Rapport Dette Publique/Produit Intérieur Brut un indicateur qui met le citoyen Européen à mal pourquoi?

Par Luigi Chiavarini (son site)  Samedi le 27.10.2018.  Sur Agoravox France.

 

L’article qui suit présente les bonnes données, une analyse valable de ces données, mais les mauvaises interrelations entre les variables. Ainsi un indicateur n’est pas un instrument qui peut être utilisé pour tuer ou pour mousser la croissance (de la production de marchandises), pour paupériser ou enrichir les citoyens d’une entité géographique (France, Allemagne, Europe ou Italie). Un indicateur de performance économique ne peut être un outil – « meilleur garant du bien être populaire », ni le contraire -. Le rapport DP/PIB est un indicateur comme son nom l’indique. Il dévoile l’état de l’économie dans une entité géographique – état – résultant de la performance économique mettant en jeu des variables multiples toutes en déperdition en Europe et dans le monde du capital en ce moment, comme les pages du webmagazine  Les7duquebec.com le rapporte chaque jour. Ce sont ces vecteur déterminants qu’il faut ausculter. Robert Bibeau.  Éditeur  Http://www.les7duquebec.com

 


L’indicateur DP/PIB est utilisé par la commission Européenne pour tuer la croissance et paupériser les citoyens Européens alors qu’il eu pu être le meilleur garant de leurs bien être.

 

Le rapport Dette Publique / Produit Intérieur Brut est un indicateur qui met les citoyens Européens à mal pourquoi ?

Parce que pour le diminuer il n’y a que deux possibilités exclusives c’est-à-dire :

Plan 1. Soit on agit sur le numérateur (DP) en le diminuant, c’est-à-dire agir sur les paramètres tel diminution des salaires, augmentation des taxes accises, TVA, diminution des droits sociaux et solidarité mutuelle, allongement des délais de mise à la retraite en imposant des programmes d’austérités sévères et toujours dommageable pour les citoyens non rentier.

Plan 2. Soit on agit sur le dénominateur (PIB) en l’augmentant et pour ce faire agir sur les paramètres relatifs à l’augmentation de la consommation, la production, les exportations en consentant des plans d’investissements dynamique qui se doivent d’être financés.

Donc normalement en appliquant les recettes du plan (1), ce que la commission Européenne a décidé d’imposer aux états membres par le traité de Lisbonne en 2008, le ratio devrait diminuer … mais que constate-t-on depuis la sortie de € ?

Une augmentation soutenue dans tous les pays depuis la crise de 2008. Il y a donc un drainage évident des richesses nationales vers le système financier et ses actionnaires. Avec pour conséquence un appauvrissement général des citoyens à l’exclusion des rentiers et fraudeurs fiscaux.

Donc il est clair que cette recette ne fonctionne pas et qu’une autre logique doit être testée c’est-à-dire l’augmentation du PIB (plan 2) et c’est la voie que les Italiens ont choisie. On comprend mieux dans ce contexte les réticences de la troïka de la commission Européenne qui ne veut en aucun cas être désavouée car cela, si la formule Italienne réussit, montrerait aux yeux de tous l’imposture des actions de la commission Européenne et BCE depuis 10 ans.

Devant de telles évidences il serait légitime de se demander : Pourquoi avoir choisi la voie de l’austérité alors que de toute évidence elle ne fonctionne pas, à qui cela profite-t-il ?  Pourquoi la dette continue-t-elle à augmenter et donc le remboursement des intérêts aussi, à qui cela profite-t-il ? Quel l’intérêt de précariser et paupériser une partie de plus en plus grande de la population, à qui cela profite-t-il ? Pourquoi ne pas considérer l’ensemble des dettes du pays (Dette publique +dette privée+dette entreprise) plutôt que seulement la dette publique ?

Pourquoi maintenir une inflation basse alors qu’il serait facile de diminuer les charges de la dette et créer de la croissance en laissant l’inflation augmenter raisonnablement, à qui le fait de contenir l’inflation à un taux proche de zéro profite-t-il ?

 

….Rappel …. en période d’inflation, la demande est supérieur à l’offre, il faut donc produire plus pour satisfaire la demande et donc relancer l’économie, les investissements, l’emploi, les salaires augmentent également puisque pénurie de talents, donc plus de consommation potentielle, plus de profit pour les entreprises….. Donc un cercle vertueux qui est compatible avec le plan 2… qui a intérêt à éviter ce scénario ?

 

 

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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

2 pensées sur “Rapport Dette Publique/Produit Intérieur Brut un indicateur qui met le citoyen Européen à mal pourquoi?

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    28 octobre 2018 à 11 11 30 103010
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    @ tous

    Que faut-il penser de cette « analyse » économique qui s’apparente davantage à une description qu’a une explication des causes du phénomène ?

    1) Il est vrai que sous le mode de production capitaliste différentes variables (des forces contradictoires) s’entrechoquent résultantes de la lutte des classes – (interne entre différentes factions capitalistiques) et externes entre les classes antagonistes.

    2) Les indices économiques comme le PIB reflètent = sont un miroir = de l’activité économique (production – échange – communication). Cette activité économique répondent à des influx portant sur des variables tels les salaires – les prix – la monnaie – les taxes – L’AUTEUR a totalement raison de souligner que ce sont autant de manettes À BASCULE = ON/OFF OU AUGMENTE/DIMINUE
    3) Ainsi il est vrai comme il le prétend que pour le PLAN 1 (LA SWITCH SERAIT PLACER À OFF = DIMINUER) l’État des riches ce qui comprend Paris et Bruxelles devront réduire les salaires – augmenter les taxes et réduire les dépenses donc les services

    4) L’auteur a également raison de souligner que pour le PLAN 2 (LA SWITCH SERAIT PLACER À ON = AUGMENTER = INSUFFLER DE LA CROISSANCE) l’État des riches ce qui comprend Paris-Berlin-Londres et Bruxelles devrait investir – donner des subventions aux corporations, – libérer le crédit – soutenir le pouvoir d’achat et la consommation – augmenter les salaires. Bref, il n’y a que deux positions pour la manette d’embraillage de l’économie-politique capitaliste, en marche avant ou en marche arrière, le neutre n’étant pas une option.

    5) La où l’auteur erre totalement c’est de penser : a) que toutes ces variables sont indépendantes alors qu’elles sont toutes interconnectées et qu’elles interagissent les une sur les autres si bien que de mettre la clé à ON pour une variable entraine qu’une autre variable est automatiquement impactée vers l’arrière (le reculons disons-nous au Québec). Exemple : si le coût du crédit augmente (hausse des taux d’intérêts = la clé est mise à ON) le pouvoir d’achat diminue (cette variable est mise à OFF) à moins que cette baisse soit compensée par une baisse équivalente des charges de l’État (clé mise à OFF) qui s’endettera ( clé mise à ON) et vous refilera la facture dans cinq ans ou avant. Ou alors les salaires sont augmentés (clé à ON) ce qui réduira les profits des entreprises qui réduiront les dividendes (clé mise à OFF) réduisant d’autant les investissements (clé à OFF) et pouvant entrainer des délocalisations et du chômage et donc une baisse du pouvoir d’achat global-social.

    b) L’autre erreur consiste à penser que le manager – le banquier – le financier – le patron d’industrie – son sous-fifre politique Président de quelque chose ou ministre des carnets d’épargne – peut en faire à sa tête et pousser sur les manettes selon son bon vouloir. Totalement faux. J’explique… Les banques centrales du monde entier ont réduit les taux d’intérêts sur les prêts ( Switch OFF dans ce cas-ci) et cela en stricte logique comptable – mécaniquement – puisque la consommation diminuait suite aux baisses de salaires. Afin de maintenir (facticement) le pouvoir d’achat les Banques centrales ont été forcées d’imprimer de la monnaie (façon de parler – d’ouvrir les lignes de crédit des États – des entreprises – des ménages ce qui revient au même) et de prêter de l’argent presque gratuitement. Cette politique a eu pour conséquence que tous se sont endettés au-delà du raisonnable et pire les grands fonds d’investissements n’ont plus trouvé de rentabilité pour leurs placements gigantesques. Ces gros portefeuilles sont donc aller jouer-spéculer sur les actifs bidon à la bourse d’où les bulles boursières qui ne demandent qu’a éclater au premier signe de ralentissement du PIB justement. Tout se tient comme vous voyez. Conséquence inévitable – les banques centrales sont obligées de remettre le commutateur TAUX D’INTÉRÊT À ON = HAUSSE = MARCHE AVANT. Qu’adviendra-t-il croyez-vous de ces millions d’endettés – corporations – États – particuliers qui verront leur ponction REMBOURSENT DE LA MARGE DE CRÉDIT – DE LA DETTE – doublé ou triplé? La clé sous la porte et à la rue.

    Nous voici maintenant rendue aux simagrées italiens.

    Il faut savoir que les capitalistes italiens ont largement bénéficié, comme les autres segments des capitalistes européens, des politiques d’expansion du crédit et de l’endettement illimité et des taux d’intérêts négatifs et de la monnaie gratuite au cours des dix dernières années. État, corporations, particuliers, ménages italiens sont surendettés bien au-delà de leur capacité à rembourser. Après avoir chanter tout l’été de l’expansion bidon Les larbins politiciens italiens sont invités à rembourser leurs emprunts et les nouveaux intérêts qui vont désormais grever tout rééchelonnement des emprunts.

    Contrairement à ce que prétend l’économiste en herbe – l’option de laisser grimper l’inflation n’est pas facultative – ce commutateur est déjà à ON et il fait anticiper un hiver de souffrances pour les consommateurs français – italiens – anglais et les autres dont le pouvoir d’achat sera grugé d’autant (switch à OFF) alors que les salaires sont en rade (switch à OFF), les charges sociales et les taxes en hausse (switch à ON) et qu’il y a surproduction de marchandises sur les marchés internationaux (switch placé à OFF pour ce qui est du PIB).

    Se pourrait-il que les capitalistes italiens et leurs politiciens de « droite » (sic) ne comprennent rien à ces lois de l’économie politique capitaliste que les vilains bouc émissaires bruxellois doivent leur rappeler impérativement ?

    Pas du tout, tous les protagonistes de ce cirque médiatique savent à quoi s’en tenir et chacun tient l’autre par la barbichette et chacun sait que le premier qui rira sera perdant, et ce seront les bouffons italiens qui perdront. Leur tactique est simple, ces capots jouent la surenchère. Ils savent qu’à la fin ils devront tout céder – un débiteur ne gagne jamais contre son créancier. La position des autorités italiennes offre l’avantage de leur sauver la face, eux qui viennent d’être élue sur des promesses qu’ils savaient ne pouvoir tenir, ils peuvent remettre sur le dos de Bruxelles le rejet de leur projet intenable.

    Mais pour que l’arnaque fonctionne et reste discrète le clan italien doit forcer la note au maximum jusqu’à menacer leurs comparses de se précipiter dans le vide, vers la faillite, risquant d’entraîner dans leur suite une grande partie de l’Union. Évidemment, une telle option (tous les commutateurs italiens sur le rouge = OFF) entraînerait des sacrifices immenses pour le prolétariat italien, mais l’entourloupe est déjà trouver pour le capi i capo italien: « C’est la faute à Bruxelles »…

    On peut conclure qu’a court le grand argentier de l’Union européenne, le grand capital allemand, atténuera la sentence du Governo Conte, contre la promesse de serrer d’un tour supplémentaire le garrot qui enserre le cou du prolétariat italien. Ce serait un gouvernement italien de go-gauche que ce serait la même chose, en moins pathétique et moins ostentatoire probablement. À long terme cependant, la rixe risque de s’envenimer au sein de l’Union. N’allez pas croire que le grand capital allemand demeurera l’otage de capital italien en fort mauvaise posture.

    Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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