Jésus dans le Coran I: la naissance de Îsâ Ibn Maryam

Dans la tradition coranique, Marie accouche du messie Îsâ (Jésus) seule dans le désert, sous un palmier solitaire
Dans la tradition coranique, Marie accouche du messie Îsâ (Jésus) seule dans le désert, sous un palmier solitaire

Et celle qui était restée vierge…
Nous lui avons insufflé de notre Esprit.
Nous avons fait d’elle et de son fils
Un Signe pour les mondes.
(Le Coran, Sourate 21, Les Prophètes, verset 91, traduction D. Masson)

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UN ŒIL SUR LE MONDE MUSULMAN
Paul Laurendeau

Les musulmans surnomment le prophète Îsâ Ibn Maryam (Jésus fils de Marie), le messie. Je vais donc préférer ici ce terme à l’hellénisant christ («oint» en grec) qui n’a pas de statut dans le texte coranique. On reparlera éventuellement de Jésus comme prophète, meneur d’un groupe de disciples et thaumaturge, dans l’Islam. Dans l’esprit de la nativité, je veux me concentrer ici sur la naissance du messie dans le Coran. C’est pas triste et c’est surtout très intriguant.

D’abord vous me bazardez le bœuf, l’âne, les bergers, les rois mages, la crèche et, SURTOUT, Joseph. Car Marie est toute seule ici, et elle est si importante, si centrale, qu’une des sourates du Coran, la XIX, est intitulée Maryam, alors qu’aucune sourate n’est intitulée Îsâ (Jésus). La XIX est d’ailleurs la seule sourate portant comme titre le nom d’une femme et, de fait, qui plus est, Marie est purement et simplement la seule femme nominalement désignée dans le Coran (vous avez bien lu — les autres femmes mentionnées dans le Coran sont des «épouses de…» sans prénom explicité). Tout ici est donc très nettement recentré sur Marie, fille de Imran qui garda sa virginité (Le Coran, Sourate 64, verset 12 — Le Imran en question c’est l’équivalent de Joachim, père de Marie. Le Coran fait remonter leur filiation à Aaron, frère de Moïse). Et d’abord et avant tout, malgré cette solide filiation, Marie s’est volontairement séparée des siens:

Mentionne Marie, dans le Livre.
Elle quitta sa famille.
Et se retira en un lieu vers l’Orient.
Elle plaça un voile entre elle et les siens.

(Le Coran, Sourate 19, Marie, verset 16, traduction D. Masson)

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Pas de famille ni de mari pour Marie. La contradiction évangélique drolatique consistant à assigner une longue filiation à Joseph alors qu’il n’est même pas le père charnel du messie est ici éliminée. Cette filiation disparaît totalement, Joseph inclusivement. De fait c’est sur les particularités de la naissance de Marie, que le Coran se concentre, notamment dans la sourate III qui s’intitule La famille de Imran. Il y a une nette propension à la matrilinéarité dans tout ce dispositif messianique. Mais surtout, et c’est incontournable, Marie est une «fille-mère» de plain pieds, sans situation de couple de façade pour atténuer la bizarrerie de la situation. Elle va en payer le prix.

Deux personnages prennent ici, d’autre part, un relief singulier, ce sont Zacharie et «son épouse» (Élizabeth), parents de Yahya ibn Zakariya (Jean, fils de Zacharie. C’est Jean le Baptiste). De fait, le vieux Zacharie apparaît comme la seule figure masculine humaine dans l’entourage de Marie. Cette dernière, jeune vierge, est servante au temple de Jérusalem, justement sous l’autorité du vieux Zacharie, qui est prêtre au même temple. Des anges viennent au temple annoncer privément à Marie qu’elle va enfanter. Celle-ci demande aux anges comment c’est possible, attendu qu’elle est sans conjoint. Mais lisons plutôt:

Les anges dirent:
«Ô Marie!
Dieu t’annonce
la bonne nouvelle d’un Verbe émanant de lui.
Son nom est: le Messie, Jésus, fils de Marie;
illustre en ce monde et dans la vie future;
il est au nombre de ceux qui sont proches de Dieu.
Dès le berceau,
il parlera aux hommes comme un vieillard;
il sera au nombre des justes».

Elle dit :
«Mon seigneur!
Comment aurai-je un fils?
Nul homme ne m’a jamais touchée».

Il dit :
«Dieu crée ainsi ce qu’il veut:
lorsqu’il a décrété une chose
il lui dit «Sois!»
et elle est».

(Le Coran, Sourate 3, La famille de Imran, versets 45 à 47, traduction D. Masson)

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Les anges expliquent donc que ce qui se prépare c’est un enfantement qui résulte de la seule volonté de dieu qui, lui, fait tout ce qu’il veut, et ça vient de s’éteindre. Comme la vieille Élizabeth tombe aussi enceinte (dans son contexte marital, elle), une analogie s’établit entre le couple crucialement mythique d’Abraham et Sarah (cette dernière étant tombée enceinte d’Isaac à quatre-vingt-dix ans. Abraham est une figure fondatrice en Islam) et le couple de Zacharie et Élizabeth. Dans le cas de la naissance du messie, par contre, c’est au façonnement originel d’Adam par le créateur, que le Coran fera plutôt allusion (Oui, il en est de Jésus comme d’Adam auprès de Dieu: Dieu l’a créé de terre, puis lui a dit «Sois!» et il est. Sourate 3, verset 59). Un écho du miracle marital d’Abraham et de Sarah (dans le cas de l’annonciateur du messie), un écho —bien distinct— du façonnement divin d’Adam (dans le cas du messie), le distinguo s’impose. Et tout ça, c’est pour dire que dieu crée Jésus certes, mais il n’insémine pas Marie.

Comprenons clairement, en effet ici, que cette grossesse de Marie est intégralement virginale, ex nihilo, sans géniteur mâle. C’est un miracle, sans moins, sans plus. Capital: né d’une vierge, comme Adam de la bouette donc, de par la toute simple puissance de dieu sur le monde matériel, Jésus n’est pas le fils de dieu (Le Messie, fils de Marie, n’est qu’un prophète; les prophètes sont passés avant lui. Sourate 5, verset 75). Dieu, être spirituel et irréductiblement unique, n’a pas de fils. Oubliez ça, donc: la trinité (Ceux qui disent: «Dieu est, en vérité, le troisième de trois», sont impies. Sourate 5, verset 73) et la divinité messianique (Ceux qui disent: «Dieu est, en vérité, le Messie, fils de Marie», sont impies. Sourate 5, verset 17). Ce sont là des scories idolâtres et superstitieuses que nos monothéistes carrés, logiques, systématisants et cohérents de musulmans retirent du canon.

Voici donc une des jeunes vierges servantes du temple de Jérusalem qui tombe enceinte. Cela la fout pronto dans la merde. On la prend pour une fille de petite vertu et personne ne veut l’aider ou se compromettre avec elle et ce, même après la naissance de son bébé. C’est ce dernier, miraculeusement disert et verbeux comme un vieux sage dès sa naissance, qui, dans bien des cas, devra tirer sa maman de la merde:

Elle se rendit auprès des siens,
en portant l’enfant.
Ils dirent:
«Ô Marie!
Tu a fais quelque chose de monstrueux!

Ô sœur d’Aaron!
Ton père n’était pas un homme mauvais
et ta mère n’était pas une prostituée».

Elle fit signe au nouveau-né
Et ils dirent alors:
«Comment parlerions-nous
à un petit enfant au berceau?»

Celui-ci dit:
«Je suis en vérité le serviteur de Dieu.
Il m’a donné le Livre;
il a fait de moi un Prophète;
Il m’a béni où que je sois… »

(Le Coran, Sourate 19, Marie, versets 27 à 31, traduction D. Masson)

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Initialement, le drame de Marie, c’est donc le drame de la volonté divine radicale mais ouvertement incomprise et rejetée par les hommes et les femmes de son temps. Le mur d’incompréhension qui attend Jésus, Marie s’y heurte déjà frontalement. La mère du messie aura donc été obligée d’accoucher fin seule, loin de tout ce qui est humain, et dans des douleurs intenses. C’est la fugitive mais magnifique scène du palmier solitaire au désert, un grand classique islamique:

Elle devint enceinte de l’enfant
puis elle se retira avec lui dans un lieu éloigné.

Les douleurs la surprirent
auprès du tronc d’un palmier.

Elle dit:
«Malheur à moi!
Que ne suis-je déjà morte,
totalement oubliée!»

L’enfant qui se trouvait à ses pieds l’appela:
«Ne t’attriste pas!
Ton seigneur a fait jaillir un ruisseau à tes pieds.

Secoue vers toi le tronc du palmier;
Il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres.
Mange, bois et cesse de pleurer… »

(Le Coran, Sourate 19, Marie, versets 22 à 26, traduction D. Masson)

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Ici le babil explicite de Jésus, on sait pas trop d’où il sort mais de nombreux exégètes coraniques disent que le bébé babille déjà, en fait, depuis le sein de la mère. Enfin, quoi qu’il en soi, Jésus, le Verbe [sic], est cohérent dès la nativité et sa cohérence c’est que depuis le début il est miraculé et parle et que ce qu’il exprime formule le message de la volonté divine. Il est assez patent que, comme il le fait dans le cas de tous les prophètes sensibles (Ibrahim, Ismaël, Moussa, Youssouf, etc) et de leur entourage familial ou tribal, la discours narratif coranique désambiguïse et ratiocine ce qu’il concède ou ne concède pas du récit antérieur. Le principe correctif est simple et unitaire: les prophètes (et leurs familles) sont moralement droits, et dieu est omnipotent mais exclusivement spirituel et extrahumain. La virginité de Marie sera donc soigneusement épurée, tant de par l’élimination intégrale de Joseph et de toute son ambivalente affiliation que, surtout, de par la non-paternité divine. Et quand la vertu de Marie sera remise en question, c’est Jésus bébé lui-même qui remettra la pendule des jugements moraux à l’heure, sans ambivalence ni concession. On est déjà dans ce rigorisme hagiographique si typique des textes musulmans. Ici il se déploie, ouvertement argumentatif, en réécrivant, édulcorant et distillant l’eau trouble de la légende. Tout ce qui concerne un prophète (et Îsâ en est un de plain pied, en Islam) se doit d’être moralement sans tache (d’où la lancinante solitude maritale de Marie). Et l’intégrité divine ne se commet pas avec ses créatures (d’où la non-paternité d’Allah et la non-divinité messianique). Une fois ce cadre moraliste et doctrinal posé et postulé, en tant qu’objet curieux, hocus-pocus, miraculeux mais soumis à dieu, Jésus peut faire à peu près n’importe quoi et autre chose, comme parler explicitement bébé et/ou depuis le ventre maternel. Plus tard il sera thaumaturge, magicien et miraculé un peu dans tous les sens, comme dans les évangiles canons ou apocryphes, MAIS cela se manifestera non pas comme indice de sa divinité mais bien de sa soumission comme serviteur et créature de dieu. Sur cette question de la non-filiation divine du messie, la «voix de dieu» coranique ne se gène pas d’ailleurs, quand il le faut, pour tonner, en se faisant pesamment rectificatrice:

Ils ont dit:
«Le Miséricordieux s’est donné un fils!»

Vous avancez là une chose abominable!
Peu s’en faut que les cieux ne se fendent
à cause de cette parole;
que la terre ne s’entrouvre
et que les montagnes ne s’écroulent!

Ils ont attribué un fils au Miséricordieux!
Il ne convient pas au Miséricordieux
de se donner un fils!

Tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre
se présentent au Miséricordieux
comme de simples serviteurs.
Il les a dénombrés;
Il les a bien comptés.

(Le Coran, Sourate 19, Marie, versets 88 à 94, traduction D. Masson)

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On reparlera, à Pâque, de la non-résurrection de Jésus (en Islam). C’est pas triste ça non plus, de fait digne d’un roman policier. En attendant méditons là bien celle là, quand même: Marie comme mère intégralement (miraculeusement) monoparentale, qui donne même —fait hautement inhabituel— son propre nom à son fils (Îsâ Ibn Maryam pas Ibn Youssouf) et qui accouche seule, seule contre tous, cosmos, entrailles, société, au désert, sans support ou encadrement patriarcal aucun (seulement la sollicitude divine, relayée verbalement par son fils naissant, et à laquelle elle s’abandonne sans concession). Dieu n’est pas un homme, pas un conjoint, pas un père, pas un fils. C’est une entité exclusivement spirituelle maximalement désanthropomorphisée et qui ne communique que par l’intermédiaire d’un de ses prophètes.

Une femme est la souche unique, cruciale et exclusive d’un très grand prophète, l’avant-dernier prophète de l’Islam en fait. Il faut dire qu’on l’attendais pas celle là, chez nos soi-disant machos coraniques!

LES COMMENTAIRES POUR CET ARTICLE
SONT ICI FERMÉS (DÉLAIS ÉCHUS).
PRIÈRE DE CONTINUER LA DISCUSSION SUR
LE CARNET D’YSENGRIMUS

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Tiré de l’ouvrage de Paul Laurendeau (2015), L’islam, et nous les athées, ÉLP Éditeur, Montréal, format ePub ou PDF.

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Un oeil sur le monde musulman

Je médite l’Islam parce que ce phénomène historique, intellectuel et émotionnel durable, influençant plus d’un milliard d’humains, compte. Je le fais en athée et en philosophe matérialiste mais avec toute la déférence requise. Je ne suis pas un iconoclaste. Je ne suis pas un hagiographe non plus mais je m’intéresse à cette vision du monde pour ce qu’elle dit de l’humain et de son contexte culturel. Salut, solidarité et respect, dans la différence. - Paul Laurendeau (Ysengrimus)

43 pensées sur “Jésus dans le Coran I: la naissance de Îsâ Ibn Maryam

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    19 décembre 2013 à 11 11 47 124712
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    Quelqu’un prépare une armée de prophètes:

    http://www.bmj.com/content/347/bmj.f7102
    (…)
    « Results 45 women (0.5%) reported at least one virgin pregnancy unrelated to the use of assisted reproductive technology. Although it was rare for dates of sexual initiation and pregnancy consistent with virgin pregnancy to be reported, it was more common among women who signed chastity pledges or whose parents indicated lower levels of communication with their children about sex and birth control. »

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    19 décembre 2013 à 13 01 54 125412
    Permalink

    Bonjour
    Ma réponse est puisée du fascicule 159 de « La Cosmogonie d’Urantia » :
    http://cosmogonie-urantia.pierregirard.org/fascicule_159.htm#2

    L’entretien de Jésus avec Nathanaël au sujet des Écritures sacrées.

    Jésus se rendit ensuite à Abila, où travaillaient Nathanael et ses collaborateurs Nathanael était très ennuyé par certaines déclarations de Jésus qui paraissaient porter atteinte à l’autorité des Écritures hébraïques reconnues. En conséquence, ce soir-là, après la séance habituelle de questions et de réponses, Nathanael emmena Jésus à l’écart et lui demanda: « Maître, as-tu suffisamment confiance en moi pour me faire connaître la vérité sur les Écritures ? J’observe que tu nous enseignes seulement une partie des écrits sacrés — la meilleure d’après moi — et j’en infère que tu rejettes – la doctrine des rabbins enseignant que les paroles de la loi sont les paroles mêmes de Dieu, et qu’elles étaient avec Dieu au ciel même avant l’époque d’Abraham et de Moïse. Quelle est la vérité au sujet des Écritures ? Lorsque Jésus entendit cette question de son disciple déconcerté, il répondit:

    « Nathanael, tu as bien jugé; je ne vois pas les Écritures sous le même jour que les rabbins. Je vais te parler de cette question à condition que tu ne divulgues pas ces choses à tes collègues, car ils ne sont pas tous préparés à recevoir cet enseignement. Les paroles de la loi de Moïse et les leçons des Écritures n’existaient pas avant Abraham. C’est tout récemment que les Écritures on été rassemblées sous la forme où nous les possédons aujourd’hui. Elles contiennent ce qu’il y a de meilleur dans les idées et les désirs ardents du peuple juif, mais aussi nombre d’éléments qui sont loin de représenter le caractère et les enseignements du Père Céleste; c’est pourquoi il me faut choisir, parmi les meilleurs enseignements, les vérités destinées à être glanées pour l’évangile du royaume.

    « Ces écrits sont des oeuvres d’hommes, dont certains étaient saints, et d’autres moins saints. Les enseignements de ce livre représentent les points de vue et l’état des connaissances de l’époque d’où ils tirent leur origine. En tant que révélation de la vérité, on peut davantage se fier aux derniers livres qu’aux premiers. Les Écritures sont erronées, et leur origine est entièrement humaine, mais ne vous y trompez pas, elles constituent le meilleur recueil de sagesse religieuse et de vérités spirituelles que l’on puisse trouver présentement dans le monde ».

    « Beaucoup de ces livres n’ont pas été écrits par les personnes dont ils portent le nom, mais cela n’infirme aucunement les vérités qu’ils contiennent. Si l’histoire de Jonas n’était pas réelle, et même si Jonas n’avait jamais vécu, les profondes vérités de ce récit — l’amour de Dieu pour Ninive et pour les soi-disant païens — n’en seraient pas moins précieuses pour tous ceux qui aiment leurs semblables. Les Écritures sont sacrées parce qu’elles relatent les pensées et les actes d’hommes qui recherchaient Dieu et qui ont laissé dans ces écrits leurs conceptions les plus élevées de la droiture, de la vérité, et de la sainteté. Les Écritures contiennent un grand, un très grand nombre de choses vraies mais, à la lumière de votre présent enseignement, vous savez également que trop souvent elles présentent sous un faux jour le Père céleste, le Dieu aimant que je suis venu révéler à tous les mondes.

    « Nathanael, ne te laisse jamais aller, même un instant, à croire que le Dieu d’amour a ordonné à tes ancêtres de livrer bataille pour massacrer tous leurs ennemis hommes, femmes, et enfants. Ces récits sont des paroles d’hommes, d’hommes dont la sainteté est douteuse; ils ne représentent pas la parole de Dieu. Les Écritures ont toujours reflété et reflèteront toujours le statut intellectuel, moral, et spirituel de leurs auteurs. N’as-tu pas remarqué que les conceptions de Jéhovah croissent en beauté et en gloire dans les écrits de la lignée des prophètes qui s’étend de Samuel à Isaïe? N’oublie pas que les Écritures sont destinées à l’instruction religieuse et à la gouverne spirituelle. Elles ne sont pas l’oeuvre d’historiens ni de philosophes.

    « La chose la plus déplorable n’est pas seulement l’idée erronée que les récits des Écritures sont absolument parfaits et leur enseignement infaillible, mais plutôt la confusion due à leur mauvaise interprétation par les scribes et les pharisiens de Jérusalem, esclaves de la tradition. Dans leur effort résolu pour résister aux nouveaux enseignements de l’évangile du royaume, ceux-ci vont maintenant prôner simultanément la doctrine que les Écritures sont inspirées, et leur fausse interprétation des récits. Nathanael, n’oublie jamais que la révélation de la vérité par le Père ne se limite ni à une génération ni à un peuple. Nombre de personnes qui recherchent sincèrement la vérité ont été troublées et découragées, et continueront de l’être, par la doctrine de la perfection des Écritures .

    « L’autorité de la vérité réside dans l’esprit même qui imprègne ses manifestations vivantes, et non dans les paroles mortels des hommes d’une autre génération, moins éclairés et soi-disant inspirés. Même si les saints de jadis ont vécu des vies inspirées et spirituellement remplies, cela ne signifie pas que leurs paroles aient également été inspirées par l’esprit. Aujourd’hui nous ne consignons rien par écrit des enseignements de l’évangile du royaume, de crainte qu’après mon départ vous ne vous divisiez rapidement en groupes contestant la vérité à cause de la diversité de vos interprétations de mon enseignement. Pour cette génération, il vaut mieux que nous vivions ces vérités en évitant de les enregistrer par écrit ».

    « Prends bien note de mes paroles, Nathanael; rien de ce que la nature humaine a touché ne peut être considéré comme infaillible. Certes, la vérité divine peut briller à travers la pensée des hommes, mais toujours avec une pureté relative et une divinité partielle. Les créatures peuvent ardemment désirer l’infaillibilité, mais seul le Créateur la possède.

    « La plus grande erreur de l’enseignement concernant les Écritures est la doctrine les présentant comme des livres occultes de mystère et de sagesse, dont l’interprétation est réservée à certains sages de la nation. Les révélations de la vérité divine ne sont scellées que par l’ignorance humaine, la bigoterie, et l’intolérance sectaire. La lumière des Écritures n’est affaiblie que par les préjugés et assombrie que par les superstitions. Une fausse peur de la sainteté a empêché le bon sens de sauvegarder la religion. La peur de l’autorité des Écritures saintes du passé empêche efficacement les âmes honnêtes d’aujourd’hui d’accepter la nouvelle lumière de l’évangile — la lumière que, dans une génération précédente, les mêmes hommes connaissant Dieu résistaient si intensément voir briller.

    « Le plus triste de tout cela est le fait que certains éducateurs enseignent la sainteté du traditionalisme tout en connaissant la vérité à son sujet. Ils comprennent plus ou moins complètement les limitations des Écritures , mais sont moralement lâches et intellectuellement malhonnêtes. Ils connaissent la vérité au sujet des écrits sacrés, mais préfèrent laisser le peuple dans l’ignorance de ces faits troublants. Ils pervertissent et déforment les Écritures ; ils en font un guide pour les détails serviles de la vie quotidienne et une autorité sur les questions non spirituelles, au lieu de faire appel aux écrits sacrés en tant que répertoire de la sagesse morale, de l’inspiration religieuse, et de l’enseignement spirituel des hommes qui connaissaient Dieu au cours des générations précédentes ».

    Nathanael fut éclairé — et choqué — par les déclarations du Maître. Dans les profondeurs de son âme, il médita longuement sur cet entretien, mais n’en parla à personne avant l’ascension de Jésus. Même après, il craignit encore de communiquer dans leur plénitude les enseignements du Maître à ce sujet.

    Pour lire la suite allez sur : http://cosmogonie-urantia.pierregirard.org/fascicule_159.htm#2

    Pierre Girard
    Lecteur depuis 1980, concepteur et hébergeur du site Web « La Cosmogonie d’Urantia » selon la 1ere traduction française non révisée de Jacques Weiss.

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      19 décembre 2013 à 14 02 30 123012
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      INTOX-de-choc

      Pas de limite au n’importe quoi cultuel. Vous le confirmez par ce nouvel apport syncrétique…

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      20 décembre 2013 à 0 12 18 121812
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      Personnellement, j’aurais préféré recevoir cet enseignement plutôt que les balivernes, souvent incompréhensibles, culpabilisants, du p’tit catéchisme a apprendre par cœur a coup de claquette en bois sur les jointures, sous l’œil (d’Horus) présenté comme l’œil de Dieu qui voit tout, bien accroché au dessus de la tête de la religieuse enseignante de première année scolaire.

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    19 décembre 2013 à 18 06 00 120012
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    Comme je ne suis pas un intellectuel, ça me donne du recul et d’observer qu’un cerveau instruit, n’est pas forcement intelligent! (Ça n’engage que moi de dire ceci). Cela ne l’empêchera pas d’être un bon jongleur et de séduire son public. La Bible sera lue entre deux hommes. Le premier cherchera la vérité, le second cherchera l’erreur de la vérité. Ces lecteurs s’ajusteront de leur différence. Les intellos feront matière de vérité en romançant leurs sujets. Il faut savoir que légendes et Dieu sont « vérité » (la légende dit que… ou Dieu dit que…) La Bible étant initiée, pour une lecture Divine du passé au présent. Ces deux lecteurs vont témoigner de leur raison. Mr Laurendeau en est un, même s’il revendique son athéisme, sa laïcité et une soit disant tolérance, il défend sa sensibilité avec véhémence. L’autre c’est peut-être moi (vide de contenu cérébral). Je suis un Chrétien, qui pense que Jésus est fils de Dieu. Et que je deviendrais un impie ! Selon les dire du Coran. J’espère que c’est une blague ! Et que peut-on reprocher aux 2000 ans d’histoire du Christianisme ? Certes l’homme qui se revendiquait Chrétien n’était pas forcément parfait (ne dit-on pas que nous sommes pécheurs) Mais malgré cela l’homme a su évolué avec ce fil d’Ariane jusqu’à nos jours. Que l’on soit athée, laïque ou religieux, on vient bien de quelque par. Alors un peu d’humilité! Aujourd’hui on ne pense qu’au fric et à l’injustice, et ils se donnent bonne conscience (hypocrisie), que le responsable serait Jésus, pourquoi pas! Allons-y….
    Malgré nos différences ! Cordialement FC

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      19 décembre 2013 à 18 06 28 122812
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      L’intérêt ici réside dans la confrontation mutuellement corrodante des versions légendaires. Jésus-fiction fils de dieu-fiction ou Îsâ-fiction prophète de dieu-fiction? Faites vos jeux, placez vos jetons.

      Et surtout ici, celui qui arrive après l’autre (ici l’Islam mais c’est quasiment fortuit) houspille: « Dieu, être spirituel peut pas se donner un enfant matériel ». Et l’autre de ne pas se laisser: faire: « Dieu, être omnipotent fait bien ce qu’il veut. C’est toi qui l’a dit ». Et les mystiques ès fiction de se polochonner. Mon mythe est plus fort que ton mythe…

      Je peux pas me priver de ce plaisir. Joie intellectuelle, oui, oui… Mais jubilatoire aussi… surtout…

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        19 décembre 2013 à 18 06 33 123312
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        Oui mais Laurendeau, quand un zigue annonce qu’il y a un film, c’est normal que les spectateurs viennent voir. 😀
        Après, le gérant de la salle voit que les affaires tournent et il jubile, c’est la vieille histoire du négoce. 😀

        Hormis qu’ici vous ne vendez rien, c’est un peu ça le cinéma (et la mystique).

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      19 décembre 2013 à 18 06 36 123612
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      Le Coran dit clairement que quiconque considère que Îsâ (Jésus) est Dieu ou fils de Dieu est un impie qui erre et doit être corrigé.

      Monsieur Laurendeau ne plaisante pas ici. Tout ce qu’il dit est vrai. Irrespectueux, railleur, cynique, incroyant mais vrai.

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        19 décembre 2013 à 20 08 17 121712
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        Qui dit vrai, Paul Laurendeau, ou le Coran ?

        Est-ce que Paul Laurendeau dit vrai parce que vous croyez profondément que le Coran dit vrai ?

        Pour moi, il y a une distinction à faire.

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          19 décembre 2013 à 20 08 19 121912
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          Le Coran.

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            19 décembre 2013 à 22 10 05 120512
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            Et que diriez-vous si vous appreniez que c’est un Paul Laurendeau qui a écrit le coran il y 1500 ans ?

            Il avait un talent génial pour mystifier les choses et c’est pour cela qu’il a été payé.

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            20 décembre 2013 à 5 05 48 124812
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            Après l’écoute du lien soumis par Serge C. à 22h01, lien que je n’avais pas lu avant de faire mon commentaire de 22h05, il ressort que c’est exactement ce qui s’est produit.

            Quand au soufisme, j’ai trouvé ceci :(très peu pour moi, merci)

            http://www.1000questions.net/fr/religions/religions3.html

            A-« L’importance de cet Islam secret n’en est pas moins remarquable. Historiquement, il a joué un rôle de premier plan dans la naissance des déviations du chiisme que sont l’Ismaëlisme et la religion druze. En littérature, il a profondément inspiré certaines des oeuvres arabo-persanes les plus remarquables comme les Contes des Mille et Une Nuits ou le poème d’amour deLeyla et Majnoun.

            « C’est cependant par sa spiritualité que le soufisme est le plus original. Dans la conception soufie, l’approche de Dieu s’effectue par degrés. Il faut d’abord respecter la loi du Coran, mais ce n’est qu’un préalable qui ne permet pas de comprendre la nature du monde. Les rites sont inefficaces si l’on ignore leur sens caché. Seule une initiation permet de pénétrer derrière l’apparence des choses. L’homme, par exemple, est un microcosme, c’est-à-dire un monde en réduction, où l’on trouve l’image de l’univers, le macrocosme. Il est donc naturel qu’en approfondissant la connaissance de l’homme, on arrive à une perception du monde qui est déjà une approche de Dieu.

            « Selon les soufis, toute existence procède de Dieu et Dieu seul est réel. Le monde créé n’est que le reflet du divin,  » l’univers est l’Ombre de l’Absolu « . percevoir Dieu derrière l’écran des choses implique la pureté de l’âme. Seul un effort de renoncement au monde permet de s’élancer vers Dieu:
             » l’homme est un miroir qui, une fois poli, réfléchit Dieu « .

            « Le Dieu que découvrent les soufis est un Dieu d’amour et on accède à Lui par l’Amour :  » qui connaît Dieu, L’aime ; qui connaît le monde y renonce « .  » Si tu veux être libre, sois captif de l’Amour.  »
            Michel Malherbes, Les Religions de l’Humanité, pages 192-194 Ed. Critérion

            B-Soufisme, Mystique et Esotérisme.

            « Comme l’indique Michel Malherbes dans l’article précédent , le Soufisme recouvre des réalités très différentes dans l’Islam. En quelques mots nous voudrions proposer une réflexion pour distinguer  » mystique  » et  » ésotérisme « .

            « La  » mystique  » au sens propre consiste à vivre le plus possible uni à Dieu. Par exemple Marie de l’incarnation, une religieuse française du XVIIeme qui avait été mariée, mère de famille et veuve , qui avait dirigé une entreprise de transport avant d’entrer chez les sœurs Ursulines, fut envoyée au Canada où elle construisit un collège pour jeunes filles françaises et indiennes. Elle était tout le temps en union à Dieu que ce soit chez le notaire pour signer les actes ou avec les entrepreneurs pour suivre la construction. Et même lorsqu’un hiver le bâtiment prit feu, et qu’on ne pouvait éteindre l’incendie parce qu’il faisait moins vingt degrés et que l’eau était gelée, Marie de l’Incarnation tomba à genoux dans la neige et loua Dieu. Cette façon de tout vivre en union avec Dieu dans la vie quotidienne, que l’on soit religieux ou laïc, c’est la vie mystique. On vit d’une certaine façon caché en Dieu, on est déjà entré dans le mystère sans fin de la vie éternelle, la vie avec Dieu.(…)

            « Ainsi comprise, la vie mystique est ouverte à tous, il s’agit de laisser Dieu, par amour, vivre en nous. Comme dit saint Paul, ce n’est plus moi qui vit, mais c’est le Christ qui vit en moi. La mystique n’est pas une disparition de la personne qui garde son caractère, son histoire, son génie même, et tout ce qui fait qu’elle est unique et lui permet d’être aimée.

            « Toutes les religions proposent elles une mystique ? A l’évidence seulement celles qui ont rencontré Dieu comme personne et donateur de vie. Dans ce sens il n’est pas impossible à des Musulmans de vivre la mystique, Soufistes ou non. Il est certain que le Soufisme met l’accent sur cette union à Dieu. Mais est ce toujours dans des conditions dignes de Dieu et de l’homme ?

            « C’est ici qu’il est nécessaire de voir la distinction radicale entre  » mystique  » et  » ésotérisme « . Car l’Esotérisme tourne véritablement le dos à la Mystique. Alors que la mystique est accueil de Dieu, de sa révélation et de son amour, l’ésotérisme prétend donner le pouvoir d’acquérir Dieu, voire de devenir Dieu en franchissant par ses propres efforts des degrés de  » connaissance  » réservés à des  » initiés  » qui se réservent ces pouvoirs.

            « L’Esotérisme c’est la volonté de puissance spirituelle par l’accession à des  » secrets  » ou des techniques . Loin de libérer l’homme ces secrets et ces techniques fabriquent un spiritualisme artificiel dans lequel le  » connaissant  » s’enferme. L’illusion de  » connaître  » empêche d’entendre Dieu qui se révèle en parlant à qui est assez humble pour désirer le connaître tel qu’il se dit. Ainsi certains s’enferment dans un théorie numérologique, d’autres dans les différents tiroirs d’une caractériologie déterministe, d’autres encore dans des rubriques d’horoscopes, d’autres dans des techniques de méditation .

            « Le vrai Dieu c’est celui qui rend libre et qui propose son amitié à tout homme, non à quelques initiés :  » Il s’attache à moi et moi je le rend libre , il m’appelle et moi je lui réponds « (Psaume 91,versets 14 et 15). Ce Dieu là est entré dans l’histoire des hommes par la porte des humbles, en se faisant petit enfant , à Bethléem il y a deux mille ans. »

            Hervé Marie Catta

            @ Laurendeau,
            Peut être pour la littérature, mais pas dans le mysticisme ou l’ésotérisme.

        • avatar
          20 décembre 2013 à 5 05 54 125412
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          Celle-là était bien balancée, Carolle-Anne.
          J’ai beaucoup ri ! 😀

  • avatar
    19 décembre 2013 à 22 10 01 120112
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    Si vous voulez écouter quelque chose d’un peu sérieux sur le Coran, je vous invite à regarder l’entrevue de M. Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh.

    M. Aldeep été le responsable du droit arabe et musulman à l’Institut suisse de droit comparé de 1980 à 2009. Il dirige maintenant le Centre de droit arabe et musulman et il enseigne dans différentes universités en Suisse, en France et en Italie.

    Ce Palestinien, «chrétien», ayant maintenant la citoyenneté Suisse est né le 5 septembre 1949 à Zababdeh, près de Jénin en Cis-Jordanie.

    En tant que juriste il a rédigé de nombreux articles et ouvrages sur le droit arabe et musulman.

    L’entrevue est d’un grand intérêt suite à ce texte de M. Laurendeau.
    M. Aldeep que l’on peut considérer comme un spécialiste du coran a publié en 2008 une traduction française du coran.
    Son coran traduit offre non seulement la version française, mais présente la version originale en arabe pour que les arabophones puissent juger de la qualité ou de la pertinence ou précision de la traduction française.

    Trop souvent les nuances des textes se perdent ou se modifient en passant d’une langue à l’autre.

    Chaque langue reflète profondément les cultures et parfois certaines notions et même certains mots ou termes n’existent tout simplement pas d’un langage à l’autre.
    Faire une traduction vraiment fidèle est un défi.
    Un défi que semble avoir bien relevé, M Aldeep.

    M. Aldeep travaille présentement à la traduction du coran en italien et en anglais.

    En plus de traduire les sourates, M. Aldeep a mis les sourates en ordre chronologique. Cet ordre est essentiel pour comprendre l’évolution du coran lors de sa rédaction faite (révélée) sur une période de 23 ans, de 610 à 632 (après JC), lors de la mort de Mahomet.

    M. Aldeep nous trace de façon captivante les grandes périodes de sa rédaction.

    Je vous encourage fortement à écouter cette entrevue vraiment intéressante si vous vous intéressez au coran.

    http://www.youtube.com/watch?v=9MO-6eshm7A

    Salutations,

    Serge Charbonneau
    Québec

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      20 décembre 2013 à 6 06 38 123812
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      Moi je travaille avec la traduction de madame Denise Masson (1901-1994), solide islamoloque du siècle dernier. C’est l’œuvre d’une vie et c’est magnifiquement documenté et édité. C’est la version boutique classique du Coran chez Gallimard. L’exemple cardinal (et sans effets de modes, de tiraillages politiciens ou de relations publiques) du regard occidental respectueux porté sur le livre saint de l’Islam…

      Profitons-en pour rappeler un vieux principe de traduction: traduisez toujours en direction de votre langue première…

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    19 décembre 2013 à 23 11 15 121512
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    @ Gaiagenaire

    Je dirais que ça explique pourquoi le soufisme a été censuré… :-)… Votre nouvel avatar annonce la couleur. Non, la nuit, tous les chats ne sont pas gris !

    Amicalement

    Pierre JC

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    20 décembre 2013 à 5 05 56 125612
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    J’attends le prochain article de Paul Laurendeau sur les horaires des chemins de fer et leur influence pareille au Coran.

    Y a beaucoup à dire m’a dit le chef de gare Monsieur Marcel Dieu… 😀

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    20 décembre 2013 à 6 06 50 125012
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    de :Hervé Marie Catta ; par (Le Gaïagénaire) Il est dit:
    « C’est ici qu’il est nécessaire de voir la distinction radicale entre » mystique » et » ésotérisme « . Car l’Ésotérisme tourne véritablement le dos à la Mystique. Alors que la mystique est accueil de Dieu, de sa révélation et de son amour, l’ésotérisme prétend donner le pouvoir d’acquérir Dieu, voire de devenir Dieu en franchissant par ses propres efforts des degrés de » connaissance » réservés à des » initiés » qui se réservent ces pouvoirs.

    C’est vraiment la charnière qui anime notre monde!
    le mystique sera humble, face à ce vide sans dimension. Pour moi la mémoire de la vie sur terre se trouve dans la particule du vide, qui émane du cœur de notre étoile. La terre n’est qu’une page d’écriture. Et l’ancre nous sommes! Jésus « matériel pour certain) » il en demeure pas moins, qui parle du vide c’est-à-dire, de la maison de Dieu son Père et le notre aussi. Nous habitons dans le vide. Jésus que l’on a pensé, nous aide à marcher.
    L’ésotérisme c’est la matière qui parle au nom de Dieu jusqu’à porté de vue. l’instruction et le savoir seront des handicapes sérieux. Si ils ne sont pas humble!
    Cordialement FC

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      20 décembre 2013 à 7 07 16 121612
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      C’est bien toujours la croyance de l’autre qui est nulle et la « mienne » (la tienne) qui est la bonne. Classique, en effet…

      • avatar
        20 décembre 2013 à 10 10 26 122612
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        Force est de constater que la croyance limite la raison.
        Croire est l’antithèse du raisonnement.

        La religion est le carrefour de l’ignorance.

        On utilise la religion pour manipuler les foules.
        On cherche, au niveau mondial, à rehausser l’ingérence religieuse dans les affaires politiques des États.

        Pour exemple en Espagne:
        «Révision de la loi sur l’avortement».
        Ce qui devrait arriver ici aussi un jour si on maintient le gouvernement pro-religion de Harper au pouvoir.

        http://www.lapresse.ca/international/europe/201312/19/01-4722721-espagne-revision-de-la-loi-sur-lavortement.php

        On utilise aussi, au niveau mondial, la religion pour diviser les populations.
        On préfère que les gens s’identifient comme étant des catholiques, des juifs, des musulmans, des indous, des sikhs, des coptes, des sunnites, des chiites, des alaouites, etc. plutôt que Syriens, des Égyptiens, des Libyens, des Irakiens, des Libanais, des Québécois, des Français, etc.

        Les populations unies sont une des pires menaces pour ceux qui règnent en divisant.
        La religion est un outil politique depuis toujours et cet outil est depuis une décennie en restauration constante.

        La croyance est la bouée de sauvetage des désespérées et le désespoir engendré par ce fossé entre les extrêmement riches et les honteusement pauvres est en croissance. Cela ouvre grand la porte aux manipulateurs politico-religieux.

        Eh oui, comme vous dites pseudonyme gudule: «C’est bien toujours la croyance de l’autre qui est nulle et la « mienne » (la tienne) qui est la bonne. Classique, en effet… »
        Le débat est alors totalement impossible et baigne dans l’irrationalité la plus complète. La croyance est une membrane étanche à la raison.
        Et la croyance est maintenant une chose que nous devons religieusement respecter quitte à faire reculer notre société au Moyen Âge.

        Salutations,

        Serge Charbonneau
        Québec

        • avatar
          20 décembre 2013 à 10 10 47 124712
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          Je seconde.

          • avatar
            20 décembre 2013 à 12 12 23 122312
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            « L’esprit est un nom collectif pour les phénomènes mentaux, comme la matière est un nom collectif pour les phénomènes matériels, et les deux ensembles sous la figure de l’idée et le nom des phénomènes de Nature ».15 ; Joseph Dietzgen

          • avatar
            20 décembre 2013 à 13 01 52 125212
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            @Le Gaïagénaire: C’est vrai !

            je réponds;
            Une citation ; La vie est au clair-obscur, c’est-à-dire entre le vide et la matière. Il faut savoir que le matière est issue du vide et non du contraire.
            Le vide c’est l’esprit et la matière c’est nous et autre nature…
            cordialement FC

    • avatar
      20 décembre 2013 à 11 11 13 121312
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      @ fourny,

      Dieu est matière et esprit, donc je suis d’accord, mais c’est bien nous cela. Pour vous le vide sidéral c’est l’esprit, pour moi l’égrégore.

      Ce que vous dites plus bas:
      « Pour moi la mémoire de la vie sur terre se trouve dans la particule du vide, qui émane du cœur de notre étoile. La terre n’est qu’une page d’écriture. Et l’ancre nous sommes! Jésus « matériel pour certain) » il en demeure pas moins, qui parle du vide c’est-à-dire, de la maison de Dieu son Père et le notre aussi. Nous habitons dans le vide. Jésus que l’on a pensé, nous aide à marcher.

      « L’ésotérisme c’est la matière qui parle au nom de Dieu jusqu’à porté de vue. l’instruction et le savoir seront des handicapes sérieux. Si ils ne sont pas humble! »
      Cordialement FC

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    20 décembre 2013 à 12 12 00 120012
    Permalink

    « Elle plaça un voile entre elle est les siens. »

    Tiens le voilà le fameux voile dans le Coran. Un rideau, effectivement, comme vous nous l’aviez justement dit.

  • avatar
    20 décembre 2013 à 12 12 09 120912
    Permalink

    @ Serge Charbonneau: vous dîtes :
    « On utilise aussi, au niveau mondial, la religion pour diviser les populations ».
    —-De qui parlez-vous, par « on » ?
    Il me semble connaitre déjà votre réponse !

    Cordialement CF

    • avatar
      20 décembre 2013 à 14 02 02 120212
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      Quelle est donc ma réponse que vous connaissez ?

      Serge Charbonneau
      Québec

  • avatar
    20 décembre 2013 à 14 02 36 123612
    Permalink

    La, la la, la l’èèèè…..re !

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    21 décembre 2013 à 7 07 30 123012
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    Mr Laurendeau,

    Vous parlez de choses saintes sur un ton de moquerie. Vous raillez l’Islam.

    • avatar
      21 décembre 2013 à 7 07 41 124112
      Permalink

      Youssouf,

      Vous voulez que les occidentaux, qui sont incroyants, cyniques et bien blasés des salades des cultes, s’intéressent à l’Islam? Approchez et prenez… Je présente l’Islam respectueusement, sur le ton qui est le mien. Simplement, je ne partage pas ses postulats, ne crois ni en Allah ni au fait que le Coran est sa parole écrite dans se langue. Cela ne minimise pas l’importance de votre culture et de ses mythes… tant et tant que vous ne pouvez plus échapper à la lecture athée et rationaliste qui en est faite ici. Alors cessez de jouer les victimes. Quand une culture influence, eh ben, elle attire éventuellement l’attention de ceux qui ne s’y soumettrons jamais mais s’inspireront quand même de son rayonnement, de sa portée intellectuelle et pratique, et voudront mieux la connaitre et la faire connaitre pour mieux vous comprendre vous, Youssouf. C’est ce qui se joue ici et il va falloir que vous assumiez… Point carré.

  • avatar
    21 décembre 2013 à 17 05 35 123512
    Permalink

    « L’intérêt ici réside dans la confrontation mutuellement corrodante des versions légendaires. Jésus-fiction fils de dieu-fiction ou Îsâ-fiction prophète de dieu-fiction? Faites vos jeux, placez vos jetons. « 

    Vous jouissez de voir deux grandes religions exposées au risque de s’entre-détruire.

    • avatar
      21 décembre 2013 à 17 05 39 123912
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      Alors là, totalement.

      Mais, aussi, je trouve à la fois utile pour l’athéisme et intellectuellement intéressante en soi cette confrontation des mythes. C’est hautement révélateur sur ce que les discours, propagandistes ou autre, font avec les légendaires qu’ils infléchissent.

      • avatar
        23 décembre 2013 à 6 06 18 121812
        Permalink

        Mais c’est irrespectueux de ma culture.

        • avatar
          25 décembre 2013 à 15 03 48 124812
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          Idéalement, elles s’autodétruiraient, le monde n’en serais que mieux.

  • avatar
    23 décembre 2013 à 7 07 14 121412
    Permalink

    Ce serait quoi respecter ta culture? Tout bouffer? S’islamiser? Mise pas sur ça, ça arrivera pas ici. Ici on t’ignore pas et on parle pas de toi avec des préjugés ou de la haine. On te décrit nettement, bon, avec tes défauts aussi, tes limites. S’il y a une chose fausse dans cet article, il faut nous le dire au lieu de te lamenter at large.

    Il croit pas en Dieu, so what? On est pas dans un monastère…

  • avatar
    23 décembre 2013 à 11 11 01 120112
    Permalink

    @ Tous,

    http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/ESRA/noosphere.html

    Ce lien afin de faire voir et comprendre la Tour de Babelle que constitue ceux qui s’expriment à partir de leur hémisphère gauche, ceux à partir de leur hémisphère droit et finalement ceux dont le fonctionnement des hémisphères est intégré harmonieusement.

    La Noosphère, l’égrégore, l’inconscient collectif, le vide sont des synonymes.

    Enfin, la lumière augmentera de plus en plus parce que nous venons de franchir le solstice d’hiver.

    • avatar
      23 décembre 2013 à 11 11 21 122112
      Permalink

      Flyé en criffe!

    • avatar
      25 décembre 2013 à 10 10 52 125212
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      Il faut que vous soyez un peu misogyne pour écrire Babel au féminin 🙂
      Que vos mitochondries vous gardent et vous protègent… Joyeux Noel.

      Pierre JC

      • avatar
        25 décembre 2013 à 12 12 16 121612
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        Elles sont toutes féminines, mes mitochondries, et des fois elles s’expriment au féminin.

        Cela fait de moi un incompris, pas un « méchant ».

        Joyeux Noël.

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    24 décembre 2013 à 9 09 05 120512
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    Ceci est vraiment un très très beau cadeau de Noël. La civilisation musulmane m’émeut toujours beaucoup.

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    25 décembre 2013 à 16 04 11 121112
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    Platitudes. Parlez nous donc de valeurs humaines basées sur la Vie, dépouillées de Ddieux, Anges et Démons et autres personnages fictifs.

    Il serait temps que l’Humanitée sorte de la pensée magique de la petite enfance et devienne, au moin, pré-pubère dans ces croyances.

    Balivernes, tout juste bon a nourrir l’ignorance et la peur, et a exercer le controle sur des masses, quitte a leur couper les mains et les étêter afin de les obliger a ce conformer aux dictats de gens imbus de pouvoirs.

    De la bull-shit et rien d’autre.

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