Depuis quand les Palestiniens voient-ils se consumer leurs espoirs d’émancipation ?

 

unnamed-1

MICHEL PEYRET :
« Suite à la Première Guerre mondiale, nous disent Antoine Chauvel et Claude Begue, l’Empire ottoman est démembré et le Proche-Orient partagé entre un mandat britannique, qui comprend notamment la Palestine, et un mandat français. Face aux premières revendications anticoloniales qui voient le jour, ces deux puissances voient dans l’émigration juive européenne un point d’appui à leur propre politique impérialiste. Ainsi en 1917, Lord Balfour, alors ministre des Affaires étrangères britannique déclare envisager « favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple juif ». Soutenu de la sorte, le processus d’installation des juifs en Palestine se poursuit : on estime à presque 300 000 juifs le nombre qui migrent entre 1919 et 1939. La politique d’expulsion et d’ethnicisation du territoire ne fait que commencer. Les Palestiniens, déjà en lutte contre la tutelle britannique, voient se consumer leurs espoirs d’émancipation au fur et à mesure que les colons s’installent et les spolient de leurs terres.. »
Et ce n’est pas terminé ! Combien de temps cela va-t-il encore durer ? Et l’on voudrait nous faire croire que le capitalisme/impérialisme a mis fin à la colonisation ! Honte, honte, à tous ceux qui s’en font les complices !
Michel Peyret

Palestine/Israël – Des origines à aujourd’hui : un conflit, des issues ?
NPA (commissions diverses), CHAUVEL Antoine, BEGUE Claude
Le 14 mai 1948, l’État d’Israël est proclamé. Cette déclaration unilatérale provoque l’intervention des pays arabes voisins et déclenche la première guerre israélo-arabe. La première d’une longue série… Ce conflit trouve son origine dans la colonisation et l’impérialisme des grandes puissances, ponctué de guerres, d’accords de « non-paix », de résistances, et personne ne peut en prédire l’issue.

Cet été, Israël est de nouveau entrée en guerre contre les Palestiniens de la bande de Gaza. Le bilan en est terrible : plus de 2 100 morts du côté des Palestiniens, plus de 5 milliards d’euros de dégâts selon les Nations unies, 203 écoles à reconstruire, l’unique centrale électrique arrêtée, 50 % du réseau d’eau potable endommagé…

Cette guerre avait pour but de rendre impossible des réponses politiques pourtant nécessaires face à l’occupation, et la perspective d’un gouvernement Fatah-Hamas. Malgré une non-victoire militaire et surtout une défaite politique pour Netanyahou – qui risque d’en payer le prix fort au profit de l’extrême droite aux prochaines élections –, le cessez-le-feu signé entre le gouvernement sioniste et le Hamas ne règle rien sur le fond : le blocus est maintenu et aucune des revendications palestiniennes n’a été satisfaite. Dans le même temps, la colonisation continue, tout comme l’oppression subie quotidiennement par des Palestiniens soumis aux check-points, à l’arbitraire policier, aux violences…
Cette opération, la dernière d’une longue série de guerres, ne représente sûrement pas l’épilogue d’un des conflits les plus longs de la planète. Ce dossier a donc pour but de donner quelques éléments historiques de compréhension, pour continuer la nécessaire solidarité avec les Palestiniens, et la lutte résolue pour leurs droits.
Aux origines d’un conflit
Quand en 1897, au premier congrès sioniste mondial à Bâle, Theodor Herzl faisait adopter la proclamation suivante « le sionisme vise à établir pour le peuple juif une patrie en Palestine qui soit garantie par le droit public », peut-être n’imaginait-il pas qu’il ouvrait la voie au plus long conflit de la planète…
Le sionisme est théorisé à cette époque dans un contexte particulier. La population juive est victime de l’antisémitisme qui imprègne toutes les sociétés européennes. Entre 1881 et 1899, des pogroms ont eu lieu de façon régulière à l’est de l’Europe et en Russie, tandis qu’en France débutait l’affaire Dreyfus. Ces persécutions, ajoutées aux aspirations nationalistes consécutives aux unités allemandes et italiennes et au socialisme naissant, font du sionisme une perspective émancipatrice pour les juifs, peuple sans État. Qui plus est quand partout la colonisation est vantée pour ses vertus… Le sionisme ne peut qu’éclore et se développer.
Suite à la Première Guerre mondiale, l’Empire ottoman est démembré et le Proche-Orient partagé entre un mandat britannique, qui comprend notamment la Palestine, et un mandat français. Face aux premières revendications anticoloniales qui voient le jour, ces deux puissances voient dans l’émigration juive européenne un point d’appui à leur propre politique impérialiste. Ainsi en 1917, Lord Balfour, alors ministre des Affaires étrangères britannique déclare envisager « favorablement l’établissement en Palestine d’un Foyer national pour le peuple juif ».
Début de la colonisation, premières résistances
Soutenu de la sorte, le processus d’installation des juifs en Palestine se poursuit : on estime à presque 300 000 juifs le nombre qui migrent entre 1919 et 1939. La politique d’expulsion et d’ethnicisation du territoire ne fait que commencer. Les Palestiniens, déjà en lutte contre la tutelle britannique, voient se consumer leurs espoirs d’émancipation au fur et à mesure que les colons s’installent et les spolient de leurs terres.
Le nationalisme palestinien doit combattre sur deux fronts : contre l’occupant britannique qui, au vu de l’agitation, renforce sa présence armée, et contre l’installation des colons qui de leur côté s’organisent en milice, la Hagana, contre les Palestiniens et contre les Britanniques. Ainsi, quand éclate la grande révolte palestinienne de 1936, soutenue par la grève générale, les nationalistes palestiniens voient leur direction politique tuée et forcée à l’exil. C’est donc bien un conflit territorial entre colons et colonisés qui débute et la question religieuse n’est que secondaire. Une grande partie des juifs émigrés se réclament en effet d’un sionisme de gauche et rejettent la religion qui aurait, d’après eux, été un facteur de résignation et de passivité.
Les grandes puissances partagent le monde
La Seconde Guerre mondiale marque un tournant majeur dans le conflit. Des dizaines de milliers de Juifs ne veulent plus vivre dans les pays qui ont été complices ou responsables de leur extermination, et le génocide légitime clairement aux yeux de l’opinion publique la création d’un État juif.
Le monde est désormais divisé en deux blocs, américain et soviétique, aux ambitions contradictoires mais qui, pour affaiblir les Britanniques dans cette région du monde, voient aussi cette perspective d’un bon œil. Le 29 novembre 1947, l’ONU, tout récemment créé, propose dans sa résolution 181, un plan de partage qui ferait naître deux États, donnerait 56 % des territoires au nouvel État juif et en laisserait 44 % pour un État palestinien, et doteraient les lieux saints d’une administration internationale. À peine cette résolution prise, repartent les combats entre Palestiniens et les désormais presque Israéliens…
Antoine Chauvel
Guerres, accords de paix et résistance palestinienne
Prenant prétexte de la situation et d’un probable envahissement par les pays arabes voisins, les dirigeant israéliens vont, contre l’avis des Américains, proclamer la naissance de l’État d’Israël le 14 mai 1948.
Des travaux récents ont démontré que la menace n’était pas réelle mais instrumentalisée par les dirigeants israéliens. En effet, l’armée israélienne était en capacité de résister, et un accord entre le roi Abdallah de Transjordanie et les dirigeants israéliens avait été conclu en 1947 pour garantir au roi l’annexion de la Cisjordanie contre la non-ingérence des forces du royaume hachémite en cas d’attaque militaire juive. C’est d’ailleurs ce qui se passera…
La « catastrophe »
Quand se termine en 1949 cette première guerre israélo-arabe, le bilan pour les Palestiniens est terrible. Entre 700 000 et 800 000 Palestiniens sont obligés de quitter leur terre dans un exode terrible auquel ils donneront le nom de Nakbah (« catastrophe ») et qui est à l’origine d’une revendication historique des Palestiniens sur le droit au retour des réfugiés. Territorialement, Jérusalem ouest est annexé, les Palestiniens sont amputés de centaines de milliers d’hectares par rapport au plan de partage de 1947, et voient la Cisjordanie passer sous contrôle jordanien et la bande de Gaza sous contrôle égyptien. Politiquement, cette défaite marque le début de l’hégémonie militaire israélienne sur la région et surtout démontre aux Palestiniens la nécessité d’un mouvement de libération totalement autonome des directions arabes bourgeoises. Mais suite à l’humiliation ressentie par les Égyptiens et les Jordaniens, la libération de la Palestine devient une revendication unificatrice pour l’ensemble des populations arabes.
Une organisation pour la lutte armée
Cette nouvelle donne va permettre la naissance de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) en 1964. Créée sous impulsion de la Ligue arabe, l’OLP est conçue comme un outil pour les dirigeants de la région afin de contrôler les revendications des Palestiniens et notamment la question de la lutte armée. Le Fatah, créé en 1959 par Yasser Arafat, se veut plus indépendant. Quand éclate la guerre des Six-Jours en 1967, Israël triomphe et devient maître de toute la Palestine : occupation du Golan, de la Cisjordanie, du Sinaï, de la bande de Gaza et de Jérusalem est. Les puissances arabes sont défaites. Les groupes de combattants, les Fedayin, intègrent l’OLP. Le Fatah en est la composante principale, mais doit cohabiter avec d’autres organisations, dont le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) qui, contrairement au Fatah, organisation socialisante panarabe, est une organisation se réclamant du marxisme.
En 1968, la charte de l’OLP stipule que seule la lutte armée permettra la libération de la Palestine qui deviendra un État égalitaire. Elle insiste en outre sur l’illégalité de la création de l’État d’Israël et sur le rôle de l’impérialisme des grandes puissances dans le drame qui les touche. L’OLP se présente comme une avant-garde internationaliste, avec des nuances en son sein. Les Palestiniens se dégagent progressivement des tutelles étrangères et affirment leur rôle dans leur propre libération.
Les États arabes reconnaissent Israël
Depuis la Nakbah, un grand nombre de Palestiniens se trouvent dans des camps notamment au Liban, en Jordanie et en Syrie (en plus de la Cisjordanie et de Gaza). Ils représentent une population non négligeable au sein de ces États et la résistance palestinienne, qui dirige de facto ces camps, s’en sert de base arrière pour ses opérations militaires. En septembre 1970, le roi Hussein décide de chasser l’OLP de Jordanie et envoie ses troupes massacrer les Palestiniens. C’est « Septembre noir », qui se terminera par l’expulsion des Palestiniens de Jordanie. Cette expulsion verra la résistance établir sa principale base arrière au Liban, où le schéma se répétera en 1975 quand explosera la guerre civile libanaise.
La période entamée à la fin des années 50 se clôt avec les accords de Camp David en 1978 entre l’Égypte et Israël. Les armées syriennes et égyptiennes sont défaites pour la troisième fois en 1973 lors de la guerre du Kippour. De plus en plus, la solution négociée apparaît comme la seule voie possible pour les dirigeants arabes, quitte à rompre leurs accords avec l’OLP et se mettre leur opinion publique à dos. Clairement, la question palestinienne apparaît de plus en plus comme une épine dans le pied des dictateurs de la région, qui plus est maintenant que leur direction politique a pris son autonomie, y compris du point de vue international avec l’invitation de Yasser Arafat à l’ONU en 1974. Le choix est fait : il faut une normalisation des relations avec Israël. Le 17 septembre 1978, Sadate, président égyptien, et Begin, Premier ministre israélien, signent sous l’égide des États-Unis les accords de Camp David. L’Égypte reconnaît le droit à l’existence d’Israël, signe la paix et en échange récupère le Sinaï. Trente ans après sa création, l’État d’Israël est le grand vainqueur. La solution de deux États distincts apparaît donc inévitable.
A.C.
Après l’Intifada, quel avenir pour le peuple palestinien ?
Abandonnés par l’Égypte, chassés de Jordanie, en guerre au Liban, l’OLP est affaiblie. En 1982, suite à l’invasion par Israël du Sud-Liban, l’OLP doit même s’exiler à Tunis. Pour autant, les Palestiniens ne renoncent pas à voir un jour la Palestine libre…
C’est de l’intérieur que ces aspirations se feront de nouveau jour. Le 8 décembre 1987 se déclenche la première Intifada (« soulèvement » en arabe). Face à l’armée d’occupation, la deuxième et la troisième génération des réfugiés des camps manifestent et n’hésitent pas à aller à l’affrontement avec l’armée. Politiquement, cette révolte change complètement la donne. En premier lieu, les images de ces enfants avec leurs pierres face aux militaires surarmés font basculer l’opinion publique mondiale, jusqu’alors plutôt pro-israélienne. De plus, la révolte vient des territoires et n’est plus orchestrée de l’extérieur. Enfin, cette révolte enterre définitivement les prétentions jordaniennes sur la Cisjordanie.
L’OLP s’adapte… et le Hamas se développe
Consciente de ce qui se joue et qu’il lui faut prendre le contrôle d’une situation qu’elle n’a pas initiée, la direction de l’OLP va changer son fusil d’épaule et dès 1988 renoncer au terrorisme, reconnaître Israël tout en réclamant un règlement du conflit sur la base du partage de 1947, avec des revendications comme le droit au retour des réfugiés. Cette orientation est celle du Fatah qui dirige l’OLP. Les révolutionnaires du FPLP, fidèles à la solution d’un seul État égalitaire entre juifs et Arabes, y sont opposés. Il y a à ce moment-là transformation de ce qui était un mouvement révolutionnaire en mouvement nationaliste convertit au libéralisme économique. Dans le même temps, les Israéliens prennent définitivement conscience que la situation n’est pas tenable et qu’il faudra négocier avec l’OLP.

Ce changement politique majeur va permettre l’émergence d’un acteur désormais incontournable du conflit, le Hamas. Dès le début de l’Intifada, ce qui n’était alors que la branche palestinienne des Frères musulmans est poussé à l’action armée contre les occupants. Le renoncement de l’OLP – auquel le Hamas n’appartient pas – à la lutte armée, et l’absence de perspective immédiate de solution au conflit malgré ces concessions, va permettre au mouvement de se développer rapidement.
Des accords qui ne règlent rien
Tous ces revirements politiques vont permettre que des négociations s’engagent. Elles déboucheront sur les accords d’Oslo le 13 septembre 1993. Israël reconnaît l’OLP qui n’est plus du tout ce qu’elle était à l’origine, l’autonomie palestinienne est déclarée sur les territoires envahis en 1967, avec une Autorité palestinienne à sa tête. Un délai de cinq ans est donné pour trouver une solution aux problèmes restés en suspend : frontières, colonies, réfugiés, Jérusalem.
Qualifiés d’historique, ces accords peuvent se voir, 20 ans après, comme creux. En ne réglant aucun des problèmes concrets des Palestiniens, il n’apporte au final qu’une accalmie temporaire dans les territoires… et provoque malgré tout la colère de la droite et de l’extrême droite israélienne qui ne rêve que d’en découdre avec les Palestiniens.
La paix impossible
Dès 1995 et l’assassinat par un extrémiste juif d’Yitzhak Rabin, Premier ministre Israélien signataire des accords, le cycle de violence reprend : des attentats ciblés des israéliens auxquels répondent les attentats du Hamas, ce qui débouche sur un blocus des territoires, la poursuite de la colonisation et la victoire de la droite belliciste aux élections israéliennes. Aucune des négociations qui devaient reprendre ne reprendra.
Cette paix impossible profite au Hamas qui prône la résistance armée. Aux élections de 2006, ce dernier arrive en tête aux élections législatives. La crise politique est grande entre les différentes factions palestiniennes qui n’arrivent pas à se mettre d’accord sur un gouvernement d’union nationale et entrent en quasi guerre civile. Tout ceci aboutit à une scission politique de fait des territoires palestiniens. D’un côté, la bande de Gaza dirigée par le Hamas, ce qui provoquera le blocus israélien, et de l’autre, la Cisjordanie de l’Autorité palestinienne/Fatah.
Soutenir le peuple colonisé et son droit à l’autodétermination
La reconnaissance de la Palestine comme membre observateur de l’ONU en 2012 n’a pas fait évoluer la situation : ni sur la bande de Gaza ni sur les territoires où la colonisation se poursuit. L’impasse des négociations et la situation catastrophique de la bande de Gaza, qui vit sous un blocus illégal et inhumain en plus d’avoir été attaqué à deux reprises, ont amené à des négociations pour un gouvernement d’union nationale. C’est notamment cette perspective d’unification politique qui a poussé les Israéliens à frapper de nouveau Gaza cet été.
Des territoires morcelés sans aucune continuité géographique, un région entière sous blocus, une colonisation qui se poursuit, des brimades et des violences quotidiennes… Telle est la réalité palestinienne. À l’heure actuelle, rien ne permet d’envisager une solution positive qui aille dans le sens du droit des Palestiniens à décider de leur devenir.
Dans ce conflit, les internationalistes soutiennent le colonisé contre le colonisateur, le droit des Palestiniens à l’autodétermination. Et ici, nous devons faire pression sur notre propre État pour obtenir la rupture politique avec l’occupant.
A.C.
Contre l’impunité d’Israël, mener la campagne BDS
Lancée en 2005 par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne, cette campagne a pour but d’isoler politiquement et économiquement Israël pour atteindre trois objectifs : la fin de l’occupation et de la colonisation, l’égalité des citoyens arabes en Israël, et le droit aux retour des réfugiés.
B comme boycott. Il s’agit principalement d’un boycott des produits israéliens, mais pas seulement. Il y a aussi le boycott culturel des manifestations organisées en France par le gouvernement israélien ou par ses officines, boycott qui s’accompagne d’une campagne invitant les artistes à ne pas se produire en Israël. À cela s’ajoute le boycott sportif, en refusant de concourir contre Israël, et le boycott universitaire, en ne faisant aucun partenariat avec des universités israéliennes. Il ne vise bien évidemment pas les individus ni leur production.
D comme désinvestissement. Il s’agit par des campagnes publiques de faire pression sur les entreprises afin qu’elles arrêtent toute collaboration et investissement en Israël.
S comme sanctions. Il s’agit de faire appliquer par nos États les sanctions contre Israël tant qu’il ne respecte pas le droit international.
Cette campagne permet à chacun de s’impliquer à son niveau. Son développement international et ses nombreux succès, tels que la fin de jumelage d’universités américaines, le désinvestissement du principal fonds de pension hollandais, le refus des dockers d’Oakland de décharger des cargos de marchandises, commencent à inquiéter sérieusement le gouvernement israélien. En témoigne la mise en place d’une cellule de sécurité du ministère de la Défense israélien pour contrer cette campagne.
En France, la campagne a été criminalisée : procès contre des militantEs, sous l’accusation de provocation à la haine raciale… Si la majorité des procès ont été gagnés, il n’en demeure pas moins que la circulaire Alliot-Marie, qui recommande aux parquets de poursuivre les militantEs BDS, n’a toujours pas été abrogée.
Amplifier cette campagne pour isoler Israël – comme jadis l’Afrique du Sud –est une priorité pour les militantEs anticolonialistes et internationalistes.
Claude Bégué
Repères chronologiques
Novembre 1917 : Déclaration Balfour.
1936-1939 : Grande révolte palestinienne contre l’occupant britannique et la colonisation sioniste.
Novembre 1956 : Crise de Suez.
Novembre 1947 : Plan de partage de l’ONU.
Mai 1948 : Déclaration d’indépendance d’Israël.
Mai 1964 : Création de l’OLP.
Juin 1967 : Guerre des Six jours. Israël occupe la Cisjordanie et la bande de Gaza.
Septembre 1970 : « Septembre noir ». Les Palestiniens quittent la Jordanie.
Octobre 1973 : Guerre du Kippour.
Avril 1975 : Début de la guerre civile libanaise.
Septembre 1978 : Accords de Camp David. L’Égypte reconnaît Israël.
Juin 1982 : Invasion du Liban par Israël.
Décembre 1987 : Déclenchement de l’Intifada.
Septembre 1993 : Accords d’Oslo.
Mars 2002 : Opération « Rempart ».
Janvier 2006 : Le Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza.
Juillet 2006 : Guerre du Liban.
Décembre 2008 : Opération « plomb durci ».
Juillet 2014 : Opération « bordure protectrice ».
Dossier réalisé par la comm

avatar

Michel Peyret

Instituteur, militant communiste en Gironde où il est né, conseiller municipal de Bègles, de Mérignac et de Bordeaux, député de la Gironde en 1986 où il fait partie de la Commission de la Défense l’Assemblée nationale, il participe en 2007 à la rédaction d’un texte-manifeste « Pour les assises du communisme » inspiré des principes de Marx afin de donner le premier rôle aux travailleurs et aux peuples. Il a publié des éditoriaux consacrés aux questions internationales dans le journal ROUGE-MIDI sur Internet.

Une pensée sur “Depuis quand les Palestiniens voient-ils se consumer leurs espoirs d’émancipation ?

  • avatar
    7 juillet 2015 à 18 06 09 07097
    Permalink

    Tiens un texte antisémite. Il y aura surement des plaintes à votre sujet. Attention on pourrait vous poursuivre pour anti-sémitisme.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *