Réactions aux discours de Jean Charest

 

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Échec des négociations

Suite à l’échec des négociations entre la Ministre de l’Éducation Michelle Courchesne et les leaders des mouvements étudiants, le Premier Ministre Jean Charest a pris la parole et a tenté de démontrer que son gouvernement avait raison. Sauf que…

Raymond Viger Dossiers Éducation, Culture, Économie, Politique

Suite à l’impasse des négociations entre la Ministre de l’Éducation Michelle Courchesne et les leaders étudiants, le Premier Ministre Jean Charest a fait un point de presse pour résumer la situation.

Un discours savamment préparé pour tenter de nous convaincre que le gouvernement Libéral a fait plusieurs concessions depuis le début des négociations et que les étudiants ne veulent pas négocier mais tout simplement s’obstiner tant et aussi longtemps que la hausse des frais de scolarité ne sera pas aboli.

Pour qui se battent les étudiants?

Jean Charest lance une question importante: pour qui les étudiants se battent-ils? L’argumentaire de Jean Charest est que les leaders étudiants ne se battent pas pour les étudiants pauvres. Le nouveau système de prêts et bourses permet, pour un revenu familial allant jusqu’à 51 000$ d’avoir l’équivalent de la gratuité scolaire. Jusqu’à 100 000$ de revenu familial, des prêts étudiants permettent de diminuer les frais de scolarité. Passé 100 000$, Jean Charest considère qu’il est normal de payer des frais de scolarité et que les familles en ont les moyens.

À première vue, les arguments de Jean Charest peuvent en rallier plusieurs et sembler logique et acceptable. Moi même qui est en faveur d’une gratuité scolaire complète ait été ébranlé.

Sauf que…

1- Tenir compte du revenu familial suppose qu’il y a une bonne relation de l’étudiant avec sa famille. Ce qui n’est pas toujours le cas. Est-ce qu’on marginalise l’étudiant qui est en rupture familiale pour une quelconque raison?

2- Comment définit-on le revenu familial quand les parents sont séparés, les familles reconstituées? Est-ce que cela peut créer des situations où le calcul du revenu familial devient discriminatoire pour certains étudiants?

3- Que fait-on quand un des parents ne veut pas subvenir aux besoins d’un étudiant pour ses frais de scolarité?

4- Quand un étudiant quitte les études pendant 2 ans, il est considéré indépendant de ses parents et le revenu familial ne compte plus. Est-ce que cela discrimine l’étudiant qui continue ses études? Est-ce une façon de favoriser un décrochage scolaire de 2 ans pour être indépendant du revenu familial? Après un arrêt de 2 ans, combien d’étudiants pourront réellement revenir aux études?

5- Comment l’étudiant peut-il continuer ses études lorsqu’au moment du calcul de revenu familial ses parents travaillaient pour GM Ste-Thérèse avec 150 000$ de revenu familial et qu’à son entrée à l’université ses 2 parents ont perdu leur emploi parce que GM Ste-Thérèse a fermé les portes et que ses parents n’ont plus de revenus. Le revenu familial sera ajusté l’année suivante. Mais pour l’année en cours, l’étudiant fait face à une crise financière majeure qui pourrait mettre en péril son année scolaire.

Discrimination et injustice du système de prêts et bourses

Ce ne sont que quelques exemples de discrimination et de situations complexes que les frais de scolarité peuvent engendrer. Je suis sensible à ces discriminations parce que lorsque j’ai été aux études, personnellement, le gouvernement m’a remis trop d’argent en prêt et bourses. J’en n’avais pas besoin tant que ça. Mais dans le cas de ma conjointe, Danielle en a manqué et le système de prêts l’a discriminé avec des montants ridicules et tout ça, malgré qu’autant elle que moi, étions déclaré indépendant du revenu familial.

Le systême de prêts et bourses coûtent cher à opérer. Le système de prêts et bourses créent de grandes injustices. Pour certains étudiants, le système de prêts et bourses n’est pas suffisant pour compléter ses études tandis que pour d’autres, c’est un revenu inutile et non essentiel. L’objectif d’abolir les frais de scolarité est d’en arriver à abolir les système de prêts et bourses qui ne répond pas aux besoins réels des étudiants.

Réduire la taille de l’État pour financer les universités

Abolir le système de prêts et bourses, c’est réduire la taille de l’État, c’est récupérer de grosses sommes d’argent, non seulement qui est remis aux étudiants pour faire face aux frais de scolarité mais surtout de couper dans de nombreux postes de fonctionnaires. L’argent qui n’est pas versé aux étudiants pour payer les frais de scolarité peut être versé directement pour le financement des universités. Les salaires des fonctionnaires qui géraient les prêts et bourses deviennent une économie qui peut servir à augmenter le financement des universités et même plus.

Quand ils seront médecins, ils auront les moyens de rembourser leurs prêts

Jean Charest, d’une façon directe et indirecte, entretient un sentiment de jalousie envers les finissants des universités: quand ils auront terminé leurs études et qu’ils auront un gros salaire, ils leurs sera facile de rembourser leurs prêts. C’est normal qu’un étudiant investisse sur cette ”grosse job” qu’il va avoir.

Je suis parfaitement d’accord avec cet argument mais je propose une façon très différente atteindre cet objectif.

Quand l’étudiant aura sa ”grosse job”, c’est par les impôts qu’il paiera qu’il remettra à la société ce qu’il a reçu. Pourquoi stigmatiser les étudiants plutôt que de taxer les gros salaires? Que ce soit un étudiant qui après une longue scolarité ou un homme d’affaire sans étude qui fait 250 000$ par année, il est normal dans notre système social qu’ils paient des impôts proportionnellement à leurs revenus… indépendamment que ces revenus soient attribués à leur scolarité, à leur bosse des affaires ou encore à l’héritage du commerce familial. C’est la façon simple et économique de gérer le tout.

La peur de faire payer les riches

Nos gouvernements ont peur de faire payer les riches pour les choix sociaux que nous endossons. Nous considérons que les études et les universités sont importantes. Soit. Nos impôts sont là pour payer les choix sociaux que l’on veut se donner.

Plus nous créons des systèmes d’exception, plus nous créons des départements de fonctionnaires qui coûtent chers pour gérer ces systèmes d’exception et plus nous créons des injustices dans l’interprétation de ces exceptions.

Assumons nos choix sociaux et arrêtons de tourner autour du pot.

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17 pensées sur “Réactions aux discours de Jean Charest

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    9 juin 2012 à 2 02 09 06096
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    J’ai employé mes énergies cette semaine à aider une jeune fille de 18 ans, issue d’une famille monoparentale, qui étudie au CEGEP depuis l’été 2011, soit alors qu’elle avait 17 ans, et pour laquelle le gouvernement avait calculé que sa mère devait lui donner 3,084$ par année, ce que cette dernière n’a jamais fait. Cette jeune fille avait dû louer un appartement pour se rapprocher du CEGEP situé trop loin de chez elle.

    Le gouvernement, même s’il détermine la somme que le répondant doit verser et procède à la diminution de l’aide accordée à l’étudiant, n’effectue aucun contrôle pas plus qu’il n’offre à l’étudiant la possibilité de prouver qu’il ne reçoit pas dans les faits les sommes qui étaient prévues lui être versées. Que faire lorsque le répondant ne veut pas ou ne peut pas payer?

    Dans le cas présent, cette jeune fille dont la mère l’a délaissée même lorsqu’elle était mineure alors que la Loi l’obligeait en tant que parent à subvenir à ses besoins (études ou pas), avait 4 solutions: se marier pour que sa mère ne soit plus considérée répondante pour les prêts et bourses, contacter la DPJ avant d’avoir atteint 18 ans pour faire reconnaître l’inaptitude de sa mère à pourvoir à ses besoins (ce qu’elle ne peut plus faire maintenant qu’elle a 18 ans), abandonner ses études pendant 2 ans ou la poursuivre en cour. On parle ici de situations crève-coeur tout autant que pénibles financièrement.

    Le statut de répondant de sa mère la suivra tout au long de ses études et la pénalisera de 3,000$ par an. Le montant de prêts et bourses avait été calculé en fonction du revenu de travail à temps partiel de la jeune fille et de la somme que sa mère devait lui fournir. Elle a dû se trouver plus de travail pour combler le manque à gagner (ne surtout pas perdre son boulot ni tomber malade car il n’y a ni chômage, ni congé maladie, ni sécurité sociale pour elle, pas plus qu’il n’y a pour elle, ni pour ceux dans son cas, l’appui moral des parents, l’encouragement, encore moins la sécurité). Marche ou crève.

    Cette jeune fille doit refaire une demande de prêts et bourses avant l’automne. Nous avons donc tenté toutes les pistes (orienteur, psychologue qui auraient peut-être pu démontrer la détérioration de sa situation familiale et permettre que la répondante soit écartée du dossier) et, même en multipliant les démarches, nous nous sommes butées à des portes closes, car il est évident que ces intervenants n’ont que des pouvoirs limités une fois la majorité atteinte et ne peuvent de ce fait agir pour le bien de l’enfant, le fardeau de la preuve étant dorénavant sur les épaules de cette jeune fille. Comment prouver qu’une situation familiale est détériorée lorsque la partie adverse n’a aucune obligation à participer à cet exercice et encore moins d’intérêt à le faire et comment prouver que l’on a rien reçu lorsque personne ne veut vérifier?

    Elle a dû choisir la seule option logique qu’il restait: poursuivre sa mère en cour. On peut comprendre qu’elle ne recouvrera pas aisément, peut-être pas du tout, les sommes qui lui sont dues et que son choix en était un de survie financière. Lorsque la situation familiale n’est pas dégradée comme celle de cette jeune fille, que les parents répondants ne peuvent payer pour diverses raisons (et ces raisons sont la plupart du temps tout à fait compréhensibles considérant qu’à 60,000$ de revenu brut familial pour une famille de 4, la contribution s’élève à près de 6,000$), quelle tristesse que de songer aussi à ces jeunes et à leurs parents qui doivent composer avec un système qui leur indique clairement qu’ils ne sont pas assez riches pour se permettre le luxe des études supérieures et que pour y parvenir ils devront en baver. On leur dit qu’ils paient leur juste part? Ils n’ont la plupart du temps aucun filet de sécurité sous eux, gagnent moins que le salaire minimum et devront rembourser plus tard la partie prêt du programme.

    Comme vous dites si bien, 2 années à abandonner les études c’est presque signer une reddition. C’est un non-sens de productivité, une claque aux rêves, aux espoirs et à la détermination d’une jeunesse qui cherche à justement ne pas faire partie des laissés-pour-contre de la société.

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    9 juin 2012 à 6 06 35 06356
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    @ Elyan

    Ce commentaire est un parfait exemple de ce qui devrait être un article. J’aimerais que vous m’autorisiez à le publier immédiatement sur Cent papiers. RSVP

    Pierre JC Allard

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    9 juin 2012 à 7 07 37 06376
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    @ RV

     » il est normal dans notre système social qu’ils paient des impôts proportionnellement à leurs revenus… indépendamment que ces revenus soient attribués à leur scolarité, à leur bosse des affaires ou encore à l’héritage du commerce familial  »

    OUI, mais il n’en demeurerait pas moins injuste que celui à qui la société a payé des études qu’elle n’a PAS payées à d’autres ne les rembourse pas EN PLUS de ses impôts… Si ce remboursement n’est pas fat, c’est un transfert pervers des plus pauvres vers les plus riches

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2012/04/28/lettre-ouverte-a-messieurs-charest-et-nadeau-dubois/

    PJCA

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    9 juin 2012 à 9 09 00 06006
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    Et nous sommes revenus au « libre-choix » d’accéder aux études post secondaires ou non. Tous y ont droit, mais dans l’état actuel des choses, ce n’est pas le cas. Ce qui signifie que le discours de Charest est une désinformation au minimum et un mensonge éhonté quant à moi.

    Quant à « l’injustice » de la gratuité scolaire, c’est un peu comme d’avoir libre accès à un buffet. Tu peux bouffer tous les « chips » ou autres « junk food » du buffet ou tu peux choisir les mets plus nourrissant. L’accès du buffet est tout de même gratuit, ou plutôt « le même prix pour tous ». C’est un choix à être fait par les organisateurs du buffet; qui, au niveau de la société, est la population.

    Amicalement

    André Lefebvre

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    9 juin 2012 à 12 12 33 06336
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    Laurent Proulx, le premier étudiant qui a demandé une injonction a l’université Laval à décider d’abandonner ses cours en anthropologie. Proulx a pu d’argent pour continuer à l’université. Je ne peux pas croire qu’il a créé toute une polémique en appuyant la hausse des frais de scolarité en demandant une injonction, puis maintenant il abandonne l’université. Le leader du carré vert porte un message contradictoire, Proulx appuie la hausse, mais il n’a pas d’argent pour fréquenter l’université. J’ai juste un message pour Laurent Proulx, va te cacher, J’ai honte pour toi. Avoue que tu as été stupide d’appuyer Jean Charest avec sa hausse de 82%, alors que tu n’as même pas les moyens d’aller à l’université présentement!

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    9 juin 2012 à 20 08 06 06066
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    @ L’artiste

    En education aussi on peut donner du junk food; c’est d’ailleurs ce que l’on se prépare à faire ! Mais le homard et le filet mignon sont donnés avec parcimonie, comme les cours de science et de techniques spécialisés qui exigent des exercices pratique ne peuvent pas être donnés è tous vents.

    PJCA

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    9 juin 2012 à 20 08 13 06136
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    @ Patrice Leonard.

    Personne ne semble poser l’hypothèse que c’est PARCE qu’il a servi de kamikaze pour l’injonction et lancé les Carrés verts que Proulx est maintenant admis en Droit sans avoir besoin de ce cours et qu’il a les moyens de fluter du Champagne rue Crescent…. Je suis peut-etre trop cynique, mais c’est vous qui êtes peut-être très, très naïfs…

    PJCA

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    10 juin 2012 à 12 12 54 06546
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    Je suis de plus en plus inconfortable avec ce débat sur les frais de scolarité où la loupe s’attarde à une seule partie de notre société. Que dire des plus démunis qui en 2012 écopent d’une taxe (régressive) santé de 200$, des tarifs de garderie qui ne sont pas dégelés contrairement aux frais de scolarité, des contribuables moyens qui devront débourser cette année environ 1000$ de plus,etc. Le pire c’est lorsqu’on me parle de la Norvège et de la Suède qui ont la gratuité mais qui ont fait bien d’autres choix de société: la Norvège avec son service militaire obligatoire non-rémunéré et son litre d’essence à 2.50$, la Suède avec sa taxe de vente de 25%, son taux d’imposition de 54% et ses entreprises qui paient moins d’impôts qu’au Québec. J’espère que bientôt chaque parti politique nous fera une proposition de choix de sociétété incluant la fiscalité et le financement des principaux programmes (à 100%, 85%, 50% ou 0% par l’état).

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    10 juin 2012 à 14 02 23 06236
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    On ne peut envisager planifier quoi que ce soit avant d’assainir l’administration publique. Après on verra.

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    10 juin 2012 à 18 06 02 06026
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    Oui, il y aura assainissement temporaire de moeurs politiques. Est-ce que le Québec passera à travers les éceuils qui l’attendent (sa dette, sa démographie, le pouvoir des groupes de pression, etc.)? Je crois plutôt que le pire nous attend dans un Québec plus divisé que jamais et sans leadership crédible.

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    11 juin 2012 à 9 09 36 06366
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    Vous vous faites des illusions. Pensez-vous sincèrement que l’élite dirigeante laissera aller ses privilèges pour le bénéfice du peuple ? De fait, ce sont nous qui avons le plus à perdre. Seulement, il faudra arriver au point où la situation du peuple, dans sa totalité, soit rendue tellement insupportable et suffocante pour qu’enfin il soit poussé, en désespoir de cause, à vouloir sortir du bocal pour qu’enfin l’humanité passe à la prochaine étape de son évolution, l’émergeance de son individualité et non plus l’individualisme qui l’anime actuellement. C’est la seule et véritable émancipation à laquelle le peuple aspire n’en déplaise à nos maîtres.

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    12 juin 2012 à 11 11 25 06256
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    Selon le chef de police, Marc Parent, les policiers ont fait des arrestations préventives pour empêcher les débordements au Grand Prix de Montréal. Mais, je me demande pourquoi on n’a pas retourné les manifestants chez eux si la police n’avait rien à leur reprocher. D’après moi, les policiers ont procédé à des arrestations illégales pour empêcher les étudiants de manifester au Grand Prix comme lors du G20 à Toronto. 170 étudiants québécois ont été arrêtés par les policiers de Toronto alors qu’ils dormait dans un gymnase, pour les empêcher de manifester au G20. Ce week-end, la police a fait des fouilles systématiques avec tous les étudiants qui ont porté le carré rouge au Grand Prix de Montréal. Je trouve que la police font du profilage politique en interceptant les gens qui portent un carré rouge et un sac à dos. Le Québec est devenu un état policier, le Grand Prix à mobiliser le plus grand nombre de policiers dans un événement au Québec. Je suis déçu du travail de la police au Grand Prix de Montréal. J’ai la certitude que les policiers ont abusé de leurs pouvoirs. Selon moi, les propos des ministres libéraux ont encouragé la police à avoir un tel comportement. Jean Charest a affirmé aujourd’hui qu’il est satisfait du travail des policiers au Grand Prix de Montréal.

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    12 juin 2012 à 16 04 34 06346
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    Je le dis , je l’ai dit et le redirai , les policiers ont des ordres qui viennent de la haute. Faut pas leur reprocher , la preuve , faites 911 et dites à l’aide……. Ils vont être lâ.
    Jean-Marie De Serre.

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    16 juin 2012 à 15 03 59 06596
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    Jean Charest est très provocateur en continuant d’associer la violence au carré rouge. La majorité des étudiants qui manifestent contre les frais de scolarité sont pacifiques. Le premier ministre Jean Charest dénonce la violence. Quelle violence? Les vitres cassées au centre-ville de Montréal par un petit groupe de casseur comme le black bloc. La dernière fois que j’ai vu dans les médias la violence dénoncer c’est en Syrie. Jean Charest parle du Québec comme si on vivait en Irak ou Afghanistan. La seule violence que j’ai vue à Montréal c’est la brutalité policière. Moi aussi, je dénonce la violence faite par les policiers sur des manifestants pacifiques. M.Charest cherche à tirer profit de la crise sociale en laissant trainer le conflit étudiant. Toutefois, le Parti québécois a remporté le comté d’Argenteuil après 46 ans de château fort pour les libéraux. Les citoyens ont envoyé un message clair au gouvernement Charest en votant péquiste. Je félicite Roland Richer et toute son équipe pour sa victoire contre le parti libéral dans Argenteuil, c’est une grosse victoire pour le parti québécois. Les gens ont choisi le carré rouge de Pauline Marois.

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    18 juin 2012 à 17 05 00 06006
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    Publicité mensongère du parti libéral.

    Dans la publicité, Jean Charest dit travailler dans l’intérêt des Québécois. Ça veut dire quoi? Sauver 200 millions avec la hausse des frais de scolarité sur un budget de 70 milliards par année, c’est vraiment ridicule comme argument. C’est de l’opportuniste politique. Le premier ministre Charest collecte deux salaires au lieu d’un seul . Se faire payer à la fois par le parti libéral et le parti conservateur, c’est tu dans l’intérêt des Québécois ou c’est plutôt être malhonnête. « Être premier ministre ce n’est pas un concours de popularité, j’ai choisi la responsabilité au lieu de la popularité ». La responsabilité M.Charest? Le conflit étudiant traine depuis quatre mois avec tout les impacts que cela peut avoir sur l’économie de Montréal, je ne trouve pas cela responsable de la part de Jean Charest. D’autant plus que le gouvernement a attendu treize semaines avant de faire une première proposition aux étudiants. « Selon Jean Charest, faut faire des choix difficiles, mais nécessaires. Avoir le choix de ses convictions». La commissaire à l’ONU s’inquiète du Québec qui restreint les droits d’association et d’expression avec la loi 78. Selon la commissaire, pareille loi a été adoptée en Russie et en Syrie.

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