Québec solidaire et le salaire minimum à 16$

Québec Solidaire s’explique sur la proposition d’un salaire minimum à 16$

Raymond Viger Dossier Économie, Politique, Internet

Le 28 mars dernier, je publie un billet prenant position contre la proposition de Québec Solidaire présentée par Amir Khadir. Christian Dubois, conseiller du député de Mercier Amir Khadir, fait un commentaire rapide pour tenter d’expliquer la position de Québec Solidaire sur le salaire minimum à 16$.

Pour comprendre la proposition de Québec Solidaire, je questionne son commentaire. N’ayant pas de réponse, je publie un 2e billet invitant le conseiller d’Amir Khadir à finir ce qu’il avait commencé.

Suite aux interventions des internautes Ubbergeek et Richard Langelier qui attendent une réponse de Québec Solidaire à ma question, le débat se poursuit alors sur le blogue de Françoise David. La modératrice du blogue de Françoise David, Mme Anne-Marie Provost prend la relève.

Mme Provost invite alors Darwin pour prendre le contrôle du débat et de la réflexion sur le salaire minimum à 16$ proposé par Québec Solidaire. Darwin le fait en son nom personnel et non pas au nom de Québec Solidaire. Voici la synthèse des explications présentée par Darwin:

Québec solidaire a adopté à son dernier congrès une résolution qui vise à porter le salaire minimum au niveau du seuil de faible revenu (actuellement 10,66 $) dans un premier temps et de l’augmenter graduellement (en quinze ans, par exemple) à 50 % au dessus de ce seuil du faible revenu (actuellement 15,99$).

Le premier objectif de cette hausse du salaire minimum est d’améliorer les conditions de travail des travailleurs et surtout travailleuses qui occupent des emplois payés à ce salaire. En effet, ces personnes occupent souvent les postes les plus précaires sur le marché du travail : temps partiel, emplois temporaires, pas de syndicat, horaires brisés, arbitraire patronal, etc. Son deuxième est de réduire la pauvreté et les inégalités de revenu.

Selon moi, cette hausse n’entraînerait globalement pas de baisses d’emplois en raison des manques de main-d’œuvre qui surviendront au cours des prochaines années à la suite des retraites massives des babyboomers. Une hausse du salaire minimum attirerait en effet beaucoup de personnes sur le marché du travail, personnes qui ne seraient pas intéressées à travailler à des salaires moindres, ce qui permettra de pouvoir des postes qui ne l’auraient pas été sans cette hausse. En plus, d’autres propositions adoptées au congrès de Québec Solidaire élimineraient les subventions aux grandes entreprises, ce qui permettrait d’augmenter fortement les aides gouvernementales aux PME et aux organismes de l’économie sociale qui seraient les premières à devoir faire face à des hausses de dépenses en raison de la hausse du salaire minimum.

Le sensationnalisme des médias

Quand on voit cette explication et qu’on relit celle présentée par les médias, il y a des nuances majeures. Les médias ont insisté sur l’objectif final, se limitant de titrer que Québec solidaire voulait un salaire minimum à 16$ de l’heure sans mentionner qu’il se ferait progressivement sur une période d’une quinzaine d’années.

À partir de quelques journalistes qui lancent la nouvelle, beaucoup d’autres médias et journalistes se contentent de faire écho à ce qui est déjà lancé créant ainsi en bout de ligne de fabuleuses légendes urbaines. Et les médias sociaux ne font qu’amplifier cette dure réalité.

Est-ce que les médias qui ont couvert cette nouvelle ont versé dans le sensationnalisme? La question du sensationnalisme dans les médias demeurent constamment présente.

Salaire minimum régional

Une chose est ressorti de ce débat. Le seuil de pauvreté n’est pas le même d’une région à l’autre. En zone urbaine, le coût de la vie est supérieure à plusieurs régions. En se basant sur le seuil de pauvreté pour chacune des régions du Québec, cela pourrait déterminer un salaire minimum différent d’une région à l’autre.

Cela pourrait-il inciter certaines entreprises à s’installer en région? Peut-être une façon de faire d’une pierre deux coups. Revitaliser les régions tout en permettant aux travailleurs d’avoir un salaire décents.

Qui représente Québec Solidaire dans les réseaux sociaux

Autre fait qui demeure assez spécial. Même si le débat c’est fait sur le blogue de la représentante officielle de Québec Solidaire, Françoise David, que j’ai été interpellé par le conseiller d’Amir Khadir et que la modératrice du blogue de Françoise David a pris part au débat, il a fallu inviter Darwin, sur le blogue de Françoise David, pour venir expliquer son interprétation  »personnelle » de la proposition de Québec Solidaire.

Est-ce parce que personne à Québec Solidaire n’était capable de le faire? Pourquoi une interprétation personnelle et non pas une explication officielle de Québec Solidaire? Sur ces points, le mystère continue de planer. Je félicite tout de même Darwin d’avoir pris ce temps pour clarifier la situation.

Est-ce que notre système politique met en danger la démocratie?

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20 pensées sur “Québec solidaire et le salaire minimum à 16$

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    23 avril 2011 à 1 01 28 04284
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    Un salaire minimum légal et obligatoire est une interdiction de travailler aux ceux qui ont une « trop » faible productivité. Ceux qui sont « trop » vieux ou « trop » jeune, ou pas en assez bonne santé, ou pas assez diplômé, ou pas assez expérimenté, ou ceux qui parlent mal la langue du pays. A tous ceux-là, la loi leur dira qu’ils ne sont pas dignes de travailler dans ce pays. Salauds de pauvres, vous n’existez pas! Ne travaillez pas en plus. La pauvreté ne doit pas exister! Alors n’existez pas non plus! Vous n’avez aucune utilité sociale! Crevez de désespoir! On s’en fout. Détruisez-vous dans l’alcool ou dans la drogue. On va vous former dans des centres étatiques pour vous mettre au niveau physique et intellectuel de notre glorieuse nation! Ben oui, vous êtes des sous-hommes! Vous êtes si cons et inutile, au fond! On va vous faire une campagne publicitaire de solidarité pour convaincre le peuple que vous n’est pas si inutile qu’on le dit!

    Ils souffriront de se savoir indignes de travailler. Certains se révolteront. Et, amha, ils auront raison de se révolter. Mais ils se tromperont d’ennemi. On ne transige pas avec la dignité humaine. On ne transige pas avec le droit de travailler. Ils seront délinquants. Nous connaissons bien ce phénomène social en France.

    Il faut être ignorant des lois de l’économie pour imaginer qu’un salaire minimal augmenterait les salaires des plus pauvres. La loi de l’offre et de la demande nous enseigne qu’une petite minorité de pauvres sera payée un peu plus. Et une majorité de pauvres, inadaptés de la loi, se retrouveront sans travail, frappé par la douleur de l’humiliation. Ils perdront leur raison de vivre et d’espérer.

    Vous aviez dit « solidaires »? La solidarité est une décision individuelle. Sinon, c’est la violence faite aux autres qui pensent différemment. Et oui, certains préfèrent être solidaires de ceux qu’ils connaissent, qui soufrent et qu’ils aiment. D’autres étatistes, ou qui rêvent d’avoir du pouvoir politique, rêvent de leur prendre l’argent de certains pour le donner à d’autres.

    Une autre loi économique, dite loi de destruction totale, prouve que toute subvention induit indirectement, dans le pays, une destruction de richesse égale au montant de cette subvention.

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    23 avril 2011 à 12 12 15 04154
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    @Raymond Viger –
    « En zone urbaine, le coût de la vie est supérieure à plusieurs régions. En se basant sur le seuil de pauvreté pour chacune des régions du Québec, cela pourrait déterminer un salaire minimum différent d’une région à l’autre. »

    La proposition d’un salaire minimum régional me semble un peu surréaliste. Surtout que les régions ne sont même pas homogènes à l’intérieur de leurs frontières.

    Parlons de l’Abitibi – Témiscamingue. On y trouve Val d’Or, avec un taux de vacance de o.0%, Rouyn-Noranda, avec un taux de 0.2%, mais on y trouve aussi des villages (surtout dans l’Est du Témiscamingue) qui se vident et où le taux d’inoccupation des loyers est effarent.

    De la fin des années 90 à 2009, il ne s’est construit AUCUN logement locatif à Rouyn-Noranda; en 2010, il s’en est construit plus de 250 (dont 120 résidences étudiantes) mais le taux d’inoccupation est demeuré au même niveau [population 40000]. Pourquoi? Parce que l’économie surchauffe à Rouyn et Val d’Or (boom minier), alors que pour des tas de raisons, l’économie périclite et la population décroit dans le Témiscamingue, essentiellement rural.

    Vous proposez un salaire minimum régional. Soit. Mais une mesure qui serait bonne pour Belleterre, au Témiscamingue, ne le sera pas pour Val d’Or, en Abitibi. Proposerez-vous alors de scinder l’Abitibi-Témiscamingue en deux régions? Et tant qu’à y être, vous croyez que la situation est la même dans les quartiers Hochelaga-Maisonneuve et St-Laurent, à Montréal?

    = = =

    Quant au coup de la vie, sachez qu’à Rouyn, vous paierez plus cher qu’à Montréal pour votre véhicule, pour votre nourriture, pour une livre de clous et même pour un 2×4 en épinette provenant des forêts abitibiennes! Vous paierez également plus cher pour un service téléphonique de moindre qualité (filaire et cellulaire), et vous paierez davantage qu’à Montréal pour une connexion internet moins rapide. Par contre, votre avocat vous coûtera moins cher qu’à Montréal.

    Vous affirmez, monsieur Viger, mais il vous faudrait relativiser…

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    23 avril 2011 à 14 02 59 04594
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    « Pourquoi une interprétation personnelle et non pas une explication officielle de Québec Solidaire? »

    Parce que cette « solution » n’a aucun sens.

    Elle ne diminue pas du tout le niveau de pauvreté des « vraiment pauvres » qui sont des sans-emplois.

    De plus, établir différents niveaux de pauvreté aux régions résulterait en un niveau de pauvreté plus élevé pour ces régions, puisque le transport des denrées y est plus coûteux (Les gens ne sont pas des bestiaux qui mangent de l’herbe). Ce qui n’inciterait pas du tout des entreprises à s’installer en région.

    De plus, imaginez la situation d’un marché d’alimentation, desservant un village de 200 familles, obligé de payer ses employés à 16$ de l’heure? Même lui ne restera pas en région!!!

    Cette proposition n’a pas une once de réflexion sérieuse pour l’appuyer. Elle n’est que du « bla-blaisme » politique aigü, digne du 32% de QI que l’on remarque partout chez les élus.

    Amicalement

    Elie l’Artiste

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      24 avril 2011 à 9 09 38 04384
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      Bonjour L’artiste.

      Vous avez raison de dire que de mettre le salaire minimum dans les régions à 16$ de l’heure comme le suggère Québec Solidaire risque de rendre pénible la création d’emploi au point d’en perdre. C’est pourquoi je propose à Québec Solidaire de se raviser et d’opter pour un salaire minimum régional qui favoriserait les régions et la création d’emploi.

      Québec Solidaire a proposé un salaire minimum à 16$ de l’heure pour l’ensemble du Québec. Personne à Québec Solidaire n’était capable d’expliquer au nom de Québec Solidaire leur propre position. C’est une réalité qui est vraiment surprenante. J’ai remarqué que plusieurs adeptes de Québec Solidaire sont en faveur de la proposition du parti mais qu’ils essayent de l’expliquer ils bégayent sans vraiment la comprendre.

      Raymond Viger

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        24 avril 2011 à 10 10 32 04324
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        Moi, je suis membre du parti, mais je suis socialiste. Alors ce genre de propositions…., je les vois un peu comme des «plasters» sur le Titanic.

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            24 avril 2011 à 11 11 15 04154
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            Une injection massive de capitaux pour élaborer des coopératives, où l’entrepreneur aura sa place, sans toutefois pouvoir y percevoir un capital sur le labeur d’autrui.

            N’empêche. Les décisions doivent se prendre localement, et les moyens de production doivent appartenir aux locaux, mais surtout, aux travailleurs, afin que cesse l’exploitation et de là, la concentration de la richesse que pourtant, ces mêmes exploités créent de leur labeur, ironiquement.

            Il ne faut pas nécessairement nationaliser donc, et passer plutôt, directement aux conseils ouvriers populaires, et en ce sens, les coopératives sont un bel exemple de respect des intérêts des localités ou des régions.

            Les impôts ne devraient servir, précisément, qu’à cette élaboration, et pour nos services indispensables, voire la santé, l’éducation et les moteurs de créativité et JAMAIS, l’intérêt mercantile, qui ne fait de toute façon aucun sens au plan humain dans son aboutissement.

            Les dogmes du système économiques nous dictent en ce moment même ce dont on devrait se passer, comme nos soins, alors que ce que l’on quémande, c’est ironiquement ce que l’on produit. Moi, je n’ai aucun moyen d’acquérir ce que je «réceptionne» là où je me fais exploiter. Et c’en en devient pathétique, puisque je réceptionne des bidules faits à même le labeur d’autres exploités, qui comme moi, enrichissent leurs exploitants à moindre coûts encore que je ne le fais.

            Tant que le système capitaliste sera, il y aura concentration de la richesse au sein de la minorité possédante. C’est inévitable, voire notre débat à monsieur David et moi, sur la question…

            Bref, je commencerais par mettre en place des fonds pour destinés à financer l’élaboration de divers moyens de production, ceux-là, coopératifs. Et autant que possible, l’éducation du prolétariat devrait aller de pair. la gestion d’entreprise ne devrait pas être isolément destinée aux gens d’affaires, mais également aux travailleurs entrepreneurs de ces nouvelles entreprises coopératives. Il faudrait donc d’emblée, encadrer le prolétariat (les salariés) pour ce.

            Il faut également tout d’abord, commencer par ce qui est indispensable à la consommation, ensuite viendront les nécessités futiles, comme les babioles et les luxures.

            Mais déjà, dans un système préconçu pour éviter les concentration de la richesse au sein d’une minorité parasitaire, ce nouveau conditionnement, comme en appelait Hervé Kempf dans on livre «Comment les riches détruisent la planète…», donnerait un nouveau sens du partage, et stopperait, limiterait à tout de moins, les injustices sociales découlant elles-mêmes des injustices économiques, indéniablement. Et dès lors, nous pourrions commencer à entrevoir des changements de société, comme un affaiblissement des uns à toujours vouloir avoir plus que les autres.

            Dans un système ne répartissant pas la richesse, il est tout à fait normal que l’opportunisme y gagne sa place.

            Mais dans un système allant vers une meilleure répartition de la richesse, selon les véritables mérites des créateurs de celle-ci, il y aurait certainement moins de criminalité, ou d’opportunisme visant toujours à profiter du malheur d’autrui, d’où le fameux proverbe «malheur des uns fait le bonheur des autres…».

            Donc, en perspectives, coopératives, partout dans les régions. Un effort considérable à conditionner le prolétariat aux bienfaits de ces changements et aux bienfaits de s’occuper soi-même de ses moyens de production, de ses gagne-pain.

            Bon, je vous laisse monsieur Viger, je dois aller me préparer, souper en famille, visite chez le beau-père, la joie quoi.

            Bonne fin de semaine!

            Solidairement.

            Sylvain Guillemette

            Alternative socialiste (Québec-solidaire)

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            24 avril 2011 à 11 11 38 04384
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            « Et c’en en devient pathétique, puisque je réceptionne des bidules faits à même le labeur d’autres exploités, qui comme moi, enrichissent leurs exploitants à moindre coûts encore que je ne le fais. »

            Curieux parce que si je regarde autour de moi, ce que j’ai est en majorité fait par des « machines ».

            Et plus on évolue technologiquement, plus les machines remplace le travailleur.

            On devra bientôt faire une section d’adhésion socialiste « machines », pour défendre les droits de ces  » travailleurs exploités ».

            Amicalement

            Elie l’Artiste

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      24 avril 2011 à 10 10 31 04314
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      «Parce que cette « solution » n’a aucun sens.»

      Si c’est sensé que le patron se paie une Cadillac avec les profits qu’il a tiré du labeur d’autrui, cet autrui qu’il aura donc exploité de son labeur, c’est sensé de prendre le montant nécessaire à l’achat de cette Cadillac et de le diviser parmi les exploités. Selon un socialiste en tout cas, qui ne croit pas aux mérites du bourgeois d’exploiter le labeur d’autrui, du prolétaire, du salarié en l’occurrence.

      En fait, là où je trouve l’initiative ridicule, c’est que Q-s tente de réformer et de rendre plus humain ce qui ne peut pas être plus humain, soit le capitalisme. Quand les salaires grimperont, c’est parce que les parasites pourront reprendre ce capital autre part. Les prolétaires ne pourront jamais gagner à ce jeu, il faut abolir le capitalisme. «Patcher» le Titanic ne sert à rien…

      «De plus, imaginez la situation d’un marché d’alimentation, desservant un village de 200 familles, obligé de payer ses employés à 16$ de l’heure? Même lui ne restera pas en région!!!»

      Et voilà, cela ne fait aucun sens. La p’tite PME, dont même l’exploitant ne tire pas tant de profits, ne pourra jamais se le permettre. C’est le système économique qu’il fauter revoir, et non des modalités ici et là, dans ce même système. Le capitalisme ne répond pas aux besoins humains. Point final.

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        24 avril 2011 à 11 11 02 04024
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        « c’est sensé de prendre le montant nécessaire à l’achat de cette Cadillac et de le diviser parmi les exploités. »

        Excxellente idée; il ne me manque pas beaucoup pour m’acheter une Cadillac; et toi?

        « C’est le système économique qu’il fauter revoir,… »

        Je ne crois pas. C’estb plutôt l’échelle de valeur psychologique qu’il faut revoir. J’en reparlerai bientôt.

        Quel que soit le système en place, s’il est composé de la mentalité actuelle de nos citoyens, il ne fonctionnera pas.

        « Le capitalisme ne répond pas aux besoins humains. Point final. »

        Peut-être pas si final que ça. Le système capitaliste produit de l’enrichissement incontournable. Que cet enrichissement soit dévié vers d’autres buts que la survie de tous les individus, n’est pas le résultat du système capitaliste; c’est le résultat des erreurs et des choix des autorités gouvernementales qui ne prennent pas leurs responsabilités.

        La machine qui fabrique des bonbons n’est pas responsables des dents cariées. Celui qui bouffe les bonbons sans se contrôler est le seul responsable.

        Amicalement

        Elie l’Artiste

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          24 avril 2011 à 11 11 33 04334
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          «Que cet enrichissement soit dévié vers d’autres buts que la survie de tous les individus, n’est pas le résultat du système capitaliste; c’est le résultat des erreurs et des choix des autorités gouvernementales qui ne prennent pas leurs responsabilités.»

          Lisez Hervé Kempf, «Comment les riches détruisent la planète». Les autres, en bas, veulent être comme ces autres, en haut. Inévitablement, des détours et des raccourcis sont offerts au prolétariat exploité par ceux d’en haut.

          D’autre part, il est assez aberrant que ceux et celles qui créent ces richesses, en conjuguant leur force de travail aux moyens de production de leurs exploitants (que ceux-ci peuvent s’approprier parce qu’ils possèdent les capitaux nécessaires pour ce préalablement…), n’aient pas les moyens nécessaires pour acheter une bonne part de ce qu’ils créent. Ironiquement, les créateurs de richesses quémandent ce qu’ils créent.

          «Excxellente idée; il ne me manque pas beaucoup pour m’acheter une Cadillac; et toi?»

          Mon patron en a quelques unes, et fait des millions par année. Nous en sommes à la troisième génération d’exploitants, ils s’en sont payés, eux, des Cadillac.

          Moi, je n’ai pas un sou à mettre sur une telle bagnole. Je dois, comme les autres exploités du Québec, me taper les coûts de la vie, tout en me faisant exploiter.

          «Je ne crois pas. C’estb plutôt l’échelle de valeur psychologique qu’il faut revoir. J’en reparlerai bientôt.
          Quel que soit le système en place, s’il est composé de la mentalité actuelle de nos citoyens, il ne fonctionnera pas.»

          Je ne suis pas d’accord d’emblée, puisque le capitalisme est un pantet exemple de jeu dont les dés sont pipés par ceux qui y sont avantagés. Autrement dit, le capitalisme crée d’emblée ces inégalités économiques d’abord, qui créent elles-mêmes des inégalités sociales par conséquent. C’est une observation que vous ne pouvez démentir, admettez-le.

          «La machine qui fabrique des bonbons n’est pas responsables des dents cariées. Celui qui bouffe les bonbons sans se contrôler est le seul responsable.»

          Non, mais cette machine est à tout de moins responsable du fait que seul les propriétaires de la machine en tirent profit, sur l’exploitation du labeur des salariés, lesquels conjuguent leur force de travail à la machine pour créer ces bonbons. Ces propriétaires en l’occurrence, s’en mettent plein les poches, au détriment des autres, de la majorité laborieuse qui crée la «machine» et qui l’usent de sa force de travail.

          Oui, c’est bel et bien le système capitaliste le problème, et non pas les machines. Les usines, elles, peuvent appartenir aux travailleurs, et ces derniers décideront bien de ce qu’ils feront de ces usines; des bonbons, ou des denrées utiles. Cela n’a aucun lien avec le problème de la répartition de la richesse, qui n’existera jamais sous le diktat des propriétaires bourgeois, lesquels dépendant indéniablement des travailleurs.

          Quant au contraire, les travailleurs, eux, ne dépendent que des capitaux des bourgeois, et c’est bel et bien le système capitaliste qui concentre ces capitaux au sein de cette minorité parasitaire, devenant les seuls potentiels acteurs économiques d’un tel système élaboré par eux, et pour eux.

          Nous, prolétaires, salariés, ne dépendons pas des bourgeois. Ce sont eux qui dépendent de nous. S’ils ne sont plus là, nous avons faim quand même et pouvons donner à la machine un autre sens, nous pouvons lui faire faire autre chose que des bonbons. Alors que les bourgeois, eux, ne pourraient pas se passer de la force de travail des salariés, qu’ils conjuguent aux moyens de production qu’ils ont pu acquérir parce qu’ils en avaient les moyens. Encore faudrait-il préciser que mêmes ces moyens de production furent élaborés par la force de travail des salariés.

          Bon, je dois vraiment quitter. Au revoir monsieur Lefebvre. On m’appelle, j’entends les «papa!, regarde mon chocolat!» et ma femme qui me dit que j’ai dépassé mon temps là…

          Solidairement, et sincèrement,

          Sylvain Guillemette

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            24 avril 2011 à 11 11 48 04484
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            « Oui, c’est bel et bien le système capitaliste le problème, et non pas les machines. Les usines, elles, peuvent appartenir aux travailleurs, et ces derniers décideront bien de ce qu’ils feront de ces usines; des bonbons, ou des denrées utiles.  »

            Mais si chacun des travailleurs discute de la décision à prendre en donnant leur point de vue terminé parr: POINT FINAL, la production va être ralentie assez longtemps avant qu’une décision soit prise.

            L’avantage du Capitalisme est que ce POINT FINAL est dit par UNE SEULE PERSONNE et s’il fait erreur, normalement le système capitaliste lui fait faire faillite.

            À moins qu’un gouvernement socio-capitaliste lui fournissent des fonds qui assureront le « moyen de survie » (lire le travail) aux employés de la compagnie en faillite.

            Un système économique qui ne posède pas des moyens de recyclage (possibilité de faillite) est un système bloqué dans son évolution.

            Un système économique appuyé par un système politique qui élimine l’obligation de recyclage continuel est un système politi

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            24 avril 2011 à 11 11 48 04484
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            …est un système politique qui ne peut pas durer.

            Amicalement

            Elie l’Artiste

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    24 avril 2011 à 10 10 25 04254
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    «Est-ce parce que personne à Québec Solidaire n’était capable de le faire? Pourquoi une interprétation personnelle et non pas une explication officielle de Québec Solidaire? Sur ces points, le mystère continue de planer. Je félicite tout de même Darwin d’avoir pris ce temps pour clarifier la situation.»

    Parce que madame David n’était peut-être pas mandatée pour ce, rappelez-vous que madame David n’est qu’une porte parole et que si la décision manquait d’argumentaire valable, elle n’a peut-être pas voulu défendre avec vigueur ce point, plutôt que d’autres.

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      24 avril 2011 à 11 11 09 04094
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      « Parce que madame David n’était peut-être pas mandatée pour ce… »

      Dans ce cas, si personne ne peut expliquer rien, c’est à être rejeté…POINT FINAL!

      J’espère que c’est comme ça qu’on doit faire si on veut défendre les citoyens???

      J’appends seulement à me « socialiser » tranquillement. POINT FINAL! (J’aime ça, cette façon d’échanger; ça rend les discussion plus simple). (Y)

      😉

      Amicalement

      Elie l’Artiste

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    25 avril 2011 à 13 01 06 04064
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    Papitibi marque un point…. Une évaluation selon la région deviendrait vite plus problématique que salvatrice.

    Cependant, des inégalités sont belles et bien présentes. Je crois que des mesures spécifiques au besoin ( peu importe la région ) serait plus appropriées. ( Ex. un systeme de justice plus accessible a tous, et une aide ( comme le principe d’une assurance ) plutôt qu’une hausse de salaire , « au cas où ils auraient besoin d’y avaoir recours ». Comme ça, l’aide seraient véritablement utilisée a des fins de justice et non pour payer autre chose. Cette assurance pourrait être calculée selon l’endroit, le revenu, etc et utiliser afin de « normaliser » les côuts.

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    29 avril 2011 à 18 06 19 04194
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    16$ !!? C’est bien peu. J’espère qu’un QS au pouvoir accélérerait son plan.

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    30 novembre 2011 à 13 01 24 112411
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    il faudrait une loi qui augmenterai tous les autre salaire en même temps que le salaire minimum car le problème finira par revenir et sans oublier ceux don cela fait plusieurs année qui son aux même endroit et qui se font rattrapé par le salair minimum

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    1 décembre 2011 à 18 06 04 120412
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    Les «autres salaires» pourraient continuer leur cours normal, c’est-à-dire être négocié là où les travailleurs et travailleuses sont organisé-e-s (syndiqué-e-s). Je ne vois pas le problème. L’augmentation du salaire minimum n’enlève rien aux autres travailleurs. Il faudrait parler aussi du salaire maximum. Lui il en enlève à tout le monde.

    Répondre

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