Ni America First, ni make America great again…

Voilà pourquoi le rêve américain de Trump :

« America First » ou pire « America great again »

Ne doit pas se réaliser et tel un capteur de rêves (Dreamcatcher) nous devons agir et envoyer ces rêves ce fracasser sur la Pierre du milieu… Comme celle de Sioux Stanging Rock, par exemple…

L’ineptie de l’affirmation d’un monde post-colonial… Les fondements religieux racistes chrétiens au cœur du système légal impérialiste… (Steven Newcomb)

Tout comme R71, je recommande de lire : « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » (S. Newcomb, 2008, largement traduit par Résistance 71, et dont j’ai réalisé la version PDF {N°4} de 45 pages, pour retrouver tous les PDF de mon blog ► LES PDF DE JBL1960 de Meurtre Par Décret {N°1}, à Michel Bakounine {N°31})

Comment la Cour Suprême des États-Unis maintient secrètement l’affirmation chrétienne de suprématie

Steven Newcomb  | 1er juin 2017  | URL de l’article original ► https://indiancountrymedianetwork.com/news/opinions/us-supreme-court-covertly-maintains-christian-claim-supremacy/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

URL de l’article R71 ► https://resistance71.wordpress.com/2017/06/05/lineptie-dun-monde-post-colonial-les-fondements-religieux-racistes-chretiens-au-coeur-du-systeme-legal-imperialiste-steven-newcomb/

En 1901, la Cour Suprême des États-Unis (CSEU) a publié son rendu de l’affaire Barker contre Harvey, affaire impliquant le peuple Cupeño de la Californie du sud. Ce peuple résistait son éviction des sources chaudes d’Aqua Cliente dans la zone du Ranch Warner. Pour leur défense, les Cupeño affirmèrent un droit “d’occupation permanente” des sols. La CSEU a rejeté cet argument disant que si les Indiens avaient eu des demandes fondées sur une action préalable du gouvernement mexicain, les Cupeños avaient abandonné ces requêtes en ne les présentant pas lors de la commission fédérale de 1851 afin d’être considérées. Parce que les Cupeños n’ont pas soumis une demande avec cette commission, la CS a dit qu’ils ne pouvaient pas résister avec succès “à toute action du gouvernement afin de disposer de la propriété.” Oublions le fait que les Cupeños ne furent probablement jamais avertis de cette nécessité d’amener leurs demandes devant la commission des requêtes de 1851 ; oublions aussi que dans le même temps, les commissaires aux traités américains créaient des documents officiels de traités avec les leaders natifs de Californie pendant cette même période de 1851-52, bien que ces traités ne furent jamais ratifiés [par le congrès]. Donc quelle aurait dû être la bonne marche d’action à emprunter pour les peuples autochtones ? Pourparlers de traités ou le processus de la commission des requêtes ? S’ils devaient suivre les deux processus, alors pourquoi le gouvernement des États-Unis ne leur en a t’il rien dit à cette époque ?

La CS a reconnu que les Indiens Cupeños ne pouvaient que demander un “droit d’occupation” et non pas le titre de propriété de la terre. La CS a aussi dit qu’il pouvait être disputé que le peuple natif ne réclamait pas de terres en Californie sur la base de “tout droit ou titre de propriété dérivés du gouvernement espagnol ou mexicain.” Quoi qu’il en soit, la CS mit en garde que l’argument des Cupeños d’”occupation permanente des sols” sur la terre pourrait bien avoir un “effet à longue portée”.

La CS dit que les sources d’eau chaude d’Aqua Cliente et les terres environnantes seraient “embarrassées” avec un droit indien “d’occupation permanente” et que cela pourrait empêcher définitivement les États-Unis de déclarer ces terres comme “faisant partie du domaine public” et “sujettes à un assujettissement total” de la part du gouvernement des États-Unis. La CS discuta de la différence entre un scenario dans lequel les Cupeños auraient acquis un droit “d’occupation temporaire des sols” contre un scenario  où ils auraient un “droit permanent d’occupation des sols”.

La CS a dit que désigner une “occupation permanente des sols” pour les Cupeños reviendrait à leur donner une sorte “droit de propriété privée”  c’est à dire une forme de propriété qui précéderait le titre de propriété du gouvernement des Etats-Unis et qui serait supérieur à celui-ci. Si le peuple Cupeño était reconnu comme possédant un droit d’occupation permanent des sols, ceci “limiterait nécessairement le pouvoir des États-Unis de disposer de la terre ou de l’attribuer à des tierces parties de leur choix.” Ceci fut de manière évidente une préoccupation majeure pour la CSEU.

La CS a de plus déclaré qu’un quémandeur se rendant devant la commission de 1851 aurait eu peu de raisons de présenter sa demande de territoire à la commission dans un effort de sécuriser cette demande, “si le seul résultat eut été de transférer au quémandeur le titre brut, embarrassé par un droit permanent indien d’occupation des sols.”

En rejetant la requête des Cupeños pour un “droit d’occupation permanente”, la CS maintenant la théorie que les Cupeños n’avaient qu’un “droit d’occupation temporaire” des sols, c’est à dire révocable, arrivant à expiration. L’utilisation par le tribunal du mot “temporaire” correspond à ce que le juge Joseph Story avait dit dans ses “Commentaires sur la Constitution des États-Unis” de 1836, lorsqu’il y dit des peuples autochtones que “le territoire sur lequel ils erraient et qu’ils utilisaient pour leurs objectifs temporaires et fugitifs, était, en regard des chrétiens, estampillé comme n’étant habité que par “des animaux brutaux.”

Dans l’affaire Byrne contre Alas (1888), la CS de Californie a cité le rapport de Jones sur le titre des Indiens suite aux systèmes légaux espagnol et mexicain. Ce rapport disait que la couronne d’Espagne n’avait pas reconnu un quelconque droit au sol de ces “tribus sauvages et errantes”. Un défaut de reconnaissance mentale de la part de la couronne d’Espagne eut pour résultat un non droit au titre pour les nations originelles de l’endroit, que les États-Unis étaient obligés de reconnaître ou de respecter. Dit différemment, ce n’est que si les gouvernements espagnol et mexicain avaient mentalement reconnu les nations autochtones originelles comme ayant un droit fondamental au sol, que les États-Unis auraient été obligés, en tant que successeurs de la couronne espagnole et du gouvernement mexicain, de reconnaître que les nations indiennes avaient un droit à la terre.

Il y a une forme de raisonnement derrière l’idée d’un droit “d’occupation temporaire” des sols pour le peuple indien. Une fois que les Etats-Unis déclarent  avoir pris militairement et politiquement la zone géographiquement dénommée “la Californie” par le biais du traité de Guadalupe Hidalgo (NdT: qui mit fin à la guerre entre les USA et le Mexique et vit les USA s’emparer de près de 50% du territoire mexicain, lui-même usurpé aux natifs de l’endroit..) et une fois déclarée l’existence de “l’état de Californie” et admis dans l’union des autres états, les gouvernements de Californie et fédéral ne se considéraient plus obligés de faire que ce que les gouvernement espagnol et mexicain avaient fait avant eux. En 1885, le juriste Frederick Hall publia son livre “Les lois du Mexique”, fondés sur ses recherches dans les archives mexicaines à Mexico City. La section 1 de son livre commence ainsi:

  • Don du pape — Ayant pour objectifs d’´éradiquer la paganisme et de faire avancer la religion catholique, le pape Alexandre VI a émis une bulle en 1493, donnant à la couronne de Castille et Léon le très vaste domaine découvert ou à découvrir entre les poles nord et sud, ou tout ce qui n’était pas considéré être en possession de puissances chrétiennes.
  • D’après les règles de la chrétienté, les terres vues par l’Espagne comme étant en possession de quelque “puissance chrétienne” méritait une reconnaissance formelle. Les terres en possession de nations non-chrétiennes, comme par exemple celles des Indiens Cupeños, ne se devaient pas d’être reconnues pour quoi que ce soit en vertu des lois et règles de la chrétienté. Les terres qui étaient “en regard des chrétiens”, habitées par de brutes animaux (pour utiliser le phrasé du juge Joseph Story), n’étaient pas considérées être la propriété de quelque forme de pouvoir en relation avec la terre et l’eau que le monde chrétien fut obligé de reconnaître. Les nations chrétiennes n’avaient aucun devoir de reconnaître les nations non-chrétiennes. Ainsi, les terres non-chrétiennes étaient considérées vides de la domination chrétienne (un droit de propriété et de domination) et étaient donc en cela “ouvertes” à l’établissement de la domination chrétienne (christian dominion), qui était la destinée décidée par le “dieu” chrétien. Les non-chrétiens, a dit Joseph Story, étaient “destinés à se soumettre au génie supérieur de l’Europe”, une idée que le juge de la CS John Marshall exprima également dans son rendu de l’affaire Johnson contre M’Intosh de 1823. Jusqu’à aujourd’hui même, les nations natives comme les Cupeños et bien d’autres, sont toujours, et sur cette base religieuse, forcées de fonctionner au sein des contraintes imposées par ces idées et arguments préconçus chrétiens, en Californie et ailleurs.

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Cet article de Newcomb, est dans le parfait prolongement du dernier qui nous expliquait pourquoi le juge Marshall en 1823 dans l’affaire : Johnson vs McIntosh un monument de papier de la suprématie blanche  à légitimer par le droit, l’ordre « Divin » énoncé par les bulles papales, dont les extraits sont iciExtrait de la bulle Romanus Pontifex, 1455d’envahir, de rechercher, de capturer, de vaincre et de subjuguer tous Sarazins et païens que ce soient et tout autre ennemi du Christ où qu’il soit […] et prédisposant dans le bulle Inter Caetera de 1493 : Nous, [pape Alexandre VI], de notre plein accord, pas à votre requête ni la requête de quiconque d’autre à votre égard, mais de par notre seule largesse et certaine connaissance et de par la plénitude de notre pouvoir apostolique, par l’autorité de Dieu tout puissant qui nous est transmise par Pierre et le vicaire de Jésus Christ, que nous détenons sur terre, déclarons par la présente, que toutes îles trouvées par vos envoyés et vos capitaines, vous soient attribuées à vous vos héritiers et successeurs, rois de Castille et de Léon, pour toujours, avec l’ensemble des dominions/colonies, villes, camps, places et villages et tous droits, juridictions et appartenances de toutes îles et territoires trouvés ou à trouver, découverts ou à découvrir vers l’Ouest et le Sud, en traçant et en établissant une ligne allant du pôle arctique, ci-après nommé le Nord au pôle sud ci-après nommé le Sud, sans se soucier si les terres ou les îles découvertes ou à découvrir se situent en direction de l’Inde ou vers quelque autre quartier ; la ligne se situant à cent lieues à l’Ouest et au sud des îles des Açores et du Cap Vert. Avec cette précaution néanmoins qu’aucune de ces îles et de ces terres trouvées ou à trouver, découvertes ou à découvrir, au-delà de cette ligne vers l’Ouest et le Sud, ne soient déjà en possession d’un roi ou d’un prince chrétien au jour de la naissance du Christ notre seigneur de l’an précédent cette années de grâce 1493…

Qui peut vouloir retrouver l’Amérique des premiers colons ?

Des grands espaces à conquérir ? Et qui ont été déclarés « Terra Nullius »…

De nombreux auteurs affirment qu’ils sont nostalgiques de l’Amérique de leur jeunesse et qu’ils voudraient la retrouver, intacte, identique à leur souvenir… Revenir à l’époque de la conquête de l’Ouest, celle où le Capitaine Richard Pratt, fondateur de l’école pensionnat pour Indiens Carlisle, 1892 pouvait affirmer qu’il fallait « Tuer l’indien pour sauver l’homme« …

Lorsque Phil Butler affirme « Nucléarisez qui vous voulez mais rendez nous nos vies… »

Ou John Derbyshire : Ce bombardement était, l’administration l’a clairement expliqué, en représailles contre l’attaque chimique ; une attaque qui n’a tué aucun Américain et n’a nui à aucun intérêt américain. Je suppose donc que nous pouvons dire adieu à « America First ». Source UNZ REVIEW via Le Saker Francophonehttp://lesakerfrancophone.fr/leffondrement-du-trumpisme  Et en complément de ce billet de Mohawk Nation News, .

Et bien c’est précisément cette Amérique là avec laquelle il convient de rompre, il faut la couper de ses racines génocidaires, eugénistes, racistes et suprématistes…

Vouloir une « America great again » c’est réaffirmer la doctrine chrétienne de la découverte, c’est redire au monde, que les Natifs, les Nations premières, les indigènes/autochtones/aborigènes sont toujours « Res Nullus » et qu’ils ne feront jamais partie de l’Histoire de leurs terres…

Et ça c’est absolument impossible, alors qu’il nous faut un nouveau paradigme en lien avec tous les peuples de la Terre.

Et ne doutez pas que lorsque la Nouvelle Voix de Son Maitre, E. Macron, réplique à Duffy, qui n’est pas son ami ; La réponse était en français, puis en anglais. La réaction d’Emmanuel Macron à la décision de Donald Trump de se retirer de l’accord de Paris en parodiant le slogan de campagne Make America Great Again en Make Our Planet Great Again (« redonnons sa grandeur à notre planète ») a fait le tour du monde. Source BFMTV ► http://www.bfmtv.com/politique/make-our-planet-great-again-le-coup-de-com-bien-maitrise-de-macron-1178403.html  N’ayez aucun doute, que cela augure d’un Plan dont les indigènes/autochtones/aborigènes, mais aussi toute personne désignée ennemi/dissident/opposant au pouvoir politique en place seront totalement exclus et par tous moyens pour « redonner sa grandeur à notre planète »…

Pour beaucoup d’entre nous, toujours plus nombreux ; L’avenir de l’humanité passe par les peuples occidentaux émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre.

5 pensées sur “Ni America First, ni make America great again…

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    18 août 2019 à 3 03 41 08418
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    @JBL

    Imaginez un instant un jour ou les représentants de toutes les premières nations du continent, réunis en congrès, et annonçant au monde leur intention de plaider leur cause via un dossier de plainte si volumineux qu’il remplirait un stade, en soumettant une copie à l’ONU, au tribunal pénal international (même si non reconnu par les USA) et à toutes les nations du globe, quel effet cela fera médiatiquement et politiquement dans le monde ! la fin de l’apartheid et la victoire de l’ANC sud africaine aura l’air de rien à côté !

    Sur le plan juridique, si jamais il devait y avoir un jour je dirais une contre offensive concertée des premières nations au niveau des institutions mondiales de notre époque… afin que, au moins certains de leurs droits soient rétabli, ce sont les deux premiers siècles de la colonisation qui sont surtout intéressants, car fournissent le matériel à la fois pour comprendre, monter un dossier volumineux pour la toute première fois de l’histoire, et disposer d’une plainte circonstanciée et décisive en termes juridiques qui sera forcement recevable dans des tribunaux internationaux, ce qui aura pour effet de disposer d’une plaidoirie et une cause commune qui leur attire la sympathie du monde entier ! et ce sera en effet l’enjeux le plus important d’une telle initiative !

    Car quand on y pense… on dirait que le modus operandi des puissances coloniales de l’époque était partout le même! les premiers débarquent sur les terres peuplées avec la bible dans une main et l’épée ou le mousquet dans l’autre, s’il y a résistance, les portugais et les espagnols n’hésitaient pas à mettre en pièces les guerriers et la population, et s’il n’y a pas de résistance, on commence par  »transmettre le message de paix » du roi et de  »sa sainteté le pape » aux chefs locaux, une première phase de reconnaissance commence et dure quelques mois… le temps de mettre en place une navette entre le vieux continent et les nouvelles terres répertoriées sur une carte maritime désormais, on construit des fortins avec des petites colonies sous prétexte de commerce, et on continue de faire semblant, on flaire s’il y a de l’or dans le coin surtout, on fait l’inventaire des populations et des ressources, on troque, on signe des alliances bidons, on baratine les chefs locaux et on leur refile des babioles…et six mois plus tard on agrandit les colonies et on change de ton, on montre les muscles et on fait la loi… bref, un an plus tard, des colonies et des forts sont établis si loin à l’intérieur des terres que l’on troque déjà et on signe des alliances avec autant de clans et tribus que tous sont pris au dépourvu et ne savent plus qui contrôle quoi ! alors on monte les uns contre les autres, on exploite les vieilles animosités entre tribus, on magouille, et…. si nécessaire, on extermine les récalcitrants ou les rebelles ! C’est ce que les espagnols ont fait dans les caraïbes, la Floride et le centre du continent, les portugais sur toute la côte sud américaine et plus tard les français au nord pour s’établir…ils seront suivi par les hollandais dans le coin de New York, et enfin, lorsque les anglais débarquent plus d’un siècle plus tard, ils savent presque tout sur leurs concurrents, une avance considérable et significative surtout en terme de stratégie à adopter, ils commencent gentiment par établir  »des comptoirs commerciaux » sur toute la côte Est nord Américaine, mais le territoire est si vaste et le temps presse, la compétition se fait sentir et ils n’ont pas le choix de  »conquérir » à leur tour et user cette fois de la méthode  »anglicane » qui s’avérera bien plus audacieuse et réfléchie en tirant largement profit des avancées maritimes, coloniales et autres de leurs futurs ennemis!

    il faut admettre ensuite que les guerres entre puissances coloniales qui se déclenchent tout de suite après ne laissaient aucune chance aux nations autochtones pour se rassembler ou se défendre, car beaucoup tombent dans le piège des alliances et prennent partie avec les puissances en guerre, ce qui aura pour effet de les impliquer dans des guerres dans lesquelles ils n’ont aucun intérêt, en plus de concourir à une certaine légitimité en faveur de la présence coloniale ! et c’est je crois justement un facteur politique, historique et même psychologique qui a largement alimenté la colonisation et lui a donné une légitimité politique et militaire surtout.

    Ce qui serait donc intéressant historiquement pour les besoins de la contre offensive et l’antithèse historique, et pour démonter la propagande à la fois religieuse, et celle politique de la Terra Nullius, c’est de répertorier avec le plus de précision possible l’histoire de la résistance qu’ont livré les premières nations depuis le premier jour ou portugais et espagnols ont foulé le sol Américain, et ceci, partout sur le continent…ensuite préciser les circonstances dans lesquelles on a poussé les premières nations à combattre dans un camps ou un autre, et enfin mettre la lumière sur la prise de conscience collective de la réalité de la colonisation, chaque nation dans son territoire, pourquoi ils n’ont pu se défendre, et comment on les a empêché.

    Un boulot pareil devra certes mobiliser une armée d’historiens, et avoir l’aval des universités au moins pour mettre à contribution leurs ressources en recherches…. et laissez moi vous dire franchement… je crois que cela n’est pas impossible, ni irréaliste ! puisque la majorité des documents de l’époque sont précieusement préservés soit dans la vieux continent, en espagne, au portugal, en france, pays-bas, royaume-uni, etc, soit dans les universités américaines (du continent américain) ! et puis franchement quel gouvernement s’opposerait réellement à une telle initiative de recherche historique et de rétablissement d’au moins une partie de la vérité ! une telle initiative je dirais pousserait même les partis politiques partout sur le continent américains à faire jouer les enchères pour paraître plus démocrate auprès de l’opinion de leurs pays respectifs !

    Une telle initiative en tous cas, quelle qu’en soit l’issue, les imperfections et les problèmes dans un premier temps, ne peut qu’enregistrer un début historique d’une réappropriation au moins partielle des droits tout en portant les revendications à un niveau planétaire ! de l’Amazonie à l’Arctique, je présage une mobilisation mondiale appuyée par les défenseurs du climat et de la terre partout sur la planète !

    En espérant que vous puissiez traduire ce rêve et l’envoyer à qui de droit partout chez les premiers concernés, je m’accroche et j’invoque les esprits des montagnes, des plaines, des forêts, des glaciers et des fleuves de l’Amérique pour que des vents puissent se lever et pousser ce rêve dans la bonne direction !

    Bien à vous !

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    18 août 2019 à 5 05 30 08308
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    Je recommande la lecture de ces 2 PDFs en présentation dans ce billet ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/02/14/comprendre-le-systeme-legal-de-loppression-coloniale-pour-mieux-le-demonter-en-versions-pdf/

    L’un de Peter d’Errico et l’autre de Steven Newcomb (qui contient tous les articles, livre, travaux de recherches en français) car ces deux légistes du nouveau monde, Peter D’Errico, issu de la culture colonisatrice et Steven Newcomb, issu de la culture native amérindienne (Shawnee, Lenape), ont dévoué leur carrière légale à la recherche et au décorticage des textes fondateurs de l’empire anglo-américain actuel pour mieux pouvoir le démonter et l’éradiquer. Il est intéressant de noter que la complémentarité de leur culture et recherche respectives mène à une union, à un renforcement de la validation de tout mouvement de résurgence indigène pour mettre définitivement fin au marasme politico-économique que cet état de fait a forcé non seulement sur les populations locales, mais à terme, sur le monde entier.

    R71 qui a traduit, souvent en temps réel, l’un et l’autre depuis des années, a présenté les PDF que j’ai réalisés à leur demande, ainsi : Les charlatans illusionnistes ayant pris en charge nos vies sous tout aspect continuent de nous faire croire que nous vivons dans un monde « post-colonial »… Rien n’est plus faux. L’empire moderne prévalent, souvent qualifié d’anglo-américain, est unique dans l’histoire de l’humanité, pourquoi ? Parce qu’il est le seul et premier empire établi, contrairement aux empires précédents, sur des terres volées, usurpées. Il est le premier empire résultat du déracinement d’une population, en l’occurrence chrétienne et européenne, envahissant des terres occupées par des populations natives, pour s’y fixer et construire une nouvelle base impérialiste.
    Ainsi, les États-Unis d’Amérique, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et de fait tous les pays dépendants du Commonwealth britannique sont toujours aujourd’hui, des états colons ou des colonies. L’empire anglo-américain, tout comme les nations artificielles coloniales (non impérialistes simplement par faute de moyens) d’Amérique centrale et du sud, sont construits sur la base de la doctrine chrétienne de la découverte édictée sous les papes du XVe siècle.
    Depuis lors, suivant les principes établis par l’oligarchie de la souveraineté et de la succession, la doctrine chrétienne a été pas à pas ciselée dans le tissu même du droit établissant les États-nations résultant de l’évolution de ce cancer politico-social.
    Pour mieux être capable de se positionner et offrir une solution viable et durable au diktat impérialiste au moyen d’un changement radical de paradigme politique, nous devons avant tout comprendre les rouages de ce que nous affrontons.
    =*=
    Pour mieux les démonter donc, puisque ce même procédé est toujours à l’œuvre et à même servi de base puissance 1000 contre les palestiniens ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/08/11/qui-veut-lire-et-qui-veut-le-savoir-le-sait-intervention-de-michele-sibony-dans-lemission-interdit-dinterdire/ par l’État hébreu.

    Je pense sincèrement que lutter contre l’Empire anglo-américano-chrito-sionisme c’est lutter contre tous les empires, puisque nous sommes TOUS des colonisés, même si c’est à des degrés divers ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/07/08/nous-sommes-tous-des-colonises-pdf/
    JBL

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    18 août 2019 à 11 11 49 08498
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    Justement, pourquoi j’insistais sur les deux premiers siècles de la colonisation par les puissances coloniales européennes, parce que le problème juridique immense et quasi insurmontable que posent les fondations de pays comme les états-unis d’Amérique ou le Mexique ou les pays du commonwealth, c’est qu’ils ne se considèrent pas dans leur textes de lois fondateurs comme des pays  »impérialistes ou coloniaux » ! au contraire, ils revendiquent des républiques (USA et Mexique) révolutionnaires ayant pu réaliser  »l’indépendance des colons britanniques ou espagnols » ! C’est pour cette raison comme le mentionne très bien votre billet, que tout ce qu’ils ont eu à faire une fois établis comme jeunes républiques indépendantes pour duper les premières nations, est de se baser sur tout le patrimoine des lois, de concessions et de dispositions  »légales » des nations  »impérialistes et coloniales » avant eux ! et surtout sur un élément capital qui est la réalité populeuse de la colonisation, car les colons d’origine européenne étaient forcément trop nombreux déjà, établis, organisés en sociétés etc…

    Lorsque je lisais votre billet sur ces exemples de décisions de la cour suprême américaine au 19ème et début 20ème siècle, on se rend bien compte que la duperie, le vol et l’appropriation systématique des terres par les jeunes républiques issues de la colonisation impérialiste première devenait un jeu d’enfants ! c’est un peu comme si on dirait que dans l’état d’Israel présentement, vont apparaître plusieurs républiques indépendantes constituées de colons qui se soient retourné contre le pouvoir central de Tel Aviv et en lui faisant la guerre et en remplaçant Israel par des nouveaux états ! rendant ainsi caduques les revendications palestiniennes de fond en comble ! (ce qui ma foi, est probablement une stratégie de dernier recours à laquelle tous les colons sur terre peuvent prétendre pour justifier la colonisation et faire disparaître à jamais de quelconques droits aux autochtones).

    Ce problème justement aujourd’hui avec les américains, les mexicains, et toutes les nouvelles nations du continent Américain et issues initialement de la colonisation est qu’elles se soient largement développé sur le même procédé d’expansion sur les terres des premières nations jusqu’à ce jour ! que vous soyez au chili, au Pérou, en Argentine, au Brésil ou en Amérique centrale ou du nord, c’est forcément le meme modus operandi ! et ce qui rend ce problème encore plus significatif à ce jour, est que l’expansion n’a jamais cessée ! le nouveau président fasciste du brésil par exemple veut autoriser des coupes de bois et des expropriations de terres encore plus significatives à l’intérieur de la forêt Amazonienne ou ce qu’il en reste en dépit des appels du monde entier pour la préservation de la forêt et de ses habitants originaux ! Au mexique, aux états-unis et ailleurs c’est encore pire puisque toutes les terres sont considérées du domaine de l’état et qu’il continue d’en faire ce qu’il veut selon ses besoins à tout moment. Quant aux pays du commonwealth, ils restent les plus exposés à la contestation coloniale impérialiste britannique, en dépit du fait qu’ils aient eux aussi pris des dispositions pour exproprier les terres et réaliser une expansion toujours plus au nord pour les ressources naturelles et les minières.

    Bref, je me disais que caresser le rêve de fédérer toutes les premières nations de l’Amérique, pour qu’ils puissent plaider ensemble et pour la première fois de l’histoire leur cause ne serait pas une mauvaise idée, c’est probablement la meilleure approche d’un point de vue juridique pour contraindre toutes les nations indépendantes issues de la colonisation pour mieux reconnaître leur droits, protéger leur ressources, leur culture et leur patrimoine du pillage qui continue de plus belle encore aujourd’hui !

    Je continue de m’instruire sur votre blog autant que je peux…. et je vous remercie encore pour vos éclairages qui ont d’ailleurs inspiré ce commentaire de ma part… car je ne vous cache pas mon dégoût et ma colère de voir ces premières nations encore aujourd’hui traitées comme des parasites sur la terre de leurs ancêtres pourtant !

    Bien à vous !

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    19 août 2019 à 5 05 54 08548
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    Concernant le Mexique, je ne peux que vous recommander d’explorer le mouvement zapatiste, non pour exporter le modèle, mais s’en inspirer ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/06/14/p-a-r-i-pour-1-3ri/

    Et concernant le Brésil et les frapadingues du missel qu’on appelle le groupe « BBB » (« Balle, Bœuf, Bible »), ils prônent, pour contrer les excès de violence dans l’immense pays sud-américain, un conservatisme hégémonique : autorité forte, ordre moral, défiance vis-à-vis des minorités émergentes, défense des valeurs familiales traditionnelles ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2019/01/01/jair-bolsonaro-contre-paulo-freire-pret-a-servir-ses-maitres-pour-les-4-ans-qui-viennent/

    Tout un programme, et là, vous pouvez relire la Pédagogie des opprimés, en français, que R71 à traduit pour me permettre de rééditer ce livre que Bolso a promis d’extirper du système d’éducation ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2018/12/la-pedagogie-des-opprimes-de-paulo-freire-public3a9-en-1970.pdf Et que la France n’a pas voulu rééditer depuis plus de 30 ans : on se demande pas pourquoi…
    JBL

    Répondre
  • Ping :LE PROBLÈME PRINCIPAL DE L’HUMANITÉ – les 7 du quebec – DE LA GRANDE VADROUILLE A LA LONGUE MARGE

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