Les intégristes de St-Louis de Blandford

Presse communautaire en région

Intimidation, harcèlement et mise en demeure

Le média communautaire Le Réveil de Saint-Louis de Blandford publie une caricature. Le conseil municipal de St-Louis de Blandford vote une résolution pour faire cesser cette violence envers la Municipalité!

Raymond Viger Dossiers Média, Presse Communautaire, Intimidation

caricatures mahomet st-louis de blandford journal le reveilUn camion d’entretien routier accroche un poteau de signalisation de la grande ville de Saint-Louis de Blandford qui compte 996 habitants.

Le média communautaire le Réveil de St-Louis de Blandford en fait une caricature dans son journal. Pour comprendre la gravité du geste posé, j’ai publié ici la caricature incriminante.

Maintenant, je vous laisse découvrir la description de cette monstrueuse violence qui en est faite dans une résolution du Conseil municipal de St-Louis de Blandford , piloté par le Maire Gilles Marchand:

ATTENDU

que ladite caricature présente un caractère de violence envers la Municipalité et le non-respect de la signalisation routière ;

que la Municipalité désire dénoncer cette situation de violence et compter sur l’appui des associations municipales pour faire cesser ce genre de situation ;

CONSIDÉRANT

que le journal communautaire est réalisé grâce à la participation financière du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine ;

qu’aucune limite en ce sens n’est imposée aux journaux communautaires par le Ministère pour prévenir ou enrayer les attaques envers les contribuables et la Municipalité par le biais de ce genre de publications ;

que la Municipalité adresse une plainte au journal Le Réveil et qu’advenant le cas où la situation se répète dans les prochaines éditions, que la Municipalité adresse des demandes d’appui

  • à la Fédération Québécoise des Municipalités,
  • à la Corporation des Officiers en Bâtiments et en environnement du Québec (COMBEQ)
  • à l’Association des directeurs municipaux (ADMQ)
  • et qu’une demande soit adressée au Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine afin que des sanctions soient prévues dans les cas de propos ou de caricatures à caractère de violence ou de non-respect envers les municipalités dans les éditions des journaux communautaires financés par le gouvernement afin de favoriser le respect de l’administration municipale et prévenir les actes de violence.

Pour répondre à cette tentative d’intimidation, le conseil légal de l’Association des médias écrits communautaires du Québec (AMECQ), Maître Alain André a fait parvenir une mise en demeure au Maire Gilles Marchand pour faire cesser cette intimidation.

Les artisans de la presse communautaire n’ont rien d’autres à faire que de se défendre contre de telles démarches municipales.

Avec de telles intimidations pour décourager des bénévoles:

  • À quoi sert de faire la semaine du bénévolat pour reconnaître nos bénévoles si on ne cesse de les intimider les autres jours de l’année?
  • À quoi sert de faire des prix pour reconnaître nos bénévoles si on les harcèlent le restant de l’année?

Tout ça parce que le maire Gilles Marchand n’entend pas à rire et n’aime pas qu’on caricature SA ville. Gilles Marchand est-il le Mahomet de St-Louis de Blandford de qui on ne peut pas faire aucune caricature, ni de lui, ni sur sa SA ville.

Autres textes sur Presse Communautaire et Intimidation

4 pensées sur “Les intégristes de St-Louis de Blandford

  • avatar
    12 mai 2012 à 11 11 37 05375
    Permalink

    Salut Raymond,

    Ça se peux-tu? Incroyable! Le petit dictateur de Saint-Louis de Blandford. Hahaha! Mort de rire.

    ‘violence envers la Municipalité’ … ben oui M. le Maire…hahaha!

    C’est dur d’avoir une cohésion sociale avec des génies comme ça au volant.

  • avatar
    12 mai 2012 à 12 12 18 05185
    Permalink

    @Raymond Viger

    La peur transperce dans une telle attitude de renforcement de l’autorité. Un ego qui s’identifie à son pouvoir et à son étiquette.

    Ridicule.

    CAD

  • avatar
    4 avril 2013 à 0 12 31 04314
    Permalink

    Ce n’est rien ça… la suite est encore plus drôle. En octobre 2012, la journaliste du Réveil a eu l’audace d’apporter un petit dictaphone pour enregistrer les séances publiques et, en réponse, le conseil a pondu un règlement l’interdisant, soulevant un tollé dans le monde journalistique. L’Amecq et la FPJQ sont intervenues. Ça fait trois fois qu’ils doivent le rérécrire et le dernier libellé était encore en contravention avec la Charte Canadienne des Droits parce qu’empreint de discrimination fondée sur la position sociale. La suite à la prochaine séance du conseil… il manquait un alinéa la dernière fois… Et personne n’ose se présenter contre M. le maire dans la municipalité… il a été réélu par acclamation la dernière fois… Pour ceux que ça intéresse allez voir sur notre site : http://www.journallereveil.org les derniers numéros du journal sont en ligne.

  • avatar
    4 avril 2013 à 18 06 49 04494
    Permalink

    M. le maire devrait changer de nourriture et acheter du jambon halal. (rire)
    Celui qui ne vaut pas une risée, ne vaut pas grand chose..

Commentaires fermés.