Qui est coupable, Lénine ou Staline ? Peu importe, si le prolétariat l’emporte

Robert Bibeau. Directeur.  http://www.les7duquebec.com/

 

lenine

 

Le scripteur idéaliste, dogmatique et sectaire, suscite des querelles qui n’intéressent que ses coreligionnaires. L’intellectuel idéaliste regarde le monde à l’envers, cul par-dessus tête. Au lieu d’observer la réalité telle qu’elle se présente, puis de la synthétiser afin de l’expliquer et de la faire comprendre, l’intellectuel dogmatique amorce son investigation en lisant les « saintes Écritures marxistes », et les écrits bolchéviques, et d’autres sources littéraires ayant reçu « l’imprimatur » de sa clique sectaire, et il tente ensuite d’en trouver les concordances dans le monde en mouvance.

 

Il faut noter que les bolchéviques n’ont pas agi de la sorte. Étant donné qu’en 1917, ils étaient à la direction d’une révolution, à la tête d’un gouvernement au pouvoir, ils ont été contraints de prendre des décisions pratiques et d’appliquer ces décisions. Ensuite, les bolchéviques ont cherché à justifier théoriquement leurs décisions, quitte à falsifier, ou à réinterpréter, les « saintes Écritures marxistes ». C’est ainsi que les bolchéviques ont prouvé, une fois de plus, que le mouvement précède la conscience et jamais l’inverse.

 

De nos jours, quel intérêt y a-t-il pour un ouvrier d’usine à débattre de la culpabilité de Lénine, de Staline, de Boukharine, de Trotski, ou des autres bolchéviques à propos de la primauté de l’industrie lourde – productrice des moyens de production – sur l’industrie légère, productrice des biens de consommation ?  Pour la classe ouvrière révolutionnaire, ce procès d’intention n’a aucun intérêt. Ils sont tous coupables sans exception. Cependant, leur culpabilité n’est pas d’avoir fausser les « saintes Écritures marxistes ». Marx n’a rien écrit à propos du drame russo-bolchévique en Union Soviétique. Leur culpabilité est d’avoir pensé, puis laissé entendre, que la société tsariste arriérée, féodale, paysanne, rurale, chauvine, pouvait accoucher de la société prolétarienne moderne, urbaine, industrialisée, hautement mécanisée, informatisée, internationaliste, communiste et sans classes sociales, en esquivant l’étape nécessaire de la société capitaliste, industrielle, urbaine et bourgeoise, incontournable en Russie comme dans tout autre pays.

 

La conscience succède au mouvement, et Marx n’ayant nullement vécu le mouvement révolutionnaire anti-tsariste n’a pas pu l’interpréter. Ce que Marx, le scientifique, a été capable de décrypter ce sont les indices, les mouvements, déjà présents au sein du mode de production capitaliste de l’Angleterre du XIXe siècle, qui préfiguraient ce que serait le mode de production capitaliste à son apogée, au moment où il engloberait la Terre tout entière. Ce n’est pas une mince prouesse que d’avoir réussi à déchiffrer les indices économiques, politiques et financiers pour en dégager la vision complète et achevée du mode de production capitaliste exposée dans « Das Kapital ». Cependant, Marx n’a pas pu traiter de la question de la révolution sociale-démocrate – « prolétarienne » – dans un pays féodal, agraire, paysan, analphabète, au prolétariat anémique.

 

Aujourd’hui, ce qui est essentiel pour la classe prolétarienne moderne c’est de reconnaitre que le passage direct du mode de production féodale au mode de production communiste est impossible et que la Révolution bolchévique, la révolution de Démocratie nouvelle en Chine et toutes les autres révolutions du XXe siècle ont été des révolutions bourgeoises pour l’accession de ces sociétés féodales, ou quasi féodales, au mode de production capitaliste industriel urbain (MPC) et qu’il ne pouvait en être autrement.

 

Pour revenir à la question de la primauté de l’industrie lourde (secteur 1), il est indubitable que l’accumulation capitaliste nécessite le développement prioritaire de ce secteur industriel afin de développer ensuite le secteur 2, le secteur de la production des biens et des services de consommation courants. Staline, en habile tacticien, a mis ce principe en pratique et en 20 ans à peine, le Parti bolchévique a préparé la Russie soviétique capitaliste à affronter l’impérialisme allemand. Staline, à la tête du parti bolchévique, partant de la féodalité tsariste menant à la modernité capitaliste industrielle a dirigé l’édification du capitalisme monopoliste d’État soviétique. Est-ce que cette prouesse d’économie politique tient d’abord à l’intuition de Lénine, de Boukharine et au groupe des bolchéviques que Staline a su diriger mieux que Trotski ? Je laisse le soin aux historiens de débattre de cette « énigme ».

 

staline

Pour l’heure, le seul point qui importe pour la classe prolétarienne, c’est de profiter des conditions créer par la guerre de classe sur le front économique, de la crise systémique qui est en train de faire imploser le mode de production capitaliste, pour réaliser une première véritable révolution prolétarienne communiste.

 

À lire : Manifeste du Parti Ouvrier (2014) Éditions Publibook. Paris.   http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 

16 pensées sur “Qui est coupable, Lénine ou Staline ? Peu importe, si le prolétariat l’emporte

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    9 mars 2016 à 6 06 28 03283
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    quelque soit nos opinions, on ne peut que reconnaitre une chose: Lénine avec son sens tactique hors du commun a tenté de faire sauter l’étape du capitalisme bourgeois au pays qui était le plus en retard du continent.
    Que doit on lui reprocher?
    *d’avoir raison avant tout le monde,
    *d’avoir oser se rebeller alors que l’histoire n’était pas prête, reproche qu’il a fait aux irlandais (paques sanglantes 1916)
    * de ne pas avoir courber l’échine jusqu’à ce que la situation soit prête.

    Lenine a surfé sur le mouvement qui a précédé la conscience. Cela s’est joué a peu si bela kun et les spartakistes basculent, on aurait pu sauté ce siècle désolant dont la putréfaction n’en finit pas.

    Toute les occasions sont bonnes pour agir. Il est clair que la révolte qui gronde actuellement ne se réclamera pas des bolcheviks, mais on peut espérer la même intuition politique en soit conservé.
    Je ne suis pas sur que si trotsky avait vaincu staline ou si meme lenine aurait vécu 30ans de plus, le monde s’en serait sorti de meilleure maniere, les soviétiques apprennent dans leur chair la différence entre le capitalisme « démocratique » et le soviétisme à capitaux étatisé….

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      9 mars 2016 à 8 08 50 03503
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      Très bonne remarques Vila

      En effet, Lénine puis Staline ont pensé pourvoir contourner l’histoire et une étape économique – politique et historique incontournable. Ils n’ont pas réussit et Marx lui-même n’aurait pas fait mieux.

      L’objet d’un tel article est de frapper les multiples sectes gauchistes qui s’entredéchirent pour avoir raison chacun s’alignant sur sa passion puérile et son gourou « has been »

      Le prolétariat n’a que faire de ces fadaises.

      Je maintiens ma conclusion : « Pour l’heure, le seul point qui importe pour la classe prolétarienne, c’est de profiter des conditions créer par la guerre de classe sur le front économique, de la crise systémique qui est en train de faire imploser le mode de production capitaliste, pour réaliser une première véritable révolution prolétarienne communiste. »

      Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

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        9 mars 2016 à 12 12 44 03443
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        Bonjour,

        Et ce qu’il est essentiel de retenir des révolutions antérieures, c’est qu’elles n’ont pas bénéficié du haut niveau de productivité (obtenue grâce aux progrès technologiques et scientifiques qui libèrent du temps de travail) que nous avons actuellement et qui permet d’entrevoir enfin une solution à la pénurie (« la même vieille gadoue » dont parlait Marx).
        Elles se sont heurté également au principe de l’organisation du travail qui sépare les individus entre ceux qui possèdent le savoir, les cadres et ceux qui n’ont que leur force de travail.
        Donc tant que le salariat existe, c’est que le travail reste une marchandise. La majorité travaille pour de l’argent, pour s’enrichir.
        La lutte politique n’a que modérément limiter, voir modérer, la tendance à la reconstitution des classes sociales antagonistes.
        Le but communiste est l’abolition du salariat par la libération de la domination du travail contraint, du travail ,abstrait, au profit d’une activité directement maîtrisée, concrète et riche : c’est si elle a ce contenu qu’elle peut être gratuite, non parce que une éducation idéologique amènerait les hommes au dévouement social.
        Les révolutions futures pourront s’appuyer sur ce que le capital aura laissé mais qu’il ne peut mener à son terme puisque les gains de productivité pour le capitaliste sont de moins en moins rentables (du fait du coût énorme des investissements, de la surproduction donc de la sous consommation et de l’augmentation de l’intensité que cette productivité entraîne).

        Pierre Lehoux

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          9 mars 2016 à 13 01 37 03373
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          @ M. Lehoux

          Vous faites erreur pardonnez-moi, quand vous écrivez « La majorité travaille pour de l’argent, pour s’enrichir. » FAUX.

          L’immense majorité travail – vend sa force de travail – pour simplement survivre – se nourrir pour retourner au boulot sans avenir.

          Autre assertion que vous présentez « La lutte politique n’a que modérément limiter, voir modérer, la tendance à la reconstitution des classes sociales antagonistes. »

          La lutte politique est la lutte de classe sur le front politique et en soit elle ne limite pas ni ne modère pas la reconstitution des classes antagonistes. C’est l’instance économique de la lutte de classe qui détermine la regénération – la croissance – ou la décroissance des classes sociales antagonistes.

          L’instance politique est l’instance de l’ordonnancement de la lutte de classe sur le front économique. C’est au niveau politique que la classe dominante met en oeuvre sa machine d’État pour s’en servir pour écraser politiquement la classe dominée.

          La suite de votre exposé est correcte il me semble

          Robert Bibeau Directeur. Les7duQuébec.com

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            10 mars 2016 à 7 07 40 03403
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            Quand je parle de luttes politiques c ‘ est dans le contexte des révolutions du xx ème siècle en particulier en Chine ou les cadres du Parti par un volontarisme affiché n ‘ ont en rien permis à la classe ouvrière de s ‘ émanciper du travail abstrait et contraignant.
            ce qui veut dire que le salariat n ‘ a jamais pu disparaître puisque les separations sociales ont perduré.
            Quand je dis que chacun travaille pour s ‘ enrichir C ‘ est pourtant la triste réalité. ..on pérd sa vie a la gagner…non ?
            Bien sûr on ne s ‘ enrichit pas tous de la même façon et C ‘ est bien le problème que pose le capitalisme. ..l argent qui est le moyen de cette séparation sociale et qui la perduré.

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    10 mars 2016 à 20 08 20 03203
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    eh non Robert, la suite du commentaire de Pierre Lehoux n’est pas correcte, loin s’en faut.

    Car le salariat est l’avènement du communisme, certainement pas sa fin. En effet, le salariat n’est pas lié au principe capitaliste, mais au principe de production par mise en commun des savoirs et moyens pour les mettre en oeuvres. Autrement dit, le salaire est la répartition plus ou moins équitable de la richesse produite.

    Le fait que dans le système capitaliste le salariat soit ponctionné par le capital ou plutôt l’actionnariat, qui signe la propriété de l’environnement économique, ne le réduit pas au capitalisme et donc ne le discrédite pas en tant que tel, mais uniquement pour son mauvais usage.

    Que l’on collectivise les moyens de productions, ne change rien au principe du salariat pour la création des richesses, sauf qu’il n’y a plus d’actionnaires privés détenteurs du capital.

    La lutte d’aujourd’hui a ceci de différente, qu’elle doit voir s’affronter deux grandes classes antagonistes inconciliables, les prolétaires économiques et les propriétaires économiques, car les classes sociales, mêmes si elle continuent à exister, ont perdu leur clivages politiques, celui ci ce résumant entre ceux qui détiennent la propriété économique, c’est à dire ont une position de rentier (y compris et surtout les retraités, qui changent donc de position) et ceux qui doivent travailler ou s’activer pour accéder au statut de propriétaire économique.

    Mais en réalité, ce que montre l’environnement économique, c’est que le salariat représentant plus de 90% des actifs, alors que dans le même temps tout le processus de production est maitrisé, la propriété économique ne se justifie pas ou plus.

    Enfin, en économie communiste, la notion de gain de productivité prend une toute autre dimension et valeur, en effet, ici, le profit se calcule essentiellement par le gain de productivité et non par une plus-value qui a disparut en tant que génératrice de profit. Autrement dit, le profit étant socialisé, celui-ci se retrouve concentré dans la réduction du temps de travail nécessaire à la réalisation des produits de consommations. Conséquence, la recherche se tourne surtout sur la qualité et l’efficacité maximale.

    Pour entrer dans la pensée communiste, il faut sortir de celle du capitalisme !

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      11 mars 2016 à 7 07 37 03373
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      Je vous conseille de relire « salaire, prix et profit » ainsi que le Manifeste du Parti Communiste…
      Le salaire est la part de capital (capital variable) que le capitaliste octroie à l’ouvrier pour sa survie.
      Dans un système où la production est socialisée, la plus-value est redistribuée au profit des travailleurs (comme système de santé par exemple).
      De plus il y aura un revenu de partage des richesses produites (essentiellement par les machines) en fonction des besoins de chacun et du partage de ce qui est produit (ou restera une fois supprimés les gaspillages et productions socialement nuisibles ou inutiles).
      L’argent n’est que le moyen de séparation des classes. Il ne peut perdurer dans un système socialiste.
      Et c’est bien là le drame pour les pays qui ont tenté de s’affranchir du capital…

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        11 mars 2016 à 19 07 30 03303
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        Non, ce n’est pas le système capitaliste qui exige le salariat, mais le mode de production d’une société hautement technique.

        Je recopie une partie du précédent commentaire, car il répond à votre commentaire ci-dessus.

        « Le fait que dans le système capitaliste le salariat soit ponctionné par le capital ou plutôt l’actionnariat, qui signe la propriété de l’environnement économique, ne le réduit pas au capitalisme et donc ne le discrédite pas en tant que tel, mais uniquement pour son mauvais usage.

        Que l’on collectivise les moyens de productions, ne change rien au principe du salariat pour la création des richesses, sauf qu’il n’y a plus d’actionnaires privés détenteurs du capital. »

        J’écris même que le profit se retrouve alors dans le gain de productivité.

        Quel que soit le système, pour qu’il soit viable, il doit répondre aux mêmes conditions de rapports d’offre et de demande. L’un et l’autre étant consubstantiels. Il faut connaître la demande pour y pourvoir au plus près. C’est d’ailleurs ce que vous affirmez aussi Donc, nécessité de bourse.

        Vous écrivez :

        « Dans un système où la production est socialisée, la plus-value est redistribuée au profit des travailleurs (comme système de santé par exemple). »

        absurde ! la santé étant considéré comme un besoin primaire, il ne peut être mis, dans une société maîtrisant sa production, sous condition de plus-value. Ca, c’est le modèle capitaliste !

        vous écrivez ensuite :

        « L’argent n’est que le moyen de séparation des classes. Il ne peut perdurer dans un système socialiste. »

        Tout aussi absurde !

        l’argent est la mesure du temps de vie dédié à autrui et détenu sur autrui. détenir la monnaie, c’est détenir le droit de créance et en manquer, c’est détenir le devoir de dette (pléonasme).

        Dans le système capitaliste, l’iniquité réside dans la capacité de vivre sur l’exploitation du temps de vie d’autrui à son profit exclusif. L’exploitation reposant sur l’appropriation de l’environnement économique, mais le but est de se rendre maître du temps de vie d’autrui à son profit exclusif, car c’est la source de toute richesse matérielle. Dans le système communiste, nul ne peut exploiter le temps de vie d’autrui, mais uniquement son propre temps de vie. Nul ne peut exiger plus de droits qu’il n’accomplit de devoirs et nul ne peut se voir exiger plus de devoirs qu’il ne réclame de droits. Dans un système socialisé, le logement est gratuit, mais conditionné à son bon entretien et usage.

        Vous confondez, comme la majorité de gens, l’outil et le sujet, c’est à dire, celui qui à la maîtrise de l’outil.

        Quel que soit l’outil, son bon ou mauvais usage dépend de l’utilisateur. Or, par principe dans une société apaisée, seul est autorisé un usage pacifique des outils. Ainsi, l’outil de production n’est plus vue comme un moyen de domination, d’exploitation et de guerre perpétuelle, mais au contraire, comme moyen de régler les problèmes sociaux par la satisfaction des besoins primaires et des aspirations supérieures.

        Donc, vous pouvez sortir n’importe quel livre de n’importe quel auteur, tant la monnaie que le salariat ou la bourse des valeurs, ne sont pas des outils appartenant exclusivement au système capitaliste, ils dépendent de leur utilisateurs, et si c’est le modèle communiste demain, alors, ils répondront aussi bien à leurs besoins.

        cher monsieur, quand tout l’outil de production de masse est collectivisé, donc, y compris les ressources naturelles, cela signifie qu’il ne reste à décompter du prix des marchandises, que le temps de vie de chacun dédié à la production de richesse, sachant que le but de la production matérielle consiste à nourrir l’activité sociale et non plus l’inverse. Et moins on passe de temps à produire, plus on en dispose pour faire autre chose, mais c’est là où la liberté de chacun continu d’exister, mais dans les limites jugés supérieures que sont le respect de toutes formes de vies et les droits/devoirs intergénérationnels.

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          12 mars 2016 à 9 09 47 03473
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          Je ne peux constater que votre ignorance du marxisme…vos propos ne sont que verbiage incompréhensible.
          Pour ce qui concerne l’argent et le salariat relisez ce qui concerne la transition au communisme vue par Karl Marx.
          Il y un auteur qui revisite parfaitement bien Marx, il s’agit de Tom Thomas : http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/karl-marx-et-la-transition-au-communisme
          Nos articles sur http://rcpc.over-blog.com traitent de ce sujet.
          Par ailleurs il y a un livre très intéressant sur l’hégémonie du capitalisme financier :
          http://www.demystification.fr/les-livres-de-tom-thomas-2/lhegemonie-du-capital-financier-et-sa-critique
          Tous ces livres sont GRATUITS sur le site. Vous pouvez les télécharger en format RTF (ou WORD).
          PL

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            12 mars 2016 à 19 07 00 03003
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            Tout d’abord, je me fous du marxisme, je ne suis pas marxiste, c’est absurde. Le principe communiste exclu le culte de la personnalité.

            On ne peut pas arrêter la pensée à un auteur, mais uniquement à une valeur, un principe établit. En l’occurrence, le communisme. Et ce dernier se fonde sur le principe de la responsabilité en lieu et place de la propriété.

            Sauf que Marx ne savait pas ce qu’est une économie communiste. Il analyse le système capitaliste pour le dénoncer, mais échoue à décrire le système communiste. Aussi, demander à un mort la réponse à une question à laquelle il n’a pas su répondre de son vivant, est de la pure escroquerie intellectuelle.

            Si vous voulez savoir ce qu’est un système économique communiste, c’est à Smith qu’il faut le demander, car lui définit le communisme pour mieux l’interdire.

            Et il dit très clairement que la monnaie représente la valeur du temps de vie ou pour Marx, la force de travail, car la nature offrant tout ce qu’elle produit, seul coûte le travail, temps nécessaire à son exploitation. La propriété étant alors le moyen par lequel les uns obligent les autres à travailler pour eux, pour tout ou partie de leur temps de vie.

            Marx échoue, car il n’a pas vu ou refusé de voir que la monnaie n’est pas la valeur d’échange des marchandises, mais du temps de vie, soit à dédier, soit détenu sur autrui. Car si les capitalistes présentent la monnaie comme la valeur d’échange des marchandises, c’est pour dissimuler la plus-value prélevé, ce que ne permettrait pas une monnaie comme valeur d’échange du temps de vie.

            En conservant la monnaie comme valeur d’échange des marchandises, il ne pouvait pas sortir du système capitaliste et c’est ce qu’il s’est passé.

            Car cher monsieur, en mode de production de masse, vous ne pouvez pas vous passer d’un système de calcul du travail lié à l’activité productrice et Marx le savait pertinemment. Ce qui veut dire, un système monétaire, fus ce des tickets de rationnements.

            C’est sûr, ce que j’écris là est un autre verbiage que ce Tom Thomas, lui, c’est du verbiage au sens qu’il écrit pour ne pas dire grand chose et surtout des banalités sans intérêts, sinon de perdre son temps.

            Extrait,

            « Par exemple, tant qu’ils n’avaient pas développé leurs outils, les hommes n’avaient que leur force collective pour survivre. Leur communauté était une évidence, une nécessité vitale. L’individu n’existait pas, seule la communauté puisqu’elle était le moyen de l’appropriation des conditions de la vie.  »

            Absurde, puisque c’est exactement le contraire qui s’est passé ! Plus l’humain a développé des outils, plus il s’est regroupé et a augmenté la taille de la communauté. Autrement dit, des outils rudimentaires laissait la place à des communautés réduites, alors que des outils de plus en plus élaborés nécessitait plus de concentration de cerveau,x et de main d’oeuvre pour libérer le temps de vie dédié à l’activité créatrice d’outils. Etc…

            Finalement, votre niveau est si faible et votre conscience si sclérosé que je préfère vous y laisser…

            Aussi, faites comme les précédents commentaires, ignorez ce qui est écrit, ce dernier commentaire étant plutôt à l’adresse de Robert !

            Salut !

  • Ping : En réponse au camarade Robert BIBEAU … | tribune marxiste-léniniste

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    13 mars 2016 à 12 12 14 03143
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    Sauf votre respect messieurs dames – Ni Marx, ni Adam Smith, ni Lénine, ni aucun autre n’ont pu décrire le communisme JAMAIS.

    Le mouvement précède la conscience – Nous sommes encore aujourd’hui – 2106 – à probablement 100 ans d’une première société communiste – qui aura tendance comme tout mode de production à s’étendre sur le monde entier.

    Ce mode de production est contenu en germe – par éléments épars – au sein même de la société capitaliste rendu à son stade ultime IMPÉRIALISTE déclinant –

    Aucun des auteurs que nos lecteurs citent ou interprètent n’a même vécu cette époque qui peut-être avec beaucoup de génie lui permettrait d’apercevoir dans le lointain historique les premiers éléments de cette société communiste à forger à partir du capitalisme décadent.

    Surtout pas Adam Smith pardonnez-moi monsieur Hulm

    Je continue à penser que nous devrions examiner la conjoncture présente pour la comprendre et voir ce qui nous est favorable à nous prolétaire dans ce fouillis de fin d’Époque décadente.

    Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com

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      14 mars 2016 à 5 05 49 03493
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      Vous n’avez pas à être désolé tant que vous argumentez Robert.

      le problème étant que votre argumentation est très faible.

      Je reprend un extrait de mon commentaire précédent, lui même tiré de ce qu’écrit Smith et qui montre qu’il commence par définir le communisme pour donner les règles du capitalisme bourgeois (elles même connues depuis longtemps, mais pas théorisé comme le fait Smith).

      « Et (Smith) il dit très clairement que la monnaie représente la valeur du temps de vie ou pour Marx, la force de travail, car la nature offrant tout ce qu’elle produit, seul coûte le travail, temps nécessaire à son exploitation. La propriété étant alors le moyen par lequel les uns obligent les autres à travailler pour eux, pour tout ou partie de leur temps de vie. »

      Je recopie un extrait du livre « recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations »

      « Un homme est riche ou pauvre, suivant les moyens qu’il a de se procurer les
      choses nécessaires, commodes ou agréables de la vie. Mais la division une fois établie dans toutes les branches du travail, il n’y a qu’une partie extrêmement petite de toutes ces choses qu’un homme puisse obtenir directement par son travail; c’est du travail d’autrui qu’il lui faut attendre la plus grande partie de toutes ces jouissances; ainsi, il sera riche ou pauvre, selon la quantité de travail qu’il pourra commander ou qu’il sera en état d’acheter.
      Ainsi, la valeur d’une denrée quelconque pour celui qui la possède et qui n’entend pas en user ou la consommer lui-même, mais qui a intention de l’échanger pour autre chose, est égale à la quantité de travail que cette denrée le met en état d’acheter ou de commander.
      Le travail est donc la mesure réelle de la valeur échangeable de toute marchandise »

      Avec cette dernière phrase, il ne fait pas moins que de définir le principe communiste, soit, que c’est le travail seul qui détermine la valeur des marchandises et non sa valeur d’usage. Car si on travaille, c’est pour obtenir l’usage d’un bien ou service et c’est donc cette quantité de travail qui détermine la valeur du bien et non l’inverse comme avec le système capitaliste, car pour le capitaliste, c’est de la plus-valu tiré de la valeur du bien que dépendra son enrichissement. (je rabache, rabache, rabache… et rabache ce qui rabache déjà Marx !)

      Le capitalisme consistant à permettre l’exploitation du travail d’autrui à son profit exclusif. Ainsi, le capitalisme commence t-il avec le système monarchique, puisque le profit est tiré de l’impôt de la terre. Le capitalisme bourgeois transférant simplement l’impôt de la terre vers l’impôt du travail ouvrier, via la plus-valu. Sachant que l’intérêt monétaire a traversé les époques sans problème !

      Mais le prolétaire ne peut en aucune manière penser le système en terme d’exploitation d’autrui, car c’est de lui même qu’il s’agit !

      Mais c’est bien Smith qui définit le principe communiste par relation de causalité avec le principe capitaliste.

      Maintenant, et il me faut le répéter, si Smith définit le principe du communisme, il ne le décrit évidemment pas en tant que système économique et politique, car il ne l’a définit que pour l’interdire.

      C’est ce point là que vous éludez, le fait que tout repose sur la monnaie, car c’est bien elle qui est le vecteur des échanges, que ce soit des marchandises ou de la valeur du temps de vie dédié. Et de noter que le système capitaliste ne peut pas survivre avec une monnaie comme valeur d’échange du temps de vie, car alors, la plus-valu devient trop visible. Il lui fait cacher cette escroquerie dans le prix de la marchandise. tout cela a été expliqué par Marx !

      Maintenant, est ce que le mouvement précède la conscience ? Oui et non ! Le processus est bien plus complexe.

      Car tout mouvement à besoin d’une conscience, sinon, il n’y a pas mouvement. Dans le cas qui nous concerne, cette conscience est émergente, c’est à dire, qu’elle est limité à une très petite fraction des citoyens qui vont initier le mouvement et qui grandira en importance au fur et à mesure que les évènements iront dans le sens de cette conscience minoritaire. Bon, c’est plus complexe et donc impossible à développer ici.

      C’est la même chose pour ce qui est du principe de responsabilité tel que définit par le principe de relation de causalité. Aujourd’hui, cette conscience, émergente depuis un siècle, est poussée par les évènements et devrait s’imposer très rapidement. Selon mon analyse, nous somme à l’aube de cette révolution qui pourrait entrer dans sa phase terminale dès cette année, selon les évènements déclencheur.

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        14 mars 2016 à 12 12 20 03203
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        Bonjour

        Pour quelqu un qui se définit pour un non marxiste vous faites référence à Marx plusieurs fois de vos écrits. ..
        Dans le capitalisme d ‘ aujourd’hui qui devient sénile car incapable de relancer le processus vértueux de la croissance (donc de l ‘ accumulation de capital) le phénomène de la crise entraîne un dévalorisation globale du capital.
        La première des constatations C ‘ est que la valeur d ‘ échange disparaît.
        Le capital argent en particulier.
        Des exemples :
        -le krach financier de 2008 et celui des banques asiatiques en ce début 2016.
        – la dette colossale des Etats impérialistes et celle des États dominés complètement assujettis au FMI et autres instances intérnationales.
        – le développement du capital financier qui s ‘ il est nécessaire au capital productif de plus value n ‘ en conduit pas moins à la stérilisation d ‘ une masse d ‘ argent qui se veut capital.
        – les capitalistes actifs perdent de la plus value Non seulement en diminuant la quantité de travail donc le nombre de travailleur mais aussi ar le fait qu augmenté le nombre d ‘ intermédiaires qui ponctionnent une grande part de la plus value produite (transports, grandes surfaces etc.).

        Le facteur dévalorisation du capital est désormais plus important que celui de sa valorisation même si les capitalistes essaient d ‘ enrayer cette tendance en augmentant la précarité et en faisant peser le poids de la dette sur les prolétaires.
        C’est un fait notoire que l ‘ effondrement lent mais régulier de ce système ne verra son aboutissement que sous les coups d ‘ une révolution comme vous l ‘ annoncez.
        Mais C est aussi vrai que la production de valeur d ‘ usage,après une révolution, sera l ‘ unique objectif de la société socialiste afin de répondre aux besoins primordiaux.
        L ‘ argent,dans ces conditions, ne se pose plus comme capital (forme du profit capitaliste).
        Le travail seul est producteur de richesse et il s ‘ agira pour les travailleurs de décider de sa juste répartition entre TOUS.
        Seul le travail riche des qualités de chacun est échangeable.
        Le travail contraignant demeure celui qu impose la nécessité et il demeurera tant que les machines n ‘ auront pas pris le relais.

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          15 mars 2016 à 5 05 00 03003
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          Bonjour Pierre Lehoux,

          Je reviendrai sur votre commentaire plus tard dans la journée.

          En attendant, je vous invite à réfléchir sur cet aphorisme :

          l’intérêt général est la somme des utilités particulières à l’accomplissement de la volonté générale, définit par la somme des besoins de chacun et de ses aspirations supérieures, limités par les contraintes jugés supérieures que sont le respect des autres formes de vies et des droits/devoirs intergénérationnel.

          Je pense que cette chaine de relation de causalité répond à votre attente !

          a plus….

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          16 mars 2016 à 4 04 30 03303
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          Votre dernier commentaire ne contredit pas les miens.

          Je cite Marx, chaque fois que je le peux et évite sa critique, sauf quand cela s’avère nécessaire au débat.

          Ensuite, non, il n’existe pas de cycle vertueux au sens capitaliste, sauf à considérer que le cycle de construction, destruction soit vertueux !

          Il existe plusieurs contradiction fondamentales du capitalisme, l’une d’elle réside bien dans l’opposition entre exploiteur et exploité, où ce dernier ne doit pas élever sa propre condition pour ne pas remettre en cause celle de l’exploiteur. Or, autant le capitalisme pousse à la mondialisation de l’économie de par son inertie, autant la mondialisation pousse à son effondrement structurel. Pour éviter cela, le système capitaliste systématiquement maintenir la société en état d’urgence, car la paix révèle, relève l’inutilité du système et surtout son caractère néfaste, inique et basé exclusivement sur la violence.

          Ce qui ne contredit pas Marx.

          Pour le reste, le salaire est la rétribution du travail, mais encore une fois, c’est la plus-valu prélevé par le propriétaire économique qui représente la part indu, volé et non pas le salaire en lui même, puisqu’il faut bien mesurer le travail de chacun selon sa volonté de consommation et son utilité propre.

          Pour finir, ce n’est pas la chute du taux de profit qui pousse à l’effondrement du système, c’est le sens de circulation monétaire qui va systématiquement vers le propriétaire et sans outil de régulation comme l’impôt, il arrive un moment où le prolétaire ne dispose de plus rien et alors… Se révolte !

          L’effondrement des systèmes économiques sont pratiquement toujours le fait des révoltes prolétarienne pour pouvoir subsister, rarement des capitalistes eux même !

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