quelqu’un du groupe des 7 nous tiennent au courant des développements en Ukraine car je croyais que le tout débuterais en Grèce ou en Espagne, mais je crois que ce sont eux qui vont prouver que : ce que le peuple veux le peuple l’obtient. Le peuple n’a pas à présenter la joue gauche.
    Le style Mandella je l’appellerais le style Lazarre se contenter des miettes qui tombe de la table des tout puissant. Le white only en Afrique les Africain n’avaient pas besoin d’un Mandella pour l’abolir, ils n’avaient seulement qu’à le VOULOIR.
    CE QUE LE PEUPLE VEUX, LE PEUPLE L’OBTIENT
    Ce n’est qu’une opinion

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    11 décembre 2013 à 9 09 36 123612
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    Explorer le cas ukrainien ?? OUI. J’y regarde c’est promis – Vous avez raison POIVRE le cas de l’Ukraine est une démonstration à l’envers…

    A vendredi pour discuter de l’Ukraine.

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      11 décembre 2013 à 9 09 39 123912
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      Merci

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    11 décembre 2013 à 17 05 00 120012
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    Invitation à tous de venir critiquer mon exposé – s’il contient des mensonges – une mauvaise statistique merci de me le souligner – si les Noirs pauvres d’Afrique du Sud on rejoint l’abondance faut me le dire que je corrige mon texte

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      12 décembre 2013 à 19 07 18 121812
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      Merci pour ces éclaircissements.

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    12 décembre 2013 à 1 01 47 124712
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    Mandela serait-il cet imposteur qu’on nous décrit ?
    Une sorte de vendu aux capitalistes ?
    Une sorte de laquais des oligarques ?

    Mandela mérite-t-il d’être admiré ou traîné dans la boue ?

    Mandela est né dans un Pays raciste.
    Les noirs comptaient moins que les chiens.
    Ce fait est indéniable, véritable et vérifiable.

    Les noirs devaient avoir un passeport pour passer d’une ville à l’autre dans leur propre Pays.
    Mandela brula le sien.
    Un geste qui mérite notre admiration.
    Un geste courageux qui pouvait lui valoir d’être battu.
    Qui pouvait même mettre sa vie en danger.

    Mandela est né dans un Pays ou ceux ayant la couleur de sa peau ne pouvaient pas aller dans certains parcs, ni dans certains autobus ni s’asseoir sur certains bancs.
    Ce fait est indéniable, véritable et vérifiable.

    Certaines plages étaient interdites aux chiens et aux noirs.
    Ce fait est indéniable, véritable et vérifiable.

    Mandela a livré une lutte acharnée contre cette ségrégation.
    Mandela mérite toute notre admiration.

    Mandela a passé 27 ans de sa vie dans un cachot d’Afrique du Sud.
    27 ans, ce n’est pas rien dans une vie.
    27 ans.

    La vie de Mandela ne commença pas à 72 ans lorsqu’il sortit de prison.
    Ni à 76 ans lorsqu’il fut élu premier Président noir de ce Pays raciste d’Afrique du Sud.

    Non la vie de Mandela commença au moins 70 ans plus tôt.
    Je crois qu’il ne faut pas oublier sa vie entière.

    On dit que les deux personnes les plus admirées aujourd’hui sont le pape et Mandela.
    Je vous avoue que pour ma part, j’ai une grande admiration pour la vie de Mandela, son combat contre le racisme et même son incroyable œuvre de réconciliation. Mettre fin au racisme qui prévalait depuis des décennies sans qu’il y ait de règlements de compte généralisés est un tour de force (il y en a eu bien sûr quelques-uns).

    Concernant celui qui se fait maintenant appelé François, sa vie est moins claire et moins vérifiable. Pourtant, on l’admire autant et même plus !

    Il y a des gens comme Mandela, comme Chávez, comme Sankara, comme Kadhafi, qui peuvent représenter des menaces même mort. On s’applique donc à les ternir. Il faut éviter à tout prix que des gens s’en inspirent et puisent en eux l’énergie du combat pour parvenir à un monde meilleur.

    Je crois qu’un courant a été instauré sur internet pour ternir l’image de Mandela.

    Bien sûr qu’on peut lui reprocher de ne pas avoir accompli tout ce qu’il aurait dû, mais je crois qu’il faut essayer de mettre un peu plus en contexte son âge, sa vie, sa situation lors de la présidence et cet entourage qui sûrement le mettait sous pression.

    Je persiste à dire qu’il est déplacé de l’accuser de trahison.
    Je crois qu’on pourrait dire qu’il a été manipulé. Je crois aussi qu’on a amplement récupéré son image et sa lutte. Tous les crosseurs se disent de Mandela et un fait indéniable, véritable et vérifiable est que beaucoup de ces gens s’accommodaient de son emprisonnement et le considéraient comme un terroriste à abattre.

    Je crois qu’il faut dissocier Mandela et son œuvre de cette récupération faite par les hypocrites qui mènent le monde et exploitent l’Afrique depuis toujours.

    Mandela mérite le respect.
    Mandela a vécu 72 ans avant de sortir de prison.
    Mandela a vécu 76 ans avant de devenir Président.
    Il a été président un seul mandat, 4 ans.
    Que pouvait-il vraiment faire de plus?
    Ne méritait-il pas un peu de repos ?
    Et sa famille… celle qui s’arracha sa notoriété et les avantages et richesses qu’elle pouvait en tirer…

    Mandela mérite-t-il qu’on lui crache dessus ?
    Je ne crois pas.

    Mandela n’est pas le stupide héros des « bobos ».
    Mandela est un véritable exemple de courage et de ténacité.

    Que les manipulateurs aient utilisé Mandela, aient manipulé Mandela, oui.
    Il est clair que si l’apartheid a été aboli c’est que les prédateurs y voyaient leur profit, sans quoi Mandela serait mort en prison.

    On peut dire que ce n’est pas Mandela qui mit fin à l’apartheid. C’est l’opinion mondiale. Mais Mandela était le symbole de cette lutte depuis des décennies, ce fait est indéniable, véritable et vérifiable.

    Il est totalement déplacé de tenir Mandela responsable de la situation présente en Afrique du Sud et lui reprocher de ne pas avoir accompli le miracle de la justice en un claquement de doigts.

    Si on compare sa lutte à celle de Chávez, nettement plus jeune et au pouvoir pendant 13 ans, on pourrait aussi dire que Chávez a échoué. Le Venezuela a encore bien des inégalités, bien des riches mènent les entreprises et tentent de remettre le Pays comme si Chávez n’avait rien fait. Chávez est le politicien qui fut le plus énergique, une vraie bombe nucléaire inépuisable, pendant 13 ans et voyez son Pays. Lorsque la droite reprendra le pouvoir en quelques mois ses acquis risquent de disparaître un à un.

    Alors Mandela qui fut au pouvoir à 76 ans, et ce, pendant 4 ans ! Pouvait-il vraiment faire le miracle qu’on lui reproche de ne pas avoir fait ?

    En résumé
    Mandela mérite d’être reconnu pour son œuvre.
    Mandela n’est pas «LE» responsable de l’État actuel de l’Afrique du Sud.
    L’image et l’œuvre de Mandela ont été récupérées par les hypocrites qui mènent le monde.
    Un courant a été enclenché sur internet pour ternir ce Mandela qui pourrait avoir l’effet néfaste d’inspirer des mouvements de lutte.

    On peut aussi faire un parallèle avec René Lévesque et «le beau risque».

    Plusieurs considèrent que René Lévesque nous a trahis en acceptant «le beau risque».

    René Lévesque était un démocrate, très démocrate (trop démocrate ?).

    Mandela et Lévesque se rejoignent dans ce respect total de la démocratie.
    Lorsqu’on lit le discours de Nelson Mandela en 1992 lors de son Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix
    (UNESCO, 3 Février 1992)
    http://unesdoc.unesco.org/images/0018/001872/187245f.pdf

    On constate que Mandela voulait avant tout, en plus d’abolir la ségrégation, instaurer « la démocratie ».

    Une démocratie véritable qui respecte même ses pires ennemis.
    Après l’abolition de l’apartheid, ce fut la cause de sa vie «politicienne» : «One man One vote».

    Mandela parle du doit de vote en 1961:
    http://www.theatlantic.com/international/archive/2013/12/nelson-mandelas-first-tv-interview-may-1961/282120/

    C’est cette image de Mandela qu’on nous a servie pendant toutes ses années de prison.
    Cette unique image, avec cette veste de tissu épais.

    Pour terminer, je crois qu’il faille voir cette icône des « bobos » lors de son discours suite à sa libération.
    On constate qu’il y a beaucoup de « bobos » des noirs et des blancs qui l’acclament.
    Si j’avais été présent, j’aurais été un de ceux qui l’auraient chaleureusement acclamé.

    Je crois qu’il est toujours bon de voir l’Être Humain s’exprimer après avoir lu des textes qui en font une caricature.

    Voyez ici l’icône des «bobos»:

    http://www.youtube.com/watch?v=jpw8AU3wMsM#t=84

    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Il est totalement déplacé et ridicule de parler de Mandela et de cette grève de 2012. Il est totalement ridicule de dire que l’État de l’Afrique du Sud est la conséquence d’une sorte de « trahison » de Nelson Mandela.
    C’est du sophisme simpliste découlant d’une vue historique extrêmement limitée.

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      12 décembre 2013 à 6 06 32 123212
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      Personne ne dénigre ce que Mandela a fait avant d’être emprisonné. Ce qui n’est pas acceptable et ignoble c’est que les tout puissants de ce monde nous le font vénérer pour ce qu’il a fait après sa sortie de prison. Ou étaient-ils ces tous puissants lors de son incarcération? Pourquoi ont-ils attendu 27 ans pour ce manifesté ? Pourquoi ne pas mettre l’emphase sur le vrai Mandela et souligner tout ce qu’il a fait avant?
      Il n’y a pas un humain sur cette planète qui peut ne pas apprécier et admirer ce que le vrai Mandela a fait avant, mais permettez-moi d’être en désaccord et peu emballé pour ce que les tous puissants avec l’appui des médias veulent me forcer à le vénérer. Soit le syndrome de la joue gauche.
      Dans la jungle animale tout s’obtient par la force ou la ruse et il en est de même dans la jungle humaine.
      Qu’advient-il à la gazelle qui reçoit un coup de griffe sur la joue droite, si comme représailles elle présente la joue gauche?
      Demander aux gens de Mégantic, aux étudiants, à savoir si de présenter la joue gauche est suffisant?
      Ce n’est qu’une opinion

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        12 décembre 2013 à 11 11 41 124112
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        Ce qui n’est pas acceptable et ignoble c’est que les tout puissants disent le vénérer. Point à la ligne.

        Personne ne nous dit de vénérer Mandela parce que l’exploitation des pauvres est en cours et qu’il existe une classe de riches Noirs.

        Mandela a lutté contre l’apartheid.
        Il a été et est toujours le symbole de l’anti-racisme noir et de toutes les couleurs.

        Mandela a réussi à ce que chaque citoyen d’Afrique du Sud, quelle que soit sa couleur, puisse voter.

        Mandela a montré par l’exemple que la vengeance ne rapporte rien et est contraire aux valeurs d’amitiés entre les races et les individus différences.

        Voilà ce qu’il a fait, ce qu’il a réalisé. Point à la ligne.

        Mandela doit être admiré pour ce qu’il a fait. Point à la ligne.
        Mandela ne doit pas être ridiculement tenu responsable des lacunes immenses qui prévalent toujours en Afrique du Sud.
        Il doit plutôt être admiré pour les pas qu’il a su faire faire à son Pays. Point à la ligne.

        Ce qu’il faut vertement dénoncé ce sont ces hypocrites qui lui rendent hommage. Autant les politiciens occidentaux hypocrites ainsi que leurs laquais du bataillon médiatique.

        Il y a une différence entre dénoncer les hypocrites qui se servent de Mandela pour prôner des valeurs hypocrites et ternir Mandela lui-même.
        Certains ne font pas du tout la différence et il en résulte que les hypocrites ne sont pas clairement dénoncés et que Mandela se trouve subtilement terni.

        Si vous avez l’Impression, pseudonyme de Cayenne, d’être obligé de vénérer Mandela pour autre chose que ce qu’il a fait, vous avez, à mon sens, un sérieux problème.

        De mon côté, permettez-moi d’être en très grand désaccord avec ces tous puissants et ces journalistes qui jouent à le vénérer pour se dorer le plumage.

        Lisez bien ceci:
        http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nelson-mandela-s-eteint-et-les-144708

        Merci

        Serge Charbonneau
        Québec

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          12 décembre 2013 à 19 07 22 122212
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          « Mandela ne doit pas être ridiculement tenu responsable des lacunes immenses qui prévalent toujours en Afrique du Sud.Il doit plutôt être admiré pour les pas qu’il a su faire faire à son Pays. Point à la ligne.»

          Je suis totalement de votre avis.

          Carolle Anne Dessureault

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    12 décembre 2013 à 16 04 31 123112
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    Maintenant l’Afrique du sud pourra revenir à plus de justice aux noirs. Maintenant que celui qui permettait de maintenir le statut-quo est décédé plus rien ne pourra se mettre sur le chemin des noirs sud-africains dans leur volonté d’aller chercher leur du, ce à quoi ils ont droit, ce à quoi ils ont été spolié et ce qui leur reviens. C’est maintenant le début de l’histoire en Afrique du sud.

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      12 décembre 2013 à 18 06 28 122812
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      Vous dites «Maintenant l’Afrique du sud pourra revenir à plus de justice aux noirs. Maintenant que celui qui permettait de maintenir le statut-quo est décédé plus rien ne pourra se mettre sur le chemin des noirs sud-africains dans leur volonté d’aller chercher leur du, ce à quoi ils ont droit.»

      Si je vous comprends bien, pseudonyme Romy, c’était Mandela qui permettait l’exploitation des Noirs d’Afrique du Sud.

      Je crois que vous devriez sérieusement vous penchez sur l’Histoire et les faits. Je crois qu’il serait bon que vous poussiez vos observations concernant la géopolitique mondiale et le contrôle des oligarques capitalistes.

      Votre commentaire est assez renversant.

      Salutations,

      Serge Charbonneau
      Québec

      http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nelson-mandela-s-eteint-et-les-144708

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    12 décembre 2013 à 18 06 21 122112
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    Comme plusieurs semblent avoir découvert Dieudonné récemment ici sur les 7, j’en profite pour vous donner le lien de son hommage à Nelson Mandela (mis en ligne hier).

    http://www.youtube.com/watch?v=t4jIN5XhHKo

    Dieudonné qui avec ses mots crus sait dire les choses avec justesse.

    Salutations,

    Serge Charbonneau
    Québec

    P.S.: Nelson Mandela s’éteint et les hypocrites se roulent dans l’hommage
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nelson-mandela-s-eteint-et-les-144708

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      12 décembre 2013 à 19 07 32 123212
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      Oh la la ! Cette vidéo de Dieudonné valait la peine d’être écoutée! Et plus d’une fois!

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