VITE, urgence… symptômes d’un AVC !

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CAROLLE ANNE DESSUREAULT :

 

La semaine dernière, le sénateur et ancien entraîneur du Canadien de Montréal, Jacques Demers, a été terrassé par un accident vasculaire cérébral (AVC).

Les médecins estiment que son état est stable tant du point de vue médical que neurologique. M. Demers est traité à l’Institut neurologique de Montréal, qu’on appelle Neuro du CUSM. Nous souhaitons nos meilleurs voeux de rétablissement à M. Demers.

L’AVC est chez nous, dans les pays occidentaux, la première cause de handicap acquis, la deuxième cause de démence après la maladie d’Alzheimer, et la troisième cause de mortalité ! L’AVC peut être fatal. Saviez-vous qu’il représente la première cause de mortalité chez les femmes (avant le cancer du sein) ? Et chez les hommes, la troisième cause de mortalité après les cancers de la plèvre, de la trachée, du larynx ou des poumons.

Les statistiques démontrent que chaque année 130 000 personnes en sont victimes entraînant plus d’une trentaine de milliers de morts.

C’est un accident grave qui requiert une urgence médicale absolue, rapidement. C’est pourquoi reconnaître les signes permet une prise en charge qui peut limiter les conséquences désastreuses.

Sauriez-vous reconnaître les signes d’un AVC chez une personne ? Moyen mnémotechnique : VITE
Si vous êtes témoin d’un de ces trois signes, appelez tout de suite une ambulance. Sans tarder.

V – visage paralysé

I –  impossibilité de bouger un membre (inertie) (ou de lever les deux bras)

T – trouble de la parole

E – éviter le pire en appelant les services d’urgence

L’accident vasculaire cérébral est en fait un infarctus ou une hémorragie au niveau du cerveau. Cet accident est causé par une lésion neurologique subite d’origine vasculaire. Les symptômes arrivent très rapidement et peuvent causer des séquelles importantes, voire la mort. Il est donc vital de réagir dès les premiers signes de façon efficace.

Il est aussi très important de signaler aux urgences votre nom et celui du malade, l’adresse ainsi que l’heure à laquelle l’accident a débuté. Cet élément est essentiel et il faut le mentionner à tout prix.

D’autres signes sont importants en plus de ceux mentionnés plus haut : faiblesse ou paralysie d’un bras, d’une jambe, engourdissement du visage, cécité d’un ou des deux yeux, vision double, perte de la moitié du champ visuel des deux yeux en même temps, perte d’équilibre, maux de tête violents et inhabituels.

Si vous êtes seul, et si vous ressentez un ou plusieurs de ces symptômes, considérez que vous risquez de faire un AVC et téléphonez immédiatement pour obtenir du secours. Vous pouvez aussi appeler une personne pour qu’elle vous accompagne et vous soutienne. Puis, restez assis ou allongé. Si les signes disparaissent quelques minutes après, c’est probablement que vous avez fait ce que l’on appelle un accident ischémique transitoire (AIT) qu’il faut rapporter car le risque de faire un AVC dans les heures qui suivent est élevé. L’accident ischémique est lié à une diminution de l’alimentation des cellules en sang et en oxygène.

Enfin, ne pas hésiter à appeler les secours même si vous êtes indécis car le traitement (la thrombolyse) administré dans les trois heures suivant les premiers symptômes peut limiter grandement les séquelles, et même les éviter.

Si vous êtes témoin d’un AVC, après avoir appelé les secours, parlez calmement à la personne tout en l’installant confortablement, soit assise ou couchée.

La position à privilégier est la latérale de sécurité où le malade est placé sur le côté, la tête en arrière, la bouche ouverte et dirigée vers le sol afin d’éviter que sa langue obstrue sa gorge. Cette position est essentielle pour maintenir l’ouverture des voies respiratoires d’une personne inconsciente.

Ne jamais laisser une personne inconsciente qui respire sur le dos, car sa langue ou des vomissements risqueraient d’obstruer ses voies respiratoires.

Les facteurs qui augmentent les risques d’un AVC

  • la principale cause est relie à l’hypertension artérielle. Plus la pression artérielle est élevée plus le risque est grand ;
  • le tabagisme ;
  • l’alcool en grande quantité ;
  • l’âge ;
  • le diabète

Les aliments qui aident à réduire les risques d’un AVC
L’ail, l’oignon (surtout cru), l’avocat, les bleuets, le brocoli, le chocolat noir, le saumon, les graines de lin, les épinards, et les aliments riches en potassium : bananes, dattes, pommes de terre.

 

Mieux vaut prévenir que guérir !

 

http:/http://www.vulgaris-medical.com/actualite-sante/avc-savoir-reconnaitre-les-signes-pour-agir-vite

http:/http://premiers-secours.ooreka.fr/fiche/voir/190349/reconnaitre-et-reagir-face-a-un-avc

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Carolle Anne Dessureault

Née au Québec, Carolle Anne Dessureault a occupé plusieurs postes en administration, dont celui de vice-présidente dans un parc technologique de la province. Elle est auteure de plusieurs ouvrages. Médaillée d'argent en art oratoire chez Toast Masters, elle a donné des centaines de conférences sur le bien-être intérieur. Elle a voyagé dans une trentaine de pays. Elle croit profondément dans l'épanouissement de la personne par la pratique de l'attention vigilante : la pleine conscience.

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