Une découverte macabre liée au narcotrafic au Mexique


 

UN OEIL SUR … L’AMÉRIQUE LATINE

Agence France-Presse

Depuis l’intervention militaire décidée en 2006 par le précédent gouvernement du président Felipe Caleron contre les narcotrafiquants et qui avait démarré dans l’État du Michoacán, des dizaines de milliers de personnes sont mortes en relation avec la violence du crime organisé.

La police mexicaine a découvert jeudi les têtes de trois hommes sur un rond-point d’une ville de l’État du Michoacán où le gouvernement a déployé l’armée depuis le mois de mai pour contenir la violence liée aux narcotrafiquants.

Les têtes ont été trouvées par la police municipale lors d’une patrouille matinale à l’entrée de la ville de Los Reyes (64 000 habitants), a indiqué le porte-parole du bureau du procureur régional, Alejandro Arellano.

Les trois têtes portaient des traces de balle, «un coup de grâce» pouvant laisser penser à un règlement de comptes, a dit Arellano à l’AFP.

«Le reste des corps des personnes tuées et décapitées n’a pas été localisé. Des patrouilles de police sont à leur recherche», a dit le porte-parole.

La police estime que les victimes étaient âgées entre 28 et 30 ans, mais leur identité n’a pas encore été établie.

Quatre personnes avaient été tuées à Los Reyes le 22 juillet quand des hommes armés avaient tiré sur quelque 300 manifestants qui protestaient contre la corruption de la police locale.

Les habitants de plusieurs villes situées dans la zone de Tierra Caliente du Michoacán, y compris Los Reyes, avaient formé au début de l’année des groupes civils d’autodéfense pour se protéger du cartel des Chevaliers Templiers qui sévit dans la région.

À Los Reyes le groupe d’autodéfense s’est dissout après l’intervention des militaires pour freiner la violence dans la zone de Tierra Caliente.

Depuis l’intervention militaire décidée en 2006 par le précédent gouvernement du président Felipe Caleron contre les narcotrafiquants et qui avait démarré dans l’État du Michoacán, des dizaines de milliers de personnes sont mortes en relation avec la violence du crime organisé.

Après l’arrivée du gouvernement d’Enrique Peña Nieto en décembre 2012, le nombre de victimes n’a pas diminué substantiellement, avec plus de 7000 morts liées à la violence des narcos entre décembre et juin.

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