Suicide: conséquences sur la famille et les proches

Intervention et prévention du suicide

Dominic Desmarais         Dossiers Suicide et Famille

Un être en détresse s’enlève la vie. Il laisse derrière lui sa famille, ses amis. Pour eux, la vie continue. Il faut préparer les funérailles du défunt. Reflet de Société vous propose le regard de ceux qui sont en première ligne après l’acte fatidique, l’entreprise funéraire.

La mort, Claude Poirier connaît. Depuis 50 ans, il travaille pour l’entreprise familiale Magnus Poirier qui offre des services funéraires. Un demi-siècle à vivre avec la mort sous toutes ses formes. Aujourd’hui directeur-général, il a fait le tour du jardin. De son entreprise comme de la mort. S’il vit de la mort, il ne la banalise pas pour autant. L’homme est sensible au désarroi des autres. Il a appris, avec le poids des années, qu’il vaut mieux exprimer sa douleur que la conserver pour soi.

Le suicide: un sujet tabou

«Il y a quelques années, le suicide était un sujet tabou. Les familles disaient que le défunt était mort d’une maladie. Aujourd’hui, on voit que les gens sont un peu plus ouverts» affirme M. Poirier, calé dans son fauteuil. L’homme a la verve facile. Il s’ouvre sans se faire prier. Il en a tant à dire qu’il reprend son souffle tout en parlant. C’est que des gens éprouvés par le suicide d’un proche, il en rencontre fréquemment. Beaucoup plus que ce que laissent croire les médias. «Le suicide est une cause de décès des plus fréquentes» raconte-t-il avec compassion.

Si les gens ont tendance à s’ouvrir un peu plus qu’hier, c’est peut-être en raison de la place moins grande qu’occupe la religion, croit le directeur-général de l’entreprise funéraire. «Autrefois, lorsqu’il s’agissait d’un suicide, les curés ne se déplaçaient même pas. Ce n’était pas accepté. Le défunt pouvait même ne pas recevoir de service religieux pour son enterrement. C’est dire la frustration vécue par les familles. Aujourd’hui, il manque de curés. Les salons funéraires ont pris leur place. Et nous, on a commencé à s’informer pour aider les familles.»

Famille: culpabilité et isolement

Les causes du suicide ne regardent pas M. Poirier. Ce sont les victimes collatérales qu’il rencontre. «Le pire pour la famille, c’est de ne pas savoir pourquoi. Les gens culpabilisent. Ils se sentent responsables, dit-il. C’est évident qu’ils ont besoin d’un support psychologique. Il faut éviter qu’ils s’isolent», considère le directeur-général qui, dans ses temps libres, est président fondateur de Réseau Ado, un organisme qui fait de la prévention du suicide auprès des jeunes.

Si chaque funéraille a son histoire, M. Poirier est catégorique: celle touchant la mort par suicide est bien différente. «Avec un certificat de décès indiquant un suicide – c’est aussi vrai pour le sida et le VIH – on sait que la cérémonie sera très émotive. Les esprits sont échauffés, très tendus. Que ce soit un jeune ado ou un homme de 50 ans, il y a deux côtés à la famille. Il arrive des frictions entre eux. La famille du défunt pointe du doigt le conjoint. Elle veut même l’exclure du salon funéraire. On l’a vécu à quelques reprises. Une famille qui engage une compagnie de sécurité pour empêcher l’autre côté de la famille d’avoir accès au salon.»

L’approche du salon funéraire est différente dans les cas de mort par suicide. «Avec ces gens, l’écoute prime, explique François Vézina, directeur de succursale chez Magnus Poirier. On ne commence pas à parler de cercueil. S’il faut prendre 3 ou 4 heures pour la rencontre, nous allons le faire. On se fie à la famille, on s’adapte à eux.

J’ai déjà eu une rencontre de 5 heures. Que puis-je faire quand la famille pleure? Je les laisse. Ils ont besoin d’être seuls. Je me retire et les attend dans une pièce à côté. C’est de la chaleur humaine que ça prend.» Ce jeune homme, aux allures de professionnel avec ses cheveux bien taillés en brosse et ses lunettes stylisées, est lui-même passé par l’emploi de conseiller auprès des familles pour organiser les funérailles. Il affiche une maturité et une ouverture d’esprit peu communes.

Décision à la famille

«C’est la famille qui décide de la tournure de la rencontre. S’ils sont froids, je n’ai pas à les juger. Je ne connais rien d’eux. Je n’ai pas le mort devant moi. J’ai la famille qui reste. Mon fils s’est suicidé à la suite d’une rupture amoureuse. Il y a l’émotion, là. Il peut y avoir de la rancune, comme si c’était la faute de l’ex, si leur fils est mort. Mais il faut leur faire comprendre que la petite amie a peut-être besoin d’aide. On ne peut plus rien pour le défunt. Sauf qu’il y a son entourage. C’est de ces gens qu’il faut s’occuper. Tout ce qui touche la mort subite, c’est de voir comment les gens sont dépourvus. Ils n’ont plus de moyens. Peu importe leur statut social.»

François replonge dans ses souvenirs pas si lointains de conseiller. Il se souvient des difficultés – et des préjugés – ressentis par les familles dont un membre s’est enlevé la vie. «Voulez-vous une annonce pour offrir des dons pour la prévention du suicide?» Bien non, ils ne veulent pas dire que leur enfant s’est suicidé. C’est pire encore s’il s’agit d’une personne âgée. C’est une honte. Et si le conjoint se suicide, immanquablement, ils vont se demander si c’est de leur faute.»

Vie fragile

La culpabilité de ne pas avoir su, de n’avoir rien fait, d’être la cause du départ de l’être aimé. Une culpabilité qui n’a pas d’âge. «Ce que nous avons remarqué, reprend François, c’est que le suicide touche toutes les catégories d’âge. Des fois, les familles n’ont aucune idée. Tout allait bien… Elles ne l’ont pas vu venir.»

Pour se protéger de la détresse qu’il côtoie au quotidien, François se met une barrière. «Moi, je me dis qu’ils vivent un deuil, comme j’en ai vécu et que j’en vivrai encore. Tu prends conscience que la vie est fragile. Les gens planifient pour plus tard, pour la retraite. Moi, quand j’ai envie de faire telle chose maintenant, je le fais. J’en ai trop entendu des mon mari est parti travaillé, il n’est jamais revenu.»

Vous pensez au suicide? Vous êtes déprimé?

Besoin d’en savoir plus sur le suicide.

Pour le Québec: 1-866-APPELLE (277-3553). Site Internet de l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS).  Les CLSC peuvent aussi vous aider.

La France: Infosuicide 01 45 39 40 00. SOS Suicide: 0 825 120 354   SOS Amitié: 0 820 066 056

La Belgique: Centre de prévention du suicide 0800 32 123.

La Suisse: Stop Suicide

Aussi, le Guide d’intervention de crise auprès d’une personne suicidaire. Un guide simple et accessible pour tous.

Autres textes sur le Suicide:

Guide d’intervention de crise auprès de personnes suicidaires

guide-d-intervention-de-crise-personne-suicidaire-suicide-intervention-prevention-suicide-rates-suicideLe guide d’intervention auprès de personnes suicidaires démystifie le suicide. Il permet d’aider les proches à reconnaître les signes avant-coureur du suicide et de déterminer qu’est-ce qui peut être fait pour soutenir la personne en crise.

Une section du guide est réservée aux endeuillés par suicide.

Le livre est disponible au coût de 4,95$. Par téléphone: (514) 256-9000, en région: 1-877-256-9009. Par Internet:http://www.editionstnt.com/livres.html

Par la poste: Reflet de Société 4233 Ste-Catherine Est Montréal, Qc. H1V 1X4.

Maintenant disponible en anglais: Suicide Prevention Handbook.

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20 pensées sur “Suicide: conséquences sur la famille et les proches

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    14 mars 2009 à 1 01 55 03553
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    Comment prévenir le suicide ? Je sais pas. Je sais seulement que de prendre le temps d’écouter quelqu’un peut beaucoup aider.

    L’air de rien, ce soir, j’ai aidé quelqu’un qui aurait été jouer au poker et qui aurait peut-être dépensé $1000. On va l’appeler Ching, parce qu’il est originaire de Hong-Kong, la maladie n’a pas de frontières. Ching a 27 ans. Il a appelé un de mes amis, avec qui j’ai regardé un match de boxe.

    On est allé au restaurant. On a parlé. Il consomme, mais le pire, c’est qu’il va jouer après. Alors, on s’est assis et on a discuté de tout et de rien. On a pris le temps de se parler. Ma phrase n’était pas complète. Après quelques instants, il se sentait mieux.

    Mon ami lui a rappelé avant de partir : Ne te gêne pas pour m’appeler, quand l’envie va te pogner, parce que les idées noires viennent vite quand on perd tout.

    Moi, un très grand fan d’Harmonium, je me suis rappelé que leur plus grand succès dit : «On a mis quelqu’un au monde, on devrait peut-être l’écouter…»

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    14 mars 2009 à 3 03 45 03453
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    Un autre texte et des témoignages qui viennent me toucher profondément.

    Ça fait réfléchir et réaliser certaines choses à plusieurs niveaux.

    Oui, la vie est fragile et lorsqu’on perd le sens de celle-ci, il ne reste que le désespoir.

    Merci Raymond.

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    14 mars 2009 à 6 06 36 03363
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    Bonjour M. Labonté.

    Vis-à-vis notre détresse, on retrouve trop souvent la solitude, l’isolement… L’écoute est la base du rétablissement. Une écoute sans jugement, une présence chaleureuse… Elle permet à la personne de pouvoir s’exprimer et extérioriser les émotions qui sont bloquées en elle.

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    14 mars 2009 à 6 06 39 03393
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    Bonjour François.

    Il faut donner un sens à sa vie, mais aussi à chaque événement de celle-ci. Autant les événements qui nous bouleversent. Donner un sens à nos souffrances permet de donner un sens à sa vie.

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    14 mars 2009 à 7 07 55 03553
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    C’est bien vrai. Je ne sais pas si on donne vraiment un sens à la vie, ou si on doit découvrir le sens intrinsèque qu’elle a en soi. La joie de vivre découle de l’harmonisation des désirs et de la juste auto-estime qu’on s’accorde, au fur et à mesure que l’on découvre qui nous sommes réellement. La déformation de la psyché est liée à la multiplication infinie des faux besoins et des désirs, qui résulte en la souffrance intérieure. Cette souffrance est un signal d’alarme qui ne faut chercher à éviter puisqu’elle nous indique que nos calculs de satisfaction face aux désirs sont faussement motivés.

    Mais encore, le tout est d’être là, les uns pour les autres, avec amour et chaleur d’âme. Car c’est bien les seules choses qui peuvent vraiment sauver des vies.

    La vie est faite de joies et de souffrances. Il faut savoir les accepter et s’accepter. Ce qui fait la différence entre les gens, c’est leur réaction face à ces évènements.

    Une crise de civilisation et la vraie tragédie de l`homme

    Cordialement,

    François M.

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    14 mars 2009 à 10 10 24 03243
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    Bonjour François.

    Un excellent texte que vous aviez écrit.

    J’aime bien la conclusion de votre commentaire: « La vie est faite de joies et de souffrances. Il faut savoir les accepter et s’accepter. Ce qui fait la différence entre les gens, c’est leur réaction face à ces évènements. » Accepter nos souffrances est le deuil que nous devons faire de ces événements parfois blessants ou tragiques.

    La santé c’est notre capacité à nous adapter aux événements, aux situations tout en conservant notre équilibre.

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    14 mars 2009 à 12 12 20 03203
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    Nous sommes tous responsables du suicide. Nous ne pouvons évidemment pas faire disparaître complètement le désarroi. Mais notre mode de vie qui invite au succès, à l’enrichissement individuel, au succès et à la perfection fait des victimes. Nous sommmes complices, directement ou indirectement. Qu’on le veuille ou non.

    Seul une évolution de notre soicété vers une décroissance, un humanisme renouvelé, une véritable solidarité permettra d’enrayer une partie de ce fléau.

    Le dialogue est cependant très important. Mais le goût d’en finir est omniprésent. Reculons-nous un peu de l’arbre afin de voir la forêt.

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    14 mars 2009 à 12 12 43 03433
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    Et la forêt est grande mon cher Lutopium.

    Le suicide est le résultat d’une communauté qui n’est plus en mesure de soutenir ses membres et d’être présent à sa détresse et à sa souffrance.

    Nous ne pouvons faire disparaître le désarroi. Mais nous pouvons accueillir les personnes et les aider à traverser ces périodes de détresse.

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    14 mars 2009 à 17 05 06 03063
    Permalink

    J’ai lu le texte- que je trouve extraordinaire – de François M.
    Il existe, Raymond, ce que j’appelle un «suicide sans mort». Des gens qui désespèrent, qui «lâchent», et qui perdent espoir. Comme si on les avait tués de l’intérieur. J’en ai rencontré souvent lors de mes interventions dites «relationnelles».
    Je vais lancer une phrase qui risque d’en faire sursauter plusieurs: la société tue. Elle est une fabrique d’images, de concepts, qui, hélas, mènent à la croyance que l’individu peut devenir une sorte de roi… à part. L’individualisme est beaucoup trop cultivé. Personne ne réussit que par soi: nous sommes tous interdépendants. On cultive aussi la vanité, l’orgueil et une «culture» très pauvre de la personne humaine.
    Résultat? Le citoyen ou l’individu se juge à travers des miroirs de réussites ou d’échecs. Et les images de notre société AFFICHENT les réussites individuelles. Un culte, en quelque sorte. Un nouveau dieu: l’égo.
    Et de cette vision que trop cultivée, naît une valeur que l’on accorde à l’individu en regard seulement du rôle social et pas trop marginal…
    C’est aussi à l’école que se forme cette flopée de «futurs» candidats à la «réussite».
    Durant ces derniers mois, j’ai vu, à chaque mois, des gens sombrer dans le triste et célèbre «burn-out». Ils sortent du travail et n’en reviennent souvent que très tard.
    Et qui sont nos dirigeants? J’opterais pour le crapaud de la fable de Lafontaine: il a trop fumé de ses réussites, de son pouvoir. Et le voilà tout bouffis. Et nous sommes tous à genoux devant ces «savants», riches, méprisants.
    Les malades, ce sont eux.
    Ils sont à notre «tête».
    Et ils détruisent tous ceux qui croient à cette nouvelle religion: tout le monde peut être une tête.

  • avatar
    14 mars 2009 à 23 11 08 03083
    Permalink

    Bonjour M. Pelletier.

    Vous avez effectivement raison qu’il existe des suicides sans mort. Des gens qui ne réussissent plus à garder contact avec la vie qui circule en nous.

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    16 mars 2009 à 17 05 25 03253
    Permalink

    Merci Raymond, et merci à ceux qui on mis un peu de leurs pensées pour ces malheureux.

     »La vie est difficile » écrivait Scott Peck dans  »le chemin le moins fréquenté » et malheureusement l’organisation actuelle de notre Cité encourage l’individualisme et la réussite comme objectifs de la vie et non le partage et l’entraide.

    Oui Gaétan , ya de ces morts-vivants, isolés de la société, quelques fois par choix de survie. J’en ai été un pendant cinq ans. Le désespoir et surtout la déception devant ce manque de fraternité dans les relations humaines actuelles poussent à la solitude profonde, la dernière voie qui mène quelque fois à la détresse du néant.

    Quand la conscience s’éveille au constât actuel que notre société tue, faudrais pas s’étonner que les fous que nous sommes devenus en étant le valet de la cupidité, plions l’échine devant l’illusion de réussite qui en est denenue la reine.

    Je termine sur cette pensée que Camus énonce dans le Mythe de Sisyphe:  »Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux: c’est le suicide. »

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    16 mars 2009 à 19 07 01 03013
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    Je vais continuer de vous appeler Raymond, mais c’est la dernière fois… 🙂
    Je n’aime pas le M.Pelletier. Très étrange pour moi.
    C’est une sorte de phobie dont je suis responsable: d’abord mes élèves m’appellent Gaëtan, et je garde le M. pour les distances. Je m’en excuse…
    ________________________
    Je voyais les jeunes grandir à l’école, pousser dans leur être. Et je les voyais souvent malheureux parce qu’ils croyaient que le bonheur était en dehors d’eux. Tout simplement. Comme des petits princes déjà un peu malmenés par la vie. Pas tout à fait morts, mais drôlement amochés.
    Je me suis demandé pourquoi…
    Ils se livraient à une sorte d’autodestruction parce qu’ils ne voyaient pas trop comment atteindre le «rêve» qu’on leur présentait.
    On disait, les démunis. Mais pas seulement matériellement. Démunis d’un passé raté dans un milieu parental difficile, démunis de ne pas savoir placer les valeurs dans un certain ordre personnel.
    Non, ils achetaient les valeurs qu’on leur vendait. Comme la drogue au coin des rues.
    Et les valeurs, l’école n’en véhicule plus vraiment, à part cette réussite sociale. Quoiqu’on pense les livrer à travers d’autres formes d’apprentissage, ils ont devant eux quelque chose de fort: l’image d’une société apparemment construite à coups de «grands».
    Gaspillage.
    ___________
    Merci Denis de ce beau témoignage. Il faudrait que je relise Camus…
    J’y pensais depuis un bout de temps… Les rappels sont meilleurs parfois que ce qui se fait de soi-disant nouveau.
    ………..
    Je regardais les élèves à l’école apprendre le français à travers des textes de grands principes glissés dans certains livres, des abstractions de la langue française, et je me disais qu’il serait peut-être souhaitable qu’ils aillent de temps en temps sur certains blogs humanistes.
    Si on réussit à faire disparaître le racisme de peau, j’espère qu’un jour on s’attaquera à celui de la différence des humains.
    Mais «l’ordre social» a tendance à créer des échelons.
    C’est pour ça que je n’ai jamais considéré cet échelon comme un critère. Le seul critère c’est la personne devant soi et la capacité qu’on a de rentrer en relation malgré nos différences.

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    16 mars 2009 à 22 10 48 03483
    Permalink

    Merci Denis pour cette référence à Camus. Parce que les grands écrivains sont des philosophes de la vie et la philosophie peut aider à donner un sens à la vie.

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    16 mars 2009 à 22 10 53 03533
    Permalink

    Gaétan, je vais faire un cas d’exception ici en vous parlant avec votre prénom. Mais fort possible que si vous ne me renouvellez pas la mémoire régulièrement, je risque d’oublier et de revenir à mon naturel.

    Merci pour votre finale que j’apprécie grandement: « Le seul critère c’est la personne devant soi et la capacité qu’on a de rentrer en relation malgré nos différences. »

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    26 septembre 2009 à 9 09 06 09069
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    L’esprit torturée,l’éternel jeunesse,le culte de la beautée sont les raisons semblerait-il du suicide de Nelly Arcand.
    Je n’en revient tout simplement pas.
    On en parle comme si,se serait un chien qui serait mort.
    Son entourage connaissait ses intentions apparemment,ce qui n’as pas empecheé ce geste d’une grande violence.
    Nous ne pourront enrayer le suicide,mais en parler comme si ce serait un acte normal,ça personnellement je ne l’accepte pas.
    C’est un mal de vivre,et il y a des raisons à cela.
    Penser que nous sommes seulement un morceau de chair et ce au dela d’un culte quelqu’onque,est une grave erreur.
    Vous savez comme moi qu’au niveau matériel Mme Arcand ne devait manquer de rien,intellectuellement et physiquement n’ont plus,il ne reste tant qu’à moi que le niveau spirituelle.
    Reflexion personnel;que reste-t-il à un individu(e)lorsque tout est ténebreux autour de lui ?

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    12 novembre 2009 à 15 03 20 112011
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    La solitude !
    C’est le premier obstacle que rencontre une personne déprimée. Je sais de quoi je parle car je vis cette expérience.

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    31 juillet 2011 à 22 10 58 07587
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    Dans l’étude du suicide, le suicide est un phénomène contagieux de l’attention. De nombreuses études ont mis en place pour les reportages télévisés, radio et autres médias détaillée de certains suicides, laissant la communauté pour augmenter le suicide ou la tentative de suicide faits. Japon, il ya eu une populaires féminins Star Events suicides effectués, les prochains mois, apparaissent continuellement de façon similaire et s’est suicidé, dans laquelle la majorité des étudiantes, Université de Tsukuba arrivé un enseignant de l’Institut du Bâtiment 7 sautez au sol Maison de suicide, dans le même endroit année s’est suicidé de la même façon 3.
    Des études ont montré que le phénomène du suicide et des conseils d’imitation inconsciente existe. 1973 à 1979 sur la couverture télévisuelle de suicides dans l’étude américaine a rapporté que la couverture télévisée de suicide peut conduire à des taux de suicide chez les jeunes a augmenté en effet, plus la couverture médiatique, le contenu plus détaillé, plus l’augmentation résultant des taux de suicide. Taux de suicide chez les jeunes a augmenté d’environ 13 pour cent des femmes, des hommes a augmenté de 5%.
    Les spécialistes croient que les plus susceptibles de conduire à l’imitation bulletins de nouvelles de suicide ont les caractéristiques suivantes: un rapport détaillé des méthodes de suicide; d’une incapacité physique résultant d’un suicide rarement évoqué; ignoré durant sa vie malsaine de suicide à long terme des problèmes psychologiques; va mener au suicide simple raison; haut profil des suicides, l’impact social, les gens croient à tort que le suicide va apporter des bénéfices et ainsi de suite.
    Pour réduire la propagation du phénomène du suicide, les savants ont souligné que les médias de masse dans les rapports note de suicide doit être prudent, doit être souligné que le suicide réelles peuvent choisir de nombreuses autres façons de se suicider n’est pas le seul moyen de minimiser ceux qui ont commis le suicide idées, les gens pensent que le suicide est une façon correcte de traiter difficile, le suicide est un choix compréhensible.

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    11 mai 2012 à 13 01 16 05165
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    @Raymond Viger
    Je suis touchée par la phrase ¨DONNER UN SENS À NOS SOUFFRANCES PERMET DE DONNER UN SENS À SA VIE¨.
    Quand on souffre, on cherche à se libérer de la souffrance. On cherche à la cacher aussi. Quand on souffre trop, le sens de notre vie nous échappe. Prendre conscience de nos souffrances, sans résistance – sans honte ni culpabilité – peut faire jaillir des ressources intérieures inconnues jusqu’à ce jour.
    La souffrance est souvent l’indice d’un pas vers le renouveau.

    @gaetan pelletier
    J’aime ce que vous écrivez. Je crois que nous vivons dans un monde de paraître et que l’être – l’essence de la personne – est négligée. L’étiquette, l’identité basée sur l’extérieur, le jugement social, la peur de ne pas être à la hauteur, le sentiment de ne jamais être vu véritablement, puisque le regard glisse sur la forme extérieure …. comment s’étonner après qu’il y ait beaucoup de gens désespérés, perdus? L’aliénation de notre société tue à petits feux, je dirais torture à petits feux.

    La souffrance, c’est lorsque l’étincelle personnelle s’éteint. Comment rallumer la flamme? D’abord cesser de chercher l’approbation à l’extérieur, et se tourner vers l’intérieur, faire la paix, l’unité. Partager avec d’autres sur ce point. Se faire plaisir aussi (je ne parle pas d’être égoiste), mais se choisir, et prendre soin de soi. Poser des gestes qui apportent un sentiment de satisfaction intérieure. Parfois, en aidant les autres.

    CAD

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    11 mai 2012 à 14 02 11 05115
    Permalink

    @cadessureault

    La souffrance apparaît lors de l’incapacité à combler nos besoins, nos désirs, nos attentes. La souffrance même si perçue comme réelle est toujours en relation avec notre univers matériel, dans le monde de l’avoir. C’est notre égo qui pleure, jamais notre âme. Mais cet extérieur de soi est perçue comme la réalité, mais est-ce bien exact ? Pour moi la réalité de l’être est en soi et non à l’extérieur. L’extérieur n’est que la surface, un pâle reflet faisant ombrage à mon âme, une sorte d’illusion d’optique. La peur nous maintient dans ce monde d’illusion et nous fait souffrir par le fait même. Notre identification à notre corps, l’extérieur, favorise donc l’avoir au détriment de l’être.

    Notre incarnation sur cette terre nous à fait perdre tous nos repères, notre âme étant séparé de notre corps. À mon humble avis, c’est ce qu’il reste à faire à l’humanité, régler ce conflit de séparation en soi pour faire l’union entre l’âme et le corps et ainsi retrouver la paix entre soi et soi-même pour que disparaisse à jamais ce conflit, cette guerre intérieure. On ne pourra jamais régler la guerre à l’extérieur si on ne fait pas d’abord ce travail en soi . La plupart d’entre nous ne l’avons jamais fait d’ailleurs. Mais, je crois que le temps est venu d’agir, c’est maintenant ou jamais. Enfin, c’est de retrouver l’être souverain en nous, de se souvenir de qui nous sommes en vérité.

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    12 mai 2012 à 12 12 32 05325
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    @Richard Sauvé

    Vous avec parfaitement raison, c’est notre ego qui pleure, jamais notre âme.

    Toutefois, nous sommes des humains. Et il arrive des situations qui nous affectent, même en considérant la réalité de notre âme et de notre être intérieur. J’ai une amie présentement qui a appris qu’elle avait le cancer de la langue, elle sera opérée la semaine prochaine. Elle est dans le mode de la souffrance. La femme de 34 ans qui a fait une réaction toxique à des médicaments suite à une pneumonie il y a quelques semaines et à qui on a dû amputer les bras et les jambes, aura un bout de chemin difficile à traverser avant d’en arriver au contentement intérieur.

    Toute ma vie est dédiée à l’expression de ma réalité intérieure, je dirais plutôt l’harmonisation entre l’extérieur et l’intérieur. J’écris présentement un livre sur ce thème, j’y travaille depuis plusieurs années (plusieurs versions), et j’ai vécu moi-même des périodes (accident + chirurgie + réaction toxique, etc.) où la souffrance venait me chercher, malgré les méditations et un travail assidu avec l’intention de me purifier.

    En tout cas, que cette conscience de notre réelle identité ne nous éloigne pas de la compassion envers ceux qui souffrent.

    En attendant, oui, au chemin d’aborder le travail en soi. Je crois profondément que plus d’individus s’occuperont de développer la paix du coeur et de l’exprimer à l’extérieur, plus la société évoluera. Car quand bien même il n’y aurait que quelques personnes qui seraient l’instrument de la paix, on pourrait affirmer que des parcelles de paix, au moins, existent dans le monde extérieur.

    En attendant, la souffrance est une occasion de croissance.

    Merci de votre propos qui a réveillé en moi un miroir de compréhension sur la réalité de notre essence de la part d’un autre être humain.

    CAD

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