Un «terroriste» islamiste dans l’école de la république: jour 7

UN ŒIL SUR LE MONDE MUSULMAN
Salah Lamrani

Un « terroriste » islamiste dans l’Ecole de la République : Jour 7

Signez la pétition pour la réintégration de Salah Lamrani : http://www.tlaxcala-int.org/campagne.asp?reference=43

  Adressez un courriel de protestation au Rectorat : isabelle.chazal@ac-creteil.fr

Lundi 7 mars n’a pas été de tout repos, contrairement aux prévisions matérielles (retour de vacances) ou symboliques (le « 7e jour »). D’une part, comme j’aurai l’occasion de le rapporter de manière détaillée, mes vacances, entièrement consacrées à ma réintégration (désolé pour les copies, ça devra attendre), ont été encore plus éprouvantes que ma faction, bien que très enrichissantes et même fructueuses à plus d’un titre, et j’étais donc physiquement épuisé dès le matin, bien que j’aie pu arriver à mon poste à 7h40. D’autre part, comme cela était prévisible, la coupure de deux semaines, aidée de températures hivernales peu clémentes (et certainement de pressions plus féroces encore de la part de la direction, résolue à faire oublier sa raclée au match aller), semble avoir refroidi les ardeurs.

 Les élèves ont continué à me saluer mais se sont empressés à mes côtés beaucoup moins massivement tout au long de la journée – il m’a fallu attendre la sortie de 17h30 pour voir mes très-chers 3e s’assembler autour de moi (je précise que tous mes élèves me sont très-chers, qu’ils me saluent ou pas) – et les surveillants ne m’ont salué qu’à distance. Peut-être est-ce là un contrecoup « défaitiste » dû au fait que les choses ne semblent pas s’être arrangées en apparence, au contraire, puisque mon remplacement a été annoncé pour le lendemain. Une analyse superficielle de la situation peut en effet amener certains à conclure que la partie s’annonce de plus en plus ardue pour les « légalistes » ou « loyalistes » qui me soutiennent, et qui constituent clairement la grande majorité de la communauté éducative (enfants, parents et personnels, à l’exclusion des enseignants, trop lobotomisés). Mais je reviendrai sur ce point plus longuement après le récit des faits marquants de la journée.

 Des parents ont continué à venir me voir individuellement pour me faire part de leur soutien, discutant longuement avec moi ou me saluant seulement en passant en voiture, en me souhaitant bon courage, tant de manifestations évidemment positives et bienvenues, tandis que les témoignages & courriers de protestation au Rectorat demandant ma réintégration et dénonçant les pressions infligées aux enfants continuent à me parvenir. Plus significatif peut-être, puisque les personnels de Romain Rolland sont les premières victimes de l’omerta et même de la « terreur » (c’est le terme qu’utilise la direction dans son rapport pour décrire mon comportement allégué au soir du 25 janvier, déguisant à peine le fait qu’Abdelkader SAOUDI m’ait traité de « terroriste ») qui règne dans cet établissement, et qui n’épargne ni adultes, ni enfants (ceux-ci ayant jusqu’à présent fait preuve de bien plus de courage que leurs aînés), je dois signaler une certaine évolution, révélatrice à mon sens, dans l’attitude des enseignants. Parmi les deux professeurs qui m’ont parlé (ce sont des contractuels ; je précise qu’ils sont « Arabes » tous les deux, mais cette ethnicisation est préjudiciable si on lui accorde trop d’importance, comme j’y reviendrai en détail dans un article à part ; ce qui importe est de souligner qu’encore une fois, les élans de solidarité et d’humanité viennent souvent des plus faibles : enfants, surveillants, contractuels…), l’un a pu s’entretenir très longuement avec moi, peut-être une heure, et durant cette conversation, les sursauts de la conscience et du devoir semblaient se manifester avec plus de force que jamais. Et l’autre a pu reconnaître que je faisais ce que quiconque ferait en ma position, à savoir me défendre, alors que précédemment, ma présence suscitait incompréhension voire hostilité, parfois dissimulées sous le fard grossier de la bienveillance et de l’intérêt général. Même une collègue que j’avais dénoncée pour ses actions hostiles & calomnieuses m’a gratifié d’un « bonjour », auquel j’ai bien évidemment répondu – je ne suis pas rancunier, et j’agis toujours par devoir, jamais par vengeance.

 Peut-être pourrai-je voir bientôt la suite logique (et morale) de ces élans, qui doivent également amener tous les acteurs à se poser la question de ce qu’ils devraient faire eux-mêmes face à cette situation. Car pour savoir ce que j’aurais fait personnellement si quiconque était victime d’une quelconque injustice sous mes yeux, il suffit de se référer à mon expérience égyptienne (tout se passait royalement pour moi et ce n’est que pour avoir essayé de défendre un collègue que j’ai été « éliminé »), ou au fait que dans ce collège même, lorsqu’un personnel de la vie scolaire a été soumis à une procédure disciplinaire abusive, j’ai été le seul à accepter de l’assister (alors que j’étais nouveau venu et néo-titulaire, mais le CPE avait courageusement refusé), ce qui a permis de sauver son poste. Dois-je prévoir des chaises supplémentaires à mes côtés ? Encore une fois, je ne retiens pas mon souffle, mais si besoin est, ça se trouvera facilement. Avant de clore le chapitre « enseignants », je signale une grande déception : le collègue que je croyais démissionnaire par indignation, sauvant l’honneur du 9-3, n’est nullement parti. Le départ était celui d’une autre personne et apparemment pour des raisons personnelles, et si je n’ai plus revu le collègue putatif depuis, c’est tout simplement car il bénéficie de l’accès au parking via une autre entrée, probablement réservée aux VIP auparavant, et ne passe donc plus devant moi ; ainsi, tous ceux qui craignent les tiraillements de leur conscience et veulent éviter de me voir ont maintenant la possibilité de le faire. Je l’ai su en recroisant ledit collègue à la mosquée de Tremblay, où il m’a malgré tout approché avec sollicitude, comme si de rien n’était… Comme quoi, au-delà des diverses identités réelles et supposées, y compris confessionnelles, en dernière instance, tout revient vraiment à la valeur intrinsèque de l’individu, ce qui est du reste un principe rationnel et islamique.

Quatre vigiles (je ne les appelle plus « médiateurs », car il semble même qu’ils aient menti en se présentant comme tels ; ce ne sont que des « policiers », au sens le plus péjoratif du terme) du Rectorat sont venus vers 10h, ce qui m’a fait craindre le pire du fait de la présence des 3e. Je savais à coup sûr que s’ils s’avisaient de rejouer leur jeu du Jour 2, à savoir menacer & intimider physiquement les enfants pour les empêcher de me parler à l’extérieur de l’établissement, en toute illégalité, la situation risquait de dégénérer. Je n’excluais pas cette éventualité car tant la direction que le Rectorat ont fait montre d’un manque de discernement et de moralité inconcevable depuis le début de l’affaire, en surenchère permanente dans l’illégalité la plus flagrante. Et ce jour, un élève de 3e m’a appris que dès le jour 1, après mon départ, les vigiles l’avaient interpellé pour le menacer de désagréments si les élèves continuaient à me parler, car cela prolongerait leur présence, et plus si affinités. Par leur attitude même, ces « déchets des cités » voulaient manifestement en découdre et justifier leur salaire, à moins qu’il ne s’agisse que d’un show minable pour m’impressionner. Pauvres types – et même sales types (je me permets de les appeler comme ça car lors de leur première prise de contact avec moi, ils ont usé de ce référent qui peut effectivement constituer un élément de rapprochement entre nous ; mais de « vrais » hommes ne se rabaisseraient jamais à menacer des enfants, collabeurant avec une injustice criante contre un des « leurs » de surcroît). Le Rectorat a manifestement la faculté de dénicher les plus vils spécimens et de leur donner le pouvoir à tous les niveaux. Mais heureusement, ils sont rentrés dans l’établissement et sont repartis 30mn après, et je ne les ai plus revus, ni à Anjou, ni à Reims. Pourvu que ça dure.

 Mes lecteurs seraient déçus si je ne mentionnais pas une petite anecdote concernant l’inénarrable M. Abdelkader SAOUDI. J’ai pu le voir au matin, accueillant les élèves et personnels avec un bonjour forcé, et évitant de croiser mon regard, mais j’avoue avoir été pris d’un élan de compassion et même de pitié en voyant les efforts qu’il faisait pour gribouiller un sourire sur ses lèvres tout en gardant contenance. Cela ressemblait plutôt au rictus d’un moribond, et ce ne sont plus les flatulences que je craignais mais bel et bien les stigmates putrides d’une diarrhée chronique contre laquelle il semblait désespérément lutter. Puisqu’il a si dignement suivi le haut exemple de moralité de l’armée israélienne, peut-être devrait-il se procurer des couches Pampers pour adultes qui sont une des marques distinctives & glorieuses de Tsahal, car je ne le vois pas tenir bien longtemps à ce régime. Quant à Mme Khadidja BOT, qui doit avoir meilleure contenance, sa folie hystérique l’abstenant d’intégrer le principe de réalité, je n’ai pu la voir, car ma faction se déroule essentiellement au site d’Anjou, et qu’elle est de toute façon retranchée dans son bureau, mais j’ai su que la simple mention de mon cas causait chez elle des crises d’éructation. Il est vrai qu’elle n’a jamais su répondre autrement que par la brusquerie et la brimade, certainement car, comme Talleyrand, ayant au cours de sa vie minable « reçu beaucoup de mépris, [elle] s’en [est] imprégné[e] et [elle] l’[a] placé dans les deux coins pendants de sa bouche » (Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe), mais du moins cela m’encourage-t-il, si cela était nécessaire, à persister dans mon attitude de résistance et même de défiance face à la tyrannie, que je suis déterminé à renverser dans l’intérêt de tous.

Il est peut-être nécessaire de clarifier davantage certaines choses au sujet de mes actions, de mes objectifs et de la responsabilité de chacun. Dans mon entourage même, on me fait parfois remarquer que tout ce que je fais ne peut que me mettre davantage à dos le Rectorat et rendre plus difficile encore ma réintégration, comme si je comptais pour cela sur leur bon vouloir. Mais je sais parfaitement comment fonctionne l’autorité, et il faut bien comprendre que dès que ma suspension est tombée, il était absolument impossible pour moi de retrouver mes élèves à l’amiable, ni par la « négociation » syndicale, ni même par voie de justice. C’est du reste la première remarque que m’a fait un principal de collège ami que j’ai consulté le jour même : l’autorité ne peut pas reconnaître une erreur d’appréciation et encore moins une faute de ce calibre, qu’elle soit due à de la négligence ou, comme je le crois, délibérée. Bien sûr, il y a effectivement des recours en justice, et je vais certainement faire casser cette suspension en Référé, mais cela n’importe guère au Rectorat et à Mme Isabelle Chazal : ce qui lui importe est d’éviter de se retrouver dans une situation comparable à celle de la direction et de la FCPE au soir du 25 janvier, lorsqu’ils ont été démasqués et « affichés » dans leurs manipulations & leur harcèlement sous les yeux de 30 à 40 parents. Qu’une cour de justice condamne le Rectorat, même très lourdement, dans plusieurs mois ou plusieurs années (car il existe bien des procédés dilatoires qui garantiront que je pourrai pas être réintégré, comme une nouvelle suspension, une mise à pied, etc.), ce qui arrive souvent, est à ses yeux bien moins préjudiciable qu’un désaveu public, car ce qui lui importe est de « sauver la face » aux yeux des principaux concernés, à savoir les parents d’élèves, et le public at large. Et même, au vu de la situation, il est très probable que si je ne suis pas réintégré maintenant, je n’exercerai plus jamais pour l’Education Nationale, dussent-ils me payer dix ans à rien faire pour pouvoir enfin légalement me radier, car mon profil ne correspond guère aux standards de la Médiocratie.

Car l’affaire est effectivement très grave : qu’on conçoive bien que depuis novembre, dans la plus parfaite illégalité, la direction, la FCPE et même un Inspecteur (pas le mien, heureusement) signalent au Rectorat mes activités de blogueur, sans jamais ne serait-ce qu’insinuer que j’aurais fait état de convictions politiques ou religieuses dans le cadre de mes fonctions. Mais ils tiraient tout de même instamment la sonnette d’alarme, et la FCPE, propulsée par la direction, est allée jusqu’à exiger ma tête sous peine de scandale national auprès des médias et de « l’ensemble des partis politiques sans aucune distinction » (une claire référence au Front National), avec une référence insidieuse à « l’identité nationale ». Tout ça en plein Etat d’urgence, après le 13 novembre, en plein 9-3, pour un Professeur dont ils soulignaient eux-mêmes la compétence (j’ai plutôt le profil d’un enseignant à l’Université, mais cela ne m’intéresse pas, je préfère le secondaire) et la popularité. Mais mes positions politiques & religieuses non-conformistes devraient pour eux justifier mon élimination, quitte à priver les enfants d’un enseignant très apprécié. Et le Rectorat a cédé à ces pressions illégalistes et dysorthographiques, ignorant mon propre rapport du 27 janvier, mais se rendant compte du fait qu’il n’y avait rien à me reprocher, Mme Chazal m’a suspendu sans motif, se donnant 4 mois pour en trouver un. Malheureusement pour eux, j’avais déjà demandé à consulter mon dossier de longue date, voyant venir le coup depuis novembre, et le Rectorat était donc légalement tenu de me laisser le consulter immédiatement. J’ai pu constater son vide intersidéral avant qu’il ait le temps de le garnir, publiant même les pièces maîtresses pour le mettre en échec. A ce stade, comme la direction, le Rectorat ne peut que s’enfoncer dans le déni et la temporisation (il ne m’a toujours pas convoqué, car il n’a rien à me demander ni à me dire, tout étant de notoriété publique), et ma seule chance de réintégration est par le rapport de force, tant au collège (ce pour quoi la mobilisation même partielle de la communauté éducative permettrait de résoudre le problème en 48h) que sur le plan médiatique et même, je m’y emploie, politique.

 Et l’intérêt des élèves dans tout ça, me dira-t-on ? Ne fais-je pas passer mes propres intérêts devant celui des enfants, en les soumettant au triste spectacle de ma présence ? Ne pourrai-je pas faire tout cela en restant chez moi bien au chaud, profitant de mes « congés payés » (comme si l’argent importait plus que ma dignité, ma passion & ma vocation) ? Que nenni. Au-delà du fait que sur le plan strictement conceptuel, je ne crois pas à l’existence de conflits des devoirs authentiques (je ne développe pas ce point ici car mes articles sont bien assez indigestes sans que je les agrémente de digressions philosophiques), c’est l’intérêt même des élèves qui veut ma réintégration, et, à défaut de cela, ma résistance publique face à l’injustice et à l’oppression. Le 25 janvier, les parents ont souligné, et c’est là une citation littérale qui a été faite devant des dizaines de témoins, qu’ils tenaient vivement à ce que je continue à enseigner à leurs enfants parce que je les faisais vraiment bien travailler et que « pour une fois », ils aimaient ça. Je pense en effet être un professeur « atypique » (une autre citation, en privé, d’un parent d’élève), au sens ou tant mes compétences, ma passion et mon « style » me distinguent. Par exemple, je suis une « autorité » qui, contrairement à la norme, ne croit pas qu’elle s’abaisse en reconnaissant ses torts publiquement, même face à un (ou des) élève(s). Je me distingue par mon investissement, ma bienveillance, et également ma fermeté : j’étais le seul enseignant à animer deux clubs, bénévolement de surcroît, mais j’étais aussi le seul à animer une « heure de colle » hebdomadaire le vendredi après-midi, avant le week-end, qui était bien garnie, car ma justice me permet d’être sévère et tout de même apprécié – justement, en partie, pour cette raison. C’est grâce à tout cela que je suis respecté de l’ensemble des élèves, bien au-delà de mes classes, et mon action ne fera qu’augmenter l’estime des élèves, des parents & du public.

J’estime que l’enseignement de la langue et de la culture française n’est qu’un moyen et pas une fin en soi : la maitrise de la langue doit permettre aux élèves de devenir des individus et des citoyens à part entière, équilibrés et épanouis dans leur vie personnelle et professionnelle, capables de comprendre et même de contribuer activement à la marche de leur société. Pour cela, le savoir est le plus précieux atout, et je dis toujours à mes élèves que c’est la meilleure des armes, qu’elle constitue à la fois une cotte de mailles invulnérable et une « épée » infaillible. Je donne d’ailleurs à mes élèves de 5e, lorsqu’on étudie le Moyen-Age et la chevalerie, un travail consistant à illustrer ces préceptes dans le style des enluminures (« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme », etc.). Après avoir enseigné la théorie, je me dois d’avoir une attitude conforme à mes enseignements, qui insistent sur la nécessité d’être irréprochable, de s’investir pleinement et d’avoir confiance en l’autorité autant que possible – mais de ne pas hésiter, en cas de force majeure, à dénoncer l’arbitraire et à saisir les instances supérieures. Je dois incarner cela à la fois dans mes actes, qui dépendent entièrement de moi, et également, dans la mesure du possible, dans les résultats obtenus, qui ne dépendent pas que de moi, mais sur lesquels j’ai tout de même un pouvoir, celui de faire tout ce que je peux. Je ne peux pas permettre que tout mon travail soit saboté, et que des élèves que j’ai pu réconcilier avec les livres, le travail et les études ou passionner davantage s’en détournent et se convainquent qu’il ne sert à rien d’être intègre, dévoué et consciencieux, et que c’est même un défaut rédhibitoire, car les crapules les plus médiocres et les plus infâmes triompheraient toujours ; et que quoi qu’on fasse, en tant que « banlieusards », on restera des « racailles », des « bougnoules », des « terroristes », au ban de la société, à moins de renier son identité, ses valeurs et ses convictions. Ainsi, si cette « leçon » est la dernière que je dois donner à mes élèves, ce sera sans aucun doute la plus importante. Et que je sois réintégré au nom, j’aurai de toute façon toute ma vie pour incarner au mieux ce en quoi je crois.

 Je le répète, une mobilisation même partielle de la communauté éducative permettrait de régler cette situation en un temps record. J’en appelle donc, une fois encore, au sens du devoir & de la responsabilité de chacun, et aux parents en particuliers, dont la progéniture est entre les mains de ces fous furieux qui n’ont que faire de l’instruction et de l’éducation, et ne pensent qu’à assouvir leurs plus bas instincts de domination. Et j’affirme à nouveau qu’aucune force non coercitive (= embastillement) ne pourra m’empêcher d’être à mon poste jusqu’à ce que j’obtienne justice. Jusqu’au 1er juillet s’il le faut, et bien au-delà, sans aucun problème de « résistance » en ce qui me concerne (je ne pourrai humainement pas arriver à mon poste tous les jours à 7h45 tant que je n’aurai pas déménagé du 9-4 au 9-3, mais j’y serai quotidiennement et dès que possible), avec ou sans soutien manifeste ou discret des élèves, parents, professeurs, ou de quiconque sur la Terre, le bon droit et le devoir constituant une ressource suffisante et inépuisable.

 Je conclus avec une citation de L’Ile au Trésor, roman initiatique au programme de 5e : « God defend the right! », prononcée par le capitaine Smollett avant l’assaut des pirates, supérieurs en nombre, mais ultimement défaits : pourrai-je prouver à tous que les livres ne sont justement pas que de la « littérature » ? Je n’épargne du moins aucun effort pour cela.

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Un oeil sur le monde musulman

Je médite l’Islam parce que ce phénomène historique, intellectuel et émotionnel durable, influençant plus d’un milliard d’humains, compte. Je le fais en athée et en philosophe matérialiste mais avec toute la déférence requise. Je ne suis pas un iconoclaste. Je ne suis pas un hagiographe non plus mais je m’intéresse à cette vision du monde pour ce qu’elle dit de l’humain et de son contexte culturel. Salut, solidarité et respect, dans la différence. – Paul Laurendeau (Ysengrimus)

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