Vous me répondrez de cet affront!!!


ANDRÉ LEFEBVRE

Le surnom « dit Villemure » se rattache au fief de Villemure qui était aussi appelé, Berthier-en-haut. Pourquoi un Lefebvre dit Lataille qui demeure à Batiscan, prend-il ce surnom? On ne le sait pas.

Joseph Lefebvre dit Villemure, né en 1698, fils de Gabriel-Nicolas Lefebvre dit Lataille, devient « coureur de bois » vers l’âge de 14 ans. Cette année-là, le Mohawk Winnetou l’envoie faire un stage d’un an dans la tribu de son père, le chef Loup Gris. À son retour, il voit la vie d’une façon complètement différente. Il y a acquis le plaisir et le sens de responsabilité nécessaires pour vivre en communauté. Il raconte volontiers ce qu’il a vécu, mais personne de la famille ne peut lui faire parler des jeunes indiennes qu’il a pu côtoyer. C’est assez malheureux parce que j’aurais bien aimé vous raconter ces expériences.

Suite à ce stage de « formation », dans le statu familial, Joseph devient l’égal de ses frères plus âgés. Il participe autant aux expéditions de traites qu’aux travaux de la ferme. Autrement dit, il endosse les responsabilités d’un adulte. Et cela, même si la majorité légale, à cette époque, ne  s’atteint qu’à 25 ans. Par contre, bien avant  cette date, âgé de 19 ans seulement, il démontre à tout le village, son courage et son caractère.

À cette époque, certains jeunes nobles, arrivés de France, trouvent logement chez les habitants. Plusieurs arrivent ici, éloignés de leur famille pour différentes raisons; soit pour conduite immorale aux yeux de la famille, pour qu’un tuteur puisse voler l’héritier légal ou toutes autres raisons semblables.

Un jeune noble de ce genre vient d’être logé à Batiscan. Ce n’est pas très long avant que ses airs  bravaches et ses abus envers ceux qu’il considère comme des « moins que rien » lui attire quelques désagréments. Entre autre, d’avoir à répondre à Joseph de Villemure, venant à la rescousse d’un pauvre diable que le jeune noble rosse avec un gourdin.

Joseph attrape et tord le poignet tenant le gourdin et flanque un coup de poing qui envoie le nobliau valser à trois pas.

-Comment oses-tu frapper un vieil homme sans défense espèce de canaille?

-Qui es-tu jeune impertinent? Répond le gredin en recouvrant son équilibre, essuyant le sang de son nez.

-Qui je suis? Je suis Joseph Lefebvre de Villemure et je te défends de toucher à quiconque du village. Tu m’entends?

-De Villemure? Je dois donc en déduire que vous êtes de noblesse, monsieur. Vous ne refuserez donc pas à me rendre raison de l’outrage que vous me faites. Je suis le chevalier de Fontebrune et j’exige réparation.

-Quand, comme et où tu voudras espèce de lâche! Tout de suite si tu le désires.

-Vous aurez des nouvelles de mes témoins cet après-midi. Où peut-on vous trouver?

-Tu m’as déjà trouvé; mais tout le monde t’indiquera la terre de Gabriel-Nicolas Lefebvre. J’y serai dans une heure.

Les témoins de Fontebrune se présentent à la maison de Gabriel. On décide des modalités pour le combat. Le choix des armes est laissé au chevalier sous prétexte qu’il est l’offensé. Joseph se fiche pas mal des détails et tout est organisé selon les désirs du jeune noble. On se battra le lendemain à 8 heures.

Le duel porte une particularité à laquelle Gabriel-Nicolas a levé une objection que son fils lui demande de laisser tomber.

Fontebrune exige que deux épées soient plantées dans le sol à six pas l’une de l’autre. Les duellistes doivent s’éloigner de 12 pas en sens contraire, dans l’axe  de ces deux épées, tenant chacun un pistolet. On doit donc tirer à trente pas au signal de l’arbitre. Si les coups de feu ratent la cible, on se rapproche pour finir le « travail » l’épée à la main. L’endroit choisi pour la rencontre est de l’autre côté de la terre de Cadotte, près de la rivière. On ne veut pas de spectateurs du village, car le duel est strictement défendu, quoique fréquent, à l’époque.

Les six personnages impliqués se tiennent maintenant face, les uns aux autres, sur la plage. Fontebrune est étonné de voir un « sauvage » comme témoin de son adversaire.

-Monsieur vous ne pouvez pas introduire une personne qui n’est pas de sang noble dans notre duel.

-Monsieur le noblaillon, mon ami Winnetou est un chef Mohawk et probablement de sang plus noble que le vôtre. Je réponds de lui.

-Et moi aussi, seconde Gabriel-Nicolas,  l’autre témoin de son fils.

-Dans ce cas, nous ne voyons pas d’inconvénients. Reprennent les deux témoins de Fontebrune.

Les deux duellistes reçoivent chacun leur pistolet, se placent dos aux épées et s’éloignent de douze pas avant de se retourner.

Les témoins de Joseph lui avaient donné chacun un conseil. Winnetou lui avait dit : « Plante-lui ton tomahawk dans le front aussitôt arrivé aux épées et tout sera dit ». Il était évident que le chef ne comprenait pas le sens du duel chez les blancs. Gabriel, quant à lui, avait dit : «  N’essaie pas de tirer avec trop d’empressement. Reste calme et pense à t’effacer le plus possible en te plaçant bien de côté. Si tu le peux, laisse-le tirer le premier, il semble nerveux et, à 30 pas,  va probablement rater sa cible».

Celui désigné comme arbitre, vérifie si les deux hommes sont prêts  et donne le signal.

Fontebrune tire aussitôt et la balle traverse la blouse de daim flottant dans le dos de Joseph sans le blesser. Le jeune homme, voyant qu’il a raté, devient pâle et abaisse son bras tranquillement.

Joseph le dévisage, pointant le pistolet prêt à faire feu. Tout à coup, il baisse le bras, tend le pistolet à son père et se dirige vers les deux épées.

-Le pistolet, dans un duel, est une arme de lâche. On ne voit pas les yeux de l’adversaire. De plus, je ne désire pas te tuer, tu n’y apprendrais rien. Je vais plutôt te donner une leçon d’escrime qui te fera comprendre de ne pas t’en prendre à un plus faible que toi inutilement.

Gabriel-Nicolas jette un regard à Winnetou et lui fait un sourire que l’indien note par un signe de tête imperceptible et un redressement de sa posture illustrant la fierté qu’il ressent du courage et du sens de l’honneur de son élève.

Fontebrune ayant repris contrôle de ses sentiments, saisit une rapière avec un sourire et, convaincu d’être maintenant le plus fort, se prépare à pourfendre  ce jeune « coureurs de bois » insolent qu’il juge gonflé d’orgueil. Les deux hommes se mettent en garde.

Après quelques passes, Fontebrune se rend compte que ses desseins seront plus difficiles à atteindre qu’il le croyait.

-Je vois que vous maniez l’épée de façon passable. Dit-il en portant un coup droit.

-Vous trouvez? Répliqua Joseph en parant en contre-de-sixte, enroulant l’épée adverse et l’envoyant planer à cinq pas.

Fontebrune, estomaqué regarde son adversaire.

-Comment avez-vous fait ça? demande-t-il.

-Aller chercher votre épée et je vais vous le refaire.

Fontebrune ramasse son arme et vient se replacer en garde :

-Ma question était inutile; j’ai bien remarqué votre mouvement et je vous jure que vous ne le réussirez pas deux fois. Il passe encore  à l’attaque. Après quelques attaques-ripostes des deux escrimeurs, on entend joseph dire :

-Si vous avez bien remarqué le premier mouvement, dans ce cas, je passe au suivant.

Après une autre parade circulaire, Fontebrune sent son épée lui sortir de la  main et, pour la deuxième fois, la voit se transformer en oiseau.

-Diantre, monsieur; vous êtes une maitresse lame. Je dois me soumettre et m’avouer vaincu.

Joseph le salua de son épée et ajouta :

-Il n’est pas du tout question de « maîtresse lame » monsieur. Il est question de comprendre qu’ici, un Canayens quel qu’il soit, se retrouve au même niveau que tous les autres  hommes ayant les deux pieds sur notre sol. Si vous n’avez pas compris cela, reprenez la position de garde. Si vous avez compris, je vous invite chez moi, casser la croûte. Je suis certain que mon père n’en fera aucune objection.

-Monsieur de Villemure, vous êtes un noble cœur. Si les Canayens sont tous de votre trempe, je me garderai bien, à l’avenir, de leur manquer de respect.

-Ils le sont tous! Je vous l’assure. Affirme Joseph.

-Dans ce cas j’accepte votre invitation et je vous propose de devenir mon ami.

J’accepte volontiers. Répond Joseph; mais les secrets de mon épée ne m’appartiennent pas. Ce sont ceux de mon père. Je ne peux donc pas vous les révéler.

-Je  prend note de ne plus tirer l’épée contre vous mon ami. Allons! Messieurs mes témoins, vous êtes libres et je vous remercie sincèrement de votre appui.

Gabriel-Nicolas heureux de l’issu des évènements s’écrie : « Bravo mon fils! Messieurs, je vous invite tous chez moi. En passant chez Cadotte, je lui emprunte une bouteille de vin que nous viderons ensemble en savourant les meilleurs pâtés d’anguilles du Canada, préparés par ma femme. Elle nous attend ».

À l’époque, le duel est presqu’un « sport social ». À partir de ce jour-là, Fontebrune, change d’opinion sur les Canayens. Il gagne l’appréciation des habitants de Batiscan et se fait plusieurs amis.

C’est peut-être à cause de cet épisode que Joseph Lefebvre de Villemure, par reconnaissance, devient une figure importante et appréciée du village. Il est de toutes les occasions. On peut dire que c’est lui qui se charge des « relations publiques » de la famille Lefebvre. Il assiste, durant toute sa vie, à un nombre élevé de baptêmes, mariages et parfois, d’enterrements. Il est l’invité de presque toutes les familles de Batiscan et des environs.

En 1721, le 20 novembre, il participe, en compagnie de son frère Antoine, au mariage de Jean Cadot et Marie-Josephe Proteau à Batiscan. Les Cadotte sont les voisins de son père.

C’est en 1723 qu’il devient majeur légalement. C’est aussi cette année-là qu’il engage son frère Jacques-François pour l’amener au poste des Miamis, où il est charpentier. Lui, reviendra quelques mois plus tard. Son frère, on l’a vu, restera là-bas pendant 14 ans.

Joseph, à 26 ans, épouse Jeannette (Marie-Jeanne) Lafond dit Mongrain (27ans) le 22 novembre 1724. Jeannette sait signer et c’est elle qui tiendra les « livres ».

En 1725, une ordonnance de l’intendant Begon défend à quiconque de prêter ou de vendre son ou ses canots, sans permission écrite. Il tente ainsi de resserrer le contrôle du commerce des pelleteries. Les Lefebvre ne s’en formalisent pas; ils ne sont pas des vendeurs ou des acheteurs de canots. Ils fabriquent ceux dont ils se servent.

Le 31 août, survient la naissance de sa fille Marie-Josephe. Le parrain est Nicolas Lefebvre, marraine Catherine Lafond dit Mongrain.

1727, Joseph assiste au mariage de Marie-Charlotte Mongrain (sa belle-sœur) avec René Rivard dit Loranger. Nicolas Lefebvre, neveu de Marie-Charlotte, est présent. Les familles Pollet, Mongrain, Duclos, Lepelé et Gouin sont également représentées à ce mariage. Le prêtre officiant est le Curé Gervais Lefebvre, qu’on a déjà rencontré dans le récit de Madeleine de Verchère et de La Pérade.

1728 le 23 février, advient le décès de son frère Nicolas âgé de 21 ans. On ne sait pas comment l’évènement se produit, mais il est « coureur de bois » officiellement depuis 2 ans. La cérémonie se fait sans témoins; peut-être que le corps n’a pas été récupéré parce qu’habituellement on inscrit toujours un témoin à l’ensevelissement du corps; la plupart du temps l’un des témoins est le « bedeau ».

1729

Le 6 février Joseph est témoin au mariage de sa sœur Madeleine et Jean Baptiste Papilleau dit Perigny à Batiscan. Aucun des parents ou autre membre de la famille n’est enregistré à ce mariage. Leur arrière-petit-fils Louis Perigny, deviendra commis pour la Compagnie du Nord-Ouest en 1801.

Le 24 mars, nait son fils qu’il nomme Joseph comme lui. Le parrain est Gabriel (Grand-Père) et la marraine est Louise Duclos (Grand-mère).

1730  en mars, il est invité au mariage de Jean Lefebvre et de Marie Josephe Papilleau dit Périgny. son frère Gabriel est aussi présent. Aucun des parents des époux ne semble présent, encore une fois.

1731 le 16 janvier, il participe comme invité, au mariage de son frère Antoine avec Anne Morand dit Grimard.

Le 26 janvier naît sa fille Marie Madeleine. Son frère Antoine est parrain, et la marraine de l’enfant est Madeleine Duclos.

1734 le 18 février, il concoure à la sépulture de Catherine Lajoue, épouse de Jean Baptiste Brunsard dit Langevin. Il est en compagnie de Debroyeux.

1734 le 3 août, on le choisit comme parrain de Joseph fils de Pierre Lefebvre et de Geneviève Trépanier. La marraine est Ursule Dubois (épouse de son frère Alexis)

1735

Le 7 mars on baptise sa fille Marie-Jeanne, née la veille. Le parrain est Nicolas Duclos, la marraine, Marie-Jeanne Catsouls (Quatresous).

Le 21 mars, il est choisit parrain du fils de son frère Alexis Lefebvre, Joseph-Marie Lefebvre.

Le 18 avril, il assiste au mariage de Pierre Gouin et Marie Charlotte Duclos, fille de Nicolas Duclos , le juge de la région.

Le 22 juin, inhumation de sa fille Marie-Madeleine. Les témoins sont le Bonhomme Thifaut et Jean Vellet.

Le 26 aout, il devient parrain de Joseph Veillet fils de Jean Veillet et de Catherine Lefebvre (sa sœur). La marraine est Marie-Anne Morand dit Grimard.

1736

Le 24 février, on le nomme parrain de Marie Charlotte, fille d‘Antoine dit Despins et Marie Anne Morand dit Grimard. La marraine est Marie-Anne Gaillou.

Le 6 mai 1736,  Joseph de Villemure et son frère Michel Lefebvre assistent au mariage de Louis Belecq (veuf de Madeleine Bourbonnière) et de Madeleine Cosset.

Le 15 juin, il signe un contrat de « coureur de bois », aller-retour, pour Michilimakinac. Il est engagé comme « Devant » de canot par Hurtubise et Desruisseaux pour la somme de 230 livres. On ne peut être « Devant » de canot sans posséder la maîtrise nécessaire à la position. Joseph est définitivement un « spécialiste » de la question.

Le 17 décembre, il est encore parrain. Cette fois-ci, de Joseph, fils de son frère Jean Baptiste et Marie Josephe Papilleau dit Périgny. La marraine est Marie-Anne Papilleau.

1738

Le 14 avril, il est présent au mariage de Jean Baptiste Lemaître dit Auger (qui habite Batiscan depuis 5 ans) fils de Noel Lemaître, avec Marie Madeleine Pinot

Le 21 avril est baptisé son fils Jean Baptiste (jumeau de François Alexis) le parrain est Jean Mongrain; la marraine, Ursule Brisebois épouse de son frère Alexis.

Le 21 avril, c’est aussi le baptême de François-Alexis (jumeau de Jean-Baptiste) Le parrain est Jean Baptiste Lefebvre, son frère, et la marraine est Marie-Françoise Rivard.

Joseph signe un autre contrat. Il s’agit d’un « aller » seulement, vers Détroit, avec Pierre St-Cosme pour la somme de 70 livres. Il va visiter son frère Jean Baptiste, où il restera quelque temps pour « affaires ».

1740 le 25 juin, il assiste au baptême de Marie-Anne Bary, de laquelle sont épouse, Marie Jeanne Lafond, est marraine.

1741 le 27 novembre, il assiste au mariage de Jean Baptiste Brunsard et Marie Charlotte Veillet. Joseph Lefebvre est maintenant lieutenant de Milice à Batiscan.

1742 le 11 aout; arrive la naissance de son fils Louis-Didace. Le parrain est François Lefebvre et la marraine, Josephe Lefebvre.

1743

Le 17 aout,  on le nomme, une fois de plus, parrain de Marie Josephe, fille de son frère Julien Lefebvre et Suzanne Raux. La marraine est Madeleine Lefebvre

Joseph Lefebvre dit Villemure signe un autre contrat de voyageur avec Jean (Baptiste) Lefebvre, pour une expédition à la Baie des Puants. Il côtoiera Augustin Mouet de Langlade âgé de 48 ans, né à Trois-Rivières et père de Charles-Michel, futur « père du Wisconsin », âgé, à l’époque, de 14 ans.

1744 le 22 novembre, il assiste à un mariage double de deux sœurs. Celui de Joseph Baribaud et Marguerite Tiffaut, ainsi que celui de Jean-Baptiste Adam et Marie-Renée Tiffaut dit La Savanne. Encore une fois, un nommé Villemur, autre que Joseph, est présent, mais on ne sait pas duquel on parle. Joseph de Villemure n’est pas inscrit comme lieutenant de milice. Il ne l’est probablement plus.

1745

Le 28 février, il assiste au mariage de Louis Rochereau avec Élisabeth Côté, en compagnie de ses frères Alexis et Pierre qui, lui, est beau-père de Louis Rochereau

Le 30 aout, Il est parrain de Nicolas-François Trepagny, La marraine est Josephe Côté.

Joseph signe un autre contrat pour la Baie des Puants, avec Jean-Baptiste Lefebvre, le 12 juin.

En 1746 Joseph Lefebvre dit Villemure accepte les biens de Michel Rivard à la condition de prendre soin de lui et de le soigner. Un an plus tard, Rivard demande au tribunal d’obliger Joseph à lui fournir des vêtements selon leur entente. Celui-ci remplissait l’entente mais lui fournissait ce qu’il pouvait suivant sa capacité et sa condition. C’est à dire, un bon ensemble du Dimanche et un mantelet filé à la maison pour le reste de la semaine, « comme tous les autres habitants ». Le juge donne raison à Villemure. Michel Rivard est alors âgé de 59 ans. Il décèdera à l’âge de 75 ans.

Le 16 aout, il assiste au mariage d’André Chapdeleine dit Larivière et  d’Agnès Lafond dit Mongrain.

Le 23 septembre, il est parrain d’Antoine, fils de son frère Antoine Lefebvre Despins. La marraine est Marie-Anne Lefebvre.

1748 le 19 février, il fait acte de présence au mariage de François Normandin avec Marie-Anne Papillau (sa nièce) en compagnie de son frère Alexis.

La même journée; il assiste au mariage de François baril et Geneviève Veillet

1750;  le 25 octobre, pour une fois additionnelle, on le choisit comme  parrain de Marguerite Lefebvre, Fille de son frère Julien. La marraine est Marguerite Veillet.

Le 16 novembre il est au mariage de Josephe, fille de son frère Antoine avec Jean Baptiste Trottier. Alexis et Michel sont aussi présents.

1751 le 11 juin, Joseph et son frère Julien signent un contrat avec Lefebvre & Carignan, pour se rendre au pays des Illinois en passant par Michilimakinac. Le voyage ne durera pas un an.

1752 le 8 janvier, revenu à Batiscan, il marie sa fille Geneviève avec Jean baptiste Rivard dit Feuilleverte. Ses frères Francois, Jean et Alexis, sont présents. Julien est probablement resté au pays des Illinois. Une dispense de consanguinité 4e degré est nécessaire au mariage.

Le 14 février, il assiste au mariage de sa nièce Louise, fille d’Antoine Lefebvre. Jean Baptiste, un autre frère, est présent.

1753 le 7 janvier il marie son fils Joseph à Marie-Anne Papillau dit Perigny. Son frère François est aussi parmi les invités.

Le 18 février, il assiste au mariage de Samuel Charles Nuhalte (né à Londres) et Catherine Guibeau, à Yamachiche. Pierre Lefebvre, son frère est présent. Samuel avait été ramené prisonnier avec sa mère Marie Tisdel, lors d’une attaque en Nouvelle Angleterre. Son nom de Nuhalte fut transformé ensuite en « Noël » au Québec et en Newall aux USA. Il décède en 1800 à Batiscan.

Le 10 juin, Joseph Lefebvre dit Villemure est parrain de Marie-Josephe Frigon fille d’Antoine Frigon et Marie-Anne Trottier. La marraine est Josephe Massicot.

1755  Le 20 janvier Il se présente au mariage de Catherine Perigny (sa nièce) fille de Jean Perigny et Madeleine Lefebvre. Ses frères Pierre et François sont pareillement présents.

Le 31 janvier, c’est au tour du mariage de Paul Frigon et d’Ursule Lefebvre fille d’Alexis et Ursule Brisebois. Pierre Perot, oncle du marié, est l’un des invités.

1757 le 6 novembre, un autre mariage. Celui de François Trudel et de Suzanne Lefebvre, fille de son frère Julien Lefebvre. Il s’inscrit au nom de Joseph Villemure. Ses frères Antoine et Pierre sont présent, eux-aussi, nommés Villemure.

1758 Joseph Lefebvre de Villemure est marguilliers de la paroisse. Ceux-ci donnent l’ouvrage des boiseries de l’Église à François Trudel qui, en 1775, achètera la terre d’Alexis Lefebvre. L’Église sera terminée sous le régime anglais. Lors du combat des Plaines d’Abraham, la milice de Batiscan tenait la position à gauche de celle de Québec. Ce François Trudel, en 1776, fut destitué comme officier de milice jugé « amis » des américains lors de l’invasion de 1775.

1760 le 20 octobre, il soutient le mariage de sa nièce Marie Josephe Perigny fille de Jean Perigny et Catherine Lefebvre. Ses frères Pierre et Michel sont présents.

1761 Il assiste au mariage de Prisque Juineaux avec Françoise Lefebvre, fille de Francois son frère. Alexis Lefebvre est présent.

1762 le 30 juillet il marie sa fille Marie-Jeanne avec François Cosset, fils de Pierre et de marie Jeanne Bertrand dit St-Arnau.

1764 le 30 avril, il marie son fils Louis Didace avec Geneviève Veillet. Un François Lefebvre est présent peut-être l’oncle?

1765 le 20 janvier, Il procède au mariage de son fils François-Alexis avec sa nièce Anne Catherine Lefebvre, fille de son frère Alexis et Ursule Brisebois. Une dispense au 2 e degré est obligatoire et accordée. Joseph Gervais assiste au mariage. Celui-ci est le grand-père de Marie Gervais épouse d’Ignace Lefebvre en 1811. Le fils, prénuptial des mariés, appelé François né le 7 juillet 1763 est reconnu et légitimé.

1768  Le 11 janvier il marie son fils Joseph avec Marguerite Cadot, fille de Mathurin Cadot et Marie Aillot.

Le 8 fevrier.  Un joseph Lefebvre dit Villemure beau-frère de Étienne Bronsard dit Langevin assiste au mariage de Joseph Rivard dit Lacoursière et de Marie Élisabeth Cadot fille de Mathurin Cadot et de Louise Ayot.

1769 Joseph Lefebvre dit Villemure décède à Batiscan,  âgé de 70 ans, ayant vécu dans l’estime de tous, tout au long de sa vie. Il aura été l’un des plus dignes représentants de sa famille.

 

À suivre

André Lefebvre

 

 

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Andre lefebvre

Mon premier livre « L’histoire de ma nation » est publier chez:

http://fondationlitterairefleurdelyslibrairie.wordpress.com/

André Lefebvre

3 pensées sur “Vous me répondrez de cet affront!!!

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    20 novembre 2012 à 10 10 16 111611
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    Je trouve excellente cette idée d’introduire par le biais d’une anecdote de cape et d’épée des éléments des éphémérides de l’époque. Peu de peuples ont cette chance d’une « petite histoire » accessible qui permet de comprendre la grande. J’espère qu »on en viendra à nous faire connaitre a tous de cette façon notre histoire que nous ignorons.

    Pierre JC

    P.S Votre texte s’est encore mis en retrait ce matin, mais je constate que ça n’a plus d’effet sur vos visites. Vous avec vos habitués… Voue êtes d’ailleurs un best seller sur « Les 7 », dont la fréquentation rejoint maintenant régulièrement et dépasse parfois celle de Centpapiers.

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      20 novembre 2012 à 11 11 33 113311
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      Heureusement que vous m’en donnez des nouvelles car, de mon côté, je n’y perçois pas grand réactions. 🙂

      Bonne journée et merci.

      André Lefebvre

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    3 novembre 2013 à 17 05 03 110311
    Permalink

    Je fais l’arbre généalogique de ma famille et j’ai trouvé plusieurs informations importantes en lisant 2 de vos articles à ce sujet, lesquels, soit dit en passant, sont très intéressants. Je constate que nous avons le même ancêtre. Serait-il possible de recevoir tous vos articles sur le sujet svp cela m’aiderait à relater un peu l’histoire depuis l’arrivée de Gabriel-Nicolas Lefebvre dans les années 168X dans le livre de famille que j’ai commencé.

    En espérant une réponse favorable,

    Suzanne Lefebvre

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