Premiers arrivés en Amérique!!!


ANDRÉ LEFEBVRE :

L’Amérique est le dernier continent pour lequel on ne connaît pas, avec certitude, l’âge, même approximatif, du premier peuplement humain.

Mais une chose est certaine, les premiers habitants de l’Amérique n’ont pas été ceux de la culture Clovis arrivés autour d’il y a 11,500. Des découvertes ont reculé cette date de plusieurs millénaires. Par contre, ce « recul » n’a pas été sans « douleurs ». Pourquoi? Parce que les nouvelles données ne cadrent pas avec l’idée du peuplement de l’Amérique des plus vieux « spécialistes ».

Le premier « soubresaut » fut celui du site de Pedra Pintada dont la datation allait au-delà de 12,000 ans.

-Oui, oui, j’ai vu. Il y a douze lignes sous les trois cercles concentriques. Et non, non je n’essaierai pas de comprendre ce que ce dessin signifie. Et en voici un autre du même acabit:

Et voici un bateau de Pera Pintada :

Mais il commence à être difficile de garder la position « con servatrice » d’il y a 50 ans. Il est maintenant prouvé qu’un grand nombre de sites sud américains datent de plus de 20,000 ans.

Une autre idée « indécrottable » est celle de l’arrivée d’homo sapiens « asiatiques » exclusivement par le détroit de Béring. On commence à penser que les bateaux dessinés sur les parois d’abris sous roche ont déjà servi à voguer sur l’eau. Mais plusieurs encore hésitent à l’accepter. On sait également que les archéologues appellent du nom de paléoaméricains ces hommes qui n’étaient pas « asiatiques » et qui vivaient en Amériques durant la dernière glaciation de Wurm (-120,000 à -10,000 ans). Ils sont du type australoïdes ou europoïdes. Il est plus que temps de larguer les amarres; vous ne croyez pas?

Le coup le plus dur jusqu’à maintenant est celui du site de Pedra Furada.

En 1978 l’archéologue Niède Guidon met à jour un site archéologique  à Pedra Furada au centre-est du Brésil. Après plusieurs contestations sur les dates, on envoie à l’université nationale d’Australie, en 1999, sept échantillons de carbone récoltés à différents niveaux du sol.  Le résultat donne à l’échantillon le plus âgé, la date entre 55,000 et 60,000 ans (officiellement on affirme « supérieur » à 48,000 ans).

Sur le même site on a découvert plusieurs fresques dont la plus vieille représentation au monde, d’un bateau. Elle date de 17,000 ans et figure une pirogue géante, inconnue des Aborigènes actuels, avec un détail crucial : une proue haute, signe d’une utilisation en haute mer, inutile en eaux calmes. On dit que cette représentation est au moins aussi âgée que celles de Kimberley en Australie du nord datées de 20,000 ans, mais peut-être de 50,000 ans. Bon! Contentons-nous de 17,000 ans. Mais ce sont quand même des bateaux de mer!

On a des dessins de glyptodon qui sont des tatous de 2 tonnes.

Ainsi que d’autres œuvres d’art « rupestres ».

Plusieurs autres sites ont été découvert depuis et sont actuellement en étude.

Le site de Pedra Furada recèle le plus ancien témoignage de peuplement humain en Amérique. Mais d’où venaient-ils et comment sont-ils venus?

Voici l’opinion de Niède Guidon :

Quand j´ai fait mes études d´archéologie, l´existence de l´Homo Sapiens était daté de 40 mille ans. On sait qu´aujourd´hui cette date recule à 180 mille ans.  Si le Sapiens est la mutation de quelque chose qui a donné un tronc génétique commun, il serait impossible que cette éclosion ait eu lieu partout en même temps. L´hypothèse actuelle est que l´expansion a été réalisée par l´Homo Erectus, qui savait déjà naviguer. En partant de l´Afrique, avec les courants maritimes qui viennent de l´est, ils seraient arrivés au Nordeste du Brésil, et auraient suivi le cours du fleuve Paranaiba et du fleuve Piaui pour s´enfoncer dans les terres et se retrouver là où sont les sites de la Serra da Capivara. 

Une différence entre la Serra da Capivara et les peintures rupestres en Europe c´est le mouvement des personnages, les peintures forment parfois des scènes où tout est en mouvement, les animaux et les humains. En Europe on voit un mouvement naturel des animaux, pas des ensembles coordonnés

Les peintures montrent des humains toujours en mouvement, gestes de danse, fluides, délicats, scènes d´acrobatie. Il n´y a pas des images de violence, de sang, de luttes et de morts. Il y a plutôt une ambiance de fête et d´amusement, les personnages  humains se tiennent souvent par  la main, en ronde, autour des arbres, on les entend presque chanter.

Je ne partage pas l´opinion d´ André Leroi- Gourhan, selon laquelle toute image n´ayant pas trait aux choses matérielles de la vie soit religieuse ou cérémonielle. Car la fête qui nous saute aux yeux dans les peintures de la Serra da Capivara  est le langage du plaisir. Pourquoi vouloir que tout humain soit en proie à la crainte, soit aussi la proie des dieux, des rituels, des normes rigides ? À mes yeux, ces peintures présentent des scènes choisies de la vie quotidienne ou des moments ou des événements spéciaux. Sans nécessairement un caractère  ni sacré ni rituel. Ce qui est insupportable ce sont les discours de « vérité » anachroniques  sur les religiosités ou craintes « naturelles », sur la « nature humaine » dont l´expression serait toujours la même, depuis le début des temps.

***Suite à ces données, les derniers développements officiels nous apprennent par la bouche d’une autre « spécialiste » :

« Hélas, nous revenons au sujet des controverses abordé précédemment. Car le fameux site de Pedra Furada n’a pas été bien daté, du moins pour les niveaux qui se rapportent à une Préhistoire ancienne, c’est-à-dire au-delà de 20,000 ans. Après divers colloques internationaux et rencontres, les interrogations sur les premières occupations du site restent multiples. Les pierres qui y ont été trouvées, considérées taillées lors des fouilles, seraient plutôt des pierres naturellement éclatées lors de leurs chutes sur le sol depuis le haut de l’abri (On peut chercher l’interrogation dans cette affirmation si l’on y tient). En clair, il y a eu de mauvaises fouilles sur le plan stratigraphique et archéologique (« L’interrogation » est beaucoup moins « en clair » ici). Il ne reste rien de l’affirmation que les peintures auraient 30 000 ou 40 000 ans »(Ce qui n’est pas du tout vrai selon une étude de 1988, puisqu’on a vraiment trouvé des outils racloirs, perçoirs ordinaires et denticulés; ce dernier qui ne se fait pas naturellement. De plus, les outils de l’holocène sont formés d’une technique en continuation directe avec celle du Pléistocène. Par contre, il n’a jamais été question que les peintures dataient de 40,000 ans).

« A Pedra Furada comme aux environs, les sites ont autour de 20 000 ans. Cela fait qu’actuellement le continent sud-américain compte une dizaine de sites dont les occupations, bien mises en évidence, remontent au-delà de 20 000 ans ou dans une fourchette comprise entre 15 000 et 20 000 ans » (« remontent au-delà de 20,000 ans » est, pour cette spécialiste, équivalent à « entre 15,000 et 20,000 ans ». On dit vraiment n’importe quoi; mais il faut avoir « l’expertise pour le faire » si on veut que cela soit « acceptable »!) .

« Ce qui est déjà plus ancien que la plupart des sites nord-américains mais c’est un pur concours de circonstance. Il n’y a pas de logique archéologique dans tout cela. C’est dû au hasard, aux chantiers qui s’ouvrent. Pour l’heure, en tout cas, cette recherche foisonnante fait apparaître en Amérique du Sud un grand nombre de sites autour de 10 000 ans et des derniers millénaires du Pléistocène, y compris sur le plateau central amazonien, au cœur de ce Brésil qu’on croyait « vide » (Concours de circonstance relatif au « campements » des hommes de l’époque évidemment. Quant au « hasard », on campait « à qui mieux mieux »; c’est toujours encore évident. Mais au « hasard des chantiers qui s’ouvre », alors là…chapeau!).

Sérieusement et logiquement, le problème principal est qu’il y a trop de sites semblables et aussi âgés partout en Amérique. Pour qu’il y en ait autant, il faut que l’homo sapiens soit arrivé beaucoup plus tôt que 30,000 ou 40,000 ans.

Ajoutons que la forêt d’Amazonie n’est âgée que de 3,000 à 4,000 ans. Ce poumon de la Terre est extrêmement récent. Ce qui détruit l’argument souvent apporté qu’à l’époque aussi reculée, dont on parle, la forêt amazonienne était un endroit trop difficile de survie pour les hommes préhistoriques. Remarquez que les autochtones qu’on y a découvert depuis 150 ans n’avaient pas l’air climatisée dans leur « maisons de feuilles » et survivaient très bien; mais boff!

Le fait est qu’il y a très peu de fossiles humains trouvés sur le continent américain. Tous ceux qu’on a découverts se rapportent  sans aucun doute à l’homo Sapiens. On dit que « d’un point de vue anatomique pur, il y aurait deux grands groupes ». Je n’ai pas pu trouver lesquels. Par contre, il n’y a toujours eu que deux grands groupes d’homo sapiens : les Néanderthaliens et les Cro-Magnons. Il y aurait donc eu des Néanderthaliens en Amérique. Je comprends pourquoi on ne le dit pas.

D’un point de vue paléogénétique, cela semble plus compliqué. Finalement beaucoup de questions se posent. Au Brésil, un chercheur de l’Université de São Paulo développe toute une approche morphologique sur le squelette crânien. Tout cela alimente le débat.

Profondément  diverse  et originale par rapport à  l’Ancien Monde,   la   préhistoire  en   Amériques  révèle  des  comportements  sociaux   et économiques en union remarquable avec les milieux naturels variés et  l’immense continent  étiré  dans  les  deux  hémisphères. Elles   témoignent  de  la  créativité novatrice, accélérée, résolument moderne des Sapiens historiques.

Je n’ose pas m’aventurer sur la voie tracée par cette dernière phrase; mais j’espère sincèrement que les « spécialistes » de la question consentirons à travailler de concert en laissant tomber leurs « convictions » et leurs intérêts « personnels » pour parvenir un jour à décrire la vraie histoire de l’humanité à travers ses phases d’évolution et de régression causées par les changements de son environnement. L’importance de  cette connaissance est beaucoup plus grande que les « petites splendeurs égoïstes » de chacun.

Mais quand je regarde le monde de la spécialisation en général, « on n’est pas demain le veille ».

Amicalement

André Lefebvre

 

 

 

 

 

 

 

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Andre lefebvre

Mon premier livre "L'histoire de ma nation" est publier chez: http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/ André Lefebvre

16 pensées sur “Premiers arrivés en Amérique!!!

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    3 septembre 2013 à 10 10 12 09129
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    Ceux qui enseignent la paléontologie sont très conservateur et ils enseignent le conformiste paléontologiste à leur élèves c’est pourquoi les anciennes idées sur les populations pré-humaines, humaines et anciennes civilisations entravent l’évolution de la connaissance des anciennes civilisations. Hors du contexte idéalisé de la paléontologie occidental conservatrice, il ne peut y avoir de nouveaux paradigmes au sujet des civilisations. C’est pourquoi il existe une paléontologie exotique non reconnue par les scientifiques officiels.

    Votre article est des plus intéressant.

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      3 septembre 2013 à 11 11 31 09319
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      Il est remarquable que le « conservatisme », où qu’on le retrouve, provoque le silence sur certaines informations qui pourraient « éclairer » la situation et souvent « biaise » d’autres informations qui auraient le même effet.

      Avouons que cet état de fait n’est pas exclusif à la science. On en parle constamment sur les 7 du Québec, en rapport avec tous les sujets présentés.

      Au silence et au « biaisage » d’antan s’est, aujourd’hui, ajouté le mensonge éhonté. On ne peut pas arrêter le « progrès », semble-t-il.

      Amicalement

      André Lefebvre

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    3 septembre 2013 à 10 10 19 09199
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    La seule Amérique où les Américains sont arrivés les premiers, elle est sur la Lune ! 😀

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      3 septembre 2013 à 11 11 32 09329
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      Espérons que c’est le cas. 🙂

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      3 septembre 2013 à 16 04 06 09069
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      Le 7 jour de la création, Satan dit à Dieu d’aller de reposé et par la suite fit surgir de la mer un contient remplit de trésors de toutes sortes qu’il appela Amérique, Dieu voyant l’orgueil démesuré de Satan fût jaloux et enferma Satan dans son continent l’Amérique et maudit à l’avance tout humain qui s’y installerait.

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    3 septembre 2013 à 10 10 32 09329
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    Niède Guidon fait quand même une petite erreur lourde de conséquences quand elle nous parle comme si la « Scène du Puits » à Lascaux n’était pas indicielle de l’art Européen. Parce qu’elle affirme que dans cette région du monde, seuls les animaux étaient représentés en mouvements et pas les humains non plus qu’ils n’étaient mis en scènes.

    La « Scène du Puits » montre un homme oiseau ithyphallique (soit en érection) et qu’il vient d’éventrer un bison avec sa lance. On voit très bien les boyaux pendre dessous la bête. S’agissait-il d’un shaman ? On peut le penser à cause de la tête d’oiseau et donc du masque qu’il porte. Peut-être un ancêtre de nos anges dans la représentation initiatique traditionnelle.

    En tous les cas, cette scène extraordinaire est le plus important témoignage des artistes de Lascaux, et c’est cette pièce majeur qui est tout sauf immobile ou fixe. Même si elle représente une exception, donc plus rare, qui a su attirer les plus vifs esprits pour qu’ils tentent de la décrypter comme un message érotico-historique adressé aux générations futures.

    Demian West

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      3 septembre 2013 à 11 11 20 09209
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      Vous avez probablement raison M. West; mais je ne peux me prononcer puisque je ne lis pas dans cet article que Niède Guidon a parlé de la « scène du puits » de Lascaux.

      Par contre ayant vu plusieurs des différents dessins des deux endroits (et autres), ils est clair que le « mouvement » des humains dont elle parle, est une réalité indiscutable sur les représentations américaines.

      Ce qui ne veut pas dire que le mouvement était absent des représentations européenne, loin de là. Ce mouvement des animaux dans la plupart des grottes européennes est représenté avec beaucoup plus d’art et de sophistication qu’en Amérique. Et l’importance de ce « mouvement », représenté de façon extraordinaire, me semble beaucoup plus centré sur les animaux que sur les humains.

      Les dessin américains, beaucoup moins artistiques, ne semblent souligner exclusivement l’importance du mouvement des humains sans attacher la moindre valeur à l’art de la part de celui qui dessine. Autrement dit: les dessins américains sont beaucoup plus « primitifs » que les dessins européens.

      Ce qui n’aide pas à la datation évidemment.

      Nous savons que les « chefs d’œuvres » européens furent produits par les Cro-magnons; nous ne savons pas si ceux d’Amériques furent produits par la même race d’homo sapiens.

      Amicalement

      André Lefebvre

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        3 septembre 2013 à 11 11 24 09249
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        Voici le passage qui n’est pas exact du point de vue historique. Elle y précise qu’en Europe, les peintures rupestres n’ont pas le mouvement dans des scènes incluant humains et animaux. Et ce n’est pas exact. Elle ne parle pas de Lascaux, mais des peintures rupestres en Europe comparées aux peintures sur le nouveau continent, donc elle parle de Lascaux sans nommer Lascaux parmi l’ensemble des peintures rupestres européennes.

        « Une différence entre la Serra da Capivara et les peintures rupestres en Europe c´est le mouvement des personnages, les peintures forment parfois des scènes où tout est en mouvement, les animaux et les humains. En Europe on voit un mouvement naturel des animaux, pas des ensembles coordonnés.  » et la suite confirme mon propos…

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          3 septembre 2013 à 11 11 38 09389
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          C’est évident que Lascaux est inclus dans son propos; mais je vous fais remarquer que vous affirmez :
          « Elle y précise qu’en Europe, les peintures rupestres n’ont pas le mouvement dans des scènes incluant humains et animaux. Et ce n’est pas exact. »

          Et ceci malgré que vous citez ses paroles qui disent:
          « En Europe on voit un mouvement naturel des animaux, pas des ensembles coordonnés.
           »

          Votre façon de dire « …n’ont pas le mouvement… » ne reflète pas la pensée de Niède Guid

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          3 septembre 2013 à 11 11 39 09399
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          C’est évident que Lascaux est inclus dans son propos; mais je vous fais remarquer que vous affirmez :
          « Elle y précise qu’en Europe, les peintures rupestres n’ont pas le mouvement dans des scènes incluant humains et animaux. Et ce n’est pas exact. »

          Et ceci malgré que vous citez ses paroles qui disent:
          « En Europe on voit un mouvement naturel des animaux, pas des ensembles coordonnés.
           »

          Votre façon de dire « …n’ont pas le mouvement… » ne reflète pas la pensée de Niède Guidon me semble-t-il.

          Par contre, rien ne me semble plus juste que mon commentaire précédent.

          Amicalement

          André Lefebvre

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            3 septembre 2013 à 11 11 46 09469
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            Le point très précis c’est qu’elle dit qu’il n’y a pas de mouvement humain et qu’il n’y a pas de scènes mixtes hommes/animaux où tous seraient en mouvement dans les scènes en Europe et ce n’est pas la réalité, car la « Scéne du Puits » est une scène en mouvement incluant homme et animal. Et c’est la plus prodigieuse de toute la préhistoire en plus. 🙂

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        3 septembre 2013 à 11 11 36 09369
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        Par ailleurs, en art, on ne juge pas la sophistication selon le degré de conformité au réel représenté par les sens. Par exemple, si l’on transposait l’art dans les représentations scientifiques, on comprendrait plus aisément qu’une photo ou une peinture d’une vue même globale de l’univers serait moins sophistiquée qu’une simple formule mathématique composée de lignes symboliques apparemment « primitives » mais qu’elles communiquent mieux le message ou l’idée. C’est pareil en art. L’art médiéval a toujours été considéré, surtout par le XIXème siècle, comme ‘ »primitif » quand il était plus idéel ou schématique comme des formules qui communiquaient mieux les idées véhiculées, et tout vers le plan des cathédrales qui sont autant de schémas « primitivistes » assez car sans la moindre perspective. Donc, ce qui a l’air « primitif » ou plus simple est au contraire plus sophistiqué et plus apte à véhiculer des concepts très élaborés avec cette conscience que rien ne peut vraiment restituer une idée abstraite. Finalement, il ne faudrait pas étudier ces peintures avec nos yeux d’hommes du XXI siècle formés aux exigences de la 3D ou de la vision cinématographique permanente, issues de la vision Renaissance. Et Gauguin et sa rupture « primitivisme » l’avait compris en fondant tout l’art bientôt conceptuel du XXème siècle.

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          3 septembre 2013 à 11 11 52 09529
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          Je pense que le côté « artistique » d’une pièce dépend exclusivement du « sentiment » qu’elle déclenche chez l’individu qui la contemple.

          La « sophistication » que l’on y met se rattache simplement à la technique employée. Certaines photos sont très « artistiques » même si elles sont « handicapées » par l’obligation de se servir d’objets réels « intransformables ».

          Les dessins américains n’ont aucune autre « sophistication » que le mouvement d’ensemble de tout les composants de chacun de ces dessins. Ils sont « l’art » à sa plus simple expression. Du moins, c’est mon impression, d’autant plus que la technique employée n’est pas du tout élaborée.

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            3 septembre 2013 à 11 11 59 09599
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            En tous les cas, l’origine en paraît très Africaine et Australienne, ou de Polynésie (un peuple de navigateurs qui ont fondé la civilisation indienne entre-autres, c’est dire s’ils naviguaient loin);

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    3 septembre 2013 à 12 12 23 09239
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    C’est effectivement très possible.

    Sauf que le « bateau » dessiné en Amérique ne ressemble pas du tout aux bateaux polynésiens. Nous restent les bateaux africains et australiens; mais tout dépend des premiers homos arrivés en Australie. On n’en connait pas la date mais des indications suggèrent au-delà de 50,000 ans. Ce qui rejoint assez bien celles d’Amérique.

    Les Australiens éliminés, il nous reste les Africains et là on se retrouve devant toute l’histoire des migrations de l’homo sapiens. D’une certaine façon, cela clarifie l’épopée humaine.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    3 septembre 2013 à 14 02 32 09329
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    Moderne et ancien a la fois. En avant M. Patate (humpty dumpty) des escalier un peu partout qui ressemble a des codes barres.

    Deux humains entrain de défaire un bouc. En haut 2 t-rex ou girafes visés a la tête par un ovni et en haut a gauche Casper se tenant a des roches pour ne pas partir au vent.

    Les Éthiopiens, peuples de navigateurs, on découvert et fondé l’Égypte croyant avoir découvert un nouveau continents, alors…

    Je crois que les grandes religions sont encore trop puissantes et influences beaucoup trop l’interprètation des découvertes archéologiques regardant l’histoire de l’humanité. Il n’y as pas qu’eux !

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