Témoignage d’un joueur pathologique

Dossier Gambling et jeu compulsif

Témoignage recueilli par Raymond Viger pour Reflet de Société.

Enfant, je n’avais qu’un rêve: posséder un garage de 4 portes et faire beaucoup d’argent. Mes rêves se sont réalisés. J’ai eu un garage de 8 portes. J’ai fait de l’argent comme jamais je n’aurais pu l’imaginer. Je pouvais me payer tout ce que je voulais. Des voyages ordinaires jusqu’aux plus extravagants.

Des clients veulent m’acheter des pneus pour exporter en Algérie. Les profits de cette transaction vont m’être payés en argent comptant pour payer moins d’impôt. Je dois rencontrer mes partenaires algériens dans un restaurant de Montréal. Surprise! Le restaurant a récemment passé au feu. Il est fermé. On convient d’aller souper au restaurant du Casino de Montréal.

Je ne savais même pas comment m’y rendre. Arrivé au Casino, je stationne ma voiture. Je soupe avec mes clients et je conclus la transaction. Au moment de nous quitter, mes clients prennent leur voiture au service de valet. Moi je dois retourner dans le Casino pour me diriger vers le stationnement sous terrain.

Gros lot au Casino

Pendant le trajet, je vois une femme se lever de sa machine. J’ai 3 pièces d’un dollar dans ma poche et l’enveloppe de ma transaction. Je me dirige vers la machine. Je mets 1$. Je ne gagne rien. La dame à côté me mentionne que ce sont des machines avec des lots progressifs et que, pour gagner, il faut mettre 2 $. Je mets les 2 $ qu’il me reste.

Pendant un certain temps, je n’ai pas compris ce qui se passait. Des lumières, des sirènes, tout le monde criaient autour de moi. Je vois des employés du Casino qui se dirigent vers moi. J’ai le goût de leur dire que ce n’est pas moi qui a brisé la machine. Ils m’expliquent que je viens de gagner le lot progressif. Près de 128 000 $!

Le jeu pathologique

La piqûre fait vite son effet. Le lendemain et le surlendemain, je vais au Casino. J’avais toujours mal jugé ceux qui faisaient la ligne au Casino à 10 h le matin pour être les premiers quand le Casino ouvre ses portes. Le Casino ouvre à 11 h, qu’ils arrivent à 11 h, pas 10 h! En peu de temps, je me suis retrouvé moi aussi dans la ligne à 10 h le matin. La machine que tu as laissée à 3 h le matin et qui ne t’a pas encore payé, tu es convaincu qu’elle est à la veille de le faire. Tu dois être le premier le matin pour aller jouer dessus.

J’ai appris à jouer au Black Jack, finalement, au Shuffle Master. À l’époque, le Casino ne se servait que d’un jeu de cartes. J’ai appris à compter les cartes et je gagnais souvent. J’ai fait beaucoup d’argent avec le Casino.

De joueur anonyme à joueur VIP

Ma femme ne savait rien de ma vie de joueur. Je lui racontais toutes sortes de menteries pour justifier mes absences. Des réunions, un surplus de travail au garage, des clients à rencontrer… Quand je gagnais de gros montants, j’étais seul dans mon euphorie. Quand je perdais, j’étais aussi seul dans ma détresse.

Je suis devenu un client VIP. Le Casino m’avait même offert un coffret de sécurité gratuit pour éviter que je ne me promène avec trop de liquidité. Le Casino m’a offert toutes sortes de gratuités. Des voyages, des limousines, des spectacles, des soupers. Même avec des invités, le Casino payait la facture. Je suis devenu arrogant, hautain et rempli d’orgueil. Mon grand rêve, mon garage 8 portes était devenu un à-côté dans ma vie de joueur.

Casino et shylocks

J’ai commencé à être suivi dans mes déplacements au Casino par un usurier qui prêtait de l’argent à des joueurs réguliers. Mais, vu que j’avais gagné beaucoup d’argent, je n’avais pas besoin de ses services. Au contraire, j’ai fini par lui prêter de l’argent et recevoir une partie des intérêts qu’il collectait. Vu que j’avais un coffret de sécurité au Casino, je lui ai donné l’avantage de l’utiliser et d’y déposer son argent. Le Casino devait sûrement se douter que son coffret de sécurité servait au crime organisé.

Quand le Casino a mis 8 jeux de cartes dans les sabots, j’ai commencé à perdre. De gros montants. Je ne pouvais plus compter les cartes. J’ai toujours pensé qu’un joueur qui perd est un sans-dessein. Il a juste à arrêter pour ne pas perdre ce qu’il avait amassé.

Conséquences du jeu pathologique

Je commence alors à me voler moi-même au garage, à prendre tout le comptant que je peux. Me rendre au Casino avec 35 000 $ ou 40 000 $, c’était normal et habituel. Je manque de liquidités. J’emprunte de l’argent dans le coffret de sécurité qui appartient à l’usurier. J’espère pouvoir me renflouer et replacer l’argent sans qu’il s’en rende compte. Cela fonctionne à quelques reprises, mais la situation commence à se corser. Un jour, tout s’est effondré. Je n’ai pas réussi à rembourser les intérêts, encore moins le capital.

Je me suis retrouvé dans un de leur bunker. Ils m’ont mis un revolver dans la bouche. Si je ne trouvais pas une façon de les rembourser, non seulement ils allaient me descendre, mais ma femme et mes enfants aussi.

Quand le joueur pathologique devient criminel

Ils me font alors une offre. Travailler pour eux pour rembourser ma dette. Faire du transport. Chaque voyage me permet de diminuer de 2 500 $ ma dette. Je leur dois plus de 130 000 $! Me reste-t-il d’autres choix? Me sauver? Complètement inutile. Ils finissent toujours par retrouver ceux qu’ils cherchent.

Les conditions de travail sont moins intéressantes que prévu. Ils pouvaient m’appeler à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Et il fallait être disponible. Pas question de dire qu’il y a d’autres choses plus importantes. Parfois, ils m’appelaient et me disaient de regarder par la fenêtre. Une automobile ouvrait et refermait ses lumières. Une façon de dire que je suis surveillé dans tous mes gestes.

Un soir, ils m’appellent. Ils me disent de me rendre dans le stationnement d’un centre d’achat sous le lampadaire numéro 24. Après une quinzaine de minutes d’attente, je reçois un autre appel. Je dois me diriger dans le stationnement d’un autre centre d’achat, toujours sous un lampadaire qu’ils déterminent. Troisième appel. Ils me demandent d’ouvrir la valise de l’automobile, de retourner derrière le volant de mon véhicule et de regarder en avant. Une camionnette s’arrête derrière l’auto. On dépose quelque chose dans la valise et ils referment le coffre. Je reçois mes consignes pour la destination: Sherbrooke, Trois-Rivières… Toujours pas très loin d’un bunker. Même scénario pour qu’ils prennent possession de la marchandise. Je ne voyais jamais personne.

Parfois, après 2 ou 3 déplacements, ils annulaient le transport. Était-ce des feintes volontaires ou y avait-il trop de risque cette journée-là? Aucune idée. Lorsque le transport était annulé, je n’étais pas payé. Pas question de me plaindre aux Normes du travail.

J’ai finalement réussi à payer mes dettes au complet. Ils ont voulu que je continue pour faire de l’argent et retourner jouer. Mais j’ai arrêté. Mon objectif était simple: payer ma dette pour me sortir de ce merdier dans lequel je m’étais foutu et tout arrêter.

Je n’ai plus jamais entendu parler d’eux. Le crime organisé et les différentes mafias sont remplis de gens qui tiennent à ce que vous honoriez vos engagements. Faire faillite ou tenter de sauter des paiements, une chose très difficile avec eux. C’est moi qui ai commencé par vouloir leur emprunter de l’argent. C’est moi qui me suis mis dans cette situation. Jamais ils ne m’ont forcé pour prendre leur argent. J’ai assumé.

Rechute du joueur pathologique

Malgré mon abstinence du jeu, je me rappelais mes heures de gloire au Casino. Je ramassais de l’argent en cachette. J’avais utilisé le système d’auto-exclusion pour éviter une rechute. J’étais tellement connu au Casino de Montréal que je ne pouvais pas y retourner. Je suis donc allé au Casino de Hull. On ne m’y connaissait pas. C’était plus facile d’y entrer incognito.

Je me suis endetté à nouveau. En revenant du Casino de Hull, au lieu de prendre l’autoroute 40, je passe par la route 158. Près de Masson, il y a beaucoup de camions. Je pleurais tellement, que je ne voyais presque rien. J’ai vu les lumières d’un camion en avant de moi. J’ai fait une prière et j’ai donné un coup de roue vers le camion. Le conducteur du camion, pour m’éviter, a perdu le contrôle et s’est retrouvé dans le champ. J’ai su par la suite que le camion avait eu de gros dommages, mais que le conducteur s’en était tiré indemne.

Jeu pathologique et suicide

Je me retrouve sur l’autoroute. Je place mon automobile sur l’accotement et je sors mon gallon de lave-glace. J’espère qu’un camion passe pour me jeter devant. Tout le monde va penser que c’est un accident et que je n’ai pas été chanceux. Aucun camion n’est passé. Je suis complètement gelé. Je mets les mains dans mes poches pour me réchauffer. Je trouve une photo de mon garçon. Je décide de remettre mon projet au lendemain.

Je lève les yeux vers le ciel et me dis: si tu existes vraiment, fais quelque chose. Je retourne à la maison. Je veux parler à ma femme. Elle dort. Je ne la réveille pas. Le lendemain matin, je prends ma douche. En préparant le linge pour l’envoyer chez le nettoyeur, ma femme trouve des papiers du guichet. Des retraits de 5000 $ et de 10 000 $ chacun. C’était le signe que Dieu m’a envoyé.

Mon château de cartes venait de s’écrouler. Toutes mes combines viennent d’être découvertes. J’avais magouillé avec le banquier pour pouvoir sortir autant de comptant que je voulais dans mon compte. Quand je ramenais beaucoup de comptant à la maison, je disais à ma femme que j’avais fait une autre transaction de pneus. J’en avais fait une seule. Mais il fallait que je justifie mes sorties fréquentes. Ma femme se questionnait. Elle pensait que j’avais une maîtresse.

Famille et jeu pathologique

Ma femme était anéantie par ce qu’elle venait de découvrir. J’ai avoué mon problème. J’ai rencontré un thérapeute. J’ai commencé à fréquenter les rencontres de Gamblers Anonymes. J’avais admis mon problème. J’avais joué mon commerce, mes placements. Tout l’argent que j’avais de disponible, et même l’argent qui ne m’appartenait pas. J’avais perdu tous mes rêves de jeunesse. Mais je n’avais pas accepté d’avoir été battu par le jeu. Inconsciemment, je voulais me refaire. J’avais gardé une porte ouverte. Je ne pratiquais pas les règles de rigoureuse honnêteté enseignée dans Gamblers Anonymes.

Réhabilitation d’un joueur pathologique

Aujourd’hui, ça fait 2 ans et demi que j’ai cessé de jouer. J’ai admis et j’ai accepté que je ne puisse plus jamais jouer normalement, que jamais je ne puisse regagner ce que j’ai perdu. Je suis retourné à Gamblers Anonymes et je me suis accroché à un nouveau mode de vie. J’y ai découvert de nouveaux outils pour m’aider.

Quand je ne me sens pas bien, il faut que j’en parle à une personne de confiance. Ça se dissipe. Je me sens confortable après. La seule façon d’y arriver, c’est juste d’être honnête. Sans amplifier ce qu’il m’arrive, sans banaliser non plus. Une rigoureuse honnêteté. Faire face à la musique en temps opportun.

Depuis que je vais chez Gamblers Anonymes, la vie est simple. Avec le quart de l’argent que j’avais, avec le dixième de l’aisance passée, j’ai une belle vie et je suis heureux. J’ai un bon travail, de bonnes conditions, un bon salaire. Je me permets des choses raisonnables avec ma famille. Maintenant, mes priorités sont ma famille, son bien-être, la santé et être heureux.

Gamblers Anonymes

Avec Gamblers Anonymes, j’ai réappris à mettre les valeurs aux bonnes places. Je sais que j’ai du potentiel. Ce qui est à moi est à moi. Tout ce que j’ai forcé à obtenir, je l’ai perdu en cours de route. Si on m’offre une opportunité sans magouille, c’est correct. Autrement, je débarque.

J’ai fait la paix avec mon passé. Je ne m’en veux plus. Je peux mourir sans remords, sans ressentiment. Je regarde en avant et je fais de mon mieux. Je regarde la vie différemment et je l’apprécie. Je veux goûter à tous les petits moments de bonheur que la vie m’accorde.

Pour éduquer mes enfants, je sais que cela doit se faire dans la paix, l’amour et la patience. Je dois aussi avoir un équilibre entre le travail et le repos. Je réussis tranquillement, un jour à la fois.

Ma femme est toujours là, parce qu’elle m’aime inconditionnellement. Elle a connu le vrai Michel. Elle a subi le mauvais. Elle sait reconnaître le retour du nouveau. Je n’aurais jamais pu accepter tout ce que je lui ai fait subir. Aujourd’hui, je suis heureux, comme jamais je l’ai été.

J’essaie de fréquenter des gens qui ont la même façon de voir la vie. Des gens honnêtes et bons. J’ai fait le point sur le passé. Je le laisse en arrière. Mais je ne l’ai pas oublié. Il faut que je m’en souvienne pour éviter d’y retourner, parce que c’est facile de retomber. C’est important d’en parler, quand ça ne va pas. C’est aussi important d’en parler quand tout va pour le mieux.

Vous pensez peut-être que je suis sans le sou et sur l’aide sociale. Détrompez-vous. Je suis un père de famille habillé veston-cravate. Je conduis toujours des automobiles de l’année. Si un jour vous me croisez sur la rue, jamais vous ne pourrez imaginer que cette histoire est la mienne. Faites attention à ceux que vous fréquentez.

Textes sur le Gambling et jeu compulsif:

Témoignage d’un joueur compulsif

Comment fidéliser un gambler?

DVD prévention gambling et jeu compulsif

Être le conjoint d’un gambler

Le prix à payer pour devenir un gambler

La Sérénité pour un joueur compulsif

Biz Locolocass et le gambling

Éléonore Mainguy, ex-croupière du Casino

Did Tafari Bélizaire, casino, jeu compulsif et suicide

Jeux de cartes entre amis

Statistiques du pile ou face

Responsabilité de Loto-Québec

Une pensée sur “Témoignage d’un joueur pathologique

  • avatar
    7 mars 2009 à 5 05 32 03323
    Permalink

    Le seul véritable combat est celui qui est intérieur. De faire face à nos propres démons, mais aussi de développer notre potentiel et notre humanité est le travail essentiel de l’homme. Ce travail vise l’harmonisation de nos désirs, atteignable par plus de lucidité et d’honnêteté envers soi-même. Nos faux calculs psychologiques nous entrainent à faire des choix erronés parce que faussement motivés et entraine la souffrance intérieure qui nous indique que nous nous trompons, que notre calcul de satisfaction est erroné.

    Lorsque nos choix reposent sur d’authentiques motifs, orientés dans le sens légal de la vie, la joie de vivre en résulte.

    Ce qui continue de me troubler, c’est de voir nos gouvernements ouvrir impunément la porte à des casinos sachant bien qu’en bout de ligne ils causent beaucoup de souffrance et n’apportent presque rien à notre société à part pour les plus riches qui y lavent leur argent et le gouvernement qui y récupère des impôts indirects.

    Tant pis pour le pauvre type qui comme dans ce témoignage touchant rapporté par Raymond, se fait prendre dans cette spirale des dettes, du crime, de l’angoisse et la dislocation de familles entières dans plusieurs cas.

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 9 09 30 03303
    Permalink

    Quel beau paradoxe ! un commercial nous met en garde contre le jeu pathologique et trente secondes plus tard, on nous annonce la nouvelle loterie qui nous rendra millionnaire !
    Qui est derrière tout ça ? notre bon gouvernement…..

    Même chose pour les alcools, l’essence, etc…
    Qui est derrière tout ça ? encore notre bon gouvernement…..

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 9 09 38 03383
    Permalink

    Garamond, n’ayez pas la langue sale, je sens un ton cynique. Votre gouvernement veut votre bien… et il va finir par l’avoir…

    heuhum…

    Vivons-nous à une époque où l’hypocrisie est élevée en valeur suprême?

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 13 01 32 03323
    Permalink

    J’avais lu ce témoignage sur le site de Raymond Viger, Reflets de société, et quant à moi, les 7 du Québec ont bien fait de la placer sur ce blogue.

    C’est un témoignage convaincant, un vécu saisissant et percutant.

    Quant à moi, je ferais disparaître des bars de quartier, les appareils loterie-vidéo, parce qu’elles sont accessibles et entretiennent inutilement le rêve (qui se change vite en cauchemar) chez les classes les plus démunies.

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 13 01 59 03593
    Permalink

    C’est vrai François que le jeu compulsif est un combat intérieur.

    C’est effectivement troublant de voir que, dans ce combat intérieur, nous ne sommes pas appuyé par notre gouvernement qui non seulement augmente sans cesse l’offre de jeu, mais qui en plus, paye des gens de marketing pour augmenter la dangerosité de leurs appareils.

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 14 02 13 03133
    Permalink

    M. Garamond, ce qui est le plus troublant dans ces histoires de publicité en prévention, c’est que Loto-Québec en gère une bonne partie par l’intermédiaire de son financement à la Fondation Mise Sur toi.

    Loto-Québec a déjà fait de l’ingérence dans la fondation Mise sur toi pour tenter « d’acheter » le silence d’un média en demandant d’y placer de la publicité. Lorsque ce média n’a pas répondu selon les attentes de Loto-Québec, la société d’État a ensuite demandé de black lister ce média en demandant d’y retirer la publicité de la fondation Mise sur Toi.

    Comment voulez-vous que les organismes culturels questionnent Loto-Québec quand celle-ci est un gros bailleur de fonds dans presque tous les événements publics? Il est plus facile d’avoir du financement en art et culture en passant par Loto-Québec qu’en passant par le Ministère de la Culture!

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 14 02 15 03153
    Permalink

    Merci M. Labonté pour votre commentaire.

    En ce qui concerne les appareils de loterie-vidéo que l’on retrouve bien situé dans les quartiers les plus défavorisés, Loto-Québec et la Société des Alcools réussissent à récupérer en quelques jours les chèques des assistés sociaux. On ne donne plus un chèque d’aide social, on le prète pour mieux le reprendre.

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 14 02 37 03373
    Permalink

    Raymond,

    Vos deux derniers commentaires viennent de me jeter à terre. L’histoire de Loto-Québec impliquant la Fondation Mise Sur toi est à couper le souffle. Ils les ont blacklisté, en plus de contrôler ce qui est projeté comme image en jouant avec l’argent de la publicité? Wow.

    Et que dire de Loto-Québec et la Société des Alcools qui, comme vous dites, réussissent à récupérer en quelques jours les chèques des assistés sociaux? Ouf. Quand je disais que le gouvernement veut notre bien et qu’il va finir par l’avoir, je n’étais pas si loin de la vérité que ça!

    Incroyable.

    Consternant.

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 15 03 22 03223
    Permalink

    Comme vous voyez, vous aviez parfaitement raison. Non seulement Loto-Québec joue avec l’argent de la publicité, mais elle le fait par l’entremise de la Fondation Mise sur toi qui est supposément indépendante de Loto-Québec et qui a un mandat de prévention du jeu compulsif!

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 17 05 26 03263
    Permalink

    Concernant la Fondation Mise sur toi, connaissez-vous le taux de réussite du programme Enjeux ?

    Moi, j’en ai une petite idée, mais vous ?

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 18 06 40 03403
    Permalink

    La question est très bonne. Il serait intéressant de comparer les différents résultats selon les bailleurs de fonds!

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 19 07 16 03163
    Permalink

    Les chiffres que j’ai vent datent d’une couple d’années, mais selon l’intervenant que je connais, le taux est énorme, environ 90%, et le bailleur de fonds est Loto-Québec.

    Le taux de rechute serait de un sur deux, selon le centre de référence du Grand Montréal. Bullshit !Il est plus élevé que 50%.

    Et la thérapie qui donne les meilleurs résultats serait Gamblers Anonymes, les meetings d’étapes. Étant donné qu’il y a douze étapes, c’est une thérapie d’un an, à raison d’un meeting par semaine.

    Mais le problème, c’est qu’en dehors des grands centres, l’aide est plus rare.

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 19 07 48 03483
    Permalink

    Les fraternités d’entraide comme Gamblers Anonymes comportent de grands avantages pour le rétablissement du joueur. Un soutien constant, des numéros de téléphones, des partages de gens qui ont passé par les mêmes chemins…

    Il est vrai qu’en dehors des grands centres les fraternités ont plus de difficultés. J’ai communiqué avec un joueur en région où ils n’étaient que 3 à participer aux meetings. En plus, en région, l’anonymat est plus difficile à conserver.

    Répondre
  • avatar
    7 mars 2009 à 23 11 36 03363
    Permalink

    Oups ! J’ai oublié de spécifier que le taux dont je parle est le taux d’échec et non le taux de réussite.

    On pourrait croire, si on relit le fil de discussion que la thérapie de Loto-Québec est super bonne. Ce qui n’est pas le cas. Loto-Québec a tout intérêt à vous garder dans le jeu. La thérapie, c’est juste pour se donner bonne conscience.

    Répondre
  • avatar
    22 août 2011 à 4 04 54 08548
    Permalink

    I do not know, you get your information, but a good theme. I need to spend some time to learn or learn more. Thanks good information, I

    I have been looking for this task details.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *