GUERRE EN SYRIE. La fin de l’ASL: les "qui" l’Occident va-t-il (encore) armer contre la Syrie ?

Bachar-al-Assad, le 4 aout 2013, à Damas

Bachar-al-Assad, le 4 aout 2013, à Damas

Tous les apprentis sorciers qui ont trahi leur pays pour une poignée de dollars doivent aujourd’hui comprendre que leur combat ventral -passez-moi l’expression-, fera d’eux des parias, ad vitam aeternam, de la Nation syrienne fière et héroïque face à l’adversité et au complot ourdi par le gang des barbares qui se cachent derrière la démocratie pour duper les nigauds dans le dossier syrien. En effet, après la félonie, place à la couardise. Le drapeau de la forfaiture, ancien drapeau colonial adopté par l’Armée syrienne libre (ASL), ne flotte nulle part en Syrie. Aujourd’hui, il y a trois drapeaux, le national, celui de la République syrienne, l’emblème kurde et enfin le bannière d’al-qaïda.

Les couleurs syriennes flottent sur un corridor allant de la frontière sud avec la Jordanie en passant par la capitale Damas jusqu’à la côte méditerranéenne. Hier, le président syrien Bachar al-Assad a affirmé qu’il reprendra les parcelles de terrain qui sont entre les mains des terroristes et, il en a les moyens :« la crise ne sera résolue que par la «répression du terrorisme avec une main de fer». La partie du territoire syrien qui s’étend sur certains îlots, donc parcellaire d’Idlib et Alep dans le nord, en passant par le long du fleuve de l’Euphrate à la frontière irakienne et la ville de Raqqa, porte le symbole d’Al-Qaïda. Ensuite, niché dans un petit coin de la zone nord-est, la minorité kurde qui combat désormais les terroristes et qui a vu 200 de ses membres enlevés par eux, fait flotter ses couleurs. Ils jouissent par ailleurs, d’une semi-autonomie.

Ces contours donnent une vision d’ensemble de la Syrie actuelle. Les terroristes sunnites ne contrôlent en réalité que certaines régions rurales du nord, alors que le gouvernement contrôle toujours les capitales provinciales, à l’exception de la ville de Raqqa et certaines parties de la ville d’Alep. Par conséquent, tous ceux qui ont cru bon d’écouter le Qatar ou les Etats-Unis, la France ou l’Angleterre voire l’Arabie saoudite, en sont pour leurs frais. La position russe qui n’a pas varié d’un iota, les a tous déstabilisé, et ils ne peuvent que continuer de s’occuper que de leur vie de nabab dans les palaces parisiens, turques et qataris. Personne ne les recevra en Syrie en héros, que Bachar al-Assad soit au pouvoir ou pas.

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Ironie du sort, la violence qui dégénére en une véritable guerre entre les factions armées de l’opposition syrienne rend les choses encore plus compliquées pour eux. Et, avec les derniers progrès de l’armée arabe syrienne, notamment dans le cœur stratégique de Homs, les gentils rebelles de l’Occident demandent aujourd’hui des armes pour combattre tout d’abord les groupes extrémistes disent-ils, avant de se reporter sur les troupes gouvernementales qu’une certaine presse aime à désigner comme les milices pro-Assad. Un contresens historique, une falsification de l’histoire. C’est comme si les djihadistes que l’armée française a combattu et combat au Mali parlaient de milices pro-Hollande.

Après avoir vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, les bourreaux des Syriens se rendent de plus en plus compte que leur logique morbide ne peut pas marcher à tous les coups. Avoir misé sur les bras cassés de l’ASL pour vaincre une armée de professionnels, même en s’appuyant sur les extrémistes wahhabo-takfiristes, c’était mal connaître cette armée constituée en majorité de sunnites, nous ne le dirons jamais assez car, la presse mainstream veut présenter cette conflit comme une guerre confessionnelle. S’il y a vraiment ceux qui mettent ça en avant, ce sont les terroristes, et non l’armée arabe syrienne qui protège tous les  Syriens sans exclusive…

Telle est la réalité sur le territoire syrien. La vérité que n’arrive pas à expliquer les médias dominants qui procèdent par raccourcis pour parler de l’allocution du président al-Assad, hier. Une méthode surranée qui consiste à prendre les passages chocs, sans les dépécer, tout en trappant l’essentiel. Au juste, peut-on nommer un seul acte positif de cette soi-disant opposition ? La désinformation a bon dos…

 

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