GUERRE EN SYRIE. Aveu du journal Le Monde:L’armée syrienne reprend le contrôle de la ville d’Homs

Les soldats de l'armée syrienne pénètrent dans le quartier de Khaldiyé, à Homs, dimanche 28 juillet.

Cet article pour les abonnés est une daube payante du Monde.fr (2 euros). Lisez la désinformation sur certains points et le sempiternel refus de parler du massacre de Khan al-Assal et du mot terrorisme. Nous vous l’offrons car, si vous allez sur le site, vous verrez l’indication en dessous des extraits de l’article sur Le Monde. On sent que la défaite est cuisante. Allain Jules.

Près de deux mois après la prise de Qoussair, le gouvernement syrien vient d’enregistrer un nouveau succès militaire dans la vaste contre-offensive lancée avec l’aide de ses alliés libanais du Hezbollah. Après un mois de bombardements intenses et de combats de rue, l’armée a repris possession, lundi 29 juillet, du quartier de Khaldiyé, le dernier bastion important de la rébellion à Homs.

Longtemps surnommée la « capitale de la révolution », Homs, troisième ville de Syrie, constitue un verrou essentiel qui contrôle, au centre du pays, les axes nord-sud et est-ouest. En prenant le contrôle définitif d’Homs, le régime syrien rétablit ainsi un axe de communication vital, qui relie la bande côtière, sous son contrôle, et la capitale Damas.

Khaldiyé est l’un des plus grands quartiers d’Homs. L’insurrection en avait pris le contrôle en septembre 2011. Même après l’assaut lancé contre Baba Amro, en février-mars 2012, l’armée syrienne n’avait pas réussi à en expulser les rebelles qui s’y étaient repliés, se fondant dans le dense paysage urbain et passant d’un appartement ou d’un immeuble à l’autre en perçant des trous dans les murs pour se mettre à couvert des tireurs embusqués. L’armée « a écrasé les derniers repaires des terroristes et démantelé des dizaines de charges explosives qu’ils avaient posées dans les maisons et les rues », a indiqué, lundi, l’agence officielle SANA, tandis que la télévision d’Etat promenait ses caméras dans le quartier dévasté et « nettoyé de ses terroristes ». Désormais, la présence rebelle à Homs se limite à quelques poches de résistance symboliques dans le centre historique de la ville.

UN NOUVEAU REVERS POUR LA RÉBELLION, PLUS DIVISÉE QUE JAMAIS

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), un organisme indépendant fondé par Rami Abdel Rahmane et basé en Grande-Bretagne, fait remarquerque « le régime met la main sur un quartier fantôme, sur une terre brûlée, sur des décombres« . Les derniers combats ont été menés par les troupes de choc du mouvement chiite libanais Hezbollah, habituées au corps à corps urbain. Le mausolée et la mosquée de Khaled ibn Al-Walid, un compagnon du prophète Mahomet révéré par les sunnites, ont été gravement endommagés – voire volontairement profanés – lors de cette offensive, ce qui ne manquera pas d’attiser encore un peu plus la dimension confessionnelle du conflit syrien.

Neuf civils dont trois enfants ont été tués lundi soir dans le bombardement d’une mosquée située dans un quartier voisin de Khaldiyé. La plupart des civils sunnites de Khaldiyé ont déserté la zone dès le début de l’offensive. Ils craignent désormais de ne pas être autorisés à revenir dans leurs domiciles et d’être remplacés par des familles alaouites ou chiites, le cadastre d’Homs ayant brûlé dans les combats.

La chute symbolique d’Homs marque un nouveau revers pour la rébellion, plus divisée et atomisée que jamais. Dans tout le nord et l’est du pays, où la rébellion contrôle l’essentiel du territoire, une guerre intestine dévastatrice oppose depuis une semaine l’Etat islamique, la branche irakienne d’Al-Qaida, aux forces kurdes locales pourtant elles aussi hostiles à Bachar Al-Assad, notamment pour le contrôle des postes frontières. Ce conflit, qui a déjà causé quelque 130 morts en une semaine, oblige les formations arabes de la rébellion à se positionner et menace de déchirer la rébellion en deux. Venu à Rakka pour mener une médiation, le père jésuite Paolo D’all Oglio serait retenu depuis lundi par les hommes de l’Etat islamique.

L’insurrection a néanmoins enregistré quelques succès ponctuels dans l’extrême nord, à Alep et dans ses environs, et tout au sud du pays, dans la province de Deraa, grâce à l’accélération des livraisons d’armes saoudiennes.

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