Proverbes chinois – 3e partie

 

Un oeil sur … la Chine
Carolle Anne Dessureault :

Chers amis et lecteurs,

Je n’ai pu résister à vous partager d’autres proverbes chinois que je trouve bien savoureux et sages. Ce sera la dernière fois … avant longtemps.

Proverbes chinois

Tout le monde aime la flatterie, chacun se méfie de la franchise.

Ne chassez pas un chien sans savoir qui est son maître.

Il est plus fracile de déplacer un fleuve que de changer son caractère.

Bavardage est écume sur l’eau, action est goutte d’or.

Un chien poussé à bout peut passer par-dessus un mur.

Les derniers à embarquer sur un navire sont les premiers à prendre pied sur la rive.

On ne peut pas marcher en regardant les étoiles quand on a une pierre dans son soulier.

Rien n’est plus affligeant que la mort du coeur, la mort de l’homme est secondaire.

Le bonheur vient de l’attention prêtée aux petites choses, et le malheur de la négligence des petites choses.

La décrépitude physique n’est pas synonyme de décrépitude du coeur.

Qui porte des chaussures ignore la souffrance de qui marche pieds nus.

L’habitude est comme un fil d’araignée, une fois prise, elle est plus solide qu’une corde.

Plus les sentiments sont distants, plus les politesses sont nombreuses.

La valeur d’un général réside dans sa stratégie et non dans son courage.

Quand l’enfant quitte la maison, il emporte la main de sa mère.

L’idiot ne comprend pas le vrai sens des choses, il n’en voit que la surface.

Tant que les mots restent dans la bouche, ils sont à soi; sitôt prononcés, ils sont à tout le monde.

Si perçante soit la vue, on ne se voit jamais de dos.

Sur un même arbre, ne poussent jamais deux sortes de fleurs.

Dans une dispute, il y a deux bouffons ; dès que l’un cède, les deux y trouvent leur compte.

À force d’être malade, on finit par devenir un bon médecin.

Un homme qui se noie cherche à s’agripper même à une paille de riz.

Le moment donné par le hasard vaut mieux que le moment choisi.

Ce que l’on apprend durant l’enfance est mieux gravé que dans la pierre.

Cent « non » font moins de mal qu’un « oui » jamais tenu.

Quand le coeur n’y est pas, les mains ne sont pas habiles.

Ce que les yeux ne voient pas, le coeur ne s’en soucie pas.

L’ignorance est la nuit de l’esprit, et cette nuit n’a ni lune ni étoile,

L’esprit a beau faire plus de chemin que le coeur, il ne va jamais si loin.

Un fils bien né ne redoute ni les menaces, ni les reproches de son père; ce qu’il craint, c’est son silence.

Choisir ses voisins est plus important que choisir sa maison.

L’économie donne aux pauvres tout ce que la prodigalité ôte aux riches

Un homme n’est pas bon à tout, mais il n’est jamais propre à rien.

L’avenir, c’est la trahison des promesses.

La loi est sage, mais les hommes ne le sont pas.

De même que le fleuve retourne à la mer, le don de l’homme revient vers lui.

Le soleil n’échauffe que ce qu’il voit.

Le miracle n’est pas de voler dans l’air, ou de marcher sur l’eau, mais de marcher sur la terre.

Si un homme ne fait que ce qu’on exige de lui, il est un esclave. S’il en fait plus, il est un homme libre.

La sérénité dans le désordre est un signe de perfection.

L’eau ne reste pas sur les montagnes, ni la vengeance sur un grand coeur.

L’argent ne rachète pas la jeunesse.

Il ne faut jamais lancer de pierre quand on habite une maison de verre.

Fais du bien, ton voisin ne le découvrira jamais; fais du mal, on le saura à cent lieues.

Être homme est facile, être un homme est difficile.

De même que les fleuves retournent à la mer, les dons de l’homme reviennent à lui.

Après une grande haine, il restera toujours une petite haine.

Si vous ne voulez pas qu’on le sache, mieux vaut encore ne pas le faire.

Mieux vaut les critiques d’un seul que l’assentiment de mille.

Mieux vaut devenir riche après avoir été pauvre, que de devenir pauvre après avoir été riche.

Les grands bonheurs viennent du ciel; les petits bonheurs viennent de l’effort.

En buvant l’eau du puits, n’oubliez pas ceux qui l’ont creusé.

Dans le mot fonctionnaire, il y a deux bouches.

Une loi ne reste jamais rigoureuse plus de trois jours.

La paresse s’entretient par le repos, le courage s’entretient par la fatigue.

Point n’est besoin d’élever la voix quand on a raison.

Une méthode fixe n’est pas une méthode.

Qui fait l’âne ne doit pas s’étonner si les autres lui montent dessus.

Il est plus facile de devenir ami au hasard d’une rencontre que de le rester dans la vie.

Les excès tuent plus sûrement que les épées.

Quatre mille personnes prennent la route, il en faut une pour prendre la tête.


 

SOURCES : 

 http://www.linternaute.com/proverbe/pays/chine/

http://evene.lefigaro.fr/citations/theme/proverbes-chinois-chine.php

http://msgdamour.blogspot.ca/2011/09/proverbes-de-vie.html

http://www.proverbe.net/proverbe-chinois/

http://www.mon-poeme.fr/citations-chinoises/

 

 

4 pensées sur “Proverbes chinois – 3e partie

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    31 janvier 2014 à 4 04 54 01541
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    « Ce n’est pas un malheur d’être méconnu des hommes mais c’est un malheur de les méconnaitre. » 🙂
    LES ENTRETIENS DE CONFUCIUS, chapitre 1, aphorisme 16.

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    31 janvier 2014 à 11 11 10 01101
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    @ Carolle Anne,

    Excellent !

    Je ne me lasse jamais de constater que ces bons mots ont tous un point en commun, c’est qu’ils rendent sans-voix, car on n’y peut rien ajouter ou en retirer d’ailleurs. Ce sont les deux qualités qui ont fait le « Classicisme » en art ou en culture et, finalement, les proverbes de tous temps sont des classiques qui valent par-delà le temps, ce qui est une immortalité toute relative mais déjà plus lointaine que nous saurions jamais l’atteindre. On touche ici à ce qui nous dépasse… 😀 Et nous ne savons pas comment, mais nous le sentons trop…

    Ces proverbes me font penser au roman « Barry Lindon » de Thackeray, tout le monde a surtout vu le film très fidèle de Kubrick. Et il y a cette scène quand Barry aide son Maître pour tricher aux cartes, et que le noble qui a perdu beaucoup sort de table en disant : « Chevalier, je ne sais comment ? mais je le sens tellement que vous avez triché… » le tout dans un décor baroque carrément monté sur de grands chevaux d’étrangeté et d’effet historique.

    Ces proverbes trichent avec nous, car ils sont si maigres et petits et ils en disent tellement que nous sentons bien que beaucoup nous échappe dans ces fils et fuseaux qui les ont tissés jusqu’à nous. Ils nous arrêtent puis nous mènent vers des ravines de réflexions, dans lesquelles nous montons quand nous croyons descendre…

    Merci pour cette promenade avancément printanière. 🙂

    Demy

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      31 janvier 2014 à 19 07 10 01101
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      Merci Demy,

      Tous vos mots s’enfilent admirablement … douceur et profondeur s’y mêlent.

      Je le sens tellement que vous dites ce qui est …

      Carolle Anne

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    31 janvier 2014 à 12 12 06 01061
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    A non
    Je venais juste de terminer un travail ardu soit mettre de l’ordre dans les 2 premières parties 🙂

Commentaires fermés.