Le mépris meurtrier de Lénine pour la paysannerie

Source : https://reporterre.net/Le-mepris-meurtrier-de-Lenine-pour-la-paysannerie

(Les7duquebec reproduise cet article sur le volume de Madame de Crisenoy à titre d’information afin de stimuler le débat autour de l’étude de la Révolution russe de 1917, (2017 – année du centenaire – de cette grande  révolution sociale) qui a marqué le XXe  siècle. Mais voici d’abord nos commentaires relativement à cet événement historique  Lénine – les bolchéviques – et la paysannerie russe

1) Lénine se méfiait avec raison des  moujiks, de la paysannerie russe, qui  est une classe  inféodée – exploitée sous le mode de production féodal – précapitaliste.  2) Lénine savait que la paysannerie ne pouvait être le pivot – la  force motrice d’une  révolution PROLÉTARIENNE, anticapitaliste et antibourgeoise, antipropriété privée des moyens de production.

3) La paysannerie rêve de devenir propriétaire de ses moyens de production (terre-eau-semence-instruments agricole et bétails).  Par essence la paysannerie tend vers la propriété privée – individuelle, vers le mode de production capitaliste-bourgeois, qui en retour, nous en convenons, le dépouillera de ses propriétés, de ses moyens de production et fera du paysan un prolétaire urbain misérable et aliéné. 4) Lénine avait compris tout cela et ce fut son grand mérite.

5) Mais Lénine fut pris au piège de son génie tactique, car ne disposant pas – ne dirigeant pas  –  d’une multitude de prolétaires russes  pour  mener une révolution PROLÉTARIENNE ANTICAPITALISTE et ANTIBOURGEOISE  (classe embryonnaire en Russie tsariste féodale et capitaliste marchande à peine industrialisée) il poursuivit la chimère d’une révolution prolétarienne sans prolétariat.   

6) Lénine imagina donc un parti politique “révolutionnaire » regroupant le peu de réels prolétaires  que  comptait alors la Russie. Ce parti organisé comme une armée secrète – sous discipline militaire chargée d’encadrer les forces de classe  disponibles en Russie  a  cette époque, soient des millions de paysans-moujiks, en lutte à la fois contre l’aristocratie féodale, contre la bourgeoisie encore mal assurée et contre les contingents de moujiks  – paysans récalcitrants et ayant une sainte frayeur de ces bolchéviques  qui menacaient  de NATIONALISER – d’étatiser la  terre – les moyens de production agraires – le sang et l’âme de la paysannerie… 

7) Ne jamais oublier que pour  le paysan russe le mot « État » signifiait le Tsar de toutes les Russies, l’aristocratie et les princes propriétaires fonciers honnis.

8) Ainsi, Lénine – génial – a fait un compromis et promis LA TERRE À CEUX QUI LA TRAVAILLENT. La parcellisation des terres  entraina les famines et obligea l’ÉTAT soviétique capitaliste à renier sa promesse et à collectiviser les moyens de production agraire afin de nourrir les populations que Staline et les bolchéviques du Parti militaire dirigeaient vers les villes afin de les prolétariser et de construire l’industrie lourde et légère. On ne saute pas par-dessus un mode de production. L’évolution requérait que la Russie – URSS – passe par le mode de production capitaliste avant d’espérer accéder au mode de production prolétarienne communiste.

9) Bref,  Lénine  dirigea  une  révolution  bourgeoise  embrigadant  et encadrant des millions de paysans – sous la  botte de prolétaires  (peu nombreux), enrégimentés dans un parti militarisé combattant  des paysans récalcitrants – des  aristocrates désespérés – des bourgeois émergents qui furent tous vaincus ce qui permit  au petit parti bolchévique d’édifier le mode de production capitaliste – rebaptisée « socialiste » sur les épaules de l’immense  paysannerie russe prolétarisée (comme dans les autres pays capitalistes). 

10)  Ni Lénine, ni Staline, ni les bolchéviques ne trahirent une révolution prolétarienne qui n’a jamais eu lieu. Une révolution prolétarienne nécessite des centaines de millions de prolétaires modernes mécanisés – robotisés – numérisés aux capacités productives immensément plus développées que la Russie tsariste pouvait en disposer en 1917.

11) UNE  RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE est aujourd’hui envisageable en Amérique, en Europe et en  Océanie. Ces trois  continents sont prêts, mais pas encore la Chine ni l’Inde en « take of émergent» capitaliste. Une troisième guerre mondiale sera nécessaire avant que cette première Révolution prolétarienne mondiale ne soit enclenchée. 

ROBERT BIBEAU  HTTP://WWW.LES7DUQUEBEC.COM)

 

********** La présentation du volume de Chantal de Crisenoy **********

 

Dans son livre « Lénine face aux moujiks », l’historienne Chantal de Crisenoy dresse le portrait accablant de Lénine et de ses amis, des intellectuels ne connaissant rien aux campagnes. En combattant les paysans, adversaires de la classe ouvrière, ils auront provoqué la mort de 7,5 millions de Russes entre 1918 et 1920.

En cette année de célébration du centenaire de la révolution russe d’octobre 1917, qui voit surgir les livres comme primevères au printemps [1], la jeune maison d’édition La Lenteur, au catalogue hétéroclite qui va de Lewis Mumford à Pasolini, a la bonne idée de rééditer une version abrégée et révisée de la thèse de l’historienne Chantal de Crisenoy, Lénine face aux moujiks.

C’est un travail déjà ancien. Le Seuil l’avait publié il y a près de quarante ans dans la collection L’Univers historique. Pourquoi le ressortir aujourd’hui alors que l’effondrement de l’Union soviétique et l’ouverture des archives ont permis de renouveler des pans entiers de l’histoire de cette période ? Pour couper l’herbe sous les pieds des thuriféraires éventuels de Lénine et s’opposer à une tentative de réhabilitation, répond l’éditeur. « Lénine face aux moujiks, explique-t-il, a été écrit à une époque où Lénine constituait une référence pour de nombreux groupes et partis qui se revendiquaient révolutionnaires ; à un moment, donc, où l’interprétation de sa théorie et de sa pratique constituait un enjeu politique important […]. Ces débats semblent désormais bien éloignés [mais] cet ouvrage fournira, sur un point précis et bien documenté, un bon antidote à une éventuelle résurgence nostalgique. »

« La paysannerie est incapable d’initiative, elle doit être guidée par le prolétariat »

Le fait est que le travail de Chantal de Crisenoy est accablant pour Lénine et ses amis. Plongeant dans les textes rédigés par eux dix ou quinze ans avant la Révolution de 1917, elle dresse le tableau d’intellectuels résidant en ville et connaissant très mal la paysannerie russe, son histoire, son mode d’organisation sociale (où la communauté prime), et donc lui assignant un rôle mineur dans la Russie révolutionnaire à venir. Pour le mouvement marxiste, fait valoir l’auteur, « la paysannerie est incapable d’initiative, elle doit être guidée par le prolétariat sauf à tomber sous l’influence de la bourgeoisie ». Lénine écrit que « les tentatives d’unifier paysans et ouvriers en un parti unique […] sont extrêmement nocives et dangereuses pour la liberté russe, parce que rien ne peut sortir de telles tentatives, si ce n’est des désillusions, la perte de forces, l’obscurcissement de la conscience ».

Cette méconnaissance est largement partagée au sein du mouvement bolchévique. Le monde des paysans est laissé en déshérence. Lorsqu’éclate la Révolution de 1917, il existe quatre cellules bolchéviques paysannes en tout et pour tout. Et même si le chiffre grimpe à deux cents au lendemain d’Octobre, il reste dérisoire à l’échelle du pays (d’autant que les membres des cellules accueillent le plus souvent des fonctionnaires ruraux).

Des paysans russes, vers 1918.

 

De cette ignorance va surgir le drame. Incapable de se faire un allié des millions de moujiks (qui avaient pourtant pris fait et cause en faveur des révolutionnaires de 1905), Lénine va les combattre avec d’autant plus de force qu’il les rend responsables de la disette qui sévit dans les villes. « Lors des premiers mois de la révolution, note l’historienne, l’espoir socialiste est avant tout menacé non par la bourgeoisie, non par les grands propriétaires fonciers, non par les armées étrangères, mais par la paysannerie ! C’est elle, l’ennemi principal. On l’accuse de tous les maux, de toutes les difficultés et, en premier lieu, d’être la principale responsable de la famine qui commence. »

Un terrible engrenage se met en branle. Comme au printemps 1918, les villes sont de plus en plus mal approvisionnées, et pour remédier à la situation, le nouveau pouvoir impose une série de mesures catastrophiques : instauration d’un monopole d’État sur le blé, interdiction du commerce privé, et obligation pour les paysans de livrer à l’administration, à prix bloqués, leurs excédents.

Lénine n’en démord pas

Loin de s’améliorer, la situation empire et c’est l’escalade. Des « comités de paysans pauvres » voient le jour en 1918. Épaulés par des « détachements ouvriers de ravitaillement », ils sillonnent les campagnes et réquisitionnent les céréales, le cheptel, le sucre, le poisson… La désorganisation de l’agriculture est dramatique, sur fond de guerre civile. Les surfaces cultivées chutent. Le cheptel s’effondre. On commence à mourir de faim dans les campagnes, et dans les villes. Entre 1918 et la fin 1920, la famine, les épidémies et le froid causent la mort de 7.500.000 Russes (le double des pertes dues à la guerre civile).

Lénine attendra 1921 pour ébaucher un début de mea culpa et admettre que les réquisitions ont été une erreur tragique. Mais pour autant, il ne change fondamentalement ni de politique ni de schéma intellectuel. Il ne remet pas en cause son analyse de la société et de la place de chacun. Dans la figure du moujik (nom donné aux paysans russes), il persiste à voir un petit-bourgeois en puissance, réactionnaire, adversaire de la classe ouvrière, qu’il faut combattre. Seul leur nombre (les paysans restent majoritaires dans la population) interdit de « les exproprier » ou de « les chasser ».

Lénine pactisera donc avec eux. Ce sera en 1921 la NEP (Nouvelle Politique économique), la fin des contraintes, des réquisitions forcées et le retour d’une économie monétaire. Le retournement est net, mais ces accommodements ne sont que tactiques. Lénine n’en démord pas. A la fin de sa vie, il persiste à vouloir conserver « à la classe ouvrière sa direction sur la paysannerie » hypnotisé qu’il est par sa quête pour faire de la Russie nouvelle un pays hautement industrialisé.

Son successeur, Staline, achèvera l’œuvre si mal commencée.


  • Lénine face aux moujiks, de Chantal de Crisenoy, éditions La Lenteur, mai 2017, 324 p., 14 €.
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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétaire depuis 40 années.

22 pensées sur “Le mépris meurtrier de Lénine pour la paysannerie

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    6 juillet 2017 à 18 06 28 07287
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    L’article intitulé « Le mépris meurtrier de Lénine pour la paysannerie » fait-il partie de l’attaque dont a été victime le site ?
    Comment un communiste pourrait-il, pour le centenaire de la révolution d’Octobre, prendre comme référence le livre de l’historienne Chantal de Crisenoy , et annoncer que cette noble dame –dont j’ignorais l’existence- « dresse le portrait accablant de Lénine et de ses amis, des intellectuels ne connaissant rien aux campagnes. En combattant les paysans, adversaires de la classe ouvrière, ils auront provoqué la mort de 7,5 millions de Russes entre 1918 et 1920. » Comment peut-on employer de tels termes pour évoquer la composition et la mise en action des forces révolutionnaires à ce moment de l’histoire ?
    Les communistes se doivent de rappeler, outre les deux premiers décrets du gouvernement bolchevique, sur la Paix , et sur la Terre, la mise en pratique et les véritables résultats incontestables des mesures qui ont permis la survie du pays, triomphé de la famine et assuré la progression socialiste, et qui tenaient nécessairement compte de l’importance de la paysannerie, et de sa grande composante, prolétarienne, formée par les paysans pauvres.
    Par exemple, le Soviet des députés paysans de Russie a établi et fait appliquer le « Mandat impératif paysan sur la terre »
    A tous les citoyens (sans distinction de sexe) de l’État russe qui désirent exploiter la terre par leur travail, avec l’aide de leur famille ou en société, est accordée la jouissance de la terre, seulement, tant qu’ils sont capables de l’exploiter. Le travail salarié est interdit.
    Si un membre d’une société agricole est accidentellement incapable de travailler pendant deux ans, la société agricole est tenue, jusqu’à ce qu’il ait recouvré sa capacité de travail pendant ce délai, de lui venir en aide, en exploitant la terre en commun.

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      7 juillet 2017 à 15 03 31 07317
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      @ Andre Comte
      D’abord MERCI beaucoup d’avoir osé prendre la parole publiquement afin de partager tes convictions et défendre ta vision de la RÉVOLUTION BOLCHÉVIQUE. Tu renie ainsi le sectarisme et un peu le dogmatisme ce qui est un très grand progrès.

      1) NON ce texte ne fait pas partie de l’attaque informatique que nous avons subie.
      2) Pour moi ce TEXTE DE CETTE DAME QUE JE NE CONNAIS PAS EST UN PRÉTEXTE POUR AMORCER LE DÉBAT SUR LE VÉRITABLE SUJET en ce centenaire de la Révolution russe. Le titre provocateur devrait entrainer des répliques ais-je pensé.
      3) Tu écris ceci dans ton commentaire « permis la survie du pays, triomphé de la famine et assuré la progression socialiste, et qui tenaient nécessairement compte de l’importance de la paysannerie, et de sa grande composante, prolétarienne, formée par les paysans pauvres. »
      4) Tu brûles en ce sens que tu approches de la véritable QUESTION EXISTENTIELLE en ce qui concerne la RÉVOLUTION RUSSE DIRIGÉE PAR LES BOLCHÉVIQUES (Lénine et Staline notamment et d’autres)
      5) Cette question fondamentale n’est pas le nombre de morts – paysans ou ouvriers ou soldats-paysans ou aristocrates) que la bourgeoisie assassine a toujours cherché à soulever à propos des bolchéviques et de Staline notamment. Les tueurs ce sont les armées blanches et les 12 nations de l’invasion – l’histoire a tranché. Si la bourgeoisie n’a que ce point a soulever – alors qu’elle tue sans vergogne partout sur terre alors pas la peine de débattre. Mon commentaire ne discute nullement de ce point du nombre de morts – rien à foutre en terme de lutte de classe – LA SEULE QUESTION QUI ME PRÉOCCUPE HISTORIQUEMENT
      6 LA QUESTION EST LA RÉVOLUTION RUSSE D’OCTOBRE 1917 FUT-ELLE UNE RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE (je n’ai pas écrit une révolution socialiste – ni communiste – nu marxiste-léniniste mais bien PROLÉTARIENNE) EN MARCHE VERS LA CONSTRUCTION DU MODE DE PRODUCTION PROLÉTARIEN – COMMUNISTE????
      7) MA RÉPONSE EST DANS LES 11 POINTS DE COMMENTAIRES EN DÉBUT DE PRÉSENTATION.
      8) Ce sont ces points que tu devrais contredire si tu n’es pas d’accord et laisser braire cette dame a l’ame sensible et qui colporte des ragots sur le nombre de victimes de la guerre d’agression que les armées blanches ont menées contre la République paysanne russe naissante – que Staline transformera en puissance industrielle moderne d’ou jaillira la Russie capitaliste d’aujourd’hui sous le directorat de Poutine après Eltsine – Gorbatchev, Brejnev et Kroutchev .

      VRAI OU FAUX VOILÀ LA VÉRITABLE QUESTION EN DÉBAT

      ROBERT BIBEAU http://www,les7duquebec.com

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    8 juillet 2017 à 13 01 57 07577
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    Camarades,

    Je suis assez d’accord avec l’analyse selon laquelle la Grande Révolution Socialiste bolchevique d’Octobre 1917 ne fut pas une révolution prolétarienne à proprement parler, mais bien une révolution avec une minorité de prolétaires et, surtout, la paysannerie, qui formait alors l’immense majorité de la société.

    Le génie politique et militaire de Lénine consiste à avoir su mobiliser la paysannerie sous le drapeau communiste et prolétarien.

    En revanche, je ne pense pas que l’on puisse dire que la Grande Révolution Socialiste d’Octobre 1917 fut une révolution « bourgeoise ». Comment aurait-il pu avoir fait une révolution bourgeoise sans bourgeoisie! Il a envoyé toute la bourgeoisie soit aux goulags, soit sous l’échafaud. Non, mais on peut dire toutefois qu’il a fait la révolution avec les prolétaires et les paysans pour construire un État capitaliste, oui.

    Le capitalisme d’État est d’ailleurs la même forme de « socialisme » que celui pratiqué par la Chine contemporaine.

    Salutations communistes
    M.L. pour Reconstruction communiste Québec
    http://reconstructioncommuniste.wordpress.com

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      8 juillet 2017 à 15 03 02 07027
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      1) Nous contestons absolument la thèse selon laquelle la Révolution Russe de 1917 aurait pu être une révolution prolétarienne sans prolétariat – cette insuffisance prolétarienne (fondamentale) étant compensée par le génie du Grand Lénine et la mobilisation des « communistes » prolétariens mobilisant et encadrant des millions de paysans illettrés pour construire le mode de production prolétarien inimaginable en ce début de siècle misérable.

      2) Reprendre cette rengaine, c’est de reprendre la mystique léninienne-bolchévique que l’histoire a démasquée.

      3) Je sais qu’il est extrèmement difficile de faire le deuil de CETTE PREMIÈRE RÉVOLUTION SOCIALISTE-COMMUNISTE DE L’HISTOIRE et que les groupes sectaires ne peuvent parvenir à l’accepter et à voir la réalité en face – ce qui serait se renier eux-mêmes pensent-ils. Mais l’histoire est implacable = De ce mode de production communiste (soi-disant – que reste-il à présent ??? RIEN! OUI un capitalisme décadent.

      4) Aucune des conditions OBJECTIVES NI SUBJECTIVES d’une RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE (je n’écris pas COMMUNISTE – CAR ÇA N’EXISTE PAS UNE RÉVOLUTION SOCIALE COMMUNISTE OU ENCORE SOCIALISTE) N’ÉTAIENT RÉUNIES = AUCUNE = POUR CONSTRUIRE LE NOUVEAU MODE DE PRODUCTION PROLÉTARIEN. Une révolution porte le nom de la classe qui dirige cette révolution sociale.

      5) Une RÉVOLUTION SOCIALE amenant à la fois la destruction – renversement – de l’ancien mode de production afin de permettre la construction du nouveau mode de production révolutionnaire nécessite que A) L’ancien mode de production à détruire soit totalement développé – ait engendré toutes les forces productives (et donc développé au maximum les rapports de production contradictoires) qu’il est assez large pour contenir – gérer – développer et que ce mode de production en soit venu à autodétruire ses forces productives en excédents, ce qui est le signe indéniable de la nécessité de son remplacement.

      6) Inutile de débattre pour dire que ni dans la Russie tsariste de 1917, ni en Europe, et ne parlons pas de la Papouasie ou de la Chine – ou de l’Inde de Lord Montbatten les forces productives et donc les rapports de production capitalistes n’étaient TOTALEMENT DÉVELOPPÉES – rendus à leur paroxysme et incapable de prendre encore de l’expansion vers l’Afrique – L’Asie – l’Océanie et l’Amérique du Sud et l’immense Russie féodale – Bref, le mode de production capitaliste industriel en était à ses premiers balbutiements et Lénine ne le savait pas car Lénine n’était pas un devin ou un gourou et ne pouvait anticiper la robotisation de la production la numérisation les nanomatériaux, l’exploration spatiale les super paquebots et pétroliers, l’énergie nucléaire et le reste.

      7) Révolution bourgeoise ou révolution capitaliste = jeu de mots = fadaise sans importance. Ce qui compte de savoir est : Les bolchéviques ont-ils en 1917 et les années suivantes – lancés la construction du mode de production prolétarien que Staline (1923) aurait trahi – dévié de sa voix – ou alors que Kroutchev (1953-1960) aurait trahi – dévié de sa voix ????????

      8) L’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte des classes et pas l’histoire de superman ou de superwoman pouvant ainsi dévier un peuple et l’humanité toute entière et gauchir-dévier un mode de production en construction pour lui faire donner autre chose que ce à quoi il est destiné. Si le communisme avait été en construction en Russie soviétique sous la dictature du prolétariat (à supposer que ce prolétariat existait) il le serait encore aujourd’hui.

      9) Après le FÉODALISME vient le mode de production CAPITALISTE AFIN QUE CE dernier développe les forces productives au niveau ou la construction du mode de production suivant – le mode de production prolétarien – sera réalisable et réaliser. Une société nationale archaique comme la Russie Tsariste DE MOUJIKS ILLETRÉS ne pouvait aucunement ENGENDRER LA CONSTRUCTION DU MODE DE PRODUCTION PROLÉTARIEN hypermoderne POUR DES MILLIARDS DE PROLÉTAIRES POUVANT ENVISAGER DE CONQUÉRIR LA LUNE – MARS ET L’UNIVERS.

      10) À peine pouvons-nous aujourd’hui 2017 l’envisager et pire je ne saurais décrire ce que sera effectivement ce nouveau mode de production prolétarien-communiste – alors oubliez Lénine et Marx qui n’ont pas chercher à le décrire – trop intelligent pour se faire prendre à un tel jeu de charlatan.

      11) La petite bande de « communistes » bolchéviques entourant le Grand Lénine ne pouvait faire donner à la société tsariste arriérée – pas plus que Luxembourg en Allemagne – autre chose que ce que le développement des forces productives sociales pouvait donner dans ces deux sociétés – un saut en avant vers le capitalisme triomphant – vers son plein épanouissement préparant les conditions de la RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE POUR PROBABLEMENT 2027 OU 2117 ou 2227… inéluctablement.

      Robert Bibeau. http://www.les7duquebec.com

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        8 juillet 2017 à 15 03 15 07157
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        Dans la révolution russe, il y a bien sûr l’élément ouvrier et en fond l’élément paysan …mais le gros de la paysannerie a été « happé » par les bolcheviks. Pourquoi ? Parce que l’élément le plus dynamique de la révolution on a tendance à l’oublier, ce sont les soldats …Une masse de paysans jetés dans l’armée qui les a « modernisés » à grande vitesse entre 1914 et 1917 …D’une certaine façon l’armée a prolétarisé une partie des paysans. Et c’est les soldats et les soviets de soldats qui jouent un rôle central dans la radicalisation de la révolution de février à octobre et dans celle d’octobre.

        L’armée russe s’est débandée largement à cette période les paysans quittant le front pour aller confisquer la propriété des seigneurs mais, très vite, une masse de ces paysans devenus soldats redevenus paysans ne se contente plus de vivre au village et rejoint l’armée rouge pour défendre la terre qu’ils viennent d’obtenir mais aussi pour profiter de la modernisation et de la promotion sociale et culturelle qu’offre l’armée. Alors l’armée c’est quoi, ce n’est pas une classe, mais c’est un entre deux entre la classe ouvrière, la ville, et la paysannerie, le monde rural …face aux officiers, l’armée c’est, grâce au parti et à ses cellules dans l’armée le moyen de devenir commissaire politique et donc de monter dans la hiérarchie militaire …éventuellement en devenant officier avec le temps …et c’est aussi un moyen par le Parti de bifurquer vers les professions urbaines une fois la guerre civile terminée, ouvrier, cadre, voire via l’éducation ingénieur…

        Ailleurs dans les pays retardataires l’armée a joué ce rôle ambigu, parfois réactionnaire (dictatures de droite) mais souvent progressiste dans la mesure où les soldats du peuple montaient dans la hiérarchie (en URSS, en Chine, au Vietnam, à Cuba) mais aussi le nasserisme, le baathisme, l’Afghanistan des années 1970, les coups d’état militaires progressistes au Pérou des années 1970, Venezuela de Chavez, Portugal des oeillets, etc …

        Bruno Drweski

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      14 juillet 2017 à 8 08 49 07497
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      @ LUNITERRE

      D’abord MERCI beaucoup d’avoir porté à notre attention ce texte – réponse – Des amis de l’URSS. Sincèrement merci. http://lesvraisamisdelurss.eklablog.fr/lenine-genie-meurtrier-a130727600

      Disons que l’article réponse s’amorce sur une erreur quand l’auteur affirme que: « Lénine était-il un meurtrier de masse ? » et poursuit en disant ceci  » Nous verrons vite à quel point cette originalité consiste à pisser dans le sens du vent du discours mensonger bourgeois (et souvent trotskyste) sur l’histoire des bolchéviques et de l’URSS. Ce qui est certain, c’est qu’il y a une continuité entre Lénine et Staline. Mais la question est aussi de savoir si cette continuité constitue une continuité d’une lignée de meurtriers sanguinaires, ou d’une continuité vis à vis de la doctrine de Karl Marx. Cela serait en effet plus embarrassant, puisqu’on nous avait expliqué que l’expérience soviétique était une vulgaire «trahison» du marxisme.  »

      A aucun moment nous avons argumenter à propos des soi-disant « assassinats de masse » – des soi-disant « crimes » de Lénine ou de Staline ou à propos de leur orthodoxie avec le marxisme-léninisme. Au contraire nous dénoncons vertement cette problématique dogmatique à propos de la « pureté idéologique marxiste » dont les gauchistes (y inclut les trotskystes et les maoistes) s’affublent et nous empeste le débat matérialiste dialectique dans cette affaire.

      QU’ON SE LE DISE NOUS NE SOMMES NI MARXISTE NI LÉNINISTE NI TROT NI MAO NI ETC. NOUS SOMMES PROLÉTAIRES RÉVOLUTIONNAIRES USANT DE LA MÉTHODE MATÉRIALISTE DIALECTIQUE ET HISTORIQUE ET NOUS NE REVENDIQUONS AUCUNE PURETÉ IDÉOLOGIQUE DOGMATIQUE.

      1) Critiquons-nous le manque de « démocratie » en Russie soviétique ??? JAMAIS. NOUS SOMMES LES PLUS GRANDS pourfendeurs de la démocratie bourgeoise ÉLECTORALISTE ET CRITINISTE PARLEMENTAIRE (cette formulation de Lénine nous plait).
      2) Critiquons nous les soit-disant « crimes de masses » survenus au cours de cette guerre civile russe ? NON, vous ne trouverez aucun phrase s’adonnant à une telle démagogie petite-bourgeoise.
      3) Dénoncons-nous la soi-disant « trahison » du dogme marxiste ou marxiste-léniniste par Lénine et/ou Staline ? JAMAIS, certainement pas, nous rejetons farouchement tout dogmatisme et nous dénoncons plutôt les sectes qui tentent de restreindre le débat prolétarien révolutionnaire dans la camisole de leur secte et de leur « catéchisme – ou petit livre rouge ou bible » soi-disant marxiste.

      4) Seul le matérialisme dialectique et historique nous tient lieu de méthode scientifique d’analyse et dans la mesure ou Marx, Lénine, Staline, Trotsky Mao, Bordigua etc. etc. etc, on usé de cette méthode scientifique pour analyser la réalité concrète et diriger les activités de leurs organisations nous en sommes.

      5) MAIS nos commentaires accompagnant l’article ci-haut publié – (volume que nous n’approuvons pas du tout au contraire – voilà qui désarçonne nos sectes que l’on diffuse un écrit que nous désapprouvons (:-)) montrent que Lénine ne pouvait dirigé une révolution prolétarienne dans une société sans prolétariat – semi-féodale archaique – retardataire – arriérée – « chance » qu’heureusement n’a pas eu la grande Rosa Luxembourg qui si elle s’était retrouvée à la tête de l’État prussien serait aboutit au même résultat que Staline… Les lois de l’économie politique capitaliste sont implacables.

      6) SIMPLE – ni les conditions objectives – ni les conditions subjectives d’une révolution prolétarienne mondiale n’étaient réunies sur Terre en 1917 – Elles ne le sont pas encore en 2017 – un siècle plus tard.

      7) C’est de cela dont devrait débattre les camarades – LES CONDITIONS OBJECTIVES ET SUBJECTIVES D’UNE RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE MONDIALE – plutôt que de gaspiller leur temps à réfuter les calomnies de la bourgeoisie sur leur icône-idole Lénine et/ou Staline – activité typiquement sectaire et dogmatique. Dont le prolétariat révolutionnaire n’a que faire en ce 14 juillet 2017 (:-))

      robert bibeau http://www.les7duquebec.com

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    14 juillet 2017 à 14 02 22 07227
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    PAR NOTRE CAMARADE WH. Sur https://www.eklablog.com/profile/28441046

    alors que l’on célèbre le centenaire de la révolution d’octobre 1917, les calomnies contre l’histoire du marxisme s’amoncèlent : Lénine était-il un meurtrier de masse ?

    C’est en tout cas la thèse très «originale» proposée par cet article paru au Québec : http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-2-2/le-mepris-meurtrier-de-lenine-pour-la-paysannerie/
    [ET EN PARTICULIER CE LIVRE PARU EN MAI 2017 : Lénine face aux moujiks, de Chantal de Crisenoy, éditions La Lenteur, mai 2017. NDLR]

    Nous verrons vite à quel point cette originalité consiste à pisser dans le sens du vent du discours mensonger bourgeois (et souvent trotskyste) sur l’histoire des bolchéviques et de l’URSS.
    Ce qui est certain, c’est qu’il y a une continuité entre Lénine et Staline. Mais la question est aussi de savoir si cette continuité constitue une continuité d’une lignée de meurtriers sanguinaires, ou d’une continuité vis à vis de la doctrine de Karl Marx.

    Cela serait en effet plus embarrassant, puisqu’on nous avait expliqué que l’expérience soviétique était une vulgaire «trahison» du marxisme. Qui n’a pas entendu des dizaines de fois ces thèses maintenant bien connues ?

    Nous allons donc pour une fois faire parler directement le barbu et le «meurtrier» au lieu de laisser à la parole à des déformateurs professionnels.
    Et si on écoutait ce qu’ils ont dit réellement ?
     
    « La doctrine de Marx, notait Lénine, suscite dans l’ensemble du monde civilisé, la plus grande hostilité et la haine de toute la science bourgeoise (officielle comme libérale), qui voit dans le marxisme quelque chose comme une « secte malfaisante ». On ne peut pas s’attendre à une autre attitude, car dans une société fondée sur la lutte des classes, il ne saurait y avoir de science sociale « impartiale ». Toute la science officielle et libérale défend, d’une façon ou de l’autre, l’esclavage salarié, cependant que le marxisme a déclaré une guerre implacable à cet esclavage. »
    Dès le début de l’article, les mensonges commencent :

    1) Lénine se méfiait avec raison des moujiks, de la paysannerie russe, qui est une classe inféodée – exploitée sous le mode de production féodal – précapitaliste.

    On voit déjà la première déformation évidente de la théorie de Lénine sur la paysannerie, puisque les bolcheviques ne voyaient pas la paysannerie comme un bloc monolithique. Il existait en Russie la paysannerie pauvre, issue de l’ancien système féodal, et la paysannerie propriétaire, issue de la réforme du libéral Stolypine. A la fin du 19ème, les réformes du régime tsariste visaient à engager le développement du capitalisme dans l’agriculture, grâce à une nouvelle classe de petits propriétaires terriens, les fameux «koulaks». C’est précisément ce qui eut lieu, de sorte qu’il est impossible de considérer la paysannerie de l’époque comme une classe sociale unique à l’intérêt unique.
     
    2) Lénine savait que la paysannerie ne pouvait être le pivot – la force motrice d’une révolution PROLÉTARIENNE, anticapitaliste et antibourgeoise, antipropriété privée des moyens de production.

    C’est incomplet. La révolution prolétarienne devait être menée par l’alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie pauvre.
    « Je formule clair et net le programme agraire en tenant compte d’un fait nouveau : la scission plus profonde des ouvriers agricoles et des paysans pauvres avec les paysans aisés. » (Lénine, Lettres sur la tactique, écrites en avril, t. XX p. 103.)
    « Ce qu’il y a d’original dans l’actualité russe, c’est la transition de la première étape de la révolution, qui a donné le pouvoir à la bourgeoisie par suite du degré insuffisant de conscience et d’organisation du prolétariat, — à sa deuxième étape qui doit donner le pouvoir au prolétariat et aux couches pauvres de la paysannerie. » (Lénine, Thèses d’Avril, t. XX, p. 88, éd. russe.)
    « Seuls les ouvriers révolutionnaires, s’il sont soutenus par les paysans pauvres sont en mesure de briser la résistance des capitalistes, de conduire le peuple à la conquête de la terre sans rachat, à la liberté complète, à la victoire sur la famine, à la victoire sur la guerre, à une paix juste et durable. » (Lénine, Les enseignements de la révolution, t. XX I, p. 77, éd. Russe.)
     
    Lénine avait en effet retenu les leçons de la Commune de Paris, expérience révolutionnaire dans laquelle les paysans (propriétaires massivement de leur terre depuis 1792 et classe encore majoritaire) avaient soutenu la réaction contre les communards. En Russie il existait encore de larges couches de paysannerie pauvre, qui étaient donc appelées à jouer un rôle important dans la victoire des bolcheviques.
     
    3) La paysannerie rêve de devenir propriétaire de ses moyens de production (terre-eau-semence-instruments agricole et bétails). Par essence la paysannerie tend vers la propriété privée – individuelle, vers le mode de production capitaliste-bourgeois, qui en retour, nous en convenons, le dépouillera de ses propriétés, de ses moyens de production et fera du paysan un prolétaire urbain misérable et aliéné.

    4) Lénine avait compris tout cela et ce fut son grand mérite.

    Non cela n’a rien à voir avec les conceptions de Lénine sur la question agraire. Lénine distinguait bien les paysans pauvres, dont l’intérêt ne divergeait pas de celui de la classe ouvrière, et les paysans moyens, qui eux cherchaient effectivement à s’accaparer des terres.
    Notre ami invente donc ici une «divergence» entre l’intérêt de classe de la paysannerie pauvre (sous prétexte de l’inclure dans la paysannerie en général), et l’intérêt de classe de la classe ouvrière.
    Si donc il y avait une telle divergence d’intérêt, pourquoi avoir choisi la faucille et le marteau comme symbole pour les communistes ? La faucille et le marteau ne devraient-ils pas se battre l’un contre l’autre selon notre ami ?

    5) Mais Lénine fut pris au piège de son génie tactique, car ne disposant pas – ne dirigeant pas – d’une multitude de prolétaires russes pour mener une révolution PROLÉTARIENNE ANTICAPITALISTE et ANTIBOURGEOISE (classe embryonnaire en Russie tsariste féodale et capitaliste marchande à peine industrialisée) il poursuivit la chimère d’une révolution prolétarienne sans prolétariat.

    Pauvre Lénine, si génial et fourbe à la fois ! Là encore, on voit les vieux préjugés opportunistes mencheviques de la IIème internationale…
      
    « La préparation du prolétariat à ses taches révolutionnaires, en particulier dans les conditions de l’impérialisme, suppose une remise en question des dogmes opportunistes, tels ceux qui dominaient dans la IIe Internationale.
     
    « Premier dogme : sur les conditions de la prise du pouvoir par le prolétariat. Les opportunistes assurent que le prolétariat ne peut ni ne doit prendre le pouvoir, s’il ne constitue pas lui-même la majorité dans le pays. De preuves, aucune ; car on ne saurait justifier ni théoriquement, ni pratiquement cette thèse absurde. Admettons, répond Lénine à ces messieurs de la IIe Internationale. Mais advienne une situation historique (guerre, crise agraire, etc.) dans laquelle le prolétariat, qui forme la minorité de la population, aurait la possibilité de grouper autour de lui l’immense majorité des masses laborieuses, pourquoi ne prendrait- il pas le pouvoir ? Pourquoi le prolétariat ne profiterait-il pas de la situation internationale et intérieure favorable, pour percer le front du Capital et hâter le dénouement général ? » » (Staline, Des principes du léninisme)
     
    Les bolcheviques considéraient en effet que la seule classe capable de diriger la révolution socialiste devait être le prolétariat. Si les bolcheviques s’intéressaient d’abord à la classe ouvrière des villes, c’est précisément parce que les marxistes considèrent que le rôle directeur de la révolution ne peut pas être attribué arbitrairement à n’importe quelle classe.
     
    Il faut d’abord bien sur que la classe en question ait intérêt au renversement du capitalisme. En cela, aussi bien la classe ouvrière des villes que les paysans pauvres y avaient intérêt. Mais cela ne suffit pas pour déterminer qui doit diriger l’action révolutionnaire.
     
    « Il ne s’agit pas de savoir quelle classe aujourd’hui forme la majorité, ou quelle classe est la plus pauvre, mais bien quelle classe se fortifie et quelle classe se désagrège.
     
    Et comme le prolétariat est la seule classe qui grandisse et se renforce sans cesse, qui fasse progresser la vie sociale et rallie autour de soi tous les éléments révolutionnaires, nous avons le devoir de reconnaître en lui la force principale du mouvement actuel. » (Staline, Anarchisme ou socialisme)
     
    En Russie, la classe ouvrière des villes représentait donc encore une minorité, mais elle se développait sans cesse. Il existait des millions d’ouvriers dans les principales villes en Russie, ce nombre n’a eu de cesse de croître pendant toute la période de développement du capitalisme partout en Russie. Il fallait donc reconnaître que c’était à la classe ouvrière qu’appartenait le rôle principal dans la révolution socialiste. Premier point.
     
    En Russie, la paysannerie se divisait d’une part en paysannerie pauvre, dont les intérêts étaient les mêmes que ceux de la classe ouvrière des villes (renversement de l’aristocratie et de la bourgeoisie), et d’autre part en paysannerie de petits propriétaires. Il fallait donc allier la classe ouvrière avec la paysannerie pauvre, d’une part, et obtenir la neutralité des paysans moyens d’autre part (d’où le mot d’ordre sur la terre).
     
    « Pourquoi avons-nous réussi à renverser le pouvoir de la bourgeoisie et à instaurer le pouvoir du prolétariat ? Parce que nous avons préparé Octobre sous le mot d’ordre de dictature du prolétariat et de la paysannerie pauvre; parce que, nous basant sur ce mot d’ordre, nous avons mené une lutte systématique contre la politique de conciliation des partis petits-bourgeois; parce que, nous basant sur ce mot d’ordre, nous avons mené une lutte systématique contre les hésitations de la paysannerie moyenne dans les Soviets ; parce que ce n’est qu’avec ce mot d’ordre que nous pouvions vaincre les hésitations du paysan moyen, briser la politique de conciliation des partis petits-bourgeois et rassembler une armée politique capable d’engager la lutte pour le passage du pouvoir aux mains du prolétariat. Il est à peine besoin de démontrer que sans ces conditions préalables, qui décidèrent du sort de la Révolution d’Octobre, nous n’aurions pu obtenir l’appui de la paysannerie dans son ensemble, ni pendant Octobre ni après Octobre. » (Staline, Les questions du léninisme)
     
    6) Lénine imagina donc un parti politique “révolutionnaire » regroupant le peu de réels prolétaires que comptait alors la Russie. Ce parti organisé comme une armée secrète – sous discipline militaire chargée d’encadrer les forces de classe disponibles en Russie a cette époque, soient des millions de paysans-moujiks, en lutte à la fois contre l’aristocratie féodale, contre la bourgeoisie encore mal assurée et contre les contingents de moujiks – paysans récalcitrants et ayant une sainte frayeur de ces bolchéviques qui menacaient de NATIONALISER – d’étatiser la terre – les moyens de production agraires – le sang et l’âme de la paysannerie…

    Le sang et l’âme ! Nous y sommes… Eh bien, quelle faible connaissance historique. Le parti bolchevique n’avait pas pour charge d’encadrer la paysannerie. A l’époque, les paysans de tous types étaient davantage encadrés par le parti socialiste-révolutionnaire, parti de la bourgeoisie des campagnes qui tentait alors d’embrigader la paysannerie pauvre dans une lutte purement paysanne. C’est ce parti qui exerçait alors la plus grande influence sur les campagnes… jusqu’à leur soutien et leur participation au gouvernement provisoire après la révolution de février. Ce gouvernement continuant la guerre, c’est à ce moment que les bolcheviques purent gagner en popularité auprès des paysans pauvres. Et ils ne s’y trompèrent pas puisque durant la guerre civile qui opposa l’armée rouge à la coalition blanche et impérialiste, de quel côté se trouvèrent ces partis représentant les «paysans récalcitrants» (à «tout état» hein paraît-il), et bien du côté des armées blanches !
    « À titre d’exemple, que peut-il y avoir de plus incontestable et de plus clair que la vérité suivante : le gouvernement qui donnerait au peuple exténué par trois ans d’une guerre de brigandage le pouvoir des Soviets, la terre, le contrôle ouvrier et la paix serait invincible ? La paix, c’est le principal. Si, après maints efforts déployés en toute conscience pour obtenir une paix générale et juste, il apparaissait en fait que cette paix ne peut pas être obtenue en ce moment, n’importe quel moujik comprendrait qu’il faut bien accepter une paix non point générale, mais séparée et injuste. Le moujik, fût-il le plus fruste et le plus illettré, le comprendrait et tiendrait en estime le gouvernement qui lui procurerait même une telle paix. » (Lénine, De la gale, 1918)

    On parle ensuite de la «nationalisation» des terres, là encore il n’en fut rien. Il n’en était évidemment rien sous la NEP, ni après. Les terres furent en partie nationalisées sous la forme de fermes d’état (sovkhoze), et en grande partie remises aux paysans pauvres sous la forme de fermes collectives (kolkhoz). Staline envisageait une nationalisation progressive des kolkhozes grâce au renforcement du lien avec l’industrie (stations de machines et tracteurs qui fournissaient gratuitement le matériel d’exploitation aux kolkhoz et y introduisaient les techniques agricoles modernes).
    7) Ne jamais oublier que pour le paysan russe le mot « État » signifiait le Tsar de toutes les Russies, l’aristocratie et les princes propriétaires fonciers honnis.
    8) Ainsi, Lénine – génial – a fait un compromis et promis LA TERRE À CEUX QUI LA TRAVAILLENT. La parcellisation des terres entraina les famines et obligea l’ÉTAT soviétique capitaliste à renier sa promesse et à collectiviser les moyens de production agraire afin de nourrir les populations que Staline et les bolchéviques du Parti militaire dirigeaient vers les villes afin de les prolétariser et de construire l’industrie lourde et légère. On ne saute pas par-dessus un mode de production. L’évolution requérait que la Russie – URSS – passe par le mode de production capitaliste avant d’espérer accéder au mode de production prolétarienne communiste.

    Ce qui entraîna les famines, ce sont avant tout les koulaks qui refusaient la collectivisation des terres, attaquaient les kolkhoz, tuaient les paysans pauvres, etc. Mais cela, notre ami n’en a pas eu vent, et répète ainsi de façon très originale la propagande bourgeoise sur la famine.

    Ensuite, il est intéressant d’étudier le point de vue de Karl Marx sur la Russie.
    « Je parle d’un ‘grand savant et critique russe’ avec la haute considération qu’il mérite. Celui-ci (Tchernitchevsky) a traité, dans des articles remarquables, la question si la Russie doit commencer par détruire, comme le veulent les économistes libéraux, la commune rurale pour passer au régime capitaliste, ou si, au contraire, elle peut, sans éprouver les tortures de ce régime, s’en approprier tous les fruits en développant ses propres données historiques. Il se prononce dans le sens de la dernière solution… Je partageais ses vues sur cette question… Pour pouvoir juger en connaissance de cause du développement économique de la Russie contemporaine, j’ai appris le russe et puis étudié, pendant de longues années, les publications officielles et autres ayant rapport à ce sujet. Je suis arrivé à ce résultat: si la Russie continue à marcher dans le sentier suivi depuis 1861, elle perdra la plus belle chance que l’histoire ait jamais offerte à un peuple pour subir toutes les péripéties fatales du régime capitaliste… Si la Russie tend à devenir une nation capitaliste à l’instar des nations de l’Europe occidentale, et pendant les dernières années elle s’est donné beaucoup de mal en ce sens, elle n’y réussira pas sans avoir préalablement transformé une bonne partie de ses paysans en prolétaires et après cela, amenée une fois au giron du régime capitaliste, elle en subira les lois impitoyables comme d’autres peuples profanes. » (Karl Marx, 1877)

    On voit donc qu’à l’inverse de notre ami opportuniste, à l’inverse des mencheviques, Marx (tout comme le «meurtrier» Lénine donc !), considérait que les conditions économiques du passage au socialisme étaient réunies en Russie !

    « La Russie est à l’avant-garde du mouvement révolutionnaire de l’Europe.

    Le Manifeste communiste avait pour tâche de proclamer la disparition inévitable et prochaine de la propriété bourgeoise. Mais en Russie, à côté de la spéculation capitaliste qui se développe fiévreusement et de la propriété foncière bourgeoise en voie de formation, plus de la moitié du sol est la propriété commune des paysans. Il s’agit, dès lors, de savoir si la communauté paysanne russe, cette forme déjà décomposée de l’antique propriété commune du sol, passera directement à la forme communiste supérieure de la propriété foncière, ou bien si elle doit suivre d’abord le même processus de dissolution qu’elle a subi au cours du développement historique de l’Occident.
    La seule réponse qu’on puisse faire aujourd’hui à cette question est la suivante : si la révolution russe donne le signal d’une révolution prolétarienne en Occident, et que toutes deux se complètent, la propriété commune actuelle de la Russie pourra servir de point de départ à une évolution communiste. » (Karl Marx, 1882)

    Marx conditionnait certes ce passage à la victoire du socialisme en Europe de l’ouest. On conçoit en effet vite les difficultés d’un tel passage dans un pays retardataire isolé et encerclé par les capitalistes. Cela semblait impossible à l’époque de Marx car il n’existait aucune véritable base industrielle en Russie. Il n’en était rien en 1917, époque à laquelle il devenait donc possible de «sauter un mode de production» dans les campagnes, de passer directement de la communauté paysanne (mir) au kolkhoz, puis enfin au sovkhoze.

    Notre ami ignore donc complètement le point de vue de Marx, de Lénine, etc. avant de formuler son propos et ses vieux arguments déjà maintes fois resservis par les mencheviques et plus tard les trotskystes.

    Là encore, nous avons non seulement les textes, mais aussi la pratique. Lorsque Khrouchtchev prit le pouvoir en URSS et mis fin au socialisme, sa réforme de 1957 démantela le système des S.M.T. (stations de machines et tracteurs), privatisa l’agriculture (soit le vœux pieux de nos amis opportunistes), ce qui conduisit à un désastre économique tel que l’URSS était obligée d’importer du blé des États-Unis pour ne pas que les ventres soient vides ! Oui, un beau succès en comparaison des affreux affameurs du peuple et propagateurs de famines qu’auraient été soit-disant les bolcheviques…

    9) Bref, Lénine dirigea une révolution bourgeoise embrigadant et encadrant des millions de paysans – sous la botte de prolétaires (peu nombreux), enrégimentés dans un parti militarisé combattant des paysans récalcitrants – des aristocrates désespérés – des bourgeois émergents qui furent tous vaincus ce qui permit au petit parti bolchévique d’édifier le mode de production capitaliste – rebaptisée « socialiste » sur les épaules de l’immense paysannerie russe prolétarisée (comme dans les autres pays capitalistes).

    La bonne vielle thèse du capitalisme d’état soviétique ! Donc, notre ami reproche aux bolcheviques d’avoir voulu «sauter un mode de production», et ensuite, d’avoir été des «capitalistes d’état». Mais il faut choisir, ça ne peut pas être les deux.

    Les bolcheviques ont en effet achevé la révolution bourgeoise en éliminant les restes du régime tsariste. Mais dire que la révolution bolchevique se limite à cet aspect, c’est se moquer du monde. La révolution bolchevique était bien une révolution socialiste, puisqu’elle a introduit la démocratie prolétarienne, la propriété sociale des moyens de production, etc. Quel genre de révolution bourgeoise crée des institutions et des rapports de production socialiste ?

    Là encore notre ami ne connaît rien. Dès la période de la NEP (qui prit fin en 1929), 76% des moyens de production de l’économie nationale étaient propriété sociale, c’est à dire propriété d’état prolétarien. La période qui suivit, à savoir celle de la planification et de la collectivisation, permit de transformer le reste (essentiellement dans les campagnes) en propriété collective (kolkhoz), qui n’était donc pas encore propriété d’état socialiste. Tandis que par la suite, il fallait nationaliser progressivement les kolkhoz pour que la totalité des moyens de production soit propriété sociale.
    Ensuite, dire que la paysannerie a été «prolétarisée» est complètement faux. En fait, notre ami ne comprend même pas la question des classes sociales sous le socialisme. Le socialisme est précisément la période de transition entre la société capitaliste et la phase haute de la société communiste.

    « Mais, avant de réaliser un changement socialiste, il faut une dictature du prolétariat, dont une condition première est l’armée prolétarienne. Les classes ouvrières devront conquérir sur le champ de bataille le droit à leur propre émancipation.. » (Karl Marx et Friedrich Engels, La Commune de 1871, 1870-71)

    « Entre la société capitaliste et la société communiste, se place la période de transformation révolutionnaire de l’une en l’autre. A cette période correspond également une phase de transition politique où l’État ne saurait être autre chose que la dictature révolutionnaire du prolétariat. » (Karl Marx, Critique du programme de Gotha, 1875)

    « Le prolétariat est forcé, en tant que prolétariat, de s’abolir lui-même et du coup d’abolir son contraire dont il dépend, qui fait de lui le prolétariat : la propriété privée. » (Karl Marx)
    Dans la société socialiste, le prolétariat s’abolit lui-même en tant que classe. En devenant la classe dominante et en transformant l’ancienne propriété privée en propriété publique de tout le peuple, précisément plus aucune classe ne peut être qualifiée de «prolétaire». La classe ouvrière n’est le prolétariat que sous le capitalisme. Lorsqu’elle devient propriétaire des moyens de production, elle n’est donc plus prolétaire (le mot prolétaire dérive du latin, proles, qui signifie bras, la classe qui n’a rien, ou que ses bras pour survivre). Précisément sous le socialisme la classe ouvrière n’est plus une classe qui n’a rien. Le peuple tout entier devient propriétaire des moyens de production, c’est ce qu’on appelle la propriété sociale des moyens de production.

    C’est cette propriété sociale, propriété de tout le peuple, qui permet de réaliser la planification démocratique, et le mot d’ordre «de chacun selon ses moyens, à chacun selon son travail». Dans la société socialiste telle qu’elle existait sous Staline, il n’y avait donc plus de capitalisme, plus de classe exploiteuse, plus de profit et plus de prolétariat.

    « Staline argumentait que, avec la croissance rapide de l’industrie soviétique et particulièrement avec la classe ouvrière détenant le pouvoir politique par l’intermédiaire du Parti Bolchevik, le mot « prolétariat » n’était plus exact. « Le prolétariat », déclara Staline, désigne la classe ouvrière sous l’exploitation capitaliste, ou travaillant sous les rapports de production de type capitaliste, tels que ceux qui ont existé pendant la première douzaine d’années d’existence de l’Union soviétique, particulièrement sous la NEP. Mais étant donné que l’exploitation directe des ouvriers par les capitalistes pour le profit était maintenant supprimée, la classe ouvrière ne doit plus être appelée « prolétariat ».

    Selon ce point de vue, les exploiteurs n’existant plus, les ouvriers, gouvernant maintenant le pays dans leur propre intérêt par l’intermédiaire du Parti Bolchevik, ne ressemblaient plus « au prolétariat » classique. Donc, « la dictature du prolétariat » n’était plus un concept pertinent. Ces nouvelles conditions appelaient à un nouveau type d’État. » (Zhukov, Inoy 231; 292; Staline, « Projet 800-1 »)
    Je ne m’attarderai pas sur les points 10 et 11 qui n’ajoutent rien, si ce n’est de la bêtise, dont j’ai déjà critiqué les arguments plus hauts. Notre ami s’enfonce encore dans les accusations de «militarisme». Là encore il n’a rien inventé, les opportunistes comme Kautsky et la deuxième internationale toute entière lançaient (en cœur avec la bourgeoisie impérialiste), ces accusations contre les bolcheviques
    « Sans défendre la république socialiste par les armes, nous ne pouvions pas exister. La classe dominante n’abandonnerait jamais son pouvoir à la classe opprimée. Mais cette dernière devait démontrer dans les faits qu’elle était capable, non seulement de renverser les exploiteurs, mais aussi de s’organiser, de tout mettre en jeu pour se défendre. Nous avons toujours dit: « Il y a guerre et guerre, » Nous avons condamné la guerre impérialiste, nous n’avons pas nié la guerre en général. Ils n’ont rien compris, ceux qui ont essayé de nous accuser de militarisme. Et lorsque, j’ai eu l’occasion de lire le compte rendu de la conférence des jaunes à Berne, où Kautsky a employé cette expression : chez les bolcheviks, ce n’est pas le socialisme, c’est le militarisme, j’ai souri en haussant les épaules. Comme s’il y avait eu dans l’histoire une seule grande révolution que n’ait pas accompagnée la guerre. Bien sûr que non ! Nous ne vivons pas seulement dans un État, mais dans un système d’États, et l’existence de la République soviétique à coté d’États impérialistes est impensable pendant une longue période. En fin de compte, l’un ou l’autre doit l’emporter. Et avant que cette fin arrive, un certain nombre de terribles conflits entre la République soviétique et les États bourgeois est inévitable. Cela signifie que la classe dominante, le prolétariat, si seulement il veut dominer et s’il domine en effet, doit en faire la preuve aussi par son organisation militaire. » (Lénine, 18 mars 1919)
    Je laisserai le dernier mot à Lénine, pour qu’il puisse se rendre justice lui-même, oui ces mots n’ont rien perdu de leur justesse aujourd’hui.

    « Que dit-on du bolchevisme ? La presse bourgeoise vilipende les bolcheviks. Vous ne trouverez pas un journal qui ne reprenne contre eux l’accusation, devenue courante, de violer la démocratie. Si nos mencheviks et nos socialistes-révolutionnaires, dans leur candeur d’âme (mais peut-être s’agit-il ici de tout autre chose que de candeur, ou bien d’une candeur qu’on dit pire que fourberie ?), pensent avoir découvert et inventé l’accusation, lancée contre les bolcheviks, de violer la liberté et la démocratie, ils s’abusent de la façon la plus comique. Il n’est pas à l’heure actuelle, dans les pays richissimes, un seul des journaux richissimes qui dépensent des dizaines de millions pour les diffuser, sèment le mensonge bourgeois et exaltent la politique impérialiste en dizaines de millions d’exemplaires, – il n’est pas, dis-je, un seul de ces journaux qui ne reprenne contre le bolchevisme ces arguments et ces accusations massues, à savoir que l’Amérique, l’Angleterre et la Suisse sont des États avancés, fondés sur la souveraineté du peuple, alors que la République bolchevique est un État de brigands qui ignore la liberté, que les bolcheviks portent atteinte à l’idée même de la souveraineté populaire et qu’ils ont été jusqu’à dissoudre la Constituante. Ces terribles accusations lancées contre les bolcheviks sont reprises dans le monde entier. » (Lénine, De l’état)

    PAR NOTRE CAMARADE WH.

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    Télécharger « Lénine, génie meurtrier ?.pdf »

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      16 juillet 2017 à 10 10 11 07117
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      bjr camarade
      que se soit clair, l’article que j’ai transmis m’ a choqué je ne suis en rien le porte parole de cette dame. je suis juste quelqu’un qui veut trouver des arguments pour contrer cette saloperie .
      l’article de robert me parait pas mal.
      Le site m’a proposé de leur fournir un article en vue d’une plus grande equité.
      marxistement votre…

      MIVILA . 16.07.2017

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    16 juillet 2017 à 10 10 14 07147
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    Tout à fait d’accord avec toi, René.

    Il exécute les « commandes » dictées par les appareils idéologique bourgeois sous couvert d’apporter une critique « gauchiste » du marxisme et du socialisme.

    Bien qu’il touche parfois à des vérités objective, d’où il pourrait légitimement apporter une critique constructive du socialisme, il l’a déforme toujours au profit de l’idéologie bourgeoise, jamais pour le bien commun du mouvement révolutionnaire ouvrier et de sa tâche historique d’instaurer une société sans classes.

    S’il souhaite vraiment apporter une contribution positive au marxisme et au socialisme, il faudrait qu’il fasse d’abord son autocritique, ce dont nous doutons qu’il puisse y arriver, vu son nombrilisme et son orgueil petit-bourgeois.

    Envoyé de mon iPad

    Le 16 juil. 2017 à 04:29, René Sansa a écrit :

    LE MESSAGE DE RENÉ **********************

    Bibeau ne reprend que les habituelles mensonges bourgeois.
    Ce n’est pas un révolutionnaire mais un propagandiste de la bourgeoisie déguisé.

    Fraternellement,

    RS

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    16 juillet 2017 à 10 10 16 07167
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    On en arrive inévitablement à cette conclusion…

    Effectivement!

    M. Bibeau avait précédemment entrepris de republier cet article

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/08/14-juillet-2017-bienvenue-in-the-new-france-le-pays-des-gens-qui-ne-sont-rien/

    pour lui faire, en quelque sorte, une suite en deux temps…
    1) commentaire
    2) article « séparé », mais reprenant quasiment ce même commentaire…

    Faute d’un ordinateur fonctionnel (attaque type « cheval de Troie »…), je n’ai pu répondre à cet étrange « manœuvre stratégique »

    Mais, de toutes façons cela en valait-il la peine… ?

    L’amitié franco-US Trump-Macron ne concerne pas le prolétariat, selon M. Bibeau ?

    Qu’il aille donc sur le terrain, en Syrie, par exemple, expliquer cela aux prolétaires locaux qui « récoltent », sous forme de bombes et autres joyeusetés, les fruits de cette « noble et intemporelle amitié »…

    Et si les manifestations de solidarité anti-impérialiste n’ont aucun sens prolétarien pour M. Bibeau et ses semblables, ce n’est donc qu’une contribution, en fait, au recul de la conscience de classe, et non à son réveil.

    « Indignation petite bourgeoise » ??? Pour mémoire, les manifs des années 50 contre la guerre de Corée…

    Quelques liens à ce sujet :

    http://www.amitiefrancecoree.org/2015/06/une-conference-sur-la-manifestation-du-28-mai-1952-contre-le-general-ridgway.html

    http://fischer02003.over-blog.com/2017/06/dehors-ridgway-la-peste.html

    1952 : LES OBSÈQUES DE HOCINE BELAÏD

    http://parcours.cinearchives.org/Les-films-758-189-0-0.html

    Précision : il ne s’agit pas ici d’encenser pour autant la ligne du PCF de cette époque, faite d’un mélange de confusionnisme populiste, de révisionnisme, et malgré tout, de quelques restes de marxisme-léninisme…

    Mais de respecter le souvenir de ces luttes, ne serait-ce que pour en tirer des leçons utiles, ce que M. Bibeau est bien incapable de faire.

    Son seul réflexe, c’est en quelque sorte : « J’irai cracher sur vos tombes ! »… Manque de pot, ce ne sont pas celles des bourgeois, ici, mais celles des prolos… !

    Visera-t-il mieux la prochaine fois ? Désormais, on doute complètement de ses « visées », en réalité… !

    ***********************

    PS : sur le même thème,

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2017/07/15/de-juillet-a-octobre-ou-comment-la-petite-bourgeoisie-voit-les-revolutions/

    Préambule proposé pour cette republication de l’article du camarade WH :

    ********************************

    Le chroniqueur québecois Robert Bibeau, qui se prétendait très abusivement « marxiste-léniniste », il y a quelques années, et se pose désormais en fer de lance « gauchiste » du combat contre cette même idéologie, à laquelle, de toutes façons, il n’avait rien compris, fait maintenant la promotion d’un article vantant les « mérites » de l’ouvrage anticommuniste de Chantal de Crisenoy, « Lénine face aux moujiks », visant à démontrer que Lénine était un ennemi acharné de la paysannerie russe…

    A noter qu’il fait cette démarche à partir d’un article tout à fait dithyrambique sur le sujet, paru sur « Reporterre », média de la bobocratie écolo qui veut se donner bonne conscience en prétendant combattre le « capitalisme financier » pour espérer sauver ce qui reste de l’autre, à savoir, le sien… Antienne rebattue, tant à l’ « extrême-gauche » qu’à l’extrême-droite, des classes moyennes précarisées par la crise du système…

    Convergence fortuite ?

    C’est la question que l’on se pose légitimement, tant les logiques intrinsèques des trois propos, à savoir celle du commentaire de Bibeau, celle de l’article de « Reporterre », et celle du livre lui-même sont fusionnelles et paraissent n’en faire qu’une, quant au fond : celle de l’anticommunisme sous forme spécifique d’anti-léninisme.

    Il se trouve que le camarade WH, animateur du blog « Les prolétaires de fer », a publié récemment, sur le site de l’association « Les vais amis de l’URSS », une réponse fort bien argumentée…

    Il nous semble donc juste de la republier sur TML, avec, également, quelques précisions historiques qui manquent encore dans cette excellente étude, déjà pratiquement exhaustive pour l’essentiel, à savoir l’analyse politique de cette démarche anticommuniste.

    La première précision, sur le plan historique, concerne l’évolution du statut de la propriété de la terre, de la Russie tsariste à l’URSS.

    La propriété des mir de l’ancienne Russie, qui concernait la petite paysannerie de l’époque, était déjà une propriété commune, où les parcelles de terres étaient attribuées en fonction des besoins.

    Ce mode de répartition, en voie d’être détruit par la « réforme » capitaliste de Stolypine, fondait néanmoins les rapports sociaux entre les paysans, alors que la bourgeoisie, classe encore nouvellement montante, en Russie tsariste, encourageait la propriété privée des koulaks, s’appropriant une grande partie des terres abandonnées par la noblesse, et y ajoutant, via la « réforme » de Stolypine, celles qu’ils pouvaient arracher aux communautés du type mir.

    Les koulaks formaient potentiellement une nouvelle aristocratie rurale, et non pas une « petite paysannerie propriétaire », comme il est dit systématiquement dans les articles « historiques » des ouvrages bourgeois… !

    (Le camarade WH devrait donc corriger cette formule, pour ne pas donner prise aux Bibeau, Crisenoy, « Reporterre » et consorts…)

    Parler d’eux comme des « victimes » de la Révolution Bolchévique, c’est déjà, au départ, inverser les causes et les effets, on verra tout de suite pourquoi, plus concrètement.

    Le slogan « La terre à ceux qui la travaillent ! » ne peut pas se comprendre en dehors de sa mise en pratique dans ce cadre.

    Il a été formalisé juridiquement par le « Décret sur la terre » du 8 Novembre 1917, qui était bel et bien un décret de nationalisation de toutes les terres, (hors les jardinets particuliers), et un système de répartition locale assez proche de celui des mir, en réalité. Il ne reconnaissait donc pas du tout de « petits paysans propriétaires », et cela en aucune manière, et encore moins de « gros », comme les koulaks.

    Logiquement, ceux-ci, les koulaks, auraient du être réduits aux parcelles correspondant à leurs besoins familiaux, mais bien évidemment, et profitant d’abord de l’instabilité causée par l’insurrection, ils « interprétaient » cette loi comme une consécration des droits abusivement acquis sous et depuis Stolypine…

    Certains ont même largement profité de la NEP, par la suite, pour accroitre encore leurs domaines et leur pouvoir sur les paysans pauvres.

    Le conflit de classe était donc inévitable, et eut lieu, en fait, tout au long de la période menant à la fin de la NEP et à la « dékoulakisation », rendue incontournable, et même nécessaire pour sauver, en réalité, l’URSS d’une famine encore pire que celle déjà engendrée par la rétention spéculative, par les koulaks, des produits agricoles, puis par la destruction des stocks et troupeaux qu’ils n’hésitaient pas à commettre, pour empêcher les saisies pourtant rendues nécessaires à la survie des villes, également.

    Cette réalité, à la fois économique et historique, est aujourd’hui établie par les économistes russes eux-même, non suspects de « communisme », et dont Nikolaï Starikov est un exemple significatif :

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2015/11/15/encore-une-legende-noire-demythifiee-lholodomor/

    Mais il est clair que Bibeau et ses semblables n’ont que faire, ni de la vérité historique, ni de l’évidence économique.

    Luniterre

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      16 juillet 2017 à 12 12 25 07257
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      @ Luniterre

      1) Voilà ce que nous appelons un argumentaire portant sur le fonds de l’affaire (excluant les invectives personnalisées pratiquées par les sectes communistes).

      2) Alors il vaut la peine de répondre à de tels propos. D’abord nous réfutons l’argument que nous faisons la PROMOTION de cet article et de ce livre dans la mesure ou nous avons clairement présenté nos arguments contre ces allégations (goulag, assassinats, crime de masse, famine orchestrée contre la population, etc.) sont des allégations qui ne nous intéresse pas, que nous ne commentons même pas tant elles n’ont rien à voir dans le débat dont le sujet est : QUELLES SONT LES CONDITIONS OBJECTIVES ET SUBJECTIVES DE LA RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE ?? (OCTOBRE 1917 – OUI OU NON ?)

      3) La revue REPORTERRE = BOBO ÉCOLO ?? Oui, entièrement d’accord camarade.

      4) On fait mention ci-haut « des classes moyennes » Ca n’existe pas des classes moyennes en science matérialiste historique et dialectique (je sais que Marx a écrit des choses la-dessus = alors Marx s’est fourvoyé voilà tout) Ne vous étranglez pas camarade – j’ai bien écrit que le mortel Marx a pu se tromper et oui. Nous produirons un article sur ce sujet expliquant l’impossible existence d’une CLASSE MOYENNE

      5) On nous accuse D’ANTI-LÉNINISME ET D’ANTI-MARXISME comme on accusait Galilée d’anti-papisme – d’anti-chrétienté de réfuter la bible et autres écrits saint. Nous ne réfuterons pas pour autant nos principes matérialistes prolétariens (je n’ai pas écrit socialiste ou communiste ou marxiste-léniniste ce que nous ne sommes pas)

      6) Pour le reste de la présentation ci-haut portant savamment sur la NEP, les décrets bolchéviques, les koulaks, les moujiks et la lutte entre les forces d’appropriation privé de la terre – étape nécessaire pour faire passer la Russie tsariste du féodalisme au capitalisme – et de sa nationalisation étatique par le pouvoir bolchévique d’édification du capitalisme d’État (qu’ils ont eu l’intelligence d’appeler le SOCIALISME ÉTAPE DE TRANSITION DU FÉODALISME AU COMMUNISME en dehors de la Russie) NOUS SOMMES TOTALEMENT EN ACCORD AVEC LES ALLÉGATIONS DE Luniterre = totalement. Sauf avec ses conclusions

      7) Le mode de production de transition entre le mode de production féodal – et le mode de production prolétarien (appelons le communiste si vous le souhaitez) est très bien connue – il s’appelle le MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE – d’État dans le cas de la Russie et de la Chine et des autres pays socialistes (environ une vingtaine à travers le monde ayant connu des histoires différents mais menant au triomphe du capitalisme libéral – reste la Corée du Nord que Donald Trump est chargé de mener du capitalisme d’État au capitalisme libéral comme toutes les autres patries socialistes avant elle).

      8) Les conditions objectives et subjectives d’une révolution prolétarienne mondiale n’étaient aucunement réunies sur terre en 1917 – pas d’avantage qu’en 1949 ,,, elles murissent rapidement en ce début de nouveau millénaire cependant – encore faut-il le reconnaître.

      Merci Luniterre pour cette contribution intéressante au débat.

      robert bibeau http://www.les7duquebec.com

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    17 juillet 2017 à 19 07 12 07127
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    En ce qui concerne l’approche du léninisme, je n’ai fait que compléter le travail du camarade WH, qui ne possédait pas forcément toutes le données historiques de la question des koulaks, ce qu’il a bien voulu admettre, du reste… Ce camarade est très jeune, mais il met du cœur à l’étude et progresse…

    Ceci dit, il n’y a pas d’âge pour étudier et analyser l’histoire, autrement qu’avec des préjugés. Staline a continué l’œuvre de Lénine et fait survivre la Révolution Socialiste en URSS, dans des conditions particulièrement difficiles. Ces conditions ont favorisé l’émergence de différentes formes de révisionnisme. En fin de compte, c’est le rapport de force politique qui s’est inversé et a entrainé la victoire du Khrouchtchevisme. La politique khrouchtchévienne est exactement celle que Staline avait combattu, une dernière fois, lors du XIXème Congrès.
    Malgré tout, il a encore fallu 35 ans au révisionnisme pour saper complètement les bases économiques de l’URSS, telle qu’elle avait été construite sous Staline, principalement. Il n’est donc tout simplement pas possible de parler d’échec de cette période, sauf si l’on veut faire chorus avec les chantres du capitalisme.

    La période de dictature du prolétariat est une période intense de luttes de classes. En URSS cette lutte a donc été perdue, mais reste le bilan de l’œuvre qui a été réalisée.

    Parler de l’URSS globalement comme le fait M. Bibeau, c’est exactement ce que font les idéologues bourgeois, ainsi que leurs séides trotskystes et autres gauchistes, anars, (sauf le camarade Do (blog Vive la Révolution), qui pratique une sorte d’ »anti-stalinisme » assez relatif et « dialectique » en un sens, vu qu’il défend, le plus souvent, la mémoire de l’URSS…!).

    Étudier et parler de l’URSS en ML, c’est en faire une analyse dialectique pour en tirer les leçons utile, et réintégrer sa mémoire dans la culture du mouvement ouvrier.

    Contribuer à saper la mémoire de l’URSS, c’est contribuer à éradiquer la mémoire et la culture du mouvement ouvrier, c’est collaborer et contribuer à la domination de l’idéologie bourgeoise, qui a cet objectif, majeur pour elle, dénigrer l’URSS, et surtout la période « stalinienne », constamment en ligne de mire dans son intox médiatique.

    Est-ce suffisamment clair?

    Luniterre

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    17 juillet 2017 à 20 08 01 07017
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    @ Luniterre

    1) Je suis d’accord avec cette phrase « Staline a continué l’œuvre de Lénine et fait survivre la Révolution Socialiste en URSS, dans des conditions particulièrement difficiles. »

    2) Je demande explication sur celle-ci « Ces conditions ont favorisé l’émergence de différentes formes de révisionnisme. En fin de compte, c’est le rapport de force politique qui s’est inversé et a entrainé la victoire du Khrouchtchevisme. » Sur quels rapports de production et donc sur quelles forces productives et donc sur quelle classe sociale s’appuyaient la faction de Kroutchev pour ainsi émerger – croitre – prospérer jusqu’a renverser le mode de production prolétarien en construction (selon vos théories pas les miennes) et revenir en arrière vers le mode de production capitaliste ???

    3) Je pense que tu ne comprends pas ce que tu lis. En aucun cas je ne parle D »ÉCHEC – NI DE RETOUR EN ARRIÈRE – C’EST VOUS QUI LE PRÉTENDEZ – moi je dis que la RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE – JE NE PARLE PAS DE LA CONSTRUCTION DU MODE DE PRODUCTION PROLÉTARIEN – n’a jamais eue lieue JAMAIS NI SOUS LES SOVIETS PAYSANS SOLDATSPAYSANS ET OUVRIERS nie sous Lénine – ni sous Staline. Le train n’est jamais partie de la gare : alors écrire « Il n’est donc tout simplement pas possible de parler d’échec de cette période, sauf si l’on veut faire chorus avec les chantres du capitalisme. » NON pas échec = INEXISTENCE Pour mener une révolution prolétarienne mondiale il faudra des milliards de prolétaires dans le monde entier – 1917 ??? et les paysans pauvres ou riches = oublie ça

    4) Il n’y a jamais eu dictature du prolétariat en URSS ni nul part ailleurs sur terre. Donne les caractéristiques de la DICTATURE DU PROLÉTARIAT (SANS PROLÉTARIAT) « La période de dictature du prolétariat est une période intense de luttes de classes. »

    5) l’ARGUMENT matraque de la IIIe Internationale bolvhéviser – AUTO-SABORDER en 1943 le voici : « Contribuer à saper la mémoire de l’URSS, c’est contribuer à éradiquer la mémoire et la culture du mouvement ouvrier…¨ » dogmatiquement que chacun rentre dans le rang. l’URSS a échouer mais pas de problème nous avons des traitres à revendre et un sophisme de lutte de classe sans mode de production sous-jacent sur lequel reposerait les rapports de production et surtout les forces productives vivantes – la classe Kroutchev est une classe spontanée dirigée par des idées révisionnistes malfaisantes venues du malin et ayant contaminées le sain parti

    Pourtant il a été clair et un dogmatique aimera ce que je vais faire – je vais citer le pape MARX « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience »…. Karl Marx

    Génial le bonhomme faudrait vous en inspirer

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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      18 juillet 2017 à 22 10 26 07267
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      Comprenne qui pourra ou qui voudra?

      M. Bibeau écrit:

      « la classe Kroutchev est une classe spontanée dirigée par des idées révisionnistes malfaisantes venues du malin et ayant contaminées le sain parti  »

      J’ai écrit:

      « La période de dictature du prolétariat est une période intense de luttes de classes. En URSS cette lutte a donc été perdue, mais reste le bilan de l’œuvre qui a été réalisée. »

      Ce qui implique la continuité, au demeurant évidente, sauf pour M. Bibeau, du processus de lutte de classe, dans tous les domaines.

      La bourgeoisie, son idéologie et ses seides aussi sont évidemment dans la continuité.

      Éventuellement, ils changent de nom…

      Un jour les séides du capitalisme s’appellent Bernstein, Kautsky, Trotsky, Boukharine, un autre jour Thorez, Togliatti, Khrouchtchev, etc…

      Ce qui n’empêche que certains de ces « noms » ont pu à un moment ou à un autre être dans le camp de la révolution.

      L’histoire de l’évolution des individus est en rapport dialectique et non mécaniste avec celle des classes.

      Aucun individu n’est génétiquement programmé « bourgeois » ou « prolo »…

      « Ce n’est pas la conscience des hommes qui détermine leur existence, c’est au contraire leur existence sociale qui détermine leur conscience » Karl Marx

      Rappel judicieux, mais qui n’exclut pas la dialectique, décidément inconnue, et pour cause, chez M. Bibeau et ses semblables. Il ne vient donc pas à l’idée de M. Bibeau que l’existence sociale des individus change aussi…

      Mais surtout, il n’en est plus à une contradiction près…

      « 1) Je suis d’accord avec cette phrase « Staline a continué l’œuvre de Lénine et fait survivre la Révolution Socialiste en URSS, dans des conditions particulièrement difficiles. »  »

      Et plus loin…

      « moi je dis que la RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE – JE NE PARLE PAS DE LA CONSTRUCTION DU MODE DE PRODUCTION PROLÉTARIEN – n’a jamais eue lieue JAMAIS NI SOUS LES SOVIETS PAYSANS SOLDATSPAYSANS ET OUVRIERS nie sous Lénine – ni sous Staline. »

      M; Bibeau est donc « d’accord » avec une chose et son contraire…

      Ce doit être sa propre conception de la dialectique, sans doute…!

      Encore un de ses arguments « imparables »!!

      Luniterre

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        19 juillet 2017 à 11 11 31 07317
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        /

        Je conçois l’étonnement du lecteur qui lit ceci  » Je suis d’accord avec cette phrase « Staline a continué l’œuvre de Lénine et fait survivre la Révolution Socialiste en URSS, dans des conditions particulièrement difficiles. » PUIS cela  » « moi je dis que la RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE –(JE NE PARLE PAS DE LA CONSTRUCTION DU MODE DE PRODUCTION PROLÉTARIEN) – n’a jamais eue lieue JAMAIS NI SOUS LES SOVIETS PAYSANS SOLDATS-PAYSANS ET OUVRIERS, ni sous Lénine – ni sous Staline. »

        Pour comprendre ces deux phrases il faut bien lire et réfléchir – Pour moi en accord avec Marx il y a eue le mode de production du communisme primitif, puis esclavagiste, puis féodal, puis capitaliste et il y aura probablement un jour l’émergence du mode de production communiste avancé
        2) Le mode de production SOCIALISTE comme en URSS et dans d’autres pays ce n’est pas un mode de production spécifique – c’est une appellation originale pour qualifier le mode de PRODUCTION CAPITALISTE dans des conditions spécifiques.
        3) C’est une invention des bolchéviques que cette société ou cette phase de TRANSITION DU FÉODLISME AU COMMUNISME ne passant pas par le mode de production capitaliste mais par le SOCIALSME (sic)
        4) La preuve en est que partout – partout – partout ou la phase de soi-disant TRANSITION SOCIALSTE a été enclenché elle a aboutit au capitalisme une fois dépassé un certain seuil de développement des forces productives, des moyens de production et donc des rapports de production sociaux. (ce que les ML appellent la lutte de classe sous le SOCIALISME – CE QUI EST VRAI en effet puisque le MODE DE PRODUCTION SOCIALISTE DE TRANSITION c’est en fait le capitalisme d’État.
        5) Dans les deux phrases le lecteur attentif remarquera que je parle du SOCIALISME DANS LA PREMIÈRE – QUE STALINE A POURSUIVI IL EST VRAI APRÈS LÉNINE ET QUE JE parle de révolution prolétarienne et de mode de production prolétarien-communiste dans la 2e phrase CHOSES DIAMÉTRALEMENT DIFFÉRENTES. que nul n’est parvenu à réaliser jusqu’ici

        6) Ces réalisations sont au programme du XXIe siècle et il importe de débattre de ces choses sérieusement comme le fait le camarade Luniterre afin que l’on ne refasse pas les erreurs des bolchéviques – risque très réel la paralysie présente du mouvement ouvrier international.

        Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    20 juillet 2017 à 0 12 15 07157
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    Mis devant le fait de sa propre contradiction insoluble, sauf dans la scolastique, M. Bibeau nous ressert donc la même scolastique:

    « Ce que les ML appellent la lutte de classe sous le SOCIALISME – CE QUI EST VRAI en effet puisque le MODE DE PRODUCTION SOCIALISTE DE TRANSITION c’est en fait le capitalisme d’État. »

    Alors que le « Capitalisme d’État » n’existe pas en tant que mode de production, mais seulement comme un aspect possible du capitalisme MONOPOLISTE d’État et effectivement, comme un aspect résiduel, secondaire et très provisoirement possible de la phase de transition (Cas de la NEP >>>durée de vie=7ans…! …Et qui n’empêchait nullement le développement du secteur économique socialiste dominant, le tout restant sous le contrôle de la dictature du prolétariat!).

    Assimiler socialisme et « capitalisme d’État »(?) est une aberration à tous point de vue, qui ne vise qu’à « rénover » la vieille théorie gauchiste qu’il n’y a pas de « phase de transition » dans le processus révolutionnaire, c’est à dire, en réalité, pas de phase de dictature du prolétariat, c’est à dire pas de révolution du tout, sauf dans les bons mots de M. Bibeau!

    Luniterre

    PS: cette question a déjà été débattue à maintes reprises, notamment sur TML, y incluant largement le point de vue de M. Bibeau. Quelques échantillons:

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/09/23/a-propos-de-marx-au-banc-dessai-de-lhistoire-divers-echanges-de-correspondance-tentant-declairer-le-debat/

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/09/25/a-propos-du-capitalisme-detat-suite-du-debat-sur-marx-au-banc-dessai-de-lhistoire/

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/09/30/socialisme-etou-capitalisme-detat-le-debat-continue/

    https://tribunemlreypa.wordpress.com/2016/03/12/en-reponse-au-camarade-robert-bibeau/

    *******************************************

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      21 juillet 2017 à 8 08 21 07217
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      @ Luniterre

      Encore merci pour ton commentaire

      1) Pour ma part je crois que le mode de production capitaliste existe.
      2) Dans le cas du capitalisme soviétique que les bolcheviques ont appelé SOCIALISME (UR-SOCIALISTE-S) je préfère user de l’appellation CAPITALISME MONOPOLISTE D’ÉTAT à cause du rôle crucial qu’a jouer l’État soviétique dans l’édification de ce modèle de capitalisme pendant une cinquantaine d’années.
      3) Aujourd’hui suite à l’éclatement des contradictions capitalistes – que tu appelles lutte de classe avec raison – dans ces sociétés qui ont voulus s’appelés SOCIALISTES – libre à elles – le capitalisme traditionnel (ou l’État a de plus en plus un rôle à jouer) a repris ses droits sur toute ces sociétés ex-socialistes (partout dans une vingtaine de pays environ sans exception – étrange coincidence)
      4) Pour la dictature du prolétariat il faudrait que tu définisses le concept et que tu nous démontre son fonctionnement en URSS de façon concrète et dans les autres DÉMOCRATIES POPULAIRES (tu auras noté qu’ils n’ont pas appelé cela DÉMOCRATIE PROLÉTARIENNE NI DICTATURE DU PROLÉTARIAT mais démocratie « populaire » Pourquoi ???

      Merci de ta patience Luniterre.

      robert Bibeau http://www.les7duquebe.com

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        21 juillet 2017 à 9 09 23 07237
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        Effectivement, de la patience, il en faut énormément…

        J’espère en l’occurrence qu’elle profite à quelques lecteurs de cette polémique…

        Ici, il s’agit évidemment encore d’un problème de compréhension dialectique de l’histoire de la lutte des classes, qui est donc un processus continu, mais pas linéaire…!

        L’histoire du concept de « Démocratie Populaire » ne s’inscrit pas non plus dans l’image rectiligne de la « Perspective Nevski », pour l’emprunter une fois de plus au camarade Lénine… Ce concept a fait, et fait encore, vu le débat avec les maoïstes, et autres « prochinois » et/ou thoréziens, etc… l’objet d’approches très différentes et carrément antagonistes…

        Pour ma part j’adhère à la définition Jdanoviste de ce concept, qui me semble bien être l’originale, en fait… La « Démocratie Nouvelle » de Mao est évidemment antérieure, mais précisément, il s’agit de tout autre chose…!

        Ce concept est l’un de ceux à la base et à l’origine du blog TRIBUNE MARXISTE-LÉNINISTE, et carrément dès son tout premier article:

        https://tribunemlreypa.wordpress.com/snowden-en-sursis-le-premier-article-a-lorigine-du-blog-acces-direct/

        Y voir notamment les citations de Jdanov et celle du Pr. Mankovsky, qui, me semble-t-il, cernent précisément cet aspect du problème…

        Dès cette époque, après guerre, la mise au point était d’autant plus urgente que les révisionnistes, sur le point de l’emporter, avaient déjà placé quelques chicanes d’importance dans la « perspective », ce qui l’a, du reste, assez rapidement brisé, par la suite…

        Mais encore aujourd’hui, donc, le combat continue!

        Luniterre

        PS: Le sujet est complexe et ne peut être traité de manière exhaustive en quelques « post en réponse ». De plus, ce n’est plus une urgence immédiate, dans le contexte actuel… Pour l’instant, je m’en tiendrai donc à ce qui est évoqué dans ce tout premier article. A noter que ce sujet à incidemment et indirectement été récemment abordé sur le blog du camarade Do:

        http://mai68.org/spip2/spip.php?article535#forum492

        **********************************************

        Répondre

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