Personnes toxicomanes: pas rentable pour une campagne électorale

Raymond Viger

Dossier Alcool et drogue.

Scandalisé, choqué et outré. Voilà un bref résumé des émotions qui m’envahissent en écoutant la position du ministre de la Santé du Québec, Yves Bolduc dans le dossier des centres d’injections supervisées.

659428_42488329 J’ai visité le 5 juillet dernier le seul site d’injection supervisé en Amérique du Nord, l’Insite de Vancouver. J’ai écrit un billet en attendant que mon reportage soit publié dans le magazine d’information et de sensibilisation, Reflet de Société.

Mon reportage est amplement en faveur de la création d’un site d’injections supervisées. Les personnes toxicomanes y trouvent leur compte. Sur place nous y retrouvons des soins infirmiers, soins psychologiques, hébergement d’urgence, centre de thérapie… La population aussi en ayant moins de seringues qui traînent dans le quartier, moins de frais d’hospitalisation pour le traitement aux personnes toxicomanes, moins d’automobiles qui frappent des personnes toxicomanes qui ont perdu le nord parce qu’ils vivent leur high dans le site d’injection supervisé…

Quand le ministre de la Santé fédérale a été devant la justice pour tenter de fermer l’Insite de Vancouver, la justice a été formelle. Pas question de fermer le centre d’injections supervisées, c’est un service essentiel. Même si les organismes communautaires, la police municipale, la municipalité et le gouvernement de la Colombie-Britannique ont fait front commun pour défendre le dossier, seul le gouvernement conservateur de Stephen Harper et la GRC étaient contre la continuité du site d’injections supervisées.

Pour une fois que le communautaire, la police, le municipal et le provincial font concensus dans une intervention sociale, de quoi se mêle le gouvernement fédéral?

Et pour revenir au ministre de la Santé du Québec Yves Bolduc, je ne peux pas comprendre pourquoi le Ministre de la Santé retarde un tel dossier qui était prévu être annoncé cet automne. Un dossier qui n’est peut-être pas rentable en période d’élections? À moins que notre nouveau ministre de la Santé soit intimidé par le gouvernement Harper qui veut aller en appel pour fermer le site d’injections supervisées de Vancouver?

Reportage sur le quartier chaud de Vancouver Downtown Eastside

Reportage sur le site d’injection de Vancouver. Site d’injections supervisées pour toxicomanes: Insite de Vancouver

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20 pensées sur “Personnes toxicomanes: pas rentable pour une campagne électorale

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    22 novembre 2008 à 2 02 10 111011
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    Ils sont inconscients ou quoi ?

    En France le système retenu est celui des traitements de substitution par cachets de subutex délivrés par le médecin généraliste.
    (30€/ boite pour une semaine.)

    Ce système est d’une extrême perversité : Certains toxicomanes s’injectent ce médicament non hydrosoluble, ce qui occasionne des infections, abcès, gangrennes, amputations .

    D’autres dealent leur traitement de substitution ou l’échangent contre de la drogue.

    D’autres encore prennent le traitement du mois en une semaine, puis retournent « faire leurs courses » chez le médecin.

    D’autres encore prennent leur drogue, le traitement ne leur sert qu’au cas ou il n’y a pas de drogue en vente.

    Cet état de fait rend chaque toxicomane sous substitution potentiellement dealer de ce traitement, afin de « dépanner » le copain en manque ou trouver de quoi acheter son héroïne.

    Certains jeunes viennent même à la drogue par le biais de ce traitement, il y ont gouté et passent à l’héroïne par la suite.

    Encadrement nul, le généraliste ne peut pas octroyer plus de 15 minutes de consultation à chaque patient.

    Certains centres distribuent de la méthadone.
    Le problème reste le même lorsqu’elle n’est pas consommée sur place.

    Bénéfice de ce produit : Sous forme de sirop il n’est pas injectable .

    Les centres méthadone sont beaucoup plus encadrés (psy, docteur, surveillance) .

    Malheureusement la solution majoritaire à 98% est le recours au subutex…

    Promenez-vous en France, il est quasi impossible de ne pas trouver une de ces boites sur la voie publique …
    Personnellement je compte, en plein centre ville de province, pour une distance de 100 mètres, vous trouverez en moyenne 4 à 6 boites de ce médicament …

    Le but n’est ni d’aider, ni de soigner, mais de faire un deal pharmaceutique !

    Bénéfice : Nous apprendre que notre système de santé n’est pas viable !

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    22 novembre 2008 à 7 07 18 111811
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    Merci Liberty de nous présenter les difficultés rencontrées en France. Cela démontre bien qu’il ne faut pas tenter de régler un problème à demi, mais de s’y investir dans le but de soutenir les personnes en difficulté. Un encadrement adéquat permet d’obtenir un changement significatif.

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    22 novembre 2008 à 10 10 31 113111
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    ….Et pour revenir au ministre de la Santé du Québec Yves Bolduc, je ne peux pas comprendre pourquoi le Ministre de la Santé retarde un tel dossier qui était prévu être annoncé cet automne. …

    Il faut chercher et trouver les intérêts particuliers qui font des pressions sur le politicien puis sur le gouvernement.

    Si la santé devient privée pour les taxés, pourquoi la santé des toxicomanes serait-elle gratuite ?

    Et je me demande aussi si vous vous êtes vraiment questionné sur l’opinion du travailleur stressé qui doit faire vivre sa famille en travaillant de longues heures quotidiennement, qui paye pour absolument tout, à qui vous demandez de subventionner des drogués pour qu’ils puissent tripper en paix….gratuitement ?

    D’après moi, les politiciens ne veulent pas de cette cause parce qu’elle serait très impopulaire chez une majorité d’électeurs. Merci et bonne journée.

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    22 novembre 2008 à 13 01 01 110111
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    OUI. Mais c’est un palliatif et une mesure temporaire, nous en sommes tous conscients. Il faut vite repositionner la société face aux drogues.

    1: D’abord, légaliser toues les drogues. Les prohibitions sont inutiles, néfastes et sont des subventions à peine déguisées au narcotrafic.

    http://nouvellesociete.org/5144.html

    2: Il faut réduire la consommation de toutes les drogues par une politique d’éducation et de CONDITIONNEMENT.

    Dans ce contexte, la consommation sous surveillance des drogues dites dures peut être une option ( voir le lien) http://nouvellesociete.org/5145.html

    PJCA

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    22 novembre 2008 à 19 07 06 110611
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    Pourquoi « vite » « urgent » ?

    À part les humanistes, qui seraient prêts à payer pour un lobby qui représenterait les déchets, les rejets de la société ?

    Légaliser les drogues ?!?!?
    Vous me rappelez un graffiti qui trônait sous le tunnel Atwater à une autre époque, juste avant qu’on tue Lennon : Free all drugs !

    Comme je suis d’accord. Qu’est-ce que ça dérange que les gens se tuent comme ils veulent ? Mais bon, on est au 3e millénaire et juste d’en parler tu passes pour un débile alors demander une loi, IMPENSABLE, IRRÉALISABLE, MORT DANS L’OEUF….

    Ce sont les pharmaceutiques qui mènent monsieur. Elles ne cèderont pas un pouce de ce qu’elles ont acquis. Les drogues, c’est LEUR monopole. Et le pusher officiel c’esl le MÉDECIN.

    Mais je suis d’accord pour essayer de sauver des gens. Il y a tant d’urgence et de fausses urgences, tant de vraie misère, qui avec nos faibles moyens peut-on vraiment aider, sauver ?

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    22 novembre 2008 à 23 11 34 113411
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    La drogue ?

    Si les états voulaient se débarrasser de la drogue des avions d’épandage iraient désherber systématiquement tout champ de stupéfiant repéré par satellite .

    A l’usure, les cultivateurs se reconvertiraient vers des produits « normaux » .

    Si la drogue existe encore c’est que les états y trouvent un intérêt, TOUS les états, même ceux qui n’en produisent pas …

    De tous temps la dope a servi à alimenter de « fonds spéciaux » qui échappent à tout contrôle, opérations spéciales etc…

    Comment pensez-vous que des milliers de tonnes passent en France (chiffres officiels), par de petits dealers kilo par kilo, ou y aurait-il d’autres sources ?

    C’est comique de voir des types se faire saisir parfois des centaines de kilos, puis vous les retrouvez, ils disent en avoir eu bien plus à bord au moment de l’arrestation… (vantardise pourquoi donc ?)

    Bien sûr que le coupable n’ira pas se « charger plus » devant le tribunal: « Pardon votre honneur, je ne transportais pas 1 tonne mais 1,3 tonnes … »

    Des consignes ont même été données parfois pour laisser le trafic de drogue douce un peu tranquille, afin de « laisser retomber la pression » dans certains endroits chauds …(révolte des banlieues Françaises)

    C’est bien arrangeant, 10 000 gamins accros ça fais 10 000 types qui ne se révoltent pas pour avoir un boulot !

    Arrêter les gens pour la dope ça passe, les arrêter parce qu’ils réclament une vie descente ça ne se fait pas !

    L’héroïne est un moyen, pas un but, pour les puissances occidentales.
    Le moyen, essentiellement, de faire survivre le pouvoir afghan de Karzaï.

    Les populations des pays producteurs ne voient pas les choses du tout du même angle.
    Pour eux, les produits stupéfiants sont une manne, si les habitants des pays occidentaux, qui les affament en souffrent, ils voient ça comme un juste retour des choses.

    Ce qui signifie que tant qu’on ne permettra pas aux habitants des pays pauvres de mener une vie décente sans avoir à cultiver du poison, la lutte contre le trafic de stupéfiants ne sera qu’un combat d’arrière-garde.
    Qui peut se laisser acculer à la misère ?

    « Nécessité fais loi » ne dit-on pas ?

    Aider les dépendants, c’est aider à soigner les gens des conséquences de ces pratiques politiques.
    C’est la moindre des choses !

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    23 novembre 2008 à 7 07 22 112211
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    @Liberty

    Vous écriviez:

    « Si les états voulaient se débarrasser de la drogue des avions d’épandage iraient désherber systématiquement tout champ de stupéfiant repéré par satellite .

    A l’usure, les cultivateurs se reconvertiraient vers des produits “normaux” . »

    Le problème véritable est que la majorité du marché de la drogue est contrôlé par les mêmes acteurs: services secrets tel que la CIA, la DEA, des politiciens corrompus comme les Bush et Clinton (voir: The Crimes of Mena http://www.whatreallyhappened.com/RANCHO/POLITICS/MENA/crimes_of_mena.html ) et la majorité de l’argent est blanchit et transigé par les banquiers privés. L’affaire des Contras avec Oliver North en est un bon exemple, le livre Dark Alliances du « suicidé » journaliste Garry Webb en est un autre. Webb a documenté que la grande majorité de la vague du Krack sur la côte ouest américaine qui a ravagé et tué sans merci durant les années 80-90 était principalement importé par la CIA pour financer leur black ops.

    On pousse les fermiers et paysans des pays pauvres encore plus dans la misère, jusqu’à ce qu’ils n’aient plus le choix que de cultiver de la drogue. Vous savez, les Talibans avaient réduit la culture du pavot en Afghanistan de 95%, et suite à l’invasion et occupation militaire criminelle du pays en 2001, l’Afghanistan est devenu le producteur #1 international: plus de 93% de la production mondiale d’opiacés servant à faire l’héroïne, une business de plus de $200 milliards US.
    La drogue est ensuite destinée au marché européens, acheminée à travers le Balkans dont le Kosovo qui est dirigé par un président recherché par Interpol pour trafic d’armes et de drogue. Un pays qu’on a reconnu l’indépendance et qu’on a remis entre les mains d’une organisation terroriste nommée KLA, entrainée sur les camps de Bin Laden, Al Qaïda. On ne peut pas inventer des histoires pareilles, tout ça est documenté et vérifiable.

    Les produits utilisés comme défoliants sont extrêmement toxiques et polluent terres et rivières en plus d’intoxiquer les populations s’y trouvant. Il a été souvent rapporté par ces victimes que les opérations sont menées contre les petits agriculteurs et jamais contre les gros caïds qui sont de mèche avec les grands intérêts. La guerre à la drogue est une belle couverture pour cacher une guerre contre la compétition. Ça fait l’affaire de Big Pharma aussi. La culture du coca et de la marijuana est ancestrale dans plusieurs cultures et sert de médecine depuis des milliers d’années. Médecine efficace et quasiment gratuite, non brevetable. Pas très sympa pour les cartels des médicaments.

    Maintenant, on capote beaucoup avec les drogues « illégales », mais parlant de médicaments: deux études officielles ont été publiées aux États-Unis.
    Grosso modo, ce qu’elles révèlent est ceci: les drogues illégales tuent entre 11 000 et 20 000 Américains par année alors que les médicaments administrés sous surveillance d’un médecin, en suivant les posologies tuent autour de 100 000 Américains par année.

    TROUVEZ L’ERREUR!!!! Et on mène une guerre aux drogues illégales??!!! (importées par on sait qui!!!?)

    Je vous laisse réfléchir à ceci. Déjà, il va y en avoir qui vont me traiter de fou et de menteur, de conspirationiste sans vérifier quoi que ce soit. Mais on ne va pas réussir à régler les problèmes de la sphère microscopique tant que la source du problème de la sphère macroscopique ne sera pas compris, exposé et réglé.

    Bien à vous,

    François M.

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    23 novembre 2008 à 11 11 58 115811
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    @Liberty

    Génial alors, on sait où on s’en va. J’ai déjà vu cette vidéo, merci, mais pour ceux qui ne l’ont pas vu, c’est à voir.

    Au plaisir de vous croiser, Liberty!

    François M.

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    23 novembre 2008 à 14 02 16 111611
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    @ Pierre JC Allard : Je suis bien d’accord avec vous. Pourquoi pas un monde sans drogues criminalisées ? C’est ce que j’écrivais dans un billet sur le dernier rapport annuel de l’ONUDC sur la production, le trafic et l’usage de drogues illicites. Voici la conclusion de ce billet «On peut par ailleurs se demander si le fait de criminaliser la consommation de certaines substances ne cause pas davantage de problèmes que si celles-ci ne l’étaient pas. La lutte aux drogues criminalisées vaut-elle la criminalité endémique que leur interdiction maintient dans certaines régions du monde ? Après tout, il y a des alternatives à la prohibition.» Ceux qui souffrent ont beaucoup plus besoin de notre aide que de notre courroux. D’autant plus que notre courroux est le pain et le beurre des criminels. Plus il y a de répression, plus les affaires louches sont en hausse.

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    23 novembre 2008 à 21 09 21 112111
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    M. Clusiau, vous dites: « Et je me demande aussi si vous vous êtes vraiment questionné sur l’opinion du travailleur stressé qui doit faire vivre sa famille en travaillant de longues heures quotidiennement, qui paye pour absolument tout, à qui vous demandez de subventionner des drogués pour qu’ils puissent tripper en paix….gratuitement ? »

    Oublions le côté humain d’aider des personnes toxicomanes à sortir de leur enfer. Si vous lisez mes articles sur le site d’injections supervisées et si on ne regarde que le côté financier de l’opération, les coûts pour offrir des services médicaux aux personnes toxicomanes dans un site d’injections supervisées permettent de faire des économies appréciables dans les frais d’hospitalisation lorsqu’on ne les aide pas et qu’on les laisse à eux-mêmes. Cela veut dire économie d’impôts pour le travailleur stressé qui doit faire vivre sa famille. Sans compter que ce travailleur stressé n’a plus à stresser de trouver des seringues souillées dans le parc où joue ses enfants, ne risquera plus de frapper une personne toxicomane qui a perdu le nord… Le travailleur stressé, avec ses économies d’impôts et l’augmentation de sa qualité de vie offert par un site d’injections supervisées ne devrait donc plus être stressé!

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    1 décembre 2008 à 14 02 49 124912
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    …..Le travailleur stressé, avec ses économies d’impôts et l’augmentation de sa qualité de vie offert par un site d’injections supervisées ne devrait donc plus être stressé!….RViger

    Je comprends votre sarcasme mais votre idée ne sera pas retenue par ceux qui payent si vous ne la prouver pas et ne la répétez pas au moins 300 fois.

    Moi je suis pour vous savez. Pour la légalisation de toutes les drogues et que meurent ceux qui le veulent. Soigner des gens parce qu’ils se droguent, je trouve ça un peu niais.

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    1 décembre 2008 à 23 11 16 121612
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    J’espère M. Clusiau que vous ne fumez pas. Parce que selon votre raisonnement on ne soignera pas les fumeurs qui ont détruit leur santé avec la cigarette. En passant, vous n’êtes pas obèse non plus. Parce que les gens qui font de l’embonpoint ne mérite pas d’être soigné.

    Vous amenez une proposition qui va permettre de désengorger le système de santé. Toute personne qui est malade dû à un comportement toxique comme mauvaise alimentation, mauvais entraînement physique et autre ne devrait pas être soigné. Ne parlons pas des joueurs compulsifs. Eux aussi ont couru à leur perte et ne méritent pas d’être soignés.

    Si vous avez lu mes articles, vous remarquerez que la police de Vancouver, la municipalité de Vancouver, les organismes communautaires de Vancouver et le gouvernement de Colombie-Britannique sont tous d’accord avec l’idée de garder ouvert le site d’injections supervisées. Seul le gouvernement de Stephen Harper et la GRC s’y opposent et tentent de le fermer. La cour a ordonné de garder le site ouvert. Le gouvernement de Stephen Harper a décidé d’aller en appel pour tenter de faire renverser la décision.

    Les recherches sont très clairs sur les avantages sociaux d’un site d’injections supervisés. La preuve n’est plus à faire.

    http://journaldelarue.wordpress.com/2008/11/10/insite-de-vancouver-site-d-injection-supervise/

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    2 décembre 2008 à 0 12 20 122012
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    @ Raymond,

    Exemple récent venu de Suisse :
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/12/01/les-suisses-avalisent-par-referendum-la-prescription-d-heroine-a-certains-toxicomanes_1125394_3214.html

    Désormais la consommation d’héroïne est encadrée et légale, votée à 68% favorablement.

    Entre 1991 et 2007, le nombre de morts par overdose est passé de 400 à 152, les infections par le virus du sida ont diminué de 60 % et la criminalité liée aux stupéfiants (vols et délits graves) a en moyenne reculé de 75 %. Selon les études menées, de nombreux toxicomanes ont pu éviter la clochardisation et la délinquance, et ils ont même pu reprendre un début d’activité. Certains ont entamé d’autres thérapies.

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    2 décembre 2008 à 7 07 16 121612
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    Merci Liberty pour cette référence et ces chiffres. Les résultats parlent par eux-mêmes et sont très pertinents au débat en cours.

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    2 décembre 2008 à 9 09 02 120212
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    @ Raymond
    Je suis chez vous pour cela même si je suis parfois assez dérangeant dans mes commentaires :

    -Vous donner l’information de ce qui se passe sur le vieux continent 😉

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