Les femmes afghanes dans l’enfer démocratique des États-Unis et de l’OTAN

Texte en français et en anglais  01 03 18 Article on Afghan Women by LRA _2.  L’Afghanistan comme les médias ne l’ont jamais présenté. Traduit de l’anglais par Robert Bibeau.

Left Radical of Afghanistan

 

Comment les USA et l’OTAN justifient l’occupation de l’Afghanistan?

 

Le 9 août 2010, le New York Times a publié une photo d’Aisha, une jeune fille de 18 ans dont le nez et l’oreille ont été coupés par son mari parce qu’elle s’était enfuie de chez elle, résultat de la violence familiale. Le New York Times a rapporté que c’était la cour des talibans qui avait donné l’ordre d’une telle violence. Cependant, plus tard, il a été révélé que c’est la violence familiale (tribale) qui a conduit à un tel crime et que les talibans n’y étaient pas engagés.  (BBC Persian, 8 déc. 2010)

 

Avec un tel titre et une photo sur le New York Times, le gouvernement américain visait à justifier sa présence de pillage en Afghanistan et se prétendait le seul défenseur des femmes afghanes. Il a tenté de convaincre les Américains et les Occidentaux que si les Etats-Unis quittaient l’Afghanistan, les femmes d’Afghanistan seraient confrontées au sort d’Aisha!

 

Ci-dessous, nous allons mettre en évidence quelques faits et exemples, si les Etats-Unis et l’OTAN défendent les femmes afghanes ? Si les femmes afghanes ont obtenu leurs droits sous l’occupation? Si les Etats-Unis et l’OTAN soutenaient un régime démocratique à Kaboul qui garantisse les droits des femmes dans les lois et agisse en conséquence?

 

L’Afghanistan est occupé par les États-Unis et leurs alliés depuis 2001. La coalition de pillards dirigée par les États-Unis a envahi l’Afghanistan sous prétexte de mener la «guerre contre le terrorisme», de restaurer de la démocratie et de droits des femmes. Les États-Unis et l’OTAN ont collaboré avec des groupes djihadistes et l’Alliance du Nord qui, du point de vue de l’idéologie et de la croyance, ressemblent beaucoup aux talibans et à Daech.

 

Pendant l’occupation de l’Afghanistan par les États-Unis et l’OTAN, la situation en matière de sécurité et les droits des femmes n’ont pas été améliorés et il y a très peu de différence avec le régime taliban. Les rapports récents de la Commission afghane indépendante des droits de l’homme, de la mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan, d’Amnesty International et de Human Rights Watch et d’autres organisations locales indiquent que la violence contre les femmes augmente d’année en année sous les yeux des États-Unis et de l’OTAN et le régime fantoche à Kaboul.

 

Non seulement Amnesty International a déclaré, mais aussi Franz-Michael Mellbin, représentant spécial de l’Union européenne à Kaboul, a avoué que l’Afghanistan est la pire place pour les femmes et a critiqué le gouvernement pour ne pas considérer la question des femmes comme une priorité.  De même, à la fin de 2016, le FNUAP [Fonds des Nations Unies pour la population d’Afghanistan] a déclaré que 87% des femmes afghanes avaient connu la violence dans leur vie.

 

Amnesty International signale qu’en 2016, 5 000 cas de violence contre les femmes ont été enregistrés auprès du gouvernement. En 2015, la MANUA [Missions d’assistance des Nations Unies pour l’Afghanistan] a signalé que l’Afghanistan se classait au rang le plus bas 152 sur 155 pays dans les indicateurs mondiaux d’inégalité entre les sexes. En moyenne, 150 femmes sont tuées et 400 autres sont violées chaque année en Afghanistan. De toute évidence, la situation réelle des femmes en Afghanistan est plus terrible que ce qui est officiellement rapporté.  Miwa Kato, directrice régionale pour l’Asie et le Pacifique de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, a déclaré le 19 octobre 2017 que le niveau de violence contre les femmes en Afghanistan est incomparable avec celui des autres pays. C’est une alarme.

 

L’OMS [Organisation mondiale de la santé] a affirmé que sur cent mille mères, plus de mille six cents perdent la vie au moment de l’accouchement en Afghanistan. (BBC 26 janv. 2009) Selon la même organisation, le taux de mortalité infantile est de 91 pour 1000 nouveaux-nés (DW 12 déc. 2011).

 

Le gouvernement fantoche afghan, les États-Unis et leurs alliés comparent sans vergogne la situation actuelle des femmes en Afghanistan et au temps des talibans et non des gouvernements d’avant 1992! Ainsi, comme nous le voyons, ces détails sur la situation des femmes en Afghanistan ne sont pas simplement des affirmations sans fondement de la part des opposants, ce sont des faits déclarés par des agences dépendantes des Etats-Unis ou «indépendantes». Ainsi, la présence des États-Unis et de l’OTAN en Afghanistan n’a rien donné de positif pour les femmes afghanes.

 

Les causes de la violence

 

Les classes dirigeantes, leurs patrons étrangers, ainsi que leurs médias et idéologues ne touchent jamais aux racines de la violence et n’exposent pas les faits réels derrière la violence familiale et l’injustice sociale. C’est pour réaffirmer que le système capitaliste survit à travers l’exploitation de la classe ouvrière et qu’il utilise la religion et d’autres idéologies pour camoufler sa nature et son visage brutaux, sanglants et inhumains. Les femmes ne peuvent pas jouir de la vraie liberté et de la justice même dans la société capitaliste très développée et moderne où les moyens de production appartiennent à une poignée de familles riches. Pour être à l’abri de l’exploitation, de la guerre et de la violence et pour éliminer toute forme d’oppression et de discrimination, il n’y a pas d’autre alternative que de construire le socialisme par l’anéantissement de la propriété privée des moyens de production.

 

La plupart des violences résultent de la pauvreté et de la situation économiquement précaire des familles, ce qui affectent les mentalités et créent des tensions et des dépressions ainsi qu’une attitude réactionnaire parmi les membres de la famille. Alors que le soutien de famille est sans emploi et attend un travail quotidien dans la rue chaque matin au soir et ne trouve finalement rien et rentre chez lui les mains vides, en même temps que ses enfants ont faim, cela lui brise le cœur et l’esprit. La répétition d’une situation aussi difficile avec des estomacs vides fait que les membres d’une famille se querellent pour des choses élémentaires. Cela amène un mari, un père ou un frère à prendre sa revanche sur les membres les plus vulnérables de la famille car il est frustré parce qu’il doit faire face aux défis croissants imposés par le système social injuste et les classes roturières. La plupart des familles ne peuvent même pas se permettre le moindre soin médical pour leurs enfants malades et elles sont témoins de la mort de leurs enfants causée par des maladies triviales et curables. Dans certains cas, un père est obligé de vendre ses enfants ou de les tuer et de se suicider ensuite faute de pain.

 

La Commission indépendante des droits de l’homme d’Aghanistan (AIHRC), l’une des entités soutenues par le gouvernement, tente de cacher les racines et les facteurs réels derrière la souffrance des femmes et elle camouffle les faits réels. Dans son rapport annuel 2017, l’AIHRC signale un analphabétisme notable, l’addiction aux stupéfiants, l’insécurité, l’immunité de punition, la corruption administrative, le manque de confiance dans le système judiciaire et les coutumes ancestrales féodales comme principales causes de violence contre les femmes en Afghanistan. Il illustre que 60% des auteurs des violences sont illettrés, 18% sont moins lettrés, 25% sont des toxicomanes.

 

Bien que le gouvernement ait adopté des lois apparemment astreignantes et signé plusieurs conventions internationales pour défendre les droits des femmes, elles ne sont pas appliquées. C’est parce que le gouvernement est composé de féodaux djihadistes et de membres d’anciens partis fondamentalistes qui n’ont jamais cru aux droits humains, à la démocratie et aux droits des femmes. Par conséquent, la prétendue communauté internationale et son régime d’affidés corrompus à Kaboul ne veulent pas non plus protéger les droits des femmes. De plus, le gouvernement lui-même viole les lois et encourage la violence sur le territoire contrôlé par le gouvernement.

Entretiens de paix et les femmes

 

Les États-Unis et l’OTAN et leur régime fantoche à Kaboul, ont indiqué que la question des droits des femmes étaient une ligne rouge à ne pas franchir. En novembre 2001, le secrétaire d’État Colin L. Powell a déclaré: «Les droits des femmes en Afghanistan ne seront pas négociables.» Mais aussitôt, les femmes ont été ignorées dans leurs discours et déclarations Donal Trump dans la nouvelle stratégie des États-Unis pour le Sud L’Asie n’a jamais attiré l’attention sur la question des femmes en Afghanistan, mais plutôt sur les négociations de paix avec les talibans et toutes les autres forces misogynes : leur engagement envers les droits des femmes était un slogan vide et ils n’y ont jamais cru. Gulbadin Hekmatyar, le leader du parti islamiste afghan qui est connu comme l’élément le plus extrémiste et anti-femmes, a rejoint le gouvernement en 2016. Il est responsable de la pulvérisation d’acide sur les visages des étudiants de l’université de Kaboul dans les années 1970, imposant des mesures strictes contre les femmes dans les zones sous son contrôle en Afghanistan dans les années 80 et de pulvérisation d’acide sur les femmes et de tuer des dizaines d’Afghans laïcs, démocrates et de gauche dans les villes pakistanaises de Peshawar et de Quetta en 1980-1992. En outre, il y a des allégations selon lesquelles lui et son parti, comme d’autres partis islamiques, ont violé, kidnappé et tué des femmes et des civils à Kaboul pendant la guerre civile de 1992-1996.

 

Le gouvernement afghan et ses sponsors impérialistes ont ignoré tous les crimes commis par son parti. Le gouvernement de Ghani-Abdullah avec le commandement des États-Unis et l’accord de ses alliés à l’OTAN a violé tous les principes des droits humains pour se réconcilier avec le Parti islamique sous Gulbadin Hekmatyar et lui ont accorder 500 000 $ US par mois en plus de d’autres privilèges.

 

Environnement juridique contre les femmes

 

La plupart des lois en Afghanistan sont dérivées de la charia islamique qui prive totalement les femmes de leurs droits en tant qu’êtres humains. La nouvelle constitution de l’Afghanistan, qui a été élaborée en 2003 sous les directives des conseillers des États-Unis et de l’OTAN, est fondée sur des éléments discriminatoires à l’égard des femmes. H. Karzai a accepté la proposition de certains érudits islamiques de créer une police religieuse pour appliquer les lois islamiques comme à l’époque des talibans (BBC 14 juill. 2006). En avril 2011, le gouvernement de l’Afghanistan a fait des efforts pour rétablir l’administration islamique spéciale de l’application de la loi de l’époque des talibans. Son projet de copie a été développé, qui ordonne à la mariée de porter le Hejab islamique dans les mariages, la musique étant interdite lors des cérémonies de mariage. De même, il était sérieusement interdit de célébrer le mariage dans un groupe mixte d’hommes et de femmes. Les centres commerciaux qui vendent des vêtements non-islamiques ont fait face à des amendes. Au milieu de l’année 2017, dans la ville de Jalalabad dans la province de Nangarhar, le gouvernement a rassemblé toutes les grosses poupées des centres commerciaux parce qu’elles ne portaient pas de vêtements appropriés!

 

En 2009, le gouvernement afghan a signé la convention internationale sur la violence contre les femmes, tout en approuvant une loi sur la famille très discriminatoire proposée par les savants chiites qui a provoqué la colère de la «société civile» et des groupes de femmes militantes en Afghanistan.

 

En mars 2012, les érudits religieux ont proposé au gouvernement d’approuver une loi enfermant les femmes dans leurs foyers. Ils ont proposé une loi imposant la ségrégation des filles et des garçons dans les écoles, les universités et les lieux de travail. Il a exhorté les femmes et les filles à ne pas voyager sans un membre de la famille masculin. Dans ce projet de loi, les hommes étaient reconnus comme les premiers et les femmes comme des êtres humains de second degré. L’article 132 de cette loi stipule qu’une femme doit répondre aux besoins sexuels de son mari à tout moment. Dans cette loi, l’âge du mariage pour une fille est passé de 18 à 16 ans et supprime le droit de divorcer et pour les femmes de garder leurs enfants. Selon cette loi, le deoir de la femme est d’obéir à l’homme. Selon la loi, si une femme veut divorcer, l’accord de son mari est obligatoire.

 

Malgré l’imposition de lois anti-femmes dans le pays, le gouvernement a fait de nouveaux efforts contre les femmes. Plus de 90% des conflits civils et des conflits qui incluent également les questions familiales ont été délégués aux tribunaux locaux. Ces tribunaux locaux qui sont dirigés par le personnel fanatique ignore les lois et émet des verdicts et prends des décisions fondées sur les coutumes et les lois islamiques. Ces tribunaux corrompus et anti-femmes sont financés par le gouvernement américain à hauteur de 15 millions de dollars par an (Guardian 13 janv. 2013). L’une des décisions de cette cour a été une sentence 100 coups de fouet contre une jeune fille et un garçon qui s’aimaient dans la province de Ghor. Au moment de la mise en œuvre de la sentence, les autorités locales étaient présentes. De même, dans la même province, le tribunal local a condamné une fille à être lapidée à mort.

 

Les lois dites modernes, qui découlent des coutumes et traditions existantes et des principes et valeurs islamiques, justifient légalement la violence et la discrimination à l’égard des femmes et les privent de leurs droits fondamentaux dans la société et la famille. Dans une société dominée par le patriarcat comme l’Afghanistan, les femmes sont discriminées et considérées comme des êtres humains secondaires. Les femmes sont traitées comme des animaux.

 

La religion et les coutumes sont deux éléments fondamentaux qui justifient la violence et la discrimination à l’égard des femmes dans la société. Selon l’Islam, une femme a la moitié des droits dont jouit un homme. Une femme n’est pas autorisée à gouverner une société ou à se voir attribuer une position de leader. Les femmes sont restreintes pour occuper le poste de juge. Un frère hérite du double d’héritage part par rapport à sa sœur. Il faut le témoignage de deux femmes contre celui d’un homme. Dans le cas d’un crime, les punitions contre les femmes sont plus sévères que celles contre les hommes. Une femme sans la permission de son mari ne peut pas sortir de la maison et communiquer avec les autres. Les meilleures femmes sont celles qui s’occupent de leurs enfants, lavent les vêtements, cuisinent la nourriture et obéissent à tous les ordres de leur mari et répondent à son désir dans n’importe quelle situation.

 

Les femmes sont vendues et comptées comme la propriété des hommes. Un homme de 60 ans peut se marier avec une fille de 10 ans s’il paye le prix! Les filles / fillettes sont données en mariage à une famille victime en guise de compensation pour un meurtre commis par son père ou son frère. Une femme n’a pas le droit de décider de son mariage et de la personne qu’elle aime. En cas de nécessité de voyager, une femme doit couvrir entièrement son corps et être accompagnée par un homme de sa famille.

 

Les lois afghanes ne reconnaissent pas les abus sexuels comme des crimes, des centaines de femmes et de filles sont quotidiennement confrontées à de telles violences. Les auteurs de tels crimes sont les forces armées liées au gouvernement et les forces liées aux djihadistes et aux chefs de guerre qui reçoivent le soutien des gouvernements, des États-Unis et de l’OTAN. Par exemple: dans le district de Zari de la province de Balkh, Maryam a été violée par un homme du peuple d’Akram Zari, un commandant lié à Ata Noor l’actuel gouverneur de la province de Balkh. Shakila une autre fille a été violée puis exécutée dans la province de Bamyan par Wahid Beheshti, un membre du Conseil provincial de Bamyan et un frère du député Fakoor Beheshti. Le fils de Painda Mohammad, membre du parlement, a violé Bashira, une fillette de 12 ans dans la province de Sari Pul. Le neveu de Kabir Marzban, un autre membre du parlement, a violé et tué Zainooran dans la province de Takhar.

 

Taliban, Daesh, Jihadistes et les femmes en Afghanistan

 

Daech dans les zones sous son contrôle a un comportement plus dur que les talibans contre les femmes et les filles. Il n’y a pas d’écoles et les femmes n’ont pas le droit d’apparaître en public. Il y a plusieurs rapports que les forces de Daesh ont enlevé des femmes et des jeunes filles dans plusieurs districts des provinces de Nangarhar, Kunar, Nooristan, Laghman, Sari Pul et Faryab pour les utiliser comme domestiques et esclaves sexuelles. Ils légitiment l’esclavage des femmes sur la base de leur interprétation des textes islamiques qui leur permettent de tout piller de votre ennemi!

 

Les talibans qui contrôlent plus de territoire que le gouvernement, brûlent les écoles des filles, appliquent la Charia et interdisent aux filles d’aller à l’école et de punir toute femme si elle est connue comme enseignante, ou si elle travaille pour une ONG ou le gouvernement. Daech et les talibans dirigent leur gouvernement et se comportent envers les femmes selon leur propre perception de l’Islam. Ils exécutent, lapident et fouettent les femmes qu’ils attrapent en «relation sexuelle illégale» ou si elles sont hors de chez elles sans un homme de leur famille.

 

– Le 18 octobre 2011, une veuve de 40 ans a été accusée d’adultère et exécutée dans la province de Badghis par les talibans.

– Le 4 février 2011, les talibans ont lapidé Sadiqa, 23 ans, et Abdul Qayoum, 28 ans, dans le district d’Archi de la province de Kunduz, les accusant d’amour et de fugue.

– Le 8 juillet 2012, des talibans ont abattu Najeeba dans le village de Shinwary, dans le district de Ghorband, dans la province de Parwan, en raison de « relations illégales » avec un homme. Derrière cet incident, il y avait Abdul Star Khawasi, membre du parlement afghan.

– Le 25 mai 2015, Najiba, 25 ans, et Murad, 32 ans, ont été exécutés dans le district de Mardian dans la province de Jawzjan par des talibans pour s’être aimés.

– Le 13 septembre 2015, une femme et un homme ont été exécutés par des talibans à Sozma Qala, dans la province de Saripol, accusés de relations illégales.

 

Le gouvernement des Afghans contrôle moins de 40% du territoire et il n’y applique pas ses propres lois. En raison du système judiciaire corrompu du régime fantoche soutenu par les États-Unis et l’OTAN, la plupart des habitants des zones contrôlées par le gouvernement préfèrent soumettre leurs différends aux tribunaux des Tabliban.

 

Le clergé et le Conseil des érudits religieux d’Afghanistan, organe gouvernemental, ont plusieurs fois exprimé leur désaccord avec le programme « Afghan Star » d’une télévision locale, qui encourage les jeunes afghans (garçons et filles) à jouer de la musique et à chanter. L’année dernière, les islamistes extrémistes ont manifesté dans la ville de Kaboul pour annuler le concert d’une célèbre chanteuse afghane, Ariana Saeed, qui cherchait à venir en aide aux personnes touchées dans la province de Faryab, tuées, blessées et déplacées par Daech et les Talibans en août 2017.

 

Les femmes et les forces de l’ordre

 

La police du régime fantoche en Afghanistan administre selon les traditions et les coutumes féodales avec les femmes et les prisonniers. Les lois sont en quelque sorte meilleures que les traditions et les coutumes millénaires, mais non seulement les forces de l’ordre et le personnel du système judiciaire ne connaissent pas les lois gouvernementales mais dans le cas où certains les connaissent, ils ne croient pas aux droits des femmes. Ils préfèrent se comporter envers les femmes et en particulier les femmes condamnées sur la base de leurs désirs personnels dérivés du principe et des règles islamiques et des coutumes de la tradition féodale. Ainsi, les femmes sont reconnues coupables avant que toute décision soit prise par le tribunal.

 

En fait, ce comportement officiel encourage les hommes à pratique la violence contre les femmes; ce facteur accorde aux hommes une sorte d’immunité en cas de violence perpétrée. Cette approche archaïque de la justice conduit le plus souvent à punir les victimes de violence plutôt que leurs auteurs. Si un membre de la famille tue un membre de sa famille en raison d’un doute ayant des relations amoureuses avec quelqu’un, il ne sera pas poursuivi par la loi et, de plus, il sera apprécié par la communauté. L’agresseur ne se sent jamais coupable, mais il est honoré car soi-disant il «sauve l’honneur de sa famille».

 

Si une femme tente d’échapper à la brutalité ultime et à l’enfer de la violence, il n’y a personne pour l’assister officiellement. Prendre une telle mesure pour une femme dans une société dominée par les coutumes féodales avec de fortes coutumes et de forts principes religieux, conduit le plus souvent à la punition grave et à la peine de mort. Dans ce cas, la femme est poursuivie à la fois par sa famille et le gouvernement. Bien que dans les lois officielles il n’y ait aucune interdiction de fuir la maison, les prisons du gouvernement sont pleines de femmes et de filles qui ont été emprisonnées pour s’être enfuies de chez elles. Pendant l’évasion, s’ils sont capturés par la famille, sous le prétexte d’atteinte à la dignité de la famille, elles seront tuées ou confrontées à une condition pire qu’auparavant, mais s’ils sont arrêtés par le gouvernement, sur la base de lois non écrites les femmes sont emprisonnées et confrontées à l’insulte et à l’abus sexuel par les autorités pénitentiaires.

 

Dans la province de Balkh, une femme enceinte de 5 mois a été battue par son mari alors qu’elle avortait. Elle n’avait pas d’autre choix que de retourner chez son mari malgré un incident aussi brutal (Gauardian 13 janv. 2013). Maryam une autre femme qui a toujours été battue par son mari cruel qui la pendait au plafond par les cheveux et plusieurs fois elle a été menacée de mort avec un fusil. Une fois, elle s’est plainte à la police et ils ont arrêté le mari mais il a été libéré en quelques heures.

 

Types de violence faites aux femmes afghanes

 

Malgré l’investissement de milliards de dollars au nom des femmes afghanes, malgré l’existence de centaines d’ONG et d’OSC nationales et internationales défendant les droits des femmes en Afghanistan, les femmes et les filles afghanes ont été confrontées à différents types de violence. Le taux d’alphabétisation des femmes et des filles est inférieur à 10% et moins de 15% des filles ont accès à l’école. Dans certaines grandes villes, les femmes sont autorisées à travailler dans les bureaux du gouvernement et dans le secteur privé, mais ne se sentent jamais en sécurité. La plupart des familles refusent d’autoriser les filles à aller à l’école et à l’université pour finalement travailler en dehors des foyers.

 

Le droit à l’éducation, le choix d’un partenaire de vie, le travail à l’extérieur, l’option d’expression et de prise de décision, la présence dans le système national et le leadership sont des domaines où les femmes sont fortement restreintes. Les femmes sont vendues et utilisées comme moyen de régler les conflits, elles sont insultées, menacées de mort, battues, emprisonnées, violées, décapitées, aspergées d’acide, mutilées, lapidées et tuées sans qu’un jugement n’ait été prononcé.

 

Rohina d’une organisation dirigée par une femme en Afghanistan, estime que cinq mille cas de violence contre les femmes sont enregistrés chaque année. Elle précise que les violences sont principalement commises par les chefs de guerre et les dirigeants. La violence laisse des effets psychologiques à long terme sur les femmes victimes, en plus des blessures physiques et des handicaps.

 

Les conclusions de l’AIHRC montrent qu’au cours des dix derniers mois de 2017, 3 800 cas de violence ont été enregistrés auprès de cette organisation. Plus de 1 900 cas de violence ont conduit à un sort inconnu des victimes, plus de 500 cas ont conduit à la séparation, plus de 280 cas les ont amenés à quitter leur domicile et 270 autres cas les ont conduits à s’enfuir de chez elles. Les cas enregistrés de violence par cette organisation révèlent également que 52 d’entre eux ont eu recours au suicide, 220 à l’auto immolation, 30 à laisser leurs études, 40 ont quitté leur emploi, 110 ont été blessés et 45 ont été contraints à la mendicité.

 

Un rapport de l’Afghanistan Attoney Bureau de la violence contre les femmes a déclaré que dans les 6 années de 2009 à 2015, 9 500 cas de violence contre les femmes ont été enregistrés auprès du gouvernement. Parmi eux, 826 tuées, 2 400 violées, 100 avortées, 75 enlevées, 250 sont des mariages forcés, 2 000 frappés, plus de 3 000 cas de blessures et 914 ont pris la fuite. Si une femme ou une fille est surprise en train de parler avec un homme autre qu’un membre de la famille, si elles refusent un mariage forcé, si elles portent une sorte de vêtement qui ne cache pas le corps, elles seront facilement accusées d’atteinte à la dignité de la famille et tué. Les femmes n’osent pas se plaindre d’une affaire de violence ou déposer plainte auprès d’une autorité gouvernementale. Elle serait menacée de mort ou elle sera reconnue comme une femme indécente. D’autre part, en raison du taux élevé d’illettrisme, les femmes et les jeunes filles ne connaissent pas leurs droits et ne savent pas comment faire une réclamation et se référer à une autorité gouvernementale.

 

Dans la plupart des cas de violence, les auteurs ne sont pas poursuivis. Dans le pays, les victimes ou leurs proches sont menacés. Par exemple, dans le cas de Farkhunda, une jeune fille a été battue, une voiture l’a frappée et elle a été brûlée sous les yeux de la police près du palais présidentiel dans la ville de Kaboul le 19 mars 2015. Les criminels impliqués y compris la police ont été temporairement détenus puis relâchés.

 

La présence symbolique des femmes

 

Le gouvernement de l’Afghanistan, les États-Unis et l’OTAN afin de tromper les gens et les femmes de l’Afghanistan et les gens du monde entier, organisent des spectacles à propos des droits des femmes en Afghanistan. Tous ces spectacles sont joués pour recueillir des fonds et stipendiés les autorités et justifiés l’occupation des troupes étrangères en Afghanistan.

 

Soraya Sobhrang, commissaire auprès de la Commission afghane indépendante des droits de l’homme au début de 2016, a illustré la situation des femmes en Afghanistan: Elle a dit que « si nous dressons un tableau réel de la situation afghane, c’est vraiment un sujet de préoccupation. Vous entendez chaque jour qu’une femme est tuée à cause de la morale, violée et vendue, passée en contrebande, fouettée, lapidée »

 

Zarghona Rasa, une militante, a déclaré que la guerre et le comportement irresponsable du gouvernement ont provoqué l’augmentation du nombre de veuves, de la mendicité et de la prostitution, ainsi que la pauvreté et l’austérité dans tout le pays.

 

Ghotai Sahibian, un membre du Women Leadership Empowermet Network, a déclaré à Azadi Radio (Radio of Liberty) qu’il y avait des femmes au gouvernement mais qu’elles ne représentaient pas les femmes d’Afghansitan. Leur présence dans le gouvernement est symbolique. Leur vision claire et leurs connaissances ne sont pas prises en compte. Ils jouent à la démocratie. (Radio Azadi 8 mars 2016)

 

Dilbar Nazary, ministre des affaires féminines a déclaré à Azadi Radio que si la situation continue, peut-être que l’année prochaine, les femmes n’auront pas la chance d’entrer dans l’enseignement supérieur.

 

Seules quelques femmes des classes dirigeantes sont annoncées dans les médias nationaux et internes en tant que représentantes des femmes afghanes. Ils soulignent le nombre de femmes en tant que membres du parlement, ministres et membres de la «société civile» en tant que réalisation pour le gouvernement et les États-Unis/OTAN. Mais ils ne tournent jamais leurs caméras sur les millions de femmes défavorisées dans les banlieues des villes et les régions rurales où la vie est pire qu’à l’époque des talibans, où les femmes vivent dans la pauvreté, l’illettrisme et l’injustice.

 

Le régime fantoche de Kaboul ainsi que les gouvernements des États-Unis et de l’OTAN et leurs médias parlent sans relâche des millions de filles scolarisées. En réalité, il n’y a pas d’écoles, d’enseignants et d’équipements dans la plupart des districts. Cette réalité est révélée par les États-Unis eux-mêmes: le 31 mars 2015, Farooq Wardak, le ministre de l’Education du gouvernement Karzaï, a fourni des faux reportages, des écoles fantômes, des enseignants et des étudiants et des millions de dollars investis.

 

Qui est responsable?

 

Le régime actuel à Kaboul est composé de chefs de guerre, de criminels de guerre et de partis djihadistes qui partagent une opinion misogyne par les talibans, tous des féodaux d’un autre âge. Ces éléments essentiels du gouvernement s’opposent toujours à la liberté et aux droits des femmes et ils ont rejeté la loi sur l’élimination de la violence faite aux femmes en mai 2013.

 

Après la chute du régime taliban à la fin de 2001, les États-Unis et l’OTAN ont pleinement soutenu les groupes criminels de guerre et les partis djihadistes, connus pour leur passé misogyne. Ce sont les États-Unis et UNOCAL qui, avec l’aide du Pakistan, ont créé les Taliban en 1994. Pour les impérialistes, les droits des femmes et les droits de l’homme ne sont pas aussi importants que leurs intérêts économiques. Ils comptaient sur des forces très sombre comme les talibans dans les années 1990 et Daesh actuellement pour atteindre leurs intérêts stratégiques hier et aujourd’hui. Tant que les forces mercenaires obéissent pleinement aux impérialistes américains, ils sont des héros. Par exemple, Afghan Mujahin et Alqaida Network dans les années 1980 et Taliban dans les années 1990, mais quand ils n’assurent pas pleinement l’intérêt de l’impérialisme et prétendent à l’autonomie alors ils sont soudainement convertis en terroristes! Pourtant, le jeu qu’ils jouent (la soi-disant guerre contre le terrorisme tout en soutenant Daesh et d’autres criminels de guerre en Afghanistan) a provoqué la réaction du peuple en Afghanistan et dans les pays de la région. En soutenant des forces très sombres comme les partis islamiques dans les années 1980 et les talibans dans les années 1990, les États-Unis et l’OTAN oublient intentionnellement comment ils ont contribué à raviver et renforcer les racines anti-femmes en Afghanistan.

 

Il est clair que le gouvernement de l’Afghanistan et ses soutiens impérialistes au cours des 17 dernières années n’ont jamais amélioré les conditions de vie des femmes afghanes qui sont même en dessous du niveau des régimes moudjahidin.

 

Les Afghans en général et les femmes afghanes en particulier ne s’attendent jamais à ce que les régimes impérialistes et pillards leur accordent des droits et des libertés. La présence militaire des États-Unis et de l’OTAN ainsi que leur régime corrompu à Kaboul est l’une des principales causes de l’oppression des femmes en Afghanistan. Ce n’est qu’en renforçant la conscience de classe, la mobilisation et la lutte des classes que les femmes d’Afghansitan peuvent rompre les chaînes de l’exploitation et mettre fin à toute forme d’oppression.

 


English

Afghan women in the hell of US/NATO democracy 

Left Radical Afghanistan

 

How USA and NATO justify the occupation of Afghanistan?

 

On August 9, 2010, The New York Times with a title “What Happens if We Leave Afghanistan” published a photo of Aisha an 18 years old girl whose nose and ear were cut off by her husban because she had run away from her home as result of family violence. The New York Times reported that it was the court of Taliban that issued the order of such violence. However, later it was revealed that the family violence led to such a crime and the Taliban were not engaged in it.  (BBC Persian, 8 Dec 2010)

 

With such a title and photo on The New York Times, US government aimed to justify its plundering presence in Afghanistan and pretended itself as the only defender of the women in Afghansitan. It attemped to convince the Americans and people in the West that if the US left Afghanistan the women of Afghanistan would be faced with the fate of Aisha!  Bellow, we will highlight some facts and examples, if the US and NATO really defended the women? If the women of Afghanistan obtained their rights under the occupation? If the US and NATO supporting a democratic regime in Kabul which ensured the women rights in laws and act accordingly?

 

Afghanistan has been occupied by the US and its allies in 2001. The plunderig coalition led by the US invaded Afghanistan under the pretext of “war against terrorism”, restoration of democracy and women rights. The US and NATO have been collaborating with Jihadi groups and the Northern Alliance that, from the view point of ideology and belief, are very similar to Taliban and Daesh. During the occupation of Afghanistan by US and NATO, the security situation and women rights have been not improved and there is very little difference with the time of Taliban regime. The recent reports by “Afghanistan Independent Human Rights Commission”, “United Nations Assistance Mission in Afghanistan”, “Amnesty International” and “Human Rights Watch” and other local organizations indicate that violence against women have been increasing year by year in front of the eyes of US and NATO and the puppet regime in Kabul.

 

Not only Amnesty International declared, but also Franz-Michael Mellbin European Union special representative in Kabul confessed that Afghanistan is the world worst place for women and criticized the government for not considering the women issue as a priority and as well as not fighting against the conservative forces. Likewise, in the end of 2016, UNFPA [United Nations Population Fund for Afghanistan] declared that 87% of Afghan women have been experiencing violence in their lives.

 

Amnesty International reports that in 2016, 5 000 cases of violence against women were registerd with the government. In 2015, UNAMA [United Nations Assistance Missions for Afhganistan] reported that Afghanistan has been ranked the lowest as 152 from 155 countries in world gender inequality indicators. An average 150 women due to the family violence are killed and 400 others are raped annually in Afghanistan. Obviously, the real situation of the women of Afghanistan is more awful than what is officially reported.

 

Miwa KatoRegional Director for Asia and the Pacific for the UN Entity for Gender Equality and the Empowerment of Women in 19 October 2017 said that the level of violence against women in Afghanisan is incomparable with other countries. It is an alarm.

 

WHO [World Health Organisation] affirmed that from one hundred thousand mothers more than one thousand six hundred lose their lives at the time of child delivery in Afghanistan. (BBC 26 Jan 2009) According to the same organization the child mortality rate is 91 per 1000 new born children (DW 12 Dec 2011).

 

The Afghan puppet government and the USA and its allies shamelessly compare the current women situation in Afghanistan with the time of Taliban not the governments before 1992! So, as we see, these details about women situation in Afghanistan were not just baseless claims by the opponents, in fact these were facts stated by US-dependent or “independent” agencies. Thus, the US and NATO presence in Afghanistan doubtly have given nothing positive to the women in Afghanistan.

 

The causes of the violence

 

The ruling classes, their foreign bosses along with their giant media and ideologues never touch the roots of the violences and do not expose the real facts behind the family violence and injustice in the society. It is to reaffirm that the capitalist system survives through exploitation of the working class and it utilizes religion and other ideologies to cover up its brutal, bloody and inhuman nature and face. The women cannot enjoy real freedom and justice even in the very developed and modern capitalist society where the means of production are owned by a handful rich families. To be free from exploitation, war and violence world and as well as to eliminate any kind of oppression and discrimination, there is no alternative other than to construct socialism through the annihilation of the private ownership of the means of production.

 

Most of the violences result from the poverty and economically sad situation of the families that affects the mental stiblity and creates tensions and depressions as well as harsh attitude among family members. While the breadwinner of a family is jobless and waiting for a daily work on the street from morning to evening and finally finds nothing and returns home with empty hands, at the same time his children are hungry, it breaks his mind. The repetition of such hard situation with empty stomachs causes the members of a family to quarrel over simple things. It causes a husband, father or brother to take his revenge on the most vulnerable members of the family as he is frustrated because he has to deal with the growing challenges imposed by the unjust system and rulling classes. Most of the families cannot afford even the smallest medecal cost of their sick children and they witness the death of their children caused by a simple and curable illness. In some cases, a father is obliged to sell his children or kill them and then commit suicide.

 

Aghanistan Independent Human Rights Commisstion (AIHRC), one of the government supported entities attempts to hide the roots and real factors behid the calamity of the women and instead of underlinging the facts. The AIHRC, in its 2017 annual reports notable illetracy, addiction to narcotic, insecurity, immunity from punishment, administrative corruption, lack of trust in the judicial system and negative customs as the main causes of violence against women in Afghansitan. It illustrates that only 60% of the violence perpetrators are illetrate, 18% are with lower litracy, 25% are addicts.

Though the government passed some apparently attractive laws and signed several international conventions in defense of women rights, they are not applied. It is because the government is composed of Jihadi and members of former fundamentalist parties who never believed in human rights, democracy and women rights. Therefore, there is no will either by the so-called international community and their corrupt child regime in Kabul in favor of protecting women rights. Additionnally, the government itself violates the laws and promote violence within the government-controlled territory.

 

Peace Talks and Women

 

The US and NATO and their puppet regime in Kabul, once upon a time showed the women issue as a red line for them. In November 2001 Secretary of State Colin L. Powell said: « The rights of the women in Afghanistan will not be negotiable”. But, soon the women were suddently ignored in their speeches and statements. Donal Trump in the new strategy of US for South Asia never pointed out to the women issue in Afghanistan. It aims to pave way for peace talks with the Taliban and any other misogynistic forces. It means their commitment about women rights was only an empty slogan and they never believed in it and will easily sacrifice it for their dirty interests and compromise with the dark minded forces inside or outside the government. Gulbadin Hekmatyar, the leader of Afghanistan Islamic Party who is known as a most extremist and anti women element, joined the government in 2016. He is responsible for spraying acid on the faces of Kabul university students in 1970s, imposing strict measures against women in the areas under their control in Afghanistan in the 80s and spraying acid on women and killing tens of secularist, democrat and leftist Afghans in the Pakistani cities of Peshawar and Quetta in 1980-1992. In addition, there are allegations that he and his party like other Islamic parties raped, kidnapped and killed women and civilians in Kabul during the civil war in 1992-1996. The government of Afghanistan and its imperialist supporters ignored all crimes committed by his party. The government of Ghani-Abdullah with the command of US and agreement of its allies in NATO violated all human rights principles to reconcile with Islamic Party under Gulbadin Hekmatyar and grant him US$ 500000/month besides of other previleges.

Legal environment against women

 

Most of the laws in Afghanistan are derived from the Islamic Sharia which totally deprives women from their rights as human being. The new constitution of Afghanistan which was developed with the dictates of US and NATO advisers in 2003 is based on descriminative elements against women. Karzai accepted the proposal of some Islamic scholars to create religious police to enforce Islamic laws like at the time of Taliban (BBC 14 July 2006). In April 2011, the government of Afghanistan made efforts to re-establish the special Islamic Law Enforcement Administration of the time of Taliban. Its draft copy was developed, which orders the bride to wear Islamic Hejab in wedding parties, music was prohibited in wedding ceremonies. Similarly, it was seriously prohibited to celebrate the wedding in a joint party of men and women. The shopping centres that sell non-Islamic clothes faced fines. In mid 2017 in Jalalabad city of Nangarhar province, the government collected all female big dolls from shoping centers because of they were not wearing proper clothes!

 

In 2009 the Afghan government signed the International convention on Violence against Women, but at the same time it approved a very discriminative family law that was proposed by Shia scholars which caused the anger of the “civil society” and women activist groups in Afghanistan.

 

In March 2012, the religious scholars proposed to government to approve a law that restricted the women inside their homes. They  proposed a law that imposed segregation of girls and boys in schools, universities and work places. It urged women and girls not to travel without a male family member. In this proposed law males were recognized as holding the first place and the women as a second-degree human beings. The article 132 of this law states that a wife has to meet her husband sexual needs at any time. Within this law the age of marriage for a girl decreased from 18 to 16 and takes away the right of divorce and keeping children from the women. According to this law the only job of the woman is to obey the man. According to the law, if a woman wants to get a divorce, her husband’s agreement is compulsory.

 

In spite of imposing anti-women laws in the country, the government made further anti-women efforts. More than 90% of the civil disputes and conflicts that include the family issues as well, were delegated to local courts for dealing with them. These local courts that are ruled by fanatic and old fashiond staff basically ignore the existing laws of the country and issue the verdict and make decision based on customs and Islamic laws. These corrupt and anti women courts are financed by US government to the tune of ayearly 15 million dollors (Guardian Jan 13, 2013). One of the decisions of this court was a sentence 100 whip-lashes on a young girl and a boy who loved each other in Ghor province. At the time of the implementation of the court decision, the local authorities were present. Likewise, in the same province the local court sentenced a girl to being stoned to death.

 

The so-called modern laws which are derived from the existing customs and tradition and Islamic principles and values, legally justify the violence and discrimination against women and deprive them of their basic rights in the society and family. In a patriarchy -dominated society like Afghanistan, women are discriminated againt  and counted as secondary human beings.  Women are treated like animals.

 

Religion and customs are two fundamental elements that justify the violence and discrimination against women in the society. According to Islam a woman has half of rights a man enjoys. A woman is not allowed to govern a society or be assigned a leading position. Women are restrictd to hold the judge position. A brother inherits double rights/share compared with his sister. A witness claim of two women is equal to one man’s. In the same case of a crime, the punishmen for women is stricter than the one for a man. A wife without the permission of her husband cannot go out from the home and communicate with others. The best women are those who care their children, wash the clothes, cook the food and obey every one of their husband’s orders and meet his desire in any situation.

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Women are sold and counted as the property of men. A 60 year old man can get married with a 10 year girl if he pays the price! The girl/girls are granted in marriage to a victim family as a compensation for a killing done by his father or brother. A woman is not allowed to decide about her marriage and the person she loves. Women are expected to remain in their homes. In case of necessity to travel, a woman must cover her body fully and be accompanied by her family adult male member.

 

While the Afghan laws do not recognize sexual abuse as a crime, hundreds of women and girls face such violence daily in the country. The perpetrators of such crimes are government related armed forces and the forces related to Jihadis and warlords that receive support from the governments and US and NATO. For example: in Zari district of Balkh province, Maryam a young girl was raped by the people of Akram Zari, a commander related to Ata Noor the current Governor of Balkh province. Shakila another girl was raped and then executed in Bamyan province by Wahid Beheshti a member of Bamyan Provincial Council and a brother of Fakoor Beheshti a member of parliament. The son of Painda Mohammad a member of parliament raped Bashira a 12 years old girl in Sari Pul province. The nephew of Kabir Marzban another member of the parliament raped and killed Zainooran in Takhar province.

 

Tabliban, Daesh, Jihadis and the women in Afghanistan

 

Daesh in areas under their control have harsher behavior than Taliban against women and girls. There are no schools and women do not have the right to appear in public. There are several reports that Daesh forces kidnapped women and youhg girls in several districts of Nangarhar, Kunar, Nooristan, Laghman, Sari Pul and Faryab provinces to use them as a home servants and sex slaves. They legitimize the slavery of women based on their interpretation of Islamic texts which allow them to plunder anything from your enemy!

 

Taliban that control more territory than the government, burn the girls’ schools, implement Sharia and prohibit girls to go to schools and punish any woman if sheis known to do a teacher’s job, NGO worker or government employee. Daesh and Taliban run their government and behave towards women according to their own perception of Islam. They execute, stone, and lash women openly if they find them allegedly in “illegal sex relations” or being out of home without their male family member.

 

– On 18 Ocber 2011, a 40 year widow was accused of adultery and executed in Badghis province by Taliban.

 

– On 4 Februray 2011, Taliban stoned 23 year old Sadiqa and Abdul Qayoum 28 years’ old man in Archi district of Kunduz province, blaming them with a relationship of love and running away from home.

 

– On 8 July 2012, Taliban shot to death Najeeba in Shinwary village in Ghorband district of Parwan province because of “illegal relations” with a man. Behind this incident, there were the hands of Abdul Star Khawasi a member of Afghan parliament.

 

– On 25 May 2015, 25 years old Najiba and 32 years old Murad were executed in Mardian district of Jawzjan province by Taliban for loving each other.

 

– On 13 September 2015, a woman and a man were executed by Taliban in Sozma Qala of Saripol province alleged with illegal relationships.

The government of Afghanistan control less than 40% of the territory where it failed to implement the laws. Because of the corrupt judicial system of puppet regime supported by US and NATO, most of the people from the government-controlled areas prefer to refer their disputes to Tabliban courts.

 

The clergy and the Council of Religous Scholars in Afghanistan, which is a government related body, several times expressed their disagreement with “Afghan Star” program of a local TV, which encourages Afghan youths (boys and girls) to play music and sing. Last year the extremist Islamists held demonstration in Kabul city to cancel the concert of a famous Afghan female singer Ariana Saeed who aimed to collect aid to the affected people in Faryab province that were killed, injured and displaced by Daesh and Taliban in Aug 2017.

 

Women and law enforcing forces

 

The police of the puppet regime in Afghanistan behaves with women and convicts rather on the basis of traditions and customs. Laws are somehow better than the existing traditions and customs, but not only the law enforcement forces and the judicial system staff do not know about them but also, in case some of them know them, they do not believe in women’s rights. They prefer to behave towards women and especially convicted women on the basis of  their personal desires derived from the Islamic principle and cutoms. Considering the above factors in a patriarchal environment, women are recognized guilty before any decision is made by the court. In fact, this factor encourages males to repeatedly carry out violence against women; this factor grants males a kind of immunity in case of perpetrating violence. This inhuman approach of the ruling system, mostly leads to the punishment of victims of violence than to the perpetrators. If a male member of the family kills a female member of his family because of a doubt having amorous relations with someone, he will not be prosecuted by the law and in addition, he is appreciated by the community. The perpetrator never feels guilt but he is honored as he ”saved his family dignity”.

 

If a woman attempts to escape from the ultimate brutality and hell of violence, there is nobody to assit her personally or officially. Taking such a step by a woman in a male dominated society with strong chains of customs and religious principles, mostly leads to the serious punishment and sentence to death. In this case she is chased both by her family and the government. Though there is no definition in laws about running away from home, the government’s prisons are full of women and girls who have been imprisoned for escaping from home. During the escape, if they are caught by the family, under the pretext of suppression of the dignity of the family, will be killed or faced with worse condition than before, but if they are arrested by the government, based on unwritten laws are jailed and faced with insult and sexual abuse by the prison authorities and staff.

 

In Balkh province a 5 months pregnant lady was beaten by her husband so as she aborted. She had no option other then to return home to her husband in spite of such brutal incident (Gauardian 13 Jan 2013). Maryam another woman who was always beaten by her cruel husband and hung from ceiling through her hair and several times she was threatened to death by a rifle. She once complained to police and they arrested him but he was released within a few hours.

 

Type of violence against women

 

Despite the investment of billions of dollars in the name of Afghan women, in spite of the existence of hundreds of national and internation NGOs and CSOs  defending the rights of women in Afghanistan, the women and girls of Afghanistan have been facing different types of violence. The rate of literacy of women and girls is less than 10% and less than 15% of girls have access to school. In some big cities women are allowed to work in government offices and private sector, but never feel themselves safe. Most of the families refuse to allow girls to go to schools and universities and finally work outside the homes.

 

The right to education, choosing a life partner, working outside the home, the option of expression and decision making, presence in country system and leadership are something where women are heavily abandoned. Women are sold and used as a means of settiling conflicts, they are insulted, threatened with death, beaten, impressoned, raped, beheaded, sprayed with acid, mutilated, stoned and killed without a legal court decision both in and out of government – areas.

 

Rohina from a woman-led organization in Afghanistan, believes that five thousands registered cases of violence against women in one year is a catastrophe. She makes clear that violences are mostly committed by warlords and ruling people. The violence leaves long term negative psychological effects on the women-victims beside physical injury or disabilities.  The finding of the AIHRC demonstrates that in the last 10 months of 2017, 3 800 cases of violence were registred with this organization. More than 1 900 violence cases led to an unknown fate of the victims, more than 500 cases led to separation, more than 280 cases led them to leaving their homes and 270 other cases led them to running away from home. The registerd cases of violence with this organization also reveal that 52 of them resorted to committing suicide, 220 led to self immolation, 30 left to continue education, 40 left their jobs, 110 were wounded and 45 of them forced into beggary.

 

A report of Afghanistan Attoney Office of Violence against Women declared that within the 6 years from 2009 to 2015, 9 500 cases of violence against women were registered with the government. Among them 826 are killing, 2 400 are rapes , 100 cases are of abortion, 75 are kidnapping, 250 are forced marriage, 2 000 are lashing and beating, more than 3 000 cases led to injury and 914 led to running away from home.

 

The victims of moral execution are not those girls who have dared to express their love with a man or accused of adultery. If a woman or a girl are caught speaking with a man other than a family member, if they refuse a forced marriage, if they wear a kind of clothedoess  which not hide the body, they will be easily accused of breaking the dignity of the family and then killed.

 

Women do not dare to complain about a violence case or file it with a government -related authority. If a female victim shows a reaction, she will be threatened to death or morally she will be recognized as an indecent woman in her family and society. On the other hand, due to hight rate of illetracy women and young girls do not know about their rights and do not know how to make a claim and refer to a government related authority. In most cases of violence, the perpetrators are not prosecuted. On the countrary the victims or their relatives are threatened. For example, in the case of Farkhunda, a young girl was beaten, a car was driven on her wounded body and finally she was burnt to death in front of the eyes of police near the president’s palace in Kabul city on 19 March 2015, all the involed criminals including the police were temporarily detained and then released.

 

The symbolic presence of women

 

The government of Afghanistan and the US and NATO in order to swindle the people and women of Afghanistan and as well as the people of world, stage some shows about the women and gender balance in Afghanistan. All these shows are played to attract the funds and pave the way for corruption and jusify the plundering presence of foreign troops in Afghansitan.

 

Soraya Sobhrang a commissioner with Afghanistan Independent Human Rights Commission in early 2016 illustrated the women’s situation in Afghanistan: She said that if we portrait a real picture of the situation of Afghansitan, it is really an issue of concern. You hear every day that a woman is killed because of morals, raped and sold, smuggled, lashed, stoned…”

 

Zarghona Rasa one of the women activists stated that, war and the irresponsible behavior of the government have caused the increase of widows, beggary and prostitution as well as poverty and austerity.

 

Ghotai Sahibian a member of Women Leadrship Empowermet Network told to Azadi Radio (Radio of Liberty) that, there are women in government but they are not representing the women of Afghansitan. The presence in the goverment is symbolic. Their clear sightedness and knowledge is not considered. They are playing with the name of democracy…” )Radio Azadi March 8, 2016)

 

Dilbar Nazary, Minister for women affairs told to Azadi Radio that if the situation keeps continuing the same, maybe next year the women will not have a chance to enter to higher education.

 

Only a few women from the ruling classes are advertized in national and internal media as representative of the women of Afghanistan. They point out to numbers of women as parliament members, ministers and “civil society” members as an achievement for the government and US/NATO. But they never focus their cameras on millions of deprived women in the suburbs of cities and rural areas where living is worse than at the time of Taliban, where women are living under the lowest degree of poverty, illetracy, inquallity and treated like animals.

 

The puppet regime in Kabul as well as US and NATO governments and their media tirelessly talk about the millions of girls enrollment in schools, in reality there are no schools, teachers and equipments in most districts. This reality is disclosed by the US itself:  US Special Inspector General for Afghanistan Reconstruction (SIGAR) reported on March 31, 2015 that Farooq Wardak the education minister of the Karzai government by providing fake reports and ghost schools, teachers and students, misused around 800 million dollars.

 

Who is responsible?

 

The current regime in Kabul is composed of warlords, war criminals and Jihadi parties that share misogynistic the opinion of the Taliban. These essential elements of the government always stand against the freedom and rights of women and they rejected the Elemination of Violence against Women Law in Parliament in May 2013.

 

After the fall of Taliban regime in the end of 2001, the US and NATO fully supported the war criminal groups and Jihadi parties beside their misogynic background. It was the US and UNOCAL that with the help of Pakistan created the Taliban in 1994. For the imperialists, women’s rights and human rights are not so important as their economical interests. They rely on the very dark minded force such as the Taliban in 1990s as well as Daesh currently to obtain their strategic interests yesterday and today. As long as the mercenary forces fully obey the US imperialim, they are heros. For example, Afghan Mujahin and Alqaida Network in 1980s and Taliban in 1990s, but when they do not ensure fully the interest of the imperialism, they are suddenly converted to terrorists! Yet the game they play (war on terror while supporting Daesh and other war criminals in Afghanistan) have caused the reaction of the people in Afghanistan and regional countries. Through their support of very dark minded forces as Islamic parties in 1980s and Taliban in 1990s, the US and NATO intentionaly forget that how they contributed to revive and strengthen the anti women roots in Afghanistan.  

 

It is clear that the government of Afghanistan and its imperialist supporters during the last 17 years never improved the awful living conditions of the women of Afghanistan which is even below the level of the regimes before the Mujahidin.

 

The current puppet regime in Kabul and the US and its allies in NATO only would be shamelessly proud on the changes compare to the time of Taliban not before them. It is really a shame for the “international community” that spendsing hundreds of billions dollars and direct military presence since 2001, have nothing for the women of Afghanistan and compare its “achievement” with the Taliban!

 

The people of Afghanistan in general and the women of Afghanistan in particular never expect the imperialist and the plundering regimes to grant them rights and freedom. The military presence of US and NATO along with their corrupt regime in Kabul is one of the main causes of the oppression of the women in Afghanistan. Only through enhancing class consciousness, class mobilization and struggle can the women of Afghanistan break the chains of exploitation and end to any kind of oppression.

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

6 pensées sur “Les femmes afghanes dans l’enfer démocratique des États-Unis et de l’OTAN

  • Ping :Afghanistan – Le pipeline, la paix, et les saboteurs – les 7 du quebec

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    11 mars 2018 à 14 02 49 03493
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    @ auteurs de cet article

    Au delà de l’effroi – de la colère que soulève cet article des camarades de LEFT RADICAL AFGHANISTAN j’invite chacun à observer que la question de la libération des femmes dans une société féodale est correctement présentée – posée – soulevée.

    Ainsi en Afghanistan est=ce que la violence faite aux femmes – presque indiscible – incroyable – est le résultat de la violence familiale, du patriarcat, de la violence viscérale – instinctive de « l’homme » vis-à-vis de la femme ??? NON. tous ces symptômes sont l’illustration – l’émanation – l’expression du mal profond qui gruge une société encore sous mode de production féodal agraire et des rapports de production inhérent à ce mode de production archaique – périmé – incapable d’assurer le développement des forces productives et donc de la production – de la richesse.

    Ainsi les camarades du LRA décrive très bien le stress social qui pèse sur les épaules du papa désoeuvré – incapable de nourrir la famille. Ensuite les camarades décrivent bien comment sous régime féodal l’un des moyens d’accumuler de la richesse c’est le pillage – le vol -le rançonnage des paysans pourtant pauvres. Sous ce mode de production permettant de produire moins que le minimum vital par le travail dans les champs, (culture extensive – aux faibles rendement) l’élevage par transhumance nomade – toute force productive est soumise à l’autorité du chef de famille – à l’autorité de la force productive en chef planificateur des pauvres ressources du clan familial – le bétail – l’ane – les enfants et les femmes doivent être ainsi considéré – vendus ou tuées pour que le chef de clan puisse en agençant les maigres ressources assurer la survie du clan quitte à sacrifier certains de ses éléments.

    Ainsi une femme qui s’enfui du foyer c’est pire qu’un chameau qui fuit le troupeau – les deux doivent être ramenés au bercail faire leur travail – le chameau transporter avant d’être abattu – la femme transporter l’eau avant d’être vendue en mariage…etc. Comme c’est le chef du clan familial qui – organise et prend la responsabilité de tout ordonner les petites bourgeoises FEMENS décrète que voila une société PATRIARCALE ET que la lutte féministe doit porter sur l’abolition du patriarcat et le droit des femmes à être scolarisé. Ces luttes ne mèneront jamais nulle part évidemment et sont vouées à échouer.

    Vous souhaitez contribuer à la libération de la femme afghane ??? Je ne crois pas que vous pourriez mais si vous le pouvez défender le principe que les gouvernements étrangers accordent leurs subvention – leurs aides – pour GARANTIR UN PRIX FIXE – ÉLEVÉ – POUR LES RÉCOLTES VIVRIÈRES DE GRAMINÉES ETC. UN PRIX ASSURÉ QUI NE SOIT PAS SOUMIS AUX ALÉAS DU MARCHÉ.

    Dépenser des milliards pour de l’armement ou dilapider de l’argent pour surpayer les récoltes le deuxième gaspillage sera utile.

    1) Les agriculteurs lacheront le pavot et s’adonneront aux cultures vivrières. Même mesure pour les têtes de bétails abattus
    2) le revenu agricole sera assuré = garanti – et suffisant pour nourir la famille et même engranger un surplus
    3) Automatiquement la pression sur le mari et sur la femme sera relachée – détendue – l’homme n’aura plus à vendre ses enfants ses filles – sa femme et si elle veut quitter le foyer ses revenus le rendront indépendant de ces bras qu’il remplacera facilement puisqu’il est prospère
    4) Les femmes chercheront beaucoup moins à quitter le foyer ou elles seront mieux traiter et nourries convenablement peut-être même soignée
    5) la famille achetant des biens avec ces revenus supérieurs les commercants – très nombreux dans une telle société féodale – s’en ressentiront et auront de meilleurs revenus et seront disposés à laisser leurs enfants – y compris leurs filles aller à l’école sans que la famille en patisse et soit affamée à cause de cette activité non productive.

    Alors le prêchi-prêcha contre le patriarcat – sur l’exploitation de la main-d’oeuvre (masculine et féminine) sur l »iniquité sociale entre riens seigneurs de guerre et pauvres paysans aura des chances d’être entendus

    6) L’étape suivante sera l’industrialisation du pays via les industries alimentaires, et de tissage – vêtement – puis la construction d’habitation plus salubres = moins de maladie – la bas les gens meurent de maladies banales comme une appendicite. femme et homme la maladie n’est pas sexiste

    7) L’industrialisation = la sortie définitive du féodalisme archaique (1200 – 1300 de notre ère) apportera ce que nous observons ici en occident – le crime urbain, la vente des femmes comme esclave du sexe, la déchéance sociale = enfin la civilisation comme l’aime les bobos.

    Jean latreille

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    12 mars 2018 à 7 07 04 03043
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    Quelle maltraitance et violence, où sont les droits des femmes? c’est honteux telles pratiques en 2018!

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    12 mars 2018 à 10 10 37 03373
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    Robert,

    La situation des femmes dans tous les pays musulmans devrait être une grande cause internationale dans cette « Année de la Femme », mais il faudrait, par exemple, s’intéresser à la situation des femmes en Arabie Saoudite et là l’or noir coule à flot, donc pas touche.

    Le pire c’est que dans ce pays nous avons des millions d’immigrés musulmans dont beaucoup traitent leurs épouses et leurs filles de la même façon qu’ils le font ou le feraient dans leur pays d’origine, mais la moindre critique de ces façons de faire est immédiatement dénoncée par l’ultragauche, qui domine intellectuellement ce malheureux pays, comme du racisme de la pire espèce et les femmes musulmanes, dans le soi-disant pays des droits de l’homme, peuvent constater que ce n’est en tout cas pas celui des droits de la femme musulmane.

    Cordialement.

    Jean

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    12 mars 2018 à 10 10 38 03383
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    Robert,

    J’ai lu votre article (effrayant) et il m’a beaucoup appris.
    A la fin de mes études d’ingénieur j’avais envie de voir le Monde et j’ai envoyé des demandes d’emploi à une dizaines de sociétés pétrolières de pays peu connus, dont l’Afghanistan un pays sur lequel j’avais lu plusieurs livres fort intéressants.
    J’ai reçu une lettre fort sympathique d’un responsable de la compagnie pétrolière afghane m’indiquant poliment que son pays n’avait nul besoin d‘ingénieurs étrangers, même dans le domaine pétrolier.
    Quelques années plus tard j’évoquais cet échange avec un ami britannique, fonctionnaire « colonial », qui avait longuement travaillé dans ces régions et qui m’avait indiqué que les « étrangers » étaient toujours bien inspirés d’éviter l’Afghanistan, les Britanniques l’avaient appris à leur dépens et les Russes suivaient, puis les USA.

    Bon, ces peuples divers ont fait des choix, ils vivent comme ils l’entendent et le mieux dans ce cas est de nous occuper de nos problèmes et pas des leurs.

    Cordialement.

    Jean

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    12 mars 2018 à 11 11 05 03053
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    @ Jean C

    Oui en effet. vaut mieux pour les impérialistes se tenir loin de la fosse afghane mais malheureusement ça leur est impossible.

    1) Ce qu’il faut savoir c’est que ce n’est pas le militaire, le diplomatique, les droits de l’homme ni même la politique qui déterminent l’économie du monde capitaliste. Combien de pseudos experts ne comprennent rien à cela.

    2) Pour comprendre le motif de l’intervention impérialiste américaine et otanesque et avant celle-là – l’intervention impérialiste soviétique – il faut lire un autre article que nous avons publié ici : http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs-invites/afghanistan-le-pipeline-la-paix-et-les-saboteurs/

    3) On comprends alors que l’Afghanistan ne possède ni gaz ni pétrole mais le pays est le lieu de passage de gazoducs des pays producteurs vers des pays consommateurs et c’est l’unique motif de l’intervention US dans la région depuis 2001 – controler ce lieu de passage et donc l’approvisionnement de pays comme l’INDE et la CHINE ses grands concurrents économiques et industriels. NON pas les privés d’énergie mais pouvoir les menacés de les privés et menacés aussi les vendeurs exportateurs (IRAN ET RUSSIE) de leur marché.

    4) Les fadaises sur les droits de l’homme et de la femme afghane ne sont là que pour faire paraitre humanitaires et même anti-terroristes des meurtres – bombardements de population civiles toujours du côté des factions qui ne veulent pas s’inféoder aux politiques économiques des USA.

    5) Les ONG servent de faire valoir, de propagandistes – de paravant idéologique à ces malversations qui ressemblent à des crimes de guerre

    6) Il n’y a rien à attendre d’un camp impérialiste ou d’un autre malgré les pleurnicheries des ONG stipendiés et seul la sortie de ce pays de la féodalité et son entrée dans le mode de production capitaliste industriel et urbain mettra fin à ces souffrances des femmes afghanes – du bétail comme un autre dans ce pays archi sous-développé.

    7) PRENEZ NOTE QUE CETTE SORTIE DU MOYEN-AGE EST PARFAITEMENT POSSIBLE. Avant l’intervention de la CIA et l’infiltration de djihadistes (Ben Laden) puis de l’invasion soviétique le pays avait fait de grands progrès dans le sens de la modernisation sous des gouvernements socialistes qui avaient fait reculer les seigneurs de la Guerre y compris le corrompu MASSOUD que les petits-bourgeois occidentaux ont tenté de présenter comme un libérateur (un assassin à la solde de la CIA qui lui avait promis les 77 vierges et bien plus)

    8) Malheureusement l’intervention impérialiste occidentale aura fait reculer ce pays de plusieurs siècles et voilà le résultat = allez lire ci-haut.

    9) Vous aurez compris que les nana anti-patriarcat, féministe les seins dénudés, les petites bobos
    fachos n’ont rien compris et n’ont aucun impact dans ces pays meurtris Elles sont destinées à distraire la galerie dans nos pays pourris et à justifier ces massacres de masse

    robert bibeau http://www.les7duquebec.com

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