TERRORISME EN RÉPUBLIQUE DU CONGO

COMMUNIQUE DE L’APARECO.  20.08.2016

AGGRAVATION DE LA MENACE TERRORISTE SUR LA
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
Les services secrets américains négocient avec Paul Kagame et «Joseph Kabila» l’abandon de leur plan visant à introduire le terrorisme à Kinshasa en République Démocratique du Congo
«L’Afrique, devrait, sur des thèmes controversées, être capable d’accéder à la vérité par sa propre investigation intellectuelle et se maintenir à cette vérité jusqu’à ce que l’humanité sache que l’Afrique ne sera plus frustrée.»Cheik Anta Diop
L’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo (APARECO) lance un nouveau cri d’alarme pour dénoncer et condamner l’explosion imminente en République Démocratique du Congo de la violence terroriste organisée et planifiée par les chefs militaires et politiques du Rwanda, Paul Kagamé en l’occurrence, de l’Ouganda, Kaguta Yoweri Museveni, avec la complicité de leur cheval de Troie en RDC, «Joseph Kabila», de son vrai nom Hyppolite Kanambe.
Depuis quelques temps, ces trois chefs militaires et politiques ont déclenché, après l’avoir savamment planifiée, une vaste action de chaos caractérisée par des massacres de masse qu’ils s’efforcent ensuite de présenter à l’opinion comme étant les prémices d’une explosion du terrorisme dans la région du Kivu, plus précisément à Beni et dans l’Ituri à l’Est de la RD Congo. (VOIR L’ARTICLE CI-ESSOUS)  Cette stratégie machiavélique de semer le chaos en versant le sang des Congolais vise à créer des circonstances politiques troubles, favorables au plan d’invasion de la RDC en cours depuis 1996, et cela dans le but avéré de piller ses richesses, d’occuper ses territoires riches en minerais et de les annexer, à la fin, définitivement à leurs pays respectifs, le Rwanda et l’Ouganda. Cette stratégie vise ensuite à détourner l’attention de l’opinion internationale de la vraie problématique politique de l’occupation de la RDC en cours depuis près de vingt ans.
Cependant, certains militaires tutsis rwandais affectés dans cette mission diabolique, et qui ne partagent pas cette folle vision hégémoniste, expansionniste et annexionniste de leurs chefs militaires, et dont nous sommes contraints de protéger les identités pour des raisons évidentes de leur sécurité, nous ont fourni des informations détaillées et recoupées sur la conception, la planification et l’exécution de ce vaste complot dont les conséquences risquent de déborder demain les seules frontières nationales de la République Démocratique du Congo pour embraser les régions de l’Afrique centrale et australe.
A la lumière de tout ce qui précède, l’APARECO :

  • Dénonce et condamne avec force les rencontres secrètes de «Joseph Kabila » avec la délégation d’un groupe des rebelles et terroristes  syriens à Kigali, sous l’égide des présidents Paul Kagamé et Yoweri Museveni ; ces rencontres ont eu pour but de planifier  des actions terroristes à Kinshasa contre les populations congolaises hostiles au pouvoir d’occupation rwandaise et contre les intérêts des pays occidentaux à Kinshasa ; l’objectif final de ces opérations vise à contraindre les gouvernements des pays occidentaux, avec les Etats-Unis en tête, à relâcher la pression politique qu’ils exercent sur les trois chefs politiques et militaires tutsis (Kagame, Museveni et «Kabila») concernant la durée de leurs mandats politiques respectifs;
  •  Dénonce et condamne la duplicité et l’ambigüité de l’attitude des  services secrets américains qui, parfaitement informés de ces projets terroristes ainsi que des rencontres secrètes de Kigali, ont cependant choisi de négocier avec «Joseph Kabila» et Paul Kagame pour les persuader à abandonner ce projet des opérations avec les terroristes et rebelles syriens, au lieu de condamner publiquement et de combattre vigoureusement ces projets méphistophéliques visant à introduire le terrorisme en RDC et dans la région des Grands Lacs africains;
  • Rappelle ici, pour la circonstance, la responsabilité des Etats-Unis qui ont  accueilli en 1990 au collège de commandement et d’Etat-major général de Fort Leavenworth au Kansas, fief politique de Bill Clinton, le général-major Paul Kagame qui y a suivi les programmes sur « les opérations psychologiques » et « les mesures anti-insurrectionnelles» dont les méthodes sont basées sur la planification de la violence des masses sur les foules des manifestants ! Depuis 1990 à ce jour, Paul Kagamé applique rigoureusement, avec l’appui et les conseils de ses maîtres, ces méthodes sanguinaires à travers les génocides qu’il a planifiés et exécutés au Rwanda en 1994 et en RDC depuis 1996 à ce jour ;
  • Félicite le gouvernement russe qui, informé des contacts entre les rebelles terroristes syriens et «Joseph Kabila», a immédiatement réagi en envoyant son ambassadeur à Kinshasa, ce dimanche 21 août, lui transmettre, par le canal de son collaborateur militaire, le général Olenga, le message de protestation du gouvernement russe et sa décision de geler les échanges d’informations et de renseignements entre Kremlin et Kinshasa.
  • Exhorte instamment les Etats-Unis d’Amérique et les autres gouvernements des pays occidentaux à tout mettre en œuvre pour stopper dans les meilleurs délais ce projet sanguinaire visant à introduire le terrorisme en RDC et dans la région des Grands Lacs africains, car personne ne saura prévenir demain l’étendu des conséquences et des dégâts de ces opérations terroristes sur le reste de l’Afrique et du monde ;
  • Invite la classe politique congolaise, toutes affaires cessantes, à se mobiliser d’abord pour stopper les graves menaces qui pèsent sur l’intégrité du territoire national et sur la souveraineté du peuple congolais, car on ne peut pas sérieusement envisager le débat de la démocratie dans un pays où les étrangers pillent ses richesses, violent et tuent massivement ses citoyens et balkanisent son territoire national ;
  • Lance un appel patriotique à toutes les couches de la population congolaise, particulièrement celles de la région du Kivu et de Kinshasa, à se mobiliser comme un seul homme pour combattre avec la dernière énergie, cette nouvelle phase du projet d’occupation de notre pays par des assaillants et des vautours qui ne lésinent plus sur les moyens, et qui ont choisi «la technique de la terre brulée» pour parvenir à leurs fins macabres.

Que Dieu bénisse et protège la République Démocratique du Congo !
Fait à Paris le 29 Août 2016
Honoré Ngbanda-Nzambo ko Atumba
Président national de l’APARECO
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Cinquante-et-un corps de civils ont été comptabilisés lundi à Beni, selon un nouveau bilan de la société civile, après un massacre attribué par l’armée à des rebelles ougandais dans la nuit de samedi à dimanche dans cette ville de l’est de la République démocratique du Congo. « Notre équipe sur terrain a comptabilisé 51 corps tués à la machette », a déclaré à l’AFP Teddy Kataliko, membre de la Coordination de la société civile (ONG, associations, syndicats) de Beni. Le maire de Beni Edmond Masumbuko avait déploré dimanche soir « 42 personnes tuées » dans ce massacre. Selon M. Kataliko, certaines familles ont refusé de placer leurs défunts à la morgue mais « ont décidé d’organiser leurs deuils en privé…
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Au moins 42 civils, selon un nouveau bilan officiel, ont été tués dans la nuit de samedi à dimanche à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo, un massacre attribué par l’armée de la RDC à des rebelles musulmans ougandais. Un deuil national a été proclamé après cette tuerie qui a provoqué la colère de la population, intervenant après une succession de massacres qui ont déjà fait plusieurs centaines de morts en moins de deux ans. S’exprimant dans la soirée de dimanche sur une radio locale, le maire de Beni, Edmond Masumbuko, a déploré « 42 personnes tuées » dans ce massacre. Le président de la société civile de Beni, Gilbert Kambale, a avancé un bilan provisoire de « 46 personnes…
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Onze policiers congolais et huit miliciens ont été tués lors d’un affrontement les opposant dans une localité du centre de la République démocratique du Congo, selon un bilan officiel donné dans la nuit de samedi à dimanche par les autorités à la télévision publique. L’affrontement meurtrier entre les forces de l’ordre et une milice conduite par un chef coutumier, Kamwina Nsapu a fait 19 victimes vendredi à Tshimbulu dont « onze policiers, huit terroristes y compris le chef Kamwina Nsapu », a déclaré à la télévision publique Alex Kande, gouverneur de la province du Kasaï-Central.
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Robert Bibeau

Robert Bibeau est journaliste, spécialiste en économie politique marxiste et militant prolétarien depuis 40 ans. http://www.les7duquebec.com

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