Pemière mondiale, l’Etat, en Uruguay, prend le monopole du cannabis.

UN OEIL SUR L’AMERIQUE LATINE

Sa taille, son niveau d’éducation, sa position géographique, et une certaine désinvolture qui va avec une raisonnable aisance semblent destiner ce petit pays entre le Bresil et l’Argentine à jouer les pays-pilotes. C’est ici, il y a une génération, qu’on a testé le concept de la retraite a 50 ans…. c’était l’époque où l’a sagesse conventionnelle croyait que nous allions bientôt être tous terriblement riches et vivre la civilisation des loirs… Ca n’a pas marché … et doit-on préciser que le zeitgeist a bien changé ?… Audacieux, les Uruguayos.

Le 31 juillet, à Montevideo, les députés ont approuvé la légalisation de la marijuana, si elle est ratifiée par le Sénat et que la loi est promulguée, l’Uruguay deviendra le premier pays du monde où l’Etat contrôlera la production et la vente du cannabis. La consommation du cannabis n’est déjà pas pénalisé en Uruguay, le commerce cessera de l’être. Les consommateurs, résidents en Uruguay majeurs et inscrits dans un Registre des usagers, pourront en acheter jusqu’à 40 grammes par mois dans des pharmacies autorisées.

En Uruguay, l’État assumera donc le contrôle et la régulation de « l’importation, de l’exportation, de la plantation, de la culture, de la récolte, de la production, de l’acquisition, du stockage, de la commercialisation et de la distribution du cannabis et de ses dérivés ». Un organisme sera créé afin de gérer la production et la distribution, et de veiller à l’application de la loi.

La loi prévoit aussi d’en permettre la culture à usage personnel à hauteur de six plants. La création de clubs de consommateurs de 15 à 45 membres serait également permise, avec une limite autorisée de 99 plans.

L’autorisation de la culture privée pour un usage personnel n’est pas inédite: elle est autorisée dans le Colorado aux Etats-Unis, où chaque adulte a droit de cultiver six plants à l’intérieur de sa maison. En Espagne, la loi tolère également la production de cannabis dans un cadre privé, entre personnes majeures et dans un cadre strictement non lucratif.

C’est la vente par l’État uruguayen de cannabis aux consommateurs enregistrés qui va constituer une première mondiale. Le but n’est pas de promouvoir la consommation, la consommation existe déjà, mais de lutter contre le trafic de drogue et les mafias. Couper les consommateurs des réseaux mafieux et lutter contre le trafic de drogue qui « finance le crime organisé et des activités illicites comme la traite de personnes, la vente d’armes ou le blanchiment d’argent. »

Car aux Pays-Bas, bien que la vente et la consommation de cinq grammes de cannabis par personne au maximum soit tolérée depuis 1976 dans les « coffee shops » la culture et la vente en gros restent interdites et sont aux mains de groupes criminels.

Claire et précise, cette loi.. Un modèle ? Disons un test, car car ça peut mener loin. Le texte de loi a été approuvé par 50 voix sur 96 après 14 heures de débats et le résultat a été accueillis par des applaudissements nourris. Curieusement, pourtant, un récent sondage de l’institut Cifra révèle que 62% des Uruguayens sont opposés à cette loi, contre seulement 26% de partisans… Curieux,  alors que la légalisation est toujours férocement empêchée dans des pays, comme le Canada, où une majorité de la population la réclame… Est-ce que l’Urugay ne serait pas encore une fois à jouer un côte de cobaye…?

Une pensée sur “Pemière mondiale, l’Etat, en Uruguay, prend le monopole du cannabis.

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    4 août 2013 à 10 10 15 08158
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    Y-a-t-il un rapport avec l’immense ranch qu’y possède GWB ?

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