Les inventions du siècle…

 

URANUS :
Carolle Anne Dessureault :

Voici des inventions qui ont changé notre vie, nos manières de faire, notre vision du monde.. on ne peut plus s’en passer et elles ne sont pas prêtes de disparaître !!! et en plus elles nous permettent de …bloguer !!!

Le savon
Le mot savon évoque aussitôt un petit morceau dur généralement parfumé moussant au contact de l’eau qui permet de faire sa toilette, c’est la savonnette ; le savon désigne en fait aussi les produits utilisés pour la lessive.
l’hygiène se généralisera au XXème siécle avec un niveau de vie qui augmente et l’arrivée de l’eau courante, le savon est alors présent dans chaque foyer.
Aujourd hui, chaque Français utilise par an en moyenne 1229 grammes de savon pour sa toilette et sa lessive, le savon n’est pas prêt de disparaître !

Les ciseaux 


Les premiers ciseaux étaient constitués que d’une seule lame en cuivre ; ils ont été découverts dans la ville de Sialk en Iran et datent de plus de 5000 ans.
Les ciseaux apparaissent en France avec certitude au XIVème siècle, ils sont notés dans des inventaires royaux.
Les ciseaux vont devenir ensuite de plus en plus confortables en s’adaptant à la morphologie de la main. C’est une société finlandaise qui produira ce premier type de ciseaux en 1955 : les ciseaux Fiskars du nom de la ville où est implantée son usine

La balance
Instrument de mesure indispensable, la balance nous permet de connaître le poids, si utile pour savoir le prix des marchandises, ou pour savoir si notre régime fait de l’effet, etc….

La balance était à l’origine une tige horizontale (le fléau) avec deux plateaux identiques de chaque côté, dont la technique est fort semblable à celle d’aujourd’hui.
La balance dite automatique, affichant directement le poids, fit son apparition en 1920.

Aujourd’hui les balances électroniques sont généralisées, elles offrent une précision importante et une utilisation simplifiée

Le fer à repasser 
Nous ne concevons pas aujourd’hui de mettre nos vêtements sans les avoir repassés. Le fer à repasser, instrument des plus communs de nos jours, a une longue histoire.

Les Grecs au IVème siècle avant Jésus-Christ utilisaient déjà une longue tige métallique chauffée pour lisser leurs habits. Plus tard, les Romains utilisaient, eux, une technique de repassage à froid : un lourd maillet appliqué sur les vêtements.

Mais le fer à repasser, tel qu’on le connaît aujourd’hui, fut inventé par les Chinois, au IVème siècle après Jésus-Christ. Il se présentait sous la forme d’un récipient en laiton, rempli de braises qui était ensuite appliqué sur les vêtements.
Le nom commun « Fer à repasser  » est quant à lui apparu au XVIIème siècle. En ce temps là, les blanchisseuses utilisaient des plaques de fer munies de poignées et chauffées aux fourneaux.
Le fer à repasser électrique fut inventé par un Américain Henry W. SEELY en 1882.
En 1926, l’entreprise ELDEC de New-York créa le fer à vapeur. Cependant, il n’apparaîtra en France qu’en 1953 grâce à la société CALOR.

Que d’aventures pour cet instrument si banal aujourd’hui et qui nous apporte une certaine classe vestimentaire.

L’horloge 
Rythmer le temps a depuis toujours était une obstination de l’homme. L’ombre laissée par le Soleil (gnomon puis cadran solaire) était efficace mais ne permettait la lecture que de jour ; la chute régulière d’une goutte d’eau (la clepsydre) donnait une estimation mais manquait de précision.

Les premières véritables horloges n’apparaissent qu’au XVIIIème siècle en Europe grâce à un inventeur qui n’a pas laissé trace de son nom. Celle-ci n’a qu’une seule aiguille : celle des heures. Le principe est simple : un poids attaché à une corde enroulée autour d’un axe horizontal fait tourner l’aiguille.
Les améliorations qui suivent permettent de gagner en précision mais surtout en taille afin d’apporter cet instrument dans chaque maison.

La montre apparaît en 1504 en Allemagne, le poids y est remplacé par un ressort. C’est encore Huyghens qui améliore le mécanisme en créant le ressort en spirale qui est encore utilisé aujourd’hui dans certaines montres.

L’éléctronique a dans ce domaine aussi apporté une précision et une miniaturisation grâce au mécanisme à quartz

Une des plus anciennes horloges du monde, celle dite le « Gros horloge » à Rouen qui fut achevée en 1389. Elle ne posède que l’aiguille des heures. Elle dispose d’un globe lunaire représentant les phases de la Lune et d’un semainier indiquant le jour de la semaine

Le rasoir 

L’origine exacte du rasoir n’est pas connue, probablement l’homme s’est-il toujours rasé.

Le premier rasoir en acier est anglais, il date du XVIIIème siècle. En 1895, King Camp GILLETTE, un Canadien d’origine française devenu américain, breveta le rasoir mécanique à lames à double tranchant remplaçable.
Jacob SCHICK ,un colonel américain à la retraite, inventa en 1928 le rasoir électrique commercialisé dès 1931 ; il fut suivi par le rasoir rotatif à une tête de Philips en 1939.

La société française Bic créa en 1975 le rasoir jetable contenant une demi-lame et un manche.
De nos jours les techniques de rasage électrique et manuel cohabitent.

Les lunettes 
Les troubles de la vue ne datent pas d’hier. On raconte que l’empereur Néron était tellement myope qu’il devait regarder les combats de gladiateurs à travers une émeraude…

L’invention des lunettes remonte au Moyen-Age, au XIIIème siècle, par le franciscain anglais Roger BACON (1214-1294). Ce moine eut l’idée d’assembler deux verres dans deux cercles de bois reliés par un clou, ils portent alors le nom de « bésicles » et se tiennent à la main devant les yeux.
Il fallut cependant attendre 1796 pour qu’un maître cloutier français Pierre-Hyacinthe CAZEAUX eut l’idée d’une monture en métal avec accroche derrière les oreilles. Les montures seront aussi fabriquées en bois, en corne ou en écaille de tortue avant l’utilisation du plastique apparu en 1860 (le cellulloïd) qui apportera légèreté et facilité de mise en oeuvre.
L’emploi du plastique se généralisera à partir de 1930 ; les lunettes deviennent élégantes et attentives à la mode.

Les verres feront d’énormes progrès durant le XXème siècle : les verres pour les daltoniens sont inventés en 1930, les verres progressifs en 1959. Les verres sont aujourd’hui souvent en plastique.

aujourd’hui 46% des français portent des lunettes. Les lentilles de contact devenues fonctionnelles dans les années 1960 tentent à remplacer l’usage des lunettes mais elles restent encore d’une utilisation plus délicate.
Bésicles de la fin du XIIIème siècle

La cocotte-minute

La cocotte-minute est en fait un nom déposé en 1948 par la société française SEB (Société d’Emboutissage de Bourgogne). Ce nom désigne généralement les autocuiseurs qui sont des marmites permettant de cuire les aliments à la vapeur sous pression.

Le 16 décembre 1680, PAPIN rentre à la Société Royale de Londres, il invente alors cet appareil appelé « digesteur » ou « marmite de PAPIN », qui servait à cuire rapidement et pour peu cher des aliments tels que les viandes et des légumes en améliorant leur goût. Une soupape de sûreté y était déjà installée et existe encore sur les autocuiseurs actuels. Cette soupape n’était d’ailleurs pas prévue initialement pour éviter l’éclatement de la marmite par la pression interne mais était uniquement faite pour s’assurer de la cuisson des aliments. Ce n’ est que 15 ans plus tard qu’il la trouvera nécessaire pour la sécurité de son invention.

Le tire-bouchon (et le bouchon de liège) 
Le tire-bouchon est bien sûr lié à l’apparition du bouchon de liège qui lui n’est apparu que lorsqu’on a utilisé la bouteille de verre pour conserver le vin. Depuis son invention il y a plus de 6000 ans jusqu’au Vème siècle après Jésus-Christ, le vin était conservé dans des récipients en peau d’animal ou dans des pots en terre fermés par des bouchons d’argile ou de bois.

Les premiers à avoir eu l’idée de conserver le vin dans des bouteilles en verre fermées par un bouchon furent les Anglais au XVIIème siècle. Le bouchon n’est alors qu’un morceau de bois entouré d’étoupe huilée (morceau de textile naturel en lin par exemple). Cela permettait de rendre la bouteille hermétique, elle pouvait ainsi être stockée couchée ; on s’aperçut bien vite que la conservation était meilleure.
Puis arrive le bouchon de liège qui bien vite fera l’unanimité de par ses caractéristiques idéales pour la conservation du vin : il est imperméable tout en laissant respirer le vin, il est élastique donc remplit sans problème le goulot des bouteilles, etc

Il a fallu, à partir de ce moment là, trouver un système pour extraire ses bouchons : le tire-bouchon.
Le premier fut breveté par l’Anglais Samuel HENSHALL en 1795, il s’était inspiré du « tire-balle » à mèche vrillée qui servait à extraire les balles des canons des armes à feu. Les tire-bouchons étaient au départ fabriqués par des armuriers.
Durant le siècle suivant, on compte plus de 300 brevets de tire-bouchons déposés.
A leur tour les Français ont créé des tire-bouchons dont certains sont de véritables oeuvres d’art.

La technique du bouchon et du tire-bouchon est restée aujourd’hui inchangée, on n’a pas trouvé d’équivalent pour conserver et faire bonifier un bon vin.

Le thermomètre 
Autrefois, les humains se servaient de leurs sens pour connaître la température. Grâce au thermomètre nous disposons de mesures plus fiables et plus précises. Mais cet instrument de mesure a connu une longue histoire pour atteindre la précision qu’il a aujourd’hui.

Le 8 septembre 1597, le savant Italien Galileo GALILEI, dit Galilée met au point le premier thermomètre. L’appareil indique la grandeur des variations de températures et fonctionne au gaz.

Un ami de Galilée, médecin italien, Santorio SANTORIO (1561-1636), conçoit vers 1610 un instrument adapté du thermoscope afin de mesurer le degré de chaleur : un thermomètre à air fait d’une petite boule de verre placée sur un tube long et étroit ouvert à l’extrémité est mis dans un vase plein d’eau. La variation de température agit sur le volume de l’air et fait monter ou descendre l’eau dans le tube.
Des améliorations seront ensuite apportées avec notamment l’utilisation de l’alcool, plus sensible à la température, mais il a fallu attendre un siècle encore pour mettre au point un thermomètre avec échelle de température. Il est dû à un physicien allemand, Daniel Gabriel FAHRENHEID (1686-1736). Ce dernier utilise une graduation qui conservera son nom. En 1715, il remplace l’alcool par le mercure, mais son échelle est compliquée et nécessite d’être améliorée.

C’est Anders CELCIUS (1701-1744) physicien et astronome suédois qui propose une échelle centésimale (divisée en 100 parties) ; 0 degré pour l’ébullition de l’eau et 100° pour la congélation de l’eau. Cette échelle sera inversée quelques années après.

Aujourd’hui, l’électronique a remplacé le thermomètre au mercure qui est interdit à la vente à cause de la dangerosité de ce métal sur l’environnement. Il est de plus en plus précis et facile d’utilisation.

La calculatrice
La calculatrice qui a une place d’honneur dans tous les cartables d’élèves est aujourd’hui de taille très réduite et permet toutes sortes d’opérations. Ce ne fut pourtant pas toujours le cas puisque ses ancêtres, n’offrant que les opérations de base, pesaient un poids de plusieurs kilogrammes.

Les précurseurs de notre calculatrice sont l’abaque utilisant des cailloux enfilés sur des tiges puis le boulier où les cailloux furent remplacés par des boules. Ce dernier était déjà utilisé au IXème siécle avant Jéus-Christ ; il a aujourd’hui encore sa place au Japon, permettant ainsi une « gymnastique mentale ».

En 1623, l’Allemand Wichelm SCHICKARD (1592-1635) fut un des premiers à concevoir une machine à calculer avec un procédé de roues dentées qui permettait les quatre opérations, mais elle fut détruite dans un incendie puis jamais reconstruite.

Ensuite, en 1642, Blaise PASCAL créa à 19 ans la Pascaline, conçue au départ pour aider son père, chef de l’administration financière de Rouen.
Wichelm LEIBRIZ fit deux prototypes de la calculatrice cinquante ans plus tard et plus pratique que celles de PASCAL.
Le premier modèle à touches opérationnelles fut le comptometer créé par l’Américain Don E. FELT en 1880 : vitesse et qualité étaient réunies en une seule machine.
Les améliorations se succédèrent ensuite, réduisant la taille, perfectionnant les différents systèmes permettant d’obtenir les fameuses caisses enregistreuses avec sortie « papier » des calculs.

Le premier modèle de calculatrice mécanique portable fit son apparition en 1948 et fut utilisé jusque dans les années 1970 ; il est dû à Kurt HERZSTARK du Lichenstein. Mais à cette époque l’électronique fit des pas de géant et les progrès furent éblouissants ; la calculatrice se confond alors avec l’ordinateur et aujourd’hui, il s’agit plus souvent d’ordinateurs de poche que de véritables calculatrices.

L’automobile

A la fin du XVIIIème siècle, les hommes commencèrent à créer des machines autonomes pour se déplacer et c’est de cette façon que les premiers prototypes d’automobile sont apparus. L’envie d’indépendance et une période propice firent le reste. La France sera durant un siècle leader dans le domaine automobile (automobile signifiant « se mouvant par soi même »).

Il y eut tout d’abord le fardier à vapeur du français François Joseph CUGNOT (1725-1804) en 1770 qui est considéré comme le premier véhicule automobile. Le fardier est une voiture à roue, très basse, destinée au transport des charges lourdes. Il pouvait transporter quatre personnes à une vitesse maximale de 6,5 km/h. Il ne pouvait fonctionner que 12 à 15 minutes et il fallait attendre 15 minutes de mise en pression de la vapeur pour redémarrer. L’invention sera abandonnée, la traction hippomobile (avec chevaux) étant bien plus performante.

Cependant l’idée était lancée, la vapeur restera d’ailleurs durant un siècle la seule force motrice pour l’automobile.
Des diligences à vapeur fonctionneront en Angleterre puis en France avec un certain succès. Le français Amédée BOLLÉE (1844-1917) construit les premières automobiles à vapeur en série en 1869. Son « Obéissante » nommée ainsi pour sa facilité de maniement, pouvait transporter 12 personnes et rouler à 40 km/h, mais elle nécessitait 360 litres d’eau pour une autonomie de 25 heures !
La vapeur sera bientôt abandonnée au profit du moteur à gaz ou à pétrole : le moteur à explosion.
L’invention de ce moteur est due au belge Étienne LENOIR (1822-1900) ; il fonctionnait au gaz d’éclairage et fut monté à titre expérimental sur une automobile en 1863 avec laquelle 10 km furent parcourus à une vitesse de 6 km/h ; cela se passait à Joinville-le-Pont sur la Marne.

En 1876, un Allemand Nicolas OTTO (1832-1891) invente le premier moteur à gaz à quatre temps obtenu grâce aux travaux du Français Alphonse BEAU DE ROCHAS (1815-1893).
Le 12 février 1884, les Français Édouard DELAMARE DEBOUTTEVILLE (1855-190)1, ingénieur dans la filature et Léon MALANDIN (son mécanicien) déposèrent le tout premier brevet automobile à moteur à gaz mais ils ne surent tirer profit de leur invention et l’arrivée des moteurs allemands révolutionna l’automobile.
Un moteur deux chevaux à deux cylindres en V est produit en 1889 par l’Allemand Gottlied DAIMLER (1834-1900) qui l’adapte sur une voiture. Son ami, victorieux lui donnera le pseudonyme de Mercedes, qui déterminera le nom de sa société avec la réputation qu’on lui connaît encore de nos jours.
Quatre constructeurs ouvrent alors l’ère de l’automobile, les Allemands Daimler et Benz, les Français Panhard et Peugeot. La France a encore de l’avance ; en 1899, 6546 automobiles circulent en France, 434 en Allemagne, 414 en Angleterre et 688 aux États-Unis. L’automobile connaîtra ensuite un succès grandissant avec de nombreuses améliorations tant pour son confort, ses performances que pour la sécurité des personnes transportées.

Le water-closet

Water-closet, W.-C. signifiant textuellement « cabinet à eau » qu’on appelle aussi toilettes ou plus rarement cabinet d’aisance est une invention importante puisqu’on estime que chaque individu l’utilise en moyenne 5 fois par jour.

Avant d’être le siège confortable que nous connaissons aujourd’hui, il a eu de multiples présentations.
Jusqu’au XVIème siècle, la plupart des gens faisaient là où ils en avaient envie : dans la rue ou d’autres endroits ouverts, ils ne connaissaient pas encore de pudeur dans ce domaine.
Dans les catégories aisées, existait parfois déjà la chaise percée comme celle de Louis XI (1423-1483) qui en avait une spéciale entourée de rideaux et avec de l’étoupe de lin en guise de papier toilette. Dans les châteaux, on faisait par un trou donnant directement sur la rivière.

En 1595, l’Anglais John HARINGTON invente ce qui deviendra plus tard la chasse d’eau. Il confectionne pour sa marraine la reine Elisabeth Ière (1533-1603) un système de filet d’eau qui arrose les parois des toilettes faites alors de bois et de métal. Son invention ne connaîtra cependant que peu d’utilisateurs puisque les maisons ne sont pas équipées d’eau courante.
Les pots de chambre alors appelés « pots à pisser » arrivent dans beaucoup de foyers, les chaises percées chez les plus fortunés mais le contenu finit encore dans la rue ou dans la rivière.

En 1775, l’Anglais Alexander CUMMINGS réinvente la chasse d’eau constituée d’une cuvette pleine d’eau dont le contenu est vidé par un robinet.
Trois ans plus tard, son compatriote Joseph BRAMAH (1749-1814) crée le principe du siphon permettant de toujours avoir de l’eau dans la cuvette évitant ainsi les relents (remontées d’odeurs).

Cependant il faudra attendre le principe du tout-à-l’égout pour rendre utile ces toilettes. Ce principe de drainage et de canalisation des eaux usées sera installé pour la première fois à Londres en 1860 : il est dû à l’ingénieur Joseph BAZALGETTE.
Progressivement le tout-à-l’égout s’est réalisé dans les villes françaises puis en campagne où il remplace les fosses septiques individuelles.

Les W.-C. sont devenus bien souvent aussi objets de fantaisie : couleurs variées.. mais… Il ne faut pas oublier que certains Pays dans ce domaine ont deux siècles de retard.

La pile électrique
Depuis longtemps, l’électricité statique était connue, et à partir de 1600 on était capable de faire des étincelles électriques avec une machine mue par une manivelle, mais on n’était pas capable d’expliquer ce phénomène ni de conserver cette énergie électrique.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est à un anatomiste italien, Luigi GALVANI, que l’on doit l’invention de la pile électrique.
Nous sommes vers 1790, il constate que la grenouille servant à son expérience, mise en contact avec des métaux différents, se contracte ; il pense alors que l’animal produit de l’électricité comme on l’avait déjà remarqué pour un poisson : la gymnote ; on parle alors d’ « éléctricité animale ».

Un autre italien, Allesandro VOLTA, savant physicien, mit rapidement en doute les conclusions de Galvani. Il démontre, en mars 1800, que l’électricité produite ne venait pas de la grenouille mais d’une réaction chimique établie par les 2 métaux en présence et le liquide : il parlera alors d' »électricité métallique ». Il empile des rondelles de zinc et de cuivre séparées par du carton humide et obtient une petite décharge électrique lorsqu’il touche les extrémités. Cette pile donnera le nom de PILE électrique.

Le plus dur était fait, les successeurs expliqueront ce phénomène tout en améliorant les résultats obtenus.

Les piles actuelles appelées « piles séches » furent créées par un ingénieur français Georges LECLANCHE (1839-1882), en 1868. Elles sont de plus en plus petites et ont des capacités de plus en plus importantes.

La cafetière 
Le café a été découvert en Ethiopie aux alentours de 2000 ans avant Jésus-Christ. Avant de devenir une boisson, le café fut d’abord utilisé comme nourriture.
L’importation vers l’Europe arrivera bien plus tard, au XVIème siècle ; il était considéré au départ comme un médicament. Le café a longtemps été utilisé en infusion : on versait de l’eau très chaude sur le café moulu qui posait sur le fond de la tasse.

En 1802, François-Antoine DESCROIZILLES, pharmacien à Rouen, inventa la cafetière faite de deux récipients mis l’un sur l’autre et séparés par un cornet de papier appelé filtre. Le chimiste, Antoine CADET DE VAUX, créa en 1806 la cafetière en porcelaine.

Autre grande invention dans ce domaine avec l’italien Achille GAGGIA, en 1946, qui a inventé la machine à expresso beaucoup utilisée dans les débits de boisson appelés « café ».

Le café, deuxième breuvage dans le monde après l’eau, est cependant de moins en moins fait dans une cafètière puisque nous utilisons aujourd’hui souvent du café instantané ; ce dernier fut inventé par la société Neslé en 1937.

L’ampoule électrique
Depuis toujours l’homme a voulu chasser sa peur du noir et a utilisé des moyens d’éclairage : lampe à huile, bougie… mais la découverte de l’électricité lui permettra d’atteindre toutes ses espérances.

Dès 1811, le principe du filament conducteur chauffé par l’électricité était connu, mais il brûlait rapidement.

Un anglais, DE MOLEYNS, eut l’idée, en 1841, de protéger le filament par une ampoule privée d’air, ce qui permit de ralentir un peu la combustion ; mais c’était encore au stade de l’expérimentation.

Il fallut attendre Thomas EDISON, célèbre inventeur (il n’a déposé pas moins que 1 093 brevets !) pour perfectionner ce système. Le 21 octobre 1879, il fait fonctionner la première ampoule électrique digne de ce nom qui restera en fonctionnement 48 heures avant d’éclater. Pour réussir, il lui aura fallu tester 6 000 substances végétales différentes pour finalement utiliser un filament en fibre de bambou carbonisée.
D’autres substances végétales puis métalliques amélioreront ensuite cette invention.

C’est finalement le tungstène qui s’avérera le plus intéressant et qui est encore utilisé dans les lampes à incandescence d’aujourd’hui (il fond à 3410°C). Irving LANGMUIR remplaça le vide de l’ampoule par un gaz, l’argon, qui permit à l’ampoule de durer.
L’halogène, découvert en 1965, permettra encore des progrès au niveau de la luminosité.

Malgré l’utilisation d’autres procédés, comme les tubes néon, l’ampoule électrique a encore de beaux jours devant elle !

Les allumettes
L’allumette dans sa forme actuelle n’est pas aussi lointaine qu’on pourrait le penser.

Le principe existait depuis longtemps, dès 577, en Chine, on fabriquait des allumettes avec du souffre.
Au Moyen-Age on trouvait des « allumettes sèches » faites de roseau et fortement soufrées. Mais elles n’étaient pas pratiques, s’enflammant trop facilement ou trop difficilement.

La véritable histoire de l’allumette chimique moderne débute au début du XIXème siècle.
En 1806, le Français CHANCEL invente une tige de bois recouverte à une extrémité de produit chimique s’enflammant quand on la trempe dans l’acide sulfurique.
En 1817, un pharmacien anglais, John WALKER, invente l’allumette qui prend feu par frottement dans un morceau de papier émeri mais les vapeurs dégagées sont assez dangereuses.
C’est Charles SAURIA, un Français qui sera véritablement considéré comme l’inventeur de l’allumette à friction moderne.
En 1831 il utilise le principe du bâtonnet en bois recouvert à une extrémité d’un composé chimique de phosphore blanc et de potasse qui s’enflamme par simple frottement. Ce sera un succès internationnal malgré la toxicité du phosphore blanc et ce n’est que vingt ans plus tard qu’il sera remplacé par du phosphore rouge par l’Allemand VON SCHROTTER et le suédois J. E. LÜNDSTROM les qualifiant ainsi d ‘ »allumettes de sûreté ».
L’utilisation du phosphore rouge sera d’ailleurs rendue obligatoire en 1906 par la convention de Berne.
En France, à partir de 1872, la fabrication des allumettes sera monopole d’état ; elle sera confiée en 1835 à la SEIT qui deviendra SEITA (Service d’Exploitation Industrielle des Tabacs et Allumettes).
Ce monopole ne sera levé qu’au début des années 1990. La SEITA est privatisée en 1995 et s’associe en 2000 avec la société espagnole des tabacs.
Malgré la concurrence des briquets, systèmes d’allumage automatique ; la fabrication des allumettes restent importante. En France, elle dépasse la centaine de milliards d’unité chaque année.

Le briquet

Depuis la préhistoire, l’homme a souhaité dompter le feu et n’a eu de cesse que de trouver un moyen pratique de le transporter, de l’allumer au moment où il en avait besoin.

Les allumettes, connues depuis l’Antiquité, permettaient bien un allumage facile du feu mais étaient sensibles à l’humidité, au vent.

Il fallut attendre la fin du XVIIIème siècle, avec les balbutiements de la chimie pour voir apparaître le premier véritable briquet. Il est dû à un chimiste suisse en 1780 : Johannes FURSTENBERGER ; il fonctionnait au gaz d’hydrogène mis à feu par des étincelles électriques. De nombreux modèles suivirent mais ne connurent pas un réel succès.

C’est seulement à la fin du XIXème siècle que le briquet prit son envol, avec l’invention du briquet à mèche (vers 1880) ; une molette d’acier agissant avec un mouvement rapide sur la pierre à briquet réalise la mise à feu d’une mèche.

Plus tard la mèche sera immergée dans de l’essence améliorant la qualité et la durabilité de la flamme ; ce type de briquet existe encore aujourd’hui.

En 1929, fut créé le premier briquet à pile : la mise à feu se fait par un filament chauffé par du courant électrique.

En1933 apparaît le briquet à gaz butane, qui après guerre supplanta petit à petit le briquet à essence sans pour autant le faire disparaître.

C’est vers la fin des années 1950 que le concept du briquet jetable au gaz fit son apparition : le succès fut quasiment immédiat.

Objet de consommation courant, le briquet se présente sous toutes les formes, il peut être jetable mais aussi luxueux sur la table d’un salon, il n’a sûrement pas fini de nous étonner.

La photographie

Le premier procédé était connu depuis longtemps : une image éclairée traversant un petit trou d’une pièce obscure s’y trouvait projetée. Ce procédé fut beaucoup utilisé au XVIIème siècle par les dessinateurs qui calquaient ainsi leur modèle.

Le deuxième procédé consistera à conserver l’image de cette projection, ce qui fera appel à de la chimie et ne sera découvert qu’au début du XIXème siècle : la photographie qui n’en portera pas encore le nom (le nom sera donné en 1836).

Le Français, Nicéphore NIEPCE (1765-1833), est le premier à obtenir en 1822 une image qui peut se conserver. Il a fallu huit heures de pose en plein soleil pour l’obtenir ; elle représentait une image de sa propriété de Saint Loup à dix kilomètres de Chalon-sur-Saône « le point de vue du Gras ». Il travaillera beaucoup sur son procédé mais les résultats ne sont pas encore satisfaisants ; il s’associera en 1829 avec un autre Français, le peintre décorateur Louis Jacques Mandé DAGUERRE (1787-1851). Leur association sera bénéfique, Nièpce décédera quelques années après et Daguerre poursuivra ses recherches. C’est lui qui fait connaître la photographie à un large public avec son appareil qu’il invente en 1838 : le daguerréotype ; il ne pèse pas moins de cinquante kilogrammes mais il ne faut plus qu’une à deux minutes de pose pour obtenir une photographie. Son procédé permet d’avoir une épreuve positive unique.

On considère que la photographie moderne est née en 1841 grâce à l’Anglais William Henry Fox TALBOT (1800-1877). Il met au point le procédé du négatif (le calotype) permettant ensuite le retirage de la photo à un nombre illimité. La photographie, de par l’utilisation de matériels compliqués et encombrants, restera cependant encore longtemps une affaire de spécialistes.
En 1888, l’Américain George EASTMAN (1854-1932), crée le premier appareil facile à utiliser muni d’un film en rouleau permettant de prendre cent images. Le rouleau terminé, il suffisait d’envoyer l’appareil à l’usine de développement sur papier et de recharger l’appareil. Il appelle son appareil KODAK car c’est un système phonétique qui permet de reconnaître la marque dans toutes les langues.

Dès1869, la photo couleur avait fait son apparition : elle fut inventée par Louis DUCOS DU HAURON qui a utilisé comme principe de base la trichromie avec son appareil le mélanochromoscope.

Une autre étape importante dans le domaine de la photographie sera l’invention de l’appareil photo numérique le 24 août 1981 par la marque japonaise SONY ; plus besoin de pellicule.
Ce procédé numérique, rejeté à ces débuts, prend de nos jours de l’ampleur et sa qualité devient équivalente au procédé chimique.

La tondeuse à gazon

On ne sera pas surpris de savoir que la tondeuse à gazon est une invention anglaise, les pelouses y sont en effet réputées et le mot anglais « green » signifiant pelouse est d’ailleurs utilisé lorsqu’il s’agit du terrain de golf.

Auparavant, l’entretien des grandes pelouses était confié à une faucheuse tirée par un ou deux chevaux qui les abîmaient bien qu’on prît soin de les chausser de protections.

En 1830, l’Anglais Edwin BUDDING (1796-1846) dépose le brevet de la première tondeuse à gazon qu’il a conçue, il s’associera avec John FERRABEE qui en assurera la distribution.
Le premier modèle était à energie mécanique : un ou deux lourds rouleaux tournaient sur le sol et assuraient par des engrenages la rotation d’une hélice coupante à l’avant.
La tondeuse de Budding sera ensuite améliorée en réduisant son poids, en rajoutant un rateau soulevant l’herbe avant de la couper mais la démocratisation de la tondeuse à gazon n’arrivera qu’en fin du XIXème siècle.

L’Anglais RANSOMES, vendeur de tondeuses, conçoit les premiers modèles à moteur à explosion fonctionnant au pétrole. ils sont munies d’une caisse à l’avant où est projetée l’herbe coupée
Vers la même époque les Américains sortent une tondeuse à gazon à vapeur qui connaîtra un certain succès. Ce modèle sera vendu en plusieurs exemplaires en France ; le principe est un peu similaire à celui de Ransomes mais la force motrice est ici fournie par la vapeur d’une chaudière qui est chauffée à l’essence, elle a une largeur de coupe d’un mètre et est parfaite pour les très grandes surfaces de pelouse.

La tondeuse à gazon « moderne » est due à l’Allemand Gregor WOLF qui crée le premier modèle à lame rotative en Europe en 1955 : la « Motodux ».
Trois ans plus tard son fils Elmar WOLF invente la première tondeuse à gazon électrique au monde, la « Rotondor ». Elle possède une lame rotative, un carter de coupe en aluminium à éjection de l’herbe à l’arrière où est placé un panier de ramassage rigide.
La marque WOLF s’imposera sur le marché européen, elle crée en 1983 la première tondeuse électrique tractée : la machine roule seule, l’utilisateur n’a plus qu’à la guider.

En 1992, le Belge André COLENS met sur le marché une tondeuse à gazon solaire qui allie performance et efficacité.

Avec plus d’un million de machines en France, la tondeuse à gazon est très présente dans nos foyers ; elle doit être efficace, facile d’entretien et ne pas prendre trop de place rangée… encore du travail pour les inventeurs !

L’épingle de sûreté

L’épingle de sûreté est aussi appelée épingle de nourrice,
Nous connaissons tous ce petit objet qui n’est plus beaucoup utilisé aujourd’hui mais avait un rôle important jusque, dans les années 1960/1970.
En effet l’épingle de sûreté doit son surnom « épingle de nourrice » car avant l’invention des couches-culottes jetables, les mamans ou les nourrices langeaient les bébés dans un lange : ces épingles étaient alors utilisées pour maintenir le tissu en place.

Les épingles de sureté ne furent inventées qu’au XIX ème siécle aux Etats-Unis. Il y eu d’abord Seth HUNT qui, en 1817, met au point une machine automatique permettant de fabriquer d’une seule pièce (tige et pointe) l’épingle traditionnelle. Un compatriote du même nom, Walter HUNT, créa l’épingle de sûreté en 1849 et il en vendit le brevet pour quatre cents dollars à A. R. CHAPIN à qui il devait de l’argent.

Les épingles de sûretés sont encore présentées dans la plupart des boîtes à coutures, elles ont un rôle d’appoint pour maintenir un ourlet ou deux pièces de tissus avant couture mais aussi remplacer momentanément un bouton qui a lâché !

L’ascenseur

L’ascenseur destiné au transport vertical des personnes dans des bâtiments est une invention relativement récente et ne s’est avéré utile que lorsque les habitations atteignirent une hauteur assez importante justifiant son emploi.

Le premier fut construit en 1743 au palais de Versailles et était destiné à l’usage d’une seule personne : le roi louis XV.
Il utilisait un système de contrepoids, était actionné à la main et permettait au roi de passer du premier étage où il logeait au second étage où se trouvait sa maîtresse Mme de Châteauroux. Mais le premier véritable ascenseur n’arrive qu’en 1852, année de son invention par l’Américain Elisha Graves OTIS (1811-1861) ; c’est d’abord un monte-charge qu’il améliore pour contenir des personnes. L’efficacité et la sécurité de son invention seront démontrées en 1854 lors de l’Exposition universelle de New-York ; il fonctionne grâce à un moteur à vapeur oscillant. Otis installe un premier exemplaire en 1857 dans un magasin de 5 étages à New-York qui se nomme alors « élévateur » et se déplace à la vitesse de 0,2 mètre par seconde.

Dix ans plus tard, c’est un Français qui présente le premier ascenseur hydraulique à l’Exposition universelle de Paris : Léon EDOUX (1827-1910) ; c’est lui qui baptise cet instrument « ascenseur ».
M. Edoux installe ensuite, pour la construction de la tour Effeil en 1889, un ascenseur de 160 mètres de course.
On avait alors déjà inventé l’ascenseur électrique qui fut construit en 1880 par la société allemande SIEMENS.

Aujourd’hui les ascenseurs présents partout ont atteint un confort, une sécurité et une vitesse accrus ; ils nécessitent un entretien, une maintenance régulière par un personnel qualifié.

La machine à coudre 
La Révolution industrielle de la fin du XVIIIème siècle incita l’homme à mécaniser la plupart des tâches manuelles, souvent laborieuses et répétitives, c’est le cas pour la couture.

Les premiers brevets de machines pouvant être considérées comme les ancêtres des machines à coudre furent d’abord déposés en 1755, par l’allemand Charles WEISENTHAL puis, en 1804, par l’anglais Thomas STONE ; mais ces modèles restèrent au stade de protoype.

Le français Barthélemy THIMONNIER (1798-1857) déposa un brevet d’invention pour une machine à coudre dite « à points de chaînette, à un fil et à aiguille », c’était une machine en bois qui intéressa l’armée pour la confection d’uniformes militaires. Il est considéré comme le premier fabriquant de machines à coudre mais les tailleurs d’habits effrayés par cette concurrence détruisirent son atelier.

Le véritable inventeur de la machine à coudre pratique est l’américain Elias HOWE (1819-1867), ce fut en 1846. Celle-ci effectuait le travail de 4 à 6 couturières ; Howe devint un homme riche grâce à cette invention.

La machine à coudre fut produite en série après quelques perfectionnements en 1851 par un autre américain dont la marque est renommée encore de nos jours, Isaac Merrit SINGER.

En 1940, l’électrification de la machine à coudre apporta un progrès notable dans le confort d’utilisation.

Aujourd’hui, elle est électronique mais la généralisation du « prêt-à-porter » a fait réduire considérablement son utilisation dans nos foyers.

La machine à laver 
Dès que l’homme s’est vêtu, il lui est paru nécessaire de « laver le linge « . Au début, le lavage se faisait à la main dans une cuve en utilisant de la cendre de bois. C’était un travail très dur, très long, très fatigant et ceci durera jusqu’au début du XIXème siècle.

La première « lessiveuse » apparaît alors, il s’agit d’une cuve avec de l’eau savonneuse, dans laquelle on met les vêtements ; le tout est porté à ébullition. Une buse centrale fait remonter l’eau qui arrose alors constamment le linge créant ainsi un cycle automatique. Le linge était en partie nettoyé, il fallait ensuite finir le lavage en le frottant vigoureusement sur une planche à laver.
La première machine à laver mécanique dont l’inventeur est connu arrive en 1851 par l’Américain James KING. Elle était faite d’une boîte en bois dans laquelle se trouvait un cylindre muni de lourdes pales. Le linge y était plongé avec de l’eau chaude, la rotation s’exerçait par une manivelle. Ce principe général est d’ailleurs resté inchangé depuis. L’arrivée de l’électricité permettra de soulager cette tâche.
La première machine à moteur électrique est inventée par un Américain en 1907 : Alva FISCHER. Cela n’était pas sans poser de problèmes, le moteur placé sous la machine n’était pas étanche et l’eau provoquait des courts-circuits. Beaucoup de défis restaient encore à relever ; ses améliorations s’échelonneront après la première guerre mondiale.

Dés 1925, de nombreuses options apparaissent : modèle avec tambour horizontal, avec panier oscillant… L’ option avec un essorage incorporé apparaît en 1929 en France.
A partir de 1950, les machines à laver ne sont plus en bois et deviennent à revêtement émaillé et les machines commencent à être capables de laver puis d’essorer. En 1954, les machines se chargent par le haut comme la plupart des modèles de nos jours. Le prix des machines à laver baisse et elles deviennent accessibles à beaucoup de monde.
Les machines à laver automatiques arrivent en France entre 1950 et 1960. Elles peuvent faire le lavage, l’essorage, le rinçage et on peut programmer la machine en fonction de la nature du linge mais la première grande machine à laver entièrement automatique arrive en France en 1963 et celle séchant en 1977.

La machine à laver est présente aujourd’hui dans quasiment tous les ménages français : 90% des ménages soit plus de 20 millions d’appareils !

La machine à écrire 
L’apparition de la machine à écrire à la fin du XIXème siècle a modifié le monde du travail par l’intégration des femmes à des postes qualifiés.

On ne peut donner avec certitude le nom du premier inventeur de la machine à écrire qui a été imaginée au début du XIXème siécle.
L’idée provenait du principe de la machine à imprimer et ce sont donc des imprimeurs qui en sont à l’origine.
L’imprimeur français Xavier PROGIN, en 1833, invente le principe de la barre porte-caractéres. L’Italien Giuseppe RAVIZZA, en 1837, a lui l’idée du clavier qui fournit à la fois l’énergie par la pression des doigts sur les touches et l’information par le choix des caractères. Mais toutes ces machines étaient des prototypes et travaillaient plus lentement que l’écriture manuelle.
Le premier modèle pratique fut mis au point par le journaliste et imprimeur américain Christophe SHOLES (1819-1890) qui le mit au point en 1868 sous le nom de « dactylotype ». Il cède son brevet à la société américaine REMINGTON Arms Company, fabricant d’armes et de matériel agricole. Cette société lance la première production en série en 1873. Le succès ne sera pas immédiat : le modèle Remington II sera vendu à 704 exemplaires en 1880 en Californie mais dix ans plus tard il y sera vendu à 65 000 exemplaires.

Devant un tel succès la concurrence sera sévère, des techniques différentes sont proposées, plus ou moins valables d’ailleurs ; pour finalement arriver vers 1910 à un modèle quasiment standard.

C’est à cette époque que commence la production industrielle des machines à écrire en France avec la société JAPY (cette entreprise produisait de manière industrielle depuis 1777 des ébauches de montres), suivie par la Manufacture des armes et cycles de Saint -Etienne avec son modéle Typo.

Suivra l’électrification des machines à écrire rendant son utilisation plus souple.
L’ordinateur, avec tous les avantages qu’il procure, sonnera le glas de cette belle invention.

Le timbre-poste 
L’envoi de lettres par un réseau postal est très ancien, il date, en Occident, de la fin du XIIIème siècle.

L’envoi d’une lettre était payée par le destinataire et la somme à payer était proportionnelle à la distance parcourue ; c’était un calcul compliqué et cela était coûteux : une journée de travail ne suffisait pas à un ouvrier pour payer l’envoi d’une lettre.

L’idée de payer d’avance l’expédition à un même tarif quelle que soit la distance vient d’Angleterre, ce furent d’abord du papier ou enveloppes timbrés qui laisseront la place au « petit morceau de papier gommé » : le timbre-poste.
C’est en 1837 qu’un libraire-imprimeur écossais James CHALMERS en a eu l’idée et il sera adopté grâce à Rowland HILL (1795-1879) futur directeur des Postes. Il représentait le profil de la reine Victoria à 15 ans ; naissait en même temps l’oblitération : un cachet rouge représentant une croix de Malte permettant d’interdire le réemploi du timbre. Il avait une valeur d’un penny et fut mis en vente le 1er mai 1840, il devait être collé en haut à droite de l’enveloppe pour l’envoi de lettres de moins de 15 grammes.

L’idée du timbre-poste se développera ensuite dans beaucoup de pays : Brésil et Suisse en1843, Etats-Unis d’Amérique en 1847 pour arriver en France en 1879.
Il fut adopté par un décret de l’Assemblée nationale du 24 août 1848 pour les envois en France, Corse et Algérie.
Il sera mis en vente le 1er janvier 1849

Le timbre-poste dentelé permettant de le séparer de ses voisins sera inventé en 1862 par l’Irlandais Henry ARCHER.

Le timbre-poste autocollant sera breveté en 1987 par le Français Eric CAVAILLE et utilisé par la poste dès 1989.

Le timbre est aujourd’hui l’objet le plus collectionné : les philatélistes sont plus de 500 000 en France !

Le téléphone 
Le téléphone, si commun aujourd’hui, n’a qu’un peu plus d’un siècle d’existence ; pourtant qu’ il serait difficile de s’en passer !

C’est à Graham BELL, un Américain que l’on doit la paternité de cette invention. Il dépose le brevet de celle-ci le 14 février 1876 à 14 heures, quelques heures avant Elisha GREY, un autre Américain et quelques mois avant Thomas EDISON. Graham BELL a alors 29 ans, il est ingénieur et professeur dans une école de sourds-muets à Boston.

L’essor du téléphone commencera à l’Exposition du centenaire des Etats-Unis en juin 1876 où il sera notamment remarqué par l’empereur du Brésil, Pedro II.
Un an plus tard la première ligne est créée sur une distance de 10 kilomètres reliant Boston à Malden. BELL dépose aussi son brevet d’invention en France qui découvrira alors cet instrument.

C’est Antoine BREGUET, ingénieur électricien d’origine Française, qui est chargé par BELL de faire connaître le téléphone en France. Il sera amélioré : certains le considéraient encore comme un « amusement scientifique et rien de plus » et ne pressentaient pas le succès qu’il aurait.

EN 1889, en France, l’Assemblée nationale décide que le téléphone doit être monopole d’Etat et service public.

Le raccordement entre deux correspondants se faisait alors manuellement par les « demoiselles du téléphone » et c’est G. STROWGER, encore un Américain, entrepreneur des pompes funèbres, qui crée le premier commutateur automatique ou autocommutateur. Le premier installé en France le sera en 1913.

C’est bien plus tard en 1962 qu’une liaison entre Européens et Américains a été possible et ceci grâce au satellite Telstar.

Le téléphone, présent dans plus de 98% des foyers français, se fait aujourd’ hui portable ; pourra-t-il encore nous surprendre ?

Le stylo 
Le stylo que nous employons tous les jours perdurera malgré la mécanisation ou l’informatisation de l’écriture.

Il est une étape importante dans l’évolution des moyens d’écriture, le plus ancien étant le calame : un morceau de roseau ou de bois avec le bout taillé permettant d’écrire dans l’argile fraîche (3300 avant Jésus-Christ). Le mot « stylo » provient de « style » qui était au Vème siècle avant Jésus-Christ un bout de fer pointu permettant de graver des tablettes recouvertes de cire.

Le premier véritable stylo sera breveté le 12 février 1884 par un agent d’assurance américain de 45 ans : Lewis Edson WATERMAN : il s’agit d’un stylo à réservoir d’encre. La cartouche d’encre sera brevetée en 1935 par la société qu’il a créée.

Une autre révolution dans le domaine du stylo sera l’invention du stylo bille ; le principe de la bille a été imaginé par un Anglais John LOND en 1888 mais il subsistait le problème de l’encre trop liquide. C’est à un journaliste hongrois réfugié en Argentine, Laszlo BIRO, qu’on doit, en 1938, le premier stylo à bille pratique qui deviendra très populaire. Il fallait cependant encore le recharger.

Une autre étape importante est l’arrivée du stylo à bille jetable en 1953, créé par un Français, Marcel BICH (1914-1994), le fameux stylo « BIC » ; Marcel BICH a racheté les brevets de BIRO et a apporté des améliorations.
Son stylo est « de la forme d’un crayon, transparent afin que l’on puisse consulter le niveau d’encre. Il était en outre d’un prix très bas grâce à une fabrication en masse. Le succès est retentissant : en 3 ans, 250 000 exemplaires sont vendus.
En 1965 la « pointe BIC » sera autorisée dans les écoles.
En 1973 ce sera l’arrivée du feutre à bille inventé par la société japonaise PENTEL.

D’autres perfectionnements ou diversifications suivront : stylo à bille qui se gomme, pointe céramique plus résistante, etc. Le stylo a, sans conteste, de beaux jours devant lui, on n’a pas fini d’en parler… ou plutôt d’en écrire !

La poubelle 

Si ce mot est récent, les ordures ménagères ou déchets, eux, existent depuis tout temps.
Au Moyen-Age, le roi Philippe II Auguste (1165-1223) a fait paver les rues de Paris pour éviter la boue et les odeurs.

Mais il fallut attendre un règlement de police du 8 mars 1864 pour légiférer dans ce domaine : il ordonnait aux locataires des immeubles de fournir pour l’évacuation des ordures ménagères des « seaux et caisses munis d’une anse et d’une capacité n’excédant pas 50 litres » ; ce sont les balayeurs municipaux qui se chargent de la collecte en s’annonçant « par le son d’une corne semblable à celle employée sur les chemins de fer ».

Mais ce réglement ne sera pas bien suivi des faits et ce n’est qu’avec l’arrivée d’un nouveau préfet à Paris en 1870 que les choses évolueront, c’était Eugène… POUBELLE (1833-1907).
Il était soucieux de la propreté, il fera construire 250 kilomètres d’égouts à Paris mais surtout, par son arrêté du 7 mars 1884, il indiquera que le « propriétaire de chaque immeuble devra mettre à disposition de ses locataires un ou plusieurs récipients communs pour recevoir les résidus de ménage, etc. ». Il s’agit là d’une obligation au propriétaire et non plus au locataire, ces récipients porteront aussitôt le nom de « poubelles ».

L’emploi des poubelles et donc la collecte des ordures ménagères se généraliseront alors dans tout le pays et toutes les nations industrialisées en ont adopté le principe

Le tourne-disque 
L’ancêtre du tourne-disque, le phonographe, fut mis au point en 1877 par l’Américain Thomas EDISON.
Cette invention fut qualifiée de révolutionnaire à l’époque bien que cet « appareil parlant » ne fût en réalité qu’un tourne-disque très rudimentaire, constitué d’un cylindre enveloppé dans un papier d’étain, que l’on tourne à l’aide d’une manivelle pour enregistrer ou restituer le son.

La transition entre le phonographe et le tourne-disque se fit ensuite lentement par l’intermédiaire de quelques savants (Berliner, Blumleinj) ou quelques entreprises (Philips…) mais le principe resta longtemps le même : une aiguille passe dans un sillon gravé avec les fréquences et intensités des sons enregistrés et ces sons sont ainsi reproduits.

Aujourd’hui le sillon a quasiment disparu au profit du numérique (succession de petites cuvettes), l’aiguille est remplacée par un rayon laser : c’est le CD (Compact Disk inventé en 1979) qui permet de gagner en qualité et en dimension.

Le tourne-disque comme la plupart des machines modernes a, en un siècle, presque atteint la perfection avec le lecteur de CD mais l’avenir nous réserve sûrement encore des surprises.

Le radiateur
L’homme est sensible aux variations de température, se protéger du froid lui est donc nécessaire

Faire entrer le feu dans l’habitation n’a pas été facile : problèmes de tirage (appel d’air nécessaire pour faire durer le feu), de fumée, d’efficacité.

Il s’agissait d’abord du foyer central dans les premières maisons du néolithique. Le feu était à même le sol ou sur une plaque d’argile ou un lit de galets parfois ceinturé par les mêmes matériaux. La fumée s’échappait par les éléments que formaient le toit : roseaux, paille, etc…

La cheminée n’est apparue que vers le XIème siècle. Utilisée pour évacuer plus sûrement la fumée du foyer, elle s’est ensuite améliorée pour devenir murale, c’est-à-dire adossée à un mur. Elle s’améliora à partir du XVème siècle grâce à la découverte de la fonte : alliage de fer et de carbone. Une plaque de fonte mise près du foyer permet la réverbération de la chaleur mais aussi la forme du conduit de la cheminée se perfectionne.

Le poêle, foyer fermé relié à un conduit qui évacue la fumée, a commencé à remplacer la cheminée murale à partir du XVIIème siècle. Le combustible utilisé était le bois et le charbon. De nos jours on utilise encore le poêle et il se retrouve même dans les cheminées, en effet un insert n’est autre qu’un poêle adapté à la cheminée.

Mais tout ceci ne permettait de chauffer qu’une voire deux pièces de la maison ; le chauffage central permet lui de mettre toutes les pièces d’une maison ou d’un immeuble à une même température.

Le chauffage central ne réapparaîtra qu’au XVIIIème siècle, il s’agit d’abord de calorifère à air chaud : des tuyaux mis dans les murs partant d’un poêle central distribuent l’air chaud. Il n’est cependant pas facile à régler et il y a beaucoup de poussière.
Il deviendra calorifère à vapeur grâce aux travaux de l’Ecossais James Watt (1736-1819) inventeur de la machine à vapeur. La première installation de chauffage central à la vapeur est faite en Angleterre en 1817. C’est à cette époque qu’apparaît le radiateur : dispositif qui reçoit la chaleur et la restitue dans une pièce.

La vapeur sera remplacée par de l’eau chaude ; la première installation de ce type en France sera assurée par l’architecture BONNEMAIN en 1877 au château de Pecq près de Paris. Mais la généralisation de ce système de chauffage central à eau chaude ne se fera qu’après 1930. L’avantage est qu’on dispose, en plus du chauffage, de l’eau chaude pour la cuisine et les sanitaires. Les radiateur faits au départ en fonte,avec une forme d’accordéon posé sur des pieds, sont aujourd’hui aussi en acier ou aluminium et les formes proposées permettent de l’inclure dans n’importe quel décor.
Les combustibles utilisés pour la chaudière sont généralement le mazout (dérivé du pétrole) ou le gaz naturel mais parfois aussi le charbon ou le bois.
Le chauffage central peut être aussi électrique ; là il n’est plus nécessaire d’avoir de l’eau chaude, les radiateurs disposent d’un fil chauffant grâce à l’électricité.

Quelle que soit la technique utilisée, la chaleur est omniprésente dans la maison, elle peut être réglée au degré près,… quel confort…

L’aspirateur
Avant l’apparition de l’aspirateur, on se débarrassait de la poussière comme on pouvait : en secouant ou en battant les tapis, à l’aide de balais traditionnels,etc. voire même d’un balai mécanique à la fin du XIXème siècle qui projetait la poussière dans une boîte à l’arrière. Le nettoyage était laborieux et peu efficace.

Bien que l’invention soit plutôt considérée comme américaine, c’est à un Anglais : Hubert Cecil BOOTH qu’on doit le premier aspirateur électrique en 1901.
L’idée lui serait venue en observant dans une gare londonienne une machine nettoyant les rails en soufflant de l’air, la poussière était ainsi éparpillée plus loin. Il pensa qu’il était préférable d’aspirer cette poussière plutôt que de l’éloigner. Son invention était aussi grosse qu’une locomotive, il fallait plusieurs chevaux pour la déplacer, deux ouvriers pour manipuler les tuyaux et elle faisait un vacarme terrifiant.
Les américains lui donnèrent une taille humaine en 1907. On doit ce progrès à James SPANGLER qui craignait la poussière, il nomme sa machine le balai à succion. Elle est composée d’un moteur électrique couplé à un ventilateur et ce sont des taies d’oreiller qui servent de sacs.
Son balai à succion ne sera commercialisé qu’en quelques exemplaires avant qu’un autre américain William HOOVER , rachète son brevet. Il revoit l’appareil, le rebaptise « aspirateur Hoover » et le commercialise à partir de 1908, il ne pèse alors plus que douze kilos. Hoover saura surtout tirer profit de son produit, avec des méthodes de vente révolutionnaires pour son époque : publicité agressive, essais gratuits, porte-à-porte, etc.

Après 1940, deux types d’aspirateurs se côtoient : aspirateur-traîneau (avec aspiration puissante) et aspirateur-balai (à brosse rotative et aspiration légère).

L’aspirateur gagnera en légèreté grâce notamment à l’utilisation du plastique, en performance aussi. En1993, un Anglais James DYSON conçoit un aspirateur sans sac.

Aujourd’hui les centrales d’aspiration, les aspirateurs robotisés,etc. rendent l’élimination de la poussière de plus en plus facile et rapide.

La radio
La radio, abréviation de radiodiffusion, est la technique qui consiste à émettre des sons à grande distance. Cette technique si courante aujourd’hui est en fait l’invention d’une multitude de personnages qui ont chacun d’eux apporté leur savoir.

La première transmission de son fut réalisée le 2 juin 1896 par Guglielms MARCONI (1874-1937). Elle fut nommée la TSF (Télégraphie Sans Fil). Le premier récepteur fut le poste à galène (la galène, constituant naturel du plomb, est la base de ce petit récepteur radio construit par des amateurs).

Le poste à galène sera remplacé quelques années plus tard par le poste à lampes (la lampe « audion » fut inventée par Lee DE FOREST en 1907), il fonctionne d’abord à l’aide de batteries.

De 1925 à 1930, la radio connaît un nouvel essor : le réseau électrique faisant son apparition, les batteries ne sont plus nécessaires.

En 1933, alors que la radio connaît un triomphe, une loi impose une redevance sur les récepteurs. Pendant la seconde guerre mondiale, les radios privées furent interdites en France, et ce jusqu’en 1982.

L’invention par trois physiciens américains (Bardeen, Battain et Shochley) du transistor à germanium révolutionnera la radio ; les premiers récepteurs à transistor apparaîtront dès 1954.

De 1960 à 1970, avec l’arrivée de la chaine-hifi, les émissions seront stéréphoniques, et pourront ainsi avoir une meilleure qualité sonore.

Puis arriveront le circuit intégré et le micro processeur, miniaturisant encore les postes radio tout en améliorant la qualité d’écoute.

En 1982, le gouvernement Français autorisera à nouveau les radios privées, ce qui accroîtra la diversité des programmes : 1500 radios privées sont ainsi dénombrées en 1994.

Michka blog

http://michka.blog50.com/archive/2006/08/09/les-inventions-du-siecle.html

 

2 pensées sur “Les inventions du siècle…

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    6 novembre 2013 à 23 11 07 110711
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    Chère Carolle Anne Dessureault,

    C’est une article repos. Pas moyen de trouver cause à controverse.

    A+

  • avatar
    10 février 2014 à 9 09 12 02122
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    Ces inventions marquent en effet la valeur de notre évolution,mais dans le monde du design,il existe encore des points très utiles afin de mettre une belle décoration dans ce monde,surtout dans le coin de la cuisine

Commentaires fermés.