COMMENT LE « PEUPLE JUIF » FUT INVENTÉ

Par Alfred Ledu. Le 12.04.2018. Sur Alter Info

La manipulation de toute une population convertie au judaïsme

Ce texte est une partie mise à jour (avec des extraits du livre de Marc Ferro) de l’article :
Pourquoi le mouvement sioniste a besoin de l’antisémitisme
Après la création du mouvement sioniste au congrès de Bâle en 1897, il fallait trouver un moyen de convaincre les juifs d’Europe de partir coloniser la Palestine.

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Blackstone et Herzl vont alors artificiellement fabriquer l’idée selon laquelle tous les juifs du monde seraient des descendants des juifs antiques de Palestine :  « C’est à cette période que l’on créa le mythe du peuple juif. Jusque-là, les juifs se considéraient comme appartenant à une religion et admettaient que leurs membres européens n’étaient pas des descendants des juifs de Palestine, mais de populations converties au cours de l’Histoire »

 

Shlomo Sand – Comment le peuple juif fut inventé.pdf  « On ne peut bâtir une politique pour tout un peuple – surtout un peuple disséminé sur l’ensemble du globe – que sur des impondérables.  Savez-vous avec quoi s’est construit l’Empire allemand ? Avec des rêves, des chants, des fantasmes et des rubans noirs, rouges et or. Bismarck n’a fait que secouer l’arbre planté par des rêveurs…   Seul ce qui relève du fantasme émeut véritablement les gens… Celui qui ne comprend pas cela ne mènera jamais les homme et ne laissera aucune trace dans l’Histoire. » Theodor Herzl 

 

Avant la création du mouvement sioniste, les historiens occidentaux soutiennent la version Khazare de l’origine des juifs d’Europe. Les juifs eux mêmes, à cette époque (1897), sont conscient qu’ils ne sont pas les descendants direct du peuple d’Abraham.  Mais les sionistes (protestants et juifs) avec de très importants moyens financiers vont réécrire l’histoire des juifs d’Europe.

L’Hypothèse rhénane VS l’hypothèse Khazare

Encore aujourd’hui, un historien qui espère enseigner, vendre des livres ou grimper les échelons doit suivre la ligne tracée par le mouvement sioniste, l’ « histoire officielle », la version rhénane.  Si il s’en écarte, comme l’historien israélien Shlomo Sand, tout le monde va lui tomber dessus !

Et si il n’est pas israélien, comme Shlomo Sand, alors il sera tout de suite accusé d’antisémitisme et perdra son travail…

C’est pour cela que la plupart des gens n’ont jamais entendu parlé de l’origine Khazars des juifs d’Europe.


L’hypothèse dite «rhénane»

Selon l’hypothèse dite «rhénane», les Ashkénazes descendent des juifs qui ont fui la Palestine après la conquête musulmane en 638 après J.C.

Toujours selon cette hypothèse, ils se sont installés dans le sud de l’Europe, puis, à la fin du Moyen-Age, environ 50000 d’entre eux se sont déplacés de la Rhénanie, en Allemagne, vers l’Europe de l’Est.  Certains estiment cependant cette hypothèse invraisemblable, car le scénario est impossible en termes démographiques.

Cela supposerait un bond de la population des juifs d’Europe orientale de 50 000 individus au 15e siècle à environ huit millions au début du 20e siècle.

Le taux de natalité aurait été ainsi 10 fois supérieur à celui de la population locale non-juive.  Et cela malgré les difficultés économiques, les maladies, les guerres et les pogroms qui ont ravagé les communautés juives et ont incité la plupart à partir dans les pays musulmans où ils étaient bien accueillis et en sécurité.


L’hypothèse Khazars

L’hypothèse Khazars est beaucoup plus réaliste, selon cette théorie, les juifs d’Europe orientale descendent des Khazars, des tribus constituées de nord asiatiques, caucasiens, turcs, qui se sont installés dans le Caucase dans les premiers siècles de notre ère, ont fondé un royaume puissant et se sont convertis au judaïsme pour ne pas avoir à s’abaisser devant les chefs religieux chrétiens ou musulmans.

Les juifs khazars ont ensuite construit un empire florissant, attirant des juifs de Mésopotamie et de l’Empire byzantin.  Mais l’empire khazar s’est effondré au 13e siècle, attaqué par les Mongols et affaibli par des épidémies de peste noire.

Les juifs khazars ont alors fui vers l’ouest, s’installant dans le royaume polonais et en Hongrie, où leurs compétences en finances, en économie et en politique étaient très appréciées.  Ils se sont finalement répandus en Europe centrale et occidentale.

Il y a quelques années de cela, sur la fiche Wikipedia d’Éric Zemmour, on pouvait lire l’extrait d’un interview où le polémiste reconnaissait ses origines de « turco-khazare » converti au judaïsme.


Quand l’ancien ministre Luc Ferry parle de l’invention du peuple juif

 

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Dans cette vidéo Luc Ferry cite le livre de l’historien israélien Shlomo Sand, qui a été un best seller en Israël et qui a été diabolisé par le mouvement sioniste en France.

Ils ont attaqué l’homme, mais si vous lisez son livre, vous verrez qu’une grande partie est composée des principaux textes historiques qui existent sur le sujet, des preuves irréfutables qui mettent à mal les théories modernes qui ont permis « l’invention du peuple juif ».

Un bon résumé du livre sur Le monde Diplomatique :  Comment fut inventé le peuple juif 

Le livre complet : Shlomo Sand – Comment le peuple juif fut inventé.pdf

Vous y apprendrez aussi que les juifs séfarades viennent de tribus berbères converties au judaïsme.

Voir aussi le livre d’Arthur Koestler (1905-1983), un écrivain juif qui en était arrivé aux mêmes conclusions sur l’origine Khazare des juifs d’Europe, longtemps après la réécriture de l’histoire par les sionistes.

Pdf gratuit : La Treizième Tribu.pdf

Pour certains il se serait suicidé avec sa femme en 1983 en absorbant du poison, pour d’autres ils auraient été empoisonné par les sionistes à cause de ce livre….

L’hypothèse Kazare a aussi été défendu par le célèbre historien juif, Marc Bloch, résistant qui a été fusillé par les nazis.

Marc Ferro (directeur d’études à l’école des hautes études en science sociales), dans son livre « Les tabous de l’histoire » (2002), nous explique comment nos livres d’histoires sont modifiés par les « pouvoirs en place » et raconte ses découvertes à propos des « sémites ».

Une description du livre :  « Un autre thème est souvent resté tabou à savoir l’histoire des juifs berbères d’Afrique du Nord.   Marc Ferro développe ce sujet en montrant que les juifs espagnols étaient d’origine berbère et non issus de la diaspora. 

De même, la plupart des juifs d’Europe centrale ne sont pas d’origine sémite et seraient descendants du royaume khazar dont le monarque s’était converti au judaïsme à partir du IX é siècle. 

Marc Ferro montre qu’il n’y a pas de « race juive », les juifs étant issus de divers horizons.  

Le musée de la diaspora à Tel-Aviv montre l’infinie variété des communautés juives qui ont existé : de la Lituanie au Yémen et à l’Inde, de l’Éthiopie à la Khazarie, de la Grèce au Maroc ou à Boukhara en Asie centrale. »

C’est un ami juif en Algérie qui va lui apprendre que la plupart des juifs séfarades sont en fait des berbères convertis (voir la vidéo ci-dessus de Luc Ferry qui en parle longuement) et que les « vrais juifs » venus de Palestine ne sont qu’une minorité.  Ses recherches vont le conduire alors à la même conclusion que Shlomo Sand et Arthur Koesler, autant pour les juifs séfarades (berbères convertis) que pour les juifs ashkenaze, (Khazars convertis au judaïsme).


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Extraits du livre « Les tabous de l’histoire » de Marc Ferro :  « L’empire Khazar a disparu lors de la conquête slave au temps d’Oleg et de la fondation de la Russie kievienne.[…]

Or, ces faits ont été peu à peu effacé par l’historiographie de trois façons.

1. D’abord par ceux qui les avaient pourtant établis, tel que le Russe Artamanov en 1936. Montrer que les Russes ont participé à la destruction du royaume Khazar implique que les territoires sur lesquels ils se sont installés avaient connu au préalable une autre civilisation, Khazare ou judéo-Khazare.  Ce que Artamanov avait montré dut le modifier sur injonction du régime stalinien, pour qui l’État ne devait sa fondation et son identité qu’aux Russes. […]

Ajoutons que les témoignages de la présence de communautés juive jusqu’à là, sont multiples.  Les « blynes« , ces chansons russes des IXe et Xe siècles, parlent souvent, pour ces régions là, de « terres juives » et aussi de « héros juifs ». […]

2. La deuxième raison est que l’antisémitisme chrétien se serait privé de son antijudaïsme. […]  Perpétuer l’histoire des Khazars juifs prive l’église, orthodoxe ou catholique, de son ferment de haine à l’égard des juifs. »

C’est ce que j’essaye de faire comprendre ici, que l’antisémitisme ne tient que sur des mensonges, que la vérité y mettrait fin, mais que le sionisme ne survivrait pas bien longtemps si l’origine réelle des juifs d’Europe était connue !

3. « La troisième raison est que les juifs eux-même effacent cette origine Khazars » […]  En fait, ce ne sont pas « les juifs » mais les sionistes qui ont effacé cette origine.  Quant à la langue yiddish, mélange d’allemand, d’hébreux, de slavon, etc…, elle se forme pour autant qu’entre les Polonais et les Allemands, ces populations juives doivent s’adresser aux deux.   Aux Allemands plutôt pour les échanges commerciaux, aux Polonais plutôt pour tout ce qui est agricole.[…]   Le fait que le dialecte turc disparaisse peu à peu – sauf chez les Karaïtes – vient de ce que le yiddish découle de plus en plus de l’allemand plus que les langues slaves.

Or les études philologiques notent également que le yiddish ne comprend aucun mot allemand en provenance de l’ouest du pays […] mais vient uniquement de l’allemand des régions orientales. » […]

Le tabou résiste, pourtant, concernant les hommes et les femmes de la diaspora.

Un sujet peu abordé car, comme on l’a vu, les israéliens craignent que cette enquête délégitimise leur droit à vivre en Terre sainte.

Sionistes, nazis (voir plus bas) et soviétiques avaient tous leurs raisons de gommer l’histoire de l’origine Khazars des juifs d’Europe.

 


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La génétique éclaire le débat sur l’origine Khazare des Juifs d’Europe

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Après ses recherches le généticien Eran Elhaik confirme la version Khazare : Parmi les juifs d’Europe, le généticien a trouvé des signatures ancestrales qui pointaient clairement vers le Caucase et aussi, mais dans une moindre mesure, vers le Moyen-Orient.  Ces résultats, a déclaré Eran Elhaik, viennent appuyer la théorie rivale de l’hypothèse rhénane, connue sous le nom d’«hypothèse Khazare».  Source : lapresse.ca

Bien sur vous trouverez d’autres articles qui vous diront le contraire comme celui-ci du Figaro :  L’histoire juive confirmée par la génétique

Un article qui joue beaucoup sur les mots :  « Conclusion, la génétique montre que les personnes étudiées forment bien un groupe génétiquement individualisé, même s’il est plus proche de groupes européens et du Moyen-Orient non juifs.   Mais les chercheurs ont aussi relevé que chaque communauté juive étudiée avait sa propre «signature» génétique, légèrement différente de celle des autres. »

Ce qu’il faut que vous sachiez aussi à ce propos, c’est qu’Hitler, une fois arrivé au pouvoir, s’en prendra aux historiens qui avaient refusé les cadeaux ou pressions des sionistes et continuaient à défendre la version Khazare. Et ce n’était pas un hasard :  « Les sionistes étaient encouragés à diffuser leur message auprès de la communauté juive, à recueillir des fonds, à projeter des films sur la Palestine.

Il existait une considérable pression pour enseigner les juifs d’Allemagne pour qu’ils cessent de s’identifier comme Allemands et s’éveillent à leur nouvelle identité nationale juive. »

Source : Le Betar, une organisation sioniste active en Allemagne nazi

En cela, il a fini le travail de réécriture de l’histoire commencé par les sionistes.  Rappelons que cet homme, financé par les puissantes familles US et qui aurait des origines juives (voir : Hitler juif ? Les faits historiques acceptés face aux théories) a soutenu le mouvement sioniste économiquement et en envoyant de nombreux juifs allemand volontaires en Palestine.


L’origine juive des palestiniens

Ce qui est intéressant aussi, quand on ouvre les yeux sur les véritables origines des juifs d’Europe, c’est de découvrir que les historiens d’avant le sionisme, mais aussi certains d’après, reconnaissaient que les palestiniens étaient dans leur majorités, les descendants de ce « peuple juif » comme le premier dirigeant d’Israël : Ben Gourion.

« les Romains n’ont jamais exilé de peuple sur tout le flanc oriental de la Méditerranée.  A l’exception des prisonniers réduits en esclavage, les habitants de Judée continuèrent de vivre sur leurs terres, même après la destruction du second temple.  Une partie d’entre eux se convertit au christianisme au IVe siècle, tandis que la grande majorité se rallia à l’islam lors de la conquête arabe au VIIe siècle. 

La plupart des penseurs sionistes n’en ignoraient rien : ainsi, Yitzhak Ben Zvi, futur président de l’Etat d’Israël, tout comme David Ben Gourion, fondateur de l’Etat, l’ont-ils écrit jusqu’en 1929, année de la grande révolte palestinienne.

Tous deux mentionnent à plusieurs reprises le fait que les paysans de Palestine sont les descendants des habitants de l’antique Judée (2). »  Source : Le Monde Diplomatique


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Mais Shlomo Sand en parle plus longuement dans son livre :
Shlomo Sand – Comment le peuple juif fut inventé.pdf

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La création de l’antisémitisme

Avant, on parlait de juif allemand ou juif français, mais en 1880, Wilhelm Marr introduit le terme «antisémitisme» dans le discours politique de la société de son temps.

Wikipedia : Wilhelm_Marr

Cette utilisation du terme « sémite » pour designer les juifs européen renvoie à la notion de race, mais les Juifs ne constituent pas une race.  Le terme a été inventé en 1781 par l’orientaliste allemand August Ludwig Schlözer, à partir du nom d’un des fils de Noé, Sem, pour désigner des langues dont la parenté avait été établie dès le Moyen-Âge par les savants juifs : l’hébreu, l’araméen, l’arabe.

Les spécialistes ont ensuite regroupés sous l’appellation de « sémite » tout un ensemble de peuples qui, dans le courant du IIIe millénaire avant Jésus-Christ, émigrèrent de la péninsule Arabique vers la Mésopotamie, la Syrie, la Palestine, puis, vers 700 avant Jésus-Christ, vers la corne de l’Afrique.

Donc le terme « sémite » ne désigne pas un peuple, mais plusieurs, et majoritairement des arabes.

Cette manipulation est à l’époque critiqué par des historiens qui défendent l’origine Khazars des juifs d’Europe, mais ce terme incorrect, créé par un raciste judéophobe sera très utile au mouvement sioniste. Ils permets aux judéophobes de ne plus considérer les juifs comme des européens, mais comme des étranger, des sémites qui n’ont rien à faire chez eux et donc, qui devraient être renvoyé là d’où il viennent, la Palestine, ce qui arrange bien les sionistes !

D’ailleurs, Wilhelm Marr un étrange judéophobe qui aura eu deux femmes juives, plaidera pour une expulsion de tous les juifs vers la Palestine (comme c’est bizarre !) et finira à la fin de sa vie par regretter ses actions et demandera pardon aux juifs.  Et il a d’ailleurs eu un fils avec sa 2eme femme juive, donc un fils juif.

Enfin, il aura été très utile au mouvement sioniste qui encouragera l’usage incorrecte du terme « sémite » pour désigner les juifs d’Europe comme des étranger originaire de Palestine.  Et c’est grâce aussi à ce terme raciste «Sémite», mis à la mode par les judéophobes et les sionistes, que les nazis pourront élaborer leurs thèses «antisémites»qui conduiront à la Shoah.

Aujourd’hui, le terme « sémite » est utilisé à toutes les sauces, par exemple, l’acteur Dany Boon, dont le père est kabyle et la mère originaire du nord de la France (chti) est devenu sémite en se convertissant au judaïsme par amour pour sa 3eme femme, il a affirmé être victime d’antisémitisme depuis qu’il s’est converti.

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétaire depuis 40 années.

5 pensées sur “COMMENT LE « PEUPLE JUIF » FUT INVENTÉ

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      16 avril 2018 à 9 09 59 04594
      Permalink

      Bonjour,

      Si vous parlez du livre de Shlomo Sand, il faut le lire.
      En gros, il n’invente rien, il ne fait pratiquement que citer les textes historiques qui existent sur ce sujet.

      Ensuite, il n’est pas le seul à le dire, Marc Block, Arthur Koesler, Marc Ferro…, comme dit dans l’article, toute cette manipulation a commencé à l’époque de la création du mouvement sioniste, avant, la plupart des juifs d’Europe étaient conscients qu’ils n’avaient pas de lien avec la Palestine.

      Tous ceux qui cherchent sincèrement la vérité la découvre, ils ont réécris l’histoire dite « officielle » mais ils n’ont pas « encore » supprimé toutes les preuves historiques.

      Il faut aussi lire l’article sur Toutankhamon (voir lien ci-dessous) pour comprendre que le mensonge va très loin.

      Et cette vérité ne doit pas faire mal, car elle apporte la paix et la tolérance entre les peuples, et peut sauver les enfants dis « juifs » de l’avenir très sombre qui s’annonce pour eux.

      Il n’y a pas de mal a être juste des humains comme les autres.

      Il y a bien sur eu quelques « vrais juifs » qui se sont mélangés avec les Ashkénazes et les Séfarades, mais il y a eu aussi de très nombreux juifs convertis au christianisme et qui sont venus en Europe, surtout en France.

      Si il y avait vraiment un peuple juif avec un ADN juif, ont en trouverait plus chez un français dit « pur souche » que chez un Ashkénazes ou Séfarade, et là où on en trouverait le plus, c’est bien sur chez les palestiniens.

      Il faut lire l’article complet pour comprendre ce que les sionistes ont fait subir aux juifs :

      https://resistercomprendre.wordpress.com/2018/04/02/pourquoi-le-mouvement-sioniste-a-besoin-de-antisemitisme/

      Répondre
  • avatar
    16 avril 2018 à 4 04 02 04024
    Permalink

    “La conclusion acceptée par la majorité des archéologues et des érudits de la bible fut qu’il n’y eut jamais de grande monarchie et que le roi Salomon n’a jamais eu de grand palais dans lequel il hébergeait ses 700 épouses et 300 concubines. Ce furent des écrivains postérieurs qui inventèrent et glorifièrent un puissant royaume uni, établi par la grâce d’une seule déité. Leur riche et distinctive imagination a aussi produit les histoires de la création du monde, du terrible déluge, de l’errance des anciens, de la lutte de Jacob avec l’ange, l’exode d’Égypte et le passage de la Mer Rouge, la conquête des Cananéens et l’arrêt miraculeux du soleil à Gibeon.
    Les mythes centraux au sujet de l’origine pure de cette merveilleuse nation qui émergea du désert, conquît une grande terre et construisit un glorieux royaume furent un bonus pour la montée du nationalisme juif et la colonisation sioniste.”
    ~ Professeur Schlomo Sand, universités de Tel-Aviv, Berkeley Californie et à l’École des Hautes Études de Sciences Sociales, EHESS, Paris, de son livre “The Invention of the Jewish People”, 2009 ~

    Sand, Pappé, Finkelstein (Israël) et bien sûr le Dr. Ashraf Ezzat.

    Et d’après l’historien israélien Schlomo Sand, il n’y a pas eu d’exil, et comme il le montre par une dense analyse archéologique, historique et scientifique, il est absurde de parler aujourd’hui de “peuple d’Israël”. Du moins pas si par cela vous voulez dire les juifs. Les juifs qui ont récemment migré d’Europe vers Israël sont des descendants des Khazars (Khazars,) et s’ils sentent le mal du pays, alors ils feraient bien mieux de s’installer en Ukraine, en Russie (ou en Pologne dans le cas de Pérès), mais certainement pas en Palestine. (Page 22 du PDF N° 3 de 64 pages)

    Les empires passés et présents sont des constructions COLONIALES et donc par essence fondée sur le vol, le mensonge, la supercherie, la trahison, le génocide etc, etc…
    Tout comme pour l’empire anglo-américain, l’empire sioniste doit être attaqué à sa base, à son talon d’Achille : l’histoire !

    C’est pourquoi j’ai réunifié dans un PDF les extraits de son livre « L’Égypte antique n’a jamais connu ni Pharaons, ni Israélites », traductions de ses travaux de recherches, de ses vidéos et publications, et je le tiens régulièrement à jour ► https://jbl1960blog.files.wordpress.com/2017/12/traductiondelabibleescroqueriehistorique.pdf

    Ezzat qui ne dit jamais que l’histoire de la bible est une invention cependant que sur le terrain archéologique, tout tend à inverser le récit biblique et à prouver, pour le moins que la location géographique de cette histoire n’est pas la bonne. Et qu’il ne faut pas chercher en Égypte ou en Palestine des traces de l’ Exode ou du Palais de Salomon mais dans le Sud de l’Arabie Saoudite et au Yémen. Et c’est là que la guerre au Yémen, guerre qui implique l’A.S. et Israël ne peut être une coïncidence, surtout lorsqu’on prend connaissance de « l’Opération tapis volant » (Page 33 du PDF).

    Peut-être, effectivement, il y a : Le besoin d’une (autre) histoire populaire palestinienne par Ramzy Baroud, en rappel de Sutton et de Zinn ► https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/04/11/le-besoin-dune-autre-histoire-populaire-palestinienne-par-ramzy-baroud/

    Soyons du bon côté de l’histoire, ça nous changera !
    Jo Busta Lally

    Répondre
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