Nettoyer les filtres de notre mental

CAROLLE ANNE DESSUREAULT :

Un lecteur a questionné la semaine dernière une expression que j’ai utilisée : «nous avons le pouvoir intérieur de ne pas projeter nos déchets sur les autres»; conséquemment, je profite de l’occasion pour éclaircir ma pensée et la notion de responsabilité personnelle dans l’expression de nos émotions lourdes envers autrui.

Nous vivons dans un monde matériel où les objets ont une substance concrète et visible. De leur côté, les émotions sont invisibles mais n’en sont pas moins de puissantes forces reconnues comme réelles parce qu’expérimentées.

«Projeter nos déchets sur les autres», c’est facile et destructeur. La colère, l’agressivité et la mauvaise humeur, par exemple, pour ne nommer que ces émotions négatives, laissent des traces sur la personne qui les reçoit. Si se défouler de sa mauvaise humeur sur quelqu’un soulage momentanément l’émetteur, par contre, l’autre, le récepteur, celui qui reçoit la charge émotionnelle en porte le fardeau. C’est ce que j’appelle recevoir les déchets des autres. Se défouler sur quelqu’un est un manque de maîtrise de soi. Il n’est pas facile de se maîtriser, pourtant il existe des moyens pour y parvenir. Je ne parle pas ici des échanges qui doivent se faire entre deux personnes pour se comprendre et s’expliquer, je fais référence uniquement au trop plein négatif qu’on peut parfois ressentir et dont on se sent justifié de reporter sur les autres.

On connaît tous l’histoire de l’homme humilié au travail par son patron qui rentre à la maison et bat sa femme sans qu’elle comprenne pourquoi qui, elle-même frustrée et se trouvant injustement traitée, se défoule sur son enfant; ce dernier, impuissant et blessé, sort dehors et donne un coup de pied au chien pour se libérer. Peut-être est-ce simpliste comme scénario, c’est pourtant ce qui se passe dans la réalité des causes et des effets.

Comment échapper à ce cercle vicieux? C’est à chacun de tisser sa trajectoire vers plus de maîtrise. Certains diront que les blessures d’enfance sont si fortes que nous ne sommes pas responsables de nos projections. Dans un sens oui, mais est-il interdit à l’être humain de s’élever au-dessus de ses comportements acquis? Les émotions que nous ressentons – quelles qu’en soient la cause – nous appartiennent, ce n’est pas le voisin qui les vit, c’est nous. Les émotions peuvent se comparer à la naissance d’un incendie. Si on n’éteint pas les étincelles à temps, c’est toute la maison qui brûle. Si vous êtes assis devant le foyer de votre salon et qu’une étincelle jaillit sur votre chandail en laine, allez-vous laisser l’étincelle faire sa place et vous brûler, ne pas l’éteindre sous prétexte que vous n’êtes pas responsable de sa cause? Évidemment, non.

Il ne s’agit pas non plus de nier nos émotions. Bien au contraire. Avoir la lucidité de les regarder en face – sans hurler – être un observateur de ce qui se déroule en nous, va justement nous apprendre à porter seul notre fardeau, celui-ci se réduisant au fur et à mesure que la non-résistera prendra place. Au-delà de l’agitation et de la résistance, la paix existe dans un espace intérieur accessible à chacun d’entre nous.

D’après Annie Marquier, directrice de l’Institut du développement de la personne au Québec – qui jouit d’une solide formation scientifique – nous n’avons pas accès directement à la réalité parce que nous la percevons à travers notre filtre mental, nos perceptions plus ou moins limitées et déformées dépendant du degré d’ouverture de notre filtre.

Le contenu du filtre est fait de croyances et dépend de la programmation du mental inférieur à partir des expériences passées, celles-ci logeant dans l’inconscient, ne sont pas remises en cause, ne sont pas accessibles à la conscience ordinaire, mais pourtant dirigent notre vie et nous limitent.

Le mental inférieur : le mental automatique, n’est pas directement en contact avec le Soi (unité de conscience); le mental inférieur fonctionne comme un ordinateur, à partir des programmations construites dans le passé. Sa fonction est d’assurer la survie de la personnalité.

Le mental supérieur : mental abstrait qui est en contact avec le Soi (unité de conscience). Substance mentale vibrant à un taux supérieur. Réceptacle d’un plus large contexte de pensées.

Nos réactions émotionnelles, physiques et mentales sont fonction de nos perceptions.

Conclusion : nettoyons les filtres de notre mental! En laissant aller – en renonçant – à des contextes de pensées limitantes, soit : ne pas chercher la vérité, cesser de chérir nos opinions comme étant l’ultime, et se souvenir que ce que l’on pense consciemment n’est pas toujours ce que l’on CROIT au niveau inconscient. Déjà, ces simples pensées nous assouplissent simplement par l’attention que nous y portons.

On nettoie nos filtres en reconnaissant nos émotions et l’énergie qu’elles véhiculent. Les vivre dans le sens de se permettre de ressentir la totalité de ce qui est là. Puis, choisir consciemment ce que l’on décide de faire.

Se changer pour le mieux, c’est accepter de changer la perception que l’on a du monde, de soi-même et des autres, de façon à ce que cette perception soit de plus en plus proche de la réalité ultime dont les dimensions sont infinies. Au lieu de forcer les choses à partir d’un système déterminé à l’avance, on devient capable de s’adapter intelligemment au moment présent.

Nettoyer les filtres de notre mental en laissant aller les vieilles croyances limitatives qui nous font du tort, les rancoeurs … comment? On ne peut les enlever de la conscience, mais on peut fermer le rideau de l’attention à ces contenus détestables. On peut choisir d’éclairer davantage les pensées nobles et éthiques que nous avons.

Comme le dit si bien le sage et ancien livre «le Yi-King», plutôt que de combattre le mal, progresser énergiquement vers le bien.

Enfin, comme le montre la paire de lunettes sur l’image, essuyer la buée qui bloque notre vision, affiner notre regard.

Avec quelle paire de lunettes regardons-nous la vie : noires ou roses?

Carolle Anne Dessureault

 

 

 

 

 

 

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Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d'argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l'épanouissement de la personne par la pratique de l'attention vigilante : la pleine conscience.

14 pensées sur “Nettoyer les filtres de notre mental

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    10 octobre 2013 à 4 04 14 101410
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    Chère Carolle Anne,

    J’ai passé une bonne partie de ma vie, en inaugurant toutes mes journée en tirant le Yi King comme on dit. Et ce geste amusant est lourd de conséquence, car il entraîne que vous deviez lire quotidiennement au moins une page de cette sagesse confucéenne, sans considérer vraiment si cet ouvrage dit l’avenir. En fait, il le construit par la sagesse qu’il diffuse vers les petits moucherons que nous sommes et que nous sommes appâtés par cette quête simpliste de l’avenir.

    Aussi, comme vous l’exprimez si bien et si clairement et si espacément, toutes les solutions de nos problèmes obscurs viennent de l’intérieur ou de ce qu’on appelle le soi élargi, car il y a beaucoup de monde là-dedans. Trop !

    Pour ma part, j’ai bien pris connaissance des portes qui nous entourent et qui entourent notre psychisme, elles sont ouvertes ou fermées et ce n’est pas sans conséquences périlleuses. Et je me garde bien de les ouvrir trop souvent à tout ce qui pourrait venir de l’extérieur pour y introduire du vent et des êtres bordéliques.

    La plus dure vérité de la vie, c’est qu’avec le temps, la conscience ne s’espace pas plus, elle se réduit au petit monde des seules personnes en lesquelles nous pouvons avoir confiance parce que nous les connaissons et que nous les avons éprouvées. Et que nous ne pouvons être sûrs que de ça. En revanche la conscience devient plus profonde, et c’est bien plus important que toute expansion illusoire.

    Plus on avance dans la vie, et plus on comprend qu’elle est un heureux accident avec des événements fortuits et miraculeux mais jamais grandioses ou universels. La personne est circonscrite à sa dimension petite et fermée. Il faut l’accepter pour se connaître tel quel. Et c’est le moment, où l’on peut nettoyer ses propres lunettes à filtre et aussi sa maison du mort, son petit crâne voyageur dans le néant inconnaissable.

    Et surtout ne jamais penser que nous serions si bien et si choisis, que nous serions appelés à enseigner aux autres ou à les améliorer, ce qui serait purement présomptueux et une manière de se noyer en voulant sauver un homme qui se noie et qui nous entraînerait avec lui au fond. D’abord se sortir de l’eau soi-même et d’autres y penseront ensuite s’ils vous voient faire, mais ce n’est pas forcément notre histoire.

    Bonne journée et merci pour vos mots toujours bien larges et généreux.

    Demian West

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      10 octobre 2013 à 10 10 06 100610
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      Bonjour Demian,

      Parfois j’en viens au constat que le seul pouvoir que je puisse exercer repose sur mon attitude. C’est là mon champ de liberté, exigeant, puisqu’il me dévoile les ondes mouvantes de mon être, ses contradictions, frustrations, aspirations, grandeurs et petitesses, enfin, la musique de fond qui m’habite.

      La vie ne nous offre rien d’autre que le moment présent. Le reste n’existe que dans notre mémoire qui devient le bagage pesant qui
      nous emprisonne et nous limite. Ou une expérience qui nous met le vent dans les voiles.

      Parfois, dans le moment présent, j’échappe à mon image, une fraction d’éternité … c’est déjà beaucoup.

      Vous dites : «la plus dure vérité de la vie, c’est qu’avec le temps, la conscience ne s’espace pas plus, elle se réduit au petit monde des seules personnes en lesquelles nous pouvons avoir confiance parce que nous les connaissons et que nous les avons éprouvées. Et que nous ne pouvons être sûrs que de ça. En revanche la conscience devient plus profonde, et c’est bien plus important que toute expansion illusoire.»

      Si la conscience «se réduit au petit monde des seules …..» c’est qu’elle refuse le nouveau, l’inconnu. La peur est là. On se protège. Il ne peut y avoir de protection réelle, tôt ou tard, la conscience doit s’ouvrir en parallèle avec le coeur.

      J’habite une maison intérieure. Si je me tiens au sous-sol et que je regarde le jardin par une étroite fenêtre, ma vision et mes points de vue ne seront pas les mêmes que si je monte sur la terrasse pour contempler l’entièreté du paysage.

      D’accord avec vous, on ne peut aider ou améliorer les autres, l’expérience ne se transmet pas. MAIS, on peut échanger. Parfois, un lien se tisse, une résonance, une vibration qui font écho à quelque chose … quoi exactement? C’est vague et indéfini. Peut-être un moment de contact avec l’universel qui nous relie tous.

      Bonne journée.

      Carolle Anne Dessureault

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    10 octobre 2013 à 13 01 48 104810
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    @ Belle Carolle Anne,

    Comme disait St-Ex, la rose toussa pour tenter de mettre le petit prince dans son tort.

    Ma question était :
    Le 5 octobre 2013 à 7 h 48 min,Le Gaïagénaire a dit :

    Carolle,
    (3 octobre 2013 à 19 h 32 min, Carolle Anne Dessureault a dit 🙂
    « qu’ils parviennent par leur pouvoir intérieur à ne pas projeter leurs déchets sur les autres. »

    (3 octobre 2013 à 15 h 36 min, Demian West a dit ):
    « des réflexions étranges et stupéfiantes. »

    Le mépris est-ce un « déchet » projeté sur l’autre ?

    Affectivement.
    ————————————————————————
    Ceci avait été précédé des échanges suivants :

    http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-mini-miss-faut-il-en-rire-ou-pleurer-les-mini-miss-ont-elles-une-enfance/

    Le 3 octobre 2013 à 12 h 34 min,Le Gaïagénaire a dit :
    @Belle Carolle,
    Afin de ne pas pervertir Alice Miller, voici intégralement ce qu’elle écrit dans le Drame de l’Enfant Doué:
    1. L’enfant éprouve le besoin fondamental d’être pris au sérieux et d’être considéré pour ce qu’il est, comme centre de sa propre activité. Ce besoin est tout aussi légitime que le désir pulsionnel, bien qu’il soit de nature narcissique, et sa satisfaction est une condition indispensable à la formation d’un sentiment de soi sain.
    2. Même chez le nourrisson. “Les sensations internes (!) du bébé et du tout-petit écrit, [sic] M. Mahler, constituent le noyau du Soi. Elles demeurent, semble-t-il, le point central, cristallisateur du « sentiment de soi » autour duquel s’établit le « sentiment de son identité » ”.
    3. Dans une atmosphère de respect et de tolérance pour les sentiments de l’enfant, celui-ci peut, dans la phase de séparation, abandonner la symbiose avec sa mère et faire ses premiers pas vers l’autonomie et l’individuation.
    4. Pour que les conditions nécessaires à la formation d’un narcissisme sain puissent être réunies, il faudrait que les parents de ces enfants soient nés eux-mêmes dans un tel climat [ou aient fait, dans le cas contraire, un travail d’analyse révélateur].
    5. Des parents qui n’ont pas connu ce climat lorsqu’ils étaient enfants ont des besoins narcissiques insatisfaits, ce qui veut dire qu’ils vont chercher toute leur vie ce que leurs parents n’ont pas pu leur donner au bon moment : un être qui s’adapte totalement à eux, qui les comprenne entièrement et les prenne au sérieux, qui les admire et leur obéisse aveuglément.
    6. Ils ne pourront jamais trouver ce qu’ils cherchent, puisque ces besoins insatisfaits datent d’une époque à tout jamais révolue, celle des premiers temps de la formation du Soi.
    7. Un être qui a un besoin inassouvi et inconscient – parce que refoulé – est soumis à une compulsion de trouver des satisfactions de rechange [compulsion de répétition].
    8. Leurs propres enfants sont les mieux placés pour fournir cette satisfaction de rechange à ces parents. En effet, un nouveau-né dépend entièrement de ses parents, pour le meilleur et pour le pire. Il a besoin de leur aide pour survivre, et fera donc tout pour ne pas la perdre, comme une petite plante qui se tourne vers le soleil.
    S’appuyant ensuite sur sa propre expérience en tant qu’analyste, Alice Miller pousse encore plus loin la réflexion et constate chez ses candidats que beaucoup ont eus[117] :
    1. Une mère peu sure émotionnellement, dont l’équilibre narcissique dépendait d’un certain comportement, ou d’une certaine manière d’être de son enfant. Ni l’enfant, ni l’entourage ne pouvait rien deviner de cette insécurité qui se cachait souvent derrière une façade dure, autoritaire, voire totalitaire.
    2. À cela venait s’ajouter une étonnante aptitude de l’enfant à sentir, de manière intuitive, donc inconsciente, ce besoin de la mère (ou des deux parents), et il le satisfaisait, acceptant ainsi la fonction qu’on lui avait attribuée inconsciemment.
    3. Le fait de remplir cette fonction lui assurait « l’amour », c’est-à-dire en l’occurrence l’investissement narcissique. Il sentait qu’on avait besoin de lui, et cela lui assurait son existence.
    Alice Miller souligne ensuite qu’une telle aptitude à déchiffrer les besoins inconscients du parent se développe et se perfectionne, de sorte que de tels enfants jouent ensuite eux-mêmes un rôle maternel (de confidents, consolateurs, conseillers, soutiens) envers celui-ci, « et qu’ils s’occupent de leurs petits frères et sœurs, développant pour finir un sensorium particulier pour les signaux inconscients des besoins des autres »[118].
    Elle remarque, d’ailleurs, que c’est le cas de beaucoup de psychanalystes. En résultera, notamment, l’impossibilité de vivre, comme enfant et comme adulte, certains de ses propres sentiments, tels que « la jalousie, l’envie, la colère, la peur, le sentiment d’abandon ou celui d’impuissance », la création d’un « faux Soi », d’une personnalité fictive (« personnalité-comme- si »), qui lui permette de s’adapter aux exigences de son entourage et enfin l’absence de délimitation entre la volonté du parent et celle propre de l’enfant[119].
    Il faut savoir d’où l’on vient pour savoir où l’on va.
    Donc, sans blâmer, à bas les masques, levons le « VOILE ».
    Affectivement.
    Répondre ↓
    • Le 3 octobre 2013 à 13 h 23 min,Carolle Anne Dessureault a dit :
    Merci pour les informations transmises qui ne laissent aucune place aux illusions.
    Oui, à bas les masques. Lever le voile, c’est l’affaire d’une vie.
    affectivement,
    CAD
    Répondre ↓
    o Le 3 octobre 2013 à 14 h 10 min,Le Gaïagénaire a dit :
    @Carolle,
    Ça pourrait être très facilement autrement pour l’avenir.
    « 4. Pour que les conditions nécessaires à la formation d’un narcissisme sain puissent être réunies, il faudrait que les parents de ces enfants soient nés eux-mêmes dans un tel climat [ou aient fait, dans le cas contraire, un travail d’analyse révélateur]. »
    Ce travail d’analyse, et c’est ma thèse, devrait se faire auprès de toute les filles, à l’école par une biographie ou ontogenèse, avant qu’elles ne commencent à se reproduire. Idem à l’Université avant d’être admis au 2 ième cycle et pour tous ceux qui toucheront à l’humain au quotidien après le Bac.
    Affectivement.
    Répondre ↓
    ——————————————————————
     Le 3 octobre 2013 à 18 h 26 min,Le Gaïagénaire a dit :
    @ Carolle-Anne
    C’est ce qui est absent chez Krishnamurti.
    Affectivement.
     Le 3 octobre 2013 à 19 h 32 min,Carolle Anne Dessureault a dit :
    Ah, peut-être que Krishnamurti n’en avait pas besoin. Il y a de ces êtres si concentrés sur la réalité pacifique et unificatrice qu’ils parviennent par leur pouvoir intérieur à ne pas projeter leurs déchets sur les autres.
    Félicitations pour votre thèse.
    CAD
    —————————————————————
     Le 3 octobre 2013 à 20 h 51 min,Le Gaïagénaire a dit :
    @ Carolle,
    Ce qui manque à Krishnamurti c’est cette réalité sans illusion certifiée par Alice Miller, pas ma thèse comme telle.
    En tout cas, vous, vous aimez cette pensée comme autrefois et encore, Jésus Christ idéalisé.
    Ce mythe forçant les femmes croyantes à y comparer leur mari ayant eu d’autre mère que la Vierge Marie pleine de grâces et bénie.
    Ou ces autres femmes à se marier avec le mythe.
    Vous verrez bien que le discours de K. est creux. C’est la grâce que je vous souhaite de tout coeur.
    Affectivement.

    3 octobre 2013 à 22 h 06 min, Carolle Anne Dessureault a dit :
    Tout comme vous, cette situation m’atteint. Mais vous et moi savez qu’il faut poursuivre notre souhait d’une société mieux accomplie. Si personne ne transporte le rêve, alors nous serons à la merci de ceux qui travaillent les cauchemars.
    Merci André pour vos points lumineux.

    Carolle Anne Dessureault
    Le 4 octobre 2013 à 9 h 00 min,Le Gaïagénaire a dit :
    @Carolle,
    Cette absence se constate aussi chez Khalil Gibran, (Si tu veux être traité comme un prince, traite ta mère comme une reine) et dans toute la chrétienté (le 4ième commandement).
    Ce savoir l’est depuis que Freud a découvert l’étiologie de l’hystérie en 1895, savoir qu’il a été obligé de pervertir par la théorie des pulsions suite à sa mise au banc de la bonne Société.
    Il m’apparaît invraisemblable que cette idéalisation maternelle n’ait pas été dénoncée par des penseurs comme Socrate, etc.
    Ah, mais j’y pense, ce sont des misogynes…
    Levons le « voile ». Libérons les femmes de cette pression, de cette idéalisation.
    Affectivement.
    ———————————————————-
    Je vous demande si c’est possible que ce soit mon commentaire du 3 octobre à 20:51 qui vous a fait réagir par le vôtre de 19:32.

    En sous-question POURQUOI ?

    Affectivement.

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      10 octobre 2013 à 21 09 55 105510
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      @Gaïagénaire
      3 octobre, à 19h32, mon commentaire en réponse au vôtre sur Krishnamurti était certainement réactionnel en ce sens que je me demande sérieusement si vous pouvez savoir ce qui se passait dans la tête de cet homme! Mon opinion sur lui diffère de vous, c’est tout.
      Il n’y a rien de plus à ajouter.

      CAD

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        11 octobre 2013 à 8 08 57 105710
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        @ Belle Carolle Anne,

        Affectivement.

        Répondre
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    10 octobre 2013 à 14 02 16 101610
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    Vers l’age de 14 ans, alors que j.étais a participer a un camp scout, ma mêre en as profiter pour ce débarrasser de mon chien.
    Elle avait déja exprimer vouloir le faire et devant ma réaction, elle avait reporté le projet.

    Ce chien était tout pour moi; un ami, un confident, un défenseur. Il m’accompagnait a l’école et a la fin des cours il était jamais bien loin.

    A mon retour du camp, aprês une semaine, constatant son absence, je m’enquérit auprès de ma soeur aîné qui s’empressat de me raconter une histoire, cousu de fil blanc, sur le pourquoi mes parents avaient dû faire tuer mon chien.

    Dès lors convaincu que ma mère avait profité du fait que j’étais parti pour une semaine, elle avait jugé le moment propice pour se débarasser, comme elle disait, de ce chien qui m’était si chère.

    Tristesse, colère, culpabilité, regret (si je n’était pas parti, ca ne serait pas arrivé) mon envahi déclenchant une crise de larme, de blâme exprimé de facon incohérente rempli de col`re, de refus d’accepter cette réalité, d’injustice, d’impuissance en plus de remettre en cause mon sentiment d’appartenance a cet famille, car je ne pouvait concevoir que mon p`re ai été complice de ce complot ainsi que de la mascarade cherchant a le couvrir, le minimiser, le justifier.

    Il aurais fallu être un être particulièrement doué et bien entouré, a 14 ans, pour pouvoir identifier, g`rer, assimiller, vivre pleinement cette situation et en ressortir avec résilience.

    Les mécanisme de l’esprit son ainsi fait que devant l’impossiblité de g`rer cette situation de facon idéale, le refus, le déni, le refoulement ont fait place aux sentiment d’impuissance a me venger ou a changer quoique ce soit a l’inévitable réalité que mon chien n’était plus.

    J’en ferai le deuil a l’age de 37 ans, apr`s plusieurs années de consommation excessive. entrmêler de bagarre, de courte périodes d’emprisonnement, de refus de toutes formes d’autorité, de fuite géographique et de relation disfonctionnelle.

    Bien sure, cet évènemnt n’es-pas seule responsable n’étant pas venu au monde a l’age de 14ans ! Mais il as certe été un déclencheur important en tant que facteur de refoulement souvent responsable de la projection sur des causes /gens extérieures, étant incapable d’assumer davantages de responsabilitées personnelle face a mon incomfort affectif.

    L’ être humain es constamment manipulé par ses peur, mécanisme de défenses/de survies, conscient ou non.

    Aujourd’hui je percois mes pensées et mes actions en terme de conséquences agréables ou désagréables et suis tr`s étonné lorsque que je réagis impulsivement a une situation innatendu.
    J’ai le choix ! Mais ce privil`ge as été acquis de longue haleine et requiert une vigilence qu’il n’est pas donné a tous d’exercer, dans le tourbillon du quotidien.

    Souhaitons que votre article rejoigne le plus de gens possible !

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      10 octobre 2013 à 17 05 35 103510
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      @ peephole

      Vous avez été incapable, à date, de dire les mots « trahison » et « méchanceté ». Au moins, vous êtes conscient que cet épisode n’a été que l’aboutissement des mauvais traitements des 14 années précédentes.

      En guise de « baume », je vous suggère le film « Good Will Hunting » et si vous l’avez déjà vu, vous savez donc pourquoi c’est un baume.

      Avez-vous été capable de vous attacher à un autre animal ?

      Affectivement.

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        11 octobre 2013 à 0 12 42 104210
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        La trahison, oui bien sure sans aucun doute. La méchanceté, moin sure ne connaissant pas les motifs réels de son aversion pour ce chien…certainement un manque d’amour, sachant a quelle point ce chien .tait important pour moi.

        J’ai déja visionné le film auxquel vous faites références mais n’en ai aucun souvenir, A revoir donc.

        Non, je n’ai jamais pu m’attacher a un autre animal…!

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      10 octobre 2013 à 21 09 57 105710
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      @Peehole
      J’apprécie le mot «vigilance», c’est en fait CELA. Vigilance à ce qui est.
      CAD

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        11 octobre 2013 à 1 01 29 102910
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        Ce qui est…Hummmm, oui !

        Demandez a quelqun qui es en colère, d’être présent a cette colère, de constater l’impact que cette colère as sur lui/elle, de constater le désordre, a la manère de Krishnamurti et voyez a quelle vitesse il pointera vers une source extérieure,comme responsable.

        A la personne souffrant d’anxiété, demandez si elle se sent anxieuse et il y as de forte chances qu’elle réponde par la négative car, a moin d’avoir un diagnostique en ce sens, pour elle il sagit d’un état normal.

        Être vigilant a ce qui est exige la capacité d’identifier, de reconnaître et d’en d’accepter la responsabilitée, ce qui pour certain, est aussi complexe qu’entreprendre un doctorat avec un seg. lll pas terminé !

        Je reste vigilant .

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          11 octobre 2013 à 9 09 08 100810
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          Comme le disait Marie Cardinal : « Les mots pour le dire »

          Le 3 octobre 2013 à 14 h 10 min,Le Gaïagénaire a dit:
          @Carolle,
          Ça pourrait être très facilement autrement pour l’avenir.
          « 4. Pour que les conditions nécessaires à la formation d’un narcissisme sain puissent être réunies, il faudrait que les parents de ces enfants soient nés eux-mêmes dans un tel climat [ou aient fait, dans le cas contraire, un travail d’analyse révélateur]. »
          Ce travail d’analyse, et c’est ma thèse, devrait se faire auprès de toute les filles, à l’école par une biographie ou ontogenèse, avant qu’elles ne commencent à se reproduire. Idem à l’Université avant d’être admis au 2 ième cycle et pour tous ceux qui toucheront à l’humain au quotidien après le Bac.
          Affectivement.

          Sans cela la plupart les détenteurs de doctorat sont le jouet d’une idéologie.

          @ peephole je vous certifie que vous détenez un Ph.D es vie.

          Affectivement.

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          27 juillet 2017 à 7 07 04 07047
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          Peephole, vous êtes un guide. Continuiez à écrire dans ces pages pour que je puisse vous lire.

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    27 juillet 2017 à 7 07 01 07017
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    Quel beau texte madame Dessureault. Vivant et réconciliant (si je peux me permettre ce mot). J’ajouterais, à côté de ces émotions dont vous parlez, une attitude qui relève de la conception de l’autre: le mépris (Le Gaïagénaire en en fait état). Je me permettrai aussi de dire que certains de vos collègues ont parfois le mépris facile, qu’il donnent l’impression d’avoir la vérité; ils répondent par des injures parfois scatophiles et/ou humiliantes. Comme si les injures faisaient avancer le débat…
    J’aimerais vous lire encore plus car vous me faites sentir intelligente, c’est ce que je sentais quand je lisais ou écoutais Albert Jacquard et aujourd’hui quand je lis ou écoute Michel Onfray: le grand respect du lectorat ou de l’auditoire. Merci !

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      27 juillet 2017 à 10 10 33 07337
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      Bon matin,

      Merci d’avoir livré vos impressions particulièrement sur l’importance du respect du lectorat. Tout comme vous, le mépris me déplaît – ce sentiment lié à la condescendance qui ne mène à aucune créativité si ce n’est le maintien de vouloir avoir raison.

      J’apprécie également Albert Jacquard. Son livre LA LÉGENDE DE LA VIE m’a ouvert beaucoup d’horizons.

      A bientôt,

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