Football, stade suprême de l’aliénation planétaire?

Par Mesloub Khider

 

« L’ennui, c’est que nous négligeons le football au profit de l’éducation» Marx Julius Marks, dit Groucho



Le football demeure un sport au rayonnement mondial indiscutable. Preuve nous est administrée actuellement par l’organisation de la coupe du monde en Russie : cette grand-messe planétaire footballistique orchestrée par la multinationale privée la FIFA, les multinationales partenaires de la FIFA et les diverses organisations mafieuses.

De toute évidence, en dépit de sa pollution par la logique capitaliste, le football conserve néanmoins sa dimension populaire. Certes, le football est devenu une véritable entreprise intégrée par le capitalisme, mais il représente toujours pour la majorité des masses populaires un spectacle divertissant. Le football, à l’instar de la religion à qui il ressemble par ses rites sacralisés et sa vocation universelle, est l’objet d’idolâtrie et de dévotion aussi bien par des hordes fanatiques belliqueuses que par des citoyens ordinaires civilisés. Et si, longtemps, il a été pratiqué avec un esprit amateur et ludique dans une ambiance conviviale et fraternelle, ces dernières décennies le football s’est radicalement métamorphosé par sa professionnalisation mercantile outrancière. Devenu football-business, son esprit sportif convivial s’est altéré, érodé. Il n’en demeure pas moins  que les classes populaires continuent à pratiquer le football dans un esprit amateur et cordial loin des attractions vénales.

 

En effet, par la simplicité de ses règles, ce sport attire encore une masse importante d’amateurs, d’autant plus qu’il peut aisément et librement se pratiquer dans la rue, même avec un ballon confectionné avec des moyens de fortune. Surtout, pour des d’enfants en quête de jeux ludiques et éducatifs, il constitue une bonne école de distraction et de formation de l’esprit. Grâce à la fois à son jeu collectif mais aussi à ses foisonnants gestes techniques individuels, notamment les spectaculaires dribbles, le football représente un remarquable outil pédagogique de socialisation dans la joie. Outre la beauté du jeu, le football procure également de très fortes émotions lors des matchs. Le suspens tient en haleine les joueurs et les spectateurs jusqu’à la dernière seconde du match. Le football, c’est l’émotion de l’incertitude et la possibilité de la jouissance.

Historiquement,  le football naît en Angleterre en pleine révolution industrielle et expansion de la classe ouvrière. Au départ, sport populaire amateur sans règles définies, il devient rapidement objet de sollicitudes de la part de la bourgeoisie pour mieux l’encadrer. En effet, au milieu du XIXe siècle, pour discipliner une jeunesse populaire turbulente, la bourgeoisie prend en charge ce nouveau sport désintéressé et bénévole  pour lui insuffler par une codification rigoureuse l’esprit de compétition. En outre, pour mieux inculquer l’esprit de soumission à l’autorité dans les nouvelles manufactures, les patrons imposent aux ouvriers d’intégrer des équipes de football réputées désormais pour leur apprentissage à la discipline.

Néanmoins, les ouvriers sauront avantageusement utiliser ce nouveau sport par la création d’une forte solidarité au sein de l’équipe de quartier, matérialisée notamment  par leurs rencontres dans les pubs, et plus tard dans les stades. Progressivement, le football devient un sport populaire, dans lequel la classe ouvrière se reconnaît. Mais aussi, par la pratique sportive du football,  elle se forge un esprit de lutte et de combativité. Ainsi, grâce au football, les classes populaires, après des journées d’exploitation, trouveront un exutoire pour se divertir. A la même époque, les élites bourgeoises commence à délaisser le football pour s’adonner à l’exercice d’autres sports plus prestigieux (le tennis, le golf).

Au point de vue technique, la codification du football est établie au XIXe siècle. Tout un ensemble de règles encadre désormais ce nouveau sport, notamment la superficie du terrain. Mais, progressivement envahi par la logique capitaliste industrielle, le football va calquer son fonctionnement sur la division du travail en vigueur dans les entreprises. A l’instar de l’atelier de la manufacture, la spécialisation des joueurs et des postes au sein de l’équipe est instaurée. Désormais, l’objectif devient productif : marquer des buts. Le plaisir du jeu cède devant l’angoisse de l’enjeu.

Dans le cadre de la pacification des rapports sociaux, les instances patronales et religieuses s’invitent sur le terrain pour  valoriser amplement le football. Pour amortir la trop forte pression de l’exploitation, les institutions patronales et étatiques incitent (excitent ?) les ouvriers à se défouler frénétiquement sur le terrain de football, pour les détourner du terrain de la contestation sociale. Le football constitue ainsi une extraordinaire soupape de sûreté pour l’ordre établi.

Au cours du XXème siècle, le jeu footballistique  évolue, se perfectionne. D’amateur, il devient professionnel. Le jeu de passe se développe contre la prouesse individuelle. Le football repose désormais sur la coopération et la construction collective du jeu. Les stades deviennent des espaces de sociabilité populaire. Parfois, des espaces d’expression politique. Le football peut même servir d’instrument de revendications politiques, d’affirmation d’identité nationale, de moyen de lutte anticolonialiste.

L’Algérie illustre de manière triomphante cette instrumentalisation politique  du football comme arme héroïque de lutte. Dans sa lutte pour son indépendance, l’Algérie s’appuie entre autres sur le football pour lutter contre le colonialisme. C’est ainsi qu’en 1958, le FLN crée sa propre équipe de football, incarnée notamment par Rachid Mekhloufi. Ces joueurs, dont certains sont sélectionnés en équipe de France, abandonnent leur carrière et leur mode de vie confortable. Ces joueurs populaires montrent que la lutte contre le colonialisme ne peut plus être réduite aux doléances pacifiques politiques et à la marginalité revendicative. La lutte anticolonialiste s’invite sur le terrain du combat révolutionnaire. Elle refuse d’être toujours mise sur la touche. Elle brûle les règles de jeu imposées par l’adversaire pour  chausser les treillis du maquis et enfiler la tenue de combat. Des gradins parlementaires, le combat descend sur le terrain militaire. De défensive, la lutte devient offensive.  Le jeu de plume sémantique cède devant le fusil d’attaque héroïque. Les gardiens de la Révolution n’avaient qu’un but : remporter la victoire.

De même, dans les pays latino-américains, le football a représenté également un moyen de lutte et d’émancipation. Par exemple, au Brésil, à l’origine le football est l’apanage de la bourgeoisie blanche. Progressivement, sans jeu de mots, les afro-brésiliens envahissent le terrain et s’emparent du ballon, pour se transformer grâce au dribble en artistes du football. Avec l’entrée en jeu des afro-brésiliens dans le football, le terrain dès lors devient une scène de spectacle où les plus belles prouesses footballistiques se déploient au grand bonheur des spectateurs ébahis. Contrairement au football européen demeuré encore très rigide (frigide), car il valorise la rigueur et la discipline. De nos jours, les joueurs du monde entier ont adopté la technique de jeu martial européenne. Ils sont devenus les mercenaires des capitalistes en quête d’investissements fructueux. Ils ne mouillent pas seulement le maillot dans le milieu du terrain, mais ils sont aussi mouillés avec le milieu mafieux du football-business international. (Ces millionnaires en crampons se mouillent aussi bien dans les mœurs des affaires que dans les affaires de mœurs -affaires des prostituées-)

Assurément, le Brésil incarne le football créatif.  Et l’Europe personnifie le football normatif. Dans le football de cette dernière, prime le jeu  défensif et discipliné. Le résultat prime sur la qualité du jeu. Tandis que le football brésilien valorise le jeu offensif et créatif.  La gratuité du geste contre l’avidité du gain. Le beau jeu intelligent contre le laid enjeu argent. Deux mentalités sportives radicalement antinomiques.

En tout état de cause, au cours de ces dernières décennies, le football a subi d’énormes transformations. On a assisté à une profonde marchandisation du football, et à une manipulation et récupération politique du football. Plus grave, le football joue un rôle d’exutoire des nationalismes et des guerres. En effet, régulièrement, dans de nombreux pays les matches de football donnent lieu à des explosions de chauvinisme et de xénophobie. Même les États s’y mêlent. Lors des matches impliquant les équipes nationales, responsables politiques et supporters n’hésitent pas en effet à se livrer  à des hystériques surenchères d’expressions ethnico-identitaires, communautaristes, nationalistes, à la limite du racisme. Seul le football est capable de produire ce genre de comportements antisociaux. Ainsi, au nom d’une passion infantile confinant à l’intoxication mentale, le football légitime et banalise ces hystéries chauvinistes et tribales  collectives.

Beaucoup de fanatiques footeux ne jurent que par le football, et n’injurient que pour le football.
Par ailleurs, le football enferme les identités nationales ou régionales dans des identifications mystificatrices (Barcelone, PSG, JSK, MCA, etc.) générant des comportements de rejet et de haine de l’autre,  alimentant des sentiments de vengeance, de revanche (mettre une « raclée », une « déculottée », une « branlée »…).

Plus symptomatique d’une pathologie inhérente au football contemporain, lors des matches internationaux, les supporters sont envahis par des élans irrationnels d’identification mimétique à la mère patrie donnant lieu à des stigmatisations outrancières de l’adversaire, à des slogans racistes doublés souvent d’agressions physiques.

Plus inquiétant encore, il n’y a qu’avec les matches de football où les stades et les alentours font l’objet d’une bunkerisation milataro-policière pour permettre le déroulement « normal » de la rencontre du match sous haute surveillance.  Aucune autre manifestation sportive ou culturelle ne suscite de tels déchaînements de violence.
Pourtant, en dépit de toutes ces mesures sécuritaires, les matches sont fréquemment émaillés de débordements de violences. La caractéristique essentielle de la peste émotionnelle footballistique est son pouvoir de contamination. Rien n’est plus contagieux que la peste. Mus par l’esprit de meute ou de horde les shootés du stade transforment souvent les stades en terrains d’affrontements violents généralisés meurtriers. Il ne faut pas oublier les responsabilités du football-business dans les massacres du Heysel en 1985 et de Sheffield en 1989.

Contrairement à l’opinion communément répandue, de nos jours le football ne constitue pas un vecteur d’intégration sociale, de concorde civile ou d’amitié entre les peuples. Au contraire, la réalité effective des terrains nous prouve qu’il remplit une fonction réactionnaire de dépolitisation, de grégarisation régressive et d’exutoire aux frustrations, de diversion idéologique, de déversoir hystérique.   Par ailleurs, si le  football est producteur de violences sociales, générateur de violences nouvelles,  cela tient aussi à sa structure même : le football est organisé en logique de compétition et d’affrontement; il est fondé sur le principe de rendement, de hiérarchie.

L’apothéose de l’aliénation se vérifie en ces temps de crise économique. En effet, il est pathétique que l’unique sujet de conversation quotidien soit le football.  Et, en matière de commentaires footballistiques, chaque individu rivalise d’ingéniosité pour s’’improviser  expert sportif de comptoir de café ou de boutique de rue. Selon la topique psychique freudienne, on est en pleine régression au stade « baballe ».

Au reste, au-delà de la « fête populaire », le football a toujours été au service des politiques réactionnaires,  de  diversion sociale, de distillation du chauvinisme, d’obscurcissement de la conscience de classe ouvrière. Le football est le seul sport dépourvu d’ « innocence politique ».  Les grandes messes footballistiques ont souvent servi à légitimer diverses dictatures et régimes autoritaires, manipulations politiques.

 

Le plus révoltant à l’occasion de la coupe du monde de Moscou : c’est qu’au moment où tous supporters de la majorité des pays communient joyeusement dans l’extase tonitruante, partout les systèmes des protections sociales  sont pulvérisés en silence. De toute évidence, les classes populaires préfèrent s’emparer des tribunes des stades que d’occuper les terrains centraux politiques. Préfèrent succomber aux « passions vibratoires » et aux « extases » footballistiques que de se passionner pour de vibrantes causes politiques.  Et chaque adepte du foot réclame sa dose d’opium footballistique pour assouvir son addiction loin des tribulations politiques et sociales.

Le paroxysme de l’aliénation se déroule dans les stades.  Faire jouer les spectacles footballistiques par des acteurs mercenaires millionnaires  devant des smicards et des chômeurs constitue en effet l’apothéose de l’aliénation planétaire. Par rapport au néant que les joueurs produisent, on ne peut que s’alarmer sur l’état mental de leurs supporters.

Quoi qu’il en soit, si autrefois le football était un spectacle ludique collectif populaire, depuis plusieurs décennies il est devenu une véritable multinationale capitaliste où les joueurs sont achetés, vendus ou échangés comme des chevaux de course ou des call-girls de luxe. Le football professionnel brille par ses multiples prouesses mafieuses : escroqueries, caisses noires, dessous de table, salaires et primes non déclarés, faux en écriture, détournements, fraudes, truquages, etc. Toutes les valeurs  capitalistes valorisées dans le monde de l’entreprise sont propagées  dans l’univers du football : culte de la performance, dépassement de soi, virilité, force physique, victoire sur l’autre, etc.

 

En outre, le football est devenu un instrument de politique d’encadrement pulsionnel des foules, un moyen de contrôle social, une intoxication idéologique saturant tout l’espace public. Il représente pour les États un  idéal agent de diversion social, une soupape  d’échappement permettant la résorption de l’individu dans la masse moutonnière anonyme, un terrain propice au conformisme des automates. Ces porteurs d’un ballon à la place du crâne  ressemblent  à ces animaux mus par un fonctionnement mimétique, instinctuel.

De nos jours, le football est devenu une véritable machine à décerveler les consciences, une entreprise de massification régressive des émotions, de chloroformisation des esprits, de crétinisation culturelle, de colonisation des conduites par le conformisme grégaire, de fanatisation des masses par les chauvinismes hystériques. Le football sert d’exutoire à ces shootés du stade, toxicos du foot, décérébrés des stades. Le football, comme tous les sports de compétition, stimule l’agressivité, excite les rivalités, intensifie les tensions, attise les haines, exacerbe les conflits, déchaîne les violences, enflamme les foules fanatisées, exalte les chauvinismes, incite aux crimes. Dans le football, les « explosions de bonheur  »  s’apparentent davantage à des décharges pulsionnelles primaires bestiales  qu’à des expressions de sentiments liés à une sociabilité pacifique fondée sur l’amour, l’amitié.

 

Le football est la meilleure école de la guerre : guerres des quartiers, des régions, des nations, guerres des maillots, des sponsors et des télévisions, guerres ethniques, guerres des supporters transformées souvent  en guerres civiles. Le football est un terreau fertile du racisme, de la xénophobie, de l’antisémitisme, de l’exaspération des appartenances  identitaires, de l’exaltation des différences, des crispations communautaristes, des haines amoureusement partagées dans les stades.

Assurément, ces dernières décennies, nous vivons à  l’ère de l’horreur footballistique généralisée : violences, dopage, magouilles, crétinisme des supporters et joueurs, etc. Enfin le football ne recèle aucune créativité artistique. Il est à l’art ce que la nuit est au jour : il n’offre aux yeux aucune lumière esthétique.  La nuit sombre reproduit les mêmes ténébreux aveuglants et angoissants paysages minuscules dépourvus de tout horizon. Le jour au contraire offre au regard un majestueux illimité spectacle de la nature perpétuellement métamorphosée. Chaque matin une nouvelle chorégraphie naturelle ouvre le ballet de la danse du jour.

 

Dans le football, il n’existe aucune créativité. C’est la monotone répétition de l’ancien, la répétition des mêmes gestes techniques, la reproduction des mêmes schémas tactiques acquis au cours des entraînements. L’éternel recommencement du même jeu. On se croirait à l’usine, soumis à la cadence et au chronomètre. De plus, si la chorégraphie sur la pelouse se réduit aux ballets de la violence et des chocs brutaux,  l’œuvre d’art, elle,  au contraire incite à penser, invite à stimuler l’imagination, incline à varier sans fin les œuvres, à bouleverser constamment les règles de la création. Si l’art s’inscrit dans un horizon infini de perspectives où l’imagination prend son envol pour atteindre le firmament de la création, le football, lui, s’exerce aux ras des pâquerettes dans un périmètre restreint où le seul enjeu est de projeter un ballon dans la lucarne.

 

Qui a dit que (seule) la religion est l’opium du peuple ?
Un intellectuel est quelqu’un qui regarde une saucisse et pense à Picasso. [A.P Herbert]
J’ajouterai pour ma part : Un footeux est quelqu’un qui couche avec sa femme et pense à Ronaldo. 

 

Mesloub Khider

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

9 pensées sur “Football, stade suprême de l’aliénation planétaire?

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    13 juillet 2018 à 2 02 53 07537
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    il nous serait possible également d’étendre le sujet sur un plan historique plus large, si les grecs avaient « inventé » les jeux du stade, les olympiades, cela relevait bien d’une philosophie, qui une fois reprise sur la forme et corrompue par l’empire romain, devenaient les « jeux du cirque » , et nous en sommes bien revenus là !
    Sur un plan psychologique, ce processus revient à maintenir le peuple dans un état « préadolescent/adolescent » , l’adulte s’identifiant a son joueur préféré .. tel le bambin des années 60/70 se couvrant de la panoplie de Zorro… nous assistons aujourd’hui au spectacle d’adultes arborant le maillot , le short etc… dans les stades, dans la rue, ou pire assis devant la télévision avec les « copains » sirotant bière sur bière, pour regarder le match ! .. certes un cliché ..mais beaucoup plus répandu qu’on ne le pense.
    Le pire, c’est le mode de recrutement des futurs « dieux du stade » (anal, cf Freud.)
    Nos bambins , dixit un professeur de sport non écervelé, sont recrutés dans les clubs non pas pour leurs qualités techniques, ni l’esprit sport, mais en premier lieu pour leur aptitude a éliminer l’acide lactique rapidement. Car de par la nature de ce type d’exercice physique, et la durée de l’exercice, le corps produit énormément d’acide lactique, provoquant notamment des crampes; on retrouve le méme schéma chez les coureurs a vélo…. la technique du jeu effectivement répétitive, parlons plutôt de stratégie basique et binaire sera apprise beaucoup plus tard.
    S’agit il encore d’un « jeu « , si l’on se permet encore un peu d’étymologie?.. on peu en douter!.. jeu malsain a n’en pas douter!
    S’agit il d’un sport?…. on peut raisonnablement en douter également!…
    Un spectacle de manipulation des masses?…. là nous sommes bien d’accord!

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    13 juillet 2018 à 8 08 47 07477
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    La professionnalisation du sport entraîne ce genre de réactions populaires avec le drapeau national en tête de proue chauviniste . Cela a été de tous temps depuis les jeux d’Athènes et Romains . Alors laissons passer ces moments de spectacles pour idiots sans cervelle qui ne marqueront jamais un but dans leur vie terne et sans espoir . Regarder le foot est très ennuyeux malgré quelques gestes physiques étonnants mais pas à la hauteur d’un gymnaste ou d’un judoka . L’athlétisme m’apparaît mieux comme sport attrayant malgré le dopage , le cyclisme aussi par son étonnante endurance sur des milliers de km malgré aussi le dopage (mais comment faire autrement en chevauchant plusieurs cols à la suite) . Alors l’expression physique d’un danseur est sûrement plus attrayant qu’un footeux pour nous faire apprécier l’expression corporelle comme Fred Astaire ou Gene Kelly sans oublier tous les danseurs et danseuses des cabarets du monde entier . La jeunesse du monde entier doit se ressaisir car elle va devoir prendre ses responsabilités pour éviter des guerres idiotes et des lendemains qui déchantent . Une jeunesse qui aime le foot peut-elle devenir révolutionnaire ? C’est une question politique et morale à creuser dans un examen philosophique pour le bac …. Si oui il y a des raisons d’espérer !!! Mais le doute m’habite …….

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    13 juillet 2018 à 11 11 53 07537
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    @ tous

    Personnellement je suis totalement irrité par cette attitude qui consiste à mépriser d’un même trait et l’aliéner (la victime) et l’une des formes marchandisées de son aliénation.

    Dans cette saloperie de mode de production capitaliste moribond n’existe et ne peut s’épanouir que ce qui est marchandise (pour ramasser le capital à valoriser dans un nouveau cycle de reproduction élargie.

    Le foot n’est pas un sport chers amis – le foot est une machine à fric comme l’escrime (à très petite échelle je le sais) et ainsi de suite y compris pour l’opéra des bourgeois que l’État des riches doit subventionner pour qu’il survive.

    Alors à ceux qui se prétendent PROLÉTARIEN RÉVOLUTIONNAIRE ici sur ce site – SVP n’en jeter plus. Notre classe prolétarienne n’est pas crétine – ni bête – ni imbécile – et je n’accepte pas votre mépris pour ceux qui assurent notre survie sociale.
    ILS sont victimes d’une colossale machine de propagande en cela comme en bien d’autres choses et eux seuls parviendront à s’en émanciper car croyez-moi absolument

    Ce ne sont surtout pas les grands hommes qui forgent le monde et le ont avancé – ce sont les classes sociales révolutionnaires en opposition aux classes sociales réactionnaires – toujours faibles malgré les apparences.

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    14 juillet 2018 à 12 12 59 07597
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    J’ai des frères fous de foot à Marseille mais qui votent FN par rébellion sociale et identitaire malgré mes réflexions politiques qui les désapprouvent ; mais que faire face à cette actualité que le populaire approuve et encourage par ses commentaires sur chaque joueur et entraîneur et en évitant le débat politique sur l’argent du foot et son utilisation politique par les valets électoraux du capitalisme . Le foot est populaire mais est-il capable de transformer une jeunesse en révolutionnaire ? A Paris et ailleurs , par tradition paraît-il dans la nuit du 13 au 14 Juillet , des bandes de jeunes de toutes couleurs ont brûlé des centaines de voitures comme feu d’artifice . Ils brûlent quoi en faisant ça? La bourgeoisie en rigole dans ses quartiers hautement sécurisés … En tant que révolutionnaire j’ai du mépris pour ce genre d’attitude qui laisse le bourgeois tranquille devant son coffre – fort plein à ras bord . Le foot d’aujourd’hui pour la jeunesse dite populaire n’est pas celui des Kopa , Fontaine , Pantoni , Batteux des années 50 … La Télé a tué les sports en en faisant un spectacle marchand avec un nationalisme débridé avec dopage à la clé . Mais faisons du sport quand même pour notre santé comme le remarquable centenaire Robert Marchand (105 cette année) , recordman du monde cycliste des centenaires avec 27 kms dans l’heure , lecteur de l’Huma et adhérent à la CGT , avec aussi l’appui des camarades-copains pour lui payer un appareil contre la surdité . Il est un exemple bien meilleur qu’un international de foot de 25 ans ou plus ….

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      14 juillet 2018 à 13 01 47 07477
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      VOUS DEVRIEZ ÉCOUTER la classe prolétarienne plutôt que de la dénigrer exactement comme le fait la petite-bourgeoisie.

      Votre attitude et celle de la plupart des PCF explique pourquoi le prolétariat s’est totalement détourné – et ce dans tous les pays du monde – de tous ces partis de go-gauche venus leur faire la leçon.

      1) On s’en christ que les ouvriers aiment le foot = ça n’a aucune importance = zéro = nul comme importance
      2) Les travailleurs s’y intéressent et se fichent des critiques car ils savent que ces critiques ne peuvent rien contre le foot rien contre le gouvernement rien contre les riches – rien contre les patrons – que chialer et sans lendemain
      3) Évidemment que le foot n’est pas une école de la révolution – les partis de go-gauche non plus et des millions de choses ne sont pas des écoles de la révolution – et après –
      4) Quand les conditions objectives de la révolution seront à maturité alors les conditions subjectives muriront très rapidement et le foot et le hokey seront loin loin des préoccupations des prolétaires et personne ne sera avisé de les emmerdés avec ces choses sans importance.
      5) C’est la classe qui fera la révolution et pas les prêchis-prêchas petits-bourgeois.

      revenons aux fondamentaux de notre classe et ne nous permettons pas de la sermonner… ce n’est pas la femme l’avenir de l’humanité, c’est la classe prolétarienne

      robert bibeau

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    15 juillet 2018 à 10 10 09 07097
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     » Le football, à l’instar de la religion à qui il ressemble par ses rites sacralisés et sa vocation universelle, est l’objet d’idolâtrie et de dévotion aussi bien par des hordes fanatiques belliqueuses que par des citoyens ordinaires civilisés. » La gauche aimable qui opine sans savoir. Avez-vous connu Eduardo Galeano?

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    15 juillet 2018 à 12 12 12 07127
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    Malgré vos critiques , cher camarade Robert Bibeau, je pense que les classes ouvrières ne sont pas homogènes avec une vision unitaire pour en finir avec le capitalisme , et je le regrette après tant d’années de militantisme . La division des ouvriers est permanente à cause du travail de sape des patrons et de leurs valets politiques de droite et d’extrème-droite sans oublier la social-démocratie. Les communistes se divisent à ce sujet et le foot dit populaire n’a aucune fonction révolutionnaire pour la jeunesse . Mais l’histoire peut , comme vous le dites, accoucher d’une révolution avec des militants déterminés entraînant les ouvriers vers leur libération d’exploités . Mais ensuite il faut éviter les apparatchiks , les bureaucrates , les carriéristes et autres résistants de la dernière heure pour construire la nouvelle société fraternelle du communisme . Et là ce n’est pas jouer d’avance comme certains exemples récents nous l’ont démontré … Mais il faut toujours espérer en l’homme même fou de foot ….

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      15 juillet 2018 à 14 02 31 07317
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      @ camarade Sarton

      Vous me donnez du grain à moudre alors j’y vais

      1) Vous écrivez ceci :  » La division des ouvriers est permanente à cause du travail de sape des patrons et de leurs valets politiques de droite et d’extrème-droite sans oublier la social-démocratie.  » J’ajoute et toute la go-gauche de multiples obédiences plus occupée à se critiquer sectairement et à tenter de recruter pour élargir ses cotes d’écoutes – et qui répand les idées des bobos au lieu de répandre le point de vue prolétarien.

      2) OUI vous avez raison la classe prolétarienne sans pouvoir ni économique – ni politique ni idéologique est extrèmement divisée comme toutes les classes dans la société. Étant matérialiste je sais que ce sont les conditions économiques de pauvreté quand ce système ne saura plus assuré qui vont unifier le prolétariat (pas à propos de balivernes footbolesque de grace SVP) mais autour de luttes fondamentales pour la survie de l’espèce et de la société

      3) Traitons de ce dernier extrait  » comme vous le dites, accoucher d’une révolution avec des militants déterminés entraînant les ouvriers vers leur libération d’exploités . Mais ensuite il faut éviter les apparatchiks , les bureaucrates , les carriéristes et autres résistants de la dernière heure »

      – OUI l’histoire accouchera des conditions objectives d’un changement de mode de production car celui ci fonctionnera de moins en moins MAIS NON pas d’avant-garde – je vous en supplie – qui entraine les ouvriers – les diriges – à bas les partis d’avant-garde qui sont toujours le terreaux de ceux que vous dénoncez apparatchiks – bureaucrates – carriéristes opportunistes – réformistes etc.

      4) Voyez-vous tous ces gens ont pu s’infiltrer et s’établir dans tous les partis = TOUS SANS AUCUNE EXCEPTION = QUE POUR LA SEULE ET UNIQUE RAISON que les conditions objectives – et donc subjectives (celles-ci découlant de celles la) n’étaient nul part sur terre à maturité d’où la RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE IMPOSSIBLE et la place laissé libre à tous les opportunistes-réformistes

      5) La première vraie fois n’est pas encore venue – jusqu’ici nous n’avons connu que des escarmouches – des tests de l’ennemis et des essais et je ne critique personne sauf de tenter de présenter ces essais prématurés pour autre chose que ce qu’elles ont été des essais avortés . Nous devons cette franchise aux jeunes prolétaires.

      Merci camarade

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    16 juillet 2018 à 12 12 06 07067
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    @ l’AUTEUR

    Bonjour,

    Je souhaitais vous faire savoir combien je partage en tous points l’article de Mesloub Khider qui fait plaisir à lire tant la doxia ambiante incite à ne pas émettre de quelconque objections vis à vis de cette compétition affligeante qu’est le mondial de foot.
    J’étais hier soir sans voix et sidérée devant le spectacle navrant de cette population moutonnière et décérébrée , incapable de se mobiliser contre la défense de ses droits ou celle de ce qui reste des droits de l’homme mais toujours enthousiaste à s’autosatisfaire en se targuant de pseudovaleurs guerrières et archaïques.
    Merci à vous pour ce point de vue iconoclaste salutaire.
    Bien cordialement,

    Elina

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