La justice et l’Ordre. Le tome #7 de Nouvelle Société


Dans ce Tome #7 de la Collection Nouvelle Société, qui sera en ligne aujoud’hui  sur Nouvelle Société et pierrejcallard.com , nous allons parler de l’Ordre et de la Justice.  Rappelons ici ce que nous avons dit, au tout début du Tome # 1: « le temps travaille pour la Justice… ».  Rien n’est plus indispensable, pour bâtir une société,  que d’introduire au départ dans ses gènes le concept implicite de réciprocité.  La justice qui en naîtra sera alors, bien sûr, un rêve inachevé – et qui demeurera  longtemps sinon toujours un projet en construction…  –  mais la justice, peu à peu,  prendra sa place ; si ce germe n’est pas là, la société ne se développera pas. Nous l’avons énoncé d’entrée de jeu, en passant, le moment était venu d’en dire plus. (Voir premier commentaire)

Pierre JC Allard

Une pensée sur “La justice et l’Ordre. Le tome #7 de Nouvelle Société

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    24 mars 2014 à 0 12 39 03393
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    Le format des carateres dans l’article est ingérable. Je reprends ici cet article sous forme de commentaire.

    PIERRE JC ALLARD:

    Dans ce Tome #7 de la Collection Nouvelle Société, qui sera en ligne aujoud’hui sur Nouvelle Société et pierrejcallard.com , nous allons parler de l’Ordre et de la Justice. Rappelons ici ce que nous avons dit, au tout début du Tome # 1: « le temps travaille pour la Justice… ». Rien n’est plus indispensable, pour bâtir une société, que d’introduire au départ dans ses gènes le concept implicite de réciprocité. La justice qui en naîtra sera alors, bien sûr, un rêve inachevé – et qui demeurera longtemps sinon toujours un projet en construction… – mais la justice, peu à peu, prendra sa place ; si ce germe n’est pas là, la société ne se développera pas. Nous l’avons énoncé d’entrée de jeu, en passant, le moment était venu d’en dire plus.

    Dans ce tome nous parlerons Ordre et Justice, mais aussi Droit, Lois, Autorité, Protection, Sécurité, Armée, Police, Juges, Procureurs et Avocats, Tribunaux, Prisons, etc. …. Il y a beaucoup à dire. Trop à dire, sans doute, car, malgré son importance, cette question d’ordre et de justice n’est qu’une facette de ce qu’on doit aborder quand on parle d’une nouvelle société. Encore plus qu’ailleurs, il faudra donc ici se contenter de poser des jalons. Des points de repère, à partir desquels le lecteur, interactif consentant, devra compléter le tableau de ce qui ne peut être ici qu’une esquisse. Chacun, je l’ai dit souvent, devra apporter sa pierre au chantier où se construit la Nouvelle Société.

    Une société doit voir à ce que l’ordre y règne et à ce que la sécurité y soit assurée. Elle doit le faire de diverses façons, sur plusieurs plans, avec des ressources variées. Pour le quidam qui en jouit, l’ordre et la sécurité, sont une tunique sans couture ; mais pour l’autorité qui s’en charge, au contraire, c’est un ensemble complexe de services complémentaires, divisé en segments que nous allons voir maintenant un à un, chacun avec sa spécificité et ses acteurs. Mais d’abord, il faut bien se pénétrer de l’importance de l’acte fondateur qu’est la naissance de la justice.

    Tout commence vraiment avec la notion de réciprocité: le concept « justice ». Quand se constitue un groupe dont on peut croire qu’y participer aura un impact significatif sur ceux qui y sont assemblés, il nait de facto une collectivité où chacun doit se percevoir et penser désormais son comportement en relation avec d’autres : une SOCIÉTÉ.

    Pour éphémère que l’on croit cette « vie ensemble » – même dans le cas-limite d’un radeau de la Méduse dont chacun n’aurait d’autre but que de le fuir pas ses seuls propres moyens ! – il se crée, dans cette « société », un sentiment d’identité, au rythme et à la mesure où l’on y prend conscience de l’interdépendance qui y prévaut.

    Songez à cette scène de « La liste de Schindler » quand un personnage qui – reste un figurant anonyme, mais annonce tout le film avec le fatalisme du chœur d’une tragédie grecque – fait comprendre à tous que la vie, pour un temps que nul ne peut prévoir, ce sera désormais celle qu’on se fera ensemble, dans ce wagon blindé, symbole de cette mise au rancart qu’était la Shoah elle-même.

    Avec ce sentiment d’identité, vient celui d’appartenance, puis des « projets » communs. Des règles à suivre, consensuelles, ou imposées par la majorité effective de ceux qui, ensemble, ont le pouvoir de les édicter. Mimant l’individu lui-même, une société qui naît comprend, dès que son identité est acquise, que son besoin prioritaire, pour continuer d’exister est d’être protégée… et donc ordonnée, organisée… gouvernée.

    Une « société » qui vient de naître sera « gouvernée ». Cette gouvernance peut être embryonnaire, contestée, voulue anarchique, voire demeurer implicite – c’est celle de la mère sur son enfant – mais elle est bien là. Elle se développe et se complexifie. La gouvernance est un joug, mais qui doit être accepté. Il l’est d’autant mieux qu’il est ressenti comme non seulement nécessaire, mais efficace… et JUSTE.

    Le premier objectif d’une collectivité qui se prétend une société, c’est d’accepter une gouvernance et de définir un espace au sein duquel l’ordre règne et où l’obéissance à des normes confère implicitement le droit à la protection efficace de quiconque a eu le pouvoir de les établir. Cette idée de « posséder un droit » est cruciale, comme est cruciale celle de CROIRE qu’une force existe, qu’on reconnaît comme « autorité », qui garantira que ce droit et d’autres qui pourront s’y ajouter seront protégés…. à certaines conditions.

    L’autorité peut être divine, humaine, magique ; les conditions stipulées peuvent être inventées, arbitraires, farfelues, ridicules… C’est de peu d’importance, car croire est par définitions affaire de foi et procède donc d’un désir désespéré de croire… Ce qui importe, c’est l’acceptation d’une autorité perçue comme disposant d’une force suffisante pour que sa volonté fasse loi… Et à laquelle on prête, sans vraie raison – parce qu’on le veut tellement – une propension au bien et un désir de justice.

    Avec cette autorité en place et cette croyance en une réciprocité qui retournera le bien pour le bien et un soutien loyal pour récompenser l’obéissance, on peut introduire ordre, justice et protection dans une société. Pour introduire ces innovations, on peut parler de la « légitimité », d’un pouvoir qui fait consensus… mais sans oublier que, quand on « consent » à ce pouvoir, c’est justement parce qu’il apporte cet ordre, cette protection et cette justice… Ce consentement est le véritable acte de naissance d’une société. C’est de ça que discute ce nouveau livre. je vous invite à le lire

    Pierre JC Allard

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