QUEL EST LE PROBLÈME AVEC LES PROFITS ?

Par Robert Bibeau. Producteur. Http://www.les7duquebec.com

 

Dans un article intitulé « Les problèmes avec les profits trop élevés » le journal financier The Economist s’inquiète du niveau de profit engrangé par les multinationales ayant leur siège social aux États-Unis. Les tableaux ci-dessous montrent l’évolution de ces profits à travers l’histoire et par catégorie d’entreprises.

 

profit2

 

Un capitalisme de plus en plus oligarchique ?

Pourquoi s’étonner que les oligopoles deviennent de plus en plus grands et puissants puisque c’est la loi inéluctable de l’économie politique capitaliste ?  Le capital appelle le capital dans une roue sans fin jusqu’à l’implosion du système d’accumulation. Pourquoi s’offusquer que les profits soient en hausse, ce qui apparemment contredit la théorie marxiste de la baisse tendancielle du taux de profit moyen ? Davantage de profits ne devrait-il pas générer davantage d’investissement et plus d’emplois ?

 

Le journal The Economist écrit : « L’Amérique était une terre d’opportunité et d’optimisme. Maintenant, l’opportunité semble être réservée à l’élite : deux tiers des étatsuniens croient que l’économie est pipée en faveur d’intérêts particuliers (…) le retour sur investissement des entreprises est 40% plus élevé à domicile qu’à l’étranger (…) L’Amérique est censée être le temple de la libre-entreprise. Elle ne l’est pas » conclu l’analyste du journal financier. Il ajoute : « Le problème vient d’un manque de concurrence, du fait d’une vague de 10 000 milliards de dollars US de fusions donnant un pouvoir excessif à quelques oligopoles gigantesques sur le marché boursier. Il note aussi que les grandes plateformes techniques comme Google, Facebook, Microsoft, Apple, Uber, Alibaba, doivent être étudiées de près : « elles peuvent bien ne pas être encore des monopoles en captation de rentes, mais les investisseurs les valorisent comme si elles allaient un jour le devenir » et le journal financier accuse certains actionnaires d’entreprises concurrentes de pousser à des formes d’ententes de non-concurrence. Suis un dossier ou le scribe rappelle le niveau record des profits et la concentration grandissante d’actifs sur les marchés boursiers. Le journal pointe aussi l’anomalie du maintien d’un tel niveau de profits, quand, dans l’histoire, les pics étaient rapidement suivis d’une forte baisse. Et c’est ici que The Economist sort le chat du sac.

 

Le quotidien londonien en appelle à plus de concurrence et moins de règlements sur les marchés boursiers. En effet, les règlements bancaires mondiaux entravent les capacités, pour les multinationales n’ayant pas leur siège social aux États-Unis ou en Europe, de pénétrer aisément le marché bancaire occidental pour venir y mener la guerre financière aux dangereux oligopoles technologiques accaparant tout le capital circulant et même davantage, à savoir, du capital fictif et évanescent (de la monnaie crédit sans valeur), une bombe à retardement de destruction massive déposée sur le parquet des bourses mondiales pleurniche le journal financier.

 

The Economist n’est pas devenu l’organe officiel de la gauche occidentale, détrompez-vous. Le journal joue simplement son rôle de « lanceur d’alerte » auprès de sa classe capitaliste hégémonique. D’abord, il est plus qu’étrange que la récession s’éternisant aux États-Unis, comme dans tout l’Occident, et la production globale stagnant – les profits soient de 16 % sur investissement en cette période de récession prolongée ! D’où émane cette plus-value transformée en profit, en intérêt et en dividende sur investissement puisqu’il y a de moins en moins d’investissement ?  Viendrait-elle des opérations d’émission d’argent de Monopoly (monkey money), ces Quantitative Easing, et ces crédits bancaires que les banques centrales et les banques de second rang essaiment à tout vent (FED et BCE, Banque du Japon, Banque de Chine, etc.) ?

 

Il y aura nécessairement un prix élevé à payer quand la bulle financière éclatera inéluctablement pense le graphomane du quotidien financier. Ayant capté d’immenses valeurs capitalistiques, dont certaines ne sont que de la monnaie de crédit adossé à une pyramide de Ponzi, des montages financiers de titres toxiques fictifs dérivés (de l’emprunt sur de la plus-value anticipée qui risque de ne jamais se matérialiser), des millions de porteurs seront jetés sur le pavé en moins d’une journée, ce qui aura des répercussions sur l’ensemble des marchés boursiers et particulièrement sur les titres manufacturiers qui seront alors en manque de liquidité – alors qu’ils en disposent d’une surabondance présentement – et seront coupés de leurs marchés effondrés. Ce krach s’amorçant aux États-Unis, les autres marchés boursiers, ceux de Chine et de Russie notamment, moins bien intégrés au vaste marché financier occidental par la faute de l’Occident qui les boycotte, bénéficieront de cet avantage pour fermer leurs marchés aux secousses sismiques américaines et européennes. Le boomerang financier de l’isolement se retournera contre les boursicoteurs et contre les « banksteurs » occidentaux qui seront les premiers à casquer avertit l’analyste financier. À contrario, les titres manufacturiers inscrits dans les bourses chinoises, russes, indiennes renchériront et les monopoles manufacturiers (producteurs de plus-value) de ces pays « émergents » en profiteront pour s’emparer des marchés qui leur étaient jusqu’là fermés. Autant dire l’apocalypse pour l’Amérique.

 

Ne parlons pas de la déflation et du dollar US en chute libre, qui ne sera plus que l’ombre de lui-même, délaissé par tous y compris dans sa mère patrie (1). La Grande dépression à l’horizon dont bénéficieront les concurrents qu’ils seraient bons d’attacher immédiatement au char étatsunien plutôt que de les laisser naviguer librement. C’est la politique que préconise Donald Trump si vous ne le saviez pas « Laissez venir à moi nos plus grands concurrents que nous les étreignons fortement » disaient le capo di capi de la mafia financière.

 

Ce scénario catastrophe anticipé par les scribes du journal The Economist montre bien que ce ne sont pas les actionnaires ni les États bourgeois qui font la loi – ni les lois – du mode de production capitaliste. Ces lois sont inscrites dans le code génétique du système et le rôle des analystes bourgeois est de les comprendre et de lancer des alertes pour tenter de parer les coups anticipés ou du moins d’en amoindrir ou d’en répartir les retombées catastrophiques sur le plus grand nombre d’agents économiques – sur la classe des travailleurs salariés en priorité. Le journal lance l’alerte, l’unité des banquiers du monde entier doit être recréer, et les profits doivent répartis entre les mieux-nantis de tous les pays face à l’insurrection populaire appréhendée qui pourrait dégénérer en révolution prolétarienne avertit le plumitif.

 

profit

 

Les prolétaires du monde entier n’ont que faire de ces « alertes » aux profits bidons, non plus que de la chasse à l’évasion fiscale dans les paradis offshores où des monceaux de capitaux sans valeur transitent pour se purger de leur « citoyenneté » (2). La classe prolétarienne en prend acte comme d’un signe avant-coureur de la déflation qui précèdera la Grande dépression qui précèdera la prochaine guerre mondiale et alors nous serons en position de profiter de l’occasion pour chasser ces oligarques, les petits bourgeois à leur solde, et pour abattre ce mode de production décadent ?

 

 

Références :

 

(1)   http://www.les7duquebec.com/7-au-front/deflation-le-dernier-tourment-avant-la-grande-depression/

(2)   http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-panama-papers-la-fraude-frauduleuse/

 

 

36 pensées sur “QUEL EST LE PROBLÈME AVEC LES PROFITS ?

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    4 mai 2016 à 12 12 57 05575
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    Camarade, il ne faut pas confondre « profit » avec le taux de profit ou « rendement sur capital investi ».

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      31 mai 2016 à 0 12 57 05575
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      Robert
      Nous avons déjà longuement discuté sur la baisse du taux de profit toujours compensée par la masse de profit, c’ est le propre des gains de productivité, de la concentration et centralisation du capital. C’est aussi une des raisons qui fait que nous nous opposons a l’idée de « décadence » ou de période ascendante et descendante du capital. Ce dernier ira jusqu’ au bout de ce qui le détermine (le profit toujours en hausse) puis la crise toujours plus catastrophique.
      G.Bad

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    4 mai 2016 à 13 01 45 05455
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    Je ne crois pas avoir confondu PROFIT (ici dans l’article du Economist on traite de la masse de profit et on fait un commentaire sur le taux plus élevé aux USA) et taux de profit – ma critique de l’article stipulant justement que si la masse augmente (apparemment) le taux moyen lui diminue.

    En plus j’attire l’attention sur le fait que les profits sur actions cotés en bourse ne sont pas des profits – puisque le fruit d’une spéculation boursière à crédit – qui s’évaporera dès le commencement du krash boursier anticipé.

    Pour ce qui est de « rendement sur capital investi » je ne comprends pas le sens de ta remarque – je n’en fais aucunement mention dans l’article mais tu as certainement une idée que j’aimerais bien lire en effet.

    Merci de ton commentaire

    Robert Bibeau Producteur Les7duQuebec.com

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    4 mai 2016 à 16 04 03 05035
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    inversement, si c’est la chine ou la russie qui sont touché par un éclatement de bulle, les états unis seront ils protégés dans un premier temps?

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      4 mai 2016 à 16 04 44 05445
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      Dans un premier temps que le krash vienne des USA ou de Chine ou de Russie ou des parquets européens toutes les bourses du monde seront affectées par ricochet ou directement car toutes les bourses du monde sont inter-reliées par les monnaies, les actifs qui circulent d’un monopole à l’autre, par le commerce international, les investissements croisés, etc.

      La secousse sera d’autant plus sérieuse si les bourses sont intimement inter-reliés.

      Voyez pour le prix du pétrole – la baisse affecte toutes les économies sous l’impérialisme mondialisée mais davantage certaines économies que d’autres (pays du Moyen-Orient par exemple).

      Si certaines places boursières sont moins interconnectées comme celles de Chine ou de Russie avec celles des USA – Europe alors la secousse sera moins profondes et des pares feux pourront plus facilement être installés = Tout comme l’inverse est aussi vrai… Ainsi USA et EUROPE vont cramer en même temps tellement ils sont imbriquées.

      Ca dépend aussi de d’autres variables EXEMPLE en 2008 le Canada pourtant très intégré à l’impérialisme occidental a moins cramé que les autres parce que dans le domaine immobilier affecté le nombre de banques impliquées étaient restreint et le soutien gouvernemental encore solide sur ce marché ce qui n’était pas le cas aux USA ou la pourriture était plus profonde et impliquait les plus grande banque.

      Robert Bibeau Producteur Les7duQuébec.com

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    5 mai 2016 à 9 09 40 05405
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    Il est tout à fait normal que le système capitaliste fasse du profit. C’est d ‘ ailleurs son seul et unique but.
    Mais il est tout aussi vrai que la crise actuelle accélère la baisse du taux de profit car les gains de productivité ne sont plus rentables et le capital est obligé d ‘ accroître le taux d ‘ exploitation (en augmentant l ‘ intensité du travail et la precariation qui sont les maîtres mots de la bourgeoisie et l ‘ unique moyen de retarder l ‘ échéance des revolutions).
    Il est également vrai que le capitalisme C ‘ est la guerre mais que s ‘ il devait y en avoir une mondiale elle détruirait la planète et les espoirs de révolutions. ..
    Donc pour moi la solution pour en sortir passe par un regroupement des forces communistes très dispersées à l ‘ heure actuelle. Il ne s ‘ agira pas de mettre en place un programme car les prolétaires ne sont pas encore en état de mener une quelconque révolution, mais les communistes doivent mener un travail de propagande intensif sur des bases communes et definir une statère commune ce qui est autre chose que de proposer de siéger dans un quelconque gouvernement pour y mener une politique bourgeoise comme le PCF par exemple.
    Amicalement

    Pierre Lehoux

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    5 mai 2016 à 10 10 19 05195
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    Merci PIERRE pour ton commentaire rempli d’optimisme et je dois le dire d’illusion.

    Je pioche en ce moment sur un texte qui traite spécifiquement du point que tu soulèves dans ton commentaire. L’organisation révolutionnaire de la classe prolétarienne. Tu appels de tes vœux une réunion – un rassemblement des communistes dis-tu en vue de s’unir et de rendre plus efficace – plus audible – une vaste propagande visant dis-tu à sensibiliser – conscientiser – la classe prolétarienne à la nécessité de la RÉVOLUTION.

    Tu as certainement remarqué que ce rassemblement – ce regroupement – cette unité est impossible. Je l’ai pour ma part constaté en plus de 40 ans de militantisme à gauche. Même que les choses ont été en se détériorant et le sectarisme et le dogmatisme ont été en s’intensifiant et se crispant depuis 40 ans, nous éloignant d’autant de l’objectif que tu proposes.

    POURQUOI ?
    La réponse sera l’objet de ce bouquin que je prépare : L’ORGANISATION RÉVOLUTIONNAIRE DE LA CLASSE PROLÉTARIENNE (:-))

    Robert Bibeau. Producteur. Les7duQuébec.com

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    5 mai 2016 à 17 05 22 05225
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    Pour les communistes il s ‘ agit avant tout de rejeter les erreurs du passé. Le neostalinisme et néo maoïsme qui sont comme disait Marx à propos des luttes d ‘ independance irlandaises, le détour irlandais , une expérience de capitalisme d ‘ État qui n à pu résoudre les séparations sociales du travail entre les décideurs et les exécutants.
    Et c’est là que se situe le champ d ‘ action des communistes.
    Le capital peut distribuer, quoi qu avec de grandes difficultés et avec parcimonie, les miettes de ses profits à certaines catégories sociales (les médecins, les chauffeurs de taxis,les restaurateurs etc.) pour éviter une explosion sociale ou pour saper des convergences de luttes gênantes pour le gouvernement.
    Mais en aucun cas il ne peut répondre aux besoins les plus élémentaires. L ‘ Etat n ‘ a pas d ‘ autre fonction que d ‘ accroître l ‘ ecart dejà important entre riche et pauvres en prenant en charge une partie de ces pauvres (du moins un temps) afin d e faire pression sur ceux quI travaillent et les contraindre à accepter leur salaire de misère . Dans le même temps il permet de maintenir la cohésion des intèrets prives capitalistes qui sans l ‘ Etat seraient incapables de gérer la reproduction,à la foi du capital au plan national et international (les différents organismes FMI Banque Mondiale OCCE ONU, OTAN etc) qui sont autant de structures étatiques nécessaires à la fameuse reproduction de la societe capitaliste.
    Pour les communistes C ‘ est l ‘ État la premère cible à abattre car c’est non seulement le pouvoir repressif qu il représente mais surtout le capitaliste actif qu il est devenu étant d e plus en plus omniprésent et omnipotent dans l ‘ économie capitaliste.
    Les luttes défensives sont pour les communistes nécessaires mais insuffisantes pour abattre le système.
    Il faut donc amener par un patient travail sur le terrain des luttes à montrer aux prolétaires qu ils peuvent pousser plus loin,aller au delà des simples luttes pour les salaires pour exiger ce que le capital ne pourra jamais leur octroyer et par là même montrer qu’il en est parfaitement incapable. Ainsi par une propagande appropriee avec des bases d ‘ actions claires et communes à tous les communistes il est possible de faire émerger les possibilités du communisme comme seule alternative au capitalisme.
    En résumé si l ‘ on fait table rase des comportements passesites pour se tourner résolument vers les jeunes générations de militants qui veulent en finir avec l exploitation, si les besoins élémentaires deviennent le besoin d ‘ une autremise société, alors il est possible d ‘ envisager la révolution comme seule issue à la crise.

    Pierre Lehoux

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    5 mai 2016 à 20 08 18 05185
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    Tu tournes autour du problème en évitant soigneusement d’attaquer le problème. Tu écris que « Pour les communistes il s ‘ agit avant tout de rejeter les erreurs du passé. Le neostalinisme et néo maoïsme » Mais tu sais très bien que loin de le faire au contraire ils se cabrent dans leur secte – refusant même de parler, de regarder, de débattre, des voir ou d’entendre le moindre argument – qui ne réconforte pas leur sectarisme – leur dogmatisme. POURQUOI ? Voilà la question à laquelle j’ai cherché à répondre.

    Depuis 40 ans j’ai rencontré des dizaines de sectes et leur plus grands efforts nÉtaient pas dirigés contre le capital mais contre ceux des sectes d’à côté – contre moi si j’osais avoué que je parlais à toutes les sectes à la fois.

    Comme je croyais qu’ils étaient matérialiste et sincère et parce que moi-même je n’étais pas matérialiste et imbriqué dans la classe prolétarienne – dans ses luttes je croyais en petit-bourgeois que je pourrais en leur expliquant leur faire entendre raison. J’étais comme toi présentement SUBJECTIVISTE – Mystique – idéaliste.

    Il y a un fondement de classe sociale derrière leur sectarisme dogmatique et ce fondement leur interdit de faire l’unité autour d’une problématique commune – la révolution prolétarienne.

    Je te livre un grand secret immédiatement = 40 ans de recherche pour finir par le découvrir

    Lénine a dit sans théorie révolutionnaire pas de mouvement révolutionnaire. LÉNINE a errer tout comme ENGELS

    Le secret le voici : Sant classe révolutionnaire – soulevé pour l’insurrection en direction de la révolution pas de mouvement révolutionnaire et sans mouvement révolutionnaire en acte pas de parti – ou organisation – révolutionnaire et sans organisation révolutionnaire pas de théorie révolutionnaire = de concret matériel vers l’abstrait immatériel -théorique et non l’inverse.

    Je viens de te livrer le secret pourquoi il ne peut y avoir d’unité révolutionnaire des sectes qui ne sont pas révolutionnaires car il n’y a pas de révolution.

    Quand l’insurrection populaire surgira – éclatera – alors les conditions de l’unité surgiront – et la classe forcera l’unité – ce n’est pas le parti qui créera l’unité c’est la classe qui l’exigera de son parti pour la mener au combat et si le parti refuse la classe délaissera ce parti pour en créer un autre jusqu’à ce que ses dirigeants la dirige vers sa mission historique – car la classe n’aura pas le choix, ce sera cela ou périr et alors les sectes dogmatiques n’auront qu’a disparaître.

    Ne dépense plus un once d’énergie à faire appel à l’unité, pour eux l’unité c’est autour de leur gourou et de leur secte – j’ai gaspillé 10 années pour finir par comprendre. La classe n’a rien à faire d’eux.

    Robert Bibeau. Producteur Les7duQuebec.com

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      6 mai 2016 à 3 03 14 05145
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      Bonjour Robert

      tu écris

      Le secret le voici : Sant classe révolutionnaire – soulevé pour l’insurrection en direction de la révolution pas de mouvement révolutionnaire et sans mouvement révolutionnaire en acte pas de parti – ou organisation – révolutionnaire et sans organisation révolutionnaire pas de théorie révolutionnaire = de concret matériel vers l’abstrait immatériel -théorique et non l’inverse.

      Le chien se mord la queue !

      Surtout, tu dis une contre vérité et réalité, car la théorie précède nécessairement la révolution, sinon, il ne peut y avoir de révolution, mais uniquement la révolte, c’est à dire, une explosion sociale qui retombe dans le même système car il lui manque l’essentiel, une théorie révolutionnaire.

      Tes 40 années de luttes ne t’ont pas appris grand chose de ce coté là !

      J’y vois là chez toi la raison pour laquelle tu ignore superbement ce qui n’est pas une théorie mais une loi physique, à savoir, le principe d’équilibre entre droits et devoirs où le choix consiste à dire si cet équilibre est à rechercher dans chaque personne, selon le système communiste ou bien à rechercher dans le déséquilibre entre les personnes, selon le système capitaliste, car seule manière de permettre la capitalisation du temps de vie d’autrui et de l’espace commun. Autrement dit, entre la séparation des droits et devoirs permettant tous les déséquilibres et abus avec une absence totale de responsabilité des personnes, ou bien, dans l’intrication des droits et devoirs, interdisant tout déséquilibre incontrôlé et donc, une société responsable, donc, mature.

      Autrement dit, tant que tu t’obstine à nier le fait que la théorie doit précéder l’action révolutionnaire, tu militera pour la révolte et non pour une quelconque révolution. Bref, tu es un traitre à ta propre volonté politique !

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        6 mai 2016 à 3 03 30 05305
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        un exemple parmi une infinité, l’échec de la révolution russe tient dans ce fait qu’il manquait (et manque toujours) la théorie communiste du système économique, car pas plus Marx que Lénine ou un autre n’a su formaliser la théorie communiste d’une économie hyper complexe. Il a alors été d’autant plus facile aux capitalistes de détruire l’idéal communiste qu’ils n’avaient pas de théorie à combattre, mais uniquement une classe révolté, sans support théorique, sinon celle de la conscience de l’avilissement dans lequel le plongeait ou plutôt le maintenait le système capitaliste. Ce dernier n’ayant pas théorisé le système capitaliste, (la monarchie l’ayant déjà fait), mais théorisé le système politique, afin de le vendre aux classes prolétariennes.

        ouvre les yeux camarade, car comment demander à ceux qui sont pris dans leur aliénation de se préparer à la révolution quand ceux qui prétendent s’en être défait et mieux encore, l’expliquer se révèlent encore plus aliénés !

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          7 mai 2016 à 4 04 45 05455
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          Salut Robert,

          les absents ont toujours tort !

          j’en profite pour enfoncer le clou.

          Que fut donc la NEP, sinon le retour au principe capitaliste, faute d’avoir établit le principe communiste, c’est à dire, qui ne soit pas une réaction au capitalisme, mais son dépassement.

          Et je te le redis, le principe communiste ne peut reposer que sur la responsabilité en lieu et place de la propriété, qui établit l’équilibre entre droits et devoirs et non plus dans son déséquilibre structurel. Si la propriété a pour but de permettre l’accumulation des droits, seule la responsabilité interdit celle-ci, tout en conservant la motivation au développement social et économique, mais plus de manière irresponsable.

          J’attends toujours une réponse de ta part !

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            7 mai 2016 à 11 11 34 05345
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            Ma réponse

            1) A propos de cet équilibre entre DROITS et DEVOIRS et RESPONSABILITÉ… on nage en pleine métaphysique. Le tout repose sur le pouvoir – le pouvoir de classe qui comme chacun le sait EST AU BOUT DU FUSIL disait quelqu’un (dont je ne suis pas un adhérent soi dit en passant).
            Les idées dure le temps du cerveau (très éphémère).

            2) sur la NEP « Que fut donc la NEP, sinon le retour au principe capitaliste, faute d’avoir établit le principe communiste, c’est à dire, qui ne soit pas une réaction au capitalisme, mais son dépassement. » OUI, vous avez totalement raison, la NEP fut l’aveu de l’impossibilité de réaliser une révolution prolétarienne dans un pays sans prolétariat. Tout ce qui pouvait surgir de la révolution paysanne – moujik en Russie soviétique-moujik c’est une révolution démocratique bourgeoise – et la CLASSE PAYSANNE IMMENSE EN RUSSIE NEPOUVAIT ACCOUCHER – ÉTABLIR – IMAGINER – LE « principe communiste » – un dépassement du capitalisme dans un pays n’ayant alors pas encore traverser le Rubicon capitaliste

            PRINCIPE PROLÉTARIEN : Un mode de production ne peut être escamoté, sauté, dépassé, évité. Chaque mode de production surgit du précédent et permet de le dépasser.

            Le prolétariat russe est aujourd’hui en situation de participer de plein pied à la révolution prolétarienne mondiale.

            Robert Bibeau Producteur Les7duQuebec.com

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      31 mai 2016 à 1 01 16 05165
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      Robert
      On commence à voler dans le même sens, le capitalisme devenant chaque jour insupportable et n’ ayant que la précarité à vendre va se trouver confronté à des révoltes et insurrections en hausse. Il se formera alors un climat révolutionnaire de nouveau palpable. C »est seulement dans ces conditions que des organisations visant l’ abolition de l’ exploitation de l’ homme par l’homme peuvent se former pour atteindre ce but. Pour le moment en occident on baigne encore dans les illusions de la réforme sociale. Seulement le mouvement contre la loi travail et aussi en Belgique me donnent quelques espoirs pour l’ avenir, on n’ est plus dans les manifs kermesses.

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    6 mai 2016 à 2 02 05 05055
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    Mon association à depuis quelques années fait le tour des organisations qui se réclament du communisme.
    Aucune n ‘ a voulu accepter nos bases d ‘ actions. Nous n ‘ en sommes pas surpris connaissant le parcours de chacune .
    Mais sans ces bases pas de cohésion possible. Alors nous poursuivons nos recherches seuls en développant la théorie marxiste en attendant de pouvoir participer au cours des luttes futures qui seront comme tu l ‘ annonces, plus dures et plus révolutionnaires. Mais nous ne croyons pas dans la spontaneite des prolétaires pour fonder un parti revolutionnaire. L ‘ histoire nous montre qu’ils n ‘ envisagent spontanément que des améliorations de leur situation.
    c’est pour cela qu’il faut mener un travail d ‘ agitation et de propagande. Pour cela il faut des outils et des communistes pour les créer. ..
    L ‘ avant-garde,cette fraction du prolétariat la plus consciente C ‘ est nous…Toutes celles et tous ceux qui rejettent le stalinisme, l ‘ étatisme et font l ‘ analyse de la sénilité du capitalisme quI aujourd’hui offre des perspectives inedites Où l ‘ on peut avec le niveau de productivité atteint nourrir la planète entière. ..

    Amicalement

    Pierre Lehoux

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      6 mai 2016 à 6 06 22 05225
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      Il n’y a pas de « théorie marxiste » du communisme, car Marx ne parle qu du capitalisme.

      Autrement dit, parler de « théorie marxiste » du communisme est une fumisterie. D’autant que c’est le penseur qui va au communisme et non l’inverse, car sinon, c’est le totalitarisme et non le communisme qui lui, ne peut exister que dans le cadre d’une démocratie et nulle part ailleurs.

      Comment voulez vous faire une révolution avec des gens qui ne maîtrise pas le minimum de la logique causale.

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    6 mai 2016 à 10 10 44 05445
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    Bonjour messieurs. Comment vous remercier de daigner vous exposé comme vous le faites ici. Votre niveau de discussion est élevé et je vous en remercie.

    L’ensemble de vos objections tiennent en une idée – une contre-vérité – que vous formulez différemment mais qui est constante dans le mouvement prolétarien depuis Engels – après Marx qui a peu développé sur la question de l’organisation révolutionnaire de la classe prolétarienne.

    La faute dont on m’accuse la voici : « car la théorie précède nécessairement la révolution, sinon, il ne peut y avoir de révolution, mais uniquement la révolte, c’est à dire, une explosion sociale SPONTANÉE qui retombe dans le même système car il lui manque l’essentiel, une théorie révolutionnaire. » M. Lehoux le formule de cette façon « L ‘ histoire nous montre qu’ils n ‘ envisagent spontanément que des améliorations de leur situation. C’est pour cela qu’il faut mener un travail d ‘ agitation et de propagande. Pour cela il faut des outils et des communistes pour les créer. L‘ avant-garde, cette fraction du prolétariat la plus consciente »

    Par ailleurs, je suis totalement d’accord avec ceux qui disent que MARX n’a rien écrit de sérieux sur LE MODE DE PRODUCTION COMMUNISTE. Pour la raison que je vais vous donner sous peu.

    1) Si L’avant-garde « gauche » – « communiste » -« marxiste » a une telle avance et une telle mission que l’on décrit ci-haut – comment se fait-il qu’elle morcelée en centaines de sectes dont la seule préoccupation est de mesurée SOIT son niveau de ressemblance avec le dogme « marxiste » OU son degré de dissemblance avec le dogme marxiste qu’ils ont répudié ?

    2) À aucun moment on ne m’a chassé d’une secte ou d’une autre our le motif de REFUS DE SERVIR LA CLASSE PROLÉTARIENNE RÉVOLUTIONNAIRE. Au contraire ont m’a assommé avec des phrases ridicules comme : la trahison de l’aristocratie ouvrière dégénérée – ou « qu’ils n ‘ envisagent spontanément que des améliorations de leur situation… la classe prolétarienne est comme la classe petite-bourgeoise foncièrement RÉFORMISTE » Et après cela vous êtes surpris que la classe vous rejette.

    3) La pensée procède du mouvement. La preuve du pudding c’est qu’on le mange. La théorie révolutionnaire émerge de l’action révolutionnaire. Pas d’action révolutionnaire = pas de mouvement révolutionnaire = pas d’organisation révolutionnaire = pas de théorie – de pensée – de pudding révolutionnaire.

    4) Tous les exemples de soulèvement révolutionnaire depuis la Commune de Paris – LE PREMIER SOULÈVEMENT RÉVOLUTIONNAIRE PROLÉTARIEN – ont tous échoués c’est un fait indiscutable. POURQUOI (?) est la seule question qui nous préoccupe. Voilà un raisonnement MATÉRIALISTE HISTORIQUE ET DIALECTIQUE. Peu m’importe que Marx ou Lénine l’ait approuvé. La preuve du pudding c’est qu’on le mange – pas qu’un gourou nous dise qu’il existe vraiment.

    5) Parce que l’organisation marxiste-communiste-socialiste-d’avant-garde était insuffisante ? Parce que le niveau de conscience et le niveau théorique de l’avant-garde et de la classe toute entière étaient insuffisants? Parce que le niveau de développement – et conséquemment de contradiction et de dégénérescence du mode de production capitaliste était largement insuffisant. Le capitalisme avait encore des continents entiers à développer. Parce que la classe révolutionnaire prolétarienne n’était pas plus développée (PHYSIQUEMENT – en nombres d’individus) que le mode de production capitaliste lui-même et il restait des centaines de millions de prolétaires à se soulever. Parce que la dégradation des conditions d’existence et de travail de la classe prolétaire n’avait pas atteint mondialement le fond du baril – l’état ou la mort semble un sort meilleur que la survie (ce que les indiens – égyptiens – africains, Moyen-Orient- Asie du Sud-Est et une portion ds travailleurs pauvres aux Etats-Unis – Australie – Canada pensent et vivent dans leur chair). À MA QUESTION CI-HAUT LA RÉPONSE EST TOUTE CES RÉPONSES -MAIS EN PARTANT DE LA DERNIÈRE PAR ORDRE D’IMPORTANCE.

    6) Je termine. Quelqu’un s’est-il demandé pourquoi la go-gauche bourgeoise sectaire et dogmatique ou dégénérée et dégradée (PCF, PS, NPD, NPA, et les plus petites sectes en nombre) après avoir disparu du décor politique après le recul des années 1990, resurgissent tout à coup et s’activent fébrilement dans le monde entier ???? Parce que les conditions objectives de la révolution prolétarienne mûrissent rapidement et le mouvement prolétarien spontané se lève sourdement – ces vieux routiers formés au sectarisme et au dogmatisme dans les années 1970-1980 ont l’expérience pour le sentir et le ressentir. Alors ils pêchent en eau trouble et voudrait nous entrainé sur les sentiers de qui est le plus « marxiste » entre tous ?

    7) Je leur répond : « Qui est le plus révolutionnaire prolétarien » ? dans le sens de qui est le plus au service de la classe – qui est le plus totalement inféodé à la classe, à ses intérêts, à son service et à personne d’autre – ni César, ni sauveur, ni dieu, ni tribun. La classe prolétarienne révolutionnaire en mouvement tranchera sous peu et seul son jugement m’importe.

    Robert Bibeau. Producteur Les7duQuebec.com

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      7 mai 2016 à 13 01 48 05485
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      Voilà une réponse qu’elle est bonne !

      J’ai personnellement suffisamment étudié la question à partir de tous les éléments que tu donne et je dois reconnaître que tu vois juste, même si on peut encore en dire beaucoup.

      toutefois, cela n’invalide pas ce que j’écris, mais le confirme !

      Car le fait est, qu’il n’existe pas de théorie affirmée du modèle communiste appliquée à une économie complexe. Cependant, il existe bel et bien des exemples passés, de systèmes économiques complexes, qui en ont les bases ontologique ou philosophique. On trouve notamment les civilisations des peuples d’Amérique du nord.

      Cela, parce que comme tu l’écris, le système s’impose de lui même, auquel je précise, une fois la philosophie (du plus fort) définit !

      Là, comme ici, les deux sont intriqués et tant que la propriété de l’espace commun et du temps de vie des êtres domine, le capitalisme triomphe.

      Le hic, c’est que la division et l’opposition autour de la propriété est le propre du capitalisme, ce qui implique, que le communisme ne peut triompher qu’à la condition d’universalité de la propriété et de fait, son abolition pour être remplacé par la responsabilité. C’est ici que le marxisme et tous les autres montrent leur limite conceptuelle à imaginer le communisme, car ils ne voient pas que la propriété ne peut être abolit sans substitut, car dans une économie complexe il faut nécessairement une organisation de l’espace commun et une gestion du temps de vie des êtres et que la propriété est celle du capitalisme.

      Ainsi, parler de communisme sans propriété et sans rien à la place, le met dans un vide conceptuel quand à son système d’organisation de l’espace et la gestion du temps de vie des êtres (travail essentiellement). Ce qui le fait revenir au système capitaliste (d’autant plus tant que la concurrence existe, car les deux sont là aussi intriqués).

      Je ne comprends toujours pas ton refus, ton déni sur ce point fondamental, central.

      Tu écris « Parce que les conditions objectives de la révolution prolétarienne mûrissent rapidement et le mouvement prolétarien spontané se lève sourdement »

      Ce qui se lève sourdement, c’est ce sentiment d’irresponsabilité de la classe dirigeante et de devoir prendre soi même la responsabilité. Le problème, c’est de savoir comment rationaliser ce sens de la responsabilité quand à l’organisation et gestion de l’économie, et là, la logique du système communiste impose l’équilibre entre les droits et devoirs de chacun vis à vis d’autrui (là où le capitalisme impose le déséquilibre).

      Ce n’est donc pas moi qui ait raison, suis un gourou ou quoi que ce soit, c’est le respect et la soumission au principe de relation de causalité qui dit que la responsabilité est la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui et non envers soi même, car là réside la vrai et seule souveraineté.

      Il n’y a pas de droits sans devoirs, ni de devoirs sans droits, la question est seulement de savoir si chacun est comptable de l’équilibre des deux, ou bien, s’il peut accumuler l’un pour laisser celle qu’il ne veut pas aux autres comme avec le système capitaliste.

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    8 mai 2016 à 4 04 26 05265
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    Je ne comprends toujours pas comment on peut parler de communisme sans avoir de connaissances marxistes.
    Il est vrai que Marx à très peu évoqué la société communiste dans ses écrits sur la phase de transition (le socialisme).
    Mais l ‘ essentiel de son oeuvre fut de démonter les rouages du capital pour mieux entrevoir les possibilités d ‘ en sortir. C’est grâce à son génie prémonitoire que l ‘ on peut aujourd’hui envisager une société sans capitalisme car celui ci a fait son temps et sans le vouloir vraiment posé les bases de ce que sera le socialisme (notamment du fait de la forte productivité qu entraîne l ‘ automatisation de la production).
    Marx l ‘ avait clairement envisagé constatant un développement exponentiel des forces productives mises en mouvement.
    Le capitalisme est le seul système de production capable de concentrer autant de moyens et capable d ‘ autant d ‘ universalité.
    C’est pour cela que le socialisme se structure après une révolution politique autour de cet héritage mais pour mieux fournir du temps libre aux prolétaires, le soustrayant au travail ardu, répugnant, soumis à la machine.
    L ‘ individu dans le socialisme aura besoin de soumettre la machine à ses besoins et pour cela réduire progressivement l ‘ ecart entre puissances intellectuelles et exécutants par des luttes à la fois longues et frontales dirigées contre ce qui reste de la bourgeoisie encore régnante dans la production.
    L ‘ émancipation du prolétariat passe par cette phase que Marx a décrite mais sans avoir pu donner de détails aux générations futures.
    Seules les expériences révolutionnaires ont pu confirmer la véracité de son raisonnement puisqu aucune société socialiste n ‘ a pu libérer les individus de ce travail conçu comme seulement source de profit (pour le capitaliste privé ou bien l ‘ État ).

    Pierre Lehoux

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      8 mai 2016 à 7 07 55 05555
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      Rebonjour à vous messieurs. Merci de votre présence parmi nous.

      Il n’est nullement nécessaire d’avoir lu Marx ou les penseurs marxistes pour parler à tors et à travers de communisme et autres fadaises.

      1) La pensée suit le mouvement – et le reflète. Un apprentissage c’est le moment ou la pensée prend conscience de ce qu’elle apprend dans le mouvement. Une habitude – une habileté – c’est quand tout ce processus est intégré pour une tâche donnée à recommencer.

      2) Marx s’est essayé très légèrement à entrevoir le mode de production communiste en partant de l’hypothèse que le capitalisme contenait des germes (ses contradictions fondamentales) de communisme, un mode de production produisant le mode de production qui le dépassera. Mais il est à parier que ses prémonitions en termes de communisme furent erronées. (le communisme primitif des indiens d’Amérique ne peut servir de base au communisme social extrêmement évolué).

      3) Marx et les marxistes intelligents ne devraient pas s’essayer à présenter – décrire – modeler la société communiste futur en vertu de notre premier principe ci-haut énoncé. On le connaitra quand on aura commencer à le construire par essai erreur et refonte. recommencement – retour et on essai autrement – et on se trompe et on se reprend etc. sur des années.

      4) C’est un travers petit-bourgeois qui reflète votre origine de classe que de vouloir débattre du communisme – et patati et patata et de Marx, ce qu’il a dit et n’a pas dit. J’ai d’autres camarades comme vous qui ont toujours une citation à la bouche. Le prolétariat n’en a rien à foutre de Marx, et ses exégètes (Alors que j’aime énormément Marx ne vous trompez pas). On est pas dans une secte marxiste ici. On est parmi le monde… du public en général – des lecteurs plus ou moins intéressés a tout cela.

      5) Qu’est-ce qui importe présentement pour le prolétariat ? REMVERSER LE MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE ses infrastructures – sa superstructure -son État – afin de sauver sa peau de salarié et de prolétaire aliéné. (peu importe que le prolétariat en soit conscient ou non…) C’est la vie concrète à l’usine qui lui apprendra cela

      6) En effet, peu importe car la conscience de cette nécessité lui viendra dans le cours du mouvement révolutionnaire qui s’amorcera comme chaque fois auparavant par un mouvement spontané – populaire (non prolétarien au début) comme la lutte contre la Loi Khomri (qui je crois n’aboutira pas – il faudra remettre cela tant pis ce sera pour la prochaine fois …) puis, de INSURRECTION POPULAIRE – le mouvement de révolte spontané des enragés – sera investi par le prolétariat – POURQUOI = JE NE LE SAIS PAS = COMMENT ? = JE NE LE SAIS PAS. Mais il faudra le percevoir et comprendre qu’un saut qualitatif vient de s’opérer – (ce qui ne survient pas avec Nuit Debout apparemment).

      7) Les communistes n’auront absolument rien à voir dans tout ce processus (ou si peu) spontané – sauvage – désordonné mais ils devront éviter de jouer les éteignoirs – les distracteurs avec leurs guerres de cliques et de clans et de sectes, sinon le prolétariat les écartera – la machine de l’histoire sera partie en grande, alors dehors les mouches du coche.

      8) Si ce processus se produit tel que décrit dans un, deux, trois, puis 4,5 grands pays industrialisés (les USA incontournable) alors les conditions d’une révolution prolétarienne seront réunies pour LA PREMIÈRE FOIS DANS L’HISTOIRE DE L’HUMANITÉ – car le mode de production capitaliste a présentement terminé son cycle d’expansion avec la conquête de la Chine et de l’Inde et de l’Afrique – il n’y a plus d’autres sociétés à conquérir – à spolier – ce système est fini – quand la classe se décidera-t-elle à mettre fin à ses souffrances d’agonies ???

      Moi je ne le sais pas – mais je sais que c’est la seule chose qui importe pour nous PROLÉTAIRES RÉVOLUTIONNAIRES.

      Robert Bibeau – Producteur Les7duQuebec.com

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    8 mai 2016 à 9 09 15 05155
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    Bonjour, L’humain me semble être un être de contextes. Hum, que de contextes. Si nous parvenions tous à prendre le recul nécessaire sur tous ces contextes…

    Ce n’est pas de moi, mais de Martin Armstrong (www.armstrongeconomics.com) :

    – Le gouvernement est en compétition avec le privé pour les capitaux.
    – Quand il y a perte de confiance dans le gouvernement, le privé thésaurise (hoard).
    – Quand il n’y a plus de confiance dans le gouvernement, les capitaux migrent des bons obligataires vers les équités boursières.
    – Crash and burn.

    Intéressant: https://www.armstrongeconomics.com/uncategorized/elastic-money/

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    8 mai 2016 à 9 09 21 05215
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    Si je comprends ton raisonnement on peut se passer de théorie et ce n ‘ est même pas la peine « d ‘ abreuver »les prolétaires de toutes ces « fadaises marxistes »…
    Mao n ‘ a jamais lu Marx ou si peu ce qui le conduisait à ce volontarisme pour imposer les changements nécessaires avec les difficultés que l ‘ on sait.
    Staline l ‘ a jeté aux orties. ..
    Tu vois que tu n ‘ es pas seul à penser que Marx C ‘ est pour les petits bourgeois.
    Bon admettons.
    Eh bien comment vas tu faire pour comprendre ce qui distingue la ligne révolutionnaire de celle qui tend à conserver les rapports de classe existants ?
    Comment les prolétaires eux mêmes pourront ils se démarquer de la bourgeoisie, ce qui veut dire construire une organisation INDÉPENDANTE de la bourgeoisie ?
    Les errements de toutes sortes sont préjudiciables au mouvement communiste…mais ça c’est encore de la théorie répugnante. ..
    la planète qui se meurt de l ‘ épuisement de ses ressources et des blessures que lui inflige le système capitaliste n ‘ a plus de temps devant elle pour s ‘ en débarrasser.
    Alors « wait and see » ou bien s ‘ emparer des découvertes de Marx pour mieux cibler la tâche des prolétaires et leur permettre de s ‘ émanciper par eux mêmes ? ??
    Comme on peut le constater sur ce site le débat est lancé !!!

    Amicalement

    PL

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      8 mai 2016 à 13 01 06 05065
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      PL Ce n’est pas ce que je dis ni ce que j’écris (voir ton texte ci-haut)

      Ce que je dis c’est que MARX – le marxisme – les idées marxistes ou léninistes ne sont pas l’objet du débat ni de la lutte de classe dont on débat ici.

      Exemple. Je suis un charpentier – j’ai un mur à construire dans une maison – j’ai besoin d’outils, j’en ai dans mon coffre à outils, je discute de la méthode que nous devrions prendre pour construire le mur – et voici que mon compagnon de chantier se met en profonde discussion théorique et philosophique pour trancher la question à propos de mon gallon à mesurer – conforme aux canons et à la théorie du Philosophe Ti-Jos connaissant – qui vient de publier un traité sur l’art du charpentier. Et la discussion tourne à savoir si mes outils sont dogmatiquement conforme aux règles énoncées dans cette bible du charpentier.

      ON S’EN CHRIST DE LA BIBLE DU CHARPENTIER ET DE LA CONFORMITÉ DE MES OUTILS AVEC LE CANON ÉNONCÉ DANS CETTE BIBLE. CA FAIT 20 ANS QUE JE CONSTRUIT DES MURS AVEC MES VIEUX OUTILS ÉLIMÉS.

      Autre exemple : J’applique à une situation vécue moult fois…. J’ai rencontré des tas de militants marxistes – socialistes – reconstruction communiste etc. qui tous me demandait de me mettre à la lecture et à l’étude des classiques du marxisme-léninisme. NOTA : J’ai déjà lu les classiques – sois sans crainte. MAIS l’Important arrive – Il proposait que je lise le Manifeste du Parti communiste – Je refusais tout net. Pourquoi lire le Manifeste ici aujourd’hui ???

      Voici quelle était toujours ma proposition : On prend une question économique ou politique d’actualité – qui préoccupe ou devrait préoccuper la classe prolétarienne – Les autres classes je m’en christ – et on fait enquête sur cette question, on lit et on lit – peut-être des textes marxistes dans le lot – oui pourquoi pas, mais utile pour éclairer cette question à l’étude et nul autre – ET SURTOUT IL Y A UN BUT C’EST D’ÉCRIRE ET DE FAIRE LIRE AUX CAMARADES ET ÉVENTUELLEMENT DE PUBLIER CET ARTICLE QUE NOUS SOUHAITONS NON PAS MARXISTE MAIS PROLÉTARIEN RÉVOLUTIONNAIRE (ie. servant à mousser la révolution prolétarienne et aucune autre révolution – non plus que servant au réformisme mais à la révolution uniquement)

      Systématiquement les camarades marxistes léninistes refusaient ma proposition et revenaient avec leur citation de je ne sais quel classique qui disait qu’il fallait lire les classiques….

      Chaque semaine je propose un texte prolétarien révolutionnaire ici même et presque jamais le débat ne porte sur le texte – ses erreurs – sont point de vue – ses données – l’argumentaire du texte – sa validité en fonction de l’objectif visé – presque jamais – TOUJOURS le débat tourne sur la conformité au dogme marxiste-léniniste… Nous n’arriverons jamais à la révolution de la sorte.

      CAMARADES EN 2016 LE 8-05-2016 JE NE VEUS PAS SAVOIR CE QUE PENSAIS MARX – JE VEUX SAVOIR CE QUE VOUS PENSEZ À PROPOS DE « QUEL EST LE PROBLÈME AVEC LES PROFITS EXORBITANTS ? » Y a-t-il un problème pour la classe prolétarienne ? Lequel ? Doit-on pleurnicher et quémander que l’on taxe les profits trop élevés ?????????????????????????????? (Vous pouvez vous servir des textes de Marx PERTINENTS pour faire votre devoir prolétarien révolutionnaire
      (:-))

      Robert Bibeau Producteur. Les7duquebec.com

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    9 mai 2016 à 12 12 42 05425
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    J’ai répondu le 5/05 dernier…Il est tout à fait normal que le système capitaliste fasse du profit. C’est d ‘ ailleurs son seul et unique but et ce ne sont pas les prolétaires qui vont nous contredire eux qui pensent dans leur grande majorité qu’il vaut mieux un capitalisme en bonne santé, capable de leur concéder quelques miettes qu’un capital impuissant à résoudre la crise…et là on entend le discours des nationalistes de gauche comme de droite et leurs extrêmes, qui promettent le retour au franc ou une sixième république ou encore de protéger la production nationale au détriment des autres, tout cela menant tout droit au néofascisme.
    Pierre Lehoux

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      9 mai 2016 à 16 04 24 05245
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      PL
      Comment peux-tu prétendre être prolétarien révolutionnaire et mépriser ta propre classe ? Inadmissible. Pour ma part tu peux attaquer les communistes, les marxistes, les marxistes-léninistes, les socialistes et tous les autres mais de grâce pas de calomnies contre ma classe sociale – celle sans qui nous ne sommes rien et qui l’essence de notre existence.

      1) Pour ta gouverne OUI il est normal que le capitalisme empoche des profits – MAIS NON CE N’EST PAS LE SEUL ET UNIQUE BUT DU MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE – MAIS CA N’A PAS D’IMPORTANCE
      2) NON les prolétaires ne pensent pas qu’il vaut mieux un capitalisme en bonne santé. Ils se résignent faute de mieux et ne voyant pas la manière de se débarrasser de cette pieuvre – se résigner n’est pas accepter. Laisse les choses advenir – de toute manière tu ne pourras jamais détruire le capitalisme sans ta classe. Alors respecte la
      3) Ton mépris pour le nationalisme et leur solution bidon JE LE PARTAGE TOUT À FAIT, mais ne tombe pas dans la fosse – la trappe NÉOFASCISTE – SERS TOI DE L’HISTOIRE du mouvement prolétarien révolutionnaire et de la trahison des communistes, des socialistes et de toutes les gauches bourgeoises lors du front populaire puis lors de la seconde guerre mondiale pour apprendre que la mystique NÉOFASCISTE N’est qu’un leurre que le grand capital lance à la go-gauche petite bourgeoise pour la rallier derrière lui contre le fascisme.

      4) À la fin la chair à canon prolétarienne se met au service d’une fraction du capital (libéral fasciste) contre l’autre fraction du capital (fasciste – libéral) et allons y pour une 3e guerre et cette fois 500 millions de morts et à la fin ont rétablit le capitalisme comme neuf avec un THOREZ moderne pour nous dire qu’on doit rebatir la nation et le pays comme l’aurait fait Jeanne d’Arc

      5) Comment veux-tu que le prolétariat écoute des militants pareils. Ne méprise pas notre classe – adule là au contraire elle est sage et expérimentée.

      Robert Bibeau. Producteur Les7duquebec.com

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    9 mai 2016 à 18 06 17 05175
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    Salut,

    encore une fois, je me contrefous de Marx, que je critique plus qu’autre chose. Son génie prémonitoire ne permet rien et surtout pas de sortir du capitalisme, c’est complètement absurde. Car il lui manque l’essentiel, avoir donné les bases élémentaires du communisme, or, il n’a été capable que de dénoncer le capitalisme et rien d’autre. Ce qu’il à prévu, je l’ai prévu adolescent et sans avoir lu Marx ou quiconque. Suis je un génie ? Non, j’ai simplement observé la réalité, ce que tout un chacun peut faire s’il en a la volonté.

    Je lis votre discussion puérile et stupide ou vous vous plaigniez de la stérilité des débats en faisant un débat stérile. Aberrant !

    Vous voulez un débat constructif ?

    Répondez donc à mon affirmation selon laquelle le communisme se fonde sur le principe de la responsabilité et nulle part ailleurs.

    Que le remplacement du capitalisme par le communisme se fait en transposant la propriété par la responsabilité, car il est impossible, dans une économie hyper complexe, de supprimer la propriété sans lui trouver un substitut au moins égal en valeur et que la seule valeur qui lui soit supérieure est la responsabilité. Que le système économique qui en découle est en tout point supérieur au système actuel et dont tous les outils sont déjà en place. Je connais tout le système, mais pour des raisons qui me sont propres, je ne le donne pas encore. J’attends surtout que quelqu’un en prenne conscience de lui même.

    Car le but du capitalisme est dans l’exploitation du temps de vie d’autrui à son profit, car l’enjeu de la vie est le temps de vie des êtres. Quand un prolétaire voit la richesse dans les biens matériels, un capitaliste la voit dans son temps de vie et c’est là une différence fondamentale. Qu’il n’y a de richesse que celle du temps de vie des êtres et non des biens matériels. Que la financiarisation de l’économie n’est que la suite et fin logique de cette appropriation du temps de vie des êtres. Mais qu’elle en est aussi son émancipation, car elle prépare cette prise de conscience que la monnaie est la mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui ou/et détenu sur autrui.

    Mais voilà, dès que je parle de choses concrètes, pfff, plus de Robert ni de Pierre ou autres..

    Alors messieurs, quelle explication donnez vous à votre silence ?

    Surtout toi Rober qui depuis le début de nos échanges s’obstine à nier, ignorer, mépriser ce que j’écris.

    Alors je me pose la question de ton silence. Es tu crétin, traitre ou prisonnier de ton propre conditionnement qui te maintien dans le déni ?

    Sans réponse de ta part, c’est la dernière fois que je lis un de tes articles et donc, discuterait avec toi.

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      9 mai 2016 à 18 06 38 05385
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      addendum,

      Robert, que tu es apprécié l’article sur la monnaie de crédit ou de dépôt n’a pas de valeur pour moi, car le coeur de mon propos et dont l’analyse économique et monétaire sont issues, porte sur la notion de la responsabilité face à la propriété.

      Car tout est là !!!

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      10 mai 2016 à 7 07 53 05535
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      Bonjour M. Hum

      1) J’apprécierais que vous n’usiez pas d’insulte pour échanger entre nous sur ce webmagazine. Je m’engage à ne jamais vous insulter. Ce n’est pas une façon de débattre.
      2) J’ai à quelque reprise (voir ci-haut) répondu à vos commentaires et je ne méprise pas vos propos ni vos écris.
      3) Si je ne répond pas quand vous abordez les notions de responsabilités et les notions de temps de vie c’est que je me sens perdu dans ces propos philosophiques transcendants – métaphysiques et métaphoriques – j’en perd mes mots et dans le doute je m’abstiens… en être responsable, je conserve pour moi mon temps de vie que je refuse de vous donner pour débattre de concepts que je ne maitrises pas et qui m’indiffère à peu près autant que le marxisme vous indiffère.
      4) Pour ma part – je ne débat pas avec Monsieur Lehoux pour le vaincre sur la question du marxisme mais pour l’amener – et c’est difficile – à débattre du texte concret que je propose. Ainsi mercredi le 11 mai j’aurai un texte à proposer sur la dévaluation des monnaies qui pointe son nez à l’horizon de la crise systémique et j’aimerais tellement que l’on débatte de ce sujet et non pas du temps de vie, de la responsabilité après la vie, de la vie après la mort, de la pureté marxienne de telle ou telle phrase, de la pensée marxiste-léniniste à propos de la fin du monde, de ce que Lénine a écrit à propos de la BCE et de Mario Draghi et autres fadaises.

      Merci à vous deux pour votre infinie patience (:-))

      Robert Bibeau Producteur Les7duQuébec.com

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        10 mai 2016 à 12 12 15 05155
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        Bonjour,

        j’ai usé de l’insulte pour te faire réagir et savoir enfin les raisons de ce silence.

        j’avoue être abasourdi par ta réponse !

        Contrairement à ce que tu écris, cela n’a rien de transcendantal ni métaphorique, c’est on ne peut plus rationaliste, mathématique, concret. Je parle ici d’une loi physique absolue qui vaut quel que soit l’objet étudié.

        c’est rationaliste, parce qu’il n’existe pas de droits sans devoirs correspondants et ce principe vaut autant dans le système capitaliste que communiste.

        La monnaie ne déroge pas à ce principe et la situation actuelle repose strictement sur ce principe et lui seul. C’est à dire (je rabache) que toute création monétaire contient en elle même une partie créance et une partie dette en équilibre, qu’il soit précaire, forcé ou libre. Que la monnaie soit dévalué ou surévalué, ne change en rien l’absolue nécessité d’équilibre. Cela signifie simplement que soit la partie créance, soit la partie dette entraine l’équilibre dans un sens ou dans l’autre. Donc, que l’une ou l’autre partie devra obligatoirement suivre le mouvement imposé par l’autre, sinon, c’est tout simplement la faillite de la monnaie.

        Ce qui semble être philosophique ou transcendantal ne l’est qu’en raison de la chape de plomb qui pèse sur la conscience et l’intelligence humaine. Forçant les gens comme toi, supposé instruit, dans la dissonance cognitive et persuadé de réfléchir de manière cohérente. Ceci n’est pas une insulte, c’est la triste réalité.

        En effet, je te défie de me trouver un seul droit qui ne trouve pas son corollaire en devoir. Autrement dit, un droit sans devoir correspondant est ce qui définit la souveraineté. A contrario, un devoir sans droit correspondant et ce qui définit l’esclavage ou l’aliénation. Mais et c’est là où est toute l’astuce conceptuelle qui fait la force du système capitaliste, qui a échappé au grand Marx et cie, c’est qu’en société, il est impossible de se départir du principe d’égalité entre droits et devoirs. La seule chose qui puisse être faite, c’est de cacher cette égalité, mais pas de la supprimer, sauf à détruire la société elle même. Car la société reposant sur l’échange et celui-ci sur le principe d’équilibre entre membres de même classe, le principe d’égalité ne peut être supprimé sans détruire la cohésion de la classe. Mais, dès lors où on universalise la condition humaine, donc, où on abolit théoriquement la notion de classes, alors, la séparation entre droits et devoirs devient impossible à soutenir intellectuellement, sauf à maintenir le prolétariat dans l’ignorance et la dissonance cognitive par tout moyens, généralement l’abrutissement par le divertissement et la sidération par la peur, généré par la violence et donc, la guerre.

        Mais, malgré la dissonance cognitive dans laquelle vous baignez, j’avoue avoir du mal à me faire à l’idée que vous ne pouvez pas comprendre une chose aussi simple et évidente que, pour que la monnaie ait une valeur réelle, le créancier, donc, le détenteur de la monnaie, doit obligatoirement rencontrer son débiteur, sinon, la monnaie perd toute sa valeur. Voilà bien pourquoi les chinois peuvent acheter tout ou presque ce qu’ils veulent, car dès l’instant où ils ne le pourrons plus, cela signifiera la faillite de la monnaie en question. Tu es économiste et n’est pas même capable de comprendre cela, alors que tout ton enseignement repose sur le principe d’équilibre !

        C’est stupéfiant !! Mais rassure toi, la plupart des économistes patentés sont dans le même cas que toi.

        Donc, je me résume, la monnaie est de type droit = devoir, qui se traduit par créance = dette (base fondamentale de la comptabilité). Mais, dans le système capitaliste, l’égalité n’est pas lié, elle est séparé pour permettre à certains d’accumuler les droits (de créances) et d’en faire supporter l’application par tous les autres.

        Si tu avais lu tous mes articles parlant de la monnaie et de la responsabilité, tu aurais ainsi vu que si la créance est toujours particulière, car au porteur, la dette est toujours générale, donc, concernant tous ceux qui sont en manque chronique ou permanent de créance et doivent donc…. Dédier leur temps de vie à l’acquisition d’un droit de créance. De plus, c’est Adam Smith lui même qui l’explique, or, en tant qu’économiste tu ne peux pas dire ne pas le savoir. Tu ne peu pas ignorer, en tant qu’économiste ne pas savoir que la seule chose qui s’échange véritablement, c’est le temps de vie dédié par chacun à l’activité économique. Que donc la monnaie est la mesure de la valeur du temps de vie dédié à autrui ou détenu sur autrui et non la mesure de la valeur des marchandises, car c’est ce que doit absolument faire croire le système capitaliste pour continuer à prélever son impôt et maintenir le prolétariat dans la dissonance cognitive et l’abrutissement total.

        Alors, le problème n’est pas dans le fait monétaire, mais dans son déséquilibre seul, non pas dans la monnaie elle même qui doit toujours être en équilibre pour garder sa valeur (peu importe le système), mais entre les usagers.

        Toute théorie, quel que soit le domaine, commence obligatoirement par une pensée philosophique et la recherche de sa transcendantalité. C’est ce qu’a fait Adam Smith et tous les grands penseurs de quelque domaine que ce soit.

        Ainsi, ce dernier découle toute sa théorie sur une seule phrase ;

        « La nature offrant tout ce qu’elle produit gracieusement, seul coûte le travail pour l’exploiter. »
        Et tout travail est le seul fruit du temps de vie dédié à cette exploitation. La question est seulement de savoir comment est définit et répartit le travail et la création de biens qui en découle. Droits et devoirs séparés, c’est le capitalisme. Droits et devoirs liés, c’est le communisme et la conséquence directe ou plutôt, conditionnelle, c’est la propriété pour séparer droits et devoirs et la responsabilité pour les lier. Un capitaliste sait « instinctivement » que toute création et détention de richesse repose sur la seule capacité à exploiter le temps de vie d’autrui et non dans la possession de biens matériels, car ce dernier dépend uniquement du premier. Alors que le prolétaire croît naivement (je ne dirais pas stupidement pour ne pas froisser ta susceptibilité) que la richesse est matérielle et non dans la possession du temps de vie d’autrui via la propriété.

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          10 mai 2016 à 19 07 41 05415
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          M. Hum

          C’est exactement ce que je m’évertue à écrire inlassablement « Donc, que l’une ou l’autre partie devra obligatoirement suivre le mouvement imposé par l’autre, sinon, c’est tout simplement la faillite de la monnaie. »

          OUI la monnaie est en faillite et sera dévalué sous peu – drastiquement – car leur mode de production ne fonctionne plus –

          Ma grande bataille consiste à faire comprendre qu’aucune réforme n’est possible – le système exclue les réformes ou les récupères et en fait une nouvelle source d’ennuie et de faillite.

          Robert Bibeau.

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    10 mai 2016 à 12 12 28 05285
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    Un mot sur la classe proletarienne dont parle Robert :
    1) le prolétariat ne se reconnaît pas comme une classe (il y a une infinité de catégories sociales quI composent l ‘ ensemble des Prolétaires ).
    Tant qu’ il n ‘ y aura pas de Parti pour l ‘ organiser en classe indépendante il ne pourra être révolutionaire C ‘ est à dire affronter la bourgeoisie. Pour s ‘ en débarrasser
    2) ton article sur l ‘ économie aussi intéressant soit il ne nous permet pas d entrevoir une intervention directe des proletaires pour mettre un terme à cette crise systémique.
    Encore une fois la révolution n ‘ est pas spontanée. Elle se construit dans la compréhension des contradictions propres au système. Là encore C ‘ est l ‘ intervention des communistes qui seule peut guider les prolétaires à faire le bon choix.

    Pierre Lehoux

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      10 mai 2016 à 16 04 09 05095
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      Pierre Lehoux,

      moi je veux bien qu’il faille l’intervention des communistes, mais encore faudrait t-ils qu’eux même sachent ce qu’est une économie communiste !

      Peut être que vous même pouvez vous nous en donner les lignes directrices ?

      sinon, c’est ce qu’on appelle, mettre la charrue avant les boeufs…

      Cela dit, vous avez raison sur le fait que le prolétariat ne se reconnaît pas en tant que classe sociale. D’autant plus que pour une majorité d’entre eux, dès l’instant où ils sont propriétaires de leur maison et disposent d’une petite épargne, se considèrent comme capitalistes et sinon, ils jouent au loto dans l’espoir de le devenir.

      En fait, il ne s’agit plus de diviser la population en classes sociales, mais en classes économiques, c’est à dire, entre ceux qui ont le statut de rentier et ceux de salariés. Mais là aussi, tout ce complique avec les retraités !

      Toutefois, le fait est que la population active se divise bel et bien entre salariés et rentiers, sauf que là encore, nombre de salariés se croient patrons ou de professions dites « libérales », alors qu’ils sont de fait des salariés, puisque ce qui fait un salarié n’est pas de travailler pour un patron, mais de devoir s’employer soi même. Ainsi, un agriculteur, un artisan, un médecin, sont tous des salariés, mais à qui on dit qu’il sont des entrepreneurs, sauf que cela implique d’être un auto salarié. Bref, toujours cette satanée loi d’équilibre et cette stratégie du diviser pour mieux régner !

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      10 mai 2016 à 20 08 09 05095
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      Il est sans importance que le prolétariat dans la situation présente ne se perçoive pas comme une classe pour soi (pour la conquête du pouvoir) mais il se sent une classe en soi (instinctivement -spontanément ) et c’est suffisant pour le moment – d’ici à ce que les conditions objectives de l’insurrection soient rassemblées et le mouvement enclenché spontanément d’abord – et les communistes n’auront aucun contrôle sur cela deviendra conscient – pour la conquête de tout le pouvoir par la suite… La il se peut que les communistes aient un rôle à jouer A LA CONDITION QUE…

      Mes articles VISENT JUSTEMENT À FAIRE COMPRENDRE – JE CROYAIS QUE TU L’AVAIS COMPRIS  » il ne nous permet pas d entrevoir une intervention directe des prolétaires pour mettre un terme à cette crise systémique » IL n’y a qu’une et une seule façon de mettre un terme à cette crise systémique abolir le capitalisme – le détruire – l’éradiquer – renverser son État et imposer la dictature du prolétariat = ATTENTION = PAS LA DICTATURE DES COMMUNISTES ON SAIT OÙ ÇA MÈNE MAIS LA DICTATURE DE LA CLASSE.

      La conscience de la classe s’élèvera d’elle-même dans le cours même du processus révolutionnaire qui pourrait durer des années (oublie le Grand soir et la nuit des longs couteaux)

      A date les communistes et les marxistes-léninistes et les maoïstes et les gauchistes petits bourgeois ne m’ont pas convaincu de leur capacité à diriger la classe et à hausser son niveau de conscience de classe…. Ainsi en URSS – la bureaucratie a pu s’emparer du pouvoir sans grand problème avec la conscience marxiste de la classe et dans toutes les autres révolutions que des « communistes » ont dirigés jamais la classe prolétarienne ne s’est retrouvée au pouvoir.

      Alors Oui je me méfie historiquement des communistes (prend les PC d’Europe, le PC chinois, et les autres PC,

      Sorry camarade

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    10 mai 2016 à 20 08 21 05215
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    J’ai reçu ce commentaire par courriel et je le partage avec vous.

    Bonjour M. Bibeau

    Il me fait plaisir d’essayer de répondre à vos deux questions.

    Pour la première vous vouliez savoir, si l’Etat avec le contrôle monétaire contrairement à actuellement, s’il pourrait nous donner les mêmes désavantages que ceux du Privé?

    Très bonne question. Il faut réaliser au départ que cette énoncé demeure une supposition mais rien n’interdit de se poser la question, pertinente d’ailleurs. Si l’Etat avait le même comportement que les banques privées, ce serait la population géré par l’Etat qui devrait se lever debout pour faire valoir ses droits; étant donné que nous sommes les citoyens je crois qu’il serait plus facile de se faire entendre; de remettre ne question, de mettre le peuple de notre coté; le système monétaire actuel est plus privé que public , et habituellement le privé est plus dominant en ce qui concerne les profits à leurs actionnaires et en laisser le moins possible à leur population, donc le public ne devrait pas faire pire que le privé, en principe. S’il arrivait qu’une nouvelle réforme monétaire, en nationalisant les banques privées qu’on en arrive aux mêmes comportements que maintenant, nous devrions pas laisser faire cet état de choses et il est aussi possible que des monnaies complémentaires se développent davantage et plus rapidement, comme cela existe déjà. On ne peut « pas tromper tout le monde éternellement. »

    Pour la deuxième question, vous vouliez savoir si vous et moi, et les autres….étions les seuls à comprendre l’arnaque monétaire étant donné qu’il y a déjà 200 pays qui l’adopte et qu’il en reste un peu plus de cinq à ne pas y adhérer.

    Une autre bonne question. Il faut aussi savoir que les E.U. avec la CIA ont forcé d’autres gouvernements à modifier leur système monétaire public pour y aller avec des intérêts privés, ce qui est moins bon pour les populations. On peut comprendre les résistants ( Cuba, Lybie, Iran, Irak, Chine, Urss, etc qui ne veulent pas faire la même chose. Si le but est d’en arriver à une dictature financière mondiale, au service de l’Elite pour mieux contrôler les populations, il est normal de s’y objecter et aussi de faire connaitre cet état de choses.

    C’est un privilège pour nous de connaitre ces secrets le mieux gardés et d’en comprendre le fonctionnement, ceux qui l’ignorent cherchent encore à comprendre ce qui se passe; nos écrits feront une différence majeure, sans prétention. Le système de la FED et banques privées ont faits l’objet de plusieurs livres et contestation; on ne peut pas avoir tort; donc oui nous sommes chanceux de le savoir que c’est une arnaque. Le faux terrorisme ne fait pas seulement des conquêtes économiques mais attaque aussi les banques centrales de ces pays, donc malhonnêteté de l’intention.

    C’est ce qui m’est venu à l’esprit.

    Merci de vos questions; cela oblige à réfléchir et bonne journée. JCT

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      11 mai 2016 à 3 03 18 05185
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      C’est bien là le problème, tu donne crédit à ce genre de commentaire. Bon, c’est vrai, il flatte ton égo,

      Déjà, l’Etat n’existe pas en tant que sujet, c’est absurde, une manipulation grossière mais qui fonctionne très bien. L’Etat, une banque, une multinationales, sont des outils et les faire regarder comme des sujets par les badauds est sans doute un grand succès des maîtres du capitalisme bourgeois. Métaphoriquement, cela consiste à ne regarder que le marteau et non la main qui le tient. Absurde. Quand j’étais môme et que mon petit frère se cognait la tête contre un objet, on tapait l’objet pour le punir et consoler mon petit frère, cela me faisait rire, voyant l’absurdité de la chose, mais c’était mon tout petit frère qui ne comprenait pas encore. Mais que dire des adultes qui enseignent la même chose de l’école jusque dans l’université ?

      Citer l’Iran, la Lybie, la Chine en exemple parce qu’ils refusent ou refusaient le dictat des dirigeants des USA est là aussi tout aussi stupide, toujours pour la même raison, ce sont des objets et non des sujets, donc, qui obéissent toujours à des êtres de chair et d’os, tout comme pour n’importe quel pays actuellement. Ce qui signifie que la différence qui importe est uniquement de savoir comment un pays est dirigé, soit de savoir si c’est une dictature ou une démocratie. Or, tous ces pays sont des dictatures au même titre que les USA, alors, il est totalement stupide de voir un bien dans une dictature et le mal dans une autre, dès l’instant où on à compris que c’est la dictature en elle même qui est à éliminer.

      Et toi tu parle de dictature du prolétariat ! Je te défi de m’explique ce que cela veut dire !

      tu peux penser que je t’insulte en te traitant de stupide, mais il n’en est rien, car je ne vois pas d’autres termes pour qualifier le fait de continuer à prendre un objet pour un sujet. Certes, cela demande un gros effort pour se corriger, mais si tu n’y arrive pas, comment peux tu penser éveiller tes lecteurs, puisque tu continu à te laisser manipuler sur un point de rhétorique fondamental à la conscience, celle qui permet de dissimuler la main et continuer à faire accuser l’objet, tout comme pour mon petit frère.

      Un système n’est rien d’autre que l’objet du sujet qui l’a pensé pour son usage, qu’ensuite il doit le suivre est une évidence, sinon il ne l’aurait pas pensé. Qu’il s’y aliène est un risque, mais qui ne change rien au fait qu’originellement, c’est toujours le sujet qui détermine le système. C’est infiniment plus complexe, mais de ton propre aveu, c’est aller trop loin.

      Allez salut…

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    11 mai 2016 à 2 02 42 05425
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    Il est essentiel de comprendre que l ‘ Etat n ‘ agira jamais différemment des banques puisqu’il joue lui même un rôle économique au même titre que les entreprises et les banques. Il est omniprésent et pourtant incapable de ralentir le déclin de tout le système qui est pris dans la tourmente de la déflation.
    Il a pour tâche de sauver les meubles les plus précieux c’ est à dire la partie du capital qui est encore rentable sachant que comme je l ‘ ai déjà dit les gains de productivité ne sont plus rentables.
    N ‘ oublions pas non plus que si l ‘ économie est politique électronique est aussi à prendre au sens propre C ‘ est à dire que le capital doit économiser aU maximum en terme d ‘ investissement (ce qui explique les fermetures d ‘ entreprises et l ‘ accélération de la concentration de ce même capital entre des mains de moins en moins nombreuses).
    Pour en venir aux banques centrales ,elles sont un des éléments du dispositif qui alimente la crise car elles inondent le marché déjà saturé, de liquidités pour sauver quelques segments de l ‘ appareil productif ou des banques.
    Fait on boire un âne qui n ‘ a ps soif ?
    C’est exactement ce qui se passe sur les marchés ou trop de liquidités dévalue l ‘ ensemble au point où le credit constitue une bulle énorme (dettes des Etats plus dettes privées).
    Le taux d ‘ intérêt ridiculement bas des banques centrales (entre 0 et 1%) n ‘ invite pas pour autant les banques à faire baisser les leurs et à relancer le cercle vértueux de la croissance. ..
    Donc EXIT la relance des investissements dans la recherche scientifique pourtant necessaire au capital s ‘ il veut résister à cette faillite générale.

    Pierre Lehoux

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