Saint Maurice Jour 20

AUJOURD’HUI, 12 juin 2004

Jour 20 de la campagne

« Sortez vos tuques »

(Paul Martin, La Presse, 11 juin 2004)

Quelle bonne idée. On a parfois froid aux yeux dans cette campagne. Il faudrait parfois chauffer un peu. Par exemple, ici – et pour 1 000 Km au nord où c’est encore « ici » – la question du bois d’oeuvre n’est pas une affaire de rhétorique. C’est le pain et le beurre et des milliers d’emplois. Quand nos voisins et amis du sud les États-uniens, nos partenaires dans l’accord de libre-échange, imposent des droits punitifs à l’exportation de notre bois chez eux, ils nous font bien du mal.

Évidemment, on peut dire qu’un accord exige des sacrifices de part et d’autre, qu’on a parfois tort et parfois raison et qu’il faut avoir une vue d’ensemble. Mais justement, pour que prévale une vue d’ensemble, des mécanismes d’arbitrage ont été mis en place qui doivent décider en chaque cas de litige qui a tort et qui a raison. Dans le cas du bois d’oeuvre, c’est nous.

Les arbitres impartiaux qui jugent du bien et du mal dans les conflits commerciaux entre le Canada et les USA ont déjà dit deux ou trois fois que nous avions raison. Je ne crois pas, d’ailleurs, que bien des arbitrages aient donné raison aux États-Uniens sur quelque point que ce soit depuis que nous leur avons ouvert nos frontières. Les droits punitifs sur l’exportation de bois d’oeuvre sont cependant toujours là.

Qu’est-ce qu’on fait ? Qu’est-ce qu’on fait contre la force ? Qu’est-ce qu’on fait avec nos « voisins et amis du sud, partenaires… etc, etc ». ? JE NE LE SAIS PAS. Je ne sais pas plus avec précision comment nous défendre des États-Uniens que je n’ai d’idée brillante sur la façon de nous prémunir des grands froids en hiver. Leur existence est une réalité avec laquelle il faut vivre. Ce que les Anglais appellent un « Act of God », ce qui serait blasphématoire si ce n’était dit avec l’humour anglo-saxon.

Ce que je sais, toutefois, c’est qu’il faut y penser et trouver une solution. Il vaut mieux avoir un gouvernement qui met ses culottes et sa tuque, ne voit pas Bush & Cie comme le Bon Dieu, mais plutôt les États-Unis comme une présence inévitable dont il faut parfois se protéger au mieux. Comme du froid en hiver. Mais est-ce que Paul Martin peut le faire ? Est-ce que Harper VEUT le faire ?

Pierre JC Allard

Parcours du Combattant

Jour 20 de la campagne.

Nous sommes 16 765 pas plus près du but.

C’est ma dernière journée de visite des résidences pour aînés et clubs de l’Âge d’or, commençant avec le Domaine des Cascades et se terminant avec la danse à la salle Sérénité. Je ne me sentirais pas offusqué qu’on me suggère, comme il paraît qu’on l’ait dit à un autre candidat, qu’il est temps que je cherche une maison pour mes vieux jours. J’ai l’oeil ouvert et, jusqu’à présent, je n’ai pas vu meilleure région pour le faire.

Entre les rendez-vous, porte-à-porte à Shawinigan, 5e rue. Bonne discussion à la terrasse du Figaro, « le meilleur café en ville et peut-être au pays », dit Monique qui a bourlingué à travers toute l’Italie. Je parle beaucoup d’indépendance. L’indépendance du Canada face aux États-Unis, s’entend, mais on me demande beaucoup pourquoi je ne milite plus pour celle du Québec. A ceux que ça intéresse, la réponse détaillée est sur Internet: http://nouvellesociete.org/707.html

Nous avons rencontré 323 personnes aujourd’hui.

Depuis le début de la campagne, j’ai marché 237, 48 Km.

***http://nouvellesociete.wordpress.com/2004/07/02/saint-maurice-jour-21/

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *