Sur le féminisme de droite

YSENGRIMUS   La question ressurgit de temps en temps chez nos folliculaires. Les organismes féminins gauchisants contemporains sont-ils des représentants légitimes de l’intégralité de la masse des femmes. Les femmes de droite répondent habituellement ouvertement par la négative à cette question épineuse. Elles sont bien en rogne qu’on prétende les représenter en mobilisant des portes-paroles qu’elles qualifient rageusement (et, en fait, pas très honnêtement) de «granolas lesbianisantes aux idées extrêmes». Sans vouloir jouer les esprits paradoxaux, j’ai quand même, spontanément, envie de poser la question suivante, un peu perfide: les femmes de droite, numériquement minoritaires, ouvertement élitaires, n’ont elles pas pourtant tout plein d’organismes (masculins ou mixtes) pour parler pour elles? Conseil du Patronat, Chambres de Commerces, comités et regroupements corporatifs de toutes farines, grands syndicats des médias, conseils ministériels, etc… Ma question ici postule, naturellement, que la femme de droite n’est pas trop distincte de l’homme de droite (ce postulat est respectueusement ouvert à discussion) et surtout, mon interrogation pose conséquemment la question toute simple et directe de savoir s’il y a un féminisme de droite

D’abord, il n’y pas à se conter de menteries. Il y a des noirs de droite, des gais et des lesbiennes de droite, des aborigènes canadiens de droite (et même antisémites), des handicapés de droite et indubitablement des femmes de droite. Les groupes sociaux à bases biologique ou ethnologique ne sont pas des classes sociales et l’appartenance à ces derniers n’est en rien le garant d’une position de classe conséquente. Mazette, il y a même des ouvriers, des chômeurs et des assistés sociaux de droite, alors je vous demande un peu… Il faut aussi assumer que la réflexion, spontanée ou articulée, sur la condition féminine n’est certainement plus un monopole à gauche. On dégage alors inexorablement deux types de femmes de droite. Il y a d’abord les femmes de droite qui sont ignorantes du féminisme ou le combattent. Elles vivent dans l’ombre de leur homme, jugent que tout va bien dans l’ordre machique et phallocrate des choses et que les valeurs traditionnelles priment. Dire qu’il y a des femmes de droite qui sont non féministes, c’est un truisme. Ces figures d’arrière-garde existent bien toujours mais, par contre aussi, il est légitime de suggérer que leur impact social est voué, dans la dynamique contemporaine, à demeurer faiblard. Que voulez-vous, c’est inévitable. Faire compulsivement la promotion de la soumission ne rend ni insoumise, ni puissante, ni même particulièrement active socialement. Sorte de caricature du passé, la femme soumise rétrograde, dont la cause est indubitablement foutue, servira, en fait, de repoussoir extrême, fort utile au féminisme de droite. Il est en effet toujours utile d’être (ou de paraître) en avance sur une autre instance et de s’en glorifier.

Il y a ensuite les femmes de droite qui font une promotion active (et parfaitement légitime, dans la logique, réformiste mais non révolutionnaire, qui est celle de tous les segments de la droite «novatrice») de la femme, de l’efficacité des femmes, du pouvoir des femmes, de l’éthique professionnelle des femmes, de la légitimité des particularités de la culture intime des femmes, de l’esprit de corps des femmes. Les femmes de droites, actives dans l’entreprise, le commerce, les médias et la politique observent vite la persistance rampante, un peu poisseuse, d’une mentalité masculine vieillotte, surannée, ou, plus insidieusement, d’une propension semi-consciente des hommes bien installés à imposer leur culture intime comme si c’était un implicite absolu et incontestable. Les chicanes sans fin sur la climatisation des bureaux, l’intendance des chiottes, les activités sociales d’entreprise, l’éthique entrepreneuriale et la tenue des cuisinettes attenantes aux salles de réunion est un symptôme tout à fait parlant du phénomène beaucoup plus vaste du choc des sexages parachevant le positionnement entrepreneurial des femmes. Inutile d’ajouter que les questions sérieuses où les femmes d’affaire sont solidement actives et en position de pouvoir sont, en fait, sans sexe et neutres en sexage. Ces femmes les traitent, y agissent, y jouent leur rôle et tout est dit.

On suggérera donc qu’un féminisme de droite considère simplement que la femme est l’égale de l’homme et mérite le même salaire, les mêmes tâches et la même considération MAIS, ce… dans un espace concurrentiel capitaliste que, d’autre part, le féminisme de droite promeut, postule et ne remet aucunement en cause. Ce féminisme, égalitaire mais non révolutionnaire, développe aussi un solide corporatisme féminin, c’est-à-dire une promotion ferme, solide, de toutes les particularités de la culture intime des femmes comme facette de la réalité sociale (capitaliste) postulée et axiomatisée. Il est d’ailleurs parfaitement usuel, pour l’esprit de corps féminin de droite, de nier purement et simplement être un féminisme. Le féminisme de droite en est pourtant bel et bien un. Le nier, c’est occulter son importante facette progressiste, bien sûr circonscrite, souvent bafouée (y compris en son sein même) mais bien réelle. Et le féminisme de droite est, de plus, extrêmement important pour la gauche parce qu’il contribue à démonter une des grandes illusions de ladite gauche, celle voulant (encore) que cause des femmes et lutte des classes soient intimement confondues et comme inextricablement fusionnées. Cette fausseté théorique est mise en relief par l’impact social croissant du féminisme de droite contemporain. Le féminisme de droite revendique une meilleure place pour les femmes d’affaire dans un monde des affaires qu’il n’a aucunement l’intention de questionner. Le féminisme de droite entend que les femmes de droite prennent leur place au côté des hommes de droite dans un système social toujours fondamentalement affairiste, ploutocrate, oppresseur et bourgeois. Progressiste en son espace strict, novateur dans le cadre restreint du dispositif qu’il postule, le féminisme de droite relègue inexorablement dans la fosse fétide de l’extrême droite ruinée la cause androhystérique de la soumission de la femme à l’homme et toute les facettes de l’anti-féminisme féminin (ou masculin) passéiste. Cette cause là est entendue autant pour le féminisme de droite que pour le féminisme de gauche. L’ensemble des femmes de droites se subdivise donc finalement en trois sous-ensemble: 1- les femmes effectivement non-féministes (ne les cherchez pas dans le milieu du travail. En bonne cohérence objective, elles sont devant leurs poêles); 2- les féministes de droites non assumées (elles refusent fermement de se dire féministes parce que cette notion pue la gauche à leurs narines. Ce sont souvent les «anti-féministes» les plus virulentes, du moins subjectivement, verbalement. Il faut observer leurs actions effectives, pas les illusions qu’elles entretiennent sur elles mêmes); 3- les féministes de droite assumées (les championnes explicites de l’esprit de corps féminin, implicitement affairiste et bourgeois).

L’existence du féminisme de droite (et le fait qu’il a de plus en plus pignon sur rue, notamment dans la politique et les médias) pose des problèmes très délicats à l’action militante. Le fait est qu’il faut combattre le féminisme de droite (surtout lorsqu’il est assumé, car alors il se légitimise sciemment comme progressiste) non pas parce qu’il est un féminisme mais bien parce qu’il est de droite. Il est donc indispensable de le dissoudre, méthodiquement et sans minimiser sa spécificité innovante, dans le reste de l’idéologie de droite qui, elle, est désormais de plus en plus sans sexe ni genre et sans doctrine spécifique du sexage. Et l’exemple cardinal ici, c’est nul autre que celui de notre bon gros Tony Soprano. Suivez-moi bien. Tony Soprano est un malfrat teigneux, un criminel notoire. Quand le FBI le serre de près, il pose un geste rhétorique tout particulier. Il se met à se lamenter parce qu’en s’en prenant à lui, on s’en prend(rait) à la communauté italo-américaine toute entière, qu’on empêche(rait) de s’épanouir. Certains aborigènes, ou pseudo-aborigènes (masqués), trafiquants de cigarettes, d’armes ou de cannabis, jouent la même carte. Quand la brigade des crimes économiques ou des stupéfiants les serre de trop près, ces criminels de droit commun, bien planqués dans le maquis de la légitimité de la cause aborigène, se mettent à dégoiser sur l’oppression de leur peuple par l’homme blanc… Il faut alors prudemment se dégluer de cette dangereuse chausse-trappe sociologique, en expliquant calmement à Tony Soprano que ce sont ses activités criminelles, et non son profil ethnique, qui lui méritent ses ennuis actuels. Vive la communauté italo-américaine. Vive les aborigènes. Haro sur la criminalité. Même message ici: vive l’augmentation du pouvoir des femmes tous azimuts et inconditionnel, haro sur le capitalisme et sur les femmes et les hommes qui en profitent. Car il est, lui aussi, rien de moins qu’un crime.

J’y faisais allusion en ouverture, le féminisme de droite combat ouvertement et farouchement le féminisme de gauche, non pas parce qu’il est un féminisme, mais bien parce qu’il est de gauche. C’est la base de l’accord sur la cause collectivement endossée et légitime (la cause féministe, dont la validité est incontestable) qui sert de vivier pour la lutte la plus fondamentale, la plus implacable, la plus cruciale: la lutte des classes. Si le féminisme de gauche a tort de croire qu’il parle pour l’intégralité des femmes (le capitalisme ayant su se réformer un petit peu en faveur des femmes de droites), le féminisme de droite a bien plus profondément tort de s’imaginer que l’arène exclusive de la lutte des femmes (comme êtres humains, en solidarité avec tous les êtres humains) est exclusivement cette société capitaliste inique dont les petites cheffes et les soldates n’ont pas plus de décence sociale que ses petits chefs et ses soldats.

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Ysengrimus

Voir ici: http://ysengrimus.wordpress.com/about/

42 pensées sur “Sur le féminisme de droite

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    8 juin 2012 à 6 06 12 06126
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    Quelle maîtrise de la langue française!!! J’en suis bouche bée.
    Un nectar à lire.
    Merci.

    [Merci, lartiste. Vous êtes un prince. – P.L.]

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    9 juin 2012 à 20 08 29 06296
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    Mon grain de sel.
    Partons avec Soprano, miroir des délinquants psychopathes de tout acabit.
    Ils sont issus du matriarcat archaïque. La classe sociale de droite est du même cru.
    La démonstration de Paul Laurendeau doit mener quelque part pour être féconde.
    Ainsi, identifier le féminisme de droite permet d’identifier aussi son amont et son aval.

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    29 novembre 2013 à 9 09 51 115111
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    En plein dans le mille, sur le schisme récent eu sein du féminisme officiel autour de la question du voile. Les féministes de droite quittent le navire de la Fédération des Femmes du Québec… qui continue, au demeurant, de pas être assez à gauche a mon sens…

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    29 novembre 2013 à 11 11 02 110211
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    Oui mais y a-t-il des femmes anarchistes de droite, c’est que je voudrais bien les rencontrer pour deviser avec elles de choses et d’autres et plus si consanguinité.

    C’est fichtrement bien écrit selon la coutume d’Ysengrimus qui a du sang de loup dans les veines, lui aussi.

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      29 novembre 2013 à 12 12 51 115111
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      @ D West,
      Définitions :

      Anarchiste:
      2 (philosophie) partisan de l’anarchisme, idéal politique fondé sur la suppression de l’État et de l’autorité

      de droite
      6 conservatisme, traditionalisme, conformisme, immobilisme (vieilli) intégrisme (vieilli) réaction, changement

      Gauche-droite
      relatif à l’affrontement entre les tendances libérales et socialistes

      C’est exactement cela un clan matricien : pas de père, conservatisme, socialisme et autorité suprême de la chef de clan. C’est de là que nous venons, et c’est vers cela que nous retourneront. La preuve : Ève la délirante schizophrène qui entendait la voix d’un « serpent ».

      Salutations.

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        30 novembre 2013 à 20 08 11 111111
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        Un commentaire de PJCA me laisse penser que ces liens n’ont pas été explorés suffisamment pour dépasser les apparences.

        Cette femme, Sylvie Imelda est en train de faire une véritable révolution à elle seule en Arizona en revendiquant la souveraineté de son corps de femme. Un véritable aimant depuis plusieurs années pour tous ceux qui n’avaient pas les « mots pour le dire ». Un enthousiasme débordant sans prétention aucune.

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    29 novembre 2013 à 11 11 27 112711
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    @Paul Laurendeau

    Ce texte se déguste et laisse un goût de revenez-y qui fait saliver de contentement.

    Vous avez su mettre les points sur les «i» là où il le fallait.

    Carolle Anne Dessureault

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      30 novembre 2013 à 6 06 47 114711
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      Grand merci. Tout cela reste à suivre.

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    29 novembre 2013 à 11 11 41 114111
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    @Paul Laurendeau

    J’oubliais … photo bien choisie!

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        29 novembre 2013 à 21 09 59 115911
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        Ah bon, en tout cas, de jolis escarpins qui galbent bien la jambe.

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          29 novembre 2013 à 22 10 30 113011
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          Ah oui, des « escarpins » qui galbe bien les jolies jambes!

          « Voyez » la différence de l’oeil masculin et féminin.

          PS: Le personnage principal du film est la quintessence du féminisme de droite si bien décrit pas Paul Laurendeau.

          Bonne soirée.

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        30 novembre 2013 à 16 04 32 113211
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        @ JFB

        Charles Jourdan. Prada, ça fait nouveau riche, vous vous sentez trompé au bruit qu’ils font en tombant sur la moquette. Un bruit envoûtant, toutefois… Au lieu de vous attrister à l’Image de la mère et de la confiance trompée, Jean-François, pourquoi ne pas vous esbaudir à celle d’une jeune inconnue que vous draguerez dans un bar où ou ne boit que de la bIère, en lui offrant sur le champ une paire de ces Prada dont elle n’a jamais rêvé que de rêver…

        Et quand vous entendrez le premier « flouc » de Prada sur votre moquette, si elle vous demande : ‘Pourquoi ? » Dites lui : Il y’avait ce type, sur l’interenet … Ah, et puis, laisse tomber…  »

        ‘Flouc » Deuxième Prada. Soyez heureux, Scrinko… Allez et ne pensez plus…

        ( Ce commentaire sera noté « sans doute apocryphe », dans mes oeuvres complètes dans la Pleiade :-)) )

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    29 novembre 2013 à 16 04 38 113811
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    De fait ami PAUL ton texte ose davantage la question que peut-on appeler la DROITE versus LA GAUCHE bien davantage que celle du féminisme DROITE OU GAUCHE.
    Allons-y.
    Pour moi, une orientation politique et une organisation politique (féministe – politique-politicienne – électorale – associative de résistance etc.) est TOUJOURS une organisation de classe sociale -défendant les intérêts d’une classe sociale ou d’une autre. POLITIQUE = LUTTE DE CLASSES SOCIALES.
    1) Évidemment les pseudos-démocrates mais véritablement bourgeois me diront que nombre de prolétaires votent Libéral – PQ – Bloc – QS et même CAQ donc mon raisonnement ne tient pas
    2) Je réponds que toutes la population du Canada se partage – divise en trois classes sociales 1) la grande bourgeoisie – 2) La petite bourgeoisie contre laquelle je m’acharne depuis des années 3) la classe ouvrière
    Tout individu dépendant de sa pratique de la manière qu’il gagne sa vie – de ce qu’il possède ou non se rattache à l’une ou l’autre de ces 3 classes
    3) Tous les partis politiques et organisations politiques existantes défendent les intérêts de l’une ou de l’autre de ces 3 classes sociales même si elles ne le disent pas et même si leurs adhérents ne le savent même pas. C’est le programme politique d’un parti politique qui vous révèle quelle classe sociale ce parti défend – et aussi ses politiques une fois au pouvoir. Exemple le PQ semblait un peu différent des libéraux dans l’opposition – ils sont identiques une fois au pouvoir
    4) Au Québec tous les grands partis politiques représentent la grande bourgeoisie alors que QS et les partis communistes – socialistes – progressistes représentent les intérêts de la petite bourgeoisie – une fraction ou une autre. AUCUNE organisation – AUCUN parti ne représente les intérêts de la classe ouvrière qui depuis des décennies n’a aucune organisation politique – cette classe est muette politiquement et quand elle veut parler elle sort dans la rue avec les étudiants – les chomeurs – les grévistes – etc.
    5) Ne perd pas patience PAUL – On arrive à tes féministes ASSOCIATION DITES DE DROITE = groupe féministe au service de la classe dominante – la grande bourgeoisie – tu as raison de souligner que les Conseils de patronat font l’affaire et se préoccupe à leur façon de féminisme. EXEMPLE Margaret Tatcher s’empare du pouvoir en GB est-ce une victoire pour les femmes ? OUI pour les femmes d’affaires de GB – La reine des salopes défendra dorénavant leurs intérêts qui sont ceux de toute leur classe (homme ou femme d’affaires)
    LOUISE MICHEL dirige un peloton de résistance sur les barricades à Paris pendant la Commune. Est-ce une victoire pour les femmes ??? OUI pour les femmes prolétariennes parisiennes mais pas pour les femmes de grands bourgeois effrayés par la commune.
    6) Les groupes féministes au Québec sont toutes des associations féministes noyautés – contrôlées par la bourgeoisie – surtout la petite-bourgeoisie gouailleuse – pédante – scolarisée – méprisante – qui se croit lettrée et intelligente alors qu’elle est d’une totale insignifiance politique au service des riches et quémandant ses subventions pour mener des petites actions habituellement dirigées contre une section ou une autre des femmes prolétarisées.

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    29 novembre 2013 à 17 05 06 110611
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    Je poursuis de si bon chemin engagé – Il y a trois sortes d’organisations féministes – c’est-à-dire menant la lutte de classe sous l’angle politique et la défense des intérêts des femmes de leur classe sociale
    1) Les associations de femmes de la grande bourgeoisie qui comptabilise leurs victoires en nombre de sièges aux conseils d’administration qu’elles ont conquises
    2) Les associations de femmes – féministes – de la petite-bourgeoisie. Une clase sociale assez nombreuse dans nos sociétés occidentales aux emplois tertiaires très nombreux. Ces associations féministes sont très nombreuses – tapageuse parfois – ostentatoires comme la petite-bourgeoisie artistes – gens de théâtre – sportifs – vedettes qui payent pas leurs dettes – journalistes – grattes papiers – professeurs d’université totalement pédant à l’EGO démesuré bref de grandes gueules c’est leur métier chaque jour de l’année. Ceux là comptabilisent leurs victoires quand une FEMEN se promènent les seins nus au Carré St-Louis. Une féministe hystérique crache au visage d’une femme voilés dans Parc extension, une prof d’université lesbienne d surcroit décroche une médaille du mérite du Gouverneur du Canada pour ses études sur l’impact du voile sur l’ovule fécondé intra-utérins entre 6 et 8 semaines dans une résidence du mille-end en l’an 2000 avant la charte et comparaison par la courbe de régression en 2014 après l’adoption de la charte. Une autre féministe a pris le contrôle du Parti Québécois – elle fait la même politique que Boisclair aussi féministe mais c’est pas grave c’est une femme au pouvoir.
    Bref le rôle essentiel du noyautage des organisations féministes par les femmes petites-bourgeoises est de laisser croire que a) Ce sont la les politiques – orientations – luttes de gauche – progressistes b) duper les femmes et les hommes prolétaires sur ce que sont véritablement des orientations féministes prolétariennes.
    Et le résultat c’est que tu sembles tout fucker et tu ne sais plus ce que sont des revendications féministes prolétariennes (la seule et unique gauche) et tout le reste de la merde petite-bourgeoise. L’élection de Pauline Marois ne fut pas une victoire féministe en autant que les femmes prolétariennes sont concernées.

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    30 novembre 2013 à 6 06 46 114611
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    « Bref le rôle essentiel du noyautage des organisations féministes par les femmes petites-bourgeoises est de laisser croire que a) Ce sont la les politiques – orientations – luttes de gauche – progressistes b) duper les femmes et les hommes prolétaires sur ce que sont véritablement des orientations féministes prolétariennes. »

    Je seconde.

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    30 novembre 2013 à 8 08 50 115011
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    J’avoue avoir pris plaisir à lire votre texte, mais les petites leçons paternalistes même pas voilée, même pas gênées d’être aussi mecsplicatrices et phallocrates restent insultantes à l’intelligence des féministes. Habile rhétorique mais sérieusement éraillées par le manque de perspective.

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      30 novembre 2013 à 9 09 08 110811
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      Typique autoprotection féministe de droite. Il a pas le droit de parler (encore moins de critiquer) parce qu’il a une bite, c’est ça? Mais moi j’en ai pas. Alors il faudrait me dire ce que tu trouves de faux dans son papier parce que là, j’vois pas… Des arguments svp…

      • avatar
        30 novembre 2013 à 9 09 41 114111
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        @ Vanessa Jodoin,

        JE SECONDE.

    • avatar
      30 novembre 2013 à 10 10 32 113211
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      Caron;

      Vous devriez nuancer votre appréciation de Laurendeau. Car il est si discret qu’il se cache souvent derrière un pseudo Ysengrimus, et qu’en plus sa photo en avatar de Laurendeau est un arsenal d’instruments de batterie mais qui donnent à voir son vrai visage d’une personne quand on regarde cette photo en anamorphose.

      C’est dire s’il a une nature féminine encore plus présente dans sa prose qui est presque de la dentelle qu’on trouve dans les tableaux de Vermeer. Pouvez-vous dire mieux ? 😀

      • avatar
        30 novembre 2013 à 12 12 41 114111
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        @ DW

        Je ne trouve pas l’angle; un talent dont la nature m’a privé… Peut être ma réticence inconscience a voir Laurendeau s’allonger… ou en raccourci 🙂

        Pierre JC

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          30 novembre 2013 à 12 12 58 115811
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          Je vous assure, d’emblée j’ai toujours vu un visage dans cet avatar, et ce n’est que tardivement que j’ai vu de quels objets il s’agissait.

          • avatar
            30 novembre 2013 à 13 01 04 110411
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            La cymbale de droite est un oeil, celle du milieu un autre oeil.

            Les caisses et tambours forment le nez et la bouche même un bouc, et le sol bleu est le le corps.

            C’est un buste à la manière d’Arcimboldo.

            Je le vois très nettement, mais j’ai des yeux qui, à force de pratique, voient les rayons depuis A jusqu’à Q et X et que Z n’est qu’un début… 😀

          • avatar
            2 décembre 2013 à 12 12 01 120112
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            @Demain West,

            Et vous osez insinuer que je converse avec mes chevreuils des êtres vivants contrairement à la batterie qui signifie donner et garder le tempo ?

            Ironie, « humor ».

      • avatar
        1 décembre 2013 à 0 12 12 121212
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        @Demian West

        J’aurais aimé avoir écrit ces mots : «… nature féminine encore plus présente dans sa prose qui est presque de la dentelle qu’on trouve dans les tableaux de Vermeer.»

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    30 novembre 2013 à 11 11 31 113111
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    Ah Vanessa, que ferions nous sans vous… ! La pensée de Paul, surtout parlant de féminisme, me semblerait incomplète sans votre jupon qui dépasse… 🙂

    Bonne question à poser, en effet… à ne pas prétendre rhétorique, mais à accepter maïeutique: qu’y a-t-il de faux dans cette analyse de Paul ?

    Dans le développement, RIEN: l’analyse est excellente, je le disais en juin dernier avec la sobriété qui veut seoir à l’évidence. Mais alors ? Alors, il y a une prémisse de cette analyse qui me trouble… La femme soumise est-elle VRAIMENT … « une sorte de caricature du passé, (…) dont la cause est indubitablement foutue » … ? Rien n’est moins sûr.

    D’abord, il y a l’islam qui ne le voit pas du même oeil et qui avance – il faut être dans un profond déni pour ne pas le voir – dans un monde où la RELIGIOSITE même est en phase ascendante. Mais il y’a surtout l’implacable réalité qui laisse causer les sophistes à la mode, mais qu’on retrouve bien en place quand se terminent leurs digressions.

    La réalité, c’est qu’il y a des humains mâles et femelles dont la morphologie, mais aussi la physiologie et la production hormonales et donc les émotions sont aussi différentes. Ils ont des forces et des comportements différents. Ils sont adaptés à des fonctions différentes. COMPLEMENTAIRES.

    Des fonctions d’égales valeur et importance, puisque, les sexes sont en symbiose et n’existent pas l’un sans l’autre, mais les vouloir interchangeables est une aberration. Ne pouvant changer les fonctions, les insignifiants volubiles qui se prétendent nos philosophes modernes s’amusent a vouloir changer les rôles. C’est possible, mais ce n’est pas souhaitable. On peut enfoncer de clous avec le talon d’une chaussure, mais ce n’est la meilleure façon.

    Bien sûr, une femme peut être formée a penser comme un homme et la Thatcher nous a fait la guerre des Malouines, mais son talent aurait été mieux utilisée à penser comme une femme…. et pourquoi pas à montrer les avantages de la paix… ? Notre monde souffre d’une déficience de « yin' »… pendant que les femmes jouent aux soldats. Il faudra corriger ça … et ça viendra NATURELLEMENT.

    La nature qui était là avant nous donne parfois des indices. Le coït est un acte d’agression évident. Des millénaires d’apprivoisement puis de séduction ont permis qu’il devienne consenti, puis une marque d’amour. Mais la nature de l’acte ne change pas. Il est le symbole incontournable d’une SOUMISSION. L’humanité est d’intégrer cette soumission à l’amour.

    Et la fonction de l’homme- initiateur comme de la femme-nourricière ne changera pas. Une société qui incapable de cet amour, étanche à une acceptation respectueuse des différences, veut pallier cette carence en transformant au niveau des mots les anomalies en normalité ne peut qu’aller vers sa ruine.

    La femme CHOISIRA de redevenir soumise – d’ailleurs y a-t-elle sincèrement jamais renoncé ? Mais la femme soumise, ce peut être Aspasie, pas seulement Bécassine.

    PJCA

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      30 novembre 2013 à 11 11 38 113811
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      PJCA,

      De toutes façons, dès qu’on voudrait disserter de la femme et la circonscrire dans des quadrilatères de nos logiques, on irait droit au « terminus des prétentieux » comme disait Audiard.

      C’est trop fort pour nous, et ça me rappelle le conseil du mari dans le plus vieux couple du monde : « Il faut toujours obéir à sa femme. » Un conseil très apprécié par les femmes elles-mêmes.

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      30 novembre 2013 à 11 11 40 114011
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      Il faudrait produire un Principe de Godwin du débat féministe incorporant l’aphorisme suivant: Dans toute discussion sur la question du statut de la femme, quand le débat se masculinise, la possibilité de mentionner madame Margaret Thatcher tend vers 1…

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        30 novembre 2013 à 11 11 59 115911
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        Dans le nom Thatcher, c’est le nom « chair » qui est de trop et une imposture.

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        30 novembre 2013 à 12 12 46 114611
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        🙂

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        1 décembre 2013 à 11 11 00 120012
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        Bonjour Paul Laurendeau,

        Il me semble que voici la synthèse de tous les féminismes:

        http://www.pdfquebec.org/a_propos_de_nous.php

        « PDF Québec veut rassembler toutes les femmes, au-delà de leurs différences et de la diversité de leurs besoins, avec pour objectif primordial la remise en question du système patriarcal », a souligné Michèle Sirois. « PDF Québec ne s’inscrit pas dans ces nouvelles définitions du féminisme qui semblent servir d’autres intérêts que ceux des femmes », a-t-elle ajouté.

        Salutations

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      30 novembre 2013 à 17 05 10 111011
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      Votre barbiche dépasse, monsieur Silène…

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        30 novembre 2013 à 20 08 27 112711
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        PJC,

        Ça c’est méchant, c’est plus que mon Goethe.

        @Vanessa,
        Je n’irais pas jusque là, à moins que votre intelligence féminine ait perçu quelque chose de précis, c’est fort de café. Enfin, la vérité sort de la bouche des enfants…ou des personnes pures.

        A+

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