QUE S’EST-IL PASSÉ À LA 73e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU?

Par Robert Bibeau. 10.10.2018. Éditeur http://www.les7duquebec.com

 

This article in English, Italiano, Espagnole, Portuguese:
10.10.2018.ONU-English-Italiano-Espagnole-Potuguese

Le dessous des cartes

La 73e Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies fut un grand moment de «realpolitik». En une semaine (septembre 2018), il nous a été donné d’apprécier un condensé des forces économiques, politiques, diplomatiques et militaires qui s’affrontent sur l’échiquier international. Chacun aura noté que les médias people et les médias de formatage de l’opinion publique ont prêté bien peu d’attention à ce combat diplomatique titanesque, reflet des mutations en cours parmi les alliances internationales où trois axes géopolitiques se confrontent.

 

Considérant qu’une confrontation diplomatique et politique n’est que le reflet des mouvements auxquels sont soumises les économies continentales, l’analyse de cet affrontement Trump – Macron – Rohani – Lavrov-Poutine nous donnera la couleur du temps changeant sur le planisphère.

 

L’intelligentsia internationale a été déroutée par le spectacle qu’elle a observé à la tribune de la 73e Assemblée. Donald Trump, le Président américain a semoncé l’ONU et les organisations de la tyrannie mondiale du grand capital (!) alors que ses alliés se sont portés à leurs défenses. C’est qu’à la faveur de la crise économique mondialisée les lignes de fractures politiques se déplacent et les alliances se délacent – puis se recomposent. Examinons la nouvelle configuration politique et diplomatique qui se dessine à travers cette assemblée historique.

 

Donald Trump, l’homme fort de l’establishment étasunien a déclaré : «Nous rejetons l’idéologie de la mondialisation et nous embrassons la doctrine du patriotisme», puis il a ajouté : «L’Amérique choisira toujours l’indépendance et la coopération à la place de la gouvernance mondiale, du contrôle et de la domination.» (sic) Aussitôt ces mots prononcés le caporal du grand capital se lança dans une série de pronunciamientos à l’encontre du Venezuela, de l’Iran, de la Syrie, du Yémen, et il proféra des menaces contre l’Allemagne, la Russie et la Chine. Puis, il décrivit les mesures interventionnistes que l’Amérique prépare en Corée et au Moyen-Orient via ses proxys (Arabie, Qatar, Émirats, Jordanie, Égypte et Israël) afin de vendre chèrement sa peau d’ex-puissance hégémonique en «faicing out». En d’autres termes, en prévision de la Grande dépression appréhendée le grand capital étasunien déclare : «l’Amérique d’abord» et nos «partenaires ensuite», et puisque les institutions internationales ne servent plus de proxys à leur hégémonie les États-Unis les renient.

 

Le Président Emmanuel Macron, ministre ex officio des affaires étrangères de l’Union européenne, alliée et concurrente des États-Unis, a prétendu qu’il ne se «résignait pas» à la déconstruction du Droit international. Jupiter Macron a défendu bec et ongle l’hégémonie de l’Alliance Atlantique sur le reste de la planète via les organisations internationales (ONU, CDH, UNESCO, CPI, OCDE, FMI, BM, OMC, OTAN) où se regroupent les gouvernorats sous-fifres et nationalistes qui y attendent les ordres de leurs commandants. L’adjudant Macron accusa la Maison-Blanche de détruire par son acrimonie le système oligarchique qui a si bien servi les élites financières mondiales. Il semble que le grand capital européen ne soit pas conscient de la crise qui se prépare dissimulée derrière les plus récentes frénésies boursières. Ou alors l’Union européenne annonce son réalignement géostratégique? (1)

 

De fait, cette «déconstruction» du droit international qu’évoque Emmanuel Macron est permanente, aussi ancienne que le droit international lui-même, qui ne vise qu’à légaliser et à imposer à la «communauté internationale» la «loi du plus fort». Le plus fort étant un nouvel aspirant, le droit international et les institutions qui l’appliquent sont en mutation comme l’illustre cette 73e Assemblée. (2)

 

Le président iranien Hassan Rohani a fait remarquer que la Maison-Blanche ne fait même plus semblant de respecter le droit international qu’elle a elle-même imposé, et il s’offusqua que les USA annoncent à la tribune de l’ONU qu’ils le bafoueront encore davantage en application du principe du «droit du plus fort». (3)

 

Au nom de l’axe Pékin-Moscou, Sergueï Lavrov a dénoncé non pas les atteintes au Droit, mais aux structures internationales. Il observa que les Occidentaux entendent forcer des pays à entrer contre leur gré dans des alliances militaires et ils menacent certains États qui prétendent choisir eux-mêmes leurs partenaires. Sergueï Lavrov de conclure en soulignant que tous les désordres occidentaux n’empêcheraient pas le reste du monde de coopérer et de se développer. Il rappela le «Partenariat de l’Eurasie élargie» soutenant «La route de la soie» du président chinois, adoubé par l’Organisation du Traité de sécurité collective (OTS), l’Union économique eurasiatique (UEE), la Communauté des États indépendants (CEI), les Brics et l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Voilà les recrues (les deux tiers de l’humanité) du nouvel axe des puissances émergentes prétendantes à l’hégémonie mondiale face auxquelles la puissance américaine prépare la négociation de sa rétrogradation (relire l’allocution de Trump), alors que l’Union européenne déphasée prétend futilement maintenir son dictat contre vent et marée. (4)

 

Trente ans d’affrontements ont préparé cette assemblée 

 

Jacques Sapir trouve chez Vladimir Poutine un visionnaire qui a anticipé cette confrontation. Sapir écrit : « La vision politique de l’environnement international et de la politique des États-Unis qui caractérise Vladimir Poutine et ses conseillers s’est révélée, nettement plus pessimiste que celle de ses prédécesseurs». «Le discours prononcé par le président russe lors de la conférence sur la sécurité organisée à Munich en 2007 raisonne avec une dimension particulière. Il a été présenté comme un retour des dirigeants russes (…) à la guerre froide. En réalité, il s’agit d’un texte programmatique, qui a soulevé l’intérêt (…) du ministre des Affaires étrangères allemand (…). Vladimir Poutine a tiré avec cohérence les leçons de ce qui s’est joué entre 1991 et 2005. Dans ce discours, Poutine avait plaidé que la tentative des États-Unis de reconstruire leur hégémonie était une impasse. » Poutine aurait ajouté : « l’exercice du pouvoir, politique ou économique, ne peut être défini en valeurs, mais doit l’être aussi en intérêts» (5)

 

Il est inutile de séparer valeurs et intérêts, droit, politique et économie, comme s’ils s’agissaient de compartiments étanches. Sous le mode de production capitaliste mondialisé le fondement du mouvement c’est l’économie qui s’exprime par les «intérêts» marchands de chaque belligérant. La politique, la diplomatie, le droit international ont pour fonction de rendre compte du rapport de force en l’état. Ce que Vladimir Poutine a souligné aux puissances occidentales c’est qu’elles couraient à la faillite économique et qu’elles ne pouvaient faire comme si de rien n’était dans leurs prétentions hégémoniques. (6)  Poutine a simplement avisé ses interlocuteurs que l’OCS était désormais un joueur incontournable et qu’à échéance l’alliance Chine-Russie serait la nouvelle puissance dominante. (7)

 

Rien de nouveau sous le soleil

 

L’Assemblée générale de l’ONU n’est pas la manifestation d’un délitement du droit ou des institutions internationales, au contraire, cette 73e assemblée marque le commencement du changement de la garde. Rappelons que l’invasion de la Serbie-Kosovo, de la Somalie, de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye, du Mali, de la Syrie et du Yémen a été précédée par au moins 200 conflits locaux ou régionaux depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, dont les génocides coréen et vietnamien. D’autres guerres suivront avec la bénédiction de la «communauté internationale onusienne», rien de nouveau sous le soleil. Avec l’avènement de la Chine, le grand capital multinational veut se négocier une nouvelle division du monde; se répartir les zones d’influence; se redistribuer les marchés, les secteurs d’exploitation de la main-d’œuvre et de production de plus-value; se partager les ressources et dans cette démarche de marchandage continuel les discours à l’ONU donnent l’état d’esprit des combattants. Ils fournissent une approximation des alliances en constitutions. Ainsi, on ne peut parler de réussite ou de faillite de cette 73e Assemblée générale. Ce qu’il faut retenir c’est que les tensions sont grandes entre puissances et une guerre nucléaire pourrait conclure ces tractations dont le prolétariat ne doit rien attendre et sur lesquelles il n’a aucun contrôle, nonobstant les jérémiades de la petite-bourgeoisie politicienne. Il nous suffit d’en être avertis et de nous préparer à offrir une alternative. (8)

 


NOTES

 

  1. http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/les-500-plus-grosses-fortunes-mondiales-ont-perdu-63-milliards-de-dollars/
  2. Que dire de la fourniture d’armes françaises et américaines à la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite qui mène une guerre illégale et meurtrière au Yémen? Le droit international fut mis à mal par la décision unilatérale des pays de l’OTAN de susciter l’indépendance du Kosovo, indépendance obtenue avec l’aide militaire de pays engagés en violation du principe de souveraineté et qui aboutit à valider une démarche ethno-nationaliste-chauvine. Puis ce furent la Somalie, le Soudan, l’Afghanistan, la Libye, l’Irak, la Syrie, le Yémen sans compter la Palestine illégalement occupée et martyrisée depuis 70 années par le sionisme avec la complicité des puissances impérialistes.
  3. http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180927-assemblee-generale-onu-rohani-trump-iran-isolement et http://www.rfi.fr/ameriques/20180926-assemblee-generale-onu-trump-rohani-passe-armes
  4. Ce qui fait dire à Jacques Sapir que «Le refus des dirigeants occidentaux et du Président français de reconnaitre cette organisation (OCS) montre qu’ils n’ont pas pris la mesure des changements survenus.» http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/lhypocrisie-du-discours-demmanuel-macron-aux-nations-unies/
  5. Voir la déclaration du président russe lors de la conférence sur la sécurité qui s’est tenue à Munich le 10 février 2007 et dont le texte a été traduit dans La Lettre Sentinel, n° 43, mars 2007.
  6. « La radicalisation militariste du projet hégémonique américain après 1998 a aussi contribué de manière sans doute irréversible à ce que l’on puisse appeler la «désoccidentalisation du monde». Mais ce processus se fait dans la régression et non par le dépassement de ce que l’on peut appeler, à tort ou à raison, les valeurs occidentales». http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/lhypocrisie-du-discours-demmanuel-macron-aux-nations-unies/
  7. Ainsi la bourgeoisie syrienne vient d’apprendre qu’elle a changé de maitre. L’accord sur Idleb signé entre la Russie et la Turquie sans même la participation du gouvernement syrien l’égalise l’occupation turque du territoire syrien : «L’accord sur Idlebprévoit la création d’une zone démilitarisée entre le territoire contrôlé par le régime de Bachar el-Assad et l’enclave rebelle. La formule a été élaborée conjointement par Moscou et Ankara, et le ministre russe des Affaires étrangères estime que c’est désormais à la Turquie de faire, en quelque sorte, le tri entre les différents groupes armés de la région d’Idleb. » http://www.rfi.fr/moyen-orient/20180929-syrie-accord-idleb-centre-reunion-onu-lavrov
  8. http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/73e-a-g-des-nations-unies-constat-dune-faillite-generalisee/

 

avatar

Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

20 pensées sur “QUE S’EST-IL PASSÉ À LA 73e ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ONU?

  • avatar
    11 octobre 2018 à 13 01 41 104110
    Permalink

    Bon résumé de la situation.
    Je ne pense pas que l accord sur Idleb soit autre que tactique. La Syrie a toujours refuse de négociée avec Erdogan malgré les demandes de Poutine en cet sens car Assad ne veut pas être vu avec Erdogan devant l opinion arabe.. Damas préfère que Moscou négocie a sa place.
    L accord diminuera de moitié les proxys qui iront nettoyer les régions kurdo US et Idleb sera donc a terme reprise par Assad …puis ensuite on jouera les kurdes contre les turcs s ils n évacuent pas
    Tes analyses ignorent trop les contradictions entre bourgeoisies compradores et impérialistes face aux bourgeoisies nationales…ce qui a terme sera tranché par le prolétariat. D ou la nécessité d un Front uni avec la Chine et la Russie contre l impérialisme. Leurs deux bourgeoisies nationales n étant pas en capacité de devenir impérialistes pour le moment tout au moins.
    2/3 des budgets militaires mondiaux c est USA OTAN + proxies saoud israël etc . L armée chinoise n a aucune expérience du combat réel la chine n a aucune capacite de guerre du coup et le capital privé chinois est sous contrôle du front uni bourgeoisie nationale prolétariat au pouvoir en Chine…
    Ce qui explique le recul massif et régulier de la pauvreté dans ce pays a l oppose de la dégradation sociale en progrès dans les pays impérialistes. La Russie elle est sous la dictature de sa bourgeoisie nationales sans participation du prolétariat d ou l affaiblissement intérieur de Poutine. …et la mobilisation de son prolétariat a la fois contre les libéraux compradores et les nationalistes bourgeois.
    Poutine devra choisir en finale entre une alliance avec l’un ou l’autre.

    Bruno

    Répondre
  • avatar
    11 octobre 2018 à 13 01 45 104510
    Permalink

    salut robert

    Comme toujours tu suis jour après jour les « rivalités » des grands de ce monde sur l’ échiquier de la géopolitique en mouvance. ton scénario est la chine l’ astre montant et les USA perdent pied dans le contrôle de la planète, la mondialisation et la 3 éme guerre mondiale.
    Dans la situation actuelle la géopolitique n’ est pas ma priorité. je vais revenir sur tout cela avec un article de fond.

    GB

    Répondre
  • avatar
    13 octobre 2018 à 14 02 40 104010
    Permalink

    @ Robert Bibeau

    Hervé Hum 12 octobre 18:07

    l’homme fort de l’establishment étasunien a déclaré : « Nous rejetons l’idéologie de la mondialisation et nous embrassons la doctrine du patriotisme », puis il a ajouté : « L’Amérique choisira toujours l’indépendance et la coopération à la place de la gouvernance mondiale, du contrôle et de la domination. »

    Bref, Trump dit qu’il est totalement d’accord avec Poutine et Xi Jinpin, qu’il pense exactement la même chose qu’eux et c’est pour cela qu’ils doivent êtres ses pires ennemies !

    Pourquoi ?

    Parce que la mondialisation est un interdit du capitalisme. C’est sa contradiction fondamentale, le fait que si son inertie pousse le système capitaliste à la mondialisation économique, elle pose comme interdit la mondialisation sociale, parce que cette dernière est incompatible avec le capitalisme et donc de la dictature d’une élite sur les citoyens.

    Le système capitaliste étant exclusivement fondé sur la guerre, quelle soit économique, militaire ou sociale, elle ne peut pas survivre dans un monde en coopération, donc en paix. Il lui faut absolument l’état d’urgence permanent, pour justifier ses « chefs » en tout genre, tant militaire, économique que sociaux. Donc au minimum, deux blocs qui s’affrontent, même en faisant semblant, l’essentiel étant que les citoyens le croient.

    Le risque pour trump et cie, c’est que à force, cela finisse par se voit, même s’ils sont très bien conditionné à tout gober.

    Répondre
  • avatar
    13 octobre 2018 à 14 02 41 104110
    Permalink

    @Hervé Hum
    C’est la limite des idéalistes qui croient que le monde est le frit de l’imagination alors que le monde existe et existera après leur mort et bien après = mais un jour la planète et le système disparaitront à brève échéance dans mille ans ???

    Tu écris ceci camarade : « Il lui faut absolument l’état d’urgence permanent, pour justifier ses « chefs » en tout genre, tant militaire, économique que sociaux. Donc au minimum, deux blocs qui s’affrontent, même en faisant semblant, »

    Tu fais tout reposer sur la conscience de ces gens – ces chefs – qui manipuleraient deux ou plusieurs blocs alors qu’en réalité ils RÉAGISSENT à l’un ou à l’autre mais surtout ILS RÉAGISSENT AUX ÉVÉNEMENTS contingents

    Ainsi après le fric gratuit et à profusion s’impose indubitablement le temps du fric restrictif – cher et contingenté pour payer – C’est pas le ’chef’ de la FED qui le décide c’est le ode de production capitaliste dont ils sont les esclaves et les sous-officiers.

    NON l’état d’urgence permanent n’est pas un objectif un désir mais un résultat non souhaité mais enduré malheureusement jusqu’à la destruction de ce mode de production

    Merci de ton post

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

    Répondre
  • avatar
    13 octobre 2018 à 14 02 42 104210
    Permalink

    Hervé Hum 12 octobre 23:46

    @Robert Bibeau

    Désolé, quoique tu en dise, c’est d’abord le rapport de force politique qui commande et décide de l’économie, s’il n’en était pas ainsi, il n’y aurait pas de lutte des classes qui tienne pour décider du mode de production.

    Le mode de production capitaliste se justifie aux yeux des salariés ou prolétaires économiques, qu’en raison du dogme de la compétition économique, c’est à dire, de la guerre économique permanente. Or, toute guerre demande des chefs pour mener le combat et donc un ennemi. C’est à dire, ce qu’on appelle aussi des capitaines d’industries, que les financiers ont tendance à faire oublier et que Trump remet en avant pour son mot d’ordre « América first ».

    L’état d’urgence permanent est donc la condition pour convaincre les citoyens de la nécessité de la soumission aux chefs économiques,militaire, politiques et sociaux et même qu’ils soient réclamés, tel Trump pour une partie des citoyens US. Tels les attentats du 11/09 pour Bush et faire adopter les lois sécuritaires.

    Ce que tu dis sur le fric tombe aussi sous le coup de la nécessité de l’état d’urgence pour canaliser la colère des citoyens et éviter qu’elle se retourne contre les élites dirigeantes. C’est une technique vieille, déjà pratiqué au temps de la Rome antique et depuis lors par tous les empires et royaumes, mais Mr Bibeau, professeur d’économie, ne le sait toujours pas.

    Entre parenthèse, je crains qu’une partie non négligeable des citoyens US et des européens, sont nationalistes pour défendre leur avantages acquis après la seconde guerre mondiale et refusent de voir les citoyens des pays dits émergents rogner sur cet avantage acquis. Bref, ce que dit Trump aux salariés US, c’est qu’il entend lutter pour leur conserver cet avantage économique en terme de pouvoir de consommation, qui veut qu’a travail égal, un salarié US dispose d’un pouvoir de consommation 2, 3 fois supérieur, voir plus, sur ses concurrents étrangers.

    Après, si l’intimidation, les menace ne fonctionne pas et que cela aboutisse à une crise majeure, ce sera la faute de l’autre. Ce que je nomme « le jeu de la barbichette ».

    Si le système impose ses propres contraintes, il ne faut jamais oublier comme tu le fait avec ton commentaire, que tout système, quel qu’il soit, est toujours le fait d’une intention et que donc, il sert un but définit par des humains. Aussi, dire comme tu le fait que c’est le système qui commande et que le chef de la FED ne fait qu’obéir est comme dire que lorsque tu conduit une voiture, c’est ta voiture qui commande et te dis où tu dois aller. Non,tu décide d’une destination et alors, tu dois suivre les contraintes imposé par la voiture, le code de la route, les autres usagers, les conditions météo, mais c’est toujours toi et toi seul qui a décidé du but.

    Bref, la fin ne justifie pas les moyens, elle les nécessites, mais il ne faut pas confondre les moyens avec la fin. La particularité de cette dernière étant qu’elle autant au départ (l’intention) qu’à l’arrivé (le résultat de l’action), la cause que la conséquence, mais pas les moyens, ceux ci sont contraints par les conditions de la réalité ou environnement.

    Répondre
  • avatar
    13 octobre 2018 à 15 03 32 103210
    Permalink

    @ Herve Hum

    Allons-y systématiquement

    1) Tu écris ceci : « Désolé, quoique tu en dise, c’est d’abord le rapport de force politique qui commande et décide de l’économie, s’il n’en était pas ainsi, il n’y aurait pas de lutte des classes qui tienne pour décider du mode de production. » FAUX sur toute la ligne. a) Un mode de production a pour fonction de produire ce qui est requis pour qu’une espèce se reproduise (non pas pour accumuler du capital) mais pour se reproduire comme espèce. b) La reproduction et les conditions de la reproduction sont de l’ordre de l’économie c) le politique est l’instance de gestion des conditions de la production pour la reproduction de l’espèce d) la lutte de classe ne vise pas à décider du mode de production – de ses caractéristiques – de ses conditions -. La lutte de classe est engendrée par la reproduction des moyens de production en ce sens qu’elle constitue un affrontement entre les deux vecteurs principaux de la production (le Capital et le travail) qui se dispute la ressource (matières premières et marchandises) pour l’un assurer la valorisation – reproduction élargie du capital (moyens de production et marchandises) et l’autre assurer la reproduction élargie des forces productives. e) Sans la lutte de classes = la résistance de l’un contre l’autre = soit le capital absorberait toute la ressource et éliminerait-épuiseraient les forces productives – soit les forces productives absorberaient toute la ressource ne laissant rien pour la capitalisation et pour le corps social dans lequel baignent les forces productive = le travail = les travailleurs.

    Face à cette mécanique économico-politique totalement hors de contrôle du pouvoir politique de la classe hégémonique IL EST VRAI ET EXACT que les chefs – usent de stratagèmes divers et multiples depuis la Rome antique jusqu’a nos jours mais cela est anecdotique et sans importance et ne peut durer que dans les phases de paix relative ou les phases de faible intensité de la lutte de classe. Quand il y a suffisamment de ressources transformées (marchandises) pour tous – même pour les SDF via les soupes populaires et les friperies.

    Quand la crise de l’accès aux ressources-transformées (marchandises) assurant la reproduction de l’espèce devient très intense – radicale comme en ces temps-ci (et nous ne sommes qu’au début de la crise) alors les incantations des chefs – les mystifications politiques – électoralistes – propagande – médiatique et les utopies réformistes ne tiennent plus la route et seul la répression sauvage – violente policière et militaire vient à bout de la classe ouvrière (le vecteur travail) en lutte INSTINCTIVE – ANIMALE – BIOLOGIQUE – POUR SA SURVIE.

    Le pire est que les marchandises de consommation sont disponibles pleins les entrepôts et les magasins – mais le vecteur travail n’y a pas accès car il ne possède pas l’intermédiaire – le symbole de l’échange – indispensable en mode de production capitaliste pour compléter le cycle de circulation – reproduction du capital = l’argent.

    La classe hégémonique se retrouve face à ce défi insoluble = expliquer à quelqu’un qui a faim et qui voit la nourriture plein le magasin – qu’il doit d’abord obtenir de l’argent via le travail salarié – indisponible – s’il veut accéder à la nourriture.

    Si les affamés constituent 10 ou 25 % ou même 40% d’une immense population – l’armée des riches peut les contenir = mais passé 50 ou 75% d’affamés rien ne peut briser le tsunami qui déferlera sur les superstructure Étatique chargée de maintenir le système en l’état = Insurrection (mais pas encore révolution) nous verrons pourquoi tantôt.

    Au début d’une telle réaction de survie le vecteur travail ne sait même pas que par sa réaction violente – jacobine – radicale il pose la question du mode de production dans son fonctionnement profond et donc dans sa légitimité – mais peu importe que ce soit conscient ou non = l’effet est le même = le système s’embrouille – paralyse et devient donc de moins en moins efficace pour assurer la reproduction élargie de l’un et de l’autre vecteur.

    TU AS RAISON « tout système est le fait d’une intention » EXACT. Ton erreur c’est que cette intention n’est pas le fait d’un individu ni même d’un groupe d’individus (une classe sociale) mis le fait DE LA NATURE – D’UNE ESPÈCE ANIMALE quelque soit son niveau d’intelligence. L’abeille peu intelligence a comme espèce une INTENTION = se reproduire et reproduire son espèce selon une stratégie développée par l’évolution parmi les contraintes de la nature. Il en est de même de l’homme dans un contexte infiniment plus complexe mais répondant à une INTENTION identique.

    Merci pour ton post

    Robert Bibeau éditeur http://www.les7duquebec.com

    Répondre
    • avatar
      17 octobre 2018 à 10 10 40 104010
      Permalink

      Salut Robert,

      désolé de répondre tardivement, mais un bug m’interdisait la lecture des commentaires.

      Ton point a, n’invalide et donc, ne contredit pas ce que j’écris et les autres non plus d’ailleurs.

      je m’explique. S’il est évident que le mode de production « a pour fonction de produire ce qui est requis pour qu’une espèce se reproduise » dans le monde animal, sous le règne humain, qui est celui placé au dessus du règne animal, ce n’est plus la même chose. Tout simplement parce que son mode de production a dépassé le stade de la simple reproduction, il vise à atteindre la sur-production de biens non nécessaire à sa simple reproduction et qu’on appelle les biens secondaires et qui change totalement l’analyse et rend caduque la tienne.

      Ton point c est erroné et est en contradiction avec ce que tu dis juste avant, puisque si c’est la nécessité qui commande, la politique ne décide de rien. Et pour cause, la politique ne vise pas à gérer, mais à décider de la répartition de la production entre non pas le capital (encore plus absurde), mais entre les différents acteurs de la production. Soit donc, définir qui mérite quoi et selon quels critères éthiques. C’est à ce niveau que la politique décide du mode de production, lorsque celui ci a dépassé le simple stade de la reproduction et entre dans sa phase de sur-production. C’est à dire, entre division du travail ou indivision du travail dans les modèles communautaires, tels que l’ont relevé les recherches anthropologiques, notamment via le travail de Clastre.

      tes lacunes et faiblesses sont le triste reflet de ton enseignement biaisé et fait pour t’interdire de penser correctement la réalité.. Le capital ne se reproduit pas de lui même, c’est uniquement la cupidité sans borne de certains humain, qui sont à l’humain, ce que le prédateur est au monde animal, qui pousse à non pas reproduire le capital, mais à l’augmenter sans cesse afin de pouvoir « manger » le temps de vie de ses proies à son seul profit. Sachant que pour le prédateur humain, il est infiniment plus rentable de faire travailler sa proie plutôt que de la manger. Je ne sais pas si tu as lu mes 4 derniers articles sur agoravox, mais je développe un peu le sujet et si tu as un avis critique opposé, je t’invite à le donner.

      De fait, la lutte des classe est « engendrée », par la lutte entre le prédateur et sa proie, tout comme dans la nature, mais où la forme change en raison du changement de règne produisant une division fractale d’espace-temps.

      POur le reste de ton commentaire, je te laisse à ta digression habituelle et qui n’est pas très éloigné de la mienne. Sauf que ce n’est pas tant le mode de production qui est en jeu, bien qu’il nécessite des modifications conséquentes, mais bel et bien le mode de gestion quant à la manière de répartir la production, selon de nouveaux critères éthiques et qui pour moi ne peuvent être que le principe de responsabilité en lieu et place de la propriété économique. Car le capital ne se reproduit pas de lui même (tu tiens à cette idée stupide et manipulatrice), il dépend entièrement, TOTALEMENT, de la volonté des humains de produire ou non et uniquement là. Chaque projet de production réclame ses besoins en moyens humains et ressources naturelles, si le projet réuni suffisamment de volontés humaine de produire et selon les disponibilités des ressources, alors, le capital est réuni, sinon, il n’est pas atteint. Mais ce sont toujours et uniquement les humains qui font le capital, même dans le système capitaliste. La différence étant que dans le système actuel, la monnaie fait office de capitalisation des ressources humaines en terme de temps de vie et qui impose la séparation de la partie crédit et dette de la monnaie (avant, c’était la seule propriété de l’outil qui décidait), pour permettre la capitalisation de l’un et de l’autre par des personnes différentes. La partie crédit étant dans la possession de la monnaie et la partie dette dans sa non possession et donc, oblige celui qui ne dispose pas de monnaie de devoir dédier son temps de vie à celui qui en dispose. Ce qui explique qu’une personne doit travailler pour gagner sa croûte. ce qui reste d’ailleurs vrai quel que soit le système, sauf arriver à avoir une production totalement automatisée !

      Quant à ton dernier paragraphe, cela ne contredit pas ce que j’écris, puisque tu écris la même chose ! relis bien, à moins que tu avoue là tes limites de compréhension, car en écrivant « la fin ne justifie pas les moyens, elle les nécessites » j’écris bien que ce sont « les contraintes de la nature » qui impose, dicte les moyens utilisable et donc, où on ne décide pas des moyens (il doivent être présents), mais uniquement de la fin, du but. Autrement dit, si les moyens sont disponibles, le but peut être atteint, sans cela, le but est une utopie qui devra attendre que les moyens nécessaires soit rendu disponibles par l’évolution.

      Sinon, l’intention première, commune à toute espèces animales, mais aussi à la matière elle même, c’est de donner sens à l’existant, mais là, nous entrons dans le domaine de la philosophie et surtout, de la métaphysique. Domaine où tu es vraiment faible, mais dont l’étude est fondamentale pour comprendre la réalité.

      Je ne vais pas discuter de la notion d’intention, tu ne maîtrise pas le sujet et te l’expliquer serait trop long. Cela fait entrer trois principes élémentaires, mais dont l’interconnexion est très difficile à maîtriser, si c

      Répondre
      • avatar
        17 octobre 2018 à 13 01 56 105610
        Permalink

        @ Hervé

        1) Comme je te l’ai déjà dit je me refuse totalement aux débats de personnalité, et je ne m »abaisserai pas à t’invectiver ou à mettre en doute ta formation – tes compétences et ta compréhension – chaque lecteur est à même de se faire un jugement sans que je ne l’oriente sur le sentier des préjugés.

        2) Ton texte ci-haut repose sur un sophisme et une conséquence relant de ce sophisme TU écris ceci : « tous le règne humain, qui est celui placé au dessus du règne animal, ce n’est plus la même chose. Tout simplement parce que son mode de production a dépassé le stade de la simple reproduction, il vise à atteindre la sur-production de biens non nécessaire à sa simple reproduction et qu’on appelle les biens secondaires et qui change totalement l’analyse et rend caduque la tienne. »

        3) L’homme est du règne animal – sa seule différence serait qu’il a conscience de lui-même dit-on alors que l’on ne sait pas grand chose du narcissisme des autres espèces animales évoluées.

        4) Le mode de production capitaliste hégémonique qui gère l’espèce humaine n’a pas encore atteint la satisfaction des besoins fondamentaux de l’espèce surtout pas dans les pays de famines, les pays pauvres, et dans le coeur SDF des grandes villes où comme au temps des pharaons certains en sont au superflus alors que les autres animaux humains manque de l’essentiel.

        5) NON la lutte des classes n’est pas engendrée par la lutte entre le prédateur et sa proie = pas du tout. C’est une vision manichéenne et religieuse – chrétienne – de l’histoire du monde et ds modes de production. Le mode de production scapitaliste s’est développé en assignant une fonction à chaque classe sociale = par essai erreur jusqu’a atteindre un certain équilibre que le développement même du mode de production tant à rompre. La proie du capitaliste n’est pas l’ouvrier mais la plus-value produite par le travailleur. La poursuite de cette proie implique du aux rapports de production capitaliste que cette proie s’éloigne ou n’est plus assurée en quantité suffisante ce qui contraint le capitaliste à serrer la vis afin d’obtenir cet élixir de jouvence. L’ouvrier pressuré en vient à résister pour ne pas disparaitre en tant qu’espèce menacée = voila l’origine de la lutte de classe BIEN ÉLOIGNÉE DE LA SOCIÉTÉ D’ABONDANCE QUE MÊME LA FRANCE N’EST PLUS (IDEM POUR LE CANADA)

        Je te laisse la-dessus camarade

        Je te félicite pour ton post de haut niveau…et aux INTENTIONS CHARITABLES je le reconnais

        Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

        Répondre
        • avatar
          18 octobre 2018 à 0 12 12 101210
          Permalink

          Pour ton point 1, quand tu dis que j’ai faux ou écris un sophisme, tu fais comme moi. Partant de ton point de vue, tu remet en cause ma compétence, sans utiliser les mêmes mots certes, mais le résultat est identique. Cependant, je me contenterai juste de te renvoyer mon jugement en parlant de faux ou de sophisme de ta part. Je suis d’accord avec toi, inutile d’en dire plus pour soulager son égo comme je le fais.

          Ainsi, tu écris que mon texte est un sophisme, mais c’est faux. Ce qui te fais dire que c’est un sophisme, c’est que tu ne le comprend pas, et mon explication ci dessus souffre de trop de simplifications pour être bien comprise, surtout qu’en me relisant, j’ai fait un mauvais choix de mots.

          Je vais plutôt recopier un extrait de l’article écris sur agoravox pour étayer mon propos, sachant que même là, je vais à l’essentiel.

          «  »La particularité de l’humain, qui est une conséquence directe de son intelligence supérieure et qui le distingue fondamentalement des autres espèces animales, tient dans le fait qu’il reproduit, pour lui même, tous les types comportementaux observables dans toutes les espèces animales en plus de ses propres caractéristiques. Autrement dit, de l’herbivore jusqu’au carnivore en passant par le parasite et le charognard, la société humaine concentre toutes ces natures d’êtres pour se nourrir, avec leur techniques propres, quand chaque espèce animale se fonde sur un, voir plus rarement deux de ces mêmes comportements. De la même manière qu’il concentre tous les types de relations sociales, politiques et économiques observables dans la nature. Mais en plus, les moyens que lui donnent l’écriture pour mémoriser ses actes, le calcul pour les valoriser et la spécialisation qu’est l’artisanat lui permettant de coloniser la terre, lui donne les moyens de séculariser tant l’espace que le temps de vie des êtres. Dépourvu de prédateurs autre que lui même, il peut alors proliférer de manière exponentielle.

          Si on considère que dans le monde animal, le prédateur se situe au sommet de la chaîne alimentaire, c’est que s’il dépend de ceux qui sont en dessous de lui pour se nourrir, c’est celui qui les tues pour se nourrir. Autrement dit, contrairement aux autres, il s’empare du temps de vie de ses proies pour se nourrir, tant passé que futur.

          La différence essentielle entre la prédation animale et humaine tient dans le fait que ce dernier ne tue pas ou plus sa proie pour se nourrir, mais pour l’exploiter. C’est à dire, que le prédateur humain oblige sa proie à dédier tout ou partie de son propre temps de vie pour le nourrir, mais plus encore, pour sa jouissance personnelle, parce que débarrassé des contraintes liés à sa condition animale, celles-ci totalement assumés par la proie. Ici et toujours selon le principe de division fractale par changement d’échelle, ce qui est l’exception à la règle dans le règne animal, est la règle dans le règne humain.

          Du fait que l’humain concentre en lui même toutes les techniques animales a pour conséquence que, contrairement à ce qui peut être généralement observé dans le monde animal, le prédateur humain ne se contente pas d’exploiter les autres espèces, car il n’y aurait pas de différence fondamentale entre l’animal et l’humain, mais surtout, s’emploie à exploiter sa propre espèce, tout simplement parce que c’est celle qui dispose du plus fort potentiel à travailler et obéir. Autrement dit, le prédateur humain a su trouver les moyens d’exploiter ses congénères, là où les autres espèces ne le pouvaient pas, ou de manière exceptionnelle.

          Comme tu peux le voir, je ne nie pas l’évidence de la nature animale de l’humain, bien au contraire, mais le fait est que ses caractéristiques propres, les différences et l’ impact sur les autres espèces animales liés à ces caractéristiques, permet de dire que l’humain exerce un règne sur les autres espèces. Peu importe le temps de ce règne, la réalité montre qu’il s’agit d’un règne avec ces propres particularités, qui permettent de distinguer les règnes entre eux. Ici, j’admets que la démonstration demanderait d’être étayée par une thèse, mais il me faudrait en écrire deux pour que la démonstration soit complète et je n’ai pas la volonté, ni la prétention.

          Par contre, ton point 4 est un sophisme, parce que le but du capitalisme n’a jamais été la satisfaction des besoins de tout le monde, mais uniquement ceux de ses maîtres, soit, ceux que je nomme les prédateurs humains où encore une fois, si l’humain est du monde animal, alors, il faut considérer et distinguer le prédateur de l’herbivore à son niveau, sans cela, tu es en contradiction avec ton propos, puisque d’un coté tu affirme l’appartenance de l’humain au monde animal et là, par je ne sais quel miracle, il ne l’est plus. Non, soit il en fait partie et il y a le rapport prédateur/proie, soit il n’en fait pas partie et alors tu peux éliminer ce rapport.

          Pour ton point 5, là, tu inverse le sens, c ‘est le rapport prédateur/proie qui a engendré la lutte des classes. La preuve en est faites par l’évolution des rapports intérieurs aux communautés, passant du type communiste au type capitaliste où le but est de capitaliser le temps de vie d’autrui à son profit, la manière de « dévorer » la proie humaine par son prédateur lui aussi humain.

          Pour que le prédateur humain ne soit plus contraint par l’unité du groupe, il devait d’abord mettre en place les moyens (contraints par la nature) et ceux ci sont la division de l’activité au sein du groupe, quand elle était commune avant. Ainsi, c’est par la division de la communauté en trois classes qui au début n’étaient pas antagonistes, soit, l’activité guerrière (sécurité), artisanale (production) et spirituelle (médecine), sachant que la politique est ce qui relie ces trois activités fondamentales structurant la société et que sa séparation interviendra longtemps après, en fait, très récemment avec le « politicien de profession ». donc, sous la république moderne.

          La lutte des classes, a pour effet de produire l’évolution des rapports sociaux, politiques et là encore, la lecture faites, même et surtout par les opposants au système capitaliste est erronée, souffre d’une trop grande influence de l’enseignement biaisé, contrôlé par les maîtres du système. Par exemple, du point de vue du système et de son inertie, la période d’après guerre avec sa croissance économique exponentielle dont ont bénéficié les prolétaires, est l’exception dû a une conjecture exceptionnelle, pas la règle ! Reagan et Thatcher n’ont fait que remettre le système dans sa logique naturelle de prédation, rien d’autre.

          pour finir sur un autre de tes sophismes, la proie du capitaliste est l’ouvrier, tout simplement parce que c’est lui qui produit la plus-value. Sans lui, pas de plus -valu. Ce que tu écris vaut uniquement lorsque l’automatisation via la robotique permet d’obtenir la plus-valu sans l’ouvrier. Dans ce cas là, il en vient à vouloir supprimer l’ouvrier pour cause d’obsolescence. Après, parler de l’ouvrier comme humain du point de vue du capitaliste, du prédateur face à sa proie, là, je te renvoi à ton enseignement chrétien et à la religion !

          Répondre
  • avatar
    13 octobre 2018 à 15 03 33 103310
    Permalink

    Hervé Hum 13 octobre 09:04

    @Bécassine

    ce que vous dites est vrai pour une partie importante de la population US, la plus gavé de coca et de mac do et de pop corn en regardant des films de cow boy vantant le génocide des amérindiens comme un conquête héroïque.

    , mais ce n’est pas toute la population.

    En fait, on trouvera plus ou moins le même % là bas qu’ici ou encore, en Afghanistan ou ailleurs. Seules les conditions changent le %. Pour changer les %, faut changer de système fondé sur les rapports de dominations qui sont les mêmes partout dans le monde.

    Répondre
  • avatar
    13 octobre 2018 à 15 03 36 103610
    Permalink

    Hervé Hum 13 octobre 09:14

    Le « droit international », n’a jamais existé, parce que pour exister en tant que tel, il lui manque l’essentiel… La force, qui seule permet de le faire respecter en terme de devoir.

    La loi est toujours à celui qui détient la force, jamais l’inverse et dire que le droit sert à imposer la loi aux plus forts n’a absolument aucun sens, parce que la loi ne peut s’imposer à un plus fort face à un faible, que s’il y a une autre force supérieure, faisant de ce plus fort, un faible vis à vis de cette force supérieure, jamais dans un autre cas.

    En tant que professeur et affirmant la volonté d’informer et d’éveiller les conscience, continuer à parler de droit international alors que ce droit ne détient pas la force est tromper ses lecteurs et parler de la loi du plus fort comme si s’était quelque chose qu’on pouvait et devait changer, c’est aussi tromper ses lecteurs et les maintenir dans des mensonges.

    La loi nécessite la détention de la force, sans elle, il n’y a pas de loi qui tienne

    Répondre
  • avatar
    13 octobre 2018 à 15 03 37 103710
    Permalink

    Hervé Hum 13 octobre 11:01

    @Bécassine

    ..« . d’où le passage obligé par la dictature du prolétariat… »

    C’est une contradiction dans les termes, la dictature du prolétariat est impossible, sauf à considérer qu’elle doit être renversée.

    En effet, par définition, le prolétariat est la partie de la société qui ne possède pas l’outil de production, conséquence, en prenant le pouvoir, le prolétariat cesse d’exister et s’il continue d’exister, alors, c’est qu’il occupe illégalement le pouvoir et doit donc être remis à sa place de prolétariat. C’est le principe paradoxe d’Epiménide !

    Autrement dit, le prolétaire qui appelle à la dictature du prolétariat, milite contre lui même, ce qui est absurde !

    Il ne peut y avoir qu’un renversement des rapports économiques par le prolétariat en vue de sa propre abolition et la mise en place de la démocratie, c’est à dire, sans propriété, mais avec des citoyens responsables, c’est à dire, ayant la capacité de répondre de leurs droits et devoirs envers autrui (pas envers soi même, la responsabilité de soi n’a aucun sens puisque vis à vis de soi on est juge et partie, donc, souverain).

    Changer de mode de pensée, consiste déjà à remettre de l’ordre dans le sens des mots et la confusion qui permet de manipuler les cogito via le langage

    Répondre
  • avatar
    13 octobre 2018 à 15 03 42 104210
    Permalink

    @ Hervé Hum

    Voilà un point important qui nous oppose VOUS croyez que tout se résume et se résout par et dans les MOTS – le cogito – le langage – la pensée … l’idée comme si le monde réel était une projection de la pensée

    Moi je crois que la réalité concrète produit – enfante sa représentation dans la pensée qui ne peut jamais n’être qu’une abstraction (la pensée pas la réalité concrète) une imperfection de la réalité objective.

    Robert Bibeau htpp://www.les7duquebec.com

    Répondre
  • avatar
    13 octobre 2018 à 15 03 49 104910
    Permalink

    Robert Bibeau 13 octobre 16:37
    @Hervé Hum
    Totalement en accord avec toi Hervé notamment quand tu écris ceci :

    « Il ne peut y avoir qu’un renversement des rapports économiques par le prolétariat en vue de sa propre abolition et la mise en place de la démocratie, c’est à dire, sans propriété, mais avec des citoyens responsables, c’est à dire, ayant la capacité de répondre de leurs droits et devoirs envers autrui »

    D’accord aussi quand tu explicites simplement que LOI – DROIT = FORCE = POUVOIR REPOSANT SUR LA FORCE – LA PUISSANCE MILITAIRE en dernière alternative

    Ainsi en ces années-ci les noirs révoltés aux USA se le font rappelés tous les jours par les flics américains qui les tuent sur la rue devant les portables et les caméras de télé = exprès = afin de bien montrer à leurs frères de classe (avant d’être leurs frères de race) ce qu’il en coute de se révolter contre la classe hégémonique.

    Ainsi tu aurais pu indiqué que ce qui fait que des gens affamés ne pillent pas les supermarchés pleins de produits dont une bonne partie seront jetés et détruit c’est le fusil du policier – qui rappel aux affamés que le droit et la loi de propriété privé des aliments se transmet contre paiement en argent dont on prive les affamés qui ne trouvent pas à vendre leur propriété privé = leur force de travail contre salaire et les droits attachés à la monnaie que la loi cristallise et que le policier fait respecter par la force (L’armée si requis quant trop de prolétaires se révoltent comme aux Philippines après le tsunami récent).

    Nous nous approchons de plus en plus du 50% D’affamé mondialement parlant s’entend et alors il y aura une bascule planétaire que vous n’imaginez même pas

    Merci de ton excellent post

    Robert Bibeau Éditeur http://www.les7duquebec.com

    Répondre
  • avatar
    27 octobre 2018 à 14 02 34 103410
    Permalink

    DE Luc Michel

    http://www.eode.org/luc-michels-geopolitical-daily-revue-de-presse-73e-a-g-des-nations-unies-constat-dune-faillite-generalisee-sur-les-7-du-quebec/

    http://www.lucmichel.net/2018/10/12/luc-michels-geopolitical-daily-revue-de-presse-73e-a-g-des-nations-unies-constat-dune-faillite-generalisee-sur-les-7-du-quebec/

    http://www.panafricom-tv.com/2018/10/12/luc-michels-geopolitical-daily-revue-de-presse-73e-a-g-des-nations-unies-constat-dune-faillite-generalisee-sur-les-7-du-quebec/

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *