Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

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Pour ou contre la légalisation de la prostitution?

Raymond Viger Dossier Prostitution et Sexualité

Qui est le mieux placé pour influencer ce choix de société qui nous concerne tous? Certains nous diront que les prostituées sont à même de pouvoir nous dire ce qui est bon pour elles. J’ai été travailleur de rue auprès de prostituées pendant de nombreuses années. J’ai accompagné un certain nombre de femmes qui se prostituaient. J’ai eu l’occasion de les revoir 10 ans plus tard. Même si certaines m’avaient dit avoir fait un choix conscient et éclairé, dix ans plus tard, lorsqu’elles étaient sorties du milieu, leur réponse avait changé. Ces femmes ont eu à faire face à d’atroces souffrances et à de multiples formes de violences.

Il y a quelques années, le Bloc Québécois a mis sur pied un comité de réflexion concernant la prostitution. Après quelques consultations, trois députés du Bloc Québécois ont déposé un projet de loi visant à légaliser la prostitution.

Le Conseil permanent de la jeunesse, après avoir consulté 19 jeunes prostitués de Montréal et de Québec propose maintenant de décriminaliser les personnes se prostituant et leurs clients. Est-ce que 19 jeunes sont représentatifs de l’ensemble du milieu? Leur opinion sera-t-elle la même le jour où ils ne pratiqueront plus la prostitution?

Quelques groupes communautaires tentent de faire légaliser la prostitution. Je ne vous cacherai pas qu’au début des années 90, j’ai moi-même été en faveur de légaliser la prostitution. Aujourd’hui, je suis cependant ébranlé par de nouvelles informations que nous ne pouvons pas négliger. Des pays tels que les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Australie ont légalisé la prostitution depuis maintenant 10 ans. Nous pouvons analyser les résultats de leur expérience avant de nous positionner.

Le plus vieux métier du monde?

Un argument en faveur de la légalisation est de penser que la prostitution a toujours existé et qu’elle existera toujours. Pourquoi alors ne pas légaliser? Quand je pense à la femme et aux métiers qu’elle a exercé dans nos sociétés, ce n’est pas comme une prostituée que je la vois. La femme a premièrement été une mère, celle qui veillait à la vie en communauté pendant que les hommes allaient à la recherche de nourriture. Être parent, citoyen de sa communauté. Et cela implique d’être sage-femme, artisane, infirmière, cuisinière… Toutes sortes de métiers qui consistent à prendre soin de l’autre et de sa communauté.

Expérience de la légalisation de la prostitution

Les dix années d’expérimentation, démontrent qu’en légalisant la prostitution, les conditions de vie des femmes se sont détériorées, le trafic des femmes et des enfants a augmenté, la prostitution de rue a triplé. Pire, on voulait légaliser la prostitution pour enlever ce gagne-pain aux groupes criminalisés. Erreur. Ces groupes se sont rapidement organisés et contrôlent les bordels légaux! Si demain matin, la prostitution est légalisée à Montréal, qui a la capacité de s’organiser rapidement, de se trouver des prête-noms et d’avoir l’argent nécessaire pour nous construire de superbes bordels de luxe? Les groupes criminalisés, évidemment.

La prostitution, un choix?

Ceux qui favorisent la légalisation de la prostitution disent que les femmes se prostituent par choix. Dans les faits, n’est-ce pas plutôt par manque de choix? La très grande majorité des personnes qui se prostituent ont été sexuellement agressées et très souvent en bas âge. Est-ce que cela doit être considéré dans notre réflexion?

Combien de personnes se prostituent, forcées directement ou indirectement? Et il y a celles qui n’ont rien connu d’autres, souvent perdues dans une dépendance aux drogues, tentant de fuir leurs souffrances. Est-ce qu’elle se prostitue pour consommer ou consomme-t-elle pour pouvoir se prostituer? Un cercle vicieux qui nous montre qu’il s’agit d’un flagrant manque de choix.

Il est vrai que pour un petit nombre d’entre elles, la prostitution est un choix, un mode de vie qu’elles ont accepté. Une prostitution de luxe où la prostituée garde le contrôle de son corps et est capable de mettre ses limites face aux clients. Mais ce n’est qu’une faible minorité. Peut-on accepter de légaliser la prostitution, sachant que la très grande majorité va en subir les tourments?

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Une réflexion au sujet de « Pour ou contre la légalisation de la prostitution? »

  1. Je suis bien conscient de tous les problèmes que pose la légalisation de la prostitution, auxquels seul l’enrichissement de la population et une distribution acceptable de cette richesse mettra fin… pour autant, bierm sûr, que la liberté des individus et leur protection sont aussi assurées.

    Cela dit, le respect de la liberté de l’individu – et la raison raison bien pratique que la prohibition en est tout a fait inapplicable – font que NE PAS la légaliser n’est pas vraiment une option. Prenons en acte et rayons cette hypothèse.

    Travaillons plutôt à proposer un projet CONCRET déterminant l’encadrement professionnel de cette activité, incluant la protection physique et économique des praticien(ne)s. A première vue, cette protection n’est possible que si c’est l’État qui intervient et met hors-jeu les proxénètes et assimilés, traitant directement avec les prostitué(e) comme travailleurs autonomes.

    Je sais que cette vision d’une « nationalisation' » de la prostitution peut faire hurler, mais n’est-ce pas ce que l’État fait déjà peu à peu pour le jeu et devra faire bientôt pour la drogue ? Vous etes proche du problème, pourquoi ne pas vous attaquer à une solution en faisant table rase des préjugés. ?

    ( http://nouvellesociete.org/120.html )

    PJCA

  2. Ne pas légaliser n’est peut-être pas une option, mais légaliser sans être capable de respecter les préalables qui nous amènent à vouloir légaliser n’est pas une option non plus.

    La seule légalisation possible est avec une présence de l’État. Qu’on ne me parle pas de Partenariat Privé-Public avec la prostitution. Parce que lorsque nous parlons de prostitution, le privé, ce sont les groupes criminalisés de tout acabit.

  3. @ RV : Nous sommes donc bien d’accord. Je crois qu’il faudrait faire un « Livre Rose ». Une proposition complète sur la gestion de cette activité sous controle gouvernemental, respectant les critères sanitaires, sociaux, économiques et un soutien psychologique et de réinsertion pour les travailleurs du sexe.

    PJCA

  4. Il faut définir les préalables et s’assurer que les services sont présents et bien soutenus. Est-ce que l’État va pouvoir garantir une continuité dans son implication?

    Le gouvernement Harper est allé en cour pour tenter de fermer le site d’injections supervisées, l’Insite de Vancouver. Et cela, malgré que le gouvernement de la Colombie-Britannique, la police, la municipalité et les organismes communautaires aient faient front commun contre le gouvernement fédéral. Même si le gouvernement fédéral a perdu en cour, ils ont décidé d’aller en appel de la décision! Les gouvernements qui passent et qui changent de direction ne m’inspire pas confiance.

  5. Une réflexion : une femme qui mange tout le temps, qui se remplit de nourriture, on appelle ça de la boulimie et c’est une pathologie, une femme qui loue qui loue ses orifices naturels plusieurs fois par jour tous les jours, dans un climat de peur, de mépris et de violence, on appelle ça une prostituée et ce ne serait pas un trouble du comportement?
    Ces femmes (les rares qui sont « libres ») n’ont pas besoin de meilleures conditions d’activité, mais d’écoute et d’aide pour trouver une solution plus humaine et valorisante au profond mal-être qui les a menées là.
    Le revendiquer n’est-il pas la seule façon pour elles de croire retrouver une position de sujet? Le comble de l’aliénation?
    Je vous engage à lire la thèse du Docteur Trinquart, qui a travaillé au Bus des femmes, Paris

    http://ecvf.online.fr/IMG/pdf/Trinquart.pdf.pdf

    où il apparait indéniablement que ce choix n’a rien de libre et qu’il est mortifère, libre ou pas.
    Légaliser, c’est les abandonner. Qui choisit cette solution? D’abord ceux qui y ont un intérêt: proxénètes, clients, commerçants annexes, certains états.
    Puis, les hommes qui n’y participent pas mais qui tiennent à ce que les lieux de prostitution continuent à exister, ça les rassure qu’il y ait un endroit où l’infériorité de la femme soit officialisée, puis on ne sait jamais, au cas où…
    Il y a la majorité des indifférents à la souffrance de ces femmes, par manque d’humanisme.
    Puis tous ceux qui se contentent des idées reçues, sans chercher plus loin, et là, de la méconnaissance naît la tolérance envers cette barbarie…
    De plus, lutter contre la traite (tout le monde est contre, même les clients) sans exiger l’abolition de la prostitution est absolument inefficace… La prostitution « choisie »amplifie la demande qui crée le marché des êtres humains puisque les prostituées « libres » ne suffisent pas aux consommateurs qui veulent toujours du plus neuf, du plus jeune, du plus exotique….
    Et le client (qui est contre la traite…) est dans l’incapacité de vérifier, mais ne renonce pas à son achat pour autant.
    Un mot sur le client.
    Pénétrer sexuellement une femme qui au mieux subit et est plus certainement contrainte, qui n’a pas de désir de lui ni de plaisir avec lui et appeler ça une relation sexuelle, n’est ce pas l’inverse de la virilité? Le client souffre de plusieurs pathologie conjointes mais la principale est un monstrueux égoïsme. Un manque de confiance en lui, de la faiblesse, un manque d’éthique, de la lâcheté….
    Pas brillant le tableau. Interdire l’achat de « services sexuels » va aussi l’aider à trouver une meilleure solution, plus équilibrée, plus durable, constructive, à sa frustration…
    Cordialement.

  6. Je suis d’accord avec vous quand vous dites: « Ces femmes n’ont pas besoin de meilleures conditions d’activité, mais d’écoute et d’aide pour trouver une solution plus humaine et valorisante au profond mal-être qui les a menées là. »

    Merci pour la référence Docteur Trinquart.

  7. C’est tout un grand débat ! La prostitution existe aussi pour les clients, je crois. Alors, tout le monde vit dans la cachette et le crime. Si la prostitution devient un jour, légalisée; c’est parce qu’il y aura sur place tout un encadrement professionnel. Sinon, ça ne servirait à rien de changer et d’améliorer le phénomène de la prostitution qui existe qu’on le veuille ou non.

    Qu’est-ce qui est le plus grave ?
    a)
    Une personne force une autre personne à un acte sexuel, contre son consentement. Pire quand la victime est mineur.
    b)
    Une personne opte pour la prostitution. Comme le client, cette personne ne commet plus un acte criminel. Le travail des policiers servira à autre chose qu’à la surveillance des femmes et hommes qui se prostituent.
    c)
    Ne jamais se préoccuper du phénomène de la prostitution, fermer les yeux et choisir le déni et les jeux de l’autruche. Pourtant, qui va être client alors ?
    d)
    Une personne est seule et ressent un grand besoin de compagnie pour une nuit, par exemple. Si elle va dans un bar, elle doit prendre un p’tit coup une grande partie de la soirée, et appeler souvent Nez Rouge par la suite. Si elle pouvait alors téléphoner à une agence sérieuse et légal, ne serait-ce pas plus humain pour chaque partie concernée ? Tout peut se faire quand même, mais alors, c’est un pas pour être encore prisonnier et agrandir le champ du crime.
    e)
    Aucune de ces réponses.

    Il y a tant de débats à avoir sur ce grand sujet à caractère social. C’est vrai qu’on ne peut pas dire trop rapidement « oui » ou « non » à la légalisation de la prostitution. Cela ne pourra pas se mettre sur pied du jour au lendemain. Il devra y avoir des conseils d’administrations à l’œuvre, comme il y en a dans toutes les organisations sérieuses. Selon mon avis, il y aura toujours des pauvres victimes qui vont se prostituer, que ce soit légal ou non légal. Mais il y aurait aussi, des personnes prudentes et sages, qui cesseraient de faire affaires au monde criminel. Côté de la santé, un autre point à ne pas négliger, pour les deux cotés de la médailles.

    Finalement, au Québec, je crois qu’il y a très peu de clients et clientes de la prostitution. Parce que l’on ne voit que des personnes parlées parfois ouvertement, comme pratiquant ce métier. Où sont donc les personnes qui les fréquentent et qui paient pour leurs services ?

    Prenez-en et laissez-en là ! J’écris sans censure sur le sujet. Il y a tant de réflexions à y avoir sur la prostitution.

    Patricia Turcotte

  8. Bonjour Mme Turcotte.

    Merci de prendre le temps de faire une réflexion et ne pas vous limiter aux perpétuels et simplistes débats « Pour ou contre ». Quand on parle de prostitution, il y a des êtres humains d’impliqués et c’est important de faire une réflexion en pensant à eux.

    Je suis un intervenant et j’ai accompagné des centaines (et des centaines) de prostituées sur une longue période. Je travaille dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve où j’y rencontre, plusieurs fois par jour des prostituées.

    Nous avons même eu un local situé à côté d’appartements où des prostituées opéraient. J’avais une vue sur l’escalier de côté où les clients arrivaient. Je vois aussi régulièrement les automobiles s’arrêter sur le coin pour ramasser une des filles en poste.

    Je peux vous assurer qu’il y a des quantités assez astronomiques de clients. Des grand-pères en manque d’affection, des jeunes en manque de sensation, des travailleurs avant d’aller au boulôt… de grosses bagnoles de gens aisés qui viennent dans notre secteur pour ne pas se faire reconnaître. Ça c’est pour la prostitution de rue.

    Mais j’ai aussi eu mes entrées avec la prostitution de luxe. Politiciens d’ici et de l’étranger, gens du spectacle, des gens que l’ont voit régulièrement à la télévision… Peut-être parce que je vis la prostitution par l’autre bout de la lunette, mais parfois je me demande s’il n’y a que des clients de la prostitution dans notre société!

    Dites vous que pour chaque prostituée que l’on voit, elle peut avoir des centaines et des centaines de clients différents. Une fille sur le coin de la rue n’a pas besoin d’attendre longtemps avant d’en trouver un!

  9. Dans le livre de Yolande Geadah, La prostitution : un métier comme les autres (VLB, 2003); on apprend que 92 % des prostituées quitteraient le métier si elles le pouvaient.

    Convenons donc qu’elles ont de bonnes raisons pour en arriver à ce choix. Cette immense proportion oblige donc de bien définir nos priorités.

    La priorité est-elle de consacrer des ressources, temps et énergies pour favoriser la prostitution des 8% qui sont bien là-dedans; ou d’aider les 92 % qui veulent en sortir?

    Qu’est-il plus pertinent? Investir de l’argent public pour engager des inspecteurs qui iront contrôler les maisons closes; où mettre cet argent dans des programmes d’instruction et de réinsertion des prostituées?

    Et de plus, qui a dit que l’accès au corps des femmes était un droit? Où sont donc les manifestations dans les rues où l’on hurle pour la légalisation de cette pratique? Un client osera-t-il, à visage découvert, affirmer qu’il revendique ce droit? Libéraliser le commerce de la prostitution ne revient-il pas à aménager les lois pour des fantômes qui n’ont même pas l’audace de se nommer?

  10. Bonjour M. Lamy.

    Les chiffres parlent par eux-mêmes. Et, tel que Yolande Geadah l’a présenté, le débat tourne autour d’une très faible proportion de prostituées qui serait en faveur de la légalisation de la prostitution. Ce qui est dommage, c’est que ce 8% de prostituées prend 100% de la visibilité médiatique. Cela fausse la perception des citoyens et des politiciens.

  11. Monsieur Raymond Viger,

    Votre accompagnement auprès des personnes qui vivent de la prostitution, doit être professionnel et d’un grand secours. Je ne vous connais pas vraiment, mais je ressens que vous êtes professionnel. Continuez votre beau travail d’implication dans la société, auprès des personnes qui ont besoin d’être entourer de personnes humaines comme vous semblez l’être.
    Oui, ce sujet m’intéresse en le regardant du côté des femmes et des hommes qui se prostituent et qui devraient avoir plus de protection. J’écris d’une façon très détachée sur ce sujet oui, qui me tient à cœur. Je me dis que si j’étais à leurs places, j’apprécierais que des gens honnêtes s’impliquent auprès de nous et de nos activités. Ces personnes doivent aussi être mieux protégées contre les clients qui parfois, peuvent devenir indésirables et dangereux. Tant de questionnements qui trouvent sûrement des réponses adéquates, dans ce magazine que je visiterez occasionnellement.

    Au revoir de Patricia Turcotte
    Saint Georges de Beauce ( Québec )

  12. je suis pour la prostitution sa relaxe les homme pi si no femme nous dise …aaaa jveux pas assoir jai mal a la tete mais ok jva aller me chercher une belle prostitutée

  13. bin pourquoi les femme veulle pas qui aille de la prostitution quand ses des femmes comme eu ki font sa pi les hommes eu i son toujours satisfait du travail des prostituées surtout au Quebec … moi jaimme les prostituées car jpeux leur faire des chosse que ma femme aime pas. ma femme ai pas dacord maime apres 25 ans de mariage….c`est pas grave jme paye des prostituées a toute les semaine pi je regrette pas pi en plus de sa je couche avec dautre femme du bureau pi eu i son mariée pi en plus jaime vraiment les femme marié…

  14. Bon J’en ivre.

    Je vous remercie pour votre commentaire. Vous avez un style de vie qui peut surprendre beaucoup de gens.

    Vous remarquerez que j’ai dû normaliser un peu votre commentaire. Il n’était pas nécessaire de sacrer ou de nous décrire votre vie sexuelle avec les prostituées.

    Au plaisir.

  15. Je suis étudiante à temps plein en littérature à l’université et je suis très impliquée au niveau de la vie étudiante. Je suis aussi prostituée. Ou escorte de luxe. Tout dépend si on aime les euphémismes. Je suis tout de même contre la légalisation de la prostitution, car malgré la chance que j’aie (je reviendrai sur ce point), je crois que la majorité des filles qui font ce métier le font à contre coeur et dans des situations déplorables. Il faut absolument aider les filles de la rue, les filles prisent avec des proxénètes violents, manipulateurs et menteurs, les filles qui se répugnent quand elles se regardent dans un miroir. Aussi, les fillettes de 10, 11, 12 ans, celles de 18, 19 ans aussi. Beaucoup d’aspects de ce métier sont inacceptables quand il n’est pas fait dans les « conditions idéales ».
    Je veux d’ailleurs aujourd’hui parlé de ma vision, mon côté de la médaille de la prostitution, qui est souvent passé sous silence parce qu’on travaille, de façon justifiée, à nous montrer tout ce qui est sombre dans ce travail.
    Je travaille pour une excellente agence de Québec, dirigée par des femmes. J’ai le droit de refuser des clients, j’accepte les gestes sexuels que je veux, je suis aussi payée très cher, parce qu’il ne faut pas se leurrer, l’argent y est toujours pour quelque chose. La majorité des filles avec qui je travaille sont heureuses dans la vie, ont une vie sociale épanouie. Sur les 8 filles de l’agence, 6 sont à l’université ou en sorte. Aucune drogue n’est tolérée, on peut consommer de l’alcool avec le client, mais modérément. Si on revient soûle d’un client, on est à la porte. Je fais mon horaire, je travaille le nombre de jours que je veux. Cet été, je pars 3 mois en voyage, ça ne cause pas de problème.
    Bien sur, j’en suis venue à faire ce métier parce que je manquais d’argent. Il y a quelques mois, à quelques jours du jour du loyer, il me restait très peu d’argent, et tout aussi peu de nourriture. J’ai téléphoné, par curiosité. L’idée me trottait dans la tête depuis quelques temps, mais je n’osais pas. Là, j’ai osé. La femme que j’ai rencontré m’a tout de suite plu. Oubliez l’idée de la vieille proxénète frustrée, c’était une belle femme, d’une cinquantaine d’année, sympathique. Il ne m’a rien demandé. « Regarde, tu y penses, si ça t’intéresse, rappelle-moi, et on fera une journée d’essai. Si tu te sens mal, tu repars, pas de problème! »
    J’ai essayé et je ne me suis pas sentie mal, mais pas du tout. Ça aussi, c’est exceptionnel (dans le sens que je suis très consciente de ne pas représenter la majorité des femmes), car j’ai tout de suite aimé mon métier. J’ai un fort caractère, une bonne estime personnelle, je suis aussi une personne très rationnelle. Entre ma première rencontre avec ma patronne et ma première journée, il s’est écoulée 1 semaine, durant laquelle j’ai bien réfléchie à tout. J’ai bien sur eut des doutes, des sérieux doutes, après tout ce qu’on entend. J’avais peur de me sentir souillée, de me faire battre, d’avoir des maladies. Si je sais fort bien que je ne peux pas jurer que pour les « bad luck », ça n’arrivera pas, pour la souillure, cette peur est loin derrière moi. La majorité de mes clients sont des hommes très sympathiques, qui bien des fois, travaillent plus fort à mon plaisir que mon conjoint peut le faire. Il faut dire que je suis payée 180$ de l’heure, pour une relation de base sans fantaisie, alors ils sont mieux de s’organiser pour se faire du fun, à ce prix là…
    Aujourd’hui, j’ai assez d’argent de côté pour cesser de travailler durant les sessions scolaires. Je ne prends aucune drogue, j’ai une vie modérée, même si je vais au resto plus souvent que les filles de mon âge… Et malgré que ma situation financière est loin d’être précaire, je vais faire ce métier jusqu’à la fin de mon doctorat, c’est certain.
    Et la relation sexuelle dans tout ça ? Je la vie très bien. Même si mon client est laid, moins intéressant, je n’ai aucun problème à faire mon travail. Mais encore là, c’est une question de personnalité. Je ne suis pas nymphomane, loin de là. Comme toutes les filles, je simule la plupart du temps, mais j’ai aussi eut de très « bons » moments.
    Et malgré ce que plusieurs en pense, sur 1 heure de contrat, dans 90% des cas, c’est 45 minutes de jasette et 15 minutes de sexe. Les hommes parlent beaucoup plus que ce que les sondages en disent…
    D’ailleurs, parlant du client. La très grosse majorité de mes clients sont assez fortunés (au prix que l’agence charge…). Ce sont des hommes d’affaire, des dirigeants d’entreprise, des policiers (oui, oui, souvent!), des politiciens, des religieux (aussi), des maris qui la plupart du temps, aiment toujours leur femme, mais qui bon, ont envie d’autres corps (ce que nous les femmes comprennont souvent moins), des célibataires endurcis, trop occupés par leur obligation… Le client de la prostituée est à chaque coin de rue, partout. La plupart du temps, il est assez honteux d’y être, d’autres en sont fiers. Le client type a 50 ans, gagne plus de 100 000$ par année, est marié (ou récemment séparé). Il est légèrement bedonnant et il est jovial. Sauf pour le salaire, c’est M. Tout-le-monde
    Comme je le disais, mon « monde » est par contre très loin de la réalité de LA prostitution. Et malgré ce que je vis, je suis tout à fait contre la légalisation du métier. Il faut aider les prostituées « victimes » à s’en sortir et malheureusement, elles sont la très grosses majorité d’entres-nous. Je voudrais par contre que nous, les non-victimes, nous ne soyons pas toujours oublié dans les statistiques, dans les études. Nous existons, les prostituées fières de l’être, malgré que ça puisse sembler encore plus inacceptable pour plusieurs.
    Alors, en gros, en résumé, en long et en large de l’idée, sauvons les femmes « victimes » de leur bourreaux psychologiques et physiques, mais acceptons aussi que nous ne sommes pas toutes des victimes.

  16. Bonjour Marie.

    Je vous remercie pour votre témoignage. Je ne suis pas indifférent à celui-ci. J’ai connu plusieurs centaines de prostituées, travaillant dans différents milieux et différentes conditions. De la pipe à 20$ jusqu’à 4 000$ pour des politiciens. J’ai eu l’occasion de pouvoir accompagner ces personnes souvent, avant, pendant et après leurs périodes de prostitution.

    J’ai connu 2 reseaux de prostitution grand luxe avec des étudiantes de deux universités. Même si ces histoires ont bien commencé, elles ne se sont pas toutes bien terminées.

    Je vous laisse le lien sur une histoire que j’ai publié: http://raymondviger.wordpress.com/2008/07/11/prostitution-de-luxe-les-hauts-et-les-bas-dune-escorte/

    En espérant avoir vos commentaires et pouvoir continuer la réflexion.

  17. Je viens de lire votre article. J’ai bien aimé. J’ai été moi aussi en faveur de la légalisation, mais comme vous dites, en regardant ce qui s’est fait ailleurs, pas sûr que ce serait une bonne chose.

  18. Bonjour M. Viger,
    J’avais déjà lu cette histoire, mais je vous remercie tout de même de me la faire connaître. Je vous dirais que j’ai lu énormément sur la prostitution, sur le net, dans les livres. Quand j’ai commencé à penser m’y lancer, j’ai cherché durant des heures, les commentaires positifs des filles, les blogues de clients (comme Merb), les commentaires négatifs des filles, les études de toutes les nationalités, pour et contre la légalisation. L’esprit critique je suppose. Je ne peux jurer de rien, parce que je sais que je ne contrôle pas mon avenir, et que la vie a plus souvent qu’autrement plus d’un tour dans son sac, mais je crois que je vais faire partie des ces rares filles qui s’en sortent bien, qui quitteront le milieu la tête haute. Contrairement au témoignage que vous me proposez, l’idée de me prostituer ne me répugnait pas à la base. J’avais des craintes, évidemment, mais pas de répugnance. Et personne ne m’y a amené. J’ai décidé d’appeler, seule devant mon ordinateur. Je crois que c’est ça qui fait toute la différence.
    J’ai bien sur eu des clients désagréables, pour qui j’ai clairement compris que je ne valais pas mieux qu’un kleenex, mais cela ne m’affecte pas, car j’ai assez d’estime personnelle pour me souvenir de ce que je suis, de ce que je vaux et de pourquoi je continue dans le domaine, bien que je n’en n’aie plus de besoin. Et honnêtement, je ne sais pas si c’est de la chance, mais je me sens « bien » dans les bras de la majorité de mes clients. Un homme n’est pas nécessairement mauvais parce qu’il se paie une pute. Les hommes mauvais sont mauvais, les hommes bons sont bons, et l’utilisation de prostituée n’est pas un critère de différentiation (quant à moi). Sur quelques 163 hommes (je tiens des comptes !), j’ai noté 126 « bonshommes sourires »… et 1 seul « bonhomme très grimaçant ». Suis-je bénie ? Je ne sais pas, mais je crois que si on parvient à faire ce métier en étant bien dans sa peau, qu’on fait confiance à son instinct (et qu’on a surtout le droit de s’y référer [refuser les clients]), tout peut se passer très bien.
    Mais malgré tout, je persiste et je signe. Ce métier peut facilement tuer une femme, la détruire. Nous sommes très peu à avoir le caractère qu’il faut pour y être bien, et ça ne vaut pas la peine de légaliser le tout pour nous. Facilement, on peut supposé que quoi, 90-95% des prostituées sont mal dans leur peau ? C’est d’elles qu’il faut s’occuper, alors n’écoutez pas les + ou – 5% comme moi, qui sont bien. Nous sommes des exceptions. Légal ou non, nous le ferrons ce métier, alors n’aidons pas les « exploiteurs » en leur ouvrant tout grand la porte. Amsterdam nous l’a démontré, légaliser=foutre le bordel.
    En vous souhaitant une bonne journée,
    Marie

  19. Bonjour Marie.

    Je vous remercie pour votre témoignage et votre prise de position. Les chiffres que vous présentez sont similaires aux miens. Et j’en arrive à la même conclusion que nous ne pouvons pas légaliser un domaine où seulement 3 à 5% des personnes en sortent la tête haute.

    J’ai effectivement connu quelques personnes qui ont passé par la prostitution sans aucun traumatisme et qui se sentent bien. La notion de pouvoir choisir ses clients, choisir le contexte et l’environnement est essentiel. Ce qui, sur la rue à 20$ pour une pipe est impensable. Pour cela le tarif doit permettre de pouvoir faire des choix.

  20. Prenez par exemple un gars qui en est rendu a sa limite et ressent le besoin d’avoir des relation sexuel.
    A: Va voir pour les service d’une profesionelle.
    B: Kidnappe une fille pis la viole.
    Quel est votre choix. Pensez-y

  21. Bonjour M. Poulin.

    C: drague une fille
    D: se masturber

    Le choix B, kidnapper une fille et la violer n’est ni un choix, ni un manque de choix. C’est un manque de conscience, de principes et de valeurs.

    Il est faut de croire que la libido de l’homme le pousse à violer par manque de sexe.

    Raymond

  22. La prostitution , le plus vieux métier du monde…

    On aurait pu dire exactement la même chose avec le métier d’esclave. Pourquoi ne pas légaliser et encadrer à ce compte là, l’esclavage ?

    Et pourtant on a aboli le métier d’esclave, sous toutes ses formes . ( même si il est encore pratiqué dans la clandestinité, y compris dans nos propres pays, où quelques rares marginaux vont chercher du personnel dans des pays pauvres pour les ramener en Occident, leur subtiliser leurs papiers et ne pas les rénumérer tout en les faisant travailler sans limites… il y a eu des précédents )

    Pourquoi ne pas légaliser aussi et encadrer les violences faites aux enfants ou la pédophilie, qui ont toujours exsitées ? Par exemple on considèrerait que un enfant qui n’a pas fait ses devoirs mérite deux claques. Ou que si il est désobéissant, on a le droit de lui mettre une tape sur les fesses. Et que si il est demandeur de l’acte sexuel, alors cela ne serait pas illégal d’avoir des rapports sexuels avec lui.

    Voilà mon idée quant à l’idée de légaliser la prostitution.

    Parce que selon moi, les hommes ou les femmes qui se prostituent volontairement restent bien entendu une très petite minorité. De même que les femmes qui portent la burqa ou le niqab par choix totalement libre et éclairé restent une minorité très faible. La plupart ne le font que par la contrainte, la peur, sous la menace de violences de tous ordres etc….

    Avez vous déjà observé le regard d’un ou d’une prostitué ? Avez vous déjà vu à quel point ce regard semble « mort » ? Moi c’est ça qui me tord les tripes, de voir cet absence totale d’envie de vivre que j’y lis, cette désespérance. Vu le taux de toxicomanie ou d’alcoolisme dans ce type de profession, j’ai tendance à penser que tout de même, il y a bien peu d’humains qui peuvent s’épanouir réellement dans une telle activité professionnelle.

    Un ami me disait un jour qu’il adorait regarder des films pornos, jusqu’au jour où il a vraiment attentivement observé le regard de la femme dans le film en question. Je lui ai demandé ce qu’il avait lu, et il m’a répondu : « Je n’avais jamais regardé mais là, j’ai vu qu’elle semblait totalement perdue, ailleurs, désespérée…depuis je ne suis plus capable de regarder ce genre de films.  »
    Je pense qu’il voit la même chose que ce que je vois dans le regard des prostituées.

    A propos, pour tous ceux qui sont pour la légalisation l’encadrement , la pratique etc…. de la prostitution, si vous avez une fille ou une petite fille, aimeriez vous qu’elle vienne vous dire quand elle a 17 ans,  » papa, maman (ou grand papa, grand maman) , tu sais quoi ? j’ai choisi d’exercer un métier un peu différent , la prostitution . » Seriez vous enchanté de l’entendre ?

    Imaginez simplement que tous les prostitués , hommes ou femmes, ont des parents, des grand parents, et des familles. Je doute que dans tous les cas, les familles ne soient au courant, et celles qui le savent ne doivent pas particulièrement trouver ça réjouissant. Songez y deux minutes.

  23. Je note en passant que l’image qui illustre cet article est celui d’une femme… il existe de plus en plus de la prostitution masculine , que ce soit homo ou hétéro sexuelle . Et à propos de la prostitution enfantine…. Il faudrait aussi légaliser la prostitution enfantine, pour proposer aux enfants de faire ce métier dans de bonnes conditions humaines, sanitaires, sociales, hygiéniques etc….. ça vous parle ça ? Laissez tomber les vieux tabous, n’est ce pas.

  24. En passant, même Marie qui raconte son expérience : si elle n’avait pas eu de soucis économiques, aurait elle aussi exercé même momentanément ce métier ? Je me demande…

  25. Je ne parle pas ici de VOTRE OPINION, mais très malheureusement DES FAIT ÉTABLIES. PUIS DALLEUR, c’est quoi que tu va dire a un maniaque sexuel qui s’apprête à commettre l’impardonnable. « se masturber » Pas sur que ça marche. puis dire « ya juste a faire une blonde » Donné moi en des noms de femmes pour voir, allez… Ce que l’on recherche est une SOLUTION RÉALISTE pour RÉGLÉ la situation. Parce que la plupart de ses CRISSES DE LÂCHES prennent comme victimes des enfants, parce-qu’ils sont plus vulnérables. Ma »VÉRITABLE SOLUTION pour les pédophiles et les violeurs couterais environs 15$, dans le rayons des cordes d’une quincaillerie… Si vous avez peur de vous salir les mains, je serais heureux de faire le boulot pour vous. Tristement la réalité est autre

    Petite parenthèse:
    «Il ne faut pas mettre dans le même panier les personnes mineures et majeures.
    SINON, Tans cas y être ouvrons les bar au mineur. Et ensuite pourquoi pas, une tétine sur une bouteille de bierre pour junior et il fait toute ses nuit. Un kit Barbie de cigarettes Player’s ou du Maurier pour fillette serais un « tabacs » pour noël. »

    Soyons logique et rationnel. Oublié les personnes hystériques et paranoïde. Pensez vous que la situation actuelle a du sens. Un violeur d’enfant a une sentence bonbon et ensuite relâché pour ensuite recommencé en évitant les erreurs commissent précédemment pour se faire identifié. Car, c’est ce fait que je trouve dégueulasse.

  26. OK Jimmy . Ma question se limitera donc à une seule te concernant :

    Si tu avais une fille, et qu’elle te dise le jour de sa majorité que, plutot que de faire des études, elle envisage de faire une carrière de prostituée, puisque ce métier serait légalisé .. ça te ferait plaisir ? tu sauterais de joie en te disant qu’elle va s’éclater dans un job payant qui lui plait ?

    Ne mélangeons pas tout non plus. Les clients de prostituées ne sont pas nécessairement ni des violeurs, ni des pédophiles. Pour moi, c’est aussi con que de prétendre comme on l’a fait pendant des décennies que tous les homosexuels étaient des déviants DONC des pédophiles.

    Je ne citais l’exemple de légaliser la pédophilie, simplement qu’en parallèle du fait que on entend à mon sens trop souvent la phrase que je trouve perso redoutable ‘ » c’est le plus vieux métier du monde ». Que cela le soit ou pas n’impose pas nécessairement qu’on doive l’approuver, l’encourager, pas plus que de systématiquement de le réprimer. Ma question se pose plutôt en termes de savoir si les personnes qui exercent ce métier le font par envie, plaisir, ou si ce n’est plutôt parce qu’elles ou ils sont dans des conditions économiques déplorables et que ces personnes ne voient pas trop comment elles pourraient s’en sortir autrement. Assurément la clandestinité de la prostitution laisse la porte ouverte à toutes les pires dérives. Est ce à dire que cela serait nécessairement une bonne chose que de la légaliser, c’est une autre paire de manche. Et encore une fois, prostitution ou pas, il y aura malheureusement toujours des violeurs, des pédophiles, des assassins , des délinquants etc… La prostitution n’endigue en rien ces phénomènes. Avoir un besoin sexuel ne veut pas nécessairement dire qu’on serait prêt à « baiser  » en enfant, tout de même. Ou à violer la première venue.

    Sans doute qu’un arrêt de la moralisation excessive de la sexualité et une cessation des tabous permettrait au moins aux personnes d’exprimer leurs besoins. Ensuite, les déviances ne sont de toutes manières pas à encourager. Et les déviants plus à aider et à plaindre qu’à blâmer. Prostituées comprises.

  27. Bah! j’en connais qui on fini pire!
    Pusher, nettoyeur de fosse d’égout, juge avec des idée préconçus, policier corrompu, politicien libéral…
    Si ça serait ma fille, je préfèrerais qu’elle faisse le ptit bonheur de certain au lieu des poussés au suicide.
    CAS VÉCU!

  28. C’est sur qu’on peut faire pire… je croyais naïvement que nos aspirations les plus profondes étaient plus de tout faire pour tenter de faire mieux. Mais bon , je dois être de la vieille école.

    Je me demande alors pourquoi il ne faudrait pas aussi légaliser le meurtre , le viol, la pédophilie (on a fait pire hein ? les génocides c’est pire non ?) tant qu’on y est. Qu’on moins on autorise certains meurtres, les prostituées qu’un client aurait maltraitée pourraient obtenir des circonstances atténuantes pour le meurtre de ce client, par exemple. Et les enfants abusés par un pédophiles devraient pouvoir tuer leur abuseur. ( entre nous, étant donné que 80% des actes de pédophilies seraient des actes en réalité incestueux, ça va faire du monde dans les cimetières tout ça et des enterrements dans les familles ; ma foi tant mieux, ça donnera du travail aux fossoyeurs )

    En période de crise, il faut savoir trouver des solutions pour tenter d’améliorer le sort des humains et tous les moyens sont bons.

  29. Ayant été moi même battu et agressé dans mon enfance, je sais de quoi je parle. Aurore peut aller se rhabillé. De plus, j’ai perdu mon conjoint et mes deux fils a cause d’une chauffarde toxicomane de 55 ans qui nous a percuté. Je le sais que la justice Canadienne donne des sentences bonbons au criminels

  30. Deux adultes consentants ont le droit de faire ce qu’ils veulent entre eux. Et l’un a le droit de payer l’autre. Tout cela ne concerne pas les tiers. A condition que chacun des deux ait exprimé clairement son consentement. C’est une condition expresse.

    Tout individu a le droit de se suicider, de se droguer, d’être alcoolique, d’avoir une relation sexuelle qui le dégoûte. Chacun a le droit de se détruire s’il l’a décidé ainsi. Ses amis peuvent tenter de l’en dissuader. L’Etat n’est pas légitime lorsqu’il interdit des relations entre adultes consentants.

  31. Ping : Comment écrire un blogue et avoir un bon référencement « Raymond Viger, rédacteur en chef Reflet de Société. L'actualité sociale et communautaire. Prostitution, Drogue, alcool, gang de rue, gambling