Nouvelles réalités: Familles homoparentales

Des homosexuels peuvent-ils élever des enfants?

Mario St-Pierre Dossier  Homosexualité

homosexualite_amour_gai_homosexuel_homo_gay_lesbienne_lesbianisme Force est de constater que le visage des familles, au Québec et ailleurs, a changé. Nous les savions recomposées, monoparentales et maintenant nous les connaissons aussi homoparentales. Il nous appartient, en tant que personnes responsables, d’intégrer cette réalité, de la défendre afin que les enfants, les jeunes gens issus de ces familles, trouvent leur place, sans honte, sans discrimination aucune, et surtout avec le respect auquel ils ont droit.

L’homoparentalité est déjà une réalité sociale quotidienne. C’est deux papas ou deux mamans qui s’apprêtent à conduire leur enfant à l’école. C’est une maman divorcée qui a la garde de sa fille et qui refait sa vie avec une femme. C’est un homosexuel que le désir de paternité a conduit à concevoir un enfant avec une amie. Le monde homosexuel n’est pas un monde sans enfants. Le désir de maternité et de paternité chez l’homosexuel existe. Il est respectable et attend une meilleure protection de la part des pouvoirs publics, de l’entourage immédiat et de toute la société. Même si le fait d’homoparentalité touche plus de 2% de la population québécoise, plusieurs préjugés et fausses croyances circulent sur la parentalité homosexuelle.

«L’enfant n’aura pas un développement normal»

Bon nombre d’études stipulent le contraire. À la Conférence de l’Association pour la recherche sur le développement de l’enfant de 1997 à Washington, des chercheurs de trois pays ont déposé un rapport qui prouvait que les enfants de parents homosexuels étaient en tout point semblables à ceux de parents hétérosexuels. Des études des Universités de Virginie, de Californie, du Nouveau-Mexique et de plus autres pays arrivent aux mêmes conclusions.

«L’enfant n’aura pas de modèle des deux sexes»

Les enfants de conjoints de même sexe rencontrent et côtoient leurs grands-mères, leurs tantes et les amies des parents. Nous pouvons retourner la question: empêche-t-on les familles monoparentales d’exister sous prétexte qu’il manque un parent dans le décor???

«L’enfant pourrait être tenté par l’homosexualité»

Si c’était le cas, le problème serait réglé, car la vaste majorité des homosexuels ont eu des parents hétérosexuels et ont vécu dans un monde où l’homosexualité était évacuée. Donc il n’y aurait pas d’homosexuels. Pourquoi un enfant qui n’a qu’un (ou deux) modèles homosexuels dans une mer de modèles hétéros (famille, télé, école, etc.) en viendrait-il à avoir tellement de pression qu’il irait contre sa véritable nature?

«L’enfant pourrait être abusé sexuellement»

Pourquoi confond-t-on pédophilie et homosexualité? Cette croyance doit être combattue en rappelant que plus de 90% des agressions d’enfants sont commises par des hétérosexuels.

Ce à quoi il faut s’attarder

Les enfants des familles homoparentales présentent souvent une sensibilité au stress plus élevée que la moyenne. Il est clair que ces enfants doivent vivre avec un environnement largement homophobe et que l’homosexualité de leurs parents amène parfois une certaine discrimination. Ils sont porteurs d’un secret avec lequel il peut être difficile de vivre dès l’âge de six ans. Ils doivent se montrer vigilants, taire certaines choses, sinon ils devront en subir des conséquences qui pourraient se révéler dramatiques comme se faire insulter par les autres enfants en cour de récréation. Les enfants issus de familles homosexuelles possèdent une plus grande tolérance et ouverture d’esprit mais leur isolement est très important, au point qu’ils se croient être les seuls enfants de parents homosexuels.

Beaucoup de parents sont eux-mêmes isolés parce qu’homosexuels et parents à la fois, ce qui ne facilite pas une vie familiale harmonieuse. Une éducation civique incluant la discrimination homosexuelle au même titre que les autres discriminations raciales et sociales provoquerait un effet bénéfique pour ces enfants. Ceci leur éviterait de dépenser leur énergie à sauvegarder leurs propres intérêts, à établir un mécanisme de défense.

Nous savons que les préjugés, quels qu’ils soient, doivent se combattre jeune. Des programmes présentant les nouvelles réalités familiales à l’aide d’albums de coloriage à la maternelle et des albums d’histoires comporteraient deux avantages: les enfants d’homosexuels comprendraient qu’ils ne sont pas seuls et leurs camarades de classe respecteraient cette réalité homoparentale. Introduire un discours emprunt de tact dès le primaire, c’est répondre aux besoins de ces enfants. Que de créativité il faudra pour préparer les couples homosexuels à devenir parents selon des modèles encore inédits.

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11 pensées sur “Nouvelles réalités: Familles homoparentales

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    15 mai 2010 à 2 02 29 05295
    Permalink

    L’auteur dit que c’est pas vrai que:  » «L’enfant n’aura pas un développement normal» [car] Bon nombre d’études stipulent le contraire. »

    1) Une « étude » n’est pas nécessairement scientifique, encore moins révisée par les pairs (critère de qualité). Une étude qui n’est pas de qualité A et révisée par les pairs doit être prise avec un gros grain de sel.

    2) « Plusieurs études » disent absolument n’importe quoi comme : le fluorure guérit les dents et ne cause pas de cancers, etc.

    3) Dire que des études « stipulent » quelque chose, c’est leur accorder bcp trop d’importance, c’est très exagéré. Au mieux on peut dire: « suggérer ». Ce n’est pas scientifique d’affirmer pareille énormité.

    4) L’absence de preuves n’est pas la preuve de l’absence. C’est pas parce que c’est pas prouvé que ça veut dire que cela n’a pas de conséquences.

    5) C’est pas parce que des études disent que l’homoparentalité n’a pas d’effets négatifs sur les enfants que cela signifie qu’elle n’a pas d’effet négatif sur les adolescents qui deviendront des adultes. Vous pensez pas que rendu à l’adolescence ce jeune va avoir de gros problèmes d’identité? Lui qui n’aura jamais eu de mère? (ou jamais eu de père si ses parents sont lesbiennes).

    6) Attendez-vous que les études démontrent les conséquences psychologiques catastrophiques de l’homoparentalité avant de vous poser des questions?

    7) Je connais quelqu’un qui a eu « deux mères » et c’est un foqué. De là à dire que c’est à cause de l’homoparentalité, c’est dur à dire, faut pas sauter aux conclusions… mais justement c’est tellement difficile à confirmer ou à infirmer qu’il faut rester très prudent avant de sauter aux conclusions et de dire que « c’est ok » ou « c’est pas ok ». C’est pas scientifique de penser de manière aussi simpliste.

    8) L’auteur de cet article suit clairement un agenda. Il veut nous vendre l’homoparentalité. C’est prosélyte et vendeur.

    9) Je vous invite à considérer que tout poupon a le droit fondamental et inviolable à une figure maternelle et paternelle car c’est des besoins innés. Un parent qui échoue à répondre aux besoins de son petit doit normalement perdre la garde de son bébé. Un bébé a des besoins et des droits et il n,est pas en mesure de les satisfaire par lui-même, c’est donc dire qu’il incombe aux parents pères et mères de remplir leurs fonctions. Un jeune garçon va vite imiter son père. S’il n’a que deux mères, qui va-t-il imiter? En revanche une personne n’a pas le « droit » d’avoir un bébé, c’est un privilège qui se mérite. Si des personnes en couple désirent avoir un enfant, ils doivent être en mesure de répondre à tous ses besoins, car le bébé a des droits qui priment absolument sur les désirs, les besoins et de les droits des parents. Des homo-parents qui veulent un bébé sont nécessairement des imbéciles qui ne méritent pas d’avoir un bébé, car ils sont inconscient du fait qu’ils sont inaptes à répondre à tous les besoins du bébé – et ces besoins sont pour lui des droits inviolables. Les homo-parents ne peuvent donc que se résigner à ne jamais avoir de bébé, car il leur manque la figure parentale complémentaire nécessaire à satisfaire les besoins du bébé, du jeune enfant, de l’adolescent et de la personne en construction qui doit devenir un adulte sain.
    N’attendons pas de constater les conséquences potentiellement catastrophique de l’homoparentalité avant de mettre un frein à ce délire dangereux de personnes inconscientes et puérilement égoïstes.

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    15 mai 2010 à 8 08 45 05455
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    Si je suis votre raisonnement, si un des deux parents décèdent avant la naissance de l’enfant, le parent survivant ne pourrait pas élever seul son enfant, incapable de fournir deux polarités à son enfant? Donc les familles monoparentales ne devraient pas avoir le droit d’exister et de conserver leurs enfants?

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    15 mai 2010 à 16 04 42 05425
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    Le problème n’est pas de n’avoir jamais eu de mère ou de n’avoir jamais eu de père MAIS d’avoir à la place 2 mères ou 2 pères. Même la nature n’a pas prévue cet abération. De plus, je pense que si un homosexuelle a un fort désir d’enfant à lui, c’est que de toute évidence il n’est pas à sa place dans l’homosexualité. Désolé mais chacun sa manière de penser comme à chacun ses études…
    julie

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    15 mai 2010 à 22 10 25 05255
    Permalink

    @raymondvigier: tu poses une bonne question: »Si je suis votre raisonnement, si un des deux parents décèdent avant la naissance de l’enfant, le parent survivant ne pourrait pas élever seul son enfant, incapable de fournir deux polarités à son enfant? Donc les familles monoparentales ne devraient pas avoir le droit d’exister et de conserver leurs enfants? »

    C’est justement là que ça se corse:

    Peut-on considérer qu’une famille monoparentale est un milieu sain pour le développement des enfants? La monoparentalité est un problème qui entraîne de lourdes conséquences, ayons le courage de l’admettre.

    Le lien entre le père manquant (car c’est rarement une mère manquante) et les troubles d’attention et de comportement chez les jeunes garçons n’est-il pas évident?

    Il me semble que c’est un devoir et une responsabilité qui incombe à la mère monoparentale de trouver le plus tôt possible un bon substitut au père, pour les besoins de ses enfants et non pas juste pour avoir un copain et un amant. (Je reviens au problème de l’égoïsme et du manque de maturité de nombreux parents)

    Les homo-parents n’ont certainement pas le monopole de l’égoïsme et de l’immaturité, loin de là.

    Je pose la question: à quel âge peut-on trancher que c’est « correct » qu’un des parents décide de vivre son homosexualité ouvertement devant les enfants qui comprennent encore rien du tout à cela et qui seront bientôt être la risée de leurs petits camarades à l’école? (C’est plus ou moins inévitable que ses amis vont finir par le savoir. Je peux pas croire que cela n’aura aucune conséquence sur la psyché fragile d’un enfant.) Selon certain c’est correct dès la naissance. Je suis en total désaccord et je crois pas que quelqu’un puisse un jour me convaincre du contraire.

    En tout cas… il me semble qu’il y a tellement de problèmes plus graves auxquels nous devons faire face de toute urgence… la récente catastrophe pétrolière n’est pas le moindre d’entre eux… ce qui fait qu’on n’a pas du tout de temps à consacrer à des revendications aussi ridicules – et selon moi aberrantes – que le prétendu « droit à l’homoparentalité »! (Au fait, je me demande depuis quand c’est rendu un droit cette affaire là?)

    @Julie: tu soulèves un excellent point. C’est pas juste le manque d’une des figures parentales paternelle ou maternelle qui pose problème, c’est aussi les conséquences psychologiques qui se révèleront probablement à l’adolescence, découlant du fait que le jeune sera marqué à vie du fait qu’il a jamais eu de figure parentales complémentaires.

    Tout enfant a BESOIN et a DROIT à une figure maternelle ET une figure paternelle, c’est pas un privilège! (Cela concerne les monoparentaux comme des homoparents!)

    Et des adultes n’ont aucun « droit » d’avoir des enfants! (L’idée du « droit d’avoir des enfants » relève de la fantaisie et d’une fixation égoïste et immature.) Avoir des enfants n’est pas un droit mais un privilège qui vient avec de très lourdes responsabilités. Et ce privilège est conditionnel à la capacité de remplir tous les besoins de l’enfant. Si le ou les parents se révèlent incapables de répondre aux besoins de l’enfant, ils devraient en perdre la garde. Les familles monoparentales sont une aberration: la mère monoparentale (c’est rarement un père) doit impérativement trouver un substitut de figure paternelle, et une femme ne peut en aucun remplir ce rôle de figure paternelle. Pour un bébé naissant, c’est pas pareil que pour un enfant en développement, naturellement. Le poupon a DROIT et a BESOIN de créer un lien affectif avec une figure maternelle qui lui donne le sein. Un homme ne peut faire l’affaire. Très tôt dans la vie du jeune garçon, il aura besoin d’imiter son père, mais s’il n’a pas de père, les problèmes commencent… ils ne se révèleront parfois que plusieurs années plus tard et les conséquences psychologiques sont difficilement réversibles. Seuls les plus forts s’en tireront sans séquelles psychologiques.

    Serions-nous en train de faire une sélection darwinienne par laquelle seuls les enfants qui s’adapteront à une situation aberrante?

    Nous allons créer une générations de malades si nous continuons à « accepter » les aberrations que son la monoparentalité et l’homoparentalité sans égard aux besoins/droits bafoués de l’enfant et aux conséquences que cela aura plus tard sur sa psyché.

    Il faut créer une bulle protectrice autour des enfants car ils viennent de sortir d’un monde protégé et chaud et douillet et ils n’ont pas les défenses nécessaires pour faire face aux difficultés psychologiques que nous leur imposons sans égards et sans considération.

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    16 mai 2010 à 8 08 39 05395
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    Puisque vous dites que monoparentales et homoparentales ne sont pas habiletés à élever un enfant et qu’ils devraient perdre la garde de l’enfant, croyez-vous que la DPJ qui s’occupe du placement des enfants dont les parents n’ont pas la capacité de s’en occuper fait un meilleur travail d’éducation auprès des enfants?

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    16 mai 2010 à 15 03 34 05345
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    Les ingénieurs sociaux font beaucoup pour briser l’unité familiale traditionnelle et les valeurs qu’elle renferme. Pour tester la valeur d’un comportement ou d’une idée, il suffit parfois de pousser à l’extrême les conséquences qu’ils auraient. Dans ce cas-ci, imaginons que tous les animaux ou les humains commençaient soudainement à vivre en couples homosexuels. Le résultat est évident: dès que la dernière génération se serait éteinte, la race entière disparaitrait.

    Le principe de la nature et du mystère de la vie opère de façon assez simple: pour se reproduire, il a besoin du principe masculin et féminin, yin et yang. Sans le mâle et la femelle, la vie n’est pas. très rare sont les espèces qui sont asexués. Mais nous ne le sommes pas.

    Que certaines personnes, dont des amis personnels décident de vivre en couple du même sexe, cela les regarde et ils en sont totalement libres. Mais, il n’est d’aucune question qu’une famille monoparentale soit problématique et un environnement difficile autant pour le parent seul que pour les enfants. Personne ne va dire que c’est idéal comme situation, ni préférable. L’enfant a clairement besoin des deux parents, qui pour différentes raisons apporteront diverses facettes nécessaire au développement de l’enfant.

    On peut essayer de justifier, à différentes époques de l’histoire, certains comportements comme la pédophilie, l’inceste, l’homosexualité, la monogamie et la polygamie, etc, mais ça ne veut pas dire qu’ils soient tous sains et bénéfiques pour le sain développement de l’enfant et de sa psychologie. Ce n’est pas parce qu’une société devient décadente que ces comportements sont plus justifiés. Encore mois qu’on les imposer à des enfants qui ne peuvent les choisir et donc, qui ne sont pas consentants.

    Ce n’est pas parce que nous avons des taux de divorces malsains que cela doit justifier la famille monoparentale et encore moins la famille homoparentale.

    Je ne vois pas vraiment pourquoi c’est plus moi qui devrait intégrer le concept de famille homoparentale que les homosexuels qui devraient intégrer le concept de la nature qui fait en sorte qu’un enfant ne puisse être conçu que par une femme et un homme, le concept de la famille hétérosexuelle.

    Est-ce que l’enfant n’a t-il pas droit lui aussi, avant le désir égoïste d’un couple homosexuel, de grandir dans une famille naturelle hétérosexuelle?

    Si deux personnes du même sexe décident de vivre ensemble, c’est leur choix. Mais ils doivent aussi en accepter les conséquences. Ils ne pourront pas concevoir d’enfants ensemble, par la force de la nature. Au lieu d’être extraordinairement égoïste et narcissique, ils devraient accepter leur choix et ses limites. Mais ils semblent vouloir l’absolu, le beurre et l’argent du beurre et ensuite venir se plaindre qu’ils n’ont pas l’acceptation de leurs pairs.

    Bon nombre d’études stipulaient que le DDT et la cigarette étaient bons. Bon nombre d’études stipulaient que le fluorure, les vaccins avec du mercure, que le Vioxx étaient bénéfiques pour la santé. Ne soyons pas dupes!

    « Les enfants de conjoints de même sexe rencontrent et côtoient leurs grands-mères, leurs tantes et les amies des parents. Nous pouvons retourner la question: empêche-t-on les familles monoparentales d’exister sous prétexte qu’il manque un parent dans le décor??? »

    C’est un argument d’une pauvreté déconcertante. Qui sont les modèles les plus importants et déterminant pour l’enfant? La grand-mère!?!? Voyons donc! C’est son entourage immédiat. Et dans son entourage immédiat, il a des parents du même sexe qui s’embrassent et vivent une relation affective, romantique et érotique en face d’eux. On est loin du parent monoparentale, qui lui aussi d’ailleurs, est loin d’être un idéal. Dans le cas de parents divorcés, on a à faire avec une situation malencontreuse, un « accident » de parcours qui pourra éventuellement être arrangé si la famille peut être reconstituée avec succès. Dans le cas d’une famille homoparentale, ce n’est plus un accident, c’est un choix délibéré qui aura inévitablement des conséquences sur les enfants non-consentants.

    « Pourquoi un enfant qui n’a qu’un (ou deux) modèles homosexuels dans une mer de modèles hétéros (famille, télé, école, etc.) en viendrait-il à avoir tellement de pression qu’il irait contre sa véritable nature? »

    La question est de plutôt connaitre les impacts du jugement des autres et de ses camarades à l’école, comme Druide en parlait si bien. La pression des autres, le rejet, la ridiculisation peut isoler un enfant et l’endommager psychologiquement. Les enfants peuvent être très méchants entre eux et la moindre différence est une porte d’entrée pour rire d’un camarade de classe. Pourquoi obliger un enfant à subir cela que parce des parents homosexuels ne peuvent contrôler leurs désirs, leurs narcissisme et leur égoïsme? Si deux hommes vivant ensembles désirent un enfant, peut-être qu’ils sont un peu confus et devraient faire un peu d’introspection et trouver leur véritable identité pour ensuite pouvoir mieux assumer leur choix comme des adultes mûrs.

    « Pourquoi confond-t-on pédophilie et homosexualité? Cette croyance doit être combattue en rappelant que plus de 90% des agressions d’enfants sont commises par des hétérosexuels. »

    Il est aussi statistiquement démontré que la violence dans les couples homosexuels est beaucoup plus élevée que chez les hétérosexuels et que ces premiers souffrent d’une bien plus grande instabilité de couple dans le long terme. L’important, c’est la stabilité pour les enfants, et leur développement est primordial, et prime sur les désirs confus d’une hypothétique famille homoparentale.

    « Les enfants des familles homoparentales présentent souvent une sensibilité au stress plus élevée que la moyenne. Il est clair que ces enfants doivent vivre avec un environnement largement homophobe et que l’homosexualité de leurs parents amène parfois une certaine discrimination. Ils sont porteurs d’un secret avec lequel il peut être difficile de vivre dès l’âge de six ans. Ils doivent se montrer vigilants, taire certaines choses, sinon ils devront en subir des conséquences qui pourraient se révéler dramatiques comme se faire insulter par les autres enfants en cour de récréation. »

    Donc l’auteur essaie de nous convaincre que la famille homoparentale est normale et devrait être acceptée et intégrée, mais du même souffle nous dit que les enfants issus d’un tel milieu sont en positions précaire, d’isolement et d’une sensibilité accrue au stress, forcé d’établir un mécanisme de défense. Problème argumentaire et de logique. Il est donc une admission par l’auteur que la famille homoparentale présente des risquent inhérents, des conséquences néfastes pour ces enfants qui doivent subir le choix de ces parents.

    Au lieu de faire comprendre à ces parents qu’ils devraient accepter les conséquences des choix qu’ils prennent librement (au contraire de l’enfant qui n’est plus que l’objet égoïste des parents homosexuels), qu’ils ne peuvent pas tout avoir dans la vie et de vivre d’absolu, l’auteur souhaiterait qu’on introduise dans nos écoles des livres à colorier pour conditionner mes enfants à accepter une situation comme étant « normale » et « saine ». Je trouve que l’auteur a beaucoup de culot et d’arrogance.

    Le débat est nécessaire pour faire avancer nos pensées et réflexions, nos valeurs. Je vous suis reconnaissant pour cela, Raymond. Mais je suis en total désaccord avec ce que l’auteur de ce texte avance, non pas par rigidité conservatrice, mais par réflexion mûre et observation des principes la nature.

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    18 mai 2010 à 5 05 24 05245
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    Je viens d’apprendre hier que je suis homophobe !!!

    Regardant la télévision j’écoutais un responsable communautaire homosexuel, il disait texto : « Toute personne refusant l’adoption à un couple homosexuel est un homophobe » .

    Comme j’ai horreur d’être pris en otage par qui que ce soit, c’est bon j’assume, je suis homophobe selon sa définition faisant fi de toute sémantique.

    Tout comme un anti-sioniste est anti-sémite, nous n’avons pas le choix, à tel point que les plus belles places de Paris sont débaptisées puis rebaptisées sous des noms de sionistes : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20100415.OBS2516/manifestation-a-paris-contre-la-creation-d-une-place-ben-gourion.html

    A cette vitesse, le maire de Paris qui est homosexuel et initiateur de la place Ben Gourion est en mesure dès demain de débaptiser la place du Général De Gaulle pour en faire la place de la « gay pride » .

    Pourtant j’ai des amis homos (divorcés de leur mariage hétéro) qui ont la garde de leurs enfants une semaine sur deux, cela ne me choque pas.
    En revanche l’adoption c’est niet !

    La revendication de l’adoption en France sert surtout à faire accepter par les forceps le mariage homosexuel, car chacun sait que sans être marié il est quasi-impossible d’adopter .

    J’avoue que je commence à en avoir plein les bottes des minorités qui veulent à tout prix imposer leur loi à la majorité .

    La technique du chantage permanent est le meilleur vecteur du préfixe « anti » et du suffixe « phobe »

  • avatar
    9 mai 2013 à 16 04 01 05015
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    Je voudrais demander des éclaircissements.

     »tout poupon a le droit fondamental et inviolable à une figure maternelle et paternelle car c’est des besoins innés.. »
    Ce que vous voulez dire, c’est qu’un enfant a le droit d’avoir pour parents deux adultes: un avec un pénis, et un autre avec un vagin et des seins. C’est bien cela? Plus concrètement, qu’est-ce que ces caractéristiques physiques apportent de spécifiques à l’enfant?

  • avatar
    10 mai 2013 à 7 07 52 05525
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    Je ne sais pas quel genre d’homo je suis; mais je me dois d’assumer d’être homo sapiens.

    Pour qu’un enfant développe une personnalité équilibrée, je suppose qu’il soit préférable qu’il grandisse dans un environnement équilibré. Le seul environnement vraiment équilibré est celui composé de deux « opposés-complémentaires ».

    Il est curieux que sous prétexte de défendre les droits et besoins de l’enfant, on se serve des goûts et désirs des parents, qu’ils soient justifiables ou non.

    Souvent, je ne parviens pas à prendre pleinement position car tous les « raisonnements » sur ce qui ne me semble pas « naturel », me déroutent complètement. Je me dois alors de revenir à ce qui semble être effacé de l’équation; c’est à dire : le respect et le merveilleux de la maternité qui se doit d’être protégé par la paternité. Notion très « vieux jeux » puisqu’elle existe depuis le début de l’humanité.

    Avec cette donnée de base, il me devient difficile de voir la femme comme une « Rambo » ou l’homme comme un « Barby » ainsi que tout le « développement » entre ces deux extrêmes. J’accepte les choses comme elles sont dans leur cas individuel; mais j’évite de faire une « généralité » du cas individuel. L’homosexualité n’est peut-être pas  » dysfonctionnel » dans le particulier mais n’est certainement pas « fertile ».

    Les abeilles semblent disparaître de nos jours; mais je doute que cela change l’histoire de « The birds and the bees »; et je ne crois pas que nous…

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    13 mai 2013 à 11 11 41 05415
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    L’argument de la fertilité compatible me fait hésiter… Devrait-on empêcher à tous les couples hétéro, et homo de fonder famille parce qu’ils n’y arrivent pas ensemble?

    En ce qui concerne les  »opposés-complémentaires », vous voulez dire que pour réussir à fonder famille, un homme doit se comporter comme un  »Rambo », et une femme, comme une  »Barby »?

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