ETAT ISLAMIQUE. Tokyo examine une vidéo de décapitation des otages japonais

Japon

 

Un oeil sur… les conflits
Allain Jules :

Etat islamique – Le gouvernement japonais a indiqué vérifier une nouvelle vidéo postée sur Internet annonçant l’exécution d’un des deux ressortissants nippons, otages du groupe Etat islamique (EI).

Des images montrant l’un des otages portant une photo de l’autre otage manifestement tué «ont été postées sur Internet (…), nous rassemblons les informations», a déclaré le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga.

Selon ce document, le second otage aurait été exécuté par ses ravisseurs djihadistes. Cette image «est en cours d’examen, nous devons encore l’analyser», a précisé ensuite le ministre de la Défense, Gen Nakatani.

«Les services de renseignement travaillent à l’authentification de cette vidéo», a renchéri dans un communiqué le porte-parole adjoint du Conseil américain de sécurité nationale (NSC), Patrick Ventrell, en réitérant «le plein soutien des Etats-Unis envers le Japon».

Appel lancé par Abe

Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a lui dénoncé des procédés inadmissibles, à l’issue d’une réunion de crise organisée en urgence. Il a juré de répondre fermement.

«Nous allons continuer de combattre le terrorisme, avec la communauté internationale», a-t-il déclaré, selon les images diffusées à la télévision.

M. Abe a également une nouvelle fois demandé la libération immédiate du ou des otages restants.

L’authenticité du nouveau document combinant photo et message sonore n’est pas établie. Selon plusieurs spécialistes, il présenterait diverses étrangetés (mise en scène inhabituelle, absence de l’emblème du groupe Etat islamique, pas de références religieuses).

200 millions de dollars évoqués

Cette vidéo était par ailleurs contestée sur les réseaux sociaux par des internautes soutenant l’EI.

Ce nouveau développement est intervenu près de 36 heures après l’expiration de l’ultimatum de 72 heures posé mardi dernier par les islamistes de l’EI qui menaçaient d’exécuter les deux Japonais à moins de recevoir une rançon de 200 millions de dollars.

M. Abe avait lui déjà présidé une réunion de crise dans la journée de samedi et téléphoné en fin d’après-midi au roi Abdallah II de Jordanie pour lui demander à nouveau son aide, a souligné un communiqué officiel.

Le gouvernement, qui subit aussi la pression des dirigeants étrangers pour ne rien lâcher, a réaffirmé sa résolution à «ne pas céder aux menaces terroristes», ainsi que son engagement à lutter contre, avec d’autres pays, même si le Japon ne peut donner que des soutiens non militaires à la communauté internationale, du fait de l’interdiction constitutionnelle de passer à l’offensive.

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