Ce que la laïcité dit (respectueusement mais fermement) aux ci-devant grandes religions

YSENGRIMUS   Les braves gens se réclamant des fameuses trois «grande religions» (il y en a bien plus que trois, au fait, ne l’oublions pas, s’il-vous-plait) devraient faire l’effort minimal louable que nous, les athées, faisons en permanence, qui est celui de lire ou relire leurs textes sacrés et de réfléchir un tant soit peu sur ce qu’on y trouve. Il n’est pas long qu’on observe, dans les principes fondamentaux des fameuses trois grandes religions, des orientations programmatiques ouvertement odieuses et intolérables, qui n’ont pas grand-chose à voir avec la sagesse ou avec le respect de ce qui est humain. La laïcité ne dit rien d’autre que cela. Revoyez un petit peu la copie de vos propres doctrines avant de vous mettre à jouer les martyrs innocents qu’on tourmenterait pour des raisons fallacieuses. Parlons-en librement, pour faire changement… Que je vous soumette trois petits exemples, tout simples mais parfaitement imparables.

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JUDAÏME. Lisons Le Pentateuque.

3. Moïse faisait paître le petit bétail de Jéthro, son beau-père, prêtre de Madiân; il l’emmena par delà le désert et parvint à la montagne de Dieu, l’Horeb. L’ange de Yahvé lui apparut, dans une flamme de feu, du milieu d’un buisson. Moïse regarda: le buisson était embrasé mais le buisson ne se consumait pas. Moïse dit: «Je vais faire un détour pour voir cet étrange spectacle, et pourquoi le buisson ne se consume pas». Yahvé vit qu’il faisait un détour pour voir, et Dieu l’appela du milieu du buisson. «Moïse! Moïse!», dit-il et il répondit: «Me voici». Il dit: «N’approche pas d’ici, retire tes sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte». Et il dit: «Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob.» Alors Moïse se voila la face, car il craignait de fixer son regard sur Dieu.

Yahvé dit: «J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte. J’ai entendu son cris devant ses oppresseurs; oui, je connais ses angoisses. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de cette terre vers une terre plantureuse, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel, vers la demeure des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Périzzites, des Hivvites et des Jébuséens. Maintenant, le cri des Israélites est venu jusqu’à moi, et j’ai vu l’oppression que font peser sur eux les Égyptiens. Maintenant va, je t’envoies auprès de Pharaon, fais sortir d’Égypte mon peuple, les Israélites.

Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je pour aller trouver Pharaon et faire sortir d’Égypte les Israélites?» Dieu dit: «Je serai avec toi, et voici le signe qui te montrera que c’est moi qui t’ai envoyé. Quand tu feras sortir le peuple d’Égypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»

Moïse dit à Dieu: «Voici, je vais trouver les Israélites et je leur dis: ‘Le Dieu de vos pères m’a envoyé vers vous’. Mais, s’ils me disent: ‘Quel est son nom?’, que leur dirai-je?» Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui est». Et il dit: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis’ m’a envoyé vers vous.» Dieu dit encore à Moïse: «Tu parleras ainsi aux Israélites: ‘Yahvé, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob m’a envoyé vers vous. C’est mon nom pour toujours, c’est ainsi que l’on m’invoquera de génération en génération.

«Va, réunis les anciens d’Israël et dis-leur: ‘Yahvé, le Dieu de vos pères, m’est apparu —le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob— et il a dit: Je vous ai visités, et j’ai vu ce qu’on vous fait en Égypte, alors j’ai dit: Je vous ferai monter de l’affliction d’Égypte, vers la terre des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Périzzites, des Hivvites et des Jébuséens, vers une terre qui ruisselle de lait et de miel. Ils écouteront ta voix et vous irez, toi et les anciens d’Israël, trouver le roi d’Égypte et vous lui direz: ‘Yahvé, le Dieu des Hébreux, est venu à notre rencontre. Toi, permets-nous d’aller à trois jours de marche dans le désert pour sacrifier à Yahvé notre Dieu. Je sais bien que le roi d’Égypte ne vous laissera aller que s’il y est contraint par une main forte. Aussi j’étendrai la main, et je frapperai l’Égypte par les merveilles de toute sorte que j’accomplirai au milieu d’elle; après quoi, il vous laissera partir.

«Je ferai gagner à ce peuple la faveur des Égyptiens, et quand vous partirez, vous ne partirez pas les mains vides. La femme demandera à sa voisine et à celle qui séjourne dans sa maison des objets d’argent, des objets d’or et des vêtements. Vous les ferez porter à vos fils et à vos filles et vous en dépouillerez les Égyptiens.

(L’Exode, 3, second livre du Pentateuque, dans La Bible de Jérusalem)

Il est limpide qu’on est ici, de plain pied, dans la dynamique du peuple élu. Dieu s’occupe d’un peuple spécifique et n’a rien à faire avec les autres peuples. Contrairement au christianisme et à l’islam qui aspirent à l’universalité (façon pétante de dire qu’ils veulent endoctriner tout le monde, sans distinction), le judaïsme fonde son dispositif légendaire sur le mythe élitiste d’un peuple aimé de dieu et littéralement instruit par lui pour frayer son chemin à travers la racaille incroyante et s’en préserver hermétiquement, en lui prenant, au passage, ses terres et ses objets d’argent et d’or, sans faire de complexes. De la légende de Noé et de Sodome et Gomorrhe (dieu retenant un petit groupe de bons disciples et éradiquant le reste) au mythe de la tour de Babel (dieu introduisant la multiplicité culturelle pour punir les hommes d’avoir érigé des tours) en passant par les pérégrinations guerroyeuses de l’arche d’alliance et par l’intégralité du drame de Moïse menant les israélites vers la terre promise sans y entrer lui-même, il est limpide et amplement attesté que, pour le judaïsme, il y a ceux qui en sont et ceux qui n’en sont pas. J’ai pas besoin de m’étendre sur la question. Les exemples et les applications de ce principe fondamental sont légion et affectent toutes les facettes de la vie quotidienne et ce, jusque de nos jours. Le peuple élu doit se soumettre à l’autorité frontale du dieu unique lui dictant une vérité absolue certes, mais à dépositaires circonscrits… Les autres peuples n’ont qu’à se démerder et, même si on peu pas dire cela trop fort de nos jours, à aller se faire foutre, en fait. Il y a ici une incompatibilité principielle avec toute forme d’intégration culturelle. Et cette fracture de principe est d’autant plus cuisante et illogique qu’elle détermine les dictats de croyance d’un peuple qui, d’autre part, est le champion effectif toutes catégories de l’intégration historique au sein de cultures réceptrices. La notion de peuple élu est une catastrophe mythologique de plus en plus indéfendable, intellectuellement et pratiquement, dans le monde multilatéral contemporain. La laïcité combat ce principe autoritaire et inégalitaire et est obligée de respectueusement signaler au judaïsme qu’il incorpore des éléments fondamentaux dans son fonctionnement qui le mènent directement sur la pente de l’illégalité civile.

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CHRISTIANISME. Lisons Le Nouveau Testament.

5. Un certain Ananie, d’accord avec Saphire sa femme, vendit une propriété; il détourna une partie du prix, de connivence avec sa femme, et apportant le reste, il le déposa aux pieds des apôtres. «Ananie, lui dit alors Pierre, pourquoi Satan a-t-il rempli ton coeur, que tu mentes à l’Esprit Saint et détourne une partie du prix du champ? Quand tu avais ton bien, n’étais tu pas libre de la garder, et quand tu l’as vendu, ne pouvais-tu disposer du prix à ton grée? Comment donc cette décision a-t-elle pu naître dans ton cœur? Ce n’est pas à des hommes que tu as mentis mais à Dieu. En entendant ces paroles, Ananie tomba et expira. Une grande crainte s’empara alors de tous ceux qui l’apprirent. Les jeunes gens vinrent envelopper le corps et l’emportèrent, pour l’enterrer.

Au bout d’un intervalle d’environ trois heures, sa femme, qui ne savait pas ce qui était arrivé, entra. Pierre l’interpela: «Dis-moi, le champ que vous avez vendu, c’était tant?» Elle dit: «Oui, tant.» Alors Pierre: «Comment donc avez-vous pu vous concerter pour mettre l’Esprit du Seigneur à l’épreuve? Eh bien! Voici à la porte les pas de ceux qui ont enterré ton mari: ils vont aussi t’emporter. À l’instant même elle tomba à ses pieds et expira. Les jeunes gens qui entraient la trouvèrent morte; ils l’emportèrent et l’enterrèrent auprès de son mari. Une grande crainte s’empara alors de l’Église entière et de tous ceux qui apprirent ces choses.

(Les Acte des Apôtres, 5, cinquième livre du Nouveau Testament, dans La Bible de Jérusalem)

Brutal et sereinement explicite. On dirait une séquence cinématographique sur la pègre. Un bien drôle de modèle moral pour nos «jeunes gens», en tout cas. Saint Pierre (dont on raconte qu’il fut le premier pape) et les apôtres sont à constituer les assises financières de leur mouvement et ils exigent un abandon matériel total de leurs adhérents. S’ils ne l’obtiennent pas, voilà ce qu’ils font de leur puissance thaumaturgique. On décrit les débuts ouvertement assumés du régime de peur. C’est écrit en toutes lettres. Les chrétiens nous bassinent constamment avec l’évangile, ce roman-savon portant sur un prêcheur semi-subversif et héroïque soignant les malades, défiant les autorités religieuses et militaires, et mourrant sur la croix romaine, au nom de quelque rédemption pascale fumeuse. Ils croient avoir fondé une religion d’amour universel sur la base circonscrite et hypertrophiée de la légende bringuebalante de leur personnage principal. Ces mêmes chrétiens sont bien prompts à oublier que Les Actes des Apôtres et les Épîtres de Saint Paul (qui, lui, est le véritable fondateur organisé et méthodique du christianisme et qui, de fait, formula une mystique aussi intensive envers l’église dite apostolique qu’envers le christ même) font pleinement partie du canons du ci-devant Nouveau Testament et sont littéralement truffés de manifestations brutalement autoritaires du type de celle exemplifiée ici (et dont l’énumération deviendrait vite lassante). Ces pratiques de sectes extrémistes sont parfaitement installées dans le canon chrétien et ce, depuis ses origines. C’est d’ailleurs tout à fait explicable historiquement. Comme ce programme spécifique s’est développé en résistance sourde et méthodique à l’empire d’une Rome d’abord hostile qui a fini par s’imbiber du nouveau culte au point de devenir la capitale de son dispositif autoritaire, les chrétiens n’ont pas fait de cadeaux. Les pratiques décrites ici sont dans le principe du fonctionnement fondamental de leur culte et les exemples d’applications, coloniaux notamment, sont légion. Il n’y a absolument rien ici de marginal ou d’anecdotique. Ce n’est pas à des hommes que tu as menti mais à Dieu… on croirait entendre les jérémiades totalitaristes du dernier de nos curés de village occupé. La laïcité combat ce principe autoritaire et inégalitaire et est obligée de respectueusement signaler au christianisme qu’il incorpore des éléments fondamentaux dans son fonctionnement qui le mènent directement sur la pente de l’illégalité civile.

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ISLAM. Lisons Le Coran.

32. Ne convoitez pas les faveurs dont Dieu a gratifié certains d’entre vous de préférence aux autres: une part de ce que les hommes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra; une part de ce que les femmes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra. Demandez à Dieu qu’il vous accorde sa grâce. Dieu connaît toute chose.

33. Nous avons désigné pour tous des héritiers légaux: les père et mère, les proches, et ceux auxquels vous êtes liés par un pacte. Donnez-leur la part qui doit leur revenir. —Dieu est témoin de toute chose—

34. Les hommes ont autorité sur les femmes, en vertu de la préférence que Dieu leur a accordée sur elles, et à cause des dépenses qu’ils font pour assurer leur entretien. Les femmes vertueuses sont pieuses: elles préservent dans le secret ce que Dieu préserve.

Admonestez celles dont vous craignez l’infidélité; reléguez-les dans des chambres à part et frappez-les. Mais ne leur cherchez plus querelle, si elles vous obéissent. —Dieu est élevé et grand—

(Le Coran, Sourate IV, Les femmes, verset 32 à 34, traduction D. Masson)

C’est explicite et c’est frontal. Il faut ajouter que, selon la vision de la foi coranique, le texte cité ici serait intégralement et littéralement la parole de dieu, dont le prophète Mahomet ne serait que le modeste scribe. C’est révoltant, c’est insupportable, inacceptable. Quand les musulmans se décideront à regarder leur héritage culturel avec le recul du matérialisme historique, le seul requis, le seul valable, il reliront Le Coran, notamment cette très intéressante sourate IV, Les Femmes, et y verront ce qui s’y trouve vraiment. Des dirigeants du septième siècle, en Arabie, se décarcassant pour policer et mettre de l’ordre dans les coutumes dévoyées et tumultueuses de tribus semi-nomades encore passablement hors contrôle. Quand on s’informe minimalement sur les mâles enragés que l’islam mit sur le chemin d’une civilisation durable, on regarde la sourate sur les femmes avec, en fait —et je pèse mes mots— un recul respectueux. Lisez la complètement (elle ne fait jamais qu’une petite trentaine de pages, en format livre de poche), c’est très instructif. Dire: une part de ce que les hommes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra; une part de ce que les femmes auront acquis par leurs œuvres leur reviendra dans le contexte socio-historique ouvertement phallocrate qui fut celui du Prophète est une intervention d’une remarquable modernité. Il faut approcher la sourate IV (comme le reste du Coran) en historien, pas en sectateur. Je vous assure qu’on sent, dans son déploiement, un effort constant pour, de fait, limiter la polygamie des peuplades pré-islamiques, pour la circonscrire en direction du marital, la policer, l’encadrer, instiller un sens de la responsabilité du couillu tribal triomphant envers son épouse et ses filles. En approchant ce texte comme un document écrit par des hommes de loi d’autrefois, dans une conjoncture radicalement contraire, on comprend que l’effort formulé ici ait eu un impact certain pour faire sortir des millions d’hommes et de femmes du Moyen-âge. Ce n’est pas pour rien que l’islam influence aujourd’hui plus d’un milliard d’humains. Il faut voir la courbe abrupte qu’ils ont remontée et les concessions tactiques qu’ils ont du inévitablement assumer. SAUF QUE… SAUF QUE… SAUF QUE… prendre au pied de la lettre les énormités que je cite ici en leur donnant le statut de dogme religieux obligatoire devant déterminer les pratiques de la vie contemporaine, c’est purement et simplement impossible. Dieu préfère les hommes aux femmes. Si elles sont infidèles, enfermez-les et battez-les. S’il-vous-plait… La laïcité combat ce principe autoritaire et inégalitaire et est obligée de respectueusement signaler à l’islam qu’il incorpore des éléments fondamentaux dans son fonctionnement qui le mènent directement sur la pente de l’illégalité civile.

Trois exemples parmi des centaines. On pourrait en tirer d’absolument tous les textes sacrés du monde, d’orient comme d’occident. C’est que ce sont des textes vieux, datés, dépassés, déphasés, foutus. Tous, sans exception. Il n’est plus possible d’imposer l’héritage religieux au premier degré, de l’incorporer à l’existence contemporaine sans fatalement s’en distancier et le relativiser. La décence la plus élémentaire interdit de faire primer des principes archaïques aussi iniques et aussi vermoulus sur nos chartes des droits humains, si imparfaites soient-elles d’autre part. C’est immoral et révoltant. Dans le respect mais aussi dans la fermeté, il faut le dire. C’est, en fait, la chose fondamentale qu’il faut dire aux petits esprits larmoyants de toutes affiliations religieuses qui se mêlent de réclamer un primat des principes du culte sur les droits civils fondamentaux. Je me suis déjà prononcé en faveur d’une articulation entre laïcité ouverte et laïcité définie. Voici un rappel de cette articulation, la seule valable pour incorporer la richesse des contenus culturels hérités avec l’incontournable priorité du vrai respect des droits fondamentaux.

Laïcité ouverte pour toutes particularités ethnoculturelles sans conséquences juridiques effectives: vêtements, façades de temples, arbres de Noël, Menora, citrouilles d’Halloween, Ramadan, croix dans le cou, grigris, papillotes, fétiches, totems et statues, moulins à prières, turbans, voiles, hidjab, tchador, niqab, burqa, sari, brimborions et colifichets, minarets et clochers (avec cloches et crieurs inclus, sauf la nuit), yoga, occultisme, horoscope, pèlerinages, baptême collectif en piscine olympique, les chrysanthèmes du culte, en un mot.

Laïcité définie et fermement imposée as the law of the land dans le strict espace de portée juridique citoyenne: droits des femmes, droits des enfants, instruction publique, soins hospitaliers, banques, héritage, justice, vie politique et/ou politicienne, sécularisation intégrale de tous les corps administratifs, interdiction de la théocratie, prohibition du port d’armes (y compris les armes blanches…), crime organisé, code civil, code criminel, taxation, chartre des droits, les choses sérieuses du tout de la vie civile, en un mot.

Le fait que le cadre de représentation religieux dura ne garantit en rien qu’il soit éternel. Il faut désormais qu’il reste au temple et que le temple devienne un musée. Et… pour faveur, par pitié, tournons cette page déjà écrite une bonne fois et passons à autre chose.

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Tiré de mon ouvrage: Paul Laurendeau (2015), L’Islam, et nous les athées, ÉLP Éditeur, Montréal, format ePub ou PDF.

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Trois monotheismes

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Un oeil sur le monde musulman

Je médite l’Islam parce que ce phénomène historique, intellectuel et émotionnel durable, influençant plus d’un milliard d’humains, compte. Je le fais en athée et en philosophe matérialiste mais avec toute la déférence requise. Je ne suis pas un iconoclaste. Je ne suis pas un hagiographe non plus mais je m’intéresse à cette vision du monde pour ce qu’elle dit de l’humain et de son contexte culturel. Salut, solidarité et respect, dans la différence. – Paul Laurendeau (Ysengrimus)

53 pensées sur “Ce que la laïcité dit (respectueusement mais fermement) aux ci-devant grandes religions

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    20 septembre 2013 à 6 06 18 09189
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    Je pense que je commence à comprendre ou tu veux en venir, mon Paul. Cessons de perdre notre temps avec les guenilles, les bijoux dans le cou pis les fichus. Tapons la bête religieuses au cœur. La vraie laïcité c’est pas une affaire de signe de surface c’est une affaire d’idées de fond. Les religions doivent sortir de la vie civile pas à cause du look des religionnaires mais à cause des croyances que tu exposes ici. Elles sont socialement nuisible.

    Je le retrouve, mon Ysengrimus…

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    20 septembre 2013 à 6 06 29 09299
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    Voila Pano, dans le mille. En arrachant autoritairement les signes religieux et les faux signes religieux (comme le voile) nos gouvernementaux vont fabriquer des martyrs qui vont se raidir et se replier sur les idées décrites ici, alors qu’ils commençaient justement à en prendre leur distance de par le caractère pluraliste, respectueux et ouvert de notre société. On détruit la patience méthodique et on va légitimer les sectateurs (sans compter ces condescendants de fédérastes qui vont venir hypocritement les défendre) en en faisant des victimes, la pire choses à faire.

    En plus, en maintenant la notion pitoyable et inique de « patrimoine », on perpétue une hypertrophie chrétienne explicite, visible, ostentatoire qui va bien compléter l’ambiance de croisade. Ce qui aurait du être un débat d’idée ferme mais serein va se tranformer en bataille de fripiers. Tout faux.

    On aurait voulu renforcer et prozélitiser les religiosités objectivement déclinantes qu’on aurait pas fait autrement. Je comprends les évêques québécois (cette pourriture immonde) de se poser subitement en arbitres de la pensée adéquate en buvant du petit lait. Ils étaient dans la marge. Nos gouvernementaux viennent de les remettre au centre.

    L’ethnocentrisme électoraliste imparfaitement déguisé en « laïcité », c’est ça que ça donne…

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    20 septembre 2013 à 8 08 50 09509
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    Merci Paul, maintenant je peux commenter. Bon je retourne à tous ces signes ostentatoires, tatoo, percing…

    Bonne journée!

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      22 septembre 2013 à 6 06 06 09069
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      Oui, dans un monde ethno-unidimensionnel où un fichu est religieux simplement parce que (parfois, pas toujours) on ne voit pas les cheveux, mon casque de bain strictement obligatoire à la piscine municipale me fait rentrer tous les été en eaux baptismales…

      Pitoyable.

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    20 septembre 2013 à 9 09 03 09039
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    Bon! Mon cher Paul, ton indication voulant que tous les écrits « religieux » doivent être considérés comme des écrits d’interprétations historiques soit la seule façon intelligente de procéder est tout à fait exacte.

    Ce qui rend difficile de ne pas les considérer comme des « objets non religieux » mais faisant partie « d’us et coutumes » de certaines populations.

    Ton interprétation de :
    « Il est limpide qu’on est ici, de plain pied, dans la dynamique du peuple élu. Dieu s’occupe d’un peuple spécifique et n’a rien à faire avec les autres peuples. .. »

    laisse de côté le fait que le Dieu, que toi-même semble considérer « unique », ne l’était pas à l’époque, pour toute autre personne que le « peuple d’Israël ». Chacun des autres peuples avait son ou ses dieux qui étaient tous « unique(s) ».

    Quant aux Chrétiens, il est évident que la base de cette religion est une fabulation totale de Saül de Tarse. La religion Chrétienne s’appuie exclusivement sur les Actes des apôtres. Il est évident que les Évangiles furent « imaginées » après la période décrite dans les actes.

    Jusqu’ici le raisonnement est « neutre »; mais l’orsqu’on lit entre parenthèses: ((cette pourriture immonde) au sujet des évêques québécois, on fait face à un « dérapage » complet de la rationalisation. La « pourriture » n’est pas chez ceux qui croient ce que Saül de Tarse a raconté; elle se trouve dans les récits de ce Saül de Tarse.

    Tous ces écrits religieux ont servi à tenter de s’approprier du pouvoir sur l’esprit des hommes (ce qui n’est pas une « pourriture » strictement « religieuse »). Certains de leurs arguments sont valables, même s’ils ont été détournés de leur but réel.

    Ce qui est important me semble être de souligner la volonté de manipulation des esprits au moyen de sentiments humains normaux. Combattre la manipulation des esprits en tentant de se servir de la manipulation des sentiments humains est exactement ce qui a été fait durant des millénaires et ne donne que ce que nous avons autour de nous actuellement; c’est à dire: la confusion.

    je ne crois pas que de faire tomber morts à nos pieds ceux qui croient, au moyen de « l’Esprit sain », est mieux que de faire tomber à ses pieds, ceux qui ont « menti », au moyen de « l’Esprit Saint ».

    Amicalement

    André Lefebvre

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      20 septembre 2013 à 9 09 10 09109
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      Je persiste et je signe sur les évêques québécois et je seconde tes observations, surtout celles sur le christianisme (ces faits sont mal connus. Il est utile de les redire).

      Le principe de ton analyse, il faut le méditer, André. Ces textes sont historicisés. Les perpétuer comme guides de la vie universelle est devenu nuisible civiquement, dans un monde multipolaire et laïc. Au musée, dans la chambre à coucher mais plus sur l’agora.

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        20 septembre 2013 à 9 09 29 09299
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        Il est évident que de s’en servir comme guide de la vie universelle est l’équivalent de se servir de la philosophie du « Parrain » comme guide de la vie sociale. Une apparence de « moumoune » très « sociable » qui décide, en catimini, du sort de chacun dans un baiser hypocrite.

        Mais la « bonne volonté » de la population est tout de même présente. Tout ce qu’il faut souligner est qu’elle est , la plupart du temps, manipulée.

        Heureusement, que, de plus en plus, le citoyen se rend compte graduellement de cette manipulation. Cela est notre seule porte de sortie pour échapper à l’esclavage intellectuel qui est prôné à tous les niveaux.

        On ne peut simplement l’effacer de l’agora; tout ce qui est possible est de l’expliquer rationnellement pour qu’elle se réfugie d’elle-même dans l’histoire, quittant ainsi l’actualité de l’agora.

        Amicalement

        André Lefebvre

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    20 septembre 2013 à 9 09 39 09399
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    Les quatre cavaliers de l’apocalypse: le christianisme, l’islamisme, le judaïsme, l’économisme, ils seront les fossoyeurs de la liberté et de la vie.

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    20 septembre 2013 à 9 09 56 09569
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    Les religions sont toutes d’évidents tissus d’absurdités. Elles sont instrumentées depuis toujours par clercs et gouvernants pour leurs fins, par la peur et la cupidité. Elles meurent comme des tamagotchis, quand on en trouve de plus gratifiantes et qu’on cesse de nourrir les vieilles.

    La chrétienté est au mieux valétudinaire, et j’ai presque vu de mes yeux mourir l’islam, sauvé in extremis pour remplir le vide laissé par le recul du marxisme comme motivateurr dans ce qui est devenu l' »Islamie ». On ne l’a sauvé que pour l’Instrumenter.

    http://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/167-dessine-moi-un-monstre…/

    Quelqu’un croit-il que le débat au Quebec présentement ait à voir avec la laïcité ? On est dans la phase active de cette affirmation identitaire velléitaire qui revient au Québec à chaque génération. Tous ceux qui comptent sont soulagés qu’elle se fasse sur le dos des Musulmans, cette fois, plutôt que des Juifs , et surtout qu’elle ne prenne pas la forme d’une rivalité exacerbée entre Francos et Anglos.

    Alors on prend le voile, dans tous les sens du terme. Un voile ça se voit de loin. La muleta, comme dit Demian West sur un autre fil. Le PQ, pour gagner une élection, a décidé de secouer un peu la muleta et de taper du pied pour faire charger la grosse bête ¡ Ole toro !

    Supercherie. Si on veut que survive une culture québécoise, il saute aux yeux qu’un coup de barre identitaire est nécessaire, mais la laïcité n’a rien à y voir. On pourrait devenir un peu moins bête en appelant les choses par leur nom, mais ce n’est pas gagné et, de toute façon, ce n’est pas la priorité. La priorité c’est de donner un os a ronger à la frustration populaire qui comprend confusément que le mot « crise » fait partie de l’enfumage. Il n’y a pas de crise: il n’y a, au contraire, que de courtes rémissions dans un déclin qui est la situation normale. Nous sommes dans la phase terminale de la fin dune civilisation.

    PJCA

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      20 septembre 2013 à 11 11 18 09189
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      PJCA,

      Votre analyse, mais ce n’est pas une analyse, c’est une vision lucide, est si pessimiste qu’elle est vraie. Selon la vision du monde qui se rétrécit depuis les années 60 ou 70, et que plus rien ne peut fixer cette peau de chagrin balzacienne. Je ne crois qu’en ce que je vois et c’est là autour de nous, nous sommes dedans pris au piège.Il faut d’ores et déjà fuir les villes et se réfugier à la campagne.

      Peut-être quand certains hommes pourront atteindre l’âge de 300 ans ou plus, et par l’effet de la science, sauront-ils se réunir et trouver ensemble les solutions, et les mots pour les dire. C’est un peu ce que Montaigne a prophétisé quand il disait que tous les sages de tous les temps, partageaient leur savoir immédiatement. Une théorie très énigmatique et même science-fictionnelle.

      DW

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    21 septembre 2013 à 13 01 45 09459
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    Un peuple meilleur que les autres, une église qu’il faut servir comme une mafia, dieu préfère les hommes aux femmes.

    Lâchons les colifichets et fermons les écoles qui racontent ça. Ça foule aux pieds tous nos droits fondamentaux.

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        21 septembre 2013 à 20 08 33 09339
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        J’appuis le second.

        Affectivement.

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      22 septembre 2013 à 8 08 34 09349
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      @ Catoito et @ Paul Laurendeau,

      Et que met-on comme contenu dans les écoles ?

      Nous venons d’atteindre le goulot de l’entonnoir. Les écoles, c’est le creuset.

      Toutes les filles passent par là. Elles seront les futures mères ou pas, des futurs pères.

      Obligation d’établir leur biographie, leur ontogenèse, pour les libérer des souffrances inconscientes de leur enfance avant qu’elles ne commencent à se reproduire, à perpétuer leur « drame d ‘enfant doué. »

      Affectivement.

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    22 septembre 2013 à 15 03 00 09009
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    Ysengrimus,

    Je pourrais reprendre chacun des textes que tu viens de citer et les interpréter d’une toute autre manière que toi. C’est souvent le cas avec les textes sacrés puisqu’il est possible de les interpréter de manière personnelle, morale, psychologique, spirituelle, etc… Il est également facile d’en pervertir le sens et de leur faire dire ce qui nous chante, surtout quand on est de mauvaise foi ou que l’on a fait aucune étude en théologie ou plus simplement de la religion évoquée.

    Juste une dernière chose: Dans la chrétienté, la femme n’est pas au dessous de l’homme, mais bel et bien au dessus, parce que plus proche de Dieu que de lui. Ou sinon, pourquoi Marie serait la reine des anges… hein? Il y est aussi dit que le dernier sera le premier… Le plus humble et le plus emphatique est donc le premier… à ressentir l’amour de Dieu.

    Qui est le plus humble? L’homme qui avilit la femme depuis des siècles ou la femme, qui ne s’est jamais découragée malgré les épreuves? Je dirais la Femme, encore et toujours.

    Donc, la femme est Vraiment la préférée de Dieu.

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      22 septembre 2013 à 17 05 29 09299
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      Je pourrais reprendre chacun des textes que tu viens de citer et les interpréter d’une toute autre manière que toi.

      Non, non, non. Une interprétation universaliste du passage du Pentateuque, une interprétation non-autoritariste du passage des Actes des Apôtres et une interprétation non-phallocrate du passage du Coran sont absolument impossibles ici.

      On peut pas se mettre à raconter n’importe quoi et autre chose et son contraire et quoi encore sous prétexte que ce sont des textes de derviches. Charrions mais charrions égal…

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      22 septembre 2013 à 18 06 45 09459
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      @Honey Goldfish,

      Diagnostic :développement psychologique bloqué au stade de la pensée prélogique.

      Manipulatrice, prosélyte, psychopathe. Sauve qui peut.

      Affectivement.

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    23 septembre 2013 à 12 12 16 09169
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    Comme le dit une affiche pro-charte: La laïcité rassemble et les religions divisent. Il faut cependant comprendre que la laïcité c’est pas juste une neutralité comportementale et vestimentaire forcée avec la merde irrationnelle qui reste cachée en dessous. La laïcité c’est aussi de combattre fermement pour la mise en place intellectuelle et pratique de l’athéisme…

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    23 septembre 2013 à 13 01 36 09369
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    Fridolin :

    ‘La laïcité c’est aussi de combattre fermement pour la mise en place intellectuelle et pratique de l’athéisme…’

    Wow. Ça va être beau tantôt. Remplaçons la suprématiede Dieu par l’athéisme et laissons le nouvel ordre mondial réécrire les 10 commandements.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Georgia_Guidestones

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      23 septembre 2013 à 14 02 12 09129
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      Le ministre Drainville aurait-il déjà oublié son serment d’allégeance?

      « Je, (nom du député), jure [déclare solennellement] que je serai fidèle et porterai vraie allégeance à Sa Majesté la Reine Elizabeth II. »

      http://www.assnat.qc.ca/fr/abc-assemblee/fonction-depute/#Assermentation

      Le minsitre Drainville ignore-t-il que Sa Majesté la Reine Elizabeth II.est la défenderesse de la Foi, plus précisément de la Foi anglicaine, qui reconnait la Suprématie de Dieu, un principe de base énoncé dans le préambule de la constitution canadienne et qui est reflété dans la description officielle du souverain.

      ‘Elizabeth Deux, par la grâce de Dieu Reine du Royaume-Uni, du Canada et de ses autres royaumes et territoires, Chef du Commonwealth, Défenseur de la Foi.’

      https://en.wikipedia.org/wiki/Title_and_style_of_the_Canadian_monarch#CITEREFElizabeth_II1985

      Ce n’est pas le rôle des députés du Royaume-Uni de défendre la laicité. Le Canada est fondé sur la Suprématie de Dieu, et non pas sur la laicité de l’état. L’état est soumis à la suprématie de Dieu, et non l’inverse.

      Loi constitutionnelle de 1982
      PARTIE I
      CHARTE CANADIENNE DES DROITS ET LIBERTÉS :

      ‘Attendu que le Canada est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu et la primauté du droit : ‘

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  • Ping : Dossier laïcité – Québec | hda-quebec-info.com

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    23 septembre 2013 à 14 02 49 09499
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    @ A.L.

    Voilà, CQFD.

    Des ti-clins.

    Affectivement.

    Répondre
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    24 septembre 2013 à 13 01 29 09299
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    La querelle du laïc et de la religion me paraît révélatrice de la fonction spectaculaire qui récupère et falsifie notre droit à une vie authentique. Cette polémique, où justification et anathème, puritanisme et laxisme, oppression et liberté, interdit et transgression tournent en rond, dissimule une réalité vécue : les condition faites à la femme et à l’homme. Or le véritable combat est à la base, il est dans l’émancipation de la femme et de l’homme, il est dans le refus d’un apartheid, d’une exclusion, d’un comportement misogyne ou homophobe. Tolérance pour toutes les idées, intolérance pour tout acte barbare. Le seul critère devrait être le progrès humain. c’est la générosité du comportement, c’est l’enrichissement de l’existence quotidienne. Le droit à la vie garantit notre légitimité.

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        24 septembre 2013 à 15 03 15 09159
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        M. Laurendeau,

        Vous affirmez avec beaucoup d’aplomb quelque chose que vous ne pouvez pas démontrer. Donc, vous faites une affirmation gratuite, fondée sur rien, ce qui est essentiellement ce que vous reprochez à ceux qui croient en Dieu.

        Répondre
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            24 septembre 2013 à 16 04 17 09179
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            Confirmation (importante) du fait qu’Einstein n’avait pas infailliblement raison…

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            24 septembre 2013 à 16 04 52 09529
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            M. Laurendeau,

            C’est la théorie de l’évolution enseignée à l’école qui est fausse.

            La question n’est pas que Dieu n’existe pas. Selon la logique et les probabilités, il y a un créateur car l’univers a une cause, et ce ne peut être uniquement le hasard, car l’interdépendance de tous les éléments de l’univers est trop complexe pour résulter uniquement du hasard.

            Par contre, la théorie de l’évolution est certainement fausse et relève de la pure fantaisie. Mais c’est çe qu’on enseigne à l’école et ce que vous croyez.

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    24 septembre 2013 à 16 04 59 09599
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    C’est la théorie de l’évolution enseignée à l’école qui est fausse.

    Vous êtes donc pro-flingue, pro-dieu et anti-évolution. Elles roulent souvent ensemble, ces trois énormités…

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      24 septembre 2013 à 17 05 05 09059
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      🙂

      Hilarantes, TOUTES les énormités.

      Je suis pro-armes de chasse, agnostique et anarchiste. Mais j’accepte d’assumer mes responsabilités sociales plutôt que de les « déléguer » à qui que ce soit.

      Sauf, qu’il faut bien suivre la loi jusqu’à ce qu’elles exagèrent.

      André Lefebvre

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      24 septembre 2013 à 17 05 25 09259
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      Il n’y a aucune logique dans ce que vous venez d’écrire.

      Le point de départ de la discussion était votre affirmation catégorique que ‘Dieu n’existe pas’.

      J’ai répondu, qu’il y a certainement un créateur, car l’univers a une cause et que cette cause, selon toute probabilité, n’est pas le hasard. J’ajoute que c’est la théorie de l’évolution enseignée à l’école qui est fausse.

      Vous répondez : ‘Vous êtes donc pro-flingue, pro-dieu et anti-évolution. Elles roulent souvent ensemble, ces trois énormités…’

      Votre réponse démontre exactement ce que je disais : la théorie de l’évolution est certainement fausse.

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        24 septembre 2013 à 17 05 38 09389
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        Blague a part…

        Si je crois que Dieu a créé l’univers et tout le reste, je ne crois évidemment pas à la théorie de l’évolution.

        Si je n’ai pas vraiment d’opinion par rapport à Dieu, je ne crois pas plus la théorie de l’évolution, qui n’est basée sur aucune preuve concrète observable, et relève purement de la croyance aveugle en certains faits qui n’ont jamais été prouvés, comme le fait qu’une espèce évolue et se transforme en une autre espèce, par exemple. Jamais vu, parce que ça n’existe tout simplement pas. C’est pure invention, et théorie non prouvé et non prouvable, parce que non fondée sur la réalité.

        Donc, c’est ça. Faites des recherches.

        Répondre
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    24 septembre 2013 à 17 05 07 09079
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    Quant à la théorie de l’évolution, elle est incontestable.

    André Lefebvre

    Répondre
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      24 septembre 2013 à 17 05 28 09289
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      Salut André. J’espère que tu te portes mieux. Renseignes toi un peu. La théorie de l’évolution, c’est de la pure invention. Tu ne descends pas d’une grenouille. Je te le garantis.

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    24 septembre 2013 à 17 05 15 09159
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    Ce sont trois sujets sacrés parmi ceux que comporte la culture de l’Amérique profonde et conservatrice.

    Sans rancune A. L.

    Répondre
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      24 septembre 2013 à 17 05 24 09249
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      Pro-flingue, Pro-Dieu, Anti-évolution

      Ce sont trois sujets sacrés parmi ceux que comporte la culture de l’Amérique profonde, blanche et conservatrice.

      Sans rancune, cher A. L.

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        24 septembre 2013 à 18 06 01 09019
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        La théorie de Dieu est aussi une invention humaine et tous les pseudo-preuves de Dieu le sont également. Imaginez les massacres en Royaume de France durant la seul deuxième moitié du 16ième siècle que neuf guerres de religions ont produit pour l’amour de Dieu. La foi religieuse pouvait justifier les pires absurdités haineuses et les pires crimes en ces temps-là. Il s’en produit encore aujourd’hui au nom de Dieu. Et pas seulement par les islamistes fondamentalistes, vous n’avez qu’à penser aux attaques des cliniques d’avortement qui se sont produit aux U.S.A.

        Répondre
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          24 septembre 2013 à 20 08 45 09459
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          @ Robert Huet : Vous parlez de ce que font ou ont fait des hommes au nom de la religion.

          Cela n’a rien à voir avec la validité de la théorie de l’évolution, qui repose sur des hypothèses contredites par la réalité.

          Répondre
          • avatar
            24 septembre 2013 à 21 09 29 09299
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            Je n’ai rien contre ceux qui ne croient pas en la théorie de l’évolution et ça n’a rien à voir selon moi avec le conflit laïcité vs religiosité artificiellement attisé pour détourner l’attention des citoyens sur des décisions économiques étatiques et privés qui pourraient être impopulaires et que je ne nommerai pas ici puisque le thème est la laïcité vs la religiosité.

            Tant qu’à la religion, c’est aussi une invention de l’homme tout comme la théorie de l’évolution, ils servent tous les deux à justifier la domination. Le darwinisme sociale tout comme le peuple élu de Dieu en sont de bons exemples.

            Je suis pour l’émancipation de la femme et de l’homme dans la poursuite du progrès humain vers les valeurs de la vie.

      • avatar
        24 septembre 2013 à 18 06 39 09399
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        J’ai trouvé ce court vidéo, traduit en français, d’un docteur et professeur de génétique qui explique pourquoi la théorie de l’évolution est impossible et contraire à toutes les observations scientifiques.

        Si tu préfères ta version, que c’est vrai, parce que c’est vrai et que je suis pro-flingue, vas y fort. Je vais prier pour ton âme.

        http://www.youtube.com/watch?v=qHz4dKzz9Bs

        Répondre
        • avatar
          24 septembre 2013 à 19 07 25 09259
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          J’ai visionné ta vidéo et ton généticien est simplement un « spécialiste » qui peut te décrire parfaitement une brique mais qui n’a aucune idée de ce qu’est un mur.

          Il dit des vérités mais dans sa bouche elles deviennent des âneries.

          André Lefebvre

          Répondre
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            24 septembre 2013 à 21 09 48 09489
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            André et les autres,

            Pourquoi croyez vous que la théorie de l’évolution est valide?

            J’ai vu l’exposé de Mme Garrison (lien ci-dessous) sur la question et je ne suis pas du tout convaincu.

            http://www.youtube.com/watch?v=6QZn7rHRpdY

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            24 septembre 2013 à 21 09 52 09529
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            @André :

            ‘Il dit des vérités mais dans sa bouche elles deviennent des âneries.’

            Vérités ou âneries?

            La vérité devient une ânerie dans la bouche du mauvais messager.

            Mais on est très tolérants. Au boutte!

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          24 septembre 2013 à 19 07 48 09489
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          Toujours dans la digression cher A. L., parlons de religion et de laïcité de façon civilisé si vous-voulez-bien, votre attitude agressive et votre vulgarité insultante, pour un croyant en Dieu, est tous simplement un manque total de savoir vivre, un peu de respect pour vous-même et pour les autres s’il vous plaît.

          Répondre
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            24 septembre 2013 à 22 10 00 09009
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            Robert,

            Vous m’attribuez encore des intentions et des propos qui ne sont pas les miens.

            Je vous confronte dans vos convictions. Ça vous oblige à analyser des choses. Je suis désolé pour vous, mais c’est comme ça.

            Vous parlez d »attitude agressive’ et de ‘vulgarité insultante’. Je crois que vous inventez là Robert.

            ‘Manque total de savoir-vivre’,,, vous avez le jugement facile… et sévère.

            Pourtant, je suis très relaxe depuis que j’ai commencé à bloguer ici hier.

            Aimons nous les uns les autres.

          • avatar
            24 septembre 2013 à 22 10 54 09549
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            @ Robert,

            J’ai déjà expliqué ce que j’en pensais. Je trouve que c’est un projet de loi inutile et inutilement divisif.

            Tout le monde sait que la religion, Dieu, l’athéisme et les sujets existentiels de la sorte soulèvent les passions.

            Proposer une loi comme cette ‘charte’, c’est comme piler sur un nid de guêpes pour voir ce qui va arriver.

            À mon avis, cela projette une mauvaise image des Québécois, qui sont plus tolérants que ça dans les faits.

            Aussi, il y a d’autres façons de régler les demandes d’accommodements que par cette ‘charte’. Les écoles peuvent faire des accommodements et en refuser d’autres, selon le cas. Ce n’est pas la fin du monde.

            Le PQ choisit ses batailles. Je trouve que c’est de la politique de bas étage.

            Pendant ce temps, que se passe-t-il avec Anticosti, le gaz de schiste en Gaspésie, le plan Nord, les autres projets de parcs éoliens, le gazoduc ouest-est, les finances publiques, le taux d’emploi, la corruption dans les contrats publics, les élections municipales?

            On est trop occupés pour parler de ça! Parlons plutôt du voile que pourrait porter la femme qui pourrait prendre ta photo lors du renouvellement de ton permis de conduire.

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            24 septembre 2013 à 23 11 17 09179
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            Vous avez manqué le bateau, encore une fois. Arrêter d’essayer de discréditer tous ceux qui ne sont pas de votre côté et de semer la confusion, allez prier votre dieu comme ça nous pourrons garder le cap sur le thème et discuter de façon intelligente et constructive. Je me demande si vous croyez vraiment en Dieu ou si c’est seulement un jeu pour le plaisir d’être baveux.

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            24 septembre 2013 à 23 11 45 09459
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            @ Robert,

            Votre naiveté est déconcertante. Pensez ce que vous voulez. C’est votre droit le plus srtrict.

            Par contre, cessez de me faire des procès d’intention. Si vous n’êtes pas capables d’accepter une opinion autre que la vôtre, vous avez un problème.

          • avatar
            25 septembre 2013 à 0 12 50 09509
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            Je vais vous avouer A. L. Dieu existe mais n’est représenté par aucune des religions humaines. Les hommes ont renié Dieu depuis for longtemps pour lui préférer les démons. Tous ces religions représentent différents démons c’est pourquoi les hommes s’entre-tuent pour le plus grand plaisir des démons en croyant faire la volonté de Dieu. ‘Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens’ est une preuve de mon délire n’est pas si délirant que s’en à l’air. je suis certes fou et je l’avoue mais je ne suis pas si naïf que vous le pensez.

            À bon entendeur, je vous salut A. L. et je vous souhaite que Dieu ai pitié de vous et le ciel à la fin de vos jours.

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            25 septembre 2013 à 0 12 59 09599
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            @Robert,

            Je ne vous souhaite rien de mal. On ne fait que discuter. Les convictions, c’est personnel et je respecte votre droit à une opinion différente de la mienne. Il n’y a rien là.

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      27 septembre 2013 à 10 10 55 09559
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      Ce débat sur dieu, le seul et unique valable sur l’enjeu laïc, on l’esquive, on le reporte et on agresse de la femme voilée en s’autolégitimant.

      C’est d’un lassant…

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    25 septembre 2013 à 5 05 50 09509
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    Robert et A.L.

    Messieurs! Messieurs! Je suis fautif ici, moi, le ci-devant modérateur. C’est moi qui ai lancé la digression (pro-flingue, pro-dieu, anti-évolution). Procédure de modération oblige, recentrons nous sur le débat, pour faveur… Et avec mes excuses.

    Répondre

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