Manifestation – Montréal – Nakba

Par Michel.  Source : https://www.facebook.com/groups/134644703247031/permalink/1168640929847398/

Cette année marquera la 68ième année de la catastrophe palestinienne (Nakba).

 

Nous, Palestiniens et juifs unis (PAJU), Tadamon et Solidarité pour les droits humains des Palestiniens et Palestiniennes -UQAM et U de M (SDHPP-UQAM et UdeM), invitons tous ceux et celles qui s’opposent à l’impérialisme, au colonialisme et aux fascismes modernes à se joindre à nous pour commémorer la Nakba et par le fait même la résistance palestinienne !

MANIFESTATION. 14 Mai 2016.  19 h 00  Métro Mont-Royal.

 

Apportez vos drapeaux, qu’ils soient palestiniens, noirs ou rouges, nous vous conseillons aussi d’apporter des lampes de poche !

 

La Palestine a été soumise à une opération de nettoyage ethnique systématique par le mouvement sioniste depuis les 68 dernières années. La Palestine a été rayée de la carte en un clin d’œil. Le mouvement sioniste a annoncé la création de l’Etat israélien sur le territoire palestinien par la destruction et l’expropriation de plus de 500 villes et villages et l’expulsion de plus de 750 000 Palestinien-ne-s à des camps de réfugiés partout à travers le monde. C’est là que la lutte palestinienne a commencée.

 

Qu’est-ce que la Nakba ?

 

« Le 1er avril 1948 le Conseil de sécurité convoque l’Assemblée pour débattre du plan de tutelle et vote la proposition américaine d’une trêve, à négocier entre l’Agence juive qui préside aux destinées du Mouvement sioniste et le Haut Comité Arabe. Cette proposition est acceptée par les Palestiniens. Mais la Haganah, qui a appelé à la mobilisation générale dès le 6 mars, lance le 4 avril 1948 le Plan Dalet, du nom de code de la stratégie de conquête du pays élaboré par l’état-major de la Haganah. La première guerre de Palestine commence donc en avril et non le 15 mai comme l’affirment la quasi-totalité des ouvrages historiques sur la question.

 

Elle oppose 1 618 combattants réguliers palestiniens (rejoints par 2 830 volontaires arabes) aux 121 110 hommes de la Haganah. Au terme de treize offensives de conquêtes juives, dont huit décisives menées sur le territoire dévolu l’État palestinien, elle se solde par la défaite des Palestiniens.

 

L’écrasement des Palestiniens et la prise par les armées juives de la majorité du territoire réservé à ces derniers par le plan de Partage de l’ONU est la cause de l’entrée des armées arabes en Palestine : 13 876 hommes en tout, alignés par la Syrie, l’Irak, la Transjordanie, l’Égypte et le Liban. Les soldats arabes qui franchissent la frontière palestinienne le 15 mai viennent reconquérir le territoire et non le préserver. L’amalgame qui est fait entre la première guerre de Palestine et la première guerre israélo-arabe n’est pas innocent. En confondant la première dans la seconde, on évite le débat sur l’expulsion massive des Palestiniens, présentée alors comme le résultat «accidentel» de l’entrée des Arabes en Palestine et de la guerre de défense des Juifs contre une «invasion extérieure». Les juifs y font figure d’agressés. Mais il y eut deux guerres : le 15 mai, date de l’entrée en guerre des troupes arabes, la Palestine est déjà conquise par les Israéliens, et les Palestiniens, qui ont laissé 14 813 morts sur le terrain, sont déjà des réfugiés. » – Elias Sanbar, le livre : Les Palestiniens dans le siècle

 

Adaptation de l’illustration de Abdel Rahmen Al Muzayen 1991

avatar

Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétaire depuis 40 années.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *